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10/12/2011

Le ridicule achève

 

Source  partagéeLe ridicule achève : ZEC plus ultra

Lors d'une séance à l'assemblée nationale, Valérie Pécresse, ministre du budget de droite, proposait d'équiper les polices municipales de gilets…

Lors d'une séance à l'assemblée nationale, Valérie Pécresse, ministre du budget de droite, proposait d'équiper les polices municipales de gilets pare-balles en prélevant 2 millions d'euros sur le fonds pour le relogement d'urgence. Son amendement n'a pas été adopté

Grande déception chez notre "gaulliste sociale" pour qui la " politique c'est améliorer la vie des gens"; grande déception encore chez la bonne chrétienne dont le catholicisme est à la racine d'un engagement politique exemplaire

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Compte rendu

Deuxième séance du vendredi 2 décembre 2011

. Mme la présidente. Je suis saisie d'un amendement n° 439 portant article additionnel après l'article 23

 La parole est à Mme la ministre

Mme Valérie Pécresse, ministre. Il s'agit de soutenir les communes pour l'acquisition de gilets pare-balles destinés à équiper les polices municipales

Il est donc proposé d'élargir les missions du fonds d'amorçage pour l'équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l'année dernière et doté de 7,5 millions d'euros

M. Jean-Pierre Brard. Quel rapport entre le procès-verbal électronique et les gilets pare-balles

Mme Valérie Pécresse, ministre. Cette dotation sera complétée par 2 millions d'euros prélevés sur les excédents du fonds d'aide au relogement d'urgence.

Mme la présidente. Quel est l'avis de la commission ?

M. Gilles Carrez, rapporteur général (UMP). Je ne suis pas favorable à cet amendement, madame la ministre. On financerait ces gilets pare-balles en prélevant 2 millions d'euros sur le fonds pour le relogement d'urgence. Franchement, ce n'est pas possible

Je sais bien que le FARU a un excédent, que l'on a d'ailleurs déjà utilisé pour abonder la DGF. Mais aller prélever de l'argent destiné au relogement d'urgence pour financer des gilets pare-balles, même si ce sont ceux des polices municipales, non !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Le fait est que les 5 millions d'euros prélevés sur le FARU ne seront pas dépensés d'ici la fin du mois. Nous pensons qu'ils seraient mieux utilisés dans le cadre de l'acquisition des gilets pare-balles. Ces crédits nous ont été demandés par les communes.

Vous savez combien il est difficile..

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Qu'ils les trouvent sur les crédits ad hoc

 Mme Valérie Pécresse, ministre. Monsieur le rapporteur général, pour moi, en tant que ministre du budget, chaque euro doit être dépensé. Voilà, c'est tout.

Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Pierre Brard.

 M. Jean-Pierre Brard.(PS) Cette proposition est invraisemblable. Je ne sais pas lequel de vos conseillers a eu cette idée, madame la ministre, mais si nous décernions comme le Canard enchaîné des « Noix d'honneur », il y aurait droit ! Vis-à-vis de l'opinion, vis-à-vis des associations, troquer des crédits destinés au relogement d'urgence contre des gilets pare-balles…

Si encore, madame la ministre, vous aviez proposé, compte tenu de la situation dramatique des SDF, de troquer une partie des crédits pour le relogement d'urgence contre des couvertures chauffantes, j'aurais compris. Mais contre des gilets pare-balles, non ! Le ridicule a ses limites, même si je sais comme vous tous que, depuis Mme de Sévigné, il ne tue plus, hélas !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Comme l'heure est tardive et que les députés ont le droit de rentrer chez eux pour le week-end – même si les ministres, dont la ministre du budget, devront être présents au Sénat, puisqu'il siègera demain et dimanche –,...

Mme Valérie Pécresse, ministre. Comme l'heure est tardive et que les députés ont le droit de rentrer chez eux pour le week-end – même si les ministres, dont la ministre du budget, devront être présents au Sénat, puisqu'il siègera demain et dimanche…

M. Jean-Pierre Brard. Vous avez toute notre compassion, madame la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. ...et compte tenu du souci que vous exprimez de ne pas toucher aux excédents, qui ne seront pas dépensés, du fonds d'aide au relogement d'urgence, je vous propose de rectifier l'amendement et de simplement élargir les missions du fonds d'amorçage pour l'équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l'année dernière et doté de 7,5 millions d'euros, sous plafond du fonds d'amorçage du procès-verbal électronique.

Mme la présidente. L'amendement n° 439 est donc rectifié. Le 2° est supprimé, et le 3° devient le 2°.

Quel est l'avis de la commission sur l'amendement n° 439 rectifié ?

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Je suis désolé, mais j'y suis également défavorable.

Nous avons suivi, au comité des finances locales, la mise en place de ce fonds d'amorçage pour la procédure de procès-verbal électronique. Il est à peine doté. L'extension du PV électronique, c'est vraiment l'intérêt général, pas seulement celui des communes, mais aussi celui de l'État. Car je rappelle que dans le cadre de la loi de finances pour 2011, nous nous sommes mis d'accord pour qu'il y ait dorénavant un partage du produit des amendes, 48 % allant à l'État et 52 % aux collectivités territoriales. Nous n'avons pas suffisamment de fonds pour généraliser le PV électronique, dont on a pourtant besoin. Cela pose tout de même un énorme problème d'aller pénaliser le financement de cette procédure, à laquelle tout le monde adhère, pour acheter des gilets pare-balles !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre. NN

Mme Valérie Pécresse, ministre. Monsieur le rapporteur général, si je comprends vraiment votre souci – que je partage – de développer le procès-verbal électronique, je souligne qu'il existe aussi des situations d'urgence et la situation des communes est telle qu'elles ont aujourd'hui besoin d'assurer la protection de leur police municipale. Il s'agit d'acheter des gilets pare-balles. Bas

 M. Jean-Pierre Brard. Qu'elles se les achètent !

Mme Valérie Pécresse, ministre. Elles prendront la bonne décision, mais on ne peut me dire, comme hier, que l'État ne doit pas mettre à la charge des communes des obligations supplémentaires et, quand elles demandent de pouvoir disposer de l'argent nécessaire pour sécuriser leur police municipale, me répondre que ce n'est pas possible.

Monsieur le rapporteur général, nous sommes issus de la même région. Vous savez bien que face à la recrudescence de la violence, notamment dans certains quartiers de nos banlieues, le sujet de la protection des polices municipales se pose. VVV

Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Pierre Brard.

M. Jean-Pierre Brard.. Ç'en est trop ! C'est dommage, nous étions partis pour bien finir cette séance – enfin, relativement.

Tout d'abord, madame la ministre, c'est aux communes de faire leurs choix, librement et pas avec les transferts que vous proposez. Je trouve cela assez indécent. Surtout que, si j'en crois ce qu'on m'en dit, pour les soldats qui partent en Afghanistan, les gilets pare-balles sont de si mauvaise qualité qu'on laisse à leur charge l'achat de gilets pare-balles plus sûrs. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

 M. Jean-François Lamour. Ridicule ! C'est vous qui finissez mal, monsieur Brard !

 

Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Pierre Brard.

 

M. Jean-Pierre Brard.. Ç'en est trop ! C'est dommage, nous étions partis pour bien finir cette séance – enfin, relativement.

 

Tout d'abord, madame la ministre, c'est aux communes de faire leurs choix, librement et pas avec les transferts que vous proposez. Je trouve cela assez indécent. Surtout que, si j'en crois ce qu'on m'en dit, pour les soldats qui partent en Afghanistan, les gilets pare-balles sont de si mauvaise qualité qu'on laisse à leur charge l'achat de gilets pare-balles plus sûrs. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

M. Jean-François Lamour. Ridicule ! C'est vous qui finissez mal, monsieur Brard !

M. Jean-Pierre Brard. Cet amendement est donc complètement déplacé. Et l'ire du rapporteur général me semble tout à fait justifiée.

Mme la présidente. La parole est à M. le rapporteur général.

M. Gilles Carrez, rapporteur général. J'ai une proposition, madame la ministre. Vous le savez – je me tourne vers Michel Bouvard parce que nous avons travaillé ensemble sur le sujet –, il existe un fonds d'intervention pour la prévention de la délinquance. Le FIPD – qui est d'ailleurs abondé par des crédits initialement destinés à la dotation globale de fonctionnement – finance toutes les actions nécessaires à la prévention de la délinquance. Ce fonds est fait pour cela. Finançons cette dépense de deux millions d'euros à partir du FIPD. Voilà la proposition que je vous fais.

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Je suis désolée, parce qu'en règle générale, nous nous retrouvons, avec M. le rapporteur général. Mais je ne peux pas accepter que l'on sacrifie des actions qui sont absolument nécessaires, qu'il s'agisse d'actions conduites en direction de certains publics pour prévenir la délinquance, ou qu'il s'agisse de soutiens aux collectivités dans leurs politiques de prévention. On ne sacrifiera pas la prévention de la délinquance pour l'achat de ces gilets. Nous avons besoin de ces budgets.

J'étais prête à trouver l'argent. M. Bouvard et d'autres me disent qu'il ne faut pas utiliser de l'argent non distribué. Je fais donc un effort pour trouver l'argent. Je vous le trouve sous plafond du procès-verbal électronique. Quoi qu'il en soit, il n'est pas question de le trouver sur les budgets de la prévention de la délinquance, qui sont ultra-nécessaires aujourd'hui en France.

M. Jean-Pierre Brard. Ce ne sont pas les seuls à être nécessaires : il y a la santé, l'aide sociale, et j’en passe.

 Mme Valérie Pécresse, ministre. La prévention est nécessaire, mais si vous me dites que vous préférez la répression, monsieur Brard…

 Mme la présidente. Madame la ministre, pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, serait-il possible de rappeler encore une fois quels sont les termes exacts de la rectification de votre amendement ?

Mme Valérie Pécresse, ministre. Il s'agit de supprimer l'alinéa concernant les 2 millions du fonds d'aide au relogement d'urgence qui ne sont pas dépensés. C'est le fonds d'amorçage des procès-verbaux électroniques qui peut être utilisé, si les communes en ont besoin et en font la demande, afin de financer des gilets pare-balles pour les polices municipales

 Sur le plan rédactionnel, le 2° est supprimé, en conséquence de quoi le 3° devient le 2

Mme la présidente. La parole est à M. le rapporteur général .

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Je suis défavorable à l'amendement ainsi rectifié.

 

Sur le plan rédactionnel, le 2° est supprimé, en conséquence de quoi le 3° devient le 2°.

Mme la présidente. La parole est à M. le rapporteur général.

(L'amendement n° 439 rectifié n'est pas adopté.)

Diffusion du compte rendu sur Mille babords,

Alternative libertaire - Défendons nos libertés contre l'ordre moral !

19/10/2011

Le retour de l'Histoire

Le marché aime reprendre l’idée que « L'être humain présente deux aspects, selon les Grecs anciens. Il y a "l'appétit" -- l'esprit rationnel cherchant comment obtenir ce qu'il souhaite. Et il y a "l'esprit" -- qui s'occupe de choses intangibles comme l'honneur, le statut, la religion et ainsi de suite C'est peut-être l'appétit qui construit la richesse... mais c'est l'esprit qui nourrit les révolutions. Les gens ont un sens inné de ce qui est bon ou pas... de ce qui est juste et injuste. Lorsqu'ils se sentent floués, ils font la révolution».

Ils veulent nous faire croire que c''est juste pour appat du gain, que les peuples font la révolution, et non pour des valeurs de justices d'égalité, ou tout simplement remettre des systèmes déréglées et institutionnalisées vers un monde juste et libre le peuple. La liberté ne se décrète pas, elles se fait tout au long. Une liste de date pour montrer le glissement des rapports de la démocratie vers le privé, les lobbies... Et montrer la perte progressive, mais constante de la liberté et des moyens de pressions sur les hommes politiques qui sont " censés" les représentaient. Le système a ainsi engendrer des bulles et des crise institutionalisées de plus en plus sévère et généralisée et maintenant systématique.

La presse explique comment les riches sont devenus plus riches aux Etats-Unis. Dans le Washington Post :

"Entre 1973 et 1985, comme le démontrait en 2009 Simon Johnson, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, les banques américaines ne gagnaient jamais plus de 16% sur l'ensemble des profits des entreprises nationales. Au milieu des années 2000, ce chiffre était passé à 41%. Il en est allé de même pour les salaires : durant plus de trois décennies, de 1948 à 1982, les niveaux de salaire dans la finance atteignaient en moyenne entre 99 et 108% de la moyenne du secteur privé. En 2007, ils étaient à 181%".

Mais pourquoi ? Comment ?

l'histoire,monétaire,système,capitalisme"A cause de l'avidité des banquiers", répondent à la fois les indignés et la presse. Attendez une minute. Les banquiers étaient tout aussi avides lorsqu'ils représentaient 10% des profits des entreprises. Les banquiers sont toujours avides -- comme tout le monde.

Ce l'avidité financière et les autorités qui a fait basculer le monde en faveur des riches. La démocratie crée des rapports de force naturelle.

Le système monétaire post-1971 basé sur le dollar a permis une explosion du crédit ( Changes flottants - Wikipédia, Analyse économique et historique des sociétés contemporaines) -- ce qui a naturellement profité directement au secteur du crédit, et indirectement à l'ensemble de l'investoriat détenant des actifs financiers. Aux dépens des classes basses et moyennes. En d'autres termes, l'expansion de crédit causée par un régime monétaire flexible et extensible a mis le feu à l'économie toute entière. Les classes moyennes et plus pauvres se sont lourdement endettées pour acheter des choses.

Les "riches" -- du moins ceux qui possédaient des actions et des obligations -- sont devenus plus riches, à mesure que les dépenses de consommation illuminaient le monde économique, en particulier le secteur financier lui-même. Les profits de ce secteur ne représentaient que 10% environ du total des profits à Wall Street en 1970. Lorsque la bulle du crédit a éclaté en 2007, ils étaient passés à 40%.

Les salaires pour le travailleur moyen ont stagné pendant 40 ans. Mais les salaires à Wall Street ont grimpé en flèche. En 1970, le salaire moyen dans le secteur financier était à peu près égal à ceux de postes équivalents dans le reste de l'économie. Une fois le 21e siècle arrivé, les salaires de Wall Street étaient presque deux fois plus élevés. Cliquez ici pour mieux comprendre, Les banquiers et traders de Wall Street, potentiels « indignés » ?

Ceux qui se plaignent des dirigeants "avides" et des riches sont à côté de la plaque. Les gens -- riches ou pauvres -- sont tous avides. Mais ils n'ont pas toujours un système monétaire qui encourage la dette et favorise les investisseurs aux dépens des travailleurs. Ce système monétaire a été créé en 1971 par l'administration Nixon, qui ne savait probablement pas ce qu'elle faisait... et a ensuite été perfectionné par les présidents de la Fed qui lui ont succédé.

▪ En plus de creuser le fossé entre les riches et les pauvres, le système monétaire non-appuyé à l'or a eu une autre conséquence notable. Il a sapé la capacité des travailleurs à faire concurrence dans le monde moderne. Il y est parvenu en faisant passer une part de plus en plus grande de la production vers les marchés émergents.

Durant l'ère pré-1971, les pays devaient solder leur balance commerciale. C'est-à-dire que lorsqu'un pays vendait plus à son voisin qu'il n'y dépensait, le pays en surplus terminait avec un excès de devises de son voisin. La facture était réglée en transférant de l'or -- la devise réserve à l'époque -- du pays en déficit vers le pays en surplus.

Ce transfert d'or avait un effet effroyable sur l'économie du pays déficitaire -- soit parce que les investisseurs faisaient grimper les taux d'intérêt, soit parce que la Banque centrale s'en chargeait. Cela causait un ralentissement de la croissance économique et une baisse des dépenses, corrigeant ainsi la fuite de fonds vers le voisin.

C'est précisément ce mécanisme d'auto-correction que les autorités étaient décidées à supprimer lorsque l'administration Nixon a "fermé la fenêtre de l'or" au département du Trésor US en août 1971. Les Etats-Unis avaient trop dépensé pour la guerre du Vietnam. Les banques françaises, encore très actives au Vietnam, étaient généralement destinataires de l'argent... qui allait ensuite à la Banque de France. Les Français, anticipant un problème avec le dollar, voulurent échanger leurs billets verts contre de l'or. C'était là la cause immédiate de la réaction de l'administration Nixon -- un véritable défaut sur ses obligations financières. C'était également la cause de la hausse du prix de l' or qui s'ensuivit... après quoi arriva par un krach du métal jaune... puis par un gigantesque boom durant lequel les Américains ordinaires furent poussés à s'endetter et attirés dans la pauvreté.

Les riches devinrent plus riches, les pauvres devinrent plus pauvres. Les classes moyennes aussi devinrent plus pauvres. Entre 1975 et 1992, le patrimoine des 1% les plus riches des Etats-Unis passa de 22% du total de la richesse des ménages à 42%. Pourquoi ? Les plus riches étaient-ils plus productifs ? Etaient-ils devenus plus intelligents ? Bien sûr que non... La partie avait été truquée en leur faveur.

Les Ciompi (Ciompi - Wikipédiase sont révoltés au 14e siècle ( LES RÉVOLTES DANS LA FRANCE DU XIVe SIÈCLE ..., LA RÉVOLTE DES CIOMPI - Le CNDP. Il s'agit des cardeurs de laine de Florence... le poppolo minuto -- le petit peuple -- sans pouvoir ni argent. Ils se sont soulevés en juin 1378, attaquant les bâtiments gouvernementaux ; en juillet, ils étaient aux commandes du gouvernement.En savoir plus sur les Compi

D'autres corporations devinrent jalouses. En août, les bouchers les attaquèrent sur la Piazza della Signoria. Le pouvoir des Ciompi déclina... jusqu'à ce que les choses reviennent à la normale.

Ce n'est là qu'un exemple parmi les nombreux soulèvements qui se sont produits en Europe parmi les basses classes. En France, un paysan appelé Jacques a mené une révolte contre les autorités au 14e siècle -- la Grande Jacquerie. C'était le début d'une longue liste d'émeutes qui n'ont pas pris fin avant le 18e siècle.

L'une des idées les plus fallacieuses de tout le 20e siècle nous vient de Francis Fukuyama, qui a demandé -- apparemment avec le plus grand sérieux -- si nous étions à "la Fin de l'Histoire". Selon lui, la démocratie et le capitalisme modernes avaient atteint une telle perfection après la chute du Mur de Berlin qu'aucune amélioration n'était possible. L'histoire avait pris fin.

Les Jacqueries, pensait-il, n'étaient plus nécessaires. Parce que la démocratie moderne s'adaptait naturellement aux défis qu'elle rencontrait. Si les gens avaient des griefs, il leur suffisait de faire signe à leurs élus. Les politiciens discuteraient du sujet et trouveraient une solution, n'est-ce pas ?

Ha ha ha... Fukuyama a mal compris l'ensemble de la situation. La démocratie. Le capitalisme. L'histoire. La politique. Tout. A mesure qu'une institution mûrit, petit à petit, elle perd de vue son but d'origine et commence à servir les desseins de ceux qui la contrôlent. Elle devient rigide -- s'obstinant à résister à tout changement qui diminuerait le pouvoir et la richesse des groupes qui la dirigent. Plus l'institution reste immobile, plus elle devient parasite et arthritique. Elle monopolise les ressources de la production honnête, les redirigeant vers les sangsues privilégiées.

Ensuite... l'histoire fait son retour. Puis la révolution arrive. »

Un texte révélateur avec date, explication et une bonne part de cynisme. Cela prouve surtout que la thèse des complotistes, des illuminatis ( " les illuminés") ne reposent pas si l'on creuse, car comment se focaliser que sur le NWO ( Nouvelle ordre mondiale) alors que le système " l'ordre" ne date pas d'aujourd'hui, mais se situe dans la continuité de la pression sur les " masses salariales" force de production et sur son environnement. Je vous appel a vous détourner de ces discours simplistes et dangereux, pour se concentrer sur les faits pour attaquer et supprimer ce système.

En savoir plus blog. Serge Halimi sur "Le grand bond en arrière (plusconcient.net), L'impossible sauvetage des banques, Un extrait, pour comprendre la vision et l’histoire du capitalisme, Face aux délitements des pays Européen : Une lettre des indignés grec.

 

 

24/09/2011

Les plus belles planques de la République

source Capital . "Révélation édifiante sur notre oligarchie Françcaise : "Malgré la crise et les déficits publics ( et du peuples et du krach du système capitaliste La crise a déjà détruit 13 millions d'emplois dans l'OCDE, Six pays mettent en péril l’aide européenne aux plus démunis – eractiv, Lancement de l'observatoire européen des inégalités, , La Hongrie met ses Roms au travail Selon l’opposition, ce programme ressemble aux programme des Nazis, Dernières nouvelles de la zone euro) , les favoris du pouvoir continuent à décrocher des jobs tranquilles et bien payés.

 

Un diplôme d’infirmière permet rarement de décrocher une sinécure. Sauf, bien sûr, quand on est une militante politique dévouée comme Isabelle Deleu. Cette femme dynamique de 48 ans, qui a débuté sa carrière au très chic Hôpital Américain de Neuilly, a été bombardée par décret, en avril dernier, «contrôleuse générale économique et financière de première classe», l’un des postes les plus convoités de la haute fonction publique, attribué à vie, et rémunéré 8000euros par mois.

Il est vrai que cette militante RPR depuis 1983 avait depuis longtemps abandonné sa blouse blanche et ses seringues pour être nommée chargée de mission auprès de Nicolas Sarkozy, alors secrétaire national à la jeunesse du parti. Devenue plus tard attachée de presse, puis conseillère parlementaire, Isabelle Deleu était ces derniers temps en poste au cabinet de Christine Lagarde, à Bercy. Son agenda est aujourd’hui nettement moins chargé: début juillet, elle ne s’était toujours pas installée dans son nouveau bureau et le standard indiquait ignorer sa date d’arrivée.

Bah! Cette chanceuse n’est pas la première à trouver refuge dans une planque de la République: voilà des lustres qu’amis et obligés du pouvoir se font offrir des jobs pas trop harassants et souvent très bien payés. Avec, en prime, la garantie de l’emploi et une retraite aux petits oignons. Dans un contexte de crise et de chasse aux déficits publics, ce favoritisme passe de plus en plus mal dans l’opinion, comme l’a montré l’affaire Ferry. Certes, en signant à tour de bras des décrets nommant ses protégés dans la haute fonction publique, Nicolas Sarkozy ne fait que perpétuer la pratique du «tour extérieur», largement répandue sous Mitterrand et Chirac. «Après tout, il est normal d’ouvrir les grands corps à d’autres profils que les énarques, commente le député socialiste René Dosière, grand pourfendeur des gaspillages de l’Etat. Mais encore faudrait-il que les personnalités choisies possèdent les compétences requises.»

Capital cite de nombreuxnoms comme Dominique Tiberi, « le fils de l’ancien maire de ¬Paris, a été catapulté contrôleur général économique et financier, comme notre infirmière » ou François Fillon, qui rêve de conquérir la mairie de Paris aux prochaines municipales, aurait ainsi voulu se ménager le soutien de Jean Tiberi ». ,l’élu UMP guyanais Léon Bertrand, ex-ministre du Tourisme sous la présidence Chirac , Jean Germain, actuel maire PS de Tours, n’a pondu que dix courtes lettres manuscrites et un mince rapport

Encore faudrait-il aussi que les emplois publics généreusement distribués ne soient pas fictifs. Agacé par de fréquentes dérives, Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, n’a pas hésité à écrire à François Fillon, il y a quelques mois, pour s’interroger sur la réalité du travail fourni par deux inspecteurs généraux de l’Education nationale nommés au tour extérieur. En dix-huit ans,.

Quant à, il a attendu dix-huit mois pour se rendre à une réunion de travail de son corps d’inspection, en 2009. Il était temps: quelques jours plus tard, il était mis en examen pour «délit de favoritisme et corruption passive». Le coup de semonce de la Cour des comptes n’y changera sans doute rien: dans les allées du pouvoir, de multiples occasions permettent d’obtenir de belles planques.

Les premiers servis? Léon Bertrand, ont perdu leur job à la suite d’un remaniement. Conseillers obscurs mais dévoués de ministres en vue, ils sont des dizaines à obtenir le Graal: un poste de haut fonctionnaire, comme les vrais énarques. Benoît Parayre, titulaire d’un Deug de philosophie, a ainsi été nommé, en décembre dernier, inspecteur général de l’administration du développement durable, Roger Karoutchi, ex-secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement. « Quai d’Orsay doit régulièrement ouvrir aux recasés du pouvoir ses postes peu stratégiques, mais garantis sans soucis. Xavier Darcos, Rama Yade est aussi cité…

Faut-il toujours être un chouchou du pouvoir ou un petit soldat méritant des cabinets ministériels pour bénéficier de placards dorés? Même pas comme Jean-François Mattéi, Gilles Dufeigneux, l’ex-chef adjoint de cabinet de François Fillon à Matignon

 

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Olivier Drouin

Le très confortable Conseil économique et social
Ce Conseil ne sert à rien, il faudrait le supprimer», fulmine le député UMP Hervé Mariton. Que les 233 membres de l’assemblée consultative se rassurent
: leur institution, rebaptisée en 2008 Conseil économique, social et environnemental (Cese), n’est pas près de disparaître. Non que nos gouvernants se passionnent pour les débats des représentants syndicaux, patronaux ou associatifs qui y somnolent. Mais parce que le Cese est bien pratique pour distribuer les récompenses: l’Elysée peut y nommer 40 amis tous les cinq ans au titre de «personnalités qualifiées». Parmi les heureux PQ (comme on les appelle au Palais d’Iéna) de la dernière fournée figurent ainsi quelques cas édifiants: Hervé Marseille, maire UMP de Meudon, récompensé pour avoir laissé sa place à Jean Sarkozy au conseil d’administration de l’Epad; Danièle Dussaussois, ex-élue des Hauts-de-Seine, remerciée pour avoir cédé sa place aux dernières cantonales à Isabelle Balkany (qui a été battue); ou encore l’ancien conseiller de l’Elysée Pierre Charon, reconduit pour cinq ans dans la noble institution bien qu’il y mette rarement les pieds. Pour leurs excellents services (quelques-uns y travaillent vraiment), tous perçoivent une indemnité de 3800euros brut par mois.

Conseil supérieur de l’audiovisuel : 10.000 euros net par mois
Christine Kelly : Auteur de l’hagiographie «François Fillon, le secret et l’ambition», l’ex-journaliste de LCI est devenue en 2009 membre du CSA pour une durée de six ans.
Francine Mariani : Epouse du patron de Dexia, proche de Sarkozy, cette énarque, nommée conseillère d’Etat au tour extérieur, a été choisie par le président pour siéger au CSA.


Contrôle général économique et financier : 8.000 euros net par mois
Isabelle Deleu : Cette conseillère de Christine Lagarde a eu de la chance
: trois mois avant le départ au FMI de l’ex-ministre, elle avait été nommée au tour extérieur dans un grand corps de l’Etat.
Dominique Tiberi : Malgré l’avis défavorable d’une commission d’évaluation, le conseiller municipal et fils de Jean Tiberi a été bombardé par décret contrôleur général de 1re classe.
Conseil d’Etat : 7.500 euros net par mois
Arno Klarsfeld : L’ex-avocat et conseiller à Matignon n’a jamais été un bourreau de travail. Nommé au Conseil d’Etat en octobre 2010, il n’y vient que par intermittence.
Inspection générale des affaires sociales : 6.500 euros net par mois
Fadela Amara : Non reconduite au gouvernement, l’ex-présidente de Ni putes ni soumises a été nommée par décret en janvier dans l’un des grands corps d’inspection de l’Etat.


Inspection générale de l’éducation nationale : 4.500 euros net par mois
Fabrice Larché : Ex-chef de cabinet de Valérie Pécresse à l’Enseignement supérieur, il a été nommé par décret en 2007 à l’aca-
démie de Paris. Une décision fustigée par la Cour des comptes.
Christophe Borgel : Cet élu socialiste bénéficiait d’un emploi de complaisance comme inspecteur de l’académie de Paris.
Il a pu régulariser sa situation en passant un simple oral.


Conseil économique et social : 3.800 euros brut par mois
Maud Fontenoy : Très appréciée de Sarkozy, la navigatrice avait décliné un poste au gouvernement en 2007. Mais,
entre deux voyages, elle ne refuse pas de venir siéger au Palais d’Iéna.
Pierre Charon : Renouvelé pour un mandat de cinq ans, l’ex-conseiller de Sarkozy est aussi président du domaine de Chambord et chargé de mission au Grand Paris.

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Des milliers de collectivités touchées par des prêts toxiques - capital , face au chaos capitaliste organisons nous pour l'anarchie 1/5 : «  Quand l’ordre est l’injustice, le désordre est un début de justice 

 

 
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