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27/05/2016

Trois ans après, on ne baisse pas les bras!

nles amis d'ta femme _ greve des meres

 
4JUN
sam14:00 · Paris
2027 personnes intéressées · 855 pa
 

 

Clément Méric - 30/11/1994 - 05/06/2013. RIP

 
 
Trois ans après, on ne baisse pas les bras!

Il y a maintenant trois ans, le 5 juin 2013, notre camarade Clément Méric, militant syndicaliste et antifasciste, était assassiné par des membres du groupuscule néonazi Troisième Voie. Depuis, sa mort est encore présentée comme le résultat d’une rixe entre bandes dans les médias et les discours politiques, réduite à un fait divers et non pas considérée comme la conséquence de la normalisation des idéologies de l’extrême droite dans de larges secteurs de la société française. L’activisme au grand jour de groupes néofascistes, les discours ouvertement racistes et sexistes devenus la norme… ne sont que les symptômes de l’installation d’un système autoritaire, sexiste, raciste et antisocial.

Les attentats de janvier et ceux de novembre ont lancé le début de la militarisation des forces de police. L’état d’urgence, sous lequel nous sommes appelé-e-s à vivre de façon permanente, c’est surtout 3379 perquisitions pour seulement 6 procédures judiciaires pour terrorisme. Les musulman-e-s, ou supposé-e-s tel-le-s sont considéré-e-s comme une « potentielle menace terroriste » et sont rapidement devenu-e-s les cibles des politiques racistes et racoleuses censées rassurer la population. Mais ces discours détruisent des milliers de vie. Les perquisitions et les assignations, source d’humiliation, ont été d’une grande violence, physique et psychologique. Dernièrement, le débat sur la déchéance de nationalité ne fut en réalité qu’une occasion de plus pour les politiques de se concurrencer dans la parole raciste. De cette manière, le gouvernement s’est largement dédouané de toute responsabilité de son échec d’assurer la sécurité intérieure, et ont fait payer à des familles entières leur incompétence.

Cette expérience islamophobe est devenue un laboratoire de la répression de toute parole d’opposition au gouvernement. Le déchaînement de la police à la veille de la COP21 le prouve. La militarisation de l’espace public ne sont plus des fantasmes mais une réalité concrète et quotidienne. Les politiques de répression de toutes formes de contestation populaire, les acquittements systématiques dans les affaires de crimes policiers, jusqu’à l’arbitraire et la brutalité contre les populations fragiles sous couvert d’état d’urgence, et la politique de criminalisation des militant-e-s des droits de l’Homme de la campagne BDS, tout ceci n’est que l’expression publique et sans masque d’un racisme qui ronge les institutions et administrations françaises. Tout ça pour nous amener à accepter les violences policières comme mode de gestion des classes populaires.

Par ailleurs, la « crise des migrants » n’est qu’un symptôme de plus de cette Europe Forteresse qui accepte que la mer méditerranée ne devienne qu’un immense cimetière maritime pour les victimes du capitalisme et des guerres dont cette même Europe est responsable, du Mali en Syrie. Alors que la mondialisation permet la libre circulation des marchandises et des flux financiers, les être humains sont sommés de s’arrêter aux murs, enfermés dans les camps d’internement ou les prisons. L’Europe s’est créée une forteresse, préférant démanteler les camps, même par le feu, que ce soit aux frontières, à Calais ou dans nos quartiers parisiens de La Chapelle, Stalingrad et Gare d’Austerlitz.
La multiplication des attaques racistes ne font que malheureusement confirmer ce que certains annonçaient depuis des années : la victoire idéologique et politique de l’extrême droite. La mise en place de politiques xénophobes par des gouvernements n’est plus une exception mais devient la norme européenne.

Les mobilisations contre la loi travail révèlent le ras-le-bol face à la destruction programmée des acquis sociaux et face à la précarité comme norme sociale. Elles sont la réponse à toutes celles et ceux qui pensent que la résignation et l’individualisme ont gagné. Les violences policières et la répression exercées contre ces mobilisations mettent en lumière ces pratiques qui sont fréquentes dans les quartiers populaires et tabous dans le reste de la société. Plus la situation sociale va se durcir, plus les violences policières vont se multiplier. Ces politiques sécuritaires et racistes sont le pendant de la guerre sociale, la précarité et l’insécurité sociale comme moyens de gouvernance qui régit notre société.

Parce que nous n’avons rien oublié du sourire de notre camarade ni de ses combats, parce que nous n’avons rien pardonné de l’infamie des fascistes qui l’ont tué et du système qui les produit, parce que nous n’entendons pas laisser sa mémoire aux mains des juges et des journalistes à l’occasion du procès qui approche, nous appelons à une manifestation antifasciste le samedi 4 juin 2016 à 14h à Stalingrad.

Face à la répression, au racisme et à l’extrême droite : autodéfense populaire !

Signataires à venir.

 

 
 

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11/05/2016

Democracy is so overrated.

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En si peu de mots .....

Ce monsieur avait tout compris ! Nous sommes tous le changement...

La Relève et La Peste

la publication de Sihame Assbague.
 "@manuelvalls La démocratie, c'est tellement surfait. ‪#‎LoiTravail‬ ‪#‎49al3‬"
 
 

Quand le compte officiel de la série House Of Cards se met à troller Valls.

L’image contient peut-être : 1 personne, intérieur et texte
 

Quand le compte officiel de la série House Of Cards se met à troller Valls.

Le compte Twitter officiel de House of Cards a mentionné aujourd'hui le premier ministre français Manuel Valls, avec le message «Democracy is so overrated. ‪#‎LoiTravail‬ ‪#‎49al3‬"», qui signifie «La démocratie est tellement surfaite». La publication est accompagnée du gif du personnage principal Franck Underwood, actuel président des États-Unis dans la série, qui rie.

Les auteurs du tweet font référence au recours par le gouvernement hier de la procédure du 49-3 sur la loi TravailElle permet au gouvernement de faire adopter le projet de loi sans vote, sauf si une motion de censure est votée dans les 48 heures.


Le premier ministre n'a pas tardé à répondre en tweetant en reprenant une déclaration de Churchill: "Cher Frank , la démocratie est la pire forme de gouvernement , à l'exception de toutes les autres; ) "

 

C'est le rève de tout régime que de voir le peuple docile, soumis sans avoir le petit doigt pour tapper. C'est la base de nombreux romans de science fiction : Farenhait 451, globalia, de jc ruffin, 1984 d'Orwells...

 Manuel Valls : "Je ne laisserai pas détruire la gauche de gouvernement."Le soutien en demi-teinte à l'exécutif des écologistes :La gauche implose pour cause de "dérive néolibérale"? Ce n'est rien à côté de ce que prépare la...selon le  HUFFINGTONPOST.FR ...remède de cheval» disent-ils...
Faillite sociale serai plus approprié :R...remède de cheval» disent-ils...
Faillite sociale serai plus approprié :

la photo de Wen Yang
 
Wen Yang Peut être les quatres, du coup ils votent puis se pleignent grrr
 
 

 

Celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes. Rosa Luxemburg Un très bon film THEY LIVE - Trailer ( 1988 ) - YouTube : Invasion Los Angeles part 1 - vidéo Dailymotion


 

Invasion Los Angeles part 1 - vidéo Dailymotion Invasion Los Angeles (They Live) est un film américain de science-fiction réalisé par John Carpenter, sorti en 1988. Il s'inspire de la nouvelle Les Fascinateurs(Eight O'Clock in the Morning1) de Ray Faraday NelsonThey Live 1988 | Full Movie - YouTube 

La tête du cortège à paris de la publication de Samy Cat Genarez.

 
 
la vidéo de Désintox - Arte - Libération dans le groupe Daniel Mermet - les AMGDésintox - Arte - LibérationSelon Nicolas Bay du Front National, le laxisme judiciaire aurait conduit à une durée moins longue des peines prononcées. Mais les chiffres disent le contraire : les prisonniers condamnés à perpétuité entre 1995 et 2005 ont effectué une détention moyenne de 19 ans et demi, soit deux années et deux mois de plus qu’avant 1981. Retrouvez d'autres vidéos désintox ici > http://bit.ly/1IaA121

 [SOCIETE]
Le GIGN, le RAID ne suffisait pas…

 Selon révolution permanente : Créé notamment en prévision de l’Euro 2016 en cas « d’attaque terroriste », on peut être sûr que le gouvernement n’hésitera pas à user de cette nouvelle brigade d’élite pour réprimer les manifestants, de la même façon que le RAID est intervenu pour évacuer laMaison du peuple à Rennes, lieu d’occupation symbolique du mouvement contre la loi travail. Ces unités spéciales visent d’ailleurs à se déployer dans toute la France, d’ici 2017, avec 150 unités en France. En complément duTitus de la BRI, cette nouvelle brigade vient renforcer l’état d’urgence et la répression que le gouvernement compte bien pérenniser.

la publication de Béa AusardiaLa surveillance, c'est la liberté
Merci Béa : De fait, ce texte de loi qui sera votée le 19 mai, donne au ministère de l’intérieur et aux forces de police plus de prérogatives que celles de l’état d’urgence.

En particulier la possibilité d’assigner à résidence pendant un mois, une personne qui revient d’un théâtre d’opérations où interviennent des groupes terroristes, même si aucun élément constitutif d’un délit n’existe pour saisir la justice.

Plus de moyens d’enquêtes et pas seulement pour celles liées au terrorisme

Parmi les autres mesures de ce texte ultra-sécuritaire, la possibilité de retenir pour quatre heures, sans avocat, une personne contrôlée dans la rue même si elle a ses papiers...

En savoir plus sur , regarder le lien ci dessous :

La France se dote de la loi antiterroriste la plus sévère d’Europe :

 
De fait, ce texte de loi qui sera voté le 19 mai, donne au ministère de l’intérieur et aux forces de police plus de prérogatives que celles de l’état d’urgence....
 
 
 
 La photo de Collectif urgence notre police assassine dans le groupe Anarchistes sur facebook.
5 h ·
 
Collectif urgence notre police assassine

Le comité contre la torture de l'ONU que nous avons rencontré, vient de rendre son rapport sur la France.

En voici un extrait qui concerne les violences policières.

Encore un rapport objectif qui reprend ce que nous disons : la vérité.

Le rapport complet : http://tbinternet.ohchr.org/…/F…/INT_CAT_COC_FRA_23916_F....

 

 

 

Raoul Nasri l'état joue le pourrissement de la situation en identifiant des "coupables" ...il nous fait un 49-3 général,mais le retour risque de les surprendre...un blocage se profil,si il est général,qu'on soit assigné ou pas ne changera pas grand chose...d'autant plus que cette mesure ne peut pas concerner 1 million de personnes

 

‪#‎etatdurgence‬
‪#‎etatpolicier‬

https://www.facebook.com/alix.lsr/posts/1706592912925834

Selon le Monde Qui sont les manifestants visés ?

Les militants interdits de manifester sont, pour la plupart, proches de la mouvance antifasciste et anarchiste. Pour l’heure, trois groupes ont rapporté, sur Twitter, être visés par cet interdit préfectoral : le collectif Action antifasciste (AFA) Paris-Banlieue, le Mouvement interluttes indépendant (MILI) ou encore le Social Protest Klub (PSK).

Selon plusieurs sites de la mouvance anarchiste, une vingtaine d’individus auraient reçu cet arrêté « d’interdiction de séjour », mais le chiffre pourrait encore évoluer. Les personnes concernées par cette interdiction sont « diverses et variées », rapporte le site Paris-luttes. info, qui relaie les informations du collectif AFA Paris-Banlieue :

 
« Il y a des membres de différentes organisations (pas seulement l’AFA), mais également des personnes syndiquées, des blessées lors de violences policières, un journaliste et des non organisées. »

Surprenant en effet, un journaliste photographe indépendant, membre du collectif OEIL (Our Eye is Life), qui collabore avec le magazine Fumigène, s’est également vu notifier une interdiction de manifester, rapporte Buzzfeed. En dehors de Paris, d’autres interdictions de manifester ont été signalées, notamment à Nantes et Lyon, où les rassemblements contre le projet de loi travail ont été émaillés par des affrontements entre policiers et manifestants.

Lire aussi :   « Loi travail » : des collectifs face à la violence policière

Selon la préfecture de police de Paris, contactée par Le Monde, les individus concernés avaient été « identifiés pour des faits de violences lors des précédentes manifestations ». Et il y a « tout lieu de penser » que leur présence aux rassemblements « vise à participer à des actions violentes », précise l’arrêté de la préfecture remis aux militants. Un proche des militants explique au Monde qu’aucune des personnes visées n’a pourtant été interpellée pendant les manifestations.

Que prévoit cet arrêté ?


Un article sur les interdictions de manifester délivrés chez nos militants depuis hier soir. Nous apprenons également que d'autre camarades sont touchés par ces interdictions, plus d'infos sur Paris Luttes Info.‪#‎EtatDurgence‬ ‪#‎EtatPolicier‬ ‪#‎Antirep‬ Nouvelle arme anti-lutte : l’interdiction de manifester !AFAPB.ORG

 

Le texte en question s’appuie notamment sur l’article 5 de la loi sur l’état d’urgence :

« La déclaration de l’état d’urgence donne pouvoir au préfet (…) d’interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté ; d’instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé ; d’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant àentraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics. »

Toute personne visée par cet arrêté et enfreignant ces règles encourt six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende.

 

  • Comment réagissent les manifestants ?

Scoop : un jeune auteur nantais assigné à résidence par Bernard Cazeneuve

Exclusif : nous apprenons que le jeune auteur nantais d'un ouvrage sur les violences policières est assigné à résidence 2 jours seulement après la publication de son ouvrage : « L'arme à l’œil, violences d’État et militarisation de la police ».

Cette « notification administrative », distribuée sans aucune décision judiciaire en vertu de l'état d'urgence, vise à empêcher certaines personnes de manifester cette semaine contre la « loi travail ». Un journaliste parisien a également été frappé de la même assignation, comme des dizaines de militants à Paris et Nantes. Vengeance du préfet ? Fantasmes sécuritaires d'un gouvernement socialiste en pleine fuite en avant ?

Nous apportons tout notre soutien à cet auteur, ainsi qu'à toutes les personnes frappée par ces mesures d'exception. Nous pensons également au lycéen jeté en prison sans preuve – avec la qualification délirante de « tentative d'homicide » – , pour avoir fait un croche pied à un policier alors même que les policiers ont blessé gravement des dizaines de personnes sans jamais être inquiétés, notamment à Rennes où un étudiant a été mutilé à l’œil.

Le terrorisme d’État ne nous arrêtera pas.

Mise à jour : Les médias parlent de 8 personnes concernées par ces interdictions de manifester. Nous cherchons à en savoir plus, alors contactez-nous par message privé si vous faites partie des personnes ciblé-e-s par la préfecture.

Un arsenal législatif qui n’intimide pas les militants antifascistes. « Si le préfet Cadot pense nous porter un coup au moral, il vient de faire exactement le contraire. Vous voulez nous faire sortir par la porte ? On rentrera par la fenêtre… A bientôt dans les rues », ont réagi les militants de l’AFA Paris-Banlieue sur le site du collectif. Et d’ajouter : Pour une personne interdite de manifestation, que cent autres descendent dans la rue. »

Le communiqué du collectif antifasciste se termine ainsi : "Vous voulez nous faire sortir par la porte ? On rentrera par la fenêtre…"

 

  • Quels sont leurs recours possibles ?

Le groupe Défense collective, qui apporte une aide juridique aux manifestants interpellés dans le cadre de la mobilisation contre la réforme du code du travail et de Nuit debout, a indiqué qu’il préparait un référé-liberté. Cette demande vise à contester la décision d’une administration publique quand elle porte atteinte à l’une de ses libertés fondamentales.

 

Le droit de manifester est un droit fondamental défini par la Déclaration de droits de l’homme et du citoyen. Mais la mise en place de l’état d’urgence à la suite des attentats du 13 novembre permet d’outrepasser ce droit au nom de la sécurité et du maintien de l’ordre public.

Le tribunal administratif de Paris devra statuer mardi 17 mai à 8 h 45 sur une dizaine d’arrêtés préfectoraux, dont celui déposé par Hosni Maati, l’avocat du journaliste, connu sous le pseudo NnoMan. La préfecture a d’ores et déjà annoncé lundi que des « vérifications sont en cours », rapporte BuzzFeed. Et d’ajouter que si le journaliste « n’est pas concerné par les faits que l’arrêté lui reproche, il pourra participer à cette manifestation ».

Lire aussi :   La France se dote de la loi antiterroriste la plus sévère d’Europe

 

Loi Travail : la justice suspend l'interdiction de manifester à Paris pour neuf militantsDans ses ordonnances de rejet, le juge administratif relève que cette mesure constitue une "atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir et à celle de manifester". selon France TV info Selon une journaliste d'i-Télé, qui a assisté à l'audience, certaines personnes se trouvaient par la même occasion interdites de domicile, puisque résidant dans des quartiers traversés par le cortège parisien. Elle cite par ailleurs l'exemple d'une doctorante, en train de préparer une thèse.

 

 

  • Des précédents ?

Le gouvernement avait déjà utilisé l’état d’urgence, en novembre et décembre 2015, pour interdire des manifestations en marge de la conférence de Paris sur le climat (COP21). Plus d’une vingtaine de personnes avaient alors été assignées à résidence dans toute la France. Des heurts avaient néanmoins éclaté, place de la République, à la suite d’un rassemblement non autorisé.

Lire aussi :   Des heurts de plus en plus violents lors des manifestations contre la loi travail


Des grenades de désencerclement et des lacrymogènes utilisés par les forces de l'ordre, près des #invalides. #LoiTravail #manif12mai

 
e cas du lycée Sophie Germain à Paris, où Juliette, 17 ans, élève de Terminale, dit avoir fait "toutes les manifs depuis le 9 mars". Le lycée Henri-IV était également bloqué, la porte d'entrée barrée d'un drap: "Le Medef ordonne, le gouvernement obéit, la jeunesse résiste."
 
réponse à M. Hazan - Évidemment, quand 60% des commissariats brûlent en quelques semaines,...Évidemment, quand 60% des commissariats brûlent en quelques semaines, certains policiers changent de camp. Par peur. Non pas par gentillesse.LUNDI.AM : 
 

 
Force doit rester à la loi" assènent-ils ; "Ni loi ni travail" affirment nos banderoles. Même les policiers l'ont compris, la haine qu'on leur voue les rend faibles, et c'est bien à cela que nous aspirons, entre autre, en construisant un rapport de force.
 
"Pourquoi ne pas être intelligent ?" demandiez-vous. Pourquoi, effectivement, ne pas analyser un peu plus finement les contextes historiques, la situation invivable qui nous est faite, le rôle de la police et de toutes ses formes dans cette situation et la place de notre combat dans tout ça ? À la lumière de ces quelques lignes, en lieu et place de "tombez les casques, la police avec nous", je m'adresserai plutôt à tous les autres en leur disant : "mettez des casques, la police est à bout".
 
guerre, vient compléter l’arsenal répressif du gouvernement toujours plus impressionnant

n i. ,  à  , 

 

15 hil y a 15 heuresBlessures et gaz lacrymogènes : petit guide pratique de secourisme en manifestation
 



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They live - l'indigné révolté

Loi travail sur le blog CitizenKhane

Parler le fracas Créé le jeudi 12 mai 2016

: nous aussi on bloque tout. Par Enkolo dans Accueil le

un lien.Etat d'urgence: des militants «interdits de séjour» à la manif contre la loi travail Des activistes «anti-fascistes et anticapitalistes» ont reçu des arrêtés… Partager LIBERATION.FR
la publication de Révolution Permanente.État d’urgence : Le PSIG-Sabre. Une nouvelle brigade de gendarmerie équipée d’armes de guerre L’état d’urgence n’en finit plus. Après l’acquisition de Titus pour 2,4 millions…Partager REVOLUTIONPERMANENTE.FR
 

09/05/2016

Des sociologues atterrés par Ouest-France, prennent la défense de Nantes Révoltée

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Monia Jaafar à Le Canard Enchainé

Bonjour canetons !

 

Des sociologues atterrés par Ouest-France, prennent la défense de Nantes Révoltée

L'article pitoyable de Ouest-France qui présentait la page Nantes Révoltée comme le "bras armé de l'ultra-gauche" continue à faire du bruit. Des sociologues de l'université de Nantes ont publié une lettre ouverte à Ouest-France - envoyée à la rédaction - pour critiquer l'infect travail du journal policier. Ils se disent "atterrés" par le texte paru dans le quotidien.

On les embrasse, et on pense aussi à Laura Jarry, journaliste de Ouest-France sans qui nous n'aurions jamais reçu d'aussi éminents soutiens.

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Lettre ouverte à la rédaction du quotidien Ouest-France

Par un collectif de sociologues nantais atterrés

 

L’article intitulé « Comment Nantes Révoltée donne le ton des manifs » paru dans Ouest-France le 3 mai 2016 a profondément choqué de nombreux acteurs du mouvement nantais de protestation contre la réforme du Code du travail (éd. Nantes, p. 9). Il a également courroucé les quelques observateurs qui, comme nous, le suivent avec assiduité, y compris en amont des manifestations elles-mêmes. En effet, cet article très faiblement étayé par des faits précis et vérifiés sombre clairement dans la diffamation à plusieurs reprises. Et plus particulièrement lorsqu’en contradiction flagrante avec sa photographie d’illustration, il évoque les « chefs » qui se positionnent systématiquement « trois rangs derrière les plus jeunes qu’ils laissent s’énerver devant ». Ou pire encore, quand le soin de conclure est laissé aux bonnes grâces d’« un policier » dont les propos se trouvent retranscrits sans la moindre vérification journalistique de leur éventuelle validité. L’« analyse » (sic) du mouvement social en cours proposée par ce policier anonyme va jusqu’à expliquer avec certitude que Nantes Révoltée missionne ses « lieutenants » pour recruter « dans les lycées des jeunes influençables » aux fins de les envoyer ensuite après formation « en première ligne face aux forces de l’ordre ». Non seulement ces propos sont inexacts et donc mensongers, mais leur reprise sans le moindre contrôle conduit Ouest-France à postuler que la jeunesse qui manifeste en ce moment serait une jeunesse manipulable et explicitement manipulée localement par Nantes Révoltée. Ce qui est loin d’être démontré dans l’article incriminé tant font défaut les constats et les preuves qui permettraient d’attester sans contestation possible que Nantes Révoltée est bel et bien le « bras armé de l’ultra gauche », tel que cela est d’ailleurs asséné à la une de l’édition du 3 mai 2016.

En tant que sociologues de profession ayant suivi les onze manifestations qui se sont tenues à Nantes depuis deux mois au plus près des manifestants jeunes et moins jeunes, des syndicats et des dispositifs policiers, une telle présentation particulièrement erronée du rôle et des activités de Nantes Révoltée ne peut être admise sans réaction de notre part. L’usage d’une rhétorique du récit qui emprunte au registre militaire (« bras armé », « chefs »…) pour créer un effet de réalité propre à stigmatiser le groupe en le rejetant du côté de l’action clandestine et de la manipulation ne saurait à nos yeux suppléer l’absence d’un travail minimal d’enquête journalistique, au sens noble de l’expression. Certes, nous ne disposons pas à ce jour du temps de recul nécessaire pour être en mesure d’opposer sur le champ une analyse sociologique rigoureuse fondée sur nos propres observations collectivement réalisées. Nous n’ignorons pas non plus qu’à la différence des sociologues qui bénéficient d’un temps long pour développer et solidifier leurs interprétations, les journalistes sont nécessairement soumis à l’urgence et au temps court du commentaire « à chaud ». Pour autant, au regard des contre-vérités identifiées, il nous apparaît relever de notre devoir professionnel d’analystes du monde social d’inviter la rédaction d’Ouest-France à davantage de mesure dans le traitement de l’information et dans le contrôle éditorial des articles qu’elle laisse paraître sur le thème des manifestations nantaises. Plutôt que de s’inscrire dans la perspective simplificatrice d’un improbable repérage des chefs et des meneurs qui seraient responsables des débordements constatés « en marge » de ces manifestations, un plus grand sérieux journalistique ne devrait-il pas déontologiquement s’imposer ? En commençant, par exemple, par se demander si le propre des groupes du type « anars », « autonomes » et autres « déters » qui se renouvellent à Nantes depuis une trentaine d’années ne serait pas, justement, qu’ils n’ont pas de « chefs » ni davantage de pratiques explicites et coordonnées de recrutement ? Si tel était le cas, il y a en effet bien longtemps que la police et la justice auraient identifié, interpellé et jugé ces « chefs », preuves judiciaires accumulées à l’appui. Quoi qu’il en soit, pour un quotidien dont la devise est « Justice et Liberté », il nous paraît tout à fait irresponsable d’avoir ainsi proposé aux Nantais une explication particulièrement réductrice et partiale de la réalité sociale fort complexe d’un mouvement protestataire multiforme tel celui qu’agrège aujourd’hui Nantes-Révoltée et ses 20 900 sympathisants déclarés sur Facebook. Ceci dans le prolongement d’une longue série historique de groupements du même type qui prospéraient antérieurement dans l’agglomération nantaise alors même que les fondateurs de Nantes Révoltée n’étaient pas encore nés.

Pour terminer, nous ne manquerons pas de remarquer que la photographie associée à l’article sur le thème sur l’extrême-droite nantaise, également paru en p. 9 de l’édition du 3 mai 2016, s’est attachée à présenter des visages efficacement « floutés ». Juste à côté, celle qui illustrait les propos tenus sur Nantes Révoltée laissait pour sa part apparaître le visage des participants des premiers rangs d’une récente manifestation sans la moindre correction d’image. Ce traitement ouvertement différencié n’a pas manqué, lui aussi, de choquer profondément ni d’offrir une bien piètre image du métier de journaliste en confortant de ce fait les représentations spontanées que s’en font nombre des jeunes protestataires du moment.

 

Nantes, le 6 mai 2016

Collectif de sociologues nantais atterrés

Voir l’article sur http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/comment-nantes-revoltee-donne-le-ton-des-manifs-4203268

 
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