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13/03/2012

la ‘destruction créatrice’

En vieillissant, le système néolibérale est devenue obsédée par le fait d’ériger des garde-fous économiques, de tendre des filets de protection, d’aplanir les courbes et de légiférer pour entourer de papier-bulle presque tous les accidents qui pourraient arriver. Résultat : le système financier  est en déclin, mais pas mort est confiné, étouffé par d’innombrables excès et “protections”.

Ce système ne  supporte plus l’adversité économique… même lorsque cette adversité est au service d’un objectif économique essentiel (la survie du système institutionnalisé mondiale avec ces protecteurs : Hommes politiques, le développement du corporatisme…). Ils veulent l’été sans l’hiver ; la victoire sans vaincus ; le succès sans l’échec.

Fonctionnement : Crise et bulles : . Les défauts et les faillites sont le produit d’économies qui prospèrent à long terme. “Le capitalisme, ce n’est pas que des réussites — c’est là la partie facile”, observe James Grant, chroniqueur au Grant’s Intérêts Rate Observer. “C’est également des échecs — les reconnaître, les traiter, les éliminer et les valoriser correctement”.

Schöpferische Zerstörung signifie “destruction créatrice” en allemand. Aux Etats-Unis, nous en avons oublié la signification. Dorénavant, les politiques des banques centrales : la Réserve fédérale et Banque Centrale européenne, même se point du système néolibérale est dilué en d’autre terme : «  créations destructrices du gouvernement, le processus de destruction créatrice ne prend plus que rarement racine dans le sol américain ».

Destruction créatrice - Wikipédia : Wikipedia   explique :à son niveau le plus fondamental, la ‘destruction créatrice’ décrit la façon par laquelle le développement économique capitaliste naît de la destruction d’un ordre économique antérieur… Depuis les années 1950, le terme de ‘destruction créatrice’ — parfois aussi appelé ‘tempête perpétuelle’ selon la formule de Schumpeter — est devenu plus aisément identifié grâce à l’économiste austro-américain Joseph Schumpeter. Ce dernier l’a adapté et popularisé comme une théorie de l’innovation économique dans Capitalisme, Socialisme et Démocratie (1942)” « Ce processus de Destruction Créatrice constitue la donnée fondamentale du capitalisme : c'est en elle que consiste, en dernière analyse, le capitalisme et toute entreprise capitaliste doit, bon gré mal gré, s'y adapter. Malheureusement pour certains la destruction créatrice peut être douloureuse. Les ouvriers ayant des compétences rendues obsolètes par les nouvelles technologies perdent leur emploi ». voir aussi Destruction créatrice’ et inondation de liquidités, bulles et crises

Destruction créatrice avec l'industrie du charbon - Vidéo Dailymotion

 

Mouvement zéro - Le capitalisme comme destruction ...http://www.youtube.com/watch?v=4G5U4hTSb1A

 

-Le sauvetage provisoire de la Grèce. « Provisoire car l'économie grecque est loin d'être sauvée. Le marché des changes a salué l'évènement non pas par une hausse de l'Euro mais par une baisse car le fait que la Grèce reste dans la Zone Euro va affaiblir celle-ci. Les investisseurs commencent à s'en rendre compte. Comme je l'ai dit, et vous futes, selon mon sondage d'alors, nombreux à partager ce sentiment, il faudrait que ce pays quitte la Zone Euro tant il la tire vers le bas. Mais la politique est ce qu'elle est et les dirigeants en ont décidé autrement.
En tous cas, si la baisse de l'Euro se poursuit, n'oubliez jamais que ce serait une bonne chose pour les sociétés du CAC qui son exportatrices et facturent en dollars une large partie de leur production
 ».


-A propos des entreprises du CAC justement, elles ont fini la semaine dernière d'annoncer leurs résultats 2011. Le profit cumulé est de 74 milliards d'euros. Soit une baisse de 10.5% par rapport à 2010. La crise de confiance qui a frappé les marchés l'an dernier a finalement eu un impact non négligeable sur les profits, qui étaient, en début d'année, estimés en hausse de 15% en 2011. Un tel chiffre aurait donc conduit à un profit cumulé de 95 milliards et non 74.
Aussi, avec un CAC actuellement à 3500 points, nous avons calculé une capitalisation cumulée de 900 milliards. Soit un PER 2011 de 12.1 ».

 

La partie destructrice de la ‘destruction créatrice’ joue un rôle essentiel, thérapeutique du néolibéralisme ( et capitaliste) . Mais les dirigeants financiers des Etats-Unis et de la Zone, c’est pour sauver le système , injectent des milliers de milliards de dollars de nouveaux crédits dans des banques insolvables comme un fluide d’embaumement dans un cadavre. Mais le crédit frais ramène rarement à la vie un système en déroute (ces cadavres financiers, politiciens « égaré » . Il leur permet simplement d’être encore là, retarder l’échéance et d’empuantir l’atmosphère.

Sérieusement la FED et la BCE affirme vouloir faire revivre la croissance économique long terme, « elle attacherait aux pieds des grandes banques américaines insolvables des ‘chaussures de ciment’ et les pousserait dans l’Hudson », taxer les riches a mort.

▪ La destruction est pour eux nécessaire et importante
La destruction créatrice n’est pas uniquement une affaire de destruction mais essentiellement de création des opportunités d’investissement qui en résultent. Lorsque les entreprises se soldent par un échec, une nouvelle génération de capitalistes peut descendre dans l’arène pour gagner la génération suivante de fortunes.

C’est ainsi que fonctionne ce monde… ou du moins qu’ils veulent le voir fonctionner. L’histoire récente des défauts souverains et des dévaluations de monnaie illustre très clairement ce phénomène.

Quelques années après un défaut ou une dévaluation, la plupart des pays entrent dans une nouvelle phase de croissance forte. « Ce processus n’est pas facile et ne va pas sans douleur mais il est extrêmement efficace pour liquider les parties avariées afin que de nouvelles entreprises puissent s’épanouir ».

▪ Quelques exemples… Le défaut de paiement désigne le fait qu'une entreprise ou un pays ne soit pas en mesure d'honorer une partie ou la totalité de ses engagements envers un tiers. Le défaut de paiement de la part d'une entreprise peut entrainer la faillite de celle-ci.

Fréquences : Les défauts de paiement de la part d'États souverains sont devenus assez fréquents, en particulier depuis 1982. L'agence de notationStandard and Poor's a ainsi recensé 90 pays ayant fait défaut depuis 1975, dont certains à plusieurs reprises. Par exemple, le Pérou a fait défaut en 1976, puis en 1978, puis à nouveau en 1980, puis enfin entre 1983 et 1997.

Certains défauts ont provoqué des crises financières particulièrement importantes. Avec destruction de valeurs ( sociale, emplois… et un enrichissement pour certains

Le gouvernement russe a fait défaut en 1998 (août 1998 , le défaut de la Russie sur ses emprunts d'État, les GKO, a provoqué une crise financière d'une importance exceptionnelle). Cet exemple hypothétique n’est pas une exception : il est la règle. « Un investisseur qui avait acheté des actions un an après la dévaluation du baht thaïlandais ou de la roupie indonésienne en 1997 ou celle du peso argentin en 2002 aurait dans chaque cas plus que doublé son investissement au cours des 12 mois qui ont suivi ».

Le défaut du Brésil en 1990 fut une exception. « Un investisseur aurait perdu de l’argent au début. Mais en bout de deux ans, cet investissement aurait également très bien rapporté ».

Par ailleurs, en 2001 la crise économique argentine a, entre autres, provoqué le défaut de l'Argentine sur tous les compartiments de sa dette et en 2002, la crainte d'un défaut du Brésil en cas de victoire de Lula a provoqué des mouvements importants sur le marché obligataire

Le message est on ne peut plus clair : la destruction peut être très créatrice de profit.

 

le système néolibérale,la ‘destruction créatrice’« Qu'est-ce que la démocratie directe ? » (Prologue)

 : "Les problèmes et la limite de la démocratie, dans nos systèmes prétendument démocratiques, qui ne le sont effectivement pas tant que cela. De plus, dans notre système capitaliste actuel, si on analyse le monde de l'entreprise, c'est à dire du travail, c'est à dire le monde de tous les jours pour la plupart d'entre nous, c'est pour le coup une dictature quasi-totale, contrôlée de a à z par les patrons, qui ont droit de vie ou de mort sur l'employé de façon quasi-arbitraire. Mais cela ne vient pas de du problème de la démocratie en soi, mais juste que la démocratie n'est pas respectée justement ! – source Démocratie réelle et directe". Voir et partager le site internet suivant : http://laconstituanteenmarche.net

 

28/02/2012

« Aider la Grèce » ? (Le Monde diplomatique))

« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoïevski ( Les possédés p 401) » .

 Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin . Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher

 

lucie aubrac.jpg

 

Non, le capitalisme n'est pas à l'agonie : Gandrange : un mensonge d'Etat sans importance, Belgique, délocalisation à l'aide d'une milice privée, Déni de Démocratie, Témoin du voyage en Ariège de Monsieur Sarkozy en France, il témoigne, "Fukushima, un an après", Le monde en marche : Argentine, l'imagination au pouvoir , Ouvrier - Ya Basta , Les anarchistes Léo FERRE , Marinaleda, une utopie vers la paix , LA GRÈCE, BERCEAU D'UN AUTRE MONDE, Face à la barbarie capitaliste que proposent les anarchistes Inde, la plus grande grève de l'histoire de l'humanité ? " En effet eux ils ont compris.  ‎1 milliard 400 000 000 d'indiens et ils arrivent à s'organiser contre les clans du pouvoir !

. Un aperçu des interdépendances entre les états membre de la zone euro, de plus en plus important a comprendre alors que « la crise » financière, puis économique, puis de la dette, pour finir par une crise de la zone euro et demain  peut être du monde.

 Le terme de MES : Mécanisme Européen de Stabilité) est très symbolique de notre système. Stabilité pour qui ? Le peuple ? Certainement pas, il serait même plutôt synonyme de désordre, de soumission. Alors pour le système en place ? Oui, car c’est ce que j’appellerais les gardes fous du néolibéralisme avec une situation de solvabilité à moyen terme suite à la mise en place des dispositifs non conventionnels publics (UE-FESF-FMI), privés  et à la mise en place des tours de prestidigitation de la Banque centrale européenne.

La panoplie du coup d'État: LOLF, RGPP, Chorus, Mécanisme Européen de Stabilité

 

L’Europe s’apprête à « « Aider la Grèce » ? (Le Monde diplomatique)) » en date du 3 mai 2010  comme le Fonds monétaire international (FMI) a autrefois « aidé » l’Argentine, la Russie…. Toutefois, charité bien ordonnée commence par soi-même : la France et l’Allemagne, pour ne citer que ces deux pays, vont emprunter plusieurs milliards d’euros sur les marchés financiers, à un taux très modéré, afin de prêter aussitôt cette somme aux Grecs, à un taux plus élevé. Est-ce cela qu’on appelle la « solidarité européenne ?  » .

 

M. Eric Woerth, ministre français des affaires sociales (et ancien ministre du budget), a expliqué les choses le 29 avril dernier sur France Inter : « En aidant la Grèce, on s’aide nous-mêmes. Les 6 milliards [d’euros prêtés à la Grèce par la France] on ne les a pas trouvés dans les caisses de l’Etat. On les emprunte à un taux d’environ 1,4 ou 1,5 % et on les prête aux Grecs à environ 5 %. Donc nous ferons un gain là-dessus. C’est bon pour le pays, c’est bon pour la Grèce, c’est surtout bon pour la zone euro. Il faut rassurer les marchés. C’est toujours comme ça, il faut rassurer les marchés. [...] Il faut rassurer, il faut tendre un filet de sécurité public. »

 

 Car, sous couvert d’aider ce pays, en lui infligeant une de ces « thérapies de choc » dont le FMI, pas si nouveau que ça en vérité, a le secret, il s’agit aussi de permettre à Athènes de payer ses créanciers. Au nombre desquels des institutions financières françaises et allemandes…

 

On peut s’inspirer de l’Argentine (politique économique mis en place)

En 2001, après des années d'ultralibéralisme, l'Argentine est au bord de la banqueroute. « Aujourd'hui, elle affiche une croissance de 8 % par an et une situation de quasi plein emploi. Comment le pays a t-il réussi à se relever en une décennie à peine ? Pour ce dernier numéro, Le monde en marche dissèque les rouages de ce « miracle économique » orchestré par le président Nestor Kirchner, puis son épouse Cristina. Ignorant les préconisations d'austérité du FMI, le gouvernement a, dès 2003, dévalué la monnaie, tout en menant parallèlement une politique sociale axée sur la solidarité nationale et la redistribution des richesses...».

Revenir sur la notion de crise et ces conséquences ( inéhrente au système néolibérale), la construction de la zone euro monétaire

Circonstances aggravantes – Wikipedia :

 Marché peu développé, transports insuffisants, Importations limitées : et les conséquences (Dette extérieure élevée. Extension géographique :, parfois nationale voire continentale  (continentale voire mondiale au sein des pays industrialisés) Conséquences directes : Disettes, voir famine et crise de surmortalité, chômage en ville, misère. Le cercle vicieux : Hausse du chômage, baisse du PIB, baisse des revenus et de la consommation, hausse du nombre de faillite (cas actuelle de beaucoup de pays de la zone euro et industrialisés dont l’Allemagne)

Toutefois, à la différence des crises monétaires du début des années 1990, les crises modernes des actifs financiers sont beaucoup plus complexes pour au moins 3 raisons : Plus de sophistication et de complexité des instruments financiers (algorithme financier  )  avec toujours plus d’innovations financières (donc du levier, de la sur-réaction et des effets collatéraux impossibles à évaluer – on en reparlera. Le phénomène de ventes forcées est en place ;

Un scénario de reconfiguration de la zone euro refait surface
Difficile, en effet, d'anticiper une sortie de la zone euro des pays budgétairement fragiles (coûts économique, social et politique insupportables pour ces pays).

Difficile également d'anticiper une sortie unilatérale de l'Allemagne pour au moins deux raisons :

1. Un coût macroéconomique élevé avec une perte de compétitivité considérable lié à l'instauration d'un nouveau mark fortement réévalué contre l'euro..

2. Un coût financier élevé lié aux engagements des banques allemandes sur les pays périphériques de la zone euro. Enjeux géopolitiques « En effet, nous ne sommes pas dans l'environnement économique et financier des années 1990 quand l'appréciation du mark contre franc, lire, peseta, escudo n'avait pas de conséquences aussi fortes qu'aujourd'hui sur le système économique et financier allemand : engagements commerciaux et financiers avec les partenaires européens bien peu significatifs par rapport à la période actuelle ».

« Encore qu'en Allemagne, il y a débat sur le coût d'une sortie comparativement au coût du sauvetage de plusieurs pays. Personne ne sait véritablement répondre à cette question clef car tout le problème est de savoir, et l'on y reviendra, si les pays secourus peuvent retrouver une situation de solvabilité à moyen terme suite à la mise en place des dispositifs non conventionnels publics (UE-FESF-FMI), privés (abandon de créances des banques, assureurs et autres investisseurs institutionnels) et à la mise en place des tours de prestidigitation de la Banque centrale européenne (on en reparlera un peu plus techniquement dans un autre papier

. Si oui, l'Allemagne ne peut envisager une implosion de la zone euro, sinon elle peut avoir intérêt à réfléchir à sa reconfiguration »

Fin 2011, par exemple, l'exposition en valeur bilan des banques allemandes à la dette d'Etat espagnole, italienne, portugaise et grecque était évaluée par l'European Banking Authority à près de 67 milliards d'euros ; cette même exposition était de 37 milliards d'euros pour le plus gros assureur allemand.

Ces données sont importantes pour qui souhaite faire des simulations sur les coûts de la solution sortie de l'Allemagne avec recapitalisation nécessaire de ses banques-assureurs (suite à pertes massives de change et donc de défauts plus ou moins explicites de certaines dettes périphériques) versus la solution de poursuite des plans de sauvetage avec impacts sur les finances publiques allemandes.

Histoire de la politique de l’Europe :

Cohabitation difficile pour ne pas dire impossible

Anticiper sur le devenir de notre zone euro, c'est aussi s'interroger sur le fonctionnement « optima »l d'une zone monétaire ou d'une union monétaire.

« On se souvient qu'il y a 20 ans (de juin 1992 à juillet 1993), le Système monétaire européen (SME) ne pouvait plus fonctionner. Il était devenu, en effet, insoutenable de faire vivre dans le même système monétaire la lutte contre l'inflation allemande née de la réunification allemande de 1990 (nécessitant des taux directeurs élevés) et la lutte contre le chômage des économies française et de celle des pays d'Europe du Sud (avec des remontées de taux directeurs par les banques centrales de ces pays pour que leurs monnaies nationales ne décrochent pas vis-à-vis du mark) ».

http://www.europarl.europa.eu/factsheets/5_2_0_fr.htm  Le SME a été fortement perturbé par la violente tourmente qui s'est abattue sur les marchés des changes européens en septembre et octobre 1992, issue des difficultés de ratification du traité de Maastricht au Danemark et en France. .. Enfin la "parade" fut trouvée, en  juillet et août 1993, les ministres des Finances ont tiré les conclusions de la crise. Avec un élargissement des marges de fluctuation entre les monnaies nationales en portant les marges de fluctuation à 15% :. Mais entre temps, l'Italie, l'Espagne, le Portugal et l'Irlande – eh oui déjà eux - étaient sortis du système monétaire européen (voir aussi La mécanique des crises monétaires format PDF).

Durant ces crises du SME, « il y a eu des périodes d'accalmie (avec des baisses de taux directeurs de la Bundesbank ou des interventions sur le marché des changes) qui ne signifiaient pas fin de crise tout comme il y en a aujourd'hui sur les dettes italiennes ou espagnoles (grâce à des achats directs de papiers par la BCE ou grâce à des injections extraordinaires de liquidités par cette même BCE via les LTRO).

Mais de la même façon que la cohabitation entre pays avec maintien de parités de changes était devenue impossible au sein du SME, la cohabitation est devenue impossible au sein de l'Union économique et monétaire (UEM) entre le modèle de spécialisation économique industrielle des pays d'Europe du Nord et celui d'Europe du Sud (France comprise) fondé sur les services souvent non exportables.

Ce qui revient à constater que, structurellement, tandis que les pays du "Nord" ne font qu'accroître leurs excédents extérieurs (et ne les réinvestissent plus en titres d'état des pays du Sud), les pays du "Sud" accroissent leurs déficits (et peinent alors à les refinancer). Sans la BCE, le FESF et le FMI, la zone euro n'existe plus ».

Les scénarios : Alors de deux choses l'une.

Une union fiscale et budgétaire de type fédéral qui «  permettra d'institutionnaliser les transferts fiscaux du Nord vers le Sud. Auquel cas, l'hétérogénéité des économies n'est plus un problème. Mais pour qu'une telle solution soit acceptable notamment pour l'Allemagne, cela revient à mettre sous tutelle budgétaire des pays tel que la Grèce (ce qui est quasiment déjà le cas, quoi qu'elle en dise : ), le Portugal, l'Italie, l'Espagne et peut-être demain la France. Autant dire que c'est politiquement impossible ».

Une union budgétaire et l'on crée alors les conditions d'une homogénéisation des économies sur ce que l'on considère être comme le modèle, l'Allemagne. Conséquences importantes socialement et politiquement :  « Outre le fait qu'il serait très long et coûteux socialement de réindustrialiser voire d'industrialiser certaines économies du Sud, cette solution n'est pas forcément une solution économiquement optimale. Car, après tout si toutes les économies de la zone euro avaient ressemblé à l'Allemagne avec une forte profitabilité des entreprises et une forte compétitivité générée par des politiques de compression de la masse salariale, alors chaque pays de la zone aurait été en mesure de prendre des parts de marché à l'autre. En d'autres termes, on se serait vite retrouvé dans une sorte d'équilibre macro-économique non coopératif et donc dans un jeu économique à somme nulle. Au final, cette solution semble socialement et économiquement impossible.

Si le fédéralisme et la convergence forcée des modèles économiques semblent voués à l'échec, quelle solution pour la zone euro ? C'est ce que nous verrons bientôt ( peut être demain)... 

23/02/2012

Equation néolibérale :

Photo 154.jpgJe suis venu à la conclusion que la politique est une question trop sérieuse à laisser aux politiciens. ... Toutes les parties politiques meurent enfin d'avaler leurs propres mensonges. Les gestionnaires sont là pour servir la vision du politique, comme des militaires. L'économie est une chose trop sérieuse pour la laisser à des économistes.

Photo 122.jpgLe règne des ignares - AgoraVox le média citoyen. « Il faut qu’un jour quelqu’un prenne la peine d’expliquer à Mme Merkel quels mécanismes économiques ont facilité l’ascension du nazisme au pouvoir  »voir Qu'est-ce que le fascisme ?, Hitler.La.Naissance.Du.Mal, L'extrême droite et...) 

« Il faut sans doute prendre la peine d’expliquer à Nicolas Sarkozy que l’exercice du pouvoir est impossible sans une vision, elle-même bien ancrée dans l’Histoire et se voulant sa continuation ».. Certains disent que les hommes politiques sont des hypocrites, qu’au fond ils savent et jouent la comédie. C’est la version optimiste. Car il devient de plus en plus évident « qu’il ne savent même pas de ne rien savoir ». Mais malheureusement ce n’est pas eux-mêmes qui pensent ne rien savoir, ce qui serait un signe de sagesse, mais plutôt leurs victimes qui subissent cette ignorance obsessionnelle. » Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Les dirigeants européens se sont réunis seize fois en deux ans avec les mêmes fausses réactions du Marché, les mêmes conséquences sur les peuple qui devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux : Face aux délitements des pays Européen : Une lettre des indignés grec.,

Helmut Schmidt était plutôt clément : les nouveaux clercs de la mondialisation, aussi insensibles à la réalité et aux douleurs de la chair que les moines de l’inquisition, brûlent les peuples au nom de leurs certitudes obsessionnelles, imbus d’une arrogance démesurée. Ils appellent cela responsabilité, gestion, sérieux. Ce n’est qu’ignorance, hubris et scandale ». Voir . 10 principes de contrôle de la société, Les stratégies et techniques employées pour la manipulation de l'opinion publique et de la société : Texte complet de la lettre..., Débat Dette et démocratie,

Photo 096.jpgDans Marché euphorique ... et la Grèce devient un pays mort-vivant « Impossible d'y échapper mardi. Il fallait être spéléologue au fond d'un gouffre ou réparer une plate-forme pétrolière par 300 mètres sous les eaux du golfe du Mexique pour ne pas être averti par toutes les chaînes de télé américaines : le Dow Jones a renoué avec les 13 000 points. Même les chaînes pour enfants ont interrompu leurs programmes (j'exagère à peine !) pour permettre à chaque citoyen américain — notamment ceux qui ont moins de quatre ans — de vivre en direct ce moment historique. Chaque jour qui passe se conclut par un nouveau record annuel des indices américains et cela alimente un très fort sentiment d'invulnérabilité des marchés ». Tout est fait pour entretenir l'illusion qu'en restant acheteur “ça gagne à tous les coups”... Et ça marche ! »

Photo 093.jpg Les marchés se sentent invulnérables : « Ce sera comme si la crise des dettes souveraines ainsi que les abaissements de notations de la quasi-totalité des pays de l'Eurozone n'avaient jamais existé ! Après tout, il n'y a aucune raison de ne pas imiter Wall Street qui effaçait ce mardi les derniers stigmates de la crise des subprime de 2008/2009 et de l'effondrement de la Grèce ».

Un Dow Jones au zénith (hissé au contact des 13 000 et voir la globalisation financière) alors que rien ne va mieux,. voir crise de la dette, La Chine , précarisation,

Cela renvoie les marchés à cette double question que nous posons régulièrement depuis le 2 février. Cela va-t-il mieux aujourd'hui qu'avant la faillite de Lehman ? Cela ira-t-il mieux que les marchés américains l'anticipaient au printemps 2011, avant la faillite de la Grèce ?

« Vous souvenez-vous des projections de bénéfices actualisés sur les trois ou cinq prochaines années du printemps 2008 ? A l'époque, déjà, l'argument du cycle de baisse des taux amorcée en janvier par la Fed rendait les actions “bon marché” ». « Nous en avons gardé le souvenir très précis : une croissance de 25% par an des profits jusqu'en 2012 (nous y sommes) était l'hypothèse de travail la plus couramment admise ».

« Les marchés ont commencé à douter à la mi-juillet 2008. Non point parce que Bear Stearns avait déjà fait faillite et avait été racheté en catastrophe par J.P. Morgan dès le 15 mars ... mais parce que le constat d'une flambée du baril vers 145$ avait commencé à faire douter les économistes de la pérennité de la croissance mondiale ».

Ils étaient encore peu nombreux à l'époque à comprendre que la prétendue ruée spéculative sur l'or noir des initiés n'était pas due à l'anticipation d'une explosion de la demande chinoise — à quelques semaines des Jeux de Pékin. Non, cette spéculation était due à un arbitrage massif des créances hypothécaires en faveur d'actifs tangibles par de grandes banques d'affaires comme Goldman Sachs, J.P. Morgan et même Lehman Brothers. Pas de chance encore une fois : les cours se sont effondrés de 50% en deux mois, ce qui a précipité la chute de la firme de Richard Fuld.

Depuis cette date, des milliers de milliards de dollars, et désormais des milliers de milliards d'euros ont été déversés dans le système financier. Les banques centrales injectent en moyenne 1,5$ (ou 1,5 euro) pour obtenir péniblement 0,5$ (ou euro) de PIB supplémentaire.

« Les marchés s'ébahissent pourtant des époustouflants progrès de l'économie américaine. La confiance est de retour, nous assistons à l'éclosion d'une génération spontanée de traders, de gérants, de stratèges, d'économistes (à 50 000$ l'heure de conférence) qui viennent nous expliquer que plus les cours montent, plus ils découvrent d'actions bon marché ».

Les mêmes vous expliquaient il y a six mois que l'euro ne passerait la fin de l'année 2011. Leur hypothèse se basait sur la masse de mauvaises dettes circulant de par le monde, l'incapacité des Etats-Unis à réduire leurs déficits, l'abaissement de la notation des emprunts émis par les PIIGS à junk bond. La crise du surendettement global des agents économiques et des Etats rentrait ainsi dans sa phase II... dite de la désintégration finale.

◊Accord sur la Grèce : quelques nuages roses pour les marchés...
« 
Quelques mois plus tard, les Standard & Poor's, Moody's et autres Fitch ne passent pas une semaine sans découper à la tronçonneuse la notation des banques (par bottes de 12 et parfois même de 100) des pays du Vieux Continent. Tous les experts viennent nous expliquer que par la magie de la BCE, tout risque systémique est écarté, et à plus forte raison maintenant que l'accord sur le refinancement de la Grèce est conclu]. Ce dernier a vu le jour au bout d'un marathon (c'est de circonstance !) de 13 heures de négociations houleuses ».

... qui pourraient bien virer vite au gris
« 
Alors que les faiseurs d'opinion nous abreuvent de ce genre de fables, nous découvrions que les experts du FMI ont calculé que sur la base du plan approuvé la nuit passée, l'endettement de la Grèce a très peu de chances de se contracter de 160% vers 120,3% d'ici 2020 ( voir La dette grecque peut encore exploser, selon un rapport UE-FMI - reuters  ) . Cela représente sept ans et demi de souffrance et d'austérité pour les Grecs. En réalité, l'endettement risque bien de rester supérieur à 160%, voire pire si la récession perdure au-delà de fin 2014 ».

D'ici-là, des centaines de milliers de jeunes auront fui leur pays et tenteront de trouver du travail en Europe. La vague massive de départ à destination des Etats-Unis et de l'Australie risque de se tarir faute de débouchés. Il ne restera sur place que les Grecs les moins bien formés et les retraités. Aucun pays ne s'est jamais redressé avec une hémorragie de ses forces vives, sur fond de vieillissement de la population.

La tragédie grecque s'achève par la naissance d'un pays zombie » !

 
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