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02/07/2016

Quand ils sont venus...

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Quand ils sont venus, je n'ai rien dit

Quand ils sont venus... (Avignon 2014 / France Culture) Extrait de l'émission "Des idées sous les platanes" du 16 juillet. Une émission de Xavier de La Porte, sur France Culture, réalisée en Avignon.
Durant tout le festival, ils nous ont offert une tribune quotidienne pour parler de notre lutte.
Grand merci à eux !

 "Jamais je n'oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée"

Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, rescapé de la Shoah, s'éteint à 87 ans.

Pour l'évoquer, Claude Lanzmann sera demain à 7h45 l'invité du 6/9.

 

Ce texte, très connu, est encore tellement (trop) d'actualité ! Lecture par la Coordination Nationale des intermittents et précaires, France Culture, Avignon 2014. trois évènements récents pour justifier de cette phrase 

 
 
 
 

Révolte contre l’expulsion d’un Algérien

"Ce n’est pas la première fois que le centre de rétention de Vincennes est détruit suite à un mouvement de révolte. En 2008 déjà, suite à la mort d’un des leurs laissé mourir sans soin par les flics qui gardent le centre, les retenus (c’est ainsi que l’administration appelle les personnes enfermées dans les centres de rétention) s’étaient révoltés et le centre avait entièrement brûlé. Cette année là, 6 mois de protestation et de lutte s’étaient enchaînés."

un lien.


 "ménard au secours du gouvernement ? -Sa police municipale (milice) interpelle, plaque au sol, et menotte les jeunes communistes qui collaient des affiches contre la loi Travail" MM

Lors du conseil municipal du 17 mai 2016 le Maire de Béziers, qui n'est jamais le dernier pour se vautrer dans la boue des plus basses attaques politiques, accusait publiquement notre camarade Jean Couquet d'avoir tagué sur les murs de la ville. Jean est le fils d'Aimé Couquet, conseiller municipal et communautaire communiste et premier opposant à la politique conduite par Robert Ménard. Souvent à court d'arguments le Maire, qui n'hésite pas depuis son élection à répondre par l'insulte, a franchi un pas que nous ne saurions tolérer, que tous les démocrates et républicains de notre ville doivent condamner fermement.

Que reproche exactement Robert Ménard à notre camarade ? Le soir du 16 mai 2016, plusieurs camarades et sympathisants du Mouvement des Jeunes Communistes sont allés afficher en ville afin d'appeler à la manifestation pour le retrait de la loi travail qui se tenait le lendemain. Avec une violence inouïe et jamais vue dans notre ville, les équipes de nuit de la Police Municipale ont interpellé Jean et une jeune camarade qui n'avait pas commis d'autres tords que de coller des affiches. Menotté, plaqué au sol et conduit au poste comme un délinquant, il en est ressorti sans être inquiété quelques dizaines de minutes plus tard, sans avoir eu à signer le moindre procès-verbal. Que sont donc les éléments prétendument détenus par le Maire, selon ses dires en conseil municipal ? Qu'a pu justifier une telle interpellation, alors que dans un centre-ville truffé de caméras de sécurité, la moindre preuve de culpabilité aurait été immédiatement utilisée à charge ?

Robert Ménard, qui soutient publiquement la loi travail, a t-il voulu donner un coup de pouce au gouvernement socialiste, qu'il critique au possible sauf quand il s'agit d'acter la régression sociale ? Est-ce pour cela qu'il semble se réjouir du désengagement de l’État en matière de sécurité publique et qu'il utilise sa milice municipale pour criminaliser le mouvement social ? Ou bien, au vu de son incapacité à contrer Aimé Couquet politiquement, a t-il voulu créer un nouveau buzz ?

Quoi qu'il en soit de ses raisons, que seul lui dans sa basse conception de l'élu et de l'action politique doit comprendre, ces accusations publiques ne sont ni plus ni moins que de la diffamation. Lors du conseil municipal du 28 juin, il a refusé de présenter la moindre excuse publique.

C'est à Aimé et Jean Couquet de décider des suites à donner à cette affaire, dans ce combat ils reçoivent toute la solidarité et le soutien des Jeunes Communistes de Béziers.

Les Jeunes Communistes de Béziers

Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester

Martin Niemöller

Information complémentaire :

Un des reproches fait aux camarades concernant l'affichage a été d'avoir collé sur l'ancien cinéma Palace avenue St Saens...

Visiblement, quand c'est les fachos qui y collent quelques jours plus tard, les caméras de sécurité ne fonctionnent plus et la Police Municipale n'interpelle plus !

Soutien à nos camarades accusés à tort par Robert Ménard
Tag(s) : #béziers, #MJCF, #luttes, #soutien
Quand ils sont venus, je n'ai rien dit

 

 Quand ils sont venus...Par Enkolo dans Accueil le 2 Juillet 2016 
Quand ils sont venus... par Citoyenactif le 02/07/2016

 Quand ils sont venus... sur citizen khane

Quand ils sont venus, je n'ai rien ditCréé le mercredi 29 juin 2016 

 

07/06/2016

Un printemps français

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L'hebdo 

HEBDO N° 1335 DU 02 juin 2016Un printemps français 

LIRE EN LIGNE   TÉLÉCHARGER

 

 

Un cul-de-sac : c’est ainsi que le Times voit la situation de François Hollande après les concessions du gouvernement sur la loi travail. Le niveau de contestation prouve qu’il a eu du courage, estime pourtant une partie de la presse étrangère.
 
 Les médias bourgeois européen sur la me^me lignes que ceux en France, peut être une peu de la contagion alors qu'un mouvement de grêve général a lieu en belgique sur la question là aussi d'une loi travail Nouveau chaos sur les routes wallonnes dès ce soir? Des camionneurs appellent à bloquer la Belgique WWW.RTL.BE|PAR RTL NEWMEDIA Belgique ! le gouvernement belge veut imposer sa loi travail, la riposte est d'ampleur!  Ce serait bien que la contagion sociale s'étende a d'autres pays et que nous puissions faire une convergence entre salariés, précaires, chomeurs et étudiants
 
 

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499

« Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d'abuser de leur liberté, c'est-à-dire d'empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C'EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c'est la liberté. La sécurité c'est la protection. La protection c'est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C'EST LA Liberté Des Peuples

De la bouche d’un gaulliste à celle d’un Premier ministre socialiste. En passant par une affiche de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen dans les bras, pour les régionales en Paca, en 1992. « La sécurité, première des libertés » est une formule qui a fait du chemin, avant d’être reprise par Manuel Valls le 13 avril, dans l’hémicycle, pour défendre le controversé projet de loi sur le RENSEIGNEMENT.

Un ensemble d'anedoctes et de phrases d'hommes politiques pour l'étayer

à l’album Hollandie 5.

 
la vidéo de PCF section Montreuil.La modernité ne peut pas être une course au plus compétitif. Si les français acceptent la baisse de leurs salaires par la loi travail, d'autres devront le faire aussi pour rester plus compétitifs, et ainsi de suite. Jusqu'où ? Jusqu'à ce que les salariés ne soient même plus en état de travailler tellement ils vivront dans la misère ? Ce système est une impasse, il faut en changer, avec tous ceux qui dans le monde commencent à s'en rendre compte. Et ils sont nombreux.
 

Macron est venu ce matin inaugurer le timbre des 80 ans du Front Populaire (sic) à la poste principale de Montreuil : il a été bien reçu. (photos Julien Leyje)

 

Envoyer Macron commémorer le Front populaire, c'est un peu comme si on envoyait Marc Dutroux inaugurer une école primaire. Imaginez la réaction des parents d'élèves." 

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Macron en déplacement...
Les 4 vérités des manifestants! Bravo à eux!

 

Romain est toujours dans le coma depuis la manif du 26 mai.
L'impunité policière va durer combien de temps ?
‪#‎OùEstLaViolence‬ ‪#‎Antirep‬ ‪#‎Antiprec‬

 

« ... La suite nous est racontée par deux autres témoins oculaires, Paul et Marie (1). Peu de temps après avoir démarré, l’estafette des pompiers se gare quelques centaines de mètres plus loin, le temps qu’un autre véhicule, mieux médicalisé, ne prenne en charge Romain. «Le voyant entrer bien portant dans le camion des pompiers, on a trouvé bizarre que deux CRS s’y engouffrent. Du coup, on l’a suivi.» Ils disent ensuite avoir vu, via une vitre latérale, «deux CRS casqués se pencher sur lui», le pompier de service restant «en retrait» de la cabine. Nos témoins n’ont pu observer directement le corps de Romain, seulement les deux CRS. Mais ils affirment que «leurs gestes étaient violents, au point de faire bouger le fourgon». Premier secours, acte d’intimidation ? Dans un appel téléphonique passé à des proches depuis le camion de pompiers (Libération a eu accès à la bande audio), on entend juste Romain crier sa douleur... » 

 
 
a publication deÉtudiants communistes Strasbourg - UECÉtudiants communistes Strasbourg - UEC a ajouté 3 photos — à Heppner Strasbourg.Au piquet de grève chez Heppner Strasbourg (rue de la Station), un camionneur a volontairement roulé sur un travailleur un grève ! L'ambulance est sur place, letravailleur a perdu conscience.La direction de l'entreprise devra répondre : quel prix est-elle prête à payer pour faire taire des salariés ? Le profit compte-t-il plus que la vie de ses travailleurs ?
 

Objectif de FFF - Fédération Française de Football : que la France soit fière de ses 23 bleus.Foot : la FFF veut nous faire aimer les Bleus FRANCEINTER.FR

 Selo Alain bauer "Le même problème existe également pour la formation au hooliganisme et aux mouvements de foule, qui est incluse dans les nouveaux modules. Les agents de sécurité doivent régulièrement assister à des « recyclages », obligatoires tous les quatre ans, ce qui permet de remettre tout le monde au même niveau".

 Qui est Alain Bauer  >> A lire aussi : « Il faut garder le même esprit de solidarité qu'après les attentats »Les marchands de peur. La bande à Bauer et l ... - citoyen actif - Blogs,  alain bauer - citoyen actif - Blogs

Des effectifs réalistes ?

Si les formations ont été prises d’assaut, un autre problème subsiste : celui de l’évaluation des effectifs nécessaires. Alain Bauer, du Cnaps, déjà interrogé par 20 Minutes il y a deux semaines, i(...)« Tous les opérateurs de sécurité privée le disent et l’ont répété : les effectifs n’existent pas en quantité suffisante pour sécuriser les stades, les sites accueillant les sportifs, les fans-zones… » La préfecture de police de Paris doit d’ailleurs préciser ce lundi le dispositif de sécurité qu’elle compte mettre en place pour l’Euro dans la capitale.

 

Côté vérification des profils, le Cnaps délivre une carte professionnelle à l’agent de sécurité tous les 5 ans. A chaque échéance, il refait une enquête sur la personne, vérifie son casier, ses déplacements à l’étranger… « Que vous ayez eu une contravention ou que vous ayez été condamné pour meurtre, votre dossier sera dans un premier temps mis de côté par le Cnaps, qui étudiera les autres demandes en priorité » ; indique Jérôme Lagneaux. Des mesures de sécurité qui sont encore plus strictes dans le cadre des agents de sécurité aéroportuaire.

 
 
Deux poids, deux mesures : la justice est plus conciliante avec les fafs qu'avec la gauche. En même temps, pas si surprenant lorsque l'on voit les scores qu'elle obtient dans ces professions
 
Jolie inversion de la situation. BFN et Itélé sont justement en train de désamorcer la situation et de blanchir ce pauvre fasciste "charmant" et "respectueux". Imaginons une seconde la tornade médiatique si un militant d'extrême gauche ou un musulman avait été surpris avec le dixième de cet arsenal ...
 

Selon le huffingtonpost.fr L'homme de 25 ans a été arrêté en possession d'armes et de 100 kg d'explosifs.  Les médias oublient souvent de parler du terrorisme d'extrême droite, trop obnubilé par le terrorisme islamique ou les mouvements sociaux. Promettant d'apporter de l'aide et de l'équipement aux militaires, "il a commencé à s'intéresser aux moyens d'acheter en Ukraine des armes, des explosifs et d'autres équipements", a précisé Vassil Grytsak. Les services secrets ukrainiens ont travaillé six mois avant de procéder son arrestation. Le chef du SBU précise d'ailleurs que les Ukrainiens n'avaient pas l'intention de révéler cette arrestation avant la fin de l'Euro 2016, mais qu'ils y ont été poussé après des fuites dans la presse.

la publication de Raoul Nasri.

Merci Raoul :  C'est important de le diffuser pour montrer le liens entre répressions policières, lois d'urgence et le fais que les fafs sont les serviteurs zellés du capitalisme et de sa répression. Tous ce que nous vivons provient indirectement de lui .

à l'heure ou marine la haine demande à "dissoudre les groupes antifas",ceux qui re militarise des armes de collections sont des anciens de l'armée....ça m'étonnerais pas que l'on découvre des liens extrêmes....droites et salafistes

 
 

Et non ! Malgré les efforts de nos dirigeants et des médias dbourgoeis , l'information arrive quand même à nous parvenir.
La France, la Belgique, l'Espagne la Grèce, l'Italie .... Et même le modèle européen qu'est censé être l'Allemagne connaît des mouvements sociaux sans précédent dans ce pays d'habitude si sage. La raison ?

Une nouvelle fois, nos voisins espèrent beaucoup de nous car si ça plie en France, ce sera le cas partout.
Notre combat est maintenant européen.

 
 
 

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VIDEO. Un Français arrêté en Ukraine préparait 15 attentats en France pendant l'EuroEuro 2016: Formation, effectifs, coûts... La sécurité dans les fans-zones est-elle assurée?

La police dans le rouge Par Jean-Marcel Bouguereau

a fabrique de la ghettoïsation raciale Par Valéry Rasplus 
Le 06/05/2016 à 18h27

émeute, valéry rasplus, christophe granger, ségrégation, racisme, chicago, carl sandburg

la publication de Samuel Wahl.Œuf sur le crâne : Emmanuel Macron parle de «violence», de «honte pour le pays»RPartager LIBERATION.FR

05/06/2016

Merde in France

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Depuis 2008, nous sommes rentrés dans une crise du capitalisme d'une ampleur comparable à la crise de 1929. Si une série de phénomènes déjà bien présents : endettement massif, pauvreté, chômage, etc, s'accélèrent, la perspective de changements importants et rapides de notre mode de vie s'ouvrent dans une mesure qu'il est encore difficile d'estimer. Une chose est sûre : comme le récitaient en cœur les médias britanniques durant les émeutes de l'été 2011, le business doit continuer.
 
 
Le nouveau capitalisme  : "
Le nouveau capitalisme
 
« Le capitalisme est en train de se transformer et connaît une nouvelle étape dans son évolution historique : c'est le passage du « capitalisme fordiste », qui a prévalu dans l'après-guerre, au nouveau « capitalisme actionnarial » (...) 
 
      Suite au régime fordiste, quel nouveau régime s'est progressivement mis en place ?
 
collectif RISCdont les textes affirment le caractère structurel de la crise actuelle du capitalisme.
 
On entend a l'extrême gauche et même à l'extrême droite une volonté de revenir a des politique kénésienne ( nationalisation, controle accrue de l'Etat sur l'économie, grand plan routier productiviste.et de l'activité industrielle...) et une nostalgie des années 50 à 70 avec le pleine enplois. C'et moyens efficace a l'époque, ne le serait plus aujourd'hui pour combattre le chomage de masse, la précarisation, la contestation sociale de l'ordre morale et économique. Elle était du en France a reconstruction a marche forcé de l'Europe après la destruction des structures économique et politique  pendant la première et la seconde guerre mondiale et ensuite avec une orientation vers une logique libérale puis néolibérale en adhérant au blog de l'est contre le blog de l'est. Ensuite la crise de la dette, puis la crise écologique ( catastrophe climatique, innondation, sécheresse, cyclone....) sont autant de conséquence de la crise structurelle du capitalisme

 
L'essoufflement de la croissance dans les années 1970 avec ralentissement de la croissance et la montée de l'inflation provoque une baisse des gains de productivité et des profits des entreprises cf l'effondrement du SMI. le taux de profit plonge. La perte d'efficacité des méthodes tayloriennes d'organisation du travail entraîne la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus. Le capitalisme va devenir un capitalisme actionnarial. cf La vitesse n'est que...l'Etat et la noir finance : NOIRE FINANCE - La grande pompe à phynances - Arte EP01.flv

 
Pourquoi parler de crise ?
 
Merde in France
Posted on 22 avril 2012 by risc
Aujourd'hui, la France n'est pas touchée par la crise de la même façon que d'autres pays européens comme la Grèce, l'Italie, l'Espagne, l'Irlande, le Portugal, etc. Cela ne veut pas dire qu'elle ne le sera pas mais, pour l'instant, les mesures d'austérité n'ont pas divisé les salaires par deux et les coupes budgétaires n'empêchent pas l'Etat de maintenir encore une certaine protection sociale (sécurité sociale, allocations familiales et de chômage, revenu minimum, aide au logement..) de la population.
 
Plusieurs pistes peuvent être avancées pour comprendre pourquoi la crise ne nous touche pas encore de plein fouet.
 
Rappelons tout d'abord que la France fait partie des dix premières puissances économiques mondiales.Qu'elle a été un des pays fondateurs de l'Union Européenne et de la zone Euro et qu'elle a largement bénéficié du Marché Commun Européen. Qu'elle fut également un empire colonial dont l'héritage lui profite encore aujourd'hui. En gros, elle a une place privilégiée sur l'échiquier économique mondial.
 
La France a profité de la croissance générale entre 1945 et 1973. Ses entreprises ont prospéré durant « les trente glorieuses » grâce à un prolétariat à la productivité optimale, formé et maintenu en bonne santé par un Etat-providence fort, avec un niveau de vie en hausse régulière.
 
Ajoutons que, à l'issue de la seconde guerre mondiale, de grandes entreprises publiques furent constituées (comme l'Agence France Presse) et d'autres entreprises (comme Renault) nationalisées, le tout venant s'additionner aux nationalisations de 1936 pour constituer un pool d'entreprises publiques conséquent et profitable.
 
2. Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu'il a pris en l'espace d'un siècle sur la production et la consommation à la fois. En dépossédant d'abord les ouvriers de leurs moyens de travail et de leurs produits, il s'est assuré progressivement le monopole des moyens de production et la possibilité de subsumer le travail. En spécialisant, divisant et mécanisant le travail dans de grandes installations, il a fait des travailleurs les appendices des mégamachines du capital. Toute appropriation des moyens de production par les producteurs en devenait impossible. En éliminant le pouvoir de ceux-ci sur la nature et la destination des produits, il a assuré au capital le quasi-monopole de l'offre, donc le pouvoir de privilégier dans tous les domaines les productions et les consommations les plus rentables, ainsi que le pouvoir de façonner les goûts et désirs des consommateurs, la manière dont ils allaient satisfaire leurs besoins.
 
Ce qu'on appelle le compromis fordiste[1] : augmenter les salaires en échange d'une meilleure productivité et augmenter ainsi la consommation (ou l'art de donner plus pour reprendre encore plus) a très bien fonctionné en France où les conventions collectives sont négociées au niveau national conjointement par les instances patronales et syndicales. Dans ces négociations, les syndicats ont toujours joué leur rôle de partenaires du patronat en co-gérant la force de travail et en encadrant les luttes.
 
Enfin, l'Etat français a de nombreux atouts pour soutenir ces fonctionnements : centralisé depuis le XVIème siècle, il s'est doté d'une administration forte et répartie sur tout le territoire et d'une police efficace disposant d'un savoir-faire et d'un matériel de pointe. Et tout cela en restant encore aujourd'hui un Etat social, un Etat-providence.
 
Néanmoins la France n'est pas le village d'Astérix et elle n'a pas échappé à la crise générale du capital et aux processus de restructuration qu'elle entraîne depuis les années 70. Des entreprises sont délocalisées, d'autres réduisent leurs effectifs ou ferment leurs portes, 9,5% de la population active (déclarée) est au chômage en fin 2011, le coût de la vie augmente bien plus vite que les salaires et les aides et revenus indirects provenant des avantages sociaux que l'Etat-providence avait mis en place se rétrécissent progressivement, mettant à mal le compromis fordiste.C'est ce pouvoir que la révolution informationnelle commence de fissurer.
 
Cash investigation - Salariés à prix cassé : le grand scandale / intégrale
 

 
 
 
 
 
 

Celle-ci frappe actuellement les États sous la forme d'une crise budgétaire et de divers programmes d'austérité. Partout en Europe, on nous explique que nous vivons au-dessus de nos moyens, qu'il va falloir travailler plus et se serrer la ceinture. Face à cette situation beaucoup se retournent vers l'État comme ce qui permettrait d'imposer des limites aux « dérèglements du marché ».
 
« Avec plus d'État pour encadrer la finance, nous pourrons construire une économie plus sociale et plus prospère.» Mais le discours antilibéral se heurte à une évidence[1] : l'État n'est pas ce qui s'oppose à la sphère de l'économie, il est dans un rapport de totale interdépendance avec l'économie. La raison en est simple: il doit se servir de l'argent pour financer ses projets. Lorsque l'économie commence à ralentir, elle limite et étouffe son action. Avec la diminution de ses moyens financiers, l'Etat se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté

 La gueule de l'emploi - INFRAROUGE
 
uel est donc leur secret ?


Adam Smith, Ricardo défendait le libre arbitre du marché, "la main invisible"; l'autorégulation par le marché des crise et de la croissance : Le marché ! Hélas, "le marché" évoque en France la "finance sans visageLa Finance imaginaire : La Finance imaginaire ) ., une compétition impitoyable broyant les faibles et favorisant l'émergence de forts sans aucun scrupules. Or l'expression "le marché" désigne avant tout -- non pas les places financières sur lesquelles se pressent les brasseurs d'argent -- mais un système dans lequel s'exerce une concurrence dure, une guerre économique entre états et entre entreprise.

Mais pour que s'exerce une concurrence loyale, encore faut-il garantir les mêmes droits à chacun, ne pas accorder passe-droit et prébendes au lobby le plus puissant, que l'Etat n'interviennent pas de "façon caché " afin de sauver le système capitaliste ( système bancaire, automobile, immobilier ....)  par un protectionnisme déguisé . Ainsi l'Etat va défendre Boeing contre Airbus, Apple contre Samsung ... et vice et versa
 
"Plus l'Etat est corrompu plus il y a de lois"
Corruptissima re publica, plurimae leges
Tacite
 
De lois en règlements, circulaires et décrets, nous sommes passés du Code civil et de "nul n'est censé ignorer la loi" à un labyrinthe inintelligible dont le but est de donner "un droit à"... à n'importe quel groupuscule poursuivant ses propres intérêts. Le juge juge non pas le fond de l'affaire, mais le plus souvent la forme. Il va se voir confirmer ou infirmer dans ces convictions par les agruments du demandeurs ou défendeurs aux pourvois et par ces avocats. Ainsi cela créer de fait des inégalités entre ceux qui ont les moyens de se défendre ( les dominants : patrons contre salariés, ...) ceux qui ont encore les moyens d'être dans un syndicats puissants .... Mais les exclus : chomeurs, les chomeurs, les sans papiers.... s'en trouvent  presque automatiquement exclus. Le syndicalisme est resté dans une forme vieille école dans son rapport avec l'économie et le patronat.
  Attention danger travail Pierre CARLES 2003
 
 
Donner la parole à certains RMIstesqui, notamment, tiennent une posture pour le moins
Au bout de cinq ans je ne peux plus me servir de mes mains. J'ai mal aux mains. J'ai un doigt, le gros, j'ai du mal à le bouger. J'ai du mal à toucher Dominique le soir. ça me fait mal aux mains. La gamine, quand je la change, je ne peux p...as lui dégrafer ses boutons. Tu sais, t'as envie de pleurer dans ces temps là. Ils bouffent... Ils ont bouffé des mains. [...] C'est tout ça, tu comprends? T'as du mal à écrire, j'ai du mal à écrire, j'ai de plus en plus de mal à m'exprimer. ça aussi c'est la chaîne pour nous. C'est dur de... Quand t'as pas parlé pendant neuf heures t'as tellement de choses à dire que t'arrives plus à les dire, que les mots ils arrivent tous ensemble dans la bouche. Et puis tu bégayes, tu t'énerves. Tout t'énerve, tout. [...]

C'est dur la chaîne. Moi maintenant je peux plus y aller j'ai la trouille d'y aller. C'est pas manque de volonté, c'est la peur d'y aller, la peur... La peur qui mutile encore davantage, la peur que j'puisse plus parler un jour, que je devienne muet. Je lisais avant, j'ai lu un tas de livres, maintenant je n'ai plus envie de lire. Je n'ai plus envie ! Le besoin ne se fait plus sentir de lire ! Non pas que je connaisse tout, au contraire, mais j'ai plus envie... J'en ai plus besoin.

Et puis quel débouché qu'on a... Je suis rentré à dix-huit ans chez Peugeot en sortant de l'école. J'te dis, j'ai tellement mal aux mains, j'ai tellement des grosses mains, mes mains me dégoûtent tellement et pourtant je les aime tellement, mes mains. Je sens que je pourrai faire des trucs avec mais j'ai du mal à plier les doigts. Ma peau, elle s'en va, je vais pas me l'arracher. C'est Peugeot qui me l'arrachera. Je lutterai pour éviter que Peugeot me l'arrache. C'est pour ça que je veux pas m'arracher ma peau. J'veux pas... J'veux pas qu'on touche mes mains. C'est tout c'qu'on a. Peugeot essaie de les bouffer, de les user, et ben on lutte pour les avoir. C'est de la survie qu'on fait."

, à 37 minutes 53 secondes.
 
 
 
 
L'inégalité est croissante entre le dominant ( le rentier, le patrons, ....) et le précaire, le prolétaire sur les moyens de luttes, de survit dans un système de crise permanente et structurelle du système capitalisme néolibéral . La façon la plus rapide d'avoir plus d'argent consiste à dépenser moins. C'est beaucoup moins fatigant et difficile pour le rentier, le patron de dépenser moins et  vouloir / pouvoir gagner plus, de couper dans ses couts et dans son budget que pour le prolétaire, le précaire qui est surbordonnée au bon vouloir des miette du patron  . Dans le premier cas, on peut devenir plus riche paresseusement ( la rente ) , dans le second cas, il faut se démener. C'est pour cela qu'un pauvre -- qui n'a que le minimum vital -- a plus de mal à devenir riche que celui qui l'est déjà et n'a pas de mal à dépenser moins en coupant dans le superflu.
 

 
Concrètement aujourd'hui les États n'ont le choix qu'entre deux politiques : austérité draconienne ou création monétaire, c'est-à-dire recours à la planche à billets. La première mène à la récession violente, la seconde à l'explosion d'une inflation incontrôlable.
 
Generation Quoi : Master chômage et master classe - INFRAROUGE
 
Le "modèle social" français a peur de la concurrence
Nous sommes environnés de pays dans lesquels la dépense publique représente 5% à 10% de moins de PIB qu'en France : la Suède, la Suisse, l'Allemagne, la Grande Bretagne, les Pays-Bas... En fait le seul pays qui dépense plus que nous parmi les 27 pays de l'Union européenne est le Danemark.

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Generation Quoi : Bac ou crève - INFRAROUGE

 
Cela ne s'est pas fait du jours au lendemain et participe a un travail de sappe du patronat, du système gouvernementale et de certains syndicats cosncient ou non ( CFDT, CFTC...°


Le syndicalisme reste pour la plupart de la vieille école dans leurs rapport avec l'Etat et le patronant. Ils rèvent pour la plupart, dans leur forme hierarchique, moins défendre le salariés et dénoncés l'ordre social ( inégalitaire ; dominant / dominés) que de garder une place sur l'échéquier politique, prendre des voix aux autres et avoir des rémunération de leurs adhérent. En tout cas, pas de dénonciation structurelle du capitalisme avec la défense de l'utogestion ou la charte d'amiens ( sauf pour le folklore ( les luttes de LIP), mais entre les paroles et les actes, il y a plus d'un pas à franchir.
 
Bien sur, la CNT, une partie de SUD Solidaire et de la CGT s'y réfèrnte encore, mais cela ne suffit pas a changer durablement le rapport de force
 
Des entreprises publiques sont privatisées et les services publics gérés de plus en plus en tant que centres de profit.

Du coup, depuis les années 80, les luttes deviennent de plus en plus défensives : on ne se bat plus guère pour une augmentation de salaire mais pour conserver son travail, son niveau de vie, obtenir de meilleures conditions de licenciement.
 
L'histoire du syndicalisme français Fr 2003 4l5 La crise du syndicalisme 1ère partie Toute l'his
 
Parallèlement à ces luttes de négociation (avec le patronat et/ou l'Etat), se développent de plus en plus des révoltes urbaines comme les émeutes dites « de banlieue » de 2005 qui ont éclaté un peu partout dans le pays avec des affrontements quotidiens avec la police, des attaques de commerces, des saccages et incendies de bâtiments publics.
 
Ainsi, le prolétariat lutte à différents niveaux et ce peut être aussi bien avec des revendications très défensives que sans revendication du tout en s'affrontant directement à la police et aux infrastructures de l'Etat, en pillant et détruisant les marchandises qu'il peut si difficilement s'offrir d'ordinaire.
 
Les luttes défensives les plus emblématiques sont celles qui précédent des fermetures d'usine comme, en 2000, celle des travailleurs de Cellatex. Ceux-ci avaient menacé de faire sauter leur usine et de déverser des milliers de litres d'acide sulfurique dans la rivière voisine pour obtenir une compensation spéciale à leur licenciement de plus de 22 000 euros et des garanties particulières de reconversion.
 
Le moyen de pression utilisé, qui sera repris dans plusieurs autres entreprises en liquidation au cours de la décennie qui suit, peut sembler avant toutspectaculaire. Mais, outre le fait que ce type de moyen d'action est en rapportavec la violence des attaques des capitalistes, il s'inscrit aussi dans la lignée du syndicalisme de conflit et des pratiques d'action directe [2].
 
Les syndicats, s'ils savent eux-mêmes très bien jouer de ces pratiques pour soutenir leurs propres objectifs, ne parviennent pas toujours à maîtriser les séquestrations de dirigeants, les occupations violentes et les destructions diverses causées à la marchandise et à l'outil de travail par une base « déchaînée », pratiques qui se sont multipliées ces dernières années en même temps que les fermetures de sites de travail. D'où de nombreux conflits des syndicats avec leur base.
 
Le moteur du mode de production capitaliste, c'est l'accroissement constant des profits.
Pour y parvenir en situation de crise, il faut diminuer encore plus le coût global du travail (augmentation de la productivité, création de zones franches, réduction de taxes et de charges sociales...) et, pour cela, rendre le travail de plus en plus flexible et précaire (horaires et durée des contrats au gré du patronat, travail par intérim ou en sous-traitance, externalisation forcée de travailleurs obligés de se mettre à leur compte...).
 
En conséquence, les gouvernements successifs ont pour mission de réformer le contrat de travail et de diminuer les dépenses liées à la reproduction de la force de travail (santé, enseignement, retraite et aides diverses).
 
Sur le contrat de travail, l'une des réformes les plus marquantes porte sur les conditions du départ en retraite. C'est cette réforme, commencée en 1993, qui provoque le mouvement de lutte de l'automne 2010. Depuis la fin mars, les syndicats avaient déjà organisé 7 journées d'action et de manifestations contre cette réforme. En octobre démarre une série de manifestations et de grèves reconductibles (en vrac : SNCF, routiers, raffineries de pétrole, éboueurs et agents municipaux, cantines scolaires, crèches et autobus à Marseille, lycées et universités...) qui vont durer jusque vers la fin novembre.
 
La contestation de la réforme se solde par un échec total et son application suivra inexorablement son cours. Pour la première fois, alors que de précédents projets de réforme du contrat de travail (comme par exemple : le « Plan Juppé » en 1995 (Grèves 1995: ou le Contrat Première Embauche en 2006), avaient été amendés ou annulés sous la pression des luttes, l'Etat français n'a fait aucune concession, montrant ainsi que toute revendication était irrecevable.
 

 
Raté dans ses objectifs « politiques » visés par les syndicats (lesquels ont tout de même bien réussi à épuiser les luttes avec 14 journées d'action et de manifestations en 8 mois !), ce mouvement a globalement mis en évidence la faiblesse du niveau des luttes en regard de la violence d'une attaque aiguisée par la crise et d'un rapport de force nettement en faveur du capital.
 
Cependant, ce mouvement a aussi vu se développer des pratiques de luttes au-delà du refus de la réforme du système des retraites, sur la base de l'achat global de la force de travail qui comprend tous les coûts nécessaires non seulement à payer les travailleurs mais aussi à ce qui leur permet de rester productifs, de survivre et de faire survivre leur foyer. Il a de ce fait impliqué le prolétariat au sens large, au-delà de la seule classe ouvrière et des catégories d'âge et d'activités directement concernées par cette réforme.
 
La difficulté croissante de l'activité de grève – et encore plus celle d'une grève avec occupation- ( en cause, notamment: la perte de revenu insupportable pour beaucoup dans le contexte présent, la peur fréquente de perdre son emploi et de mettre en danger son entreprise dont celui-ci dépend, les restrictions du droit de grève dans certains secteurs, les statuts atomisés des travailleurs au sein d'une même entreprise...) et l'impossibilité de faire grève our une fraction non négligeable du prolétariat (chômeurs, intérimaires, précaires, assistés sociaux, travailleurs au noir, sans papiers...) ont favorisé le développement :
 
- des pratiques de blocage hors des lieux de travail proprement dits : on «bloque» les raffineries et les incinérateurs à leurs entrées (sans hélas les arrêter totalement ce qui impliquerait ensuite une longue remise en route que les syndicats ont veillé à éviter ! !) ; des travailleurs municipaux d'autres secteurs d'activité se retrouvent pour bloquer un incinérateur dont le personnel n'est pas lui-même déclaré gréviste ; les « bloqueurs » appellent des groupes ou des individus extérieurs à venir les rejoindre etc.. ce qui, potentiellement, permet de dissocier ou d'associer librement grève et blocage et ouvre les lieux de travail et les collectifs de lutte à tous, sachant que les syndicats même « inviteurs » ont bien veillé au grain tout de même ![3].
 
- des « AG Interprofessionnelles », instances anti et/ou para-syndicales qui intègrent travailleurs syndiqués ou non, chômeurs, précaires, retraités, étudiants, titulaires des minima sociaux etc ...et tentent des coordinations directes globales et non plus sur la base d'une profession, d'un métier, d'un secteur, d'une entreprise. Malheureusement, ces AG ont souvent été investies par des groupes d'extrême gauche, leur donnant un sens organisationnel et avant-gardiste.
 
Viennent se rajouter aux deux phénomènes précédents :
 
- le fait que ce mouvement est entré en synergie avec une série de conflits antérieurs et/ou parallèles portant sur des revendications salariales et de conditions de travail notamment dans les raffineries de pétrole et différentes entreprises publiques ou para-publiques (les hôpitaux parisiens, le musée du Louvre, les archives nationales, les éboueurs, les travailleurs du port de Marseille...).
 
- la forte mobilisation des lycéens, pourtant pas encore intégrés au monde du travail mais réagissant en futurs exploités, au besoin avec violence (cf. les saccages au centre-ville de Lyon et au tribunal de commerce de Nanterre)
 
Dans ce contexte, on comprend bien pourquoi a surgi le slogan Bloquons l'économie. Même si ce slogan n'est pas plus « révolutionnaire » (il ne s'agit pas de « détruire l'économie ») qu'il ne s'est révélé efficace (le moins qu'on puisse dire c'est que l'économie française n'a été que très modérément « bloquée » !!!), il présente l'intérêt de sortir de la sphère des revendications partielles pour s'en prendre directement à l'économie.
 
Du côté du coût de la reproduction de la force de travail, les réformes portent sur la baisse des dépenses de santé et d'éducation et, plus généralement, la rentabilisation des services publics, la hausse des cotisations sociales et des taxes, des réductions et suppressions de minimas sociaux... Si la mise en place des réformes a été progressive depuis les années 80, elle s'accentue depuis la crise de 2008, rendant la survie de plus en plus difficile à la majorité de la population, et encore plus aux travailleurs précaires, « réservistes » de la force de travail, et aux travailleurs surnuméraires, ceux dont le capital n'a plus l'usage. Pour ces derniers, la seule chance à s'employer est le secteur de l'économie informelle, lequel appartient tout de même en réalité à l'économie globale.
 

 
Cette situation implique un contrôle social accru de l'Etat par un renforcement de la répression : fermeture des frontières, chasse aux sans-papiers, conditions tyranniques d'obtention ou de maintien des allocations de chômage et des minima sociaux, coupures de gaz et d'électricité et expulsions locatives en toutes saisons, enfermement des jeunes déviants... deviennent notre paysage quotidien et suscitent régulièrement des résistances et révoltes de prolétaires subissant l'accroissement de leurs difficultés financières et une répression de plus en plus omniprésente.
 

 
L'émission du jour
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Collectif de la Revue Internationale Sur la Crise – Paris
 
 
Nos vies discount enquête sur la casse sociale H264 848x480
Attention danger travail est un film documentaire de Pierre Carles
 
RISC – Revue Internationale Sur la Crise | Paris :
 
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La révolution technologique 2LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ? : citoyen actif, Je reprends LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ?  et Pourquoi parler de crise ?  
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