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13/07/2014

L'éloge de la "paresse contestataire"

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UTOPIE

Henri Salvador - Le travail c'est la sante (1965) - YouTube : Donner libre cours à sa paresse. Il se couche pour un repos bien mérité qui durera - espère-t-il - plusieurs semaines...

 

L'an 01 - YouTube : On arrête tout et on réfléchit" "On nous dit: Le bonheur c'est le progrès faites un pas en avant. Et c'est le progrès... mais ce n'est jamais le bonheur. Alors si on faisait un pas de côté! Si on essayait autre chose! Si on faisait un pas de côté, on verrait ce qu'on ne voit jamais."

 

Tout n’était pas à jeter dans le désir de renouveau des révoltés de 68 : sans doute aurait-il fallu honorer la quête métaphysique qu’il recelait. Réguler les inclinations utopistes pour que l’utopie ne soit pas portée au pouvoir.

 

« Être capable d’inventer, plutôt que se résigner à reproduire, tel fut l’un des grands axes de cette quête spirituelle de Mai-68. "La barricade ferme la rue, mais elle ouvre la voie..." "Sous les pavés, la plage !" En Mai-68, le rêve semblait redevenir possible, chez cette génération de jeunes, pour qui le progrès technique et l’amélioration du train de vie ne constituaient plus des finalités pouvant donner sens à la vie. On peut aller jusqu’à parler de quête métaphysique. L’art semblait à portée de main pour tous. Il s’agissait de laisser libre cours à l’expression, d’apprendre à ne pas juger les oeuvres à partir de normes techniques, mais à partir de la seule inspiration. "N’allez pas en Grèce cet été, restez à la Sorbonne", voyait-on écrit sur les murs de l’université parisienne. Chacun était appelé à trouver sa place dans la prestigieuse Sorbonne. On a beaucoup rêvé en Mai-68 d’une société où chacun serait reconnu dans ses compétences et serait appelé à développer ses talents. Ces désirs, trop souvent tus ou annihilés par l’organisation sociétale, étaient appelés à prendre leur revanche. »

 

Il était une fois Franquin la gaffe | Le monument de la BD belge ... :

Franquin c'est le papa de Gaston Lagaffe, ce petit homme malicieux, gaffeur, politiquement et totalement incorrect. Le pape de la BD belge mort en 97 a écrit les plus belles pages de Spirou. Franquin s'expose en ce moment à Bruxelles. 

 


 

Sauf que cet inventeur gaffeur ne cesse, certes sans le vouloir de saboter la bonne marche de l'entreprise et des outils de production qui vont avec. Gaston est un fouteur de merde malgrés lui. Un grain de sable On ne nira pas jusqu'à poussé le bouchon et dire que Gaston ira garnir l'internationiste, organisation né comme lui en 1957. Néanmoins Gaston a parfaitement incarné le fameux graffiti de Guy Debors : " Ne travaillez jamais".  

 

Gaston, c'est juste une liberté incroyable Il a la liberté d'inventé. Il a la liberté de la donne. C'est peu être pour cela qu'il est révolutionnaire »   

 

gastonlagaffe

  

Gaston Lagaffe - YouTube : Gaston Lagaffe teaser  :

 

 

 

L'An 01 - part 1/9 - YouTube :

 

 Le Péril Jeune - YouTube 

 

 

 

Avant Alexandre le bienheureux ! - YouTube :  :01-Alexandre le bienheureux - YouTube :

Alexandre le Bienheureux / 1968 "Le ciel, la terre et l'eau" - YouTube : 

Télérama :Avec une verve heureuse, Yves Robert fait l'éloge de la paresse. Non, un homme qui refuse le travail ne se dégrade pas. Il retrouve sa liberté naturelle, le goût de flâner, d'admirer la nature, de pêcher à la ligne. Il y a dans la campagne buissonnière d'Alexandre quelque chose des contes ironiques et poétiques de Marcel Aymé. 

 

 

 

Il s’agit d’ Alexandre le bienheureux !
Allez, pour mon plaisir et j’espère également le vôtre, cet hymne
ultime à la nature, au fait de prendre son temps de vivre et
d’apprécier les choses, commence tout de suite dans la bande
annonce que je vous incite à découvrir ci-dessous… on n’en fait plus
des comme celle-là !!

 

 Alexandre le Bienheureux - Vidéo Dailymotion : Alexandre le Bienheureux 

Yves Robert a peint, avec de continuelles trouvailles comiques, une communauté paysanne pour laquelle il éprouve visiblement une vraie tendresse. Philippe Noiret incarne superbement cet Alexandre sympathique qui pourrait être un cousin de monsieur Hulot. Un véritable film de fête.

 

 

 

 Jour de fête  © Les Films de Mon Oncle.

Jour de fête © Les Films de Mon Oncle. 

Жак ТАТИ " Les vacances de monsieur Hulot" on Vimeo

 

Les Vacances de Monsieur Hulot © Les Films de Mon Oncle.

Les Vacances de Monsieur Hulot © Les Films de Mon Oncle.

 Mon oncle © Les Films de Mon Oncle.

 

Mon oncle © Les Films de Mon Oncle

 

PlayTime © Les Films de Mon Oncle.

 

 PlayTime © Les Films de Mon Oncle

 

Trafic © Les Films de Mon Oncle.

 

Trafic © Les Films de Mon Oncle.

Bande annonce


 

Archives cinématographiques indispensables, 16 documentaires éclairant les dimensions ouvrière et paysanne de Mai 68.

Ce coffret de films documentaires, auquel Le Monde diplomatique a voulu s’associer, évoque un temps où le fond de l’air était rouge, à Paris comme à Berlin, à Mexico comme à Los Angeles, à Varsovie, à Prague…

Quarante ans après mai 1968, les commémorations médiatiques en ont surtout retenu le mouvement étudiant. Mais ce fut aussi le plus grand mouvement social de l’histoire de France, annoncé par d’âpres conflits ponctuels dans certaines usines, et suivi d’une vague durable de grèves.

Ainsi, entre 1971 et 1975, on dénombre en France quatre millions de journées de grèves annuelles : huit fois plus qu’entre 1990 et 1995. De l’usine Rhodiaceta à Besançon (1967) au Joint français à Saint-Brieuc (1972), un arc de contestations réveille le pays. Dans la chaleur des occupations, ouvriers et ouvrières forgent des utopies et pensent l’impensable.

Ces mobilisations payent : tour à tour sont arrachées des augmentations significatives de salaires, la réduction du temps de travail et la reconnaissance de la section syndicale d’entreprise (1968), la quatrième semaine de congés payés (1969), la participation des immigrés aux élections professionnelles (1972). Le compromis établi après-guerre entre capital et travail paraît basculer en faveur du salariat. Plus tard viendront la crise, le chômage, l’essoufflement d’un élan…

De cette histoire sociale et politique souvent gommée des livres et que les choix actuels des gouvernements occidentaux voudraient anéantir, il reste des images. Le Monde diplomatique apporte son concours aux Éditions Montparnasse pour vous les rendre à nouveau accessibles. Avec l’espoir que cette mémoire fertilise les combats sociaux de demain.

Chapitre 1 : 1967-1968. Le vent se lève

« Le Premier Mai à Saint-Nazaire » / « Berlin 68-Rudi Dutschke » / « La Glu »

Chapitre 2 : Premières grèves dans l'industrie

« Cléon » / « Nantes Sud-Aviation »

Chapitre 3 : Mai 68 à Paris. L'explosion

« Ce n'est qu'un début » / « Le Joli Mois de mai »

« CA13, Comité d'action du 13e » / « Mikono » / « Le Droit à la parole »

« Avec les cheminots du dépôt SNCF de Paris Sud-Ouest »

Chapitre 4 : Les grèves d'occupation (du côté des ouvriers)

« Oser lutter, oser vaincre » / « Citroën-Nanterre »

« La Reprise du travail aux usines Wonder »

Chapitre 5 : Du côté des paysans

« Écoute Joseph, nous sommes tous solidaires »

Chapitre 6 : Juin 68 ou le retour à l'ordre

« Les Deux Marseillaises »
Fiche technique :

de témoignages d’époque très poignants et très révélateurs sur les violences policières en mai 68. Ces témoignages sont entrecoupés de scènes de guérilla urbaines. Il s’agit d’un montage réalisé à partir d’extraits de l’excellent film de Jean-Luc Magneron « Mai 68, la belle ouvrage » qui est passé sur LCP le dimanche 18 mai 2008. Pour voir le film en entier, en meilleure qualité et selon le montage opéré par l’auteur, ou pour le remercier pour son excellent film, vous pouvez l’acheter par exemple ici : Mai 68 images rares (part1) - YouTube  Pour comprendre les origines du mouvement de mai 68, découvrez les actualités d' Eclair, inédites et non censurées, diffusées dans les salles de cinéma de l'époque, en 16mm.

  

La Bande dessinée (Documentaire 1974) - YouTube :  

Ciné-club : Mai 68 au cinéma - Ciné-club de Caen :

 

Le cinéma de Mai 68 - La boutique du Monde diplomatique :

 

mai 68 - Témoignages sur les violences policières (vidéo d'époque ... : Cette vidéo est un ensemble

Petit abécédaire des 40 ans de Mai-68 - AgoraVox le média citoyen :

L an 01 Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean ... - YouTube : , L'an 01 (Year 01) - 1973 - English Subtitles (Sous-titres français en cours) : 

Images correspondant à documentaire gaston lagaffe

 

 

 Le cinéma de Mai 68 - La boutique du Monde diplomatique :

 

Le péril jeune Comédie dramatique réalisé en 1994 par Cédric Klapisch  
Avec Romain Duris , Elodie Bouchez , Vincent Elbaz ...  

Gaston Lagaffe

Date: juin 7, 2013Auteur: Frédéric Baylot Catégorie: Humoristique Tags : André Franquin

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L'éloge de la "paresse contestataire" - L'indigné Révolté

 

Thème(s) : Arts & Spectacles| Cinéma

 

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31/03/2014

L'ouvrier et la machine

 

le 33 rue des vignoles,chronqiue,daniel mermet,foi d’anar,maurice joyeux,mikhail bakunin,documentaires,cnt ait,fai,ifa–

 

Attention danger travail est un film documentaire de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe qui se propose de donner la parole à certains RMIstes qui, notamment, tiennent une posture pour le moins

SOCHAUX , CADENCES EN CHAINES .

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UN PENDU EN PLUS, UN...

 

Suicides : le document qui accuse France Telecom Révélation : un document interne d'une rare brutalité annonçait dès 2006 la vague de suicides. 

20 octobre 2006. Devant des cadres supérieurs, Didier Lombard et les dirigeants de France Télécom annoncent l'accélération de la restructuration de l'entreprise. Mediapart et Santé & Travail s'en sont procuré le compte-rendu. Les propos sont crus, brutaux, martiaux parfois. Relire ce document trois ans et 34 suicides plus tard fait frémir : la tragédie est annoncée...

Suicide d’un salarié de Nutréa-Triskalia

http://www.congrespesticides.org/

" Depuis, quelques années, le sujet des pesticides

Les nouveaux esclaves des temps modernes - AgoraVox le média ...

 « Quand on gueule, on est des fous ! »,
 un ouvrier revient sur la lutte à PSA-Aulnay (0h33, mars 2014).
Retour sur la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay avec un ancien gréviste aujourd’hui au chômage. Politique syndicale, pression de la direction,répression étatique, liste noire patronale, chômage et nécessité d’agir collectivement sont les questions abordées. Dans ce court documentaire, Samir, un ouvrier de longue date et actif dans la grève, revient sur les conditions de travail imposées par PSA, sur sa double condition de prolétaire et d’enfant d’immigrés, sur le rôle des syndicats dans la lutte, les moyens d’actions... « Eux, PSA, ont repris l’ancienne politique de Michelin : "Tu travailles, tu fermes ta gueule. T’es pas content, tu prends tes affaires et tu dégages". Et ça c’est hors de question avec les
enfants d’immigrés ». cf Après PSA, c’est ta boite qui te jettera à la rue !

Quand on gueule, on est des fous! Retour sur la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay avec un ancien gréviste aujourd'hui au chômage.
Site internet : acontrechamp.net

acontrechamp

Le Peuple de l'Herbe - Parler le fracas - Official Video - YouTube

L'ouvrier et la machine

9 janvier 2014, 10:11

"Maudite machine!" peste l'ouvrier, suant à grosse gouttes, las et découragé. "Maudite machine qui m'obliges à suivre ton rythme infernal, comme si, moi aussi, j'étais fait d'acier et entraîné par un moteur! Je te hais, engin de malheur, car faisant le travail de dix, vingt ou trente ouvriers, tu m'ôtes le pain de la bouche — et tu me condamnes, ainsi que ma femme et mes enfants, à crever de faim."

La machine geint sous les coups du moteur, paraissant ainsi partager la fatigue de son compagnon de sang et de muscles. Toutes les pièces qui la composent sont en mouvement, ne s'arrêtant jamais. Certaines glissent, d'autres tressaillent. Celles-ci oscillent, celles-là pivotent, suintant l'huile noirâtre, couinant, trépidant, fatiguant la vue de l'esclave de chair et d'os qui doit suivre attentivement tous leurs mouvements et résister à l'abrutissement qu'ils provoquent pour ne pas se laisser prendre un doigt par un de ces rouages d'acier, ou perdre une main, un bras, voire la vie…

 

"Machines infernales! Vous devez toutes disparaître, suppôts de Satan! Joli travail que vous faîtes! En un jour, sans autre dépense que quelques seaux de charbon pour alimenter le moteur, et avec un seul ouvrier, vous abattez chacune davantage d'ouvrage que ne le fait un seul homme en un mois, de sorte qu'un travailleur, qui pourrait avoir du labeur pour trente jours, le voit réduit en un seul à cause de vous… Si nous crevons de faim, cela t'est indifférent! Sans toi, vingt familles de prolétaires auraient leur pain quotidien assuré."

Les milles et une pièces de la machine sont en action. Elles tournent, glissent dans tous les sens, se rejoignent et s'écartent, suant d'infectes graisses, trépidant et couinant jusqu'à en avoir le vertige… La sombre machine n'offre pas un moment de répit. Elle respire bruyamment comme si elle était vivante. Elle semble épier la moindre seconde d'inattention de l'esclave humain pour lui mordre un doigt, lui arracher un bras, ou la vie…

À travers un soupirail pénètre une pâle lueur carcérale et sinistre. Le soleil lui-même se refuse à éclairer cet antre de misère, d'angoisse et de fatigue où se sacrifient de laborieuses existences au profit de vies stériles. Des bruits de pas viennent de l'extérieur -c'est le troupeau qui est en marche! Des miasmes sont à l'affût dans chaque recoin de l'atelier. L'ouvrier tousse… tousse! La machine geint… geint!

"Cela fait sept heures que je suis à tes côtés et il m'en reste encore trois à tirer. J'ai le vertige mais je dois résister. J'ai la tête lourde, mais gare au moindre moment d'inattention! Je dois suivre tes mouvements si je ne veux pas que tes dents d'acier me mordre et que tes doigts de fer m'emprisonnent… Encore trois longues heures! Mes oreilles bourdonnent, une soif terrible me dévore, j'ai de la fièvre, ma tête va éclater."

Des sons joyeux parviennent du dehors : ce sont des enfants qui passent, espiègles. Leurs rires, gracieux et innocents, effacent un instant la grisaille environnante, engendrant une sensation de fraîcheur semblable à celle que procure le chant d'un oiseau dans un moment d'abattement. L'émotion s'empare de l'ouvrier. Ses propres enfants gazouillent de même! C'est ainsi qu'ils rient! Et tout en regardant le mouvement des mécanismes, il se met à gamberger. Son esprit rejoint le fruit de ses amours, qui l'attend chez lui. Il frissonne à l'idée qu'un jour ses enfants devront eux aussi venir crever pour une machine dans la pénombre d'un atelier où les microbes pullulent.

"Maudite machine, je te hais!" 

La machine se met à trépider avec plus de vigueur, elle a cessé de geindre. De tous ses tendons de fer, de toutes ses vertèbres d'acier, des dures dents de ses rouages, de ses centaines de pièces infatigable, sort un son rauque plein de colère qui, traduit en langage humain, signifie :

"Tais-toi, misérable! Cesse de te plaindre, espèce de lâche! Moi je ne suis qu'une machine, entraînée par un moteur, mais toi, tu as un cerveau et tu ne te révoltes pas, malheureux! Arrête de te lamenter sans cesse, imbécile! C'est ta lâcheté qui est cause de ton malheur, pas moi. Empare-toi de moi, arrache-moi des griffes de ce vampire qui te suce le sang, et travaille pour toi et les tiens, crétin! En elles-mêmes, les machines sont un bienfait. Nous épargnons des efforts à l'homme, mais vous autres travailleurs, êtes si stupides que vous nous laissez aux mains de vos bourreaux, alors que vous nous avez fabriquées. Comment concevoir plus grande bêtise? Tais-toi, ne dis plus un mot! Si tu n'as pas le courage de rompre tes chaînes, alors cesse de te plaindre! Allons, il est l'heure de sortir. Déguerpis et réfléchis!"

Les paroles salutaires de la machine, associées à l'air frais de la rue, provoquèrent une prise de conscience chez l'ouvrier. Il sentit qu'un monde s'écroulait dans son esprit : celui des préjugés, des interdits, du respect de l'ordre établi, des lois et des traditions et, le poing levé, il s'écria :

"Je suis anarchiste! Terre et liberté!"

 

Ricardo Flores Magon

Regeneraciòn, n° 226, 12 février 1916.

 
Bande annonce - Nous ouvriers
Dans les années 1960 au début des années 1980 : espoirs révolutionnaires, vagues de licenciements, crise énergétique, chômage... Et " enfin" Mitterrand
 
Deuxième épisode de cette saga de la France  industrielle. Des témoignages et analyses dessinent une période d'avancée sociales et retours de balanciers.

"Nous, ouvriers"Créé le mercredi 06 juillet

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09/05/2013

Comment meurent les bateaux

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Du riffifi à Seattle - Vidéo Dailymotion :   Ce film est un témoignage de « première main » sur les grandes manifs de SEATTLE en 1999, cet évènement capital des luttes altermondialistes.ou l'OMC avait plié sousla pression des menifestants. Ecoutez ce que disaient les métallos, les indiens, les gens de toute origine qui ont bousculé les maitres du monde

 
Comment meurent les bateaux
Le jeudi 2 mai 2013
 
 

 

 

 


 

Au Bangladesh, 3 millions d’ouvrières fabriquent nos fringues. La semaine dernière, 400 de ces petites mains ont trouvé la mort dans l’effondrement d’un immeuble comprenant des ateliers de confection à Dacca, 150 autres sont toujours portées disparues sous les décombres. Dans ce même pays, 200.000 ouvriers s’attèlent à une autre activité, le « shipbreaking », le démantèlement de navires.

  

Retour à Chittagong, où les immenses carcasses porteuses d’amiante et autres produits toxiques sont démantelées par des ouvriers payés entre 3 et 5 dollars la journée. Ils devraient porter des scaphandres, l’amiante et les déchets devraient être transportés dans de doubles sacs étanches et placés dans des containers de transports adaptés pour être conduits dans des décharges adaptées mais cette solution est trop coûteuse...  

Reportage Giv Anquetil, Daniel Mermet.

 

BANGLADESH Les victimes des vêtements à bas prix - courrier international

Plus de 380 personnes ont péri dans un immeuble abritant des ateliers de confection qui s'est écroulé à Dacca. C'est le résultat direct des exigences de la chaîne de production et de commercialisation du XXIe siècle, analyse ce site très engagé à gauche.
 
 
  • L'effondrement de l'immeuble de huit étages a fait au moins 380 morts, près de Dacca - AFP.

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L'effondrement de l'immeuble de huit étages a fait au moins 380 morts, près de Dacca - AFP.

Le mercredi 24 avril, l'immeuble Rana Plaza s'est écroulé, un jour après que les autorités bangladaises eurent demandé aux propriétaires de l'évacuer. ...

 

Des marques célèbres y étaient confectionnées, comme les vêtements qui figurent dans les rayons démoniaques de Wal-Mart. Cela mérite de rappeler le bilan de l'incendie de la Triangle Shirtwaist Factory de New York, en 1911: 146 .....

 

La liste des "accidents" est longue et douloureuse. En avril 2005, l'effondrement d'une usine de prêt à porter de Savar tue 75 ouvriers. En février 2006, .... . Ce sont là les "usines" de la mondialisation du XXIème siècle — des abris mal conçus, et un processus de production qui repose sur de longues journées de travail, des machines de troisième ordre et des ouvriers dont la vie est soumise aux impératifs de la production à flux tendus.

 

L'Occident sous-traite le sang et la sueur

Ces usines bangladaises s'inscrivent dans le paysage de la mondialisation, que l'on retrouve .... et autres lieux qui ont ouvert leurs portes à une industrie du prêt à porter habile à profiter du nouvel ordre industriel et commercial des années 90. Ces pays faibles, qui n'ont pas eu pas la volonté de se battre pour leurs ressortissants et de se soucier de l'affaiblissement à long terme de leur ordre social, se sont empressés d'accueillir l'industrie du prêt à porter. Les gros producteurs, qui ne voulaient plus investir dans des usines, se sont tournés vers des sous-traitants en leur proposant des marges très faibles et en les obligeant ainsi à gérer leurs usines comme des prisons.

 

La sous-traitance a permis à ces sociétés de nier toute culpabilité dans les agissements des propriétaires de ces petites usines et de jouir des bénéfices de produits bon marché sans avoir la sueur et le sang des ouvriers sur la conscience. Elle a permis aussi aux consommateurs du monde Atlantique d'acheter de grandes quantités de marchandises, souvent en s'endettant, sans se soucier des méthodes de production. De temps en temps, une vague de sentiment progressiste vise telle ou telle société mais il n'y a pas de réflexion d'ensemble sur le fait que la chaîne d'approvisionnement à la Wal-Mart favorise les pratiques critiquées.

 

Un gouvernement sourd

Les ouvriers bangladais ne sont pas aussi enthousiastes que les consommateurs du monde Atlantique. En juin 2012 encore, des milliers d'ouvriers de la zone industrielle Ashulia, à la périphérie de Dacca, ont réclamé des augmentations de salaires et l'amélioration de leurs conditions de travail. ....l.

Alors que les informations en provenance du Rana Plaza arrivaient, Dacca, consciente de la futilité de négocier avec un gouvernement subordonné à la logique de la chaîne d'approvisionnement, a explosé. Les ouvriers ont fermé la zone industrielle qui entoure la ville, barré les routes et détruit des voitures. C'est l'insensibilité de l'Association des Fabricants de Prêt à Porter (AFPPB) du Bangladesh qui a mis le feu aux poudres. Après les manifestations de juin 2012, Shafiul Islam Mohiuddin, le patron de l'AFPPB avait accusé les ouvriers "conspirer" et avancé qu'il n'était "pas logique d'augmenter les salaires". 

 

Victimes de la mondialisation

 

Cette fois, Atiqul Islam, le nouveau président de l'AFPPB, a laissé entendre que le problème, ce n'est pas la mort des ouvriers ni les mauvaises conditions de travail mais "l'interruption de la production causée par les troubles et les hartals (grèves)". Ces grèves constituent selon lui "encore un coup sévère porté au secteur du prêt à porter". Il n'est pas étonnant que ceux qui sont descendus dans la rue aient si peu confiance dans les sous-traitants et le gouvernement.

Voilà plusieurs mois que le Bangladesh est secoué par de grandes manifestations à propos de son histoire — en février, la terrible violence que le Jamaat-e-Islami a fait subir aux combattants de la liberté en 1971 a poussé des milliers de personnes à se rassembler à Shanbagh, à Dacca.

 

Ce mouvement de protestation s'est depuis transformé en une guerre politique entre les deux grands partis et a fait oublier les appels à la justice pour les victimes de ces violences. Il a enflammé le pays, qui est par ailleurs plutôt conciliant quant à la terreur quotidienne que vivent les ouvriers du prêt à porter. "L'accident" du Rana Plaza va peut-être lui donner un tour progressiste.

 

Pendant ce temps, le monde Atlantique est tellement absorbé par les guerres contre le terrorisme et le marasme économique qu'il évite de s'interroger sur un mode de vie qui repose sur la consommation à crédit et l'exploitation des ouvriers de Dacca. Les morts du Rana sont non seulement victimes des sous-traitants mais aussi de la mondialisation du XXIème siècle.

 

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·      CounterPunch

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Depuis 2003 et le G8 d'Evian, Vamos ! a créée une samba militante Vamos ! Sambaktivist ! qui fait partie de ROR (Rhythms of Resistance).  Rhythms of Resistance  :  

Rhythms Of Resistance at Reclaim Love 16 02 13 - YouTube :

Ror a été créée en 2001 lors du sommet de Prague et adhère aux principes suivants : « Nous sommes un réseau d'activistes transnational, anti-hiérarchique, anticapitaliste, antisexiste et antiraciste se battant pour la justice sociale et écologique. Nous sommes des militantEs utilisant la samba comme une forme d'action politique. Nous utilisons la frivolité tactique inspirée par le carnaval afin d'affronter et de critiquer tout système de domination et de soutenir directement toutEs celles et ceux qui lutte contre l'exploitation, la discrimination, et l'oppression sans compromettre nos principes. Nous rejetons toute fausse opposition entre militantisme et formes créatives de résistance. 

Même si nous sommes des groupes différents opérant de façon décentralisée, nous cherchons à maximiser la participation de chacunE à notre processus collectif. 

Nous sommes un réseau ouvert à toutes les personnes qui partagent nos principes. Rejoignez nous ! Il y a tellement de raison de jouer ensemble ! » 

Vamos ! Sambaktivist ! s'implique au côté de ceux et celles qui soutiennent des espaces de liberté et d'autonomie, se bat entre autre pour une écologie radicale, la liberté de circulation, contre la France-Afrique et se mobilise auprès des précaires et des sans papiers. 

Retrouvez nous tous les jeudis soirs au transfo à 20h pour partager musique et discussion sur les projets du collectif ! 

Comment meurent les bateaux



Lien : http://www.demosphere.eu/rv/25642
Source : http://transfo.squat.net/evenements/vamos-sam......
 

L'altermondialisme, 10 ans après - FRANCE 24 : 

Quelques hypothèses sur l'altermondialisme (2/2) - Vidéo Dailymotion : 

Quelques hypothèses sur l'altermondialisme - YouTube :  Cannes le 25 juin 2011. La pre­mière partie porte sur les préc­urseurs et les ori­gi­nes du mou­ve­ment alter­mon­dia­liste.

La seconde partie (à partir de
33:42) évoque et cri­ti­que cer­tai­nes posi­tions rép­andues dans le mou­ve­ment alter­mon­dia­liste.

Yves Coleman indique qu'un texte plus détaillé suivra pour expo­ser de façon plus argu­mentée les hypo­thèses développées ici de façon rapide et rép­ondre aux ques­tions et objec­tions sou­levées lors des débats orga­nisés à Cannes par le Collectif anar­chiste des Alpes mari­ti­mes le 25 juin 2011 et à Angers par la librai­rie Les Nuits Bleues le 23 juin 2011

 
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