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04/07/2015

Oser et comprendre l'anarchisme

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Oser et comprendre l'anarchisme
L'anarchie, alternative au désordre
« L'Anarchie est la plus haute expression de l'ordre »
"C'est l'anarchie !"
 
Les gens de pouvoir, les médias utilisent à profusion le terme anarchie pour désigner le chaos économique, politique et moral de notre société. L'emploi du mot anarchie tendrait à faire croire que ce monde est livré aux mains de forces diaboliques qui veulent renverser le bel édifice que les peuples disciplinés, conduits par les Etats, ont bâti au cours des siècles. Pourtant, ce sont bien les Etats qui se partagent et gouvernent la planète. C'est bien à eux que l'on doit le désordre économique dans lequel nous vivons. Faire mieux que les Etats dans les domaines du chaos et de l'horreur est difficile...
 
Qui peut croire encore que le pouvoir est synonyme d'organisation ? Ceux qui vivent du pouvoir, très certainement. Mais pas les anarchistes. Le chaos institutionnalisé, le pouvoir et l'esclavage ont fait leur temps. Aujourd'hui, choisir l'anarchisme, c'est faire preuve de réalisme et de sens organisationnel.
 
Nos détracteurs (des fascistes aux marxistes en passant par les démocrates) nous considèrent comme des terroristes ou des idéalistes en retard d'une révolution. Il y a ceux aussi qui prétendent défendre l'anarchisme, mais qui préconisent une société sans règle, sans morale, sans contrainte, dans laquelle on pourrait faire ce que l'on veut. Quel choix le citoyen raisonnable pourra-t-il faire entre les propositions d'autoritaires de toutes sortes qui ont montré leur faillite, et celles des nihilistes de tout poil qui prétendent que demain on rasera gratis, tout étant résolu par la suppression pure et simple de toutes les institutions mises en place jusqu'à nos jours ?
 
La pensée libertaire englobe un projet de société différent de tous les modèles connus jusqu'à présent.
 
Alors, l'anarchie, c'est quoi ?
C'est l'état d'un peuple, et plus exactement encore, d'un milieu social sans gouvernement. Hormis les anarchistes, tous les philosophes, tous les moralistes, tous les sociologues, y compris les théoriciens démocrates et les doctrinaires socialistes, affirment qu'en l'absence d'un gouvernement, d'une législation et d'une répression qui assure le respect de la loi et sévit contre toute infraction à celle-ci, il ne peut y avoir que désordre et criminalité. Les anarchistes affirment que "l'anarchie est la plus haute expression de l'ordre ".
 
Anarchie et ordre ?
Notre ordre repose sur l'entente (principe de Liberté, opposé au principe d'Autorité). Au contraire, les autres propositions d'organisation de la société - socialisme, libéralisme, marxisme... - ont toujours octroyé à une minorité de privilégiés le droit de gérer la société à la place des concernés et pour leur propre profit. Ce mode de gestion porte un nom : l'État. L'État est l'expression politique du régime économique auquel est soumise la société. Il permet et justifie l'oppression et l'exploitation de l'homme par l'homme : il confisque à l'individu son pouvoir - en dictature comme en démocratie (élections) - et met ce pouvoir au service du capital (répression des mouvements sociaux, aides financières...).
 
L'État, à force d'être omniprésent, finit par se superposer à la société, et tente de faire croire qu'en-dehors de lui elle ne saurait fonctionner. Cette illusion est d'autant plus pathétique que l'Etat constitue de fait un groupe social à part entière, coupé des réalités des individus et des autres groupes sociaux. Il ne sert qu'à maintenir l'ordre (fonctions législative et répressive) au service des intérêts de la classe exploiteuse, qu'on la nomme patronat, bourgeoisie ou nomenklatura.
 
Il s'appuie pour cela sur une morale dégradante et humiliante pour l'être humain, secondé en ce sens par la religion qui légitime elle aussi l'exploitation et la domination, se contentant parfois d'en condamner les manifestations les plus brutales, sans jamais émettre de critique de fond ni proposer d'autre modèle que patriarcal, conservateur, hiérarchique et caritatif
Les anarchistes refusent ce modèle sociétaire, oppresseur, exploiteur, négation de l'individu et de ses aspirations. Ils cherchent par tous les moyens à montrer qu'il est possible et souhaitable de vivre dans une société égalitaire, gérée directement et librement par ses diverses composantes : individus, groupements sociaux, économiques, culturels, et ce dans le cadre du fédéralisme libertaire.
 
Le refus de l'autorité.
Le refus de l'autorité n'est pas apparu avec les théories libertaires. Il les précède largement au travers des actes, des attitudes d'individus ou de groupements sociaux. Certains événements historiques nous le rappellent : par exemple les révoltes des esclaves dans la Rome antique, les jacqueries paysannes du Moyen âge, l'essor de la Renaissance, les philosophes des Lumières, la Révolution française. Plus près de nous, ces théories ont participé au déclenchement de la Révolution de 1848, de la Commune de Paris, de la Révolution russe et de la Révolution espagnole. Autant de lieux, de situations, dans lesquels des hommes ont cherché à desserrer, voire à abolir l'étau oppressif dans lequel ils se sentaient pris au piège.
 
En replaçant ces événements dans le contexte historique et social qui leur a donné naissance, on s'aperçoit qu'ils visent le même but : l'amélioration des conditions d'existence, le partage des richesses, le droit à la connaissance, l'instruction, le bien- être, bref une aspiration au bonheur. Ces mouvements de révolte ont été pour la plupart écrasés (les esclaves, les paysans, la Commune de Paris), ou récupérés au profit d'une classe ou d'un parti (la bourgeoisie émergente sous la Révolution françaiseles Bolcheviks dans la Révolution russe), ou encore détournés de leur but (les monarques dits " éclairés " du Siècle des Lumières). Car malgré l'embryon de liberté qu'ils contenaient, ils n'étaient pas suffisamment forts ni structurés pour renverser le cours des choses. Ils étaient des utopies dans le sens où ils ont osé projeter sur l'écran de l'avenir des images en contradiction avec celles de leur temps.
 
Héritages.
Cet héritage philosophique a été théorisé puis mis en pratique au XIXè siècle, coïncidant en cela - et non sans raison - avec l'apparition du nationalisme et de l'étatisme.
 
On s'accorde aujourd'hui à dire que Pierre - Joseph Proudhon est le "père" de l'anarchisme, le théoricien du système mutualiste et du fédéralisme, et l'inspirateur du syndicalisme ouvrier. Son influence sur le mouvement ouvrier a été réelle, puisqu'au sein de l'Association Internationale des Travailleurs (A.I.T.) existait un courant nettement proudhonien.
 
Le Congrès de Saint-Imier (1872) jette les bases de l'anarchisme. Les délégués réunis proclament " que la destruction de tout pouvoir politique est le premier devoir du prolétariat ", " que toute organisation d'un pouvoir politique soi-disant provisoire et révolutionnaire pour amener cette destruction, ne peut être qu'une tromperie et serait aussi dangereuse pour le prolétariat que tous les gouvernements existant aujourd'hui... ".
 
Ces idées, reprises de Michel Bakounine et de la Première Internationale, resteront présentes jusqu'à nos jours. Elles seront l'apanage de Louise Michel (Commune de Paris), du 1er Mai 1885 (Etats-Unis), de Fernand Pelloutier (Bourses du Travail), des explications du monde d'Elisée Reclus, éminent géographe, de Pierre Besnard (anarchosyndicalisme), de Pierre Kropotkine et du communisme libertaire, de Paul Robin et de son école libertaire de Cempuis, de Jean Grave et de ses quarante ans de propagande anarchiste, de Gustave Landauer, fusillé par la soldatesque en 1919 pour sa lutte au côté des Conseils Ouvriers de Bavière, de Nestor Makhno et de son engagement dans la révolution russe, de Sacco et Vanzetti, assassinés par chaise électrique pour leurs idées, d'Erich Mühsam, poète et dramaturge allemand, mort dans un camp de concentration en 1933, de Buenaventura Durruti pendant la guerre d'Espagne, d'Armand Robin et ses langues multiples, pour ne citer que quelques-uns.
 
Après la seconde guerre mondiale, elles resurgiront et verront la création de la Fédération Anarchiste Francophone, de l'Internationale des Fédérations anarchistes dans le monde ; elles impulseront la reconstruction de la Confédération Nationale du Travailanarchosyndicaliste, affiliée à l'A.I.T., elles souffleront dans les rangs de Mai 68 et de la contre-culture, dans le mouvement social...
 
De l'anarchie à l'anarchisme.
Ainsi donc, l'anarchie est ce que nous entrevoyons (société libertaire) ; l'anarchisme est le mouvement social qui poursuit la réalisation de l'idéal anarchiste. L'anarchisme est une lutte incessante, sous les formes les plus variées, contre les préjugés, l'obscurantisme, le fait autoritaire. Il s'articule principalement autour de deux types de tâches : les unes destructives, les autres reconstructives. Les actions destructives consistent à saper profondément le principe d'autorité dans toutes ses manifestations, le démasquer, combattre toutes les manœuvres par lesquelles il tente de se réhabiliter et de se survivre sous une autre forme. Les actions reconstructives, parfois parallèles aux destructives, visent à mettre en place un fonctionnement fédéraliste et de gestion directe. Pour cela, il faut un outil adapté, une organisation...
 
Organisation
L'organisation est fonction du degré de conscience, atteint par les discussions, débats et confrontation d'idées, et dans l'action. Plus cette conscience sera grande et plus la vitalité de l'organisation sera élevée. Pour aboutir à une organisation souple et forte, en même temps conforme à l'esprit libertaire, il faut aller de la base au sommet, de l'unité au nombre, du particulier au collectif. Nous nous accordons entre individus et groupes sur un ensemble de principes généraux, de conceptions fondamentales et d'applications pratiques (voir nos " Principes de base ") : c'est le fédéralisme qui permet à chacun de rester lui-même, de se soustraire à tout écrasement, de garder son autonomie, de prendre une part active à la vie de l'organisation, d'émettre son opinion. Une telle organisation laisse à chacun de ses éléments la totalité des forces qui lui sont propres, tandis que par l'association de ces forces, elle atteint elle-même son maximum de vitalité. Action.
 
L'action n'est pas l'agitation. Elle doit correspondre à un but, la révolution libertaire, et à une stratégie, plus circonstancielle. Parfois, la situation sociale est provisoirement calme, parfois elle s'emballe. L'organisation doit s'adapter à ces différentes phases. En tout état de cause, la place des militants anarchistes est dans la lutte sociale, expression de la lutte des classes, y compris dans les luttes dites réformistes (lutte contre la précarité, contre les licenciements, augmentation des salaires, défense des services publics...), avec nos pratiques antiautoritaires et d'action directe (contrôle et révocabilité des mandatés...), et nos perspectives d'ensemble.
 
C'est de la confrontation entre nos idées, nos pratiques, et les masses, que peut surgir ou naître progressivement la conscience révolutionnaire.
 
Des propositions.
L'anarchisme, enfin, est un ensemble de propositions et de pratiques tendant à l'émancipation totale de l'homme en société. Si la société existe en tant qu'entité sociologique, l'individu existe tout autant, sans rapport hiérarchique à cette société. C'est donc l'harmonie entre ces deux éléments que recherchent les anarchistes.
 
L'émancipation est de triple nature. Emancipation économique d'abord, par la réappropriation des outils de production, leur gestion directe par les travailleurs eux mêmes, et par la répartition égalitaire des richesses.
 
Emancipation politique ensuite, par le remplacement de la bureaucratie d'État, par une organisation fédéraliste des secteurs de la société, maintenant la cohésion et préservant l'autonomie.
 
Emancipation intellectuelle, enfin, via la prise en charge par l'individu de son rôle social, reléguant la religion et toute forme de soumission au musée des horreurs. Une société sans classe et sans Etat, organisée par et pour les femmes et les hommes, voilà ce que veut l'anarchisme.
 
L'anarchiste est par tempérament et par définition réfractaire à tout embrigadement qui trace à l'esprit des limites et encercle la vie. Il nie le principe d'autorité dans l'organisation sociale. Il ne peut donc y avoir de catéchisme libertaire.
L'organisation anarchiste de la société, émanation directe de la volonté des individus et des groupements sociaux, ne pourra se réaliser qu'en dehors et contre la tutelle de tous les organismes et structures autoritaires établis sur l'inégalité économique et sociale.
 
Les fondements éthiques et organiques du fédéralisme libertaire sont : la liberté comme base, l'égalité économique et sociale comme moyen, la fraternité comme but. Cette définition marque la profonde différence entre le fédéralisme libertaire et le " fédéralisme étatique ".
 
Nous appelons de toutes nos forces une société de type fédéraliste, fondée sur la possession collective ou individuelle des moyens de production et de distribution (excluant toute possibilité pour certains de vivre du travail d'autres), l'entraide, l'abolition du salariat et de l'exploitation de l'homme par l'homme.
 
Les anarchistes n'accordent aucun crédit à un simple changement des personnes qui exercent l'autorité : les mêmes causes engendrent les mêmes effets. Toutes les formes d'autorité se tiennent. En laisser subsister une seule, c'est favoriser la réapparition de toutes.
 
Vers une société libertaire.
Pour arriver à instaurer une société libertaire, il faut se doter de moyens en accord avec la finalité. Tel que l'exprime Errico Malatesta, " ces moyens ne sont pas arbitraires, ils dérivent nécessairement des fins que l'on se propose et des circonstances dans lesquelles on lutte. En se trompant sur le choix des moyens, on n'atteint pas le but envisagé, mais on s'en éloigne, vers des réalités souvent opposées et qui sont la conséquence naturelle et nécessaire des méthodes que l'on emploie ".
Il est possible de vivre dans une société égalitaire, gérée directement et librement par ses diverses composantes (individus, groupements sociaux, économiques, culturels, ethniques...) dans le cadre du fédéralisme.
Les règles qui vont faire fonctionner une telle société sont basées sur des contrats mutuels, égalitaires, réciproques, pouvant être remis en cause à tout instant. Ces contrats peuvent être écrits ou tacites.
 
Mandatements.
Une telle société ne peut évidemment pas fonctionner sans entraide ni coopération volontaire. La délégation de responsabilité permettra de discuter au niveau fédéral. Mais attention, entendons-nous sur les mots : pour les anarchistes, chaque délégué reçoit un mandat précis . L'assemblée qui l'a mandaté exerce un contrôle permanent sur son travail, et, surtout, peut le révoquer à tout moment si le travail qu'il effectue ne correspond pas à son mandat.
 
L'anarchisme est une proposition globale de société cherchant à promouvoir une civilisation réellement différente. Il oppose le principe de liberté au principe d'autorité, l'entraide à la loi de la jungle, l'égalité à la discrimination.
 
" Aussi longtemps que la société sera basée sur l'autorité, les anarchistes resteront en état perpétuel d'insurrection. "
(Élisée Reclus)


 
L'autogestion, une révolution économique : https://www.youtube.com/watch?v=UbS09Mktc8I

Grèce : face à la tentative d'un « coup d'État capitaliste »

Foire à l' autogestion
Ils ont tué l'un des nôtres. Lettre à Clément Méric.
"JE LUTTE DONC JE SUIS"
Le capital au XXIe siècle

21/06/2015

Socialisme et journalisme : l'utopie concrete

 

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LA VERITE ET LA POLITIQUE, au bac de philo



" Le Monde sera Détruit non pas tant à Cause de Ceux qui font le Mal, mais à cause de Ceux qui regardent et laissent Faire.." Albert EINSTEIN..

 

Difficultés et dangers du métier de journaliste

Difficultés et dangers du métier de journaliste

 
 
Visuel des assises du journalisme de Metz

 

 

Retrouvons la chronique des médias en partenariat avec l’hebdomadaire Stratégies. Et pour cette édition, revenons sur les difficultés du métier de journaliste à l’occasion des Assises du journalisme, qui se sont tenues cette semaine à Metz. La rencontre s'est ouverte par un hommage aux envoyés spéciaux de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés à Kidal.

 

Plus de 263 000 signatures en quelques jours et une conférence de presse annoncée pour lundi. Elise Lucet s’élève contre la directive européenne sur le secret des affaires qui menace la liberté de la presse. La présentatrice du JT de 13H et de l’émission Cash Investigation sur France a lancé le 4 juin sur Change.org une pétition, soutenue par le collectif « Informer n’est pas un délit ». Des signatures venant de plusieurs pays de l’Union européenne.

 

Cahiers de doléances : le blasphème en danger ?

 

« Bientôt, les journalistes et leurs sources pourraient être attaqués en justice par les entreprises s’ils révèlent ce que ces mêmes entreprises veulent garder secret (…) Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur européen prépare une nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme, le » secret des affaires «, dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en Europe », peut-on lire sur Change.org.

 

« Avec la directive « Secret des Affaires », vous n’auriez jamais entendu parler du scandale financier de Luxleaks, des pesticides de Monsanto, du scandale du vaccin Gardasil… Et j’en passe », poursuit la pétition. « Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il nous sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique de nos pays », plaide encore Elise Lucet.

 

une photo sur le journal de Nathalie Duval.

sans com'... émoticône smile

 

 

 

Lundi, une présentation de la pétition aura lieu à la presse, à la veille de l'examen de la directive en commission du parlement européen.

 

Edwy Plenel et Fabrice Arfi de Médiapart, ou encore Patrick Cohen de France Inter… Plusieurs journalistes soutiennent la pétition de la présentatrice de France 2. Tout comme la députée européenne Eva Joly et Hervé Falciani, le lanceur d’alerte HSBC."SWISSLEAKS" : ENTRETIEN AVEC HERVÉ FALCIANI mardi 23 juin à 22h25 (10 min) Entretien avec l’ancien collaborateur de l’établissement bancaire HSBC, Hervé Falciani, responsable de la plus grande fuite de données bancaires jamais connue. Ce "Edward Snowden du système bancaire" avait livré plus de 100 000 comptes de particuliers, venant de plus de 200 pays différents, aux autorités françaises en 2008. Il est actuellement en fuite.

 

 


La politique et la vérité, le pouvoir et l'argent, la liberté de la presse...
Si à la guerre "on croit mourir pour la patrie on meurt pour des industriels" (Anatole France)
Pour la presse, on croit combattre pour la liberté on libère le mensonge des puissants.
L'ancien représentant de la Grèce au FMI, Panagiotis Roumeliotis, a révélé lors de son audition au comité de la dette, que des journalistes grecs ont assisté à des séminaires financés par le FMI et étaient
invités à présenter le FMI sous un jour favorable.
 
Roumeliotis a également révélé que "Christine Lagarde et d'autres hauts fonctionnaires du FMI l'ont contacté avant mon témoignage devant le comité pour me rappeler que les membres du FMI bénéficient de l'immunité pour leurs actes". 

Xénophobie Business - Hensozu

 

Signez la pétition et partagez la vidéo.

Socialisme : l'utopie, c'est concret


Je ne vais pas disserter simplement clamer un grand OUI cela VA de pair. Parce que "politique" signifie commun, faire ensemble dans l'intérêt commun. Politique c'est citoyenneté et il ne peut y avoir de citoyens égaux sans vérité.
 
Ce qui foire tout c'est que politique est trahit en politicien, en intérêt individuel. Pour agir pour soi, mieux vaut mentir et manipuler. Et ce "pour soi" devient de classe, de la classe des puissants.
Vive la politique et le vérité, elle seule peut être République.
Serge Grossvak


Saint-Simon, Fourier, Raspail... Le philosophe Vincent Bourdeau ravive la ferveur créative des premiers socialistes. Qui fait cruellement défaut à la réflexion politique actuelle.


On les appelle socialistes « utopiques », « romantiques » ou « prémarxistes ». De doux rêveurs, en quelque sorte, imaginant une société idéale et diffusant d'innovantes théories sociales dans une multitude de journaux et revues comme L'Atelier, Le Globe, Le Tocsin des travailleurs ou La Démocratie pacifique. Dans les premières décennies du XIXe siècle, ils ont convoqué toutes les disciplines — économie, sciences, ­philosophie, sociologie encore balbutiante — pour dessiner une société harmonieuse d'où la violence serait bannie et où le progrès ne se développerait pas aux dépens des travailleurs.


Doux rêveurs sans doute, mais qui notaient ­déjà, lucides, que les institutions politiques, bien souvent, ne comprennent rien à la société réelle. Ce qui ne les empêchait pas de prendre le réel à bras-le-corps et d'ouvrir cent pistes fécondes sans jamais perdre de vue, au loin, l'horizon. Vincent Bourdeau, codirecteur du passionnant ouvrage collectif Quand les socialistes inventaient l'avenir, revient sur ce demi-siècle foisonnant... et cruel, quand on le compare aux débats d'aujourd'hui.
 
Saint-Simon (1760-1825), le fondateur du saint-simonisme, a agrégé autour de lui ou inspiré les « premiers socialistes », comme Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), Pierre Leroux (1797-1871) et bien d'autres. Sur quelles idées ?
Saint-Simon est un aristocrate du XVIIIe siècle qui a participé aux guerres d'indépendance aux Etats-Unis et s'est enrichi sous la Révolution. Il mène ensuite une vie d'étude, assiste en auditeur libre à des cours de physiologie, de médecine ou de physique. Cette fréquentation des savants le conduit à penser qu'il faut réorganiser la société sur un modèle scientifique. Il la voit comme un organisme vivant dont certains organes — des groupes sociaux — sont moribonds, comme l'aristocratie ou le clergé, quand d'autres, les forces vives, vont se développer. Ainsi oppose-t-il les « industriels » aux « oisifs ».
 
Illustration Antoine Corbineau pour Télérama
 
Les « industriels », qui englobent à la fois capitalistes et ouvriers ?
Saint-Simon avait bien vu que, parmi les « industriels », il fallait prêter une attention particulière au sort de la classe la plus nombreuse — artisans et ouvriers —, mais il pensait encore que cette amélioration pouvait découler d'une dynamique productive dont les capitaines d'industrie seraient les animateurs, et auxquels devaient se subordonner les ouvriers. Après la mort du maître, en 1825, certains saint-simoniens affirment qu'il existe des intérêts antagonistes au sein même du « monde industriel ». En avril 1832, Jean Reynaud (1806-1863), polytechnicien et ingénieur des mines, saint-simonien dissident, publie dans la Revue encyclopédique un article intitulé « De la nécessité d'une représentation spéciale pour les prolétaires ». Constatant l'accroissement des inégalités entre ceux qui s'enrichissent et ceux qui s'appauvrissent, il distingue la bourgeoisie du prolétariat, les bourgeois étant décrits comme ceux qui tiennent « l'industrie à leurs gages », ceux qui vivent de l'exploitation non du globe, mais du prolétariat.


Un prolétariat encore hétérogène, comprenant aussi bien ouvriers que petits artisans...
Le modèle dominant reste celui de l'atelier, dans lequel existe une hiérarchie entre maîtres, compagnons, etc. Ce fut d'ailleurs le reproche fait par Karl Marx à ces socialistes — à Proudhon surtout— qu'il accuse d'être nostalgiques d'un monde en voie de disparition. Ces premiers socialistes, chacun à sa manière, retiennent effectivement l'idée d'une maîtrise de l'artisan sur la tâche qu'il effectue, et d'un contrôle des outils de travail, avec lesquels ils entretiennent un rapport intime, personnel. L'ouvrier artisan qui passe d'un emploi à un autre garde ses propres outils. On rencontre ici ce que le sociologue américain Richard Sennett appelle « l'éthique du travail bien fait » : une communauté professionnelle qui possède un savoir-faire, revendique de ­gérer elle-même les processus de production, et même les rapports d'autorité à l'intérieur de ces processus, sans être dépossédée par des injonctions extérieures capitalistiques, financières ou managériales. L'enjeu est autant la défense d'une certaine culture du ­travail, menacée, que la répartition de la richesse. Commence à se dessiner dans les écrits socialistes la source de cette menace : l'exploitation capitaliste.


La grande référence pour ces penseurs reste la Révolution française, mais délestée de sa violence ?
La Révolution française est surtout une référence... parce qu'elle est inachevée à leurs yeux. Et son inachèvement, pour eux, tient à un problème de méthode : elle a manqué d'attention au réel. Les socialistes utopiques traversent une époque de transition, qui exige selon eux une attention soutenue. Ils rejettent la politique pure, qui aborde les questions sociales de façon abstraite. Et les critiques sur les institutions issues de la Révolution française sont assez virulentes. Pierre Leroux a cette formule dans le premier numéro de la Revue sociale, en octobre 1845 : « La politique libérale est morte. » Elle désigne à la fois la Chambre des pairs, établie en 1814 et constituée de membres de la noblesse, et la Chambre des députés. Deux institutions qui poursuivent « la chimère d'une rénovation politique sans rénovation morale, sans idées nouvelles, sans science sociale ». Pour Saint-Simon ou Fourier, la science politique est d'abord une science de la société, une physiologie pour le premier, une physique des passions humaines pour le second.Charles Fourier (1772-1837), à cet égard, est sans doute plus radical encore que Saint-Simon, puisqu'il pense l'organisation de la société, sous la forme de phalanstères, à partir d'un jeu complexe d'harmo­nisation des passions, et redonne toute sa place à une philosophie de la liberté et de l'individu. Même ceux qui prônent un changement de régime politique, les Raspail, Pecqueur, Louis Blanc, etc., veillent toujours à ce que les institutions qu'ils imaginent ne soient pas en complet décalage avec l'épaisseur de la société.
 
Illustration Antoine Corbineau pour Télérama
 
Réflexion toujours d'actualité...
En effet, d'autant que leurs réflexions se prolongent dans deux directions qui agitent encore aujourd'hui le débat politique : comment distribuer le pouvoir à tous les échelons de la société – comment « décentraliser » – en redonnant un poids politique à la commune ou au canton. Mais aussi comment imprimer un mouvement politique d'ensemble à la société. Après la révolution de 1830 débute un grand débat : ne devrait-on pas remplacer la Chambre des pairs par une représentation des professions plus en contact avec la réalité sociale ? Mais comment s'assurer qu'une telle chambre ne dominera pas la discussion politique, dont les orientations ne doivent pas être seulement matérielles, productives, mais aussi spirituelles ?


Le « Progrès », thème central des premiers socialistes, croise philosophie, politique, économie, hygiène, agronomie ou science... Quel foisonnement !
Au-delà des divergences théoriques ou doctrinales, c'est le progrès qui réunit en effet les premiers socialistes. La Révolution, constatent-ils, a engendré une absence de repères – Leroux dit que la société est« en poussière » –, tout doit être reconstruit, certains piliers, comme la religion, n'étant plus en mesure de maintenir l'unité morale. Le projet devient encyclopédique – et, du coup, « utopique » –, liant les différentes disciplines pour embrasser la science du social. Textes anciens, chimie du vivant, histoire des différentes religions sont convoqués dans une formidable effervescence intellectuelle, le progrès technique – chemin de fer, télégraphe ou presse – permettant d'unifier matériellement la société.


Un progrès technique dont les socialistes, dès cette époque puis par la suite, dénonceront le rôle parfois néfaste...
Certains penseurs estiment qu'il n'est pas, par lui-même, porteur d'une dimension morale et spirituelle. Tout au long du XIXe siècle, cette méfiance taraudera les socialistes ou des économistes comme Simonde de Sismondi (1773-1842), qui dénonce les effets délétères du machinisme augmentant la richesse des uns au détriment des autres. Question centrale au moment où la France entre dans la révolution industrielle. Certaines révoltes, comme celle des Canuts à Lyon (en 1831), ont leur importance dans l'émergence des écoles socialistes s'inquiétant du rôle de la machine dans le projet d'émancipation des travailleurs. Mais, là encore, l'écart est grand entre un Fourier, qui propose un modèle phalanstérien ­quasi agrarien – d'où la machine est absente –, et un Pecqueur, qui remporte en 1837 un prix de l'Académie des sciences morales et politiques sur le thème de l'« influence des forces motrices et des moyens de transports » sur « l'économie matérielle, sur la vie civile, sur l'état social et la puissance des nations ». Mais la fascination pour la machine et les prouesses de la production n'est pas tout. Jacques Rancière, dans La Nuit des prolétaires, archives du rêve ouvrier (1981), l'a bien montré : quand on lit les articles d'un journal comme L'Atelier, « organe des intérêts moraux et matériels des ouvriers », rédigé par des ouvriers instruits, les revendications ne portent pas seulement sur le travail, mais aussi sur le temps libre, la possibilité de pouvoir rêver, voire d'être poète.


Les socialistes aujourd'hui manquent-ils d'utopie ?
On répète que la réalité est dure et que les faits sont têtus... La politique devient la gestion de ce qui nous arrive plutôt que la production de phénomènes nouveaux. (  Les premiers socialistes, eux, comprenaient que l'expérimen­tation doit s'appuyer sur une connaissance de l'homme et de la société, et n'ignoraient pas les obstacles. Si l'utopie a un sens, ce n'est pas simplement pour prophétiser que, dans un horizon lointain, se dessine la possibilité d'un monde radieux, mais pour inviter à regarder, dans le monde actuel, ce qui est en cours de réalisation. La multipli­cation des passerelles entre les champs journalistique, universitaire ou politique et celui des mouvements sociaux ou associatifs pourrait nous y aider.


La parole des premiers socialistes, riche et inventive, paraît beaucoup moins verrouillée que celle que nous entendons aujourd'hui...
La forme du parti n'existe pas encore dans le premier XIXe siècle, et ce sont des individualités qui se manifestent : les voix d'un Leroux, d'un Proudhon, d'un Louis Blanc, d'un Ledru-Rollin, d'un Raspail sont immédiatement identifiables. Aujourd'hui, le calcul électoral vise moins à anticiper l'avenir de la société qu'à sonder l'opinion de l'électorat visé. Cela n'implique pas de lui proposer une orientation et de l'élever, mais de lui donner raison. La dimension pédagogique de la politique s'est perdue en route, aujourd'hui démocratie rime plutôt avec flatterie. Et il n'est pas sûr que le peuple aime tant que cela à être flatté..
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Vincent Bourdeau
1995 Ecole normale supérieure de Fontenay - Saint-Cloud
1998 Agrégation de philosophie
2005 Doctorat de philosophie
2006 Les Luddites. Bris de machine, économie politique et histoire (avec F. Jarrige et J. Vincent), éd. Ere.
2015 Codirecteur de Quand les socialistes inventaient l'avenir, 1825-1860, éd. La Découverte.
Les Sentiers de l'Utopie -- le film https://www.youtube.com/watch?v=PW_MakhAnJE
 
 Il existe des structures alternatives, quelques lieux différents peuplés de personnes qui cherchent à vivre autrement


Autrementl  .https://www.youtube.com/watch?v=2uRTRFP7ImI
 

Vivre l'utopie - ils ont réalisé l'anarchisme 

Histoire du syndicalisme français, pdv CGT

 

 
 Entretien
Socialisme : l'utopie, c'est concret

Propos recueillis par Gilles HeuréPublié le 15/06/2015.
Illustration Antoine Corbineau pour Télérama

Difficultés et dangers du métier de journalistePar Amaury de Rochegonde - Diffusion : samedi 9 novembre 2013

18/06/2015

Seulement un mauvais rêve ?

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 Seulement un mauvais rêve ?

"Est ce que le rêve peut être prémonitoire ? Et s'ancrer dans la réalité ?"

 

Oui c'est possible. J'avais écris ce post il y a quelque temps h. Je pense qu'il est malheureusement plus que d'actualité.

Après avoir regarder Bienvenue a Gattaca, film de science fiction décrivant une société aseptisé , inégalitaire et autoritaire ou la biotechnologie et la société de contrôle, je me suis endormis.Seulement un mauvais rêve ? 

 

« Le réveil sonne, il est 18 heures et déjà la chaleur me fait suffoquer, il me faut quelques secondes pour me rappeler qui et à quel endroit je suis. Je dois me dépêcher, je suis censé être au bureau dans une heure, de toute façon c’est seulement à ce moment la que le thermomètre passe sous la barre des 45 degrés, l’automne (...)e vous laisse faire votre opinion. Intitulé « Seulement un mauvais rêve ? : la COP21 , Xénophobie Business - Hensozu, J’écris ton nom rue Pajol - Antalya Son blog : CAC 69. »Fait parti de la contribution des blogs au mouvement lancée par Blog Action Day 2009 dont le sujet est le réchauffement climatique, chacun amenant sa petite contribution." Pour ma part, J'y fais un article sur cette mobilisation ICI

 Les temps changent(la terre en 2075) film complet en français, HD! hCela ressemble à un mélange entre 1984 de George Orwell et Soleil vert. Deux littératures de science fiction qui ne sont pas si éloignée du monde actuel, même si on n’a pas atteint tout les pronostiques heureusement. D’où une petite chance encore de changer les choses ou du moins de les retarder.Il décrit un monde pas si éloignée du monde actuelle et surtout du docu fiction passée sur France 2 « Les temps changent :  » d’après les pronostiques du GIEC. Ce film se projette en 2075 avec un grande pétition mondiale (un peu comme celle actuel : « Copenhague 2009, Ultimatum Climatique »).

Le climat terrestre est une machine complexe. Et le soleil y joue un rôle central. En réchauffant plus la planète à l'équateur qu'au Pole, le soleil joue un rôle avec les courants aériens qui redistribue la chaleur sur l'ensemble de la terre dessinant des zones froides, chaudes ou tempérées. Mais au fil des siècles, notre activité sur terre a contribué à rompre cet équilibre fragile et bouleversé les climats auquel nous avions

 

Sur la route d'Idris et Faouzi, la température a augmenté de plus de 8 degrés. Dans les villages privés d'eau, les dune ont remplacé les hommes. Le peu de végétation n'a pas survécue a la fournaise et les dernières palmerais sont retournés a la poussière. Le long de leurs routes, Idri et Faouzi s'apercevront que les rares puits d'eau qui rendaient la vie possible aux habitants du désert se sont tari. ( 19 min)

 

Le grand Sahara a dévoré le nord du continent africain. Les anciennes routes ont été recouvertes par le sable, rendant le voyage d'Idris et Faouzi de plus en plus dangereux. Pour eux, sur des milliers de kilomètres, l'horizon n'est plus que sable et vent. Plus personnes ne vit ici. Au début du siècle pourtant, les pays du Sahel et du Maghreb avaient caressé l'espoir d'un grand bon économique comme celui de la Chine, de l'Inde et une grande partie de l'Afrique pouvait enfin entrevoir la fin de la misère. Mais le réchauffement du climat a tout inversé, balayant cette prospérité naissante, ruinant le fragile début de développement à force de travail et d'obstination, trois générations d'africain avaient finis par réussir.

 

Ce soir, Idris et Faouzi entame leur dernière gourde. Comble de l'ironie, c'est dans les ruines d'une station service d'autoroute dont il n'existe même plus une trace qu'ils vont essayer de trouver un peu de repos

 

35 min : Voila bientôt 10 jours qu'Idris et Faouzi ère dans l'enfer du Grand Sahara. Soudain Faouzi regarde Idris et dis : " Regarde qu'est ce que c'est ?" Idris : " Le grand mur" " et si on faisait la course"

 

Le grand Mur", une tentative désespérée des habitants de El Rachidi pour sauver leur ville de l'avancée du désert. En 2050, ils avaient entassé des milliers de carcasses de voiture devenu inutile pour tenter de bloquer l'avancée du sable. Peine perdue, leur ville comme tant d'autre a finalement été avalée par les dunes. A quelques centaines de mètre a peine de la ville disparu, un immense champ de miroir comme il en fleuri partout dans le désert. un gigantesque piège a énergie solaire. Depuis que le pétrole et le gaz sont devenus des produits très rares, depuis que l'utilisation du charbon trop polluant est abandonnée au profit d'énergie plus propre. Maintenant tout fonctionne a l'électricité. Une électricité produite a partir de l'énergie renouvelable : l'eau domestiqué par les barrages hydroélectrique ou le vent par des champs d'éolienne. Dans les portes du désert, dans une ville fantôme un seul homme habite encore, c'est le gardien des champs d'énergie solaire et du dernier puits de toute la région. Chaque jours, il voit sortir des survivant de cette enfer blanc

 

" Doucement, doucement.... Une gorgée a la fois. Vous avez du faire tant d'effort pour arriver ici"

 

Pour Idris et Faouzi, c'est la dernière escale avant de reprendre la route. La mer, l'Europe, leur rève ne sont plus désormais qu'a quelques jours de marches ( 40 min) Le long de l'atlantique, Idri et Faouzi longe la ligne du Transilien. 51 min  Depuis la disparition des routes et des pistes, ce train a grande vitesse permet a ce qui en ont les moyens de traverser le désert en quelques heures. Idri et Faouzi n'ont pas cette chance

" Regarde c'est juste là de l'autre coté ", " Je ne vois rien du tout" , " Oh c'est un peu plus sombre au dessus de l'eau, comme des montagnes très très haut ", " Non ce ne sont pas des montagnes, c'est la Tour Effel "

Toute cette eau qui fait leur bonheur provoque ailleurs de véritable catastropheLa plupart des passagers étaient originaires de pays d'Afrique saharienne - d'Erithrée, de Somali, du Soudan - mais aussi du Bangladesh et d'Afghanistan, indique La Repubblica. Partout dans le monde, le niveau des océans a considérablement augmenter créant une grave menace pour des millions de personnes. Des régions entières ont été rayées de la carte, des millions d'hommes sont aujourd'hui apatride. Comme tant d'autre, Idris et Faouzi fuit la chaleur, les guerres et les famines de l'Afrique. Mais s'ils ne sont pas les seuls a rêver d'Europe. Pour contenir le flot indécent de réfugiés venu de toute l'Afrique, d'immense camps ont été installé a l'entrée de Tanger. Devant leurs yeux, ils découvrent le sain des sains : un centre de tri gérer par les pays riches. C'est derrière ces murs que va se décider leurs sorts. Désormais la seule immigration acceptée est l'immigration saine, économique et choisie

 

Le centre européen de la main d'œuvre choisi est financer à la fois par les gouvernements et les grandes entreprises. Aujourd'hui il est presque impossible de rentrer clandestinement en Europe

"Prénom et nom" , " Idri Dialo" , Lieu de naissance" , Le 26 juillet 2058, Menatti, Etats Unis d'Afrique du Nord" , "Box numéro 12" 

Ici on ne retient que ceux qui sont utile à l'économie : Seul les candidats jeunes, forts et en bonne santé ont une chance d'obtenir un contrat de travail. Durant cette journée de sélection, a tout moment Idris et Faouzi peuvent être rejeter ( 55 min)  

 

Le juteux business de la sécurisation des frontières 

" Afin de vérifier votre état de santé, le module va vérifier une série de test. Veillez fixer les électrodes. Veillez fermer les yeux ... Etat de santé conforme aux normes européenne. Le module va maintenant procéder à une puce biométrique identificatrice. Ce procéder est sans danger et quasiment indolore. Cette puce facilitera votre identification lors des tests de sélections. Si votre candidature est retenu, elle permettra votre localisation sur le territoire européen. Procédure terminé"

 

Plus tard : " Etat de santé non conforme avec le standard"

"Pas dans le standard, qu'est ce que vous faites de mes enfants, vous y avez pensé à mes enfants. Comment je vais les nourrir moi, qu'est ce que je vais leur donner. je peux travailler, je suis fort. Laisser moi avancer, je vous en prie"

" Veillez avancer "

"Des animaux, voila comment ils nous traitent" " Oh oui, conforme aux normes sanitaires". " Notre pays est devenu un enfer et cela a cause d'eux et là, nous devenons leur bétail. Meeeeeeeuuuuuh. Saloperie d’européen. Normalement, c'est eux qui devrait nous supplier de venir "

 

Mauvais point pour Faouzi. La docilité est l'un des principaux critères de sélections mais rien n'échappe aux sélecteurs

 

Faouzi lors du test : " Solution 5, solution 3, solution..2, non"

" désolé, votre profil ne correspond pas aux critère actuelles" , " C'est quoi ces conneries", "Veillez sortir, veillez quitter la pièce immédiatement"

 

Ceux qui ont échoué comme Faouzi sont rejettes, oubliés dans des camps qui n'ont ni le courage ni les moyens de le quitter

Trois fois par jours, comme un mirage, le transméditerranéen transporte les " migrants sélectionner" vers l'Europe.

 

Est-ce juste un mauvais cauchemar ?

La crise actuelle "n'est pas une crise migratoire", mais une crise due aux politiques de fermeture des frontières des membre de l'UE. Elle est provoquée par l'Union européenne qui se refuse à coopérer et laisse des pays moins riches comme la Turquie assumer la situation.

De Marius Hepha

"Cette Europe de l’ouest riche et obèse qui a colonisé en continu et pillé les ressources des autres populations représente au bas mot 400 millions d’habitants.
100 000 réfugiés pour 400 000 000 de citoyens, cela représente un grand remplacement estival de 0.025% de la population européenne.
Si on écoute les plus alarmistes, la vague atteint les 0.1%, soit la croissance de la France : c’est dire à quel point elle est dérisoire."
"En France, la soupe est grasse et on tente de faire oublier que les conflits qui amènent les migrants ont pour origine le pillage qui permet à ces braves Français qui ne veulent pas payer pour les autres de manger du chocolat pas cher, d’avoir des téléphones portables dernier cri tout en faisant tourner le CAC40."

 

Un policier turc face au corps d'un enfant à Bodrum, dans le sud de la Turquie.

Voir la page de Abdullah Kurdi  

#‎PIQûRE DE RAPPEL  : La photo à la «une» de la presse européenne : Cf Migrants: l'Europe sous le choc après la photo d'un enfant mort noyé : Les images du corps d'un petit garçon échoué sur une plage de Turquie après un naufrage qui a coûté la vie à douze réfugiés syriens ont fait le tour des réseaux sociaux. Ce jeudi, les clichés faisaient la Une d'une large partie de la presse européenne. cf post de Chantal Joubert Agricole . Dépêches > monde du jeudi 03 Septembre à 10H30 Migrants : Ne plus regarder ailleurs – source France Inter

Depuis le début de l’année, plus de 350 000 personnes ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, ce qui représente la plus importante vague de réfugiés qu’a connue le Vieux Continent depuis la seconde guerre mondiale. Remise en cause de l’espace Schengen, divisions autour des quotas… face à ces arrivées massives et à la crise humanitaire qu’elles représentent, l’Europe se crispe et se voit ébranlée dans ses fondements  cf video Le Monde

 Le mot-dièse"KiyiyaVuranInsanlik" (en Français, "Humanité échouée") a fleuri un peu partout sur Twitter.Crayon d'Humeur : la photo de Crayon d'Humeur.

34 migrants dont une dizaine d'enfants sont morts noyés au large de la Libye
#Solidarite #Migrant
10.07.17 Politis. @Politis_fr SUIVRE A lire sur Libération.fr Blida, un «bidonville humanitaire» construit sur un parking de Metz

Migrants.Seulement un mauvais rêve ? : citoyen actif cf lire République Tchèque :La police tchèque marque d’un numéro les bras de réfugiés et suscite l’émoVague de migrants sans précédent ?PARIS-LUTTES.INFO

Près de 700 demandeurs d'asile y passent chaque jour, le camp de Blida, aménagé en avril par l'Etat sur un parking à Metz, est considéré par les associations et les bénévoles comme un «bidonville humanitaire» où promiscuité et violences s'intensifient. «Il n'y a même plus la place de mettre des blocs sanitaires. Il fait chaud, la densité est plus importante, donc la tension monte», explique Marie-Claire Fabert, l'une des responsables associatives qui intervient sur le camp.

GEOPOLIS.FRANCETVINFO.FR : Migrants: une stratégie euro-africaine pour bloquer le flux au sud de la Libye 

De nombreux  films sortent aujourd'hui sur les écrans comme Deepan et Méditerranée, le pari dla traversée" sont crullement d'actualité, même si les auteurs ne pouvaient prévoir les derniers drames : "Le premier long métrage du jeune Italo-Américain Jonas Carpignano retrace la route vers l’Europe occidentale de deux Burkinabés, Ayiva (Koudous Seihon) et Abas (le comédien mauritanien Alassane Sy), passés comme il se doit de l’Algérie à la Libye puis dispersés en mer jusqu’à gagner la pointe méridionale de l’Italie. Successivement dévalisés dans le désert, arnaqués par des passeurs qui abandonnent les naufragés en mer sur un rafiot bondé, ils sont repêchés in extremis par des garde-côtes." «Mediterranea», le pari de la traversée Le premier long métrage de l’Italo-Américain Jonas Carpignano suit le périple de deux Africains venus chercher refuge en Calabre

Vol spécial Par Enkolo dans Accueil le Expulsions la honte , L'empilement des lois antiterroristes , 26 999 vues Ruptly a téléchargé une nouvelle vidéoMigrants : l'Italie renforce le contrôle de sa frontière autrichienne – source le figaro La publication de Maggy Herzet.

 

 INFOGRAPHIE - Alors que le gouvernement hongrois a annoncé la fermeture de sa frontière avec la Serbie et le début de la construction d'une barrière anti-immigration, Le Figaro liste les principaux murs du monde.

 Une enquête menée par le collectif The Migrant Files montre que l’UE a dépensé 11,3 milliards d’euros pour renvoyer des migrants depuis quinze ans pendant que la Hongrie veut ériger un mur à la frontière avec la Serbie. Paris et Vienne bloquent l’entrée de migrants.La Hongrie a annoncé hier la fermeture de sa frontière avec la Serbie, un nouveau signe de la crise migratoire au lendemain de l'échec des Européens à décider d'une répartition solidaire des réfugiés sur leur territoire. Le Premier ministre serbe a aussitôt réagi en se déclarant "surpris et choqué En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/#uE8BgWV0IezZWp4f.99 , En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/#rC67gVVyG3BqKtvj.99

 Seulement un mauvais rêve ?

Surveillance au bénéfice de grands groupes industriels

« Les dispositifs qui prétendent contrôler les migrations ne servent pas les objectifs qu'ils prétendent viser. " Claire Rodier, auteur du livre Xénophobie Business - See more at: http://info.arte.tv/fr/les-clandestins-en-ligne-de-mire#s...

- Surenchère technologique

- « Le marché » de l'immigration

- Amalgame public-privé

 - « Gestion des migrants »

 Elle analyse par ailleurs la stratégie des grands groupes de la sécurité : « On observe un glissement progressif du marché de l’armement militaire vers le secteur civil, où le marché de la lutte contre l’immigration est très porteur », explique-t-elle dans un entretien pour Bastamag. - See more at: http://info.arte.tv/fr/les-clandestins-en-ligne-de-mire#s...

Catherine Wihtol de Wenden & Claire Rodier - Rencontre croisée sur les migrations

 

Les contribuables européens sont également mis à contribution pour financer la protection des frontières : 1,6 milliard d’euros depuis 2000 dont les principaux bénéficiaires sont les grands groupes industriels spécialisés, comme Airbus, Finmeccanica et Thales, souligne l’enquête.

 

Les barrières de grillages édifiées pour défendre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc coûtent 10 millions d’euros par an pour leur entretien, affirme le document. La barrière à la frontière entre la Grèce et la Turquie coûte plus de 7 millions par an aux contribuables grecs.

 

 

La Commission européenne contribue au financement des actions d’accueil des demandeurs d’asile et des mesures pour la protection des frontières. Pour la période 2014-2020, 3,1 milliards sont budgétisés pour le Fonds asile, migration et intégration (FAMI) et 3,8 milliards pour le fonds pour la sécurité (FSI, ou ISF en anglais). La France se voit allouer 1,6 milliard d’euros pour la sécurité par le FSI, et 265 millions par le FAMI, précise la Commission.

 

 

En Australie, L’Australie dépense des millions pour décourager l’immigration illégale révèle Rue 89 Le message est clair, net, précis. Sans délicatesse ni langue de bois, sur fond de bateau ballotté par les vagues, 

 

Cette campagne en plusieurs volets – « No way » mais aussi « Pas de visa à bord », « Nouvelles règles » et « Ne jetez pas votre argent à la mer » – n’est pas nouvelle. Elle resurgit ces jours-ci parce que son coût pour le contribuable australien vient d’être rendu public : 23 millions de dollars l’an dernier (16 millions d’euros). C’était le budget prévu pour quatre ans.

L’agence publicitaire TBWA/TAL, qui a conçu la campagne, est une filiale du groupe américain TBWA. L’entreprise revendique une approche « disruptive » de la communication, reprenant une théorie très à la mode dans le monde du marketing. En résumé, proposer un produit inattendu, en rupture avec les habitudes et les conventions

 

Jointe par Rue89, Elaine Pearson, directrice de Human Rights Watch en Australie, juge cette campagne de communication « offensive » et « de mauvais goût ».

 

« Elle montre jusqu’où les gouvernements australien, Danemark européen et américain..... sont prêt à aller pour marquer des points dans l’opinion publique, et à quel point il est déconnecté des persécutions et de l’horreur bien réelles auxquelles la plupart des demandeurs d’asile tentent d’échapper à travers le monde. »

On est ici dans la logique bien connue du bouc émissaire : dans le contexte de crise économique et sociétale, la manipulation de l’incertitude et de la peur permet aux gouvernants, incapables d’apporter des solutions aux problèmes rencontrés par leurs électeurs, d’asseoir leur autorité en désignant des coupables.

 

Avec Maud et d'autres camarades, on vous alertait en début d'année sur l'usage quasi-permanent d'aliments fortement périmés par des ONG subventionnées travaillant main dans la main avec l'État, en Grèce comme en France. La situation ne cesse d'empirer.

TRAFIC D'ALIMENTS DANS LES CAMPS DE RÉFUGIÉS : ENCORE 40 VICTIMES À CHIOS

Non seulement ces fameuses ONG acceptent, depuis un an, de participer au dispositif infâme des hot-spot en mer Égée (qui sont rapidement devenus des camp...

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Des enfants terrifiés à l’idée de se noyer dérivent en ce moment même sur des épaves rouillées en pleine Méditerranée, fuyant la guerre et la faim.


. Signez maintenant, https://secure.avaaz.org/fr/stop_the_tide_of_death_loc_fr...

Nous vivons la pire crise des réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale. Elles survivent avec le seul espoir de se mettre à l’abri de la peur. Quand aucun signe de paix ne se profile à l’horizon comme en Syrie, le choix d’embarquer est peut-être le seul qu’il leur reste. Ouvrir de nouveaux accès légaux et sécurisés vers l’Union européenne est la meilleure manière de sauver celles et ceux qui sont contraints de risquer leurs vies.

Le Liban, la Turquie et la Jordanie accueillent à eux seuls plus de quatre millions de réfugiés syriens, alors que la France n’en a accueilli que 500 à titre humanitaire depuis 2011!Rappelons que le Lyban est 6 fois plus petit et que son PIB est 20 fois plus réduit que celui de la France.  Rappelons à nos dirigeants que l’Union européenne compte encore d’innombrables femmes et hommes qui croient en notre humanité partagée. Nos petites contributions permettent déjà de financer des opérations de sauvetage en Méditerranée et, de l’Allemagne à la Grèce, de l’Italie à la France,s’engagent pour mieux accueillir celles et ceux qui fuient l’oppression. Maintenant, c’est notre tour. 

Cela ressemble à un mélange entre 1984 de George Orwell et Soleil vert. Deux littératures de science fiction qui ne sont pas si éloignée du monde actuel, même si on n’a pas atteint tout les pronostiques heureusement. D’où une petite chance encore de changer les choses ou du moins de les retarder.

  piotr kropotkine,citation,anarchisme

COMPTE RENDU

L’UE dépense des fortunes pour renvoyer les migrants illégaux

 

Frontex | ARTE Info

Xénophobie business : à quoi servent les contrôles migratoires ? 

Quel territoire pour les migrants aujourd'hui ? 28 minutes 

Catherine Wihtol de Wenden & Claire Rodier - Rencontre croisée sur les migrations : 
NTERVIEW Claire Rodier sort un livre sur les flux migratoires et le poids du secteur privé dans ce secteur :
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Figure reconnue sur les questions migratoires, Claire Rodier publie jeudiXénophobie Business, une enquête sur la gestion des flux migratoires par les Etats, et notamment leur privatisation croissante.

 

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» La France somme l'Italie de prendre en charge les migrants de Vintimille
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 Vous entendez trop souvent que "la France est envahie par les immigrés" ? Après avoir lu ce papier, vous saurez quoi répondre illico presto

ylvie Mandela Lutherking et Vergiat Marie-Christine ont partagé un lien.

Immigration : pour en finir avec 5 idées reçues

TEMPSREEL.NOUVELOBS.COM|PAR PAR L' OBSVOIR TOUS SES ARTICLES

 J’écris ton nom rue Pajol - Antalya

Seulement un mauvais rêve ?: : citoyen actifCENTRALES NUCLÉAIRES, DÉMANTÈLEMENT IMPOSSIBLE ? , Clément Méric agressé par l'extrême-droite ,  Les nouveaux chiens de garde , Emeutes de la Faim: comment nourir la planète?

 
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