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28/02/2012

« Aider la Grèce » ? (Le Monde diplomatique))

« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoïevski ( Les possédés p 401) » .

 Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin . Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher

 

lucie aubrac.jpg

 

Non, le capitalisme n'est pas à l'agonie : Gandrange : un mensonge d'Etat sans importance, Belgique, délocalisation à l'aide d'une milice privée, Déni de Démocratie, Témoin du voyage en Ariège de Monsieur Sarkozy en France, il témoigne, "Fukushima, un an après", Le monde en marche : Argentine, l'imagination au pouvoir , Ouvrier - Ya Basta , Les anarchistes Léo FERRE , Marinaleda, une utopie vers la paix , LA GRÈCE, BERCEAU D'UN AUTRE MONDE, Face à la barbarie capitaliste que proposent les anarchistes Inde, la plus grande grève de l'histoire de l'humanité ? " En effet eux ils ont compris.  ‎1 milliard 400 000 000 d'indiens et ils arrivent à s'organiser contre les clans du pouvoir !

. Un aperçu des interdépendances entre les états membre de la zone euro, de plus en plus important a comprendre alors que « la crise » financière, puis économique, puis de la dette, pour finir par une crise de la zone euro et demain  peut être du monde.

 Le terme de MES : Mécanisme Européen de Stabilité) est très symbolique de notre système. Stabilité pour qui ? Le peuple ? Certainement pas, il serait même plutôt synonyme de désordre, de soumission. Alors pour le système en place ? Oui, car c’est ce que j’appellerais les gardes fous du néolibéralisme avec une situation de solvabilité à moyen terme suite à la mise en place des dispositifs non conventionnels publics (UE-FESF-FMI), privés  et à la mise en place des tours de prestidigitation de la Banque centrale européenne.

La panoplie du coup d'État: LOLF, RGPP, Chorus, Mécanisme Européen de Stabilité

 

L’Europe s’apprête à « « Aider la Grèce » ? (Le Monde diplomatique)) » en date du 3 mai 2010  comme le Fonds monétaire international (FMI) a autrefois « aidé » l’Argentine, la Russie…. Toutefois, charité bien ordonnée commence par soi-même : la France et l’Allemagne, pour ne citer que ces deux pays, vont emprunter plusieurs milliards d’euros sur les marchés financiers, à un taux très modéré, afin de prêter aussitôt cette somme aux Grecs, à un taux plus élevé. Est-ce cela qu’on appelle la « solidarité européenne ?  » .

 

M. Eric Woerth, ministre français des affaires sociales (et ancien ministre du budget), a expliqué les choses le 29 avril dernier sur France Inter : « En aidant la Grèce, on s’aide nous-mêmes. Les 6 milliards [d’euros prêtés à la Grèce par la France] on ne les a pas trouvés dans les caisses de l’Etat. On les emprunte à un taux d’environ 1,4 ou 1,5 % et on les prête aux Grecs à environ 5 %. Donc nous ferons un gain là-dessus. C’est bon pour le pays, c’est bon pour la Grèce, c’est surtout bon pour la zone euro. Il faut rassurer les marchés. C’est toujours comme ça, il faut rassurer les marchés. [...] Il faut rassurer, il faut tendre un filet de sécurité public. »

 

 Car, sous couvert d’aider ce pays, en lui infligeant une de ces « thérapies de choc » dont le FMI, pas si nouveau que ça en vérité, a le secret, il s’agit aussi de permettre à Athènes de payer ses créanciers. Au nombre desquels des institutions financières françaises et allemandes…

 

On peut s’inspirer de l’Argentine (politique économique mis en place)

En 2001, après des années d'ultralibéralisme, l'Argentine est au bord de la banqueroute. « Aujourd'hui, elle affiche une croissance de 8 % par an et une situation de quasi plein emploi. Comment le pays a t-il réussi à se relever en une décennie à peine ? Pour ce dernier numéro, Le monde en marche dissèque les rouages de ce « miracle économique » orchestré par le président Nestor Kirchner, puis son épouse Cristina. Ignorant les préconisations d'austérité du FMI, le gouvernement a, dès 2003, dévalué la monnaie, tout en menant parallèlement une politique sociale axée sur la solidarité nationale et la redistribution des richesses...».

Revenir sur la notion de crise et ces conséquences ( inéhrente au système néolibérale), la construction de la zone euro monétaire

Circonstances aggravantes – Wikipedia :

 Marché peu développé, transports insuffisants, Importations limitées : et les conséquences (Dette extérieure élevée. Extension géographique :, parfois nationale voire continentale  (continentale voire mondiale au sein des pays industrialisés) Conséquences directes : Disettes, voir famine et crise de surmortalité, chômage en ville, misère. Le cercle vicieux : Hausse du chômage, baisse du PIB, baisse des revenus et de la consommation, hausse du nombre de faillite (cas actuelle de beaucoup de pays de la zone euro et industrialisés dont l’Allemagne)

Toutefois, à la différence des crises monétaires du début des années 1990, les crises modernes des actifs financiers sont beaucoup plus complexes pour au moins 3 raisons : Plus de sophistication et de complexité des instruments financiers (algorithme financier  )  avec toujours plus d’innovations financières (donc du levier, de la sur-réaction et des effets collatéraux impossibles à évaluer – on en reparlera. Le phénomène de ventes forcées est en place ;

Un scénario de reconfiguration de la zone euro refait surface
Difficile, en effet, d'anticiper une sortie de la zone euro des pays budgétairement fragiles (coûts économique, social et politique insupportables pour ces pays).

Difficile également d'anticiper une sortie unilatérale de l'Allemagne pour au moins deux raisons :

1. Un coût macroéconomique élevé avec une perte de compétitivité considérable lié à l'instauration d'un nouveau mark fortement réévalué contre l'euro..

2. Un coût financier élevé lié aux engagements des banques allemandes sur les pays périphériques de la zone euro. Enjeux géopolitiques « En effet, nous ne sommes pas dans l'environnement économique et financier des années 1990 quand l'appréciation du mark contre franc, lire, peseta, escudo n'avait pas de conséquences aussi fortes qu'aujourd'hui sur le système économique et financier allemand : engagements commerciaux et financiers avec les partenaires européens bien peu significatifs par rapport à la période actuelle ».

« Encore qu'en Allemagne, il y a débat sur le coût d'une sortie comparativement au coût du sauvetage de plusieurs pays. Personne ne sait véritablement répondre à cette question clef car tout le problème est de savoir, et l'on y reviendra, si les pays secourus peuvent retrouver une situation de solvabilité à moyen terme suite à la mise en place des dispositifs non conventionnels publics (UE-FESF-FMI), privés (abandon de créances des banques, assureurs et autres investisseurs institutionnels) et à la mise en place des tours de prestidigitation de la Banque centrale européenne (on en reparlera un peu plus techniquement dans un autre papier

. Si oui, l'Allemagne ne peut envisager une implosion de la zone euro, sinon elle peut avoir intérêt à réfléchir à sa reconfiguration »

Fin 2011, par exemple, l'exposition en valeur bilan des banques allemandes à la dette d'Etat espagnole, italienne, portugaise et grecque était évaluée par l'European Banking Authority à près de 67 milliards d'euros ; cette même exposition était de 37 milliards d'euros pour le plus gros assureur allemand.

Ces données sont importantes pour qui souhaite faire des simulations sur les coûts de la solution sortie de l'Allemagne avec recapitalisation nécessaire de ses banques-assureurs (suite à pertes massives de change et donc de défauts plus ou moins explicites de certaines dettes périphériques) versus la solution de poursuite des plans de sauvetage avec impacts sur les finances publiques allemandes.

Histoire de la politique de l’Europe :

Cohabitation difficile pour ne pas dire impossible

Anticiper sur le devenir de notre zone euro, c'est aussi s'interroger sur le fonctionnement « optima »l d'une zone monétaire ou d'une union monétaire.

« On se souvient qu'il y a 20 ans (de juin 1992 à juillet 1993), le Système monétaire européen (SME) ne pouvait plus fonctionner. Il était devenu, en effet, insoutenable de faire vivre dans le même système monétaire la lutte contre l'inflation allemande née de la réunification allemande de 1990 (nécessitant des taux directeurs élevés) et la lutte contre le chômage des économies française et de celle des pays d'Europe du Sud (avec des remontées de taux directeurs par les banques centrales de ces pays pour que leurs monnaies nationales ne décrochent pas vis-à-vis du mark) ».

http://www.europarl.europa.eu/factsheets/5_2_0_fr.htm  Le SME a été fortement perturbé par la violente tourmente qui s'est abattue sur les marchés des changes européens en septembre et octobre 1992, issue des difficultés de ratification du traité de Maastricht au Danemark et en France. .. Enfin la "parade" fut trouvée, en  juillet et août 1993, les ministres des Finances ont tiré les conclusions de la crise. Avec un élargissement des marges de fluctuation entre les monnaies nationales en portant les marges de fluctuation à 15% :. Mais entre temps, l'Italie, l'Espagne, le Portugal et l'Irlande – eh oui déjà eux - étaient sortis du système monétaire européen (voir aussi La mécanique des crises monétaires format PDF).

Durant ces crises du SME, « il y a eu des périodes d'accalmie (avec des baisses de taux directeurs de la Bundesbank ou des interventions sur le marché des changes) qui ne signifiaient pas fin de crise tout comme il y en a aujourd'hui sur les dettes italiennes ou espagnoles (grâce à des achats directs de papiers par la BCE ou grâce à des injections extraordinaires de liquidités par cette même BCE via les LTRO).

Mais de la même façon que la cohabitation entre pays avec maintien de parités de changes était devenue impossible au sein du SME, la cohabitation est devenue impossible au sein de l'Union économique et monétaire (UEM) entre le modèle de spécialisation économique industrielle des pays d'Europe du Nord et celui d'Europe du Sud (France comprise) fondé sur les services souvent non exportables.

Ce qui revient à constater que, structurellement, tandis que les pays du "Nord" ne font qu'accroître leurs excédents extérieurs (et ne les réinvestissent plus en titres d'état des pays du Sud), les pays du "Sud" accroissent leurs déficits (et peinent alors à les refinancer). Sans la BCE, le FESF et le FMI, la zone euro n'existe plus ».

Les scénarios : Alors de deux choses l'une.

Une union fiscale et budgétaire de type fédéral qui «  permettra d'institutionnaliser les transferts fiscaux du Nord vers le Sud. Auquel cas, l'hétérogénéité des économies n'est plus un problème. Mais pour qu'une telle solution soit acceptable notamment pour l'Allemagne, cela revient à mettre sous tutelle budgétaire des pays tel que la Grèce (ce qui est quasiment déjà le cas, quoi qu'elle en dise : ), le Portugal, l'Italie, l'Espagne et peut-être demain la France. Autant dire que c'est politiquement impossible ».

Une union budgétaire et l'on crée alors les conditions d'une homogénéisation des économies sur ce que l'on considère être comme le modèle, l'Allemagne. Conséquences importantes socialement et politiquement :  « Outre le fait qu'il serait très long et coûteux socialement de réindustrialiser voire d'industrialiser certaines économies du Sud, cette solution n'est pas forcément une solution économiquement optimale. Car, après tout si toutes les économies de la zone euro avaient ressemblé à l'Allemagne avec une forte profitabilité des entreprises et une forte compétitivité générée par des politiques de compression de la masse salariale, alors chaque pays de la zone aurait été en mesure de prendre des parts de marché à l'autre. En d'autres termes, on se serait vite retrouvé dans une sorte d'équilibre macro-économique non coopératif et donc dans un jeu économique à somme nulle. Au final, cette solution semble socialement et économiquement impossible.

Si le fédéralisme et la convergence forcée des modèles économiques semblent voués à l'échec, quelle solution pour la zone euro ? C'est ce que nous verrons bientôt ( peut être demain)... 

23/02/2012

Equation néolibérale :

Photo 154.jpgJe suis venu à la conclusion que la politique est une question trop sérieuse à laisser aux politiciens. ... Toutes les parties politiques meurent enfin d'avaler leurs propres mensonges. Les gestionnaires sont là pour servir la vision du politique, comme des militaires. L'économie est une chose trop sérieuse pour la laisser à des économistes.

Photo 122.jpgLe règne des ignares - AgoraVox le média citoyen. « Il faut qu’un jour quelqu’un prenne la peine d’expliquer à Mme Merkel quels mécanismes économiques ont facilité l’ascension du nazisme au pouvoir  »voir Qu'est-ce que le fascisme ?, Hitler.La.Naissance.Du.Mal, L'extrême droite et...) 

« Il faut sans doute prendre la peine d’expliquer à Nicolas Sarkozy que l’exercice du pouvoir est impossible sans une vision, elle-même bien ancrée dans l’Histoire et se voulant sa continuation ».. Certains disent que les hommes politiques sont des hypocrites, qu’au fond ils savent et jouent la comédie. C’est la version optimiste. Car il devient de plus en plus évident « qu’il ne savent même pas de ne rien savoir ». Mais malheureusement ce n’est pas eux-mêmes qui pensent ne rien savoir, ce qui serait un signe de sagesse, mais plutôt leurs victimes qui subissent cette ignorance obsessionnelle. » Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Les dirigeants européens se sont réunis seize fois en deux ans avec les mêmes fausses réactions du Marché, les mêmes conséquences sur les peuple qui devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux : Face aux délitements des pays Européen : Une lettre des indignés grec.,

Helmut Schmidt était plutôt clément : les nouveaux clercs de la mondialisation, aussi insensibles à la réalité et aux douleurs de la chair que les moines de l’inquisition, brûlent les peuples au nom de leurs certitudes obsessionnelles, imbus d’une arrogance démesurée. Ils appellent cela responsabilité, gestion, sérieux. Ce n’est qu’ignorance, hubris et scandale ». Voir . 10 principes de contrôle de la société, Les stratégies et techniques employées pour la manipulation de l'opinion publique et de la société : Texte complet de la lettre..., Débat Dette et démocratie,

Photo 096.jpgDans Marché euphorique ... et la Grèce devient un pays mort-vivant « Impossible d'y échapper mardi. Il fallait être spéléologue au fond d'un gouffre ou réparer une plate-forme pétrolière par 300 mètres sous les eaux du golfe du Mexique pour ne pas être averti par toutes les chaînes de télé américaines : le Dow Jones a renoué avec les 13 000 points. Même les chaînes pour enfants ont interrompu leurs programmes (j'exagère à peine !) pour permettre à chaque citoyen américain — notamment ceux qui ont moins de quatre ans — de vivre en direct ce moment historique. Chaque jour qui passe se conclut par un nouveau record annuel des indices américains et cela alimente un très fort sentiment d'invulnérabilité des marchés ». Tout est fait pour entretenir l'illusion qu'en restant acheteur “ça gagne à tous les coups”... Et ça marche ! »

Photo 093.jpg Les marchés se sentent invulnérables : « Ce sera comme si la crise des dettes souveraines ainsi que les abaissements de notations de la quasi-totalité des pays de l'Eurozone n'avaient jamais existé ! Après tout, il n'y a aucune raison de ne pas imiter Wall Street qui effaçait ce mardi les derniers stigmates de la crise des subprime de 2008/2009 et de l'effondrement de la Grèce ».

Un Dow Jones au zénith (hissé au contact des 13 000 et voir la globalisation financière) alors que rien ne va mieux,. voir crise de la dette, La Chine , précarisation,

Cela renvoie les marchés à cette double question que nous posons régulièrement depuis le 2 février. Cela va-t-il mieux aujourd'hui qu'avant la faillite de Lehman ? Cela ira-t-il mieux que les marchés américains l'anticipaient au printemps 2011, avant la faillite de la Grèce ?

« Vous souvenez-vous des projections de bénéfices actualisés sur les trois ou cinq prochaines années du printemps 2008 ? A l'époque, déjà, l'argument du cycle de baisse des taux amorcée en janvier par la Fed rendait les actions “bon marché” ». « Nous en avons gardé le souvenir très précis : une croissance de 25% par an des profits jusqu'en 2012 (nous y sommes) était l'hypothèse de travail la plus couramment admise ».

« Les marchés ont commencé à douter à la mi-juillet 2008. Non point parce que Bear Stearns avait déjà fait faillite et avait été racheté en catastrophe par J.P. Morgan dès le 15 mars ... mais parce que le constat d'une flambée du baril vers 145$ avait commencé à faire douter les économistes de la pérennité de la croissance mondiale ».

Ils étaient encore peu nombreux à l'époque à comprendre que la prétendue ruée spéculative sur l'or noir des initiés n'était pas due à l'anticipation d'une explosion de la demande chinoise — à quelques semaines des Jeux de Pékin. Non, cette spéculation était due à un arbitrage massif des créances hypothécaires en faveur d'actifs tangibles par de grandes banques d'affaires comme Goldman Sachs, J.P. Morgan et même Lehman Brothers. Pas de chance encore une fois : les cours se sont effondrés de 50% en deux mois, ce qui a précipité la chute de la firme de Richard Fuld.

Depuis cette date, des milliers de milliards de dollars, et désormais des milliers de milliards d'euros ont été déversés dans le système financier. Les banques centrales injectent en moyenne 1,5$ (ou 1,5 euro) pour obtenir péniblement 0,5$ (ou euro) de PIB supplémentaire.

« Les marchés s'ébahissent pourtant des époustouflants progrès de l'économie américaine. La confiance est de retour, nous assistons à l'éclosion d'une génération spontanée de traders, de gérants, de stratèges, d'économistes (à 50 000$ l'heure de conférence) qui viennent nous expliquer que plus les cours montent, plus ils découvrent d'actions bon marché ».

Les mêmes vous expliquaient il y a six mois que l'euro ne passerait la fin de l'année 2011. Leur hypothèse se basait sur la masse de mauvaises dettes circulant de par le monde, l'incapacité des Etats-Unis à réduire leurs déficits, l'abaissement de la notation des emprunts émis par les PIIGS à junk bond. La crise du surendettement global des agents économiques et des Etats rentrait ainsi dans sa phase II... dite de la désintégration finale.

◊Accord sur la Grèce : quelques nuages roses pour les marchés...
« 
Quelques mois plus tard, les Standard & Poor's, Moody's et autres Fitch ne passent pas une semaine sans découper à la tronçonneuse la notation des banques (par bottes de 12 et parfois même de 100) des pays du Vieux Continent. Tous les experts viennent nous expliquer que par la magie de la BCE, tout risque systémique est écarté, et à plus forte raison maintenant que l'accord sur le refinancement de la Grèce est conclu]. Ce dernier a vu le jour au bout d'un marathon (c'est de circonstance !) de 13 heures de négociations houleuses ».

... qui pourraient bien virer vite au gris
« 
Alors que les faiseurs d'opinion nous abreuvent de ce genre de fables, nous découvrions que les experts du FMI ont calculé que sur la base du plan approuvé la nuit passée, l'endettement de la Grèce a très peu de chances de se contracter de 160% vers 120,3% d'ici 2020 ( voir La dette grecque peut encore exploser, selon un rapport UE-FMI - reuters  ) . Cela représente sept ans et demi de souffrance et d'austérité pour les Grecs. En réalité, l'endettement risque bien de rester supérieur à 160%, voire pire si la récession perdure au-delà de fin 2014 ».

D'ici-là, des centaines de milliers de jeunes auront fui leur pays et tenteront de trouver du travail en Europe. La vague massive de départ à destination des Etats-Unis et de l'Australie risque de se tarir faute de débouchés. Il ne restera sur place que les Grecs les moins bien formés et les retraités. Aucun pays ne s'est jamais redressé avec une hémorragie de ses forces vives, sur fond de vieillissement de la population.

La tragédie grecque s'achève par la naissance d'un pays zombie » !

17/02/2012

En Grèce, la tragédie de la « dette »…

A présent, tout le monde tombe d’accord pour dire que la farce a assez duré.

en grèce,la tragédie,la « dette »…Un petit récapitulatif :

Les grandes banques ont prêté de l’argent aux Grecs. Ensuite, les banquiers se sont versé de gros bonus — pour se récompenser d’avoir décroché de si beaux clients.

L’état avec l’aide de Goldman Sachs, ils ont truqué leurs comptes de manière à paraître un meilleur risque crédit que ce qu’ils étaient en réalité. Ils ont ensuite spéculé sur la « crise de l’euro » et imposer leurs membres aux post clés des gouvernements

Mais au lieu de casser ce monstre qu’est Goldman Sachs et de sortir de la soumission a la logique libérale… comme il l’avait fait depuis toujours, les états s’en sont allés défendre les responsables et punir les victimes . Il a promis de gérer la situation de manière à ce que les prêteurs imprudents n’aient pas à encaisser les pertes qu’ils méritaient. Comment ? En prêtant plus d’argent à l’emprunteur ! En refinançant s’est organisme bancaire sans contrepartie

On a donc plus de rigueur aux Grecs… en leur disant de s’amender. C’est vouloir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière.

▪ Des efforts… et un résultat négatif

Les Grecs sont saignez a blanc . Au lieu d’être protégé par « l’Etat nation », ils sont attaqués et brutalisés. Des milliers de fonctionnaires ont été licenciés, des budgets ont été limités… des ceintures ont été resserrées.

Interviews

« Salut,
 
il fallait vraiment que je vous dise ce qui se passait à ce moment-là .
 
A lire la une du Monde, vous ne risquez pas la surinformation à  propos de
la
Grèce.
 
Donc, les chefs des 3 partis soutenant le gouvernement non élu de Papadimos (ex Goldman Sachs, ex gouverneur dela Banque Centralede Grèce...), à  savoir:
Papandreou (Pasok), Samaras ((Néa Dimokratia, droite), Karatzaferis (Laos, extrême-droite) se sont réunis, pour faire semblant de négocier (on savait depuis le départ qu'ils diraient oui à toutes les exigences dela Troïka.
Résultat des courses : (j'en oublie forcément ...)
 
1) suppression des conventions collectives, tout le monde à  la même enseigne; Elargissement de la érégulation, emploi à  temps partiel, conditions d'embauche spéciales pour les - de 25 ans (voir + bas)
 
2) baisse de 22% du salaire minimum (le portant à  600 euros bruts; soit env. 480 nets). Cela influe sur TOUTES les primes (enfants, mariage, diplômes...) qui s'ajoutent éventuellement au salaire de base et sont calculées à  partir dusalaire min.
 
3) 10% de baisse, en plus, pour les - de 25 ans (donc salaire de base à  527 euros bruts pour eux, moins de 400 euros net, à  condition bien sûr de travailler à  plein temps).
 
4) gel du salaire minimum pour 3 ans (jusqu'en 2015)
 
5) gel des primes à  l'ancienneté  tant que le cômage ne sera pas à  moins de 10% (les calendes grecques, quoi)
 
6) baisse de 2% des cotisations sociales en 2012, et de 13% en 2013
 
7) baisse des grilles des salaires dans la fonction publique (et bien sûr ce n'est pas la première)
 
8) baisse de 15% des retraites complémentaires (pour toutes les retraites complémentaires, quel que soit le montant total perçu par les retraités)
 
9) la question des retraites principales reste ouverte
 
10) baisse de 15% des retraites principales à  DEI (équivalent d'EDF), OTE (le téléphone) et dans les banques nationalisées ou semi
 
11) suppression directe de 15.000 postes dans la fonction publique, et de 150.000 (par non reconduction de postes après retraites, etc...) d'ici 2015.
 
Les enfants font cours dans des écoles sans chauffage, on attend toujours les livres (mais ça, ça paraît franchement anodin comparé à  tout le reste), pour faire des examens à  l'hôpital, il faut avancer les frais (et être remboursé à  70%, si la caisse de Sécu existe encore à  la date du remboursement...) et comme on ne paie pas nos impôts divers (on est imposable à  partir de 5.000 euros par an..., + impôt sur la propriété, et bon nombre de Grecs, pauvres par ailleurs, sont propriétaires, etc etc.),... on nous fait une ponction à  la source sur nos salaires.
 
Mon dernier salaire (janvier, sans la ponction automatique d'environ 30 euros pour impôts, et avant les baisses annoncées aujourd'hui) était de 758 euros. Byzance, quoi.
 
Mon loyer est de 320 euros, le fuel est à  1,06 euros le litre, l'essence à  1.69 (dans le meilleur des cas), le pain à  1.60 le kg, les patates à  0.8, le lait à  1.2 ...
 
Dans les médias, on subit une offensive de propagande incroyable ("c'est dur, mais il faut ça pour se sauver", "c'est l'occasion de mettre de l'ordre avec tous ces tricheurs", etc...),  et les pas nombreux, et seulement dans les médias alternatifs, boycottés et censurés systématiquement, qui affirment qu'il faut dire non, refuser ce prêt et tout ce qui va avec, et retourner à  la drachme qui nous permettrait enfin de nous remettre debout (parce que tant qu'on est ficelés par la monnaie commune, on ne peut rien faire, sinon être plongés encore un peu plus dans la récession), sont accusés de folie, de communisme, enfin bref de tous les maux de l'humanité.
 
Le gouvernement NON ELU et placé là au mépris de la constitution, signe un arrêt condamnantla Grècepour les 50 prochaines années (ce n'est pas une exagération). C'est systématique, organisé, délibéré, et ça fonctionne.
Les Allemands, après avoir retiré leur demande de placer un proconsul en Grèce (Ça a provoqué un tollé, même chez les Allemands ! ), insistent pour que soit créé un compte spécial, destiné au service de la dette, et géré... par eux (les créanciers). On ne précise nulle part qu'ils veulent, c'est un fait, que ce compte soit alimenté non seulement par le prêt à  venir, mais aussi par les recettes de l'Etat, si besoin est.
Ça a un nom : colonisation.
 
On va monter à  Athènes avec Christos, on ne sait encore franchement pas trop pour quoi faire,  je vous tiendrai informés. Je sais que vous faites tout ce que vous pouvez pour faire passer les infos, continuez, c'est la première chose à  faire, on a vraiment besoin de votre soutien.
Beau cadeau d'anniversaire pour Cécilia, hein ? ...  Bon, on lui fera quand même quelque chose d'aussi sympa que possible, sans doute la semaine prochaine.
On pense à vous, on vous embrasse
 
Marie-Laure
Traductions grec-anglais-français
Aighion
Tel/Fax: 00 30 26910 24157
 
INTRO. Sonia est fondatrice du groupe "initiatives des femmes contre la dette grecque", elle est luxembourgeoise. Son mari, Yorgos, est économiste, membre du CADTM, et co-fondateur de l'ELE (le comité pour la constitution d'une Commission d'Audit dela Dette Grecque).
C'est eux qui ont organisé la conférence en mai, à  Athènes (où  j'ai fait de l'interprétariat, et rencontré plein de gens); on doit les rencontrer ce week end, s'ils ont le temps, avec Christos
.
 
« Je viens de tomber là-dessus - je me suis abonée à  Mediapart, je ne regrette pas. Vous pouvez faire circuler, c'est du sérieux.

Mediapart publie le discours de Sonia Mitralia, membre du comité grec contre la dette, prononcé le 24 janvier dernier devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg.
Elle y rappelle que le «droit international oblige (...) les Etats à  donner la priorité  à  la satisfaction des besoins élémentaires de leurs citoyens et non pas au remboursement de leurs dettes».
 
Presque deux ans après le début du traitement de choc imposé par la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne (de l'U.E) et le Fonds monétaire international (FMI) sur  la Grèce :  son bilan est catastrophique, révoltant et inhumain.
Tout d'abord, même les inspirateurs de ces politiques admettent maintenant ouvertement, non seulement leur échec patent mais aussi que leurs recettes étaient dès le début totalement erronées, irréalistes, inefficaces et même contre-productives.
 
En voici une illustration qui concerne non pas une question secondaire mais le coeur du problème, la dette publique grecque elle-même.
Selon tous les responsables du désastre grec, si leurs politiques (d'austérité  plus que draconienne) s'avéraient efficaces à 100%, ce qui est d'ailleurs totalement illusoire, la dette publique grecque serait ramenée en 2020 à 120% du PIB national, c'est-à-dire au taux qui était le sien... en 2009, quand tout ce jeu de massacre a commencé !
En somme, ce qu'ils nous disent, maintenant, cyniquement, c'est qu'ils ont détruit toute une société européenne... absolument pour rien !
 
Mais, comme si tout celà ne suffisait pas, ils persistent à imposer aux Grecs - mais aussi pratiquement à  tout le monde -   exactement les mêmes politiques, qu'eux-mêmes admettent en échec. C'est ainsi qu'on est désormais, en Grèce, au septième « Mémorandum » d'austérité et de destruction des services publics, après que les six premiers aient fait preuve d'une totale inefficacité !
 
On assiste au Portugal, en Irlande, en Italie, en Espagne et un peu partout en Europe à l'application de ces mêmes plans d'austérité draconiens qui aboutissent partout au même résultat, c'est-à-dire enfoncer les économies et les populations dans une récession et un marasme toujours plus profonds.
 
En réalité, des expressions telles qu' « austérité draconienne » sont absolument insuffisantes pour décrire ce qui est en train de se passer en Grèce.
 
Les salaires et les retraites sont amputés de 50 % ou même, dans certains cas, de 70 %. La malnutrition fait des ravages parmi les enfants de l'école primaire, la faim fait son apparition surtout dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des dizaines de milliers de SDF misérables, affamés et en haillons.
Le chômage atteint désormais 20 % de la population et 45 % des jeunes (49,5 % pour les jeunes femmes). Les services publics sont liquidés ou privatisés avec comme conséquence que les lits d'hôpitaux sont réduits (par décision gouvernementale) de 40 %, qu'il faut payer très cher même pour accoucher, qu'il n'y a plus dans les hôpitaux publics de pansements ou de médicaments de base comme des aspirines. L'Etat grec n'est toujours pas capable, en janvier 2012, de fournir aux élèves les livres de l'année scolaire commencée en septembre passé.
Des dizaines de milliers de citoyens grecs handicapés, infirmes ou souffrants de maladies rares se voient condamnés à  une mort certaine et à brève échéance après que l'Etat grec leur a coupé  les subsides et les médicaments.
 
Le nombre de tentatives de suicide s'accroît à  une vitesse hallucinante, comme d'ailleurs celui des séropositifs et des toxicomanes abandonnés désormais à leur sort par les autorités. Des millions de femmes grecques se voient maintenant chargées des tâches normalement assumées par l'Etat à travers ses services publics quand ceux-ci n'étaient pas encore démantelés ou privatisés par les politiques d'austérité. La conséquence en est un véritable calvaire pour ces femmes grecques : non seulement elles sont les premières à être licenciées et sont contraintes d'assumer les tâches des services publics en travaillant de plus en plus gratuitement à  la maison, mais elles sont aussi directement visées par la réapparition de l'oppression patriarcale qui sert d'alibi idéologique au retour forcé des femmes au foyer familial.
 
On pourrait continuer presque à  l'infini cette description de la déchéance de la population grecque.
Mais, même en se liimitant  à  ce qu'on vient de dire, on constate qu'on se trouve devant une situation sociale qui correspond parfaitement à la définition de l'état de nécessité ou de danger reconnu depuis longtemps par le droit international. Et ce même droit international oblige expressément les Etats à  donner la priorité  à  la satisfaction des besoins élémentaires de leurs citoyens et non pas au remboursement de leurs dettes.
Comme le souligne la Commission du droit international de l'ONU, à  propos de l'état de nécessité : « On ne peut attendre d'un État qu'il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu'il abandonne les services publics de telle sorte qu'il livre sa communauté au chaos et à l'anarchie simplement pour ainsi disposer de l'argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce que l'on peut raisonnablement attendre d'un État, de la même façon que pour un individu. »
 
Notre position, partagée par des millions de Grecs, est claire et nette et se résume au respect du droit international. Les Grecs ne doivent pas payer une dette qui n'est pas la leur pour plusieurs raisons.
 - Primo, parce-que l'ONU et les conventions internationales signées par leur pays mais aussi par les pays de leurs créanciers " intiment à  l'Etat grec de satisfaire en toute priorité non pas ses créanciers mais plutôt ses
obligations envers ses nationaux et les étrangers qui se trouvent sous sa juridiction."
 - Secundo, parce-que cette dette publique grecque, ou au moins une part très importante, semble réunir tous les attributs d'une dette odieuse, et en tout cas illégitime, que le droit international intime de ne pas rembourser.
 
C'est d'ailleurs pourquoi il faudrait tout faire pour faciliter la tâche de la campagne grecque pour l'audit citoyen de cette dette afin d'identifier sa part illégitime  et non pas tout faire pour l'empêcher, comme l'Etat grec le pratique maintenant.
Notre conclusion est catégorique : la tragédie grecque n'est ni fatale ni insoluble. La solution existe et la répudiation, l'annulation et le non paiement de la dette publique grecque en font partie en tant que premier pas
dans la bonne direction. C'est-à-dire, vers le salut de tout un peuple européen menacé par une catastrophe humanitaire sans précédent en temps de paix... »
 
Marie-Laure
Traductions grec-anglais-français
Aighion
Tel/Fax: 00 30 26910 24157
 »
 
Les indignés de France: Calendrier des événements
Combien de temps faudra-t-il pour voir une telle situation en France ? Faudra-t-il attendre la faim pour que le peuple français s'indigne ?
 
en grèce,la tragédie,la « dette »…Viviane Charvey a partagé une photo de Univers Sab. 18 févr.: Manifestation de solidarité avec la Grèce - austérité / Paris 16e

Bien entendu, ça a provoqué un ralentissement économique. Le PIB a chuté de 5% au troisième trimestre de l’année dernière. Au quatrième trimestre, il chutait encore plus rapidement, au taux annuel de 7%. Le New York Times nous en dit plus :

Selon de nombreux indicateurs, la Grèce subit une transformation sans précédent dans l’histoire occidentale moderne. Un quart de toutes les entreprises grecques a fait faillite depuis 2009, et la moitié de toutes les petites entreprises du pays déclare être incapable de payer leurs salaires. Le taux de suicide a grimpé de 40% au premier semestre 2011. Une économie de troc est née, les habitants tentant de contourner un système financier en panne. Près de la moitié de la population des moins de 25 ans est au chômage. En septembre dernier, les organisateurs d’un séminaire parrainé par le gouvernement et concernant l’émigration en Australie — un événement qui avait attiré 42 personnes l’année précédente — ont été inondés par 12 000 inscriptions”…

La situation au niveau macro-économique est encore plus ‘transformationnelle’. Les Chinois ont en grande partie pris le contrôle du Pirée, le principal port grec, en vue d’en faire un couloir d’expédition de marchandises en Europe”.

“[...] Le dernier plan d’austérité était censé satisfaire les créditeurs de la Grèce et permettre de nouvelles infusions d’aide financière, évitant ainsi le défaut involontaire — et un ralentissement économie mondial –, mais il rendra néanmoins la vie des Grecs ordinaires encore plus difficile. Le plan réduit le salaire minimum de plus de 20%, approuve des milliers de licenciements et réduit certaines retraites, confirmant probablement le fait que les grèves et les manifestations continueront de faire partie du paysage grec”.

▪ La classe moyenne en première ligne
Comme en Argentine il y a 10 ans, la classe moyenne grecque est frappée de plein fouet. Les classes supérieures sont protégées. Elles ont des actions. Elles ont des comptes dans des pays étrangers. Les plus pauvres, quant à eux, n’avaient rien avant la crise. Ils n’ont pas perdu un centime.

Mais les classes moyennes, elles, perdent des emplois, des revenus… et des allocations. Venant grossir la classe populaire qui a déjà tout perdu. Bref la paupérisation de la Grèce et bientôt de l’Europe

C’est ce qui se passe aux Etats-Unis aussi — et dans une très grande partie de l’Occident. La richesse de la classe moyenne accumulée entre 1980 et 2007 était majoritairement une illusion. C’était de l’argent emprunté sur l’avenir… qui hypothèque désormais l’avenir.

Et M. Prestidigitateur Gouvernemental ne peut pas y faire grand-chose. Le problème, c’est un excès de dette (résidu ou conséquences du système néolibérale. En rajouter ne sert à rien. Saignez a blanc les peuples n’ont plus.

 
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