Avertir le modérateur

23/02/2012

Equation néolibérale :

Photo 154.jpgJe suis venu à la conclusion que la politique est une question trop sérieuse à laisser aux politiciens. ... Toutes les parties politiques meurent enfin d'avaler leurs propres mensonges. Les gestionnaires sont là pour servir la vision du politique, comme des militaires. L'économie est une chose trop sérieuse pour la laisser à des économistes.

Photo 122.jpgLe règne des ignares - AgoraVox le média citoyen. « Il faut qu’un jour quelqu’un prenne la peine d’expliquer à Mme Merkel quels mécanismes économiques ont facilité l’ascension du nazisme au pouvoir  »voir Qu'est-ce que le fascisme ?, Hitler.La.Naissance.Du.Mal, L'extrême droite et...) 

« Il faut sans doute prendre la peine d’expliquer à Nicolas Sarkozy que l’exercice du pouvoir est impossible sans une vision, elle-même bien ancrée dans l’Histoire et se voulant sa continuation ».. Certains disent que les hommes politiques sont des hypocrites, qu’au fond ils savent et jouent la comédie. C’est la version optimiste. Car il devient de plus en plus évident « qu’il ne savent même pas de ne rien savoir ». Mais malheureusement ce n’est pas eux-mêmes qui pensent ne rien savoir, ce qui serait un signe de sagesse, mais plutôt leurs victimes qui subissent cette ignorance obsessionnelle. » Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Les dirigeants européens se sont réunis seize fois en deux ans avec les mêmes fausses réactions du Marché, les mêmes conséquences sur les peuple qui devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux : Face aux délitements des pays Européen : Une lettre des indignés grec.,

Helmut Schmidt était plutôt clément : les nouveaux clercs de la mondialisation, aussi insensibles à la réalité et aux douleurs de la chair que les moines de l’inquisition, brûlent les peuples au nom de leurs certitudes obsessionnelles, imbus d’une arrogance démesurée. Ils appellent cela responsabilité, gestion, sérieux. Ce n’est qu’ignorance, hubris et scandale ». Voir . 10 principes de contrôle de la société, Les stratégies et techniques employées pour la manipulation de l'opinion publique et de la société : Texte complet de la lettre..., Débat Dette et démocratie,

Photo 096.jpgDans Marché euphorique ... et la Grèce devient un pays mort-vivant « Impossible d'y échapper mardi. Il fallait être spéléologue au fond d'un gouffre ou réparer une plate-forme pétrolière par 300 mètres sous les eaux du golfe du Mexique pour ne pas être averti par toutes les chaînes de télé américaines : le Dow Jones a renoué avec les 13 000 points. Même les chaînes pour enfants ont interrompu leurs programmes (j'exagère à peine !) pour permettre à chaque citoyen américain — notamment ceux qui ont moins de quatre ans — de vivre en direct ce moment historique. Chaque jour qui passe se conclut par un nouveau record annuel des indices américains et cela alimente un très fort sentiment d'invulnérabilité des marchés ». Tout est fait pour entretenir l'illusion qu'en restant acheteur “ça gagne à tous les coups”... Et ça marche ! »

Photo 093.jpg Les marchés se sentent invulnérables : « Ce sera comme si la crise des dettes souveraines ainsi que les abaissements de notations de la quasi-totalité des pays de l'Eurozone n'avaient jamais existé ! Après tout, il n'y a aucune raison de ne pas imiter Wall Street qui effaçait ce mardi les derniers stigmates de la crise des subprime de 2008/2009 et de l'effondrement de la Grèce ».

Un Dow Jones au zénith (hissé au contact des 13 000 et voir la globalisation financière) alors que rien ne va mieux,. voir crise de la dette, La Chine , précarisation,

Cela renvoie les marchés à cette double question que nous posons régulièrement depuis le 2 février. Cela va-t-il mieux aujourd'hui qu'avant la faillite de Lehman ? Cela ira-t-il mieux que les marchés américains l'anticipaient au printemps 2011, avant la faillite de la Grèce ?

« Vous souvenez-vous des projections de bénéfices actualisés sur les trois ou cinq prochaines années du printemps 2008 ? A l'époque, déjà, l'argument du cycle de baisse des taux amorcée en janvier par la Fed rendait les actions “bon marché” ». « Nous en avons gardé le souvenir très précis : une croissance de 25% par an des profits jusqu'en 2012 (nous y sommes) était l'hypothèse de travail la plus couramment admise ».

« Les marchés ont commencé à douter à la mi-juillet 2008. Non point parce que Bear Stearns avait déjà fait faillite et avait été racheté en catastrophe par J.P. Morgan dès le 15 mars ... mais parce que le constat d'une flambée du baril vers 145$ avait commencé à faire douter les économistes de la pérennité de la croissance mondiale ».

Ils étaient encore peu nombreux à l'époque à comprendre que la prétendue ruée spéculative sur l'or noir des initiés n'était pas due à l'anticipation d'une explosion de la demande chinoise — à quelques semaines des Jeux de Pékin. Non, cette spéculation était due à un arbitrage massif des créances hypothécaires en faveur d'actifs tangibles par de grandes banques d'affaires comme Goldman Sachs, J.P. Morgan et même Lehman Brothers. Pas de chance encore une fois : les cours se sont effondrés de 50% en deux mois, ce qui a précipité la chute de la firme de Richard Fuld.

Depuis cette date, des milliers de milliards de dollars, et désormais des milliers de milliards d'euros ont été déversés dans le système financier. Les banques centrales injectent en moyenne 1,5$ (ou 1,5 euro) pour obtenir péniblement 0,5$ (ou euro) de PIB supplémentaire.

« Les marchés s'ébahissent pourtant des époustouflants progrès de l'économie américaine. La confiance est de retour, nous assistons à l'éclosion d'une génération spontanée de traders, de gérants, de stratèges, d'économistes (à 50 000$ l'heure de conférence) qui viennent nous expliquer que plus les cours montent, plus ils découvrent d'actions bon marché ».

Les mêmes vous expliquaient il y a six mois que l'euro ne passerait la fin de l'année 2011. Leur hypothèse se basait sur la masse de mauvaises dettes circulant de par le monde, l'incapacité des Etats-Unis à réduire leurs déficits, l'abaissement de la notation des emprunts émis par les PIIGS à junk bond. La crise du surendettement global des agents économiques et des Etats rentrait ainsi dans sa phase II... dite de la désintégration finale.

◊Accord sur la Grèce : quelques nuages roses pour les marchés...
« 
Quelques mois plus tard, les Standard & Poor's, Moody's et autres Fitch ne passent pas une semaine sans découper à la tronçonneuse la notation des banques (par bottes de 12 et parfois même de 100) des pays du Vieux Continent. Tous les experts viennent nous expliquer que par la magie de la BCE, tout risque systémique est écarté, et à plus forte raison maintenant que l'accord sur le refinancement de la Grèce est conclu]. Ce dernier a vu le jour au bout d'un marathon (c'est de circonstance !) de 13 heures de négociations houleuses ».

... qui pourraient bien virer vite au gris
« 
Alors que les faiseurs d'opinion nous abreuvent de ce genre de fables, nous découvrions que les experts du FMI ont calculé que sur la base du plan approuvé la nuit passée, l'endettement de la Grèce a très peu de chances de se contracter de 160% vers 120,3% d'ici 2020 ( voir La dette grecque peut encore exploser, selon un rapport UE-FMI - reuters  ) . Cela représente sept ans et demi de souffrance et d'austérité pour les Grecs. En réalité, l'endettement risque bien de rester supérieur à 160%, voire pire si la récession perdure au-delà de fin 2014 ».

D'ici-là, des centaines de milliers de jeunes auront fui leur pays et tenteront de trouver du travail en Europe. La vague massive de départ à destination des Etats-Unis et de l'Australie risque de se tarir faute de débouchés. Il ne restera sur place que les Grecs les moins bien formés et les retraités. Aucun pays ne s'est jamais redressé avec une hémorragie de ses forces vives, sur fond de vieillissement de la population.

La tragédie grecque s'achève par la naissance d'un pays zombie » !

17/02/2012

En Grèce, la tragédie de la « dette »…

A présent, tout le monde tombe d’accord pour dire que la farce a assez duré.

en grèce,la tragédie,la « dette »…Un petit récapitulatif :

Les grandes banques ont prêté de l’argent aux Grecs. Ensuite, les banquiers se sont versé de gros bonus — pour se récompenser d’avoir décroché de si beaux clients.

L’état avec l’aide de Goldman Sachs, ils ont truqué leurs comptes de manière à paraître un meilleur risque crédit que ce qu’ils étaient en réalité. Ils ont ensuite spéculé sur la « crise de l’euro » et imposer leurs membres aux post clés des gouvernements

Mais au lieu de casser ce monstre qu’est Goldman Sachs et de sortir de la soumission a la logique libérale… comme il l’avait fait depuis toujours, les états s’en sont allés défendre les responsables et punir les victimes . Il a promis de gérer la situation de manière à ce que les prêteurs imprudents n’aient pas à encaisser les pertes qu’ils méritaient. Comment ? En prêtant plus d’argent à l’emprunteur ! En refinançant s’est organisme bancaire sans contrepartie

On a donc plus de rigueur aux Grecs… en leur disant de s’amender. C’est vouloir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière.

▪ Des efforts… et un résultat négatif

Les Grecs sont saignez a blanc . Au lieu d’être protégé par « l’Etat nation », ils sont attaqués et brutalisés. Des milliers de fonctionnaires ont été licenciés, des budgets ont été limités… des ceintures ont été resserrées.

Interviews

« Salut,
 
il fallait vraiment que je vous dise ce qui se passait à ce moment-là .
 
A lire la une du Monde, vous ne risquez pas la surinformation à  propos de
la
Grèce.
 
Donc, les chefs des 3 partis soutenant le gouvernement non élu de Papadimos (ex Goldman Sachs, ex gouverneur dela Banque Centralede Grèce...), à  savoir:
Papandreou (Pasok), Samaras ((Néa Dimokratia, droite), Karatzaferis (Laos, extrême-droite) se sont réunis, pour faire semblant de négocier (on savait depuis le départ qu'ils diraient oui à toutes les exigences dela Troïka.
Résultat des courses : (j'en oublie forcément ...)
 
1) suppression des conventions collectives, tout le monde à  la même enseigne; Elargissement de la érégulation, emploi à  temps partiel, conditions d'embauche spéciales pour les - de 25 ans (voir + bas)
 
2) baisse de 22% du salaire minimum (le portant à  600 euros bruts; soit env. 480 nets). Cela influe sur TOUTES les primes (enfants, mariage, diplômes...) qui s'ajoutent éventuellement au salaire de base et sont calculées à  partir dusalaire min.
 
3) 10% de baisse, en plus, pour les - de 25 ans (donc salaire de base à  527 euros bruts pour eux, moins de 400 euros net, à  condition bien sûr de travailler à  plein temps).
 
4) gel du salaire minimum pour 3 ans (jusqu'en 2015)
 
5) gel des primes à  l'ancienneté  tant que le cômage ne sera pas à  moins de 10% (les calendes grecques, quoi)
 
6) baisse de 2% des cotisations sociales en 2012, et de 13% en 2013
 
7) baisse des grilles des salaires dans la fonction publique (et bien sûr ce n'est pas la première)
 
8) baisse de 15% des retraites complémentaires (pour toutes les retraites complémentaires, quel que soit le montant total perçu par les retraités)
 
9) la question des retraites principales reste ouverte
 
10) baisse de 15% des retraites principales à  DEI (équivalent d'EDF), OTE (le téléphone) et dans les banques nationalisées ou semi
 
11) suppression directe de 15.000 postes dans la fonction publique, et de 150.000 (par non reconduction de postes après retraites, etc...) d'ici 2015.
 
Les enfants font cours dans des écoles sans chauffage, on attend toujours les livres (mais ça, ça paraît franchement anodin comparé à  tout le reste), pour faire des examens à  l'hôpital, il faut avancer les frais (et être remboursé à  70%, si la caisse de Sécu existe encore à  la date du remboursement...) et comme on ne paie pas nos impôts divers (on est imposable à  partir de 5.000 euros par an..., + impôt sur la propriété, et bon nombre de Grecs, pauvres par ailleurs, sont propriétaires, etc etc.),... on nous fait une ponction à  la source sur nos salaires.
 
Mon dernier salaire (janvier, sans la ponction automatique d'environ 30 euros pour impôts, et avant les baisses annoncées aujourd'hui) était de 758 euros. Byzance, quoi.
 
Mon loyer est de 320 euros, le fuel est à  1,06 euros le litre, l'essence à  1.69 (dans le meilleur des cas), le pain à  1.60 le kg, les patates à  0.8, le lait à  1.2 ...
 
Dans les médias, on subit une offensive de propagande incroyable ("c'est dur, mais il faut ça pour se sauver", "c'est l'occasion de mettre de l'ordre avec tous ces tricheurs", etc...),  et les pas nombreux, et seulement dans les médias alternatifs, boycottés et censurés systématiquement, qui affirment qu'il faut dire non, refuser ce prêt et tout ce qui va avec, et retourner à  la drachme qui nous permettrait enfin de nous remettre debout (parce que tant qu'on est ficelés par la monnaie commune, on ne peut rien faire, sinon être plongés encore un peu plus dans la récession), sont accusés de folie, de communisme, enfin bref de tous les maux de l'humanité.
 
Le gouvernement NON ELU et placé là au mépris de la constitution, signe un arrêt condamnantla Grècepour les 50 prochaines années (ce n'est pas une exagération). C'est systématique, organisé, délibéré, et ça fonctionne.
Les Allemands, après avoir retiré leur demande de placer un proconsul en Grèce (Ça a provoqué un tollé, même chez les Allemands ! ), insistent pour que soit créé un compte spécial, destiné au service de la dette, et géré... par eux (les créanciers). On ne précise nulle part qu'ils veulent, c'est un fait, que ce compte soit alimenté non seulement par le prêt à  venir, mais aussi par les recettes de l'Etat, si besoin est.
Ça a un nom : colonisation.
 
On va monter à  Athènes avec Christos, on ne sait encore franchement pas trop pour quoi faire,  je vous tiendrai informés. Je sais que vous faites tout ce que vous pouvez pour faire passer les infos, continuez, c'est la première chose à  faire, on a vraiment besoin de votre soutien.
Beau cadeau d'anniversaire pour Cécilia, hein ? ...  Bon, on lui fera quand même quelque chose d'aussi sympa que possible, sans doute la semaine prochaine.
On pense à vous, on vous embrasse
 
Marie-Laure
Traductions grec-anglais-français
Aighion
Tel/Fax: 00 30 26910 24157
 
INTRO. Sonia est fondatrice du groupe "initiatives des femmes contre la dette grecque", elle est luxembourgeoise. Son mari, Yorgos, est économiste, membre du CADTM, et co-fondateur de l'ELE (le comité pour la constitution d'une Commission d'Audit dela Dette Grecque).
C'est eux qui ont organisé la conférence en mai, à  Athènes (où  j'ai fait de l'interprétariat, et rencontré plein de gens); on doit les rencontrer ce week end, s'ils ont le temps, avec Christos
.
 
« Je viens de tomber là-dessus - je me suis abonée à  Mediapart, je ne regrette pas. Vous pouvez faire circuler, c'est du sérieux.

Mediapart publie le discours de Sonia Mitralia, membre du comité grec contre la dette, prononcé le 24 janvier dernier devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg.
Elle y rappelle que le «droit international oblige (...) les Etats à  donner la priorité  à  la satisfaction des besoins élémentaires de leurs citoyens et non pas au remboursement de leurs dettes».
 
Presque deux ans après le début du traitement de choc imposé par la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne (de l'U.E) et le Fonds monétaire international (FMI) sur  la Grèce :  son bilan est catastrophique, révoltant et inhumain.
Tout d'abord, même les inspirateurs de ces politiques admettent maintenant ouvertement, non seulement leur échec patent mais aussi que leurs recettes étaient dès le début totalement erronées, irréalistes, inefficaces et même contre-productives.
 
En voici une illustration qui concerne non pas une question secondaire mais le coeur du problème, la dette publique grecque elle-même.
Selon tous les responsables du désastre grec, si leurs politiques (d'austérité  plus que draconienne) s'avéraient efficaces à 100%, ce qui est d'ailleurs totalement illusoire, la dette publique grecque serait ramenée en 2020 à 120% du PIB national, c'est-à-dire au taux qui était le sien... en 2009, quand tout ce jeu de massacre a commencé !
En somme, ce qu'ils nous disent, maintenant, cyniquement, c'est qu'ils ont détruit toute une société européenne... absolument pour rien !
 
Mais, comme si tout celà ne suffisait pas, ils persistent à imposer aux Grecs - mais aussi pratiquement à  tout le monde -   exactement les mêmes politiques, qu'eux-mêmes admettent en échec. C'est ainsi qu'on est désormais, en Grèce, au septième « Mémorandum » d'austérité et de destruction des services publics, après que les six premiers aient fait preuve d'une totale inefficacité !
 
On assiste au Portugal, en Irlande, en Italie, en Espagne et un peu partout en Europe à l'application de ces mêmes plans d'austérité draconiens qui aboutissent partout au même résultat, c'est-à-dire enfoncer les économies et les populations dans une récession et un marasme toujours plus profonds.
 
En réalité, des expressions telles qu' « austérité draconienne » sont absolument insuffisantes pour décrire ce qui est en train de se passer en Grèce.
 
Les salaires et les retraites sont amputés de 50 % ou même, dans certains cas, de 70 %. La malnutrition fait des ravages parmi les enfants de l'école primaire, la faim fait son apparition surtout dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des dizaines de milliers de SDF misérables, affamés et en haillons.
Le chômage atteint désormais 20 % de la population et 45 % des jeunes (49,5 % pour les jeunes femmes). Les services publics sont liquidés ou privatisés avec comme conséquence que les lits d'hôpitaux sont réduits (par décision gouvernementale) de 40 %, qu'il faut payer très cher même pour accoucher, qu'il n'y a plus dans les hôpitaux publics de pansements ou de médicaments de base comme des aspirines. L'Etat grec n'est toujours pas capable, en janvier 2012, de fournir aux élèves les livres de l'année scolaire commencée en septembre passé.
Des dizaines de milliers de citoyens grecs handicapés, infirmes ou souffrants de maladies rares se voient condamnés à  une mort certaine et à brève échéance après que l'Etat grec leur a coupé  les subsides et les médicaments.
 
Le nombre de tentatives de suicide s'accroît à  une vitesse hallucinante, comme d'ailleurs celui des séropositifs et des toxicomanes abandonnés désormais à leur sort par les autorités. Des millions de femmes grecques se voient maintenant chargées des tâches normalement assumées par l'Etat à travers ses services publics quand ceux-ci n'étaient pas encore démantelés ou privatisés par les politiques d'austérité. La conséquence en est un véritable calvaire pour ces femmes grecques : non seulement elles sont les premières à être licenciées et sont contraintes d'assumer les tâches des services publics en travaillant de plus en plus gratuitement à  la maison, mais elles sont aussi directement visées par la réapparition de l'oppression patriarcale qui sert d'alibi idéologique au retour forcé des femmes au foyer familial.
 
On pourrait continuer presque à  l'infini cette description de la déchéance de la population grecque.
Mais, même en se liimitant  à  ce qu'on vient de dire, on constate qu'on se trouve devant une situation sociale qui correspond parfaitement à la définition de l'état de nécessité ou de danger reconnu depuis longtemps par le droit international. Et ce même droit international oblige expressément les Etats à  donner la priorité  à  la satisfaction des besoins élémentaires de leurs citoyens et non pas au remboursement de leurs dettes.
Comme le souligne la Commission du droit international de l'ONU, à  propos de l'état de nécessité : « On ne peut attendre d'un État qu'il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu'il abandonne les services publics de telle sorte qu'il livre sa communauté au chaos et à l'anarchie simplement pour ainsi disposer de l'argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce que l'on peut raisonnablement attendre d'un État, de la même façon que pour un individu. »
 
Notre position, partagée par des millions de Grecs, est claire et nette et se résume au respect du droit international. Les Grecs ne doivent pas payer une dette qui n'est pas la leur pour plusieurs raisons.
 - Primo, parce-que l'ONU et les conventions internationales signées par leur pays mais aussi par les pays de leurs créanciers " intiment à  l'Etat grec de satisfaire en toute priorité non pas ses créanciers mais plutôt ses
obligations envers ses nationaux et les étrangers qui se trouvent sous sa juridiction."
 - Secundo, parce-que cette dette publique grecque, ou au moins une part très importante, semble réunir tous les attributs d'une dette odieuse, et en tout cas illégitime, que le droit international intime de ne pas rembourser.
 
C'est d'ailleurs pourquoi il faudrait tout faire pour faciliter la tâche de la campagne grecque pour l'audit citoyen de cette dette afin d'identifier sa part illégitime  et non pas tout faire pour l'empêcher, comme l'Etat grec le pratique maintenant.
Notre conclusion est catégorique : la tragédie grecque n'est ni fatale ni insoluble. La solution existe et la répudiation, l'annulation et le non paiement de la dette publique grecque en font partie en tant que premier pas
dans la bonne direction. C'est-à-dire, vers le salut de tout un peuple européen menacé par une catastrophe humanitaire sans précédent en temps de paix... »
 
Marie-Laure
Traductions grec-anglais-français
Aighion
Tel/Fax: 00 30 26910 24157
 »
 
Les indignés de France: Calendrier des événements
Combien de temps faudra-t-il pour voir une telle situation en France ? Faudra-t-il attendre la faim pour que le peuple français s'indigne ?
 
en grèce,la tragédie,la « dette »…Viviane Charvey a partagé une photo de Univers Sab. 18 févr.: Manifestation de solidarité avec la Grèce - austérité / Paris 16e

Bien entendu, ça a provoqué un ralentissement économique. Le PIB a chuté de 5% au troisième trimestre de l’année dernière. Au quatrième trimestre, il chutait encore plus rapidement, au taux annuel de 7%. Le New York Times nous en dit plus :

Selon de nombreux indicateurs, la Grèce subit une transformation sans précédent dans l’histoire occidentale moderne. Un quart de toutes les entreprises grecques a fait faillite depuis 2009, et la moitié de toutes les petites entreprises du pays déclare être incapable de payer leurs salaires. Le taux de suicide a grimpé de 40% au premier semestre 2011. Une économie de troc est née, les habitants tentant de contourner un système financier en panne. Près de la moitié de la population des moins de 25 ans est au chômage. En septembre dernier, les organisateurs d’un séminaire parrainé par le gouvernement et concernant l’émigration en Australie — un événement qui avait attiré 42 personnes l’année précédente — ont été inondés par 12 000 inscriptions”…

La situation au niveau macro-économique est encore plus ‘transformationnelle’. Les Chinois ont en grande partie pris le contrôle du Pirée, le principal port grec, en vue d’en faire un couloir d’expédition de marchandises en Europe”.

“[...] Le dernier plan d’austérité était censé satisfaire les créditeurs de la Grèce et permettre de nouvelles infusions d’aide financière, évitant ainsi le défaut involontaire — et un ralentissement économie mondial –, mais il rendra néanmoins la vie des Grecs ordinaires encore plus difficile. Le plan réduit le salaire minimum de plus de 20%, approuve des milliers de licenciements et réduit certaines retraites, confirmant probablement le fait que les grèves et les manifestations continueront de faire partie du paysage grec”.

▪ La classe moyenne en première ligne
Comme en Argentine il y a 10 ans, la classe moyenne grecque est frappée de plein fouet. Les classes supérieures sont protégées. Elles ont des actions. Elles ont des comptes dans des pays étrangers. Les plus pauvres, quant à eux, n’avaient rien avant la crise. Ils n’ont pas perdu un centime.

Mais les classes moyennes, elles, perdent des emplois, des revenus… et des allocations. Venant grossir la classe populaire qui a déjà tout perdu. Bref la paupérisation de la Grèce et bientôt de l’Europe

C’est ce qui se passe aux Etats-Unis aussi — et dans une très grande partie de l’Occident. La richesse de la classe moyenne accumulée entre 1980 et 2007 était majoritairement une illusion. C’était de l’argent emprunté sur l’avenir… qui hypothèque désormais l’avenir.

Et M. Prestidigitateur Gouvernemental ne peut pas y faire grand-chose. Le problème, c’est un excès de dette (résidu ou conséquences du système néolibérale. En rajouter ne sert à rien. Saignez a blanc les peuples n’ont plus.

10/12/2011

Le ridicule achève

 

Source  partagéeLe ridicule achève : ZEC plus ultra

Lors d'une séance à l'assemblée nationale, Valérie Pécresse, ministre du budget de droite, proposait d'équiper les polices municipales de gilets…

Lors d'une séance à l'assemblée nationale, Valérie Pécresse, ministre du budget de droite, proposait d'équiper les polices municipales de gilets pare-balles en prélevant 2 millions d'euros sur le fonds pour le relogement d'urgence. Son amendement n'a pas été adopté

Grande déception chez notre "gaulliste sociale" pour qui la " politique c'est améliorer la vie des gens"; grande déception encore chez la bonne chrétienne dont le catholicisme est à la racine d'un engagement politique exemplaire

le ridicule achève,valérie pecresse,virons les lois scélérates

Compte rendu

Deuxième séance du vendredi 2 décembre 2011

. Mme la présidente. Je suis saisie d'un amendement n° 439 portant article additionnel après l'article 23

 La parole est à Mme la ministre

Mme Valérie Pécresse, ministre. Il s'agit de soutenir les communes pour l'acquisition de gilets pare-balles destinés à équiper les polices municipales

Il est donc proposé d'élargir les missions du fonds d'amorçage pour l'équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l'année dernière et doté de 7,5 millions d'euros

M. Jean-Pierre Brard. Quel rapport entre le procès-verbal électronique et les gilets pare-balles

Mme Valérie Pécresse, ministre. Cette dotation sera complétée par 2 millions d'euros prélevés sur les excédents du fonds d'aide au relogement d'urgence.

Mme la présidente. Quel est l'avis de la commission ?

M. Gilles Carrez, rapporteur général (UMP). Je ne suis pas favorable à cet amendement, madame la ministre. On financerait ces gilets pare-balles en prélevant 2 millions d'euros sur le fonds pour le relogement d'urgence. Franchement, ce n'est pas possible

Je sais bien que le FARU a un excédent, que l'on a d'ailleurs déjà utilisé pour abonder la DGF. Mais aller prélever de l'argent destiné au relogement d'urgence pour financer des gilets pare-balles, même si ce sont ceux des polices municipales, non !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Le fait est que les 5 millions d'euros prélevés sur le FARU ne seront pas dépensés d'ici la fin du mois. Nous pensons qu'ils seraient mieux utilisés dans le cadre de l'acquisition des gilets pare-balles. Ces crédits nous ont été demandés par les communes.

Vous savez combien il est difficile..

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Qu'ils les trouvent sur les crédits ad hoc

 Mme Valérie Pécresse, ministre. Monsieur le rapporteur général, pour moi, en tant que ministre du budget, chaque euro doit être dépensé. Voilà, c'est tout.

Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Pierre Brard.

 M. Jean-Pierre Brard.(PS) Cette proposition est invraisemblable. Je ne sais pas lequel de vos conseillers a eu cette idée, madame la ministre, mais si nous décernions comme le Canard enchaîné des « Noix d'honneur », il y aurait droit ! Vis-à-vis de l'opinion, vis-à-vis des associations, troquer des crédits destinés au relogement d'urgence contre des gilets pare-balles…

Si encore, madame la ministre, vous aviez proposé, compte tenu de la situation dramatique des SDF, de troquer une partie des crédits pour le relogement d'urgence contre des couvertures chauffantes, j'aurais compris. Mais contre des gilets pare-balles, non ! Le ridicule a ses limites, même si je sais comme vous tous que, depuis Mme de Sévigné, il ne tue plus, hélas !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Comme l'heure est tardive et que les députés ont le droit de rentrer chez eux pour le week-end – même si les ministres, dont la ministre du budget, devront être présents au Sénat, puisqu'il siègera demain et dimanche –,...

Mme Valérie Pécresse, ministre. Comme l'heure est tardive et que les députés ont le droit de rentrer chez eux pour le week-end – même si les ministres, dont la ministre du budget, devront être présents au Sénat, puisqu'il siègera demain et dimanche…

M. Jean-Pierre Brard. Vous avez toute notre compassion, madame la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. ...et compte tenu du souci que vous exprimez de ne pas toucher aux excédents, qui ne seront pas dépensés, du fonds d'aide au relogement d'urgence, je vous propose de rectifier l'amendement et de simplement élargir les missions du fonds d'amorçage pour l'équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l'année dernière et doté de 7,5 millions d'euros, sous plafond du fonds d'amorçage du procès-verbal électronique.

Mme la présidente. L'amendement n° 439 est donc rectifié. Le 2° est supprimé, et le 3° devient le 2°.

Quel est l'avis de la commission sur l'amendement n° 439 rectifié ?

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Je suis désolé, mais j'y suis également défavorable.

Nous avons suivi, au comité des finances locales, la mise en place de ce fonds d'amorçage pour la procédure de procès-verbal électronique. Il est à peine doté. L'extension du PV électronique, c'est vraiment l'intérêt général, pas seulement celui des communes, mais aussi celui de l'État. Car je rappelle que dans le cadre de la loi de finances pour 2011, nous nous sommes mis d'accord pour qu'il y ait dorénavant un partage du produit des amendes, 48 % allant à l'État et 52 % aux collectivités territoriales. Nous n'avons pas suffisamment de fonds pour généraliser le PV électronique, dont on a pourtant besoin. Cela pose tout de même un énorme problème d'aller pénaliser le financement de cette procédure, à laquelle tout le monde adhère, pour acheter des gilets pare-balles !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre. NN

Mme Valérie Pécresse, ministre. Monsieur le rapporteur général, si je comprends vraiment votre souci – que je partage – de développer le procès-verbal électronique, je souligne qu'il existe aussi des situations d'urgence et la situation des communes est telle qu'elles ont aujourd'hui besoin d'assurer la protection de leur police municipale. Il s'agit d'acheter des gilets pare-balles. Bas

 M. Jean-Pierre Brard. Qu'elles se les achètent !

Mme Valérie Pécresse, ministre. Elles prendront la bonne décision, mais on ne peut me dire, comme hier, que l'État ne doit pas mettre à la charge des communes des obligations supplémentaires et, quand elles demandent de pouvoir disposer de l'argent nécessaire pour sécuriser leur police municipale, me répondre que ce n'est pas possible.

Monsieur le rapporteur général, nous sommes issus de la même région. Vous savez bien que face à la recrudescence de la violence, notamment dans certains quartiers de nos banlieues, le sujet de la protection des polices municipales se pose. VVV

Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Pierre Brard.

M. Jean-Pierre Brard.. Ç'en est trop ! C'est dommage, nous étions partis pour bien finir cette séance – enfin, relativement.

Tout d'abord, madame la ministre, c'est aux communes de faire leurs choix, librement et pas avec les transferts que vous proposez. Je trouve cela assez indécent. Surtout que, si j'en crois ce qu'on m'en dit, pour les soldats qui partent en Afghanistan, les gilets pare-balles sont de si mauvaise qualité qu'on laisse à leur charge l'achat de gilets pare-balles plus sûrs. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

 M. Jean-François Lamour. Ridicule ! C'est vous qui finissez mal, monsieur Brard !

 

Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Pierre Brard.

 

M. Jean-Pierre Brard.. Ç'en est trop ! C'est dommage, nous étions partis pour bien finir cette séance – enfin, relativement.

 

Tout d'abord, madame la ministre, c'est aux communes de faire leurs choix, librement et pas avec les transferts que vous proposez. Je trouve cela assez indécent. Surtout que, si j'en crois ce qu'on m'en dit, pour les soldats qui partent en Afghanistan, les gilets pare-balles sont de si mauvaise qualité qu'on laisse à leur charge l'achat de gilets pare-balles plus sûrs. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

M. Jean-François Lamour. Ridicule ! C'est vous qui finissez mal, monsieur Brard !

M. Jean-Pierre Brard. Cet amendement est donc complètement déplacé. Et l'ire du rapporteur général me semble tout à fait justifiée.

Mme la présidente. La parole est à M. le rapporteur général.

M. Gilles Carrez, rapporteur général. J'ai une proposition, madame la ministre. Vous le savez – je me tourne vers Michel Bouvard parce que nous avons travaillé ensemble sur le sujet –, il existe un fonds d'intervention pour la prévention de la délinquance. Le FIPD – qui est d'ailleurs abondé par des crédits initialement destinés à la dotation globale de fonctionnement – finance toutes les actions nécessaires à la prévention de la délinquance. Ce fonds est fait pour cela. Finançons cette dépense de deux millions d'euros à partir du FIPD. Voilà la proposition que je vous fais.

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Je suis désolée, parce qu'en règle générale, nous nous retrouvons, avec M. le rapporteur général. Mais je ne peux pas accepter que l'on sacrifie des actions qui sont absolument nécessaires, qu'il s'agisse d'actions conduites en direction de certains publics pour prévenir la délinquance, ou qu'il s'agisse de soutiens aux collectivités dans leurs politiques de prévention. On ne sacrifiera pas la prévention de la délinquance pour l'achat de ces gilets. Nous avons besoin de ces budgets.

J'étais prête à trouver l'argent. M. Bouvard et d'autres me disent qu'il ne faut pas utiliser de l'argent non distribué. Je fais donc un effort pour trouver l'argent. Je vous le trouve sous plafond du procès-verbal électronique. Quoi qu'il en soit, il n'est pas question de le trouver sur les budgets de la prévention de la délinquance, qui sont ultra-nécessaires aujourd'hui en France.

M. Jean-Pierre Brard. Ce ne sont pas les seuls à être nécessaires : il y a la santé, l'aide sociale, et j’en passe.

 Mme Valérie Pécresse, ministre. La prévention est nécessaire, mais si vous me dites que vous préférez la répression, monsieur Brard…

 Mme la présidente. Madame la ministre, pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, serait-il possible de rappeler encore une fois quels sont les termes exacts de la rectification de votre amendement ?

Mme Valérie Pécresse, ministre. Il s'agit de supprimer l'alinéa concernant les 2 millions du fonds d'aide au relogement d'urgence qui ne sont pas dépensés. C'est le fonds d'amorçage des procès-verbaux électroniques qui peut être utilisé, si les communes en ont besoin et en font la demande, afin de financer des gilets pare-balles pour les polices municipales

 Sur le plan rédactionnel, le 2° est supprimé, en conséquence de quoi le 3° devient le 2

Mme la présidente. La parole est à M. le rapporteur général .

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Je suis défavorable à l'amendement ainsi rectifié.

 

Sur le plan rédactionnel, le 2° est supprimé, en conséquence de quoi le 3° devient le 2°.

Mme la présidente. La parole est à M. le rapporteur général.

(L'amendement n° 439 rectifié n'est pas adopté.)

Diffusion du compte rendu sur Mille babords,

Alternative libertaire - Défendons nos libertés contre l'ordre moral !

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu