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14/07/2011

Pourquoi nous avons peur de changer

Texte paru dans Agoraphobie et liberté.  : « Étrange association que la peur des grands espaces et le libre arbitre.

 Ce matin, après une dispute, résultat et conséquence de mes angoisses mal gérées, je viens de comprendre le lien entre mes attaques de panique et ma peur d’être libre de choisir ma vie.

Comme moult enfants uniques et « petits derniers » de la fratrie, je me suis construit en obéissant d’abord à un père autoritaire et à une mère manipulatrice et anxieuse, une sœur entièrement sous la coupe de mon père, je fus d’abord un enfant sage, très sage, trop sage, tranquille et sans histoire, on me fichait la paix puisqu’on me prenait pour un débile léger. J’étais prêt à tout faire pour plaire, et surtout ne pas déplaire.

Quand, trahi par mon institutrice, mes parents ont découvert que j’étais intelligent, ils n’ont plus eu de cesse que je sois le premier partout et toujours. Famille d’émigrés juifs allemands réfugiés en France, d’une culture familiale d’excellence élitiste, nous étions condamnés à réussir tous, mais aussi pour ne jamais dépendre de personne et ne plus jamais être humiliés, comme le fut mon père sous le régime nazi, puis à travers ses pérégrinations en France où il survécut à la guerre pour devenir un chef d’entreprise respecté et reconnu. Bref, ce fut le début de mes problèmes. Ma sœur aînée devint encore plus jalouse de moi, mon père mit tout à ma disposition pour que je sois toujours le premier à l’école. Ma mère, « angoissée de naissance », selon ses propres dires, mal aimée de sa mère, a passé sa vie à travailler d’arrachepied pour ne pas déchoir. D’une position de famille allemande bien établie depuis moult générations, ne pas décevoir son père qui était Dieu incarné à ses yeux, et, en même temps, incapable de donner ou recevoir de l’affection d’une mère par ailleurs très généreuse avec les pauvres et très pieuse.

 

J’ai surtout connu ma mère angoissée, passant une grande partie de son temps à gérer ses angoisses en se sécurisant comme elle pouvait : d’abord en se mettant sous l’aile de gens dignes de confiance comme mon père, ou bien de la femme qui l’a protégée pendant la guerre lors de sa fuite en zone libre, jusqu’à ce qu’elle retrouve mon père, puis qu’ils soient cachés par des justes dans une ferme du sud Aveyron. Ensuite, elle s’est mise sous la protection du dieu travail qui, lui aussi, devait lui assurer la tranquillité sur terre. Travaillant 10 à 12 heures par jour, mangeant à toute vitesse à midi tout en parlant travail avec mon père, inquiète que nous salissions ses jolis meubles Louis XV. Toujours aimable avec tous, et cherchant à faire plaisir à tout un chacun afin d’interdire toute marque d’hostilité.

Mais plus elle se rassurait, et plus elle avait peur de tout perdre. Elle invoquait souvent la possibilité que l’entreprise fasse faillite. Elle craignait le désordre et la laideur comme la peste. Malheureusement, comme tout mécanisme de défense, le besoin de réassurance est comme une drogue qui finit par ne plus fournir la prestation attendue : plus on en prend, et plus on devient dépendant, et plus on est en manque, et plus on en prend, d’où le cercle vicieux. La solution finit par amplifier le problème qu’elle est censée résoudre.

Par ailleurs, je n’ai pu satisfaire mes parents que jusqu’en 5ème, ou j’ai pu rester premier de classe. Mais dès la 4ème, mes résultats ont commencé à flancher, mes angoisses ont empiré, j’avais des maux de ventre terribles, des malaises en classe qui m’obligeaient à sortir pour aller à l’infirmerie, mes parents, ne voulant que mon bien, commencèrent à consulter, et je rencontrais entre autres un psychiatre qui diagnostiquait par électroencéphalogramme que j’étais intellectuellement en avance, mais que je n’aurais jamais dû lire Alexandre Dumas si tôt, probablement pour des raisons liés à un freudisme mal digéré. Bref, bien que juif lui-même, il ne pouvait pas comprendre que j’étais tellement centré sur les attentes des autres, tout en ayant peur de ne pouvoir les satisfaire, que je me retrouvais littéralement « hors de moi ». D’où une anxiété permanente et diffuse, que mon manque de sociabilité ne pouvait compenser. Solitaire, car complexé de ma petite taille, je ne me sentais pas capable de me confronter à mes pairs plus grands et plus matures physiquement. Je me sentais incapable de me battre avec eux, bien que je fasse du judo, et il est probable que j’aurais su me débrouiller, si je m’étais fait confiance. Je préférais rester dans les jupes de ma nounou dont l’amour m’était acquis et que je pouvais manipuler à ma guise.

Bref, je ne pouvais, dans cette dynamique, que finir par m’opposer. Je devins donc un rebelle. Ne pouvant réussir en obéissant, ne pouvant plus être le meilleur, je ne pouvais que devenir le pire, la médiocrité m’étant de fait interdite.

Ainsi je me suis retrouvé, en partie malgré moi, dans une position d’opposant en colère, incapable de tenir un travail salarié, de m’engager dans une relation affective de longue durée, Don Juan infatigable en quête du graal féminin, mais en même temps, campant sur une position de supériorité morale, puisque, intelligent et génie méconnu, je savais tout mieux que tout le monde. Voulant échapper au modèle familial, j’y suis tombé à bras raccourcis. J’ai en fait joué à fond le rôle qu’on m’a assigné, celui de l’enfant intelligent et doué, mais bizarre et marginal, incapable de se débrouiller seul face aux difficultés de la vie. Je me suis retrouvé ambitieux et élitiste, et j’ai fini comme mon père en tyran domestique, et comme ma mère par être anxieux, je me sens incapable de décider hors d’un système binaire : j’ordonne, j’obéis ou je m’oppose.

Pas étonnant que face à des difficultés à affronter de sérieuses épreuves, une séparation très difficile et la maladie de proches, je finisse par devenir phobique et que je cède à des attaques de panique, qui ont commencé par l’incapacité à prendre le métro, et qui ont fini par la peur de sortir de chez moi. Je me suis retrouvé acculé par mes peurs. Derrière toutes ces peurs se cache surtout la peur de la liberté.

C’est ainsi que je viens de comprendre pourquoi mes patients ont tellement peur de bouger de leur position de vie. Si comme dans toute bonne thérapie, le patient prend conscience de son conditionnement familial, s’il comprend comment il est l’acteur de son propre malheur, mais aussi de ses réussites, si donc il entrevoit comment se libérer de sa névrose, il n’est pas étonnant qu’il éprouve le vertige devant la liberté qui se présente à lui. Le choix des options est tellement vaste qu’il peut en être saisi d’effroi, comme un voyageur débouchant sur un immense et magnifique désert, ou un étranger se retrouvant au milieu de la place de l’Étoile, avide de découvrir Paris. Par où commencer ?

L’angoisse, quand nous arrêtons de la fuir ou de vouloir la maîtriser devient une source de créativité. Si on ose la vivre, la suivre et la traverser, elle nous guide vers des émotions sous-jacentes, vers de l’énergie, et la vraie prise de conscience. Si on cesse de la voir comme une ennemie à abattre, ou à maîtriser, elle nous guide vers de nouvelles directions.

Ludwig » Un texte, hymme a la liberté face au formatage de la société. cf « Les stratégies et techniques employées pour la manipulation de l'opinion publique et de la société "  10 principes de contrôle de la société, Révolution virtuelle et révolution réelle

 

13/07/2011

10 principes de contrôle de la société

 

|1| La stratégie de la diversion

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. "Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux." (extrait de "Armes silencieuses pour guerres tranquilles")

|2| Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée "problème-réaction-solution". On crée d'abord un problème, une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

|3| La stratégie du dégradé

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en "dégradé", sur une durée de 10 ans. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution si ils avaient été appliqués brutalement.

|4| La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat. D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. Exemple récent : le passage à l'Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple : les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.

|5| S'adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Exemple typique : la campagne TV française pour le passage à l'Euro ("les jours euro"). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? "Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'une personne de 12 ans." (cf. "Armes silencieuses pour guerres tranquilles")

|6| Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion

Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements...

|7| Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. "La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures." (cf. "Armes silencieuses pour guerres tranquilles")

|8| Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver "cool" le fait d'être bête, vulgaire, et inculte...

|9| Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de révolution !...

|10| Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

Eriku contre les banques : "Si le quart des gens étaient au courant de l'information qu'il y a dans ce tableau, il y aurait une révolution avant demain matin! Ces chiffres sont ceux des américains et je sais que quelqu'un finira par dire que c'est différent ici. Oui nous sommes pire comme l'indiquait Léo-Paul Lauzon dans son blogue ce matin:

«Même l’organisme patronal du Conference Board a reconnu récemment que les inéga...lités de revenu progressaient plus vite au Canada qu’aux Etats-Unis (14 septembre 2011). Plus vite qu’aux States, le pays le plus inégalitaire des membres de l’OCDE. Pas plus vite qu’en Suède, qu’au Brésil ou qu’en France, mais plus vite chez l’oncle Sam. Pourquoi vous pensez?»

source de la photo: http://www.nytimes.com/2011/09/04/opinion/sunday/jobs-wil...

 

Diviser pour mieux régner, est ce la nouvelle stratégie de Vladimir Poutine.

 

Invité Klaus Segbers : pour expliquer

 

Nous le rencontrons : Alors Vladimir Poutine est en froid avec Barack Obama, en difficulté avec l'Union Européenne, tous cela a cause du dossier Ukrainien : quelle peut être dans ce contexte la stratégie du président russe?

 

Klaus Segbers, directeur de l'institut sur l'Europe de l'est, Berlin : " La stratégie du président russe consiste principalement a obtenir trois choses impossibles

- Premièrement : garder la Crimée

- Deuxièmement : Garder une grande influence en Ukraine sans intervention militaire directe ou de manière indirecte comme c'est le cas en ce moment pour empêcher que l'Ukraine n'adhère à l'Union Européenne ou à l'Otan, ce qui serait encore pire pour lui .

- Et la troisième option, objectif pour Poutine : Eviter à un niveau accrue de sanction économique au niveau européenne, car cela aurait un impact sans doute assez important pour différent secteurs économiques de Russie. Cela ferait mal et Poutine tient absolument à l'éviter. .

 

En France, il va essayer de discuter au niveau bilatéral avec différents interlocuteurs occidentaux pour voir aussi quelles sont les nuances ou accent qu'y les distinguent.

 

Ce travail de sape au sein de l'Union Européenne est aussi en marche en Russie (( Russie : la Machine a propagande) pour discréditer tout ceux qui pourrait s'opposer à lui, Poutine a décider de mettre en place des méthodes bien huilé :

 

En Russie, la guerre des images est sans merci. A la télévision d'état, les miliciens postés dans l'est de l'Ukraine sont systématiquement traité en héros face à ce qu'ils appellent en Russie les fascistes de Kiev. La propagande du Kremlin repose sur la manipulation par l'image. Des images montées de toutes pièces qui montrent des ukrainiens en fuite ou encore des ukrainiens tués qui sont en faites des rebelles du Caucase.

 

Les blogueurs comme Ienaf Podorna sont également visés par les trolls. L’objectif est d'obtenir l'interdiction des blogs. la justice oblige les blogueurs les plus en vue à s'enregistrer légalement. L’incitation à la rébellion, même pour un simple commentaire est passible de poursuite.

 

Ilja Jachin, blogueur et membre de l'opposition : " Les voies dissidentes sont exclus du réseau. Certains internautes ont été poursuivis en justice pour avoir légalement partager ou aimer des liens sur faceebook "

 

Pour discréditer l'opposition et les ONG, le Kremlin n'hésite pas à engager des équipes de tournage fidèle au régime seul autoriser à filmer les perquisitions. Les autres journalistes doivent se contenter de scène de violence policière

 

Maria Lipman,, politologue : " Cette prolétarisation rampante provoque parfois de violent conflit au sein des familles russes. Il arrive que les meilleurs amis du monde se fâchent parce qu'ils ne seront pas d'accord sur la politique Russe en Ukraine.

 

La propagande du Kremlin s'insinue de plus en plus dans les esprits. Pour s'informer sur le conflit en Ukraine, plus de 90% des russes consultent les médias publics et ils sont de plus en plus nombreux a soutenir leur président Vladimir poutine.

 

"Trolls, pressions, messages de propagande. Ces méthodes sont dignes de la guerre froide. Assistons nous Klaus Segbers a un retour de l'endoctrinement avec Poutine au Pouvoir.

 

Klaus Segbers : Je ne suis pas tout a fait sur. J'ai plutôt l'impression qu'il s'agit d'autre chose. quand un pays à un président qui à le soutien de 83% de sa politique, 83% des russes approuvent la politique et la politique ukrainienne de Poutine. L’explication est la suivante, il y a quelques années, la Russie agit dans un processus prudent de modernisation qui a été brutalement arrêté. depuis lors tout est arrêté. Le secteur de l'énergie reste un monopole et c'est une évolution dangereuse pour la société. Si l'économie se portait mal, si les gens étaient insatisfait et deviendrait peut être nécessaire de Controller l’économie. C'est peut être une partie de sa stratégie.

 

 

A voir aussi sur le sujet :

Divisé pour mieux régner– L’indigné révolté

 Complément d'enquête - Poutine: Le Tsar système :

Le système Poutine - HD - FR - COMPLET - YouTube :

 

 

 

 

d'angela merkel,capitalisme,crise,zone euro,'allemagne,austérité,l'eurozone,mario draghiconclusion :

 En illustrant par une citation d'un think thank financier ,  nous pouvons voir a travers le constat de la grande dégradation du marché de travail, de la hausse de la précarité.

La politique du différé / diviser pour mieux régner est ainsi appliqué concernant "la crise de la dette" par des attaques ciblées sur les pays du sud de l'Europe ( Grêce, Espagne, portugal, Italie), la France était en attente des plans de rigueurs et l'Allemagne est excempté pour l'instant. Cela à permit d'exacerber les égoismes entre les peuples qui se sert la ceinture et ceux qui subissent de plein fouet les " plans de rigueurs". NB :Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux

A lire : Toutes les conditions sont réunies pour une banqueroute générale, Krach Boursier | La Chronique Agora - Part 2, Think Thank - l'indigné, L’Engrenage - Antalya, Think Thank - Citizenkhane, Le crime de la Fed  - Saltabank, " End of Liberty " - l'indigné révolté, The Corporation : Think Thank  - Altermonde, Les thinks thanks - Alterfinance, DE LA SERVITUDE MODERNE - YouTube, Crise aux pays des merveilles, Lien entre capitalisme et l’endettement - Antalya, La Finance imaginaire - Hensozu

 voir :  Manager de transition, L'art D'ignorer les Pauvres , Situation du travail en FranceAttention Danger TravailEconomie, poitique, sciété

 cf TV lobotomie , La crise au pays des merveilles - YouTube: Rapport Gallois : le mirage de la compétitivité par lepartidegauche , Créer des problème, puis offrir des solutions - l'indigné révolté

 Source : syti.net, 2002  Ecouter également 10 principes de contrôle de la société, Europe et Nouvel Ordre Mondial, Edward Bernays, le père de la propagande, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit !, Le gouvernement mondial débusqué en état modifié de conscience, Crise financière - ce que le public devrait savoir. - on Dailymotion , La faillite de la première économie du monde ?, Scandale financier à la CGC, le syndicat des cadres, L'agonie de la démocratie... , Le retour de l'Histoire, La démocratie menacée? Je...  , Quand les démocraties (...  , Référundum populaire a échouer - citoyenactif 

 

 , 10 principes de contrôle de la sociétéLes stratégies et techniques employées pour la manipulation de l'opinion publique et de la société, : La pompe à phynance - Les blogs du Diplo : - de Frédéric Lordon ( cf  source : Conspirationnisme : la paille et la poutre - Les blogs du Diplo ), pensée complotiste d'A. Soral

 

 

 

 

17/06/2011

Bouffée d'espoir

Suite à la faillite qui a ébranlé l'Islande et son élite politique, 25 « conseillers » élus parmi la société civile planchent sur une nouvelle constitution collaborative. Flore Vasseur fait le portrait de l'une d'entre eux, Birgitta Jonsdottir, poète et ex porte-parole de WikiLeaks.

 

( Birgitta Jonsdottir - Wikimedia )

Birgitta Jonsdottir.jpg

Le Ministre des affaires étrangères britannique, le patron de Goldman Sachs international, le vice-Ministre des affaires étrangères chinois, le patron de Publicis et une centaine d’autres ont probablement refait le monde la semaine dernière à la réunion du Bilderberg. Mais il y en a une qui n’est pas prête d’être sur le radar de ces illustres « bbs’ » (nom de code des participants au Bilderberg), tant elle est à l’antithèse de leurs valeurs. Et pourtant elle fait bouger son monde. Je veux vous parler aujourd’hui de la députée islandaise Birgitta Jonsdottir.

Son nom ne vous dit peut être rien et c’est normal car la jeune femme n’est visiblement pas là pour la gloire. Birgitta Jonsdottir est poète à ses heures, ex porte-parole de WikiLeaks, organisation avec laquelle elle a d’ailleurs pris ses distances il y a un moment (cela ne l’empêche pas d’être au cœur de l’enquête américaine visant à juger Julian Assange pour espionnage). Agée d’une quarantaine d’année, elle est représentative de cette génération de figures politiques spontanées, issue des mouvements de protestations populaires, la révolution silencieuse islandaise dans le cas présent. Chantre de la liberté d’expression (elle est à l’initiative du projet IMMI qui vise à faire de l’Islande un paradis – au sens de lieu protégé - pour les journalistes et « sonneurs d’alerte ») et du sursaut démocratique, elle est l’une des chevilles ouvrières de l’incroyable travail que l’Islande tente de mener sur elle-même.

Acculé à la faillite en 2008, sa population a fait assez vite le lien entre choix économiques désastreux et responsables politiques. Les banques ont été nationalisées, le gouvernement et le parlement renversés, quelques politiques traduits en justice et le peuple a été sollicité par referendum sur son avenir. Le tout aboutissant assez logiquement à la volonté d’un profond renouveau constitutionnel.

Depuis avril dernier, 25 « conseillers » élus (de manière assez chaotique) sont chargés de diriger l’écriture de la nouvelle constitution du pays. Physicien, directeur de théâtre, pasteur, professeur d’économie, journaliste, avocat, étudiant, ils sont issus de la société civile. Le processus se veut collaboratif. Les projets de clause sont publiés sur le site du gouvernement chaque semaine. Les internautes peuvent directement réagir sur le forum dédié et/ou sur la page Facebook du « conseil » lequel partage ses idées sur Twitter, poste des interviews sur une chaine Youtube ou des photos des séances de travail sur Flickr.

Chacune des réunions est retransmise en directe et ouverte au public. On bataille sur les droits et devoirs du parlement et des parlementaires, la séparation des pouvoirs, la propriété et l’utilisation des ressources naturelles et le transfert de souveraineté à des organisations internationales (le pays a la présence du FMI en travers de la gorge et l’adhésion à l’Europe en question). Les 25 doivent rendre leur copie fin juillet, laquelle sera soumise, sauf contre-ordre à referendum. Ce sera alors, véritablement un document par le peuple, pour le peuple. Il est peu étonnant que ce processus inédit de e-politique émane d’Islande, micro pays assis sur une mine d’or, isolé de tout mais encore bien connecté à ses mythes et fou d’Internet (2/3 de la population est sur Facebook).

Militante et parlementaire, Birgitta est au cœur de cette réappropriation des institutions. Fille de troubadours, elle fréquente tôt les meetings et autre sit-in par sa mère, militante en faveur de la paix. Adolescente, elle rejette en bloc son éducation flower power, vire punk. Rebelle émancipée des illusions libertaires, elle se dit anarchiste réaliste « la plupart des gens ne veulent pas être responsables. Ils veulent que le système les prenne en charge. Ils ont abandonné leur pouvoir de co-création de la société. C’est l’une des raisons de la catastrophe actuelle. (…) Il faut réinvestir dans la démocratie » répète-t-elle. Bouddhiste, s’autoproclamant « aborigène high tech », Birgitta voudrait que tout le monde s’aime et se soulève. Elle n’en est pas moins réaliste : « les gens ne descendront dans la rue que quand ils seront affamés ou victimes d’injustice eux-mêmes ».

Et de fait, ici les filets de sécurité de l’Etat-Providence protègent aujourd’hui la caste politique d’une véritable rébellion, et le système d’une véritable réforme. Mais jusqu’à quand ? Il nous faudrait beaucoup de Birgitta, ce genre de fêlés qui laissent, comme le disait Audiard, passer la lumière."


source Marianne  : Marianne a pas de corones dans ses pages, mais ses blogueurs, si... cf Le pire n'est pas sûr, mais on ne regrette jamais d'y être préparé

 

 

 
 
 
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