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09/05/2013

UN PENDU EN PLUS, UN CHOMEUR EN MOINS

 

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La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

La photo 
 
 

 

Les différentes structures du système capitaliste

 

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Le nouveau capitalisme

 

« Le capitalisme est en train de se transformer et connaît une nouvelle étape dans son évolution historique : c’est le passage du « capitalisme fordiste », qui a prévalu dans l’après-guerre, au nouveau « capitalisme actionnarial » (…)

 

1)      Suite au régime fordiste, quel nouveau régime s’est progressivement mis en place ?

L’essoufflement de la croissance dans les années 1970 avec ralentissement de la croissance et la montée de l’inflation provoque une baisse des gains de productivité et des profits des entreprises. La perte d’efficacité des méthodes tayloriennes d’organisation du travail entraîne la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus. Le capitalisme va devenir un capitalisme actionnarial.

  

Les stratégies de manipulation : citoyen actif

1| La stratégie de la diversion : La finance imaginaire, Edward Bernays, le père de la propagande : citoyen actif, PENSER CRITIQUE

|2| Créer des problèmes, puis offrir des solutions : restructuration du capitalisme, La sortie du capitalisme a déjà commencé

3| La stratégie du dégradé :  Mains brunes sur la ville

|4| La stratégie du différé : Le nouveau capitalisme 2

Le nouveau capitalisme, de Dominique Plihon - France Culture : extrait " Montre les changements socio-économiques et les évolutions du capitalisme sous l'effet de la globalisation financière et des NTIC, créant ainsi un nouveau système qui consacre le rôle dominant de la logique boursière. L'emprise croissante de la finance internationale et des NTIC transforment le fonctionnement des entreprises, fragilisent le salariat et engendrent de nouvelles tensions économiques.
(date de publication : novembre 2004)



Le , par L’équipe de Là-bas

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dessin : Daniel Mermet

 

Le 24 avril 2013, Cédric, 35 ans, père de deux enfants, s’est pendu sur son lieu de travail, dans l’usine Renault, à Cléon (Seine-Maritime).

"Merci Renault. Merci pour ces années de pression et ce chantage aux nuits. Où le droit de grève n’existe pas. Ne pas protester sinon gare. La peur, l’incertitude de l’avenir sont de bonne guerre, paraît-il ? Tu expliqueras ça à mes filles, Carlos".

C’est le message que Cédric a laissé à Carlos Ghosn, le PDG du groupe Renault, le patron le mieux payé de France, 13,3 millions d’euros en 2012. Cédric, salarié de Renault depuis 2001, s’était mobilisé contre les accords de compétitivité-emploi.

Ces accords ressemblent dans leur contenu à l’Accord national interprofessionnel (l’ANI), plus de "flexibilité" pour faire face à la "C.O.M.P.E.T.I.T.I.V.I.T.E". Voté le 13 mars par Carlos Ghosn et trois syndicats de Renault, l’accord prévoit 7 500 suppressions nettes d’emploi et une augmentation du temps de travail.

Cédric a participé activement à cette lutte. Sa direction l’a menacé de le faire passer en travail de jour, ce qui pour lui, mécanicien travaillant la nuit, représentait la perte d’une prime de 500 euros par mois.

Les obsèques de Cédric ont lieu ce mardi 30 avril, à Belbeuf, à 15 h. Se tiendra à la même heure, au Palais des Congrès à Paris, l’Assemblée des actionnaires de Renault.

Interrogée par téléphone, le porte-parole du groupe Renault nous a dit : "Ce sera une assemblée ordinaire, il n’y aura rien de particulier".

Là-bas, le 30 avril 2013

Un pendu en plus... un chômeur en moins - Là-bas si j'y suis

 

MARDI 28 MAI, 19H
Discussion autour du texte "Flexisécurité à la française:
 l’improbable régularisation du rapport social capitaliste",
Temps critiques, in "Interventions", n°11, mars 2013

 

Metro Boulot Chrono , merci patron

http://www.dailymotion.com/video/x2k454m : Chantal Joubert AgricoleYannis YoulountasJacques Ricau

 », témoigne le syndicaliste. "
 

 

 

Une méthode moderne de management, baptisée «Lean», révolutionne depuis quelques années la gestion de la production dans les entreprises et les services. Objectif : rationaliser au mieux les différentes tâches réalisées afin de travailler plus efficacement et surtout plus vite. Dans cette course à la performance et à la compétitivité, les cadences à suivre entraînent une pression de plus en plus forte. Conséquence : surmenage, épuisement physique et psychologique, facteurs de stress et de mal-être se multiplient.

De nombreuses entreprises ayant appliqué le Lean ont subit une hausse des suicides dépressions, …. Et ce n’est pas un cas isolé, mais une volonté affiché des entreprises de rationalisé a l’extrême le travail, de pressuré les salariés…. Rappeler vous l’affaire France Télécom qui avait défrayer la chronique par son nombre élevé de suicide.

 Xavier Darcos avait présenté un plan d’urgence. Les grandes entreprises devront conclure des accords sur les risques psychosociaux avant le 1er février. 28 suicides reconnus comme accident du travail. Un nouveau salarié du Technocentre de Renault s’est donné la mort.

 n« lean management »

 L'état est le garant du bon fonctionnement du système capitaliste : 

Aussi de Alexandre G : 

« Les personnes en situation de handicap sacrifiées via le projet de loi du gouvernement "santé 2015"!
"Appel aux députés et sénateurs pour qu'ils refusent le projet de loi "santé"
2015"
Vous examinerez prochainement à l’Assemblée le projet de loi de santé 2015. En tant que parent d’un enfant handicapé, je tiens à vous faire part de mon inquiétude à
la lecture de l’amendement AS1488 (http://www.assemblee-nationale.fr/…/2302/CION-SOC/AS1488.asp) et je vous demande instamment de ...Lire la suite »


Le nouvel accord national interprofessionnel (ANI) concocté par l’actuel gouvernement est l’objet de levées de bouclier de la part de l’ensemble des partis et organisations, y compris syndicales, qui se situent à gauche de la gauche officielle au pouvoir, celle du PS. Front de gauche, PC inclus, épaulé entre autres par le NPA, la CGT, FO et SUD, font comme s’ils rejetaient en bloc l’ANI, présenté comme la rupture sans retour avec ce qu’ils nomment souvent les « acquis de la République sociale, issue du programme de la Résistance », c’est-à-dire avec le compromis fordiste à la française qui, sous la houlette de l’Etat providence, facilita, à l’époque des Trente Glorieuse, la reprise rapide de la croissance du capital et la subordination des salariés à ses fins. Tous, à commencer par l’ensemble des salariés, sont donc sommés de se mobiliser derrière les nouveaux frondeurs contre « l’attaque sans précédent des acquis » Mais qu’en est-il effectivement ? En quoi consistent lesdits « acquis » ? Que représente réellement l’ANI ? Et s’il sanctionne la modification des relations salariales dans l’optique post-fordiste, dans quelle mesure le fait-il ? Et, puis, s’il y a à croiser le fer avec ce qu’il représente, c’est dans quels objectifs, avec quels moyens, etc. ?

 

 Licencier des fonctionnaires, c'est désormais possible : Un décret prévoit le licenciement d'un fonctionnaire s'il refuse trois offres d'emploi suite à une réorganisation de son administration. Pour Eric Woerth, rien de plus "normal". Les fonctionnaires dénoncent une sape de leurs droits fondamentaux. LEXPANSION.LEXPRESS.FR

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Siemens : Une vision pour réduire les couts

Siemens reste bien mystérieux : le groupe allemand annoncé aujourd'hui une réorganisation / restructuration  de grande ampleur d'un mouvement de restructuration qui ne dit pas clairement si des emplois seront supprimés. Même mystère cette fois si sur l'avenir du Français Astom qui attend de voir par qui son pole énergie sera racheté. Le point :

 

Ce que tout le monde craignait depuis l'arrivé du nouveau patron de Siemens l'été dernier ce confirme. Le groupe veut régler sa " bureaucratie " et être plus compétitif et réactif. Cette restructuration a un prix mais pour l'instant Jo Keyser est resté très vague

 

Joe Keyser, président directeur général de Siemens

" Il faut reconnaitre que derrière la restructuration de Siemens de la bureaucratie, il y a aussi des visage. Ceci dit le personnel dans le domaine administratif est aussi fière que nous de travailler pour l'entreprise . ce sont des salariés tout aussi motivés qui travaillent dure, c'est la raison pour laquel les changements se feront dans le plus grand respect et avec précaution"

 

Un milliards de réduction de cout :

 

Il serait question de plus de la suppression de plusieurs milliers d'emplois supplémentaires a terme menacé. En 2013 15 000 postes ont déjà été supprimés. Avec le nouveau projet 2020 , Siemens veut réduire les couts de plus d'1 milliards d'euros en recentrant ses activités sur le domaine Electric et le numérique et l'automatisation. les activités rentables de la santé ne seront pas touchés mais simplement séparés. une introduction en bourse est prévu pour les activités de prothèses auditives. Siemens veut avant tout mettre l'accent sur l'énergie. hier, le groupe a racheté des turbine a gaz et les compresseurs de Rolls Royce pour 950 millions d'euros. Actuellement les commandes de Siemens sont plein s'élèvent à 103 milliards d'euros. Toutefois l'industriel allemand ne parvient pas a atteindre les objectifs de rentabilité de 14 % qu'il s'est fixé. Très centré sur l'Europe, il a notamment souffert de la crise économique sur l'Europe.

 

Si les entreprises hésitent à investir dans leur propres activités et préfèrent racheter leurs actions ou se lancer dans des opérations de croissance externe c'est qu'elles estiment leur potentiel de croissance organique limité

 

Pour une entreprise de taille moyenne, racheter un concurrent, peut signifier se développer sur de nouveaux marchés ou nouveaux secteurs. Les méga-fusions semblent quant à elles plus participer de l'optimisation fiscale.

 

 

 Etienne Chouard et l'extrême droite : D'une vision tolérante et proche des altermondialiste, Etienne Chouard s'est rapporché de la bloggosphère fascisante ou " complotiste" tout comme Thierry Meyssan.

 

PDF]  Les liens entre Etienne Chouard et l'Extrême Droite - SuperNo, Les liens entre etienne chouard et l'extrême droite. | Les morbacks ...Les gouvernements nationaux sont responsables. L’UE n’a que le pouvoir que nos gouvernements veulent bien lui donner. Elle est souvent un alibi pour mener des réformes antisociales («  imposées par l’Europe »), alors que ces réformes ont été négociées entre les États. 

 

La France est sans doute le pays européen où la mutation du capitalisme a été la plus rapide au cours de la période récente. Le moteur principal de cette transformation a été le changement de la propriété du capital des entreprises résultant des privatisations menées depuis 1986. A cette date, l'essentiel de l'appareil productif et financier français avait l'Etat pour actionnaire unique. Depuis, celui-ci a cédé la majeure partie du capital des entreprises qu'il contrôlait. Le gouvernement de Lionel Jospin a d'ailleurs réalisé plus de privatisations (31 milliards d'euros) que les gouvernements d'Edouard Balladur (17 milliards) et d'Alain Juppé (9,4 milliards). Résultat: le coeur du capitalisme français est désormais détenu par des fonds d'investissement privés, et notamment, à 40%, par des investisseurs étrangers, en majorité anglo-saxons.En octobre 2012, les députés adoptérent le TSCG ( Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance) par 477 voix pour et 70 voix contre. Ce traité, rédigé par Sarkozy et Merkel -(....) , en contraignant leurs décisions budgétaires dictées par une instance non élue. Ce traité qui durcit les traités de Maastricht et de Lisbonne, nocif au plan politique, économique et social, a  pourtant recueilli une majorité de gauche des votes exprimés.

Pour l’Europe des patrons, la seule loi est celle du profit. Pour eux, nos salaires sont des "freins à la croissance" et les services publics sont des marchés à conquérir, qui doivent être privatisés. Étape supplémentaire : Ils négocient maintenant en toute discrétion avec les États-Unis un Partenariat transatlantique (TAFTA), qui a pour but de supprimer tous les "obstacles" (barrières douanières, droits sociaux, règles sanitaires ou environnements) au libre échange.  cf Foire aux questions abstentionnistes

Pendant que les deux guignols – le bleu et le rose – trimballent leurs miches à travers le pays pour lécher le derrière du populo, il y en a pour qui les prochains mois s’annoncent difficiles… Une fois de plus, avec des plans sociaux à tout va, le capitalisme en crise se restructure en laissant des travailleurs sur le carreau. Retour sur une réalité sociale calamiteuse… et des fusions acquisitions.

Fralib, victime de la justice de classe 

Il y a quelques mois, je saluais la victoire des travailleurs de Fralib (thé Lipton et infusion Éléphant) qui parvenaient à obtenir l’annulation d’un plan dit de sauvegarde de l’emploi (PSE) visant à fermer l’usine du site de Gémenos. Malheureusement, il semblerait que j’ai crié « victoire » trop tôt… 

Unilever, le groupe auquel appartient Fralib, a tout récemment obtenu de la justice (bourgeoise) la validation d’un troisième PSE. Non satisfaits des propositions de reclassement et des promesses « d’aide à l’accompagnement », la plupart des travailleurs de Fralib refusent de se plier à la décision de justice et exigent la reprise de l’activité du site. Pour citer le secrétaire départemental (PCF) des Bouches-du-Rhône (une fois n’est pas coutume, hein !), « cette décision fait suite à un choix politique qui est clair depuis longtemps : l’État s’est placé du côté de la multinationale face aux salariés » 1. Ces derniers, qui se refusent d’abandonner la lutte, s’investissent désormais à fond dans leur projet de transformation de l’usine en société coopérative ouvrière de production autour de la marque Éléphant. Espérons qu’il verra le jour – mais ce n’est pas gagner… – et que ces travailleurs pourront, enfin, posséder leur outil de travail. 

ST-Ericsson dans la dèche 

L’entreprise ST-Ericsson (composants pour téléphones portables) a décidé de se séparer d’environ un tiers de ses salariés. Désireuse de faire une économie de plus de 320 millions d’euros (pour compenser une perte de 312 millions d’euros depuis le début de l’année), le fabricant a annoncé la suppression de 1 700 emplois. Se voulant rassurant, il a précisé qu’aucun poste ne serait supprimé en France. Comme si les travailleurs des autres pays comptaient pour du beurre ! Mais que les salariés français de la boîte se le disent : à la prochaine nouvelle perte de fric, ce sont eux qui payeront…

restructuration du capitalisme : citoyen actif, PDF] Performances et restructurations du capitalisme fr ançais - Hussonet

Le capitalisme français est actuellement soumis à un processus de restructuration dont la portée est tout à fait considérable. Parmi les exemples récents, on peut citer la fusion entre Axa et l’UAP, e la Lyonnaise des Eaux avec Suez, la prise de contrôle d’Havas par la Générale des Eaux, et l’absorption de Mammouth par Auchan. La difficile privatisation de Thomson montre qu’il ne s’agit pas forcément de logiques harmonieuses. . Cet article voudrait proposer quelques points de repère, autour de l’idée d’une transition difficile, voire impossible, entre un modèle de capitalisme national relativement cohérent et une forme d’organisation mieux adaptée à la mondialisation néolibérale, mais qui vient en souligner les points faibles.

La crise du nouveau capitalisme - Libération :

Les désastres en chaîne des groupes Enron, WorldCom et Vivendi Universal (VU) ne sont pas des événements indépendants et méritent que l'on en tire quelques leçons. Ces accidents révèlent les dysfonctionnements graves, pour ne pas dire la faillite, du capitalisme boursier.

La conception actuelle de l'entreprise. Celle-ci est considérée comme un objet financier dont il s'agit d'accroître la valeur boursière par tous les moyens : .La capacité des marchés financiers à réguler le secteur productif. Dans le nouveau capitalisme actionnarial, la Bourse est supposée jouer un triple rôle. . Or on a pu voir que, dans la quasi-totalité des cas, ces restructurations sont gouvernées par une logique purement financière, en dehors de toute cohérence industrielle.

Ainsi est-on en présence  d'un côté, la Bourse domine le nouveau capitalisme ; d'un autre côté, la Bourse s'avère incapable de guider les entreprises vers des choix susceptibles d'assurer leur développement à long terme. La fameuse «discipline du marché» ne fonctionne pas ! Quant aux autres acteurs du marché financier supposés contrôler les entreprises, ils ne jouent pas leur rôle de contre-pouvoir face aux dirigeants, dont ils sont souvent les complices actifs ou passifs. .

Bref, l'épisode actuel confirme ce que l'histoire nous avait déjà enseigné : le capitalisme est incapable de s'autoréguler et, laissé à lui-même, il ne peut qu'entraîner des dysfonctionnements majeurs dont les salariés, et plus généralement les peuples du monde, font les frais. Au total, ce sont les principaux rouages du capitalisme actionnarial qui sont en crise. Des restructurations profondes se sont imposer aux patronats. .

Ce processus d'internationalisation n'est cependant pas à sens unique: les grandes entreprises françaises ont considérablement développé leurs investissements à l'étranger, où elles réalisent une part importante de leur activité. Depuis, les entreprises sont de plus en plus gérées selon les préceptes du capitalisme anglo-saxon.

 

1er sujet : International, contrôler la finance : des promesses aux réalisations, quelles avancées ? (en écho au Forum Alternatives Economiques à Rennes, 16 et 17 novembre) 2nd sujet : Actu France : la recherche de compétitivité passe-t-elle par la négociation sociale ?    

Ce que révèle la vague actuelle de fusions-acquisitions : PDF]  Les fusions-acquisitions, instruments de la destruction créatrice - Ifri cf voir aussi Le système néolibérale : la 'destruction créatrice' : citoyen actif

Avec l'offre de 10 milliards de dollars faite par General Electric sur Alstom, les analystes se focalisent sur le "trésor de guerre" de 2 000 milliards de dollars (cela fait plein de zéros !) des entreprises américaines. Il est douillettement cantonné hors des frontières de la mère-patrie... et surtout hors de portée des appétits du fisc américain -- lequel taxe les profits à 35%, ce qui est tout à fait comparable à ce qui se pratique en France mais s'avère légèrement supérieur au taux appliqué par l'Allemagne.

Avec 2 000 milliards de dollars, les entreprises américaines peuvent s'offrir la totalité des valeurs du CAC 40 (1 200 milliards d'euros ou 1 600 milliards de dollars) plus les 80 autres composantes du 120 (paiement cash de rigueur...).

Bien sûr, on ne peut qu'être saisi de vertige devant une telle richesse des multinationales américaines alors que la croissance mondiale est loin de générer des montagnes de profits comme sur la période 2004/2007.

Difficile d'écarter l'hypothèse qu'une partie de l'argent de la Fed a effectivement été capté sous forme de réserves de liquidités -- lesquelles ne sont que marginalement converties en investissements productifs... et beaucoup en rachats de leurs propres titres (450 milliards de dollars en 2013).

La vague de fusions et méga-fusions (l'offre de Pfizer dévoilée hier valorise AstraZeneca 100 milliards de dollars) tend à démontrer que la stratégie consiste bien à accroître le périmètre par croissance externe faute d'opportunités et de conjoncture porteuse pour doper la croissance organique.

Autrement dit, les fusions transnationales Publicis/Omnicom, Lafarge/Holcim, Peugeot/Dongfeng, Alstom/General Electric (peut-être Siemens récupérera-t-il au passage une activité délaissée par GE) ont une vocation "défensive". Je peux même ajouter une motivation fiscale évidente puisque ces rachats vont s'accompagner d'un déplacement du siège social de France vers des cieux plus cléments (Suisse, Royaume-Uni, Luxembourg pour Arcelor...) en termes d'imposition sur les sociétés.

Pourquoi de telles opérations ?
En ce qui concerne les moratoires sur les licenciements (General Electric s'engagerait à ne licencier personne), il ne faut pas être naïf et s'imaginer qu'aucun emploi ne sera perdu dans l'opération. Les entreprises américaines sont parfaitement rodées en matière "d'incitation au départ volontaire" (avec indemnités de départ généreuses pour échapper à la requalification de licenciement déguisé).

Ce genre de pratique peut apparaître coûteux -- et c'est bien le cas. Cependant, les charges afférentes sont déductibles et les actionnaires plébiscitent les licenciements boursiers s'ils sont créateurs de valeur. Dans le cas d'Alstom, cela tombe sous le sens puisqu'il s'agit de restaurer la rentabilité des activités Energie dans les délais les plus brefs (via des économies d'échelles et des délocalisations de production).

Pourquoi en si peu de temps voit-on autant d'entreprises françaises passer sous pavillon "transnational" ?

La réponse est double.

D'abord parce que les "prédateurs" sont sommés de faire quelque chose de leur excès de liquidités. Un rapatriement vers le pays d'origine étant souvent trop coûteux fiscalement, il s'avère difficile de le redistribuer directement aux actionnaires, alors la solution de la croissance externe s'impose presque naturellement (et hop, envolés les bénéfices taxables)... Cela même si l'expérience nous enseigne que les méga-fusions sont rarement créatrices de valeur.

Ensuite parce que comme le souligne avec pertinence l'économiste Elie Cohen, la France n'a pas la culture des grands conglomérats technologiques comme les Allemands, les Coréens ou les Japonais.

Du colbertisme à la schizophrénie
Nos financiers et stratèges -- souvent sortis de l'ENA ou diplômés de Harvard -- ont adopté le principe anglo-saxon des pure players (dont General Electric, United Techno, 3M ou Procter & Gamble sont pourtant des contre-exemples marquants).

Nos grands patrons et leurs banquiers/conseil ont procédé ces dernières décennies au démantèlement de nos plus grands groupes industriels. cf Triche industrielle - l'indigné Révolté : Triche industrielle - Vidéo Dailymotion    Lorsqu'ils se sont avisés de succomber à des "visionnaires" comme Jean-Marie Messier -- qui voulut faire de Vivendi un opérateur global (un conglomérat multinational de la communication) --, cela s'est effectivement très mal terminé.

Elie Cohen ajoute : "notre pays est passé d'un modèle colbertiste et de noyaux durs à un système de marchés financiers ouvert mais dépourvu de fonds de pension, c'est-à-dire d'investisseurs institutionnels locaux capables de gérer leurs portefeuilles dans la durée [...] et Bouygues n'a pas les poches assez profondes pour accompagner Alstom dans la durée".

L'Etat français, quant à lui, balance en permanence entre la mise en avant du credo de l'attractivité -- en ouvrant le capital de nos fleurons industriels à tous les types d'investisseurs -- et l'ambition créer des champions nationaux (en prenant soin de les mettre à l'abris des appétits capitalistiques de leurs concurrents pour cause d'intérêt stratégique majeur, comme Areva, France Telecom).

Cette forme de schizophrénie n'est pas propre à la France. Les Etats-Unis ne sont pas moins frileux lorsqu'il s'agit de secteurs sensibles (ayant le plus souvent trait à la sûreté nationale) et intrusifs dans l'activité de certaines entreprises (Facebook, Google, Twitter...) obligées de collaborer avec la NSA et autres agences de renseignement.

Manifestement, depuis 18 mois, le gouvernement français a décidé de ne bloquer aucune grande opération capitalistique impliquant des entreprises françaises, de peur d'envoyer un "signal négatif" aux marchés... même si Arcelor Mittal s'en plaint d'avoir été persécuté par Arnaud Montebourg.

Le résultat, c'est un sentiment d'impuissance de la France -- et de bien d'autres pays d'Europe -- face à la montée en puissance de groupes financiers transnationaux qui apparaissent plus puissants que des Etats. Sans oublier les marchés financiers, qui peuvent décider à tout moment d'asphyxier le pays s'il n'adopte pas les mesures d'austérité qui leur conviennent (quitte à changer d'avis au bout de quelques mois s'il apparait que ça ne marche pas).

Le plus rageant, c'est qu'une bonne partie des milliers de milliards de liquidités des multinationales résultent en grande partie des sommes habilement soustraites au fisc des pays dans lesquels ils réalisent leurs bénéfices ! Deux documentaires  LA GRDE EVASION FISCALE "l'honneur perdu d'une ... - YouTube et FRANCE: La grande évasion fiscale. Des politiques au ... - YouTube

 

Le protectionnisme n’est pas la solution

Face à ces fanatiques du libre-échange, certains, à gauche comme à droite, proposent de rompre avec l’Europe et de mener des politiques protectionnistes en France.

Sortir de l’euro ? Pour les protectionnistes, la sortie de l’euro permettrait de dévaluer la monnaie... mais cela augmenterait le prix des produits d’importation. Les partisans de cette solution disent que cela serait compensé par une relance de l’économie, mais rien n’est moins sur ! De toute façon, le vrai problème, ce n’est pas l’euro, c’est le capitalisme.

Fermer les frontières ? Les protectionnistes veulent rétablir des barrières douanières aux frontières mais rien ne dit qu’une telle politique ne se soldera pas par des hausses de prix. Les seuls gagnants, ce seront les patrons français, avec qui nous n’avons aucun intérêt commun ! C’est en étant solidaires qu’on changera la donne, pas en se laissant embobiner par les discours contre « les Grecs » ou « les Allemands » : si les salaires augmentent dans les pays de l’UE où ils sont les plus bas, alors ça deviendra plus difficile pour le patronat français de faire pression sur nos acquis sociaux.

Le nationalisme est une impasse

L’extrême-droite reprend à son compte ces propositions afin de mieux monter les salarié-e-s les uns contre les autres. Elle attaque verbalement les multinationales mais comme par hasard on ne l’entend jamais critiquer le patronat français, pourtant en première ligne pour baisser nos salaires et détruire nos retraites. De fait, le Front national sera le dernier rempart du capitalisme national pour maintenir les profits des patrons français en matant le mouvement social.

Relocaliser la production, c’est-à-dire arrêter d’importer des produits depuis l’autre bout du monde, est une nécessité sociale, écologique et démocratique. Mais cela implique de rompre avec l’économie capitaliste et donc d’être solidaire avec les salarié-e-s des autres pays.

Notre seule arme, c’est la solidarité internationale des travailleur-ses

L’UE est une arme des capitalistes. Il est illusoire de vouloir la transformer de l’intérieur. Il faut s’en débarrasser en unissant nos forces.

Au jour le jour, c’est dans chaque pays que se mène le combat contre les capitalistes. Mais le capitalisme est international et il faut donc construire la solidarité entre les peuples d’Europe et du monde pour le combattre. Cette solidarité ne peut venir que d’en bas car nous sommes toutes et tous dans la même galère face aux capitalistes.

Partout en Europe, des mobilisations ont lieu contre l’austérité, hier en Grèce et en Espagne, aujourd’hui en Bosnie... demain en France ? Il y a tout intérêt à développer le syndicalisme de lutte et taper tous ensemble et en même temps, pour mettre à bas l’UE et le capitalisme.

 

Face à l’Europe patronale, la solidarité internationale

Quelle drôle d'époque ! Hier encore, on a fermé une usine, jetant sur la route des milliers de personnes. Pas assez rentable. Alors on ferme, on fusionne, on délocalise. Alors qu'en face on construit une prison. Faudrait-il effrayer les chômeurs ? Faudra-t-il que les exclus enferment leurs désirs sous peine d'être enfermés eux-mêmes ? Que sommes-nous en train de faire ? Avons-nous perdu la raison ? cf Festival CNT

Partout en Europe des salarié-es se battent contre les politiques d’austérité menées par les élites au pouvoir. Partout en Europe, les capitalistes ont la même stratégie : nous mettre en concurrence pour tirer nos droits vers le bas. Face à l’Europe des patrons, nous devons profiter du 1er mai, journée internationale de lutte, pour rappeler que notre seule arme c’est la solidarité des travailleurs et des travailleuses !

L’Union européenne es tau service du patronat.

L’UE est antisociale. Les patrons profitent de l’UE pour tirer en permanence nos acquis sociaux vers le bas. L’UE permet par exemple aux patrons français de faire venir des travailleur-ses bulgares en appliquant le droit bulgare. Ces travailleur-ses dits « détaché-es » sont ainsi payés une misère et les patrons français en profitent pour faire du chantage à l’emploi aux salarié-es français. Nos ennemis, ce ne sont pas les travailleur-ses étrangers, ce sont les patrons qui nous exploitent !

L’UE est antidémocratique. En 2005, les peuples de France et d’Irlande ont dit NON au Traité constitutionnel européen par référendums, mais le même texte, renommé traité de Lisbonne, a été adopté, cette fois sans nous demander notre avis. L’UE est un lieu de décision arbitraire, où règnent les technocrates et lobbys défendant les intérêts des capitalistes. cf

 Etienne Chouard et l'extrême droite : D'une vision tolérante et proche des altermondialiste, Etienne Chouard s'est rapporché de la bloggosphère fascisante ou " complotiste" tout comme Thierry Meyssan.wikipedia : Il Traité de Lisbonne[. DThierry Meyssan, qu Myret Zaki.

En 2013, il apparaît dans le film "Dédale, un fil vers la démocratie". La diffusion de celui-ci est arrêtée lorsque Yannis Youlountas et d'autres intervenants du film refusent d’apparaître aux côtés de Chouard, pour la raison notamment que celui-ci accepte de parler avec des personnalités qu'Youlountas considère comme fascistes[. La diffusion se poursuit malgré tout sans autorisation sur Internet : Chouard parle de censure, et publie un lien vers la version intégrale du film sur son propre blog. En 2014, il déclare dans une émission de radio avoir adhéré à l'association Les Citoyens Constituants.

PDF]  Les liens entre Etienne Chouard et l'Extrême Droite - SuperNo, Les liens entre etienne chouard et l'extrême droite. | Les morbacks ...Les gouvernements nationaux sont responsables. L’UE n’a que le pouvoir que nos gouvernements veulent bien lui donner. Elle est souvent un alibi pour mener des réformes antisociales («  imposées par l’Europe »), alors que ces réformes ont été négociées entre les États. 

 

La France est sans doute le pays européen où la mutation du capitalisme a été la plus rapide au cours de la période récente. Le moteur principal de cette transformation a été le changement de la propriété du capital des entreprises résultant des privatisations menées depuis 1986. A cette date, l'essentiel de l'appareil productif et financier français avait l'Etat pour actionnaire unique. Depuis, celui-ci a cédé la majeure partie du capital des entreprises qu'il contrôlait. Le gouvernement de Lionel Jospin a d'ailleurs réalisé plus de privatisations (31 milliards d'euros) que les gouvernements d'Edouard Balladur (17 milliards) et d'Alain Juppé (9,4 milliards). Résultat: le coeur du capitalisme français est désormais détenu par des fonds d'investissement privés, et notamment, à 40%, par des investisseurs étrangers, en majorité anglo-saxons.En octobre 2012, les députés adoptérent le TSCG ( Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance) par 477 voix pour et 70 voix contre. Ce traité, rédigé par Sarkozy et Merkel -(....) , en contraignant leurs décisions budgétaires dictées par une instance non élue. Ce traité qui durcit les traités de Maastricht et de Lisbonne, nocif au plan politique, économique et social, a  pourtant recueilli une majorité de gauche des votes exprimés.

Pour l’Europe des patrons, la seule loi est celle du profit. Pour eux, nos salaires sont des "freins à la croissance" et les services publics sont des marchés à conquérir, qui doivent être privatisés. Étape supplémentaire : Ils négocient maintenant en toute discrétion avec les États-Unis un Partenariat transatlantique (TAFTA), qui a pour but de supprimer tous les "obstacles" (barrières douanières, droits sociaux, règles sanitaires ou environnements) au libre échange.  cf Foire aux questions abstentionnistes

Pendant que les deux guignols – le bleu et le rose – trimballent leurs miches à travers le pays pour lécher le derrière du populo, il y en a pour qui les prochains mois s’annoncent difficiles… Une fois de plus, avec des plans sociaux à tout va, le capitalisme en crise se restructure en laissant des travailleurs sur le carreau. Retour sur une réalité sociale calamiteuse… et des fusions acquisitions.

 

  Lutter uniquement contre le pouvoir sous sa forme actuelle, c’est laisser revenir nos pires cauchemars des profondeurs de l’Histoire. C’est donc toutes les confusions qui doivent être combattues : non seulement la confusion qui fabrique l’opinion et permet au pouvoir actuel de se maintenir en place, mais aussi la confusion qui détourne les opposants en multipliant les passerelles et favorise ainsi la montée de l’extrême-droite.


Si vous rêvez de Grèce et d’Espagne, il est urgent de s’imposer cette rigueur dans les mouvements d’opposition et de résistance en France, tant à l’encontre de ceux qui gouvernent et de leurs collaborateurs, qu’à l’encontre des tyrans masqués et de leurs passerelles.

La marche vers l’émancipation est d’abord celle de la clarté et du discernement contre toutes les confusions.

No pasaran.

 Yannis Youlountas a publié un article sur WordPress.Voir post  à porpos d'un article « Des nouvelles de la résistance, suite au virage libéral de Tsipras ». BY YANNIS YOULOUNTAS · 25/08/2015

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André Gorz II - Citoyenactif

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Téléchargez les versions flyer et affiche du programme:

https://infokiosques.net/IMG/pdf/2013-05_Bagnolet_Remouleur_prog.pdf
https://infokiosques.net/IMG/pdf/2013-05_Bagnolet_Remoule...

 

voici le programme pour le mois de mai 2013.
https://infokiosques.net/spip.php?article1030

 

Entrée libre et gratuite.
>
 Le Rémouleur
106, rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)
https://infokiosques.net/le_remouleur

Mail : leremouleur@riseup.net

 S’inscrire à la lettre d’info du local :
https://lists.riseup.net/www/subscribe/leremouleur/


 

 

Chomeurs, chomeuses, précaires

Fin de droits? = Faims de mois...

Ne restons pas seuls, seules et isolé(e)s !

 

Permanence PARAD

Leslundis de 15h/17h

Bourse du travail Paris

3 rue du chateau d'eau ( 10e)

M° République

Emission Mode d'emplois - Vendredi 20h30 sur FPP 106.30

Modes d'Emploi - Emission des chômeurs sur radio libre FPP ...

Modes d' Emploi - Fréquence Paris Plurielle

Le RSA à Modes d'Emploi sur FPP (106.3 FM) | L'actualité du site

Radio Fréquence Paris Plurielle 106.3 FM | Facebook

Demain la démocratie ! - Le Piaf

 

Le Peuple de l'Herbe - Parler le fracas - Official Video - YouTube

 

 Sites utiles chomeurs/ salariés

 Dans mes posts intitulés le nouveau capitalisme : citoyen actif, comprendre le nouveau capitalisme : citoyen actif, Le nouveau capitalisme 2 , restructuration du capitalisme, du Contrôler la finance : des promesses aux réalisations/France, compétitivité et négociation sociale  58 minutes je traité de la vision macroéconomique de la restructuration. Intéressant à la vision micro économique et ces impacts sociaux avec Siemens et Alstom.

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  Arrêts de travail : les médecins généralistes refusent les contrôles sur objectifs des caisses... Les médecins généralistes ont été ciblés cet été par les caisses d'assurance-maladie en divers points...MGFRANCE.ORG|PAR CRISTOFARI

Stress et suicides : l’Etat...

les spin-offs

La finance imaginaire

LE NÉOLIBÉRALISME, STADE...

Les 30 patrons trop bien payés

 Chômage : alerte rouge

 A travers PSA :Comprendre...

Ils nous tuent pour leurs profits : Par Béa Ausardia · il y a environ un mois

31/03/2013

EUtopia : une génération dréssée contre un géant

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EUtopia : une génération dréssée contre un géant

Dans le monde d’avant, tout semblait tourner rond. Mais aujourd’hui, une génération mobile, digitale même, parfaitement éduquée et armée de pas mal de fantaisies a besoin de se dresser contre une espèce de crisis-tyrannosaurus. Notre nouveau projet de reportage, « EUtopia on the ground », est d’ailleurs supposé vous conter une Europe différente, et pas forcément fictionnelle. Pas besoin de prendre d’anxiolytique pour constater que le futur n’est pas très rose en ce moment, surtout si l’on en croit notre cher Martin Schulz qui vient tout juste de décrire la situation du Vieux continent en invoquant Frankestein. Economiser, économiser encore économiser. C’est devenu chiant à force cette rengaine. Alors nous avons décidé d’y ajouter d’autres refrains, d’autres idées. Voici l’ébauche de l’utopie culturelle, politique et économique en Europe. Restez branché car tout bientôt, on s‘arrêtera à Budapest pour notre première série de reportage dans le cadre d’EUtopia on the ground. (Photo ©Adrien Lecoarer)

Les  dossiers de Cafébabel

Souabylone : du swag pour les Souabes à Berlin par Romy Straßenburg

L’Hessel et l’écume de nos batailles par Version française de cafebabel.com (cafebabel.fr)

Michel Santi : entretien avec un économiste atterré par Edouard Lacoste Lagrange

L'Europe des jeunes ou le chaos par cafebabel.es

 

la photo de Flores Magon.

il n'y a pas de distinction possible entre les guerres offensives et les guerres défensives (...). Il n'y a qu'une seule guerre de libération: celle qui, dans tous les pays est menée par les opprimés contre les oppresseurs, par les exploités contre les exploiteurs. Notre rôle c'est d'appeler les esclaves à la révolte contre leurs maîtres. La propagande et l'action anarchiste doivent s'appliquer avec persévérance à affaiblir et à désagréger les divers Etats, à cultiver l'esprit de révolte et à faire naître le mécontentement dans les peuples et les armées."
Alexandre Shapiro
 
La liberté et le bien-être sont à la portée de nos mains. Avec le même effort et le même sacrifice
qu'il faut pour nommer un gouvernant, c’est-à-dire un tyran, on peut obtenir l'expropriation des biens que détiennent les riches.
flores magon
 
la photo de Flores Magon.
 
APRÈS L’IMMOLATION D’UN CHÔMEUR

Que cela soit dans nos lycées, dans nos entreprises ou chez soi, vivre dignement dans ce système capitaliste devient de plus en plus difficile. Des étudiants, des travailleurs, sont poussés à bout et en arrivent jusqu’au suicide, c’est horrible ! Nous ne pouvons rester indifférents devant de tels faits et ne pas remettre en cause la société toute entière. L’individualisme et le repli sur soi poussent vers l’isolement. Aujourd’hui les patrons et tous ceux qui gouvernent nous poussent à nous débrouiller seuls, à ne pas parler de nos problèmes, à ne pas être solidaires, ils nous poussent vers la concurrence, la compétitivité, mais aussi vers l’ignorance.

Tant qu’ensemble nous ne ferons pas changer les choses, d’autres être humains, comme Djamal CHAAB, vivront le désespoir et le suicide ! Ce n’est pas tolérable Chômage, précarité, harcèlement, pression, isolement, mépris : ça suffit !

Défendons les valeurs comme la solidarité, le partage, l’entraide, l’écoute, l’ouverture vers les autres, la lutte collective. Ne nous laissons pas faire par ces bourgeois capitalistes qui broient nos vies, organisons-nous par nous-mêmes. Avoir un logement digne, une bonne éducation, de la nourriture saine, de quoi se vêtir, et de quoi se soigner, voilà de quoi nous avons tous besoin. Finissons-en avec nos dettes, finissons-en avec la misère, finissons-en avec ce capitalisme.

Place à la solidarité, l’entraide et l’autogestion.

Le chiffre du mois...

75_000 euros (ht) pour un apéro pôle emploi_ ! Le site d’information Mediapart a révélé dernièrement la note salée du cocktail prestigieux des cadres de pôle emploi. En effet pour les vœux de fin d’année la direction a dépensé rien qu’en petit fours et vins

53_777 euros net pour ses 900 cadres conviés à cet événement (après calcul il s’agit quand même d’un apéro à 60 euros par tête !). Le reste de la note a servi à transporter les convives en bus privé au palais des congrès de Montreuil, lieu de ce cocktail.

A savoir que le Djamal Chaab ( le chômeur immolé à Nantes ce mois dernier ), s’est vu coupé de ses droits car il devait environ 620 euros de trop perçu. La crise et le serrage de ceinture c est pas pour tout le monde !

Allez trinquons_ !
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la fin « D’Evenements » de Jacques prevert, tiré de Paroles

J’ai choisi de reprendre la fin «  D’Evenements » de Jacques prevert, tiré de Paroles. Une sommes de proverbes et de chansons. Tout a fait adapter aux slogan : El pueblo unido jamás será vencido

». Peuple unis, ne sera jamais vaincu

 

18/03/2013

Les pays européens en récession

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Les crises sont potentiellement des moments de remise en cause du capitalisme.

 

Alors pourquoi cette analyse, qui est à peu près la seule à se trouver confirmée aujourd’hui par la crise récente, suscite-t-elle si peu d’attention? Pourquoi est-il si difficile d’admettre aujourd’hui que notre système est à bout de souffle? Avant tout parce que personne ne peut vraiment imaginer la fin du capitalisme. L’idée même suscite une peur panique. Tout le monde pense qu’il a trop peu d’argent, mais chacun se sent menacé. Or, c’est bien l’argent mais aussi la marchandise, le travail, la propriété et l’État, qu’il faut attaquer.

 

. l. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme pur des livres I et II, nous sommes montés dans l’échelle des fictions pour arriver enfin à la dernière d’entre elles, celle qui garantit toutes les autres : l’endettement de l’Etat. L’endettement de l’Etat est « purement fictif » (Capital, vol. III, p. 465). C’est son existence qui donne au capital la dimension d’un rapport social et politique. Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système. cf voir l’article cfLien entre capitalisme et l’endettement - Antalya

 
Faites le deuil du monde d'hier
En conservant votre argent sous votre matelas ou dans une banque, vous aviez des rendements réels négatifs en raison de la hausse des prix, tare inhérente à toute monnaie fiduciaire. En effet, une banque centrale est toujours tentée de créer "un peu plus" de monnaie qu'il n'y a de véritable création de richesse.
 analyse,politique,économie,crise,entreprise,management

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Modèle Japonais généralisé : Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur Chypre, symbole de l’Europe en difficulté ?- citoyenactif, néolibéralisme : dates et noms, "Nous ne vivons pas une crise, mais un coup d'Etat anti social" -, Le crime de la Fed -  saltabank : Tout est dit : présentation du groupe 

 "Les gens sont faciles à tromper, surtout quand ils n'ont accès qu'à "l'information publique". Quand ils ne sont plus à la portée de la "voix du messager", ils n'ont pas plus d'idée de ce qui se passe que les "planificateurs" eux-mêmes. On les encourage à croire que les plans collectifs sont bénéfiques. Souvent, ils suivent le mouvement -- pendant des décennies -- alors même que dans leur vie quotidienne, de nombreuses preuves contredisent les principes desdits plans et en sapent les promesses. C'était par exemple le cas en Russie et en Chine après l'arrivée des communistes, où les schémas extravagants des planificateurs ont duré pendant 70 et 30 ans respectivement."

Les pays européens en récession… et ceux qui risquent d'y plonger

 
Sur les 27 membres de l'Union européenne, 9 ont déjà sombré dans la récession. Et bien d'autres pourraient suivre. Découvrez, pays par pays, la situation économique du vieux continent grâce notre carte interactive.
Et le marasme risque de perdurer. Les économistes s'attendent, certes, à une légère reprise de l'activité au second semestre. Mais l'Union européenne ne devrait afficher qu'une très légère croissance sur l'ensemble de l'année (+0,1% selon la Commission). Surtout, 8 pays resteront probablement en récession. Le plongeon du PIB devrait même atteindre 4,4% en Grèce, 3,5% à Chypre et 2% en Slovénie…

 
 
 
 
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Passez la souris sur le nom d'un pays pour faire apparaître la variation du PIB au cours des deux derniers trimestres et la prévision pour 2013. Ceux qui sont déjà en récession s'affichent en rouge, ceux qui risquent d'y plonger, en orange, et ceux toujours en croissance, en vert. cf voir ce post L'Europe au bord du suicide !
 
Vous avez certainement lu certaines des dépêches relatives au “sauvetage” de Chypre. L’île avait un besoin urgent de 17,5 milliards d’euros pour éviter une banqueroute — mais Bruxelles et le FMI — sous la supervision de Berlin— n’étaient disposés à lui octroyer qu’un prêt de 10 milliards d’euros au maximum. Cela contraint Chypre à supporter environ 40% de l’effort financier. Vous rappelez-vous les représentations d’Atlas soutenant le monde ? Si Chypre flanche, c’est l’euro qui va au tapis, nous expliquait-on depuis six mois.

Vu le PIB de l’île — voisin de 20 milliards d’euros mais qui s’est contracté de 2,4% en 2012 et devrait décroître de 3,5% en 2013 –, recevoir un prêt de 17 à 18 milliards d’euros aurait fait exploser le ratio dette/PIB et l’aurait porté à un niveau insoutenable.

Cependant, trouver en interne 7,5 milliards d’euros de toute urgence relevait également de la mission impossible. Cela a forcé le gouvernement de Nicosie à opter pour une série de privatisations — et surtout pour l’instauration d’une taxe exceptionnelle de 6,75% sur tous les dépôts bancaires s’agissant de compte d’un montant inférieur ou égal à 100 000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil.

Cette taxe — si le Parlement finit par la voter — entrerait en vigueur mardi (lundi étant férié). Cela couperait l’herbe sous le pied des épargnants qui ont commencé à dévaliser les distributeurs automatiques de billets ce week-end.

▪ Faut-il s’attendre à un bank run ?
"Aux dernières nouvelles, un amendement prévoirait une exemption de taxes pour les comptes inférieurs à 25 000 euros… Toutefois, nombre de particuliers en détiennent plusieurs, de telle sorte que le rapprochement et la consolidation de la totalité des avoirs sous un même nom laisserait peu d’épargnants indemnes. Si le Parlement chypriote tergiversait, nous pourrions assister à un bank run historique au sein même de la Zone euro. Ce serait là un scénario catastrophe pour les finances de l’île car l’efficacité de la taxation sur les dépôts repose sur les montants estimés vendredi soir"

La pensée de l’économiste français Frédéric Bastiat : “quand le pillage devient un moyen d’existence pour un groupe d’hommes qui vit au sein des élites de la société, ce groupe finit par façonner pour lui-même tout un système juridique qui légitime le pillage, et un code moral qui le glorifie. ( Un procédé qui a reçu l’aval de Bruxelles et du FMI… ainsi que des banquiers créanciers de  la city et de Wall Street,  mario monti  )

 
Pourquoi ça ne fonctionne pas...
 

1) dégradation → tension brutale sur les taux → renchérissement du coût de la dette → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → tension supplémentaire sur les taux, etc. ;

et

2) dégradation → austérité forcée → récession → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → austérité renforcée, etc. – ( Frédéric Lordon )*

Et tout ceci avec le concours - voire la complicité  - des décideurs publics. On comprend que tout ce beau monde qui dîne (et dort ) préfère se passer de gens compétents qui apportent des solutions et non des problèmes.

Le commencement de la fin - Frédéric lordon - La pompe à phynance ,  : " Le commencement de la fin "


Mais ces plans échouent quoi qu'il arrive -- parce que non seulement ils retardent l'avenir, mais en plus ils ne mènent pas à l'issue attendue . En général, les concepteurs déclarent que le peuple doit faire des sacrifices mais que tout finira bien. "On ne peut pas faire d'omelette sans casser des oeufs",. Les gens veulent bien casser quelques oeufs (surtout s'ils appartiennent aux autres) pendant quelque temps. En fin de compte, le problème, c'est l'omelette : elle n'apparaît jamais sur la table. Et le repas qui finit par arriver est immangeable
 
" Toutes les planifications centrales ne produisent pas des calamités de cette taille, bien entendu. Mais toutes, dans la mesure où elles sont efficaces, sont repoussantes. Plus elles atteignent les objectifs du planificateur, plus elles interfèrent avec les buts privés et plus elles nuisent au progrès de l'humanité"
 
Photo
 
Le modèle allemand: des "minijobs" payés rien du tout. Mais qu'est ce qu'on attend! , La dette ou la vie !

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Un petit article sur les emplois précaires sous payés mis en place en Allemagne par la social démocratie, qui décidément a dans ce pays une très longue histoire de trahison (plus qu'ailleurs)... 

 conclusion : De La Servitude Moderne [Jean-François Brient] Fr 2009 : De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu’il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.

L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde. Site Officiel>
Et comme toujours, à chacun et chacune de se forger sa propre opinion ! 3 e tour social I

 d'angela merkel,capitalisme,crise,zone euro,'allemagne,austérité,l'eurozone,mario draghi

 
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