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22/02/2016

Merci patron

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Les charlots - Merci patron.avi : Les charlots qui, à mes yeux, font partie des grands comiques français, rendent "hommage" au patronnat

 
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A lire : Le prix a payerLa Domination policière - Mathieu RigousteÊtre GOUVERNÉ, c'est ....


La finance imaginaire a un visage :  Ainsi le monde diplomatique citait : Les socialistes européens dénoncent souvent avec virulence la finance, qui règne sans partage sur le globe et qu'il conviendrait de mieux réguler. Encore faudrait-il savoir de quoi et de qui l'on parle ; car l'image désincarnée des « marchés » a pour effet de laisser dans l'ombre les bénéficiaires de la crise et des mesures d'austérité en cours.
 écouter: Geoffrey GeuensLa finance imaginaire 
Là-bas si j'y suis par Daniel Mermet, 26.03.2012

a photo de Liberationdans le groupe Daniel Mermet - les AMG.

Le milliardaire, qui paie relativement moins d'impôts que ses employés, appelle Obama à « arrêter de cajoler les riches ». hum, Bizarre. Surtout qu'il est en plein dans ce système que nous dénonçons. "Warren Buffett  soutient Goldman Sachs et son patron, "La réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat " ( photo)  

warren buffett,société,économie,payer,plus d'impôts

n Warren Buffett, l'homme qui voulait payer plus d'impôts

 Le gouvernement n'exclut pas un report de la présentation en conseil des ministres du projet de loi sur la réforme du travail pour mener à terme un dernier round de consultation avec les partenaires sociaux et, éventuellement, amender le texte. "C'est dans l'air, ce n'est pas exclu", a déclaré aujourd'hui un député de la majorité.

La CFDT, dont le gouvernement souhaite le soutien, considère que le temps d'une concertation approfondie "doit être pris" et juge "irréaliste" d'envisager une présentation du texte en conseil des ministres le 9 mars. Une position exprimée hier par une délégation de la CFDT reçue par la ministre du Travail, Myriam El Khomri , qui a répondu "qu'elle allait voir", a déclaré celle qui la dirigeait, Véronique Descacq.

Le projet de loi sur la réforme du travail, salué par le Medef, a en effet été critiqué par l'ensemble des grandes centrales syndicales, ainsi que par une partie de la majorité parlementaire et du patronat. Les syndicats et les détracteurs du texte à gauche le jugent trop déséquilibré en faveur des entreprises. Mais ils divergent fortement dans leur appréciation du texte.

 

Plutôt curieux de la part d'un gouvernement socialiste, non? Cela vous surprend?

Il n'y a pas de logique particulière à chercher, ce gouvernement est sincèrement en accord avec ce que dit le Medef. François Hollande croit réellement qu'en faisant travailler plus les gens et en les protégeant moins, il y aura plus de croissance. Et cela même si un quart des salariés déclarent souffrir au travail. 

» INTERVIEW - «Ce gouvernement est en accord avec ce que dit le Medef»  

 

Les oppositions à la loi Travail se multiplient dans la majorité 
Alors que la loi El Khomri suscite de nombreuses critiques chez les syndicatsau sein de la gauche et parmi les Français pour rejeter un éventuel 49-3. François Hollande ( Pour lire l'article, cliquez ici. ), un internaute a eu la drôle d'idée de publier une série d'animation japonaise, Shingeki no Kiuyjin - avec sous-titrage français - pour expliquer ce projet de loi. ". 

VIDÉO - La loi El Khomri expliquée dans un dessin animé japonais

 

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« Miners going into the slope », Hazelton, Pennsylvania, 1906

Le patronat et Nicolas Sarkozy en rêvaient, MM. François Hollande et Manuel Valls l’ont fait : si, par hypothèse funeste, le projet de loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs » (sic) devait voir le jour, le code du travail ressortirait en miettes. (Le texte complet peut être téléchargé par exemple sur le site de l’Ugict-CGT). « L’objectif,précise la ministre du travail Myriam El Khomri dans un entretien auxEchos (18 février 2016), est de s’adapter aux besoins des entreprises ». On s’en doutait un peu — encore qu’il s’agisse d’une étrange vision des entreprises, réduites à leurs seules sphères dirigeantes.

Bien sûr, il ne s’agit que d’un projet et tout peut encore bouger. Le pouvoir excelle dans les manœuvres consistant à laisser fuiter les dispositions les plus folles pour ensuite accréditer l’idée que le pire a été évité. Ainsi il a laissé courir le bruit que les heures supplémentaires ne seraient plus rémunérées pour finalement décider un plancher obligatoire de 10 %. Tout le monde crie victoire alors que jusqu’à présent la norme était de 25 %, sauf quelques exceptions !

Roi de l’entourloupe, le président de la République assure ne pas toucher aux fondamentaux : contrat de travail à durée indéterminée qui reste la règle et la semaine de 35 heures qui demeure la norme légale. Mais il transforme ces deux principes en coquilles vides. Si les mots restent, la protection des salariés disparaît et avec elle l’égalité de traitement des citoyens devant la loi.

Jusqu’à présent, le principe fondamental du droit du travail donnait la priorité aux lois édictées par les élus de la République à moins qu’un accord à un niveau inférieur (branche, entreprise) se révèle plus favorable au salarié. Désormais, un accord dans une entreprise prévaut sur la loi, même s’il est défavorable à ce dernier. Singulière conception de l’« égalité réelle » ! Cette disposition fondamentale permettra au prochain président de la République d’amputer ce qui restera (encore) des droits des travailleurs.

Quant au fameux contrat de travail à durée indéterminée (CDI) maintenu dans la loi, il pourra être rompu à tout moment en cas « de réorganisation de l’entreprise » ou de « conquête de marché ». Au delà de ces situations somme toute très fréquentes, la direction n’aura même plus à se justifier : il lui suffira de payer trois mois de salaire pour les employés embauchés depuis moins de deux ans, six pour les moins de cinq ans, etc. La notion même de licenciement abusif disparaît de fait. Le patron qui paye peut se séparer de son salarié sans risque de pénalité supplémentaire.

Même tour de passe-passe pour les 35 heures. Entre les dérogations, un décompte du temps de travail et le paiement au rabais des heures supplémentaires, la réforme Aubry va passer aux oubliettes…

Après une lecture rapide des 131 pages de ce nouveau code du travail, on peut retenir les dispositions concernant la durée du travail, la réforme des prud’hommes (le prochain numéro du Monde diplomatique, en kiosques le 2 mars, y consacrera un article), l’élargissement du droit de licencier et de réduire autoritairement les salaires, le moindre paiement des heures supplémentaires, etc.

Le patron décide de la durée du travail

Ce nouveau code reprend les principes édictés par M. Robert Badinter, qui a fait sienne la formule la plus libérale que l’on puisse imaginer, dès l’article 1 : « Les libertés et droits fondamentaux de la personne sont garantis dans toute relation de travail. Des limitations ne peuvent leur être apportées que si elles sont justifiées (…) par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise. » Lesquelles sont définies par les actionnaires et les directions d’entreprise. Tout en découle.

La journée de travail de 10 heures, qui était jusqu’à présent l’exception, pourra se généraliser en « période d’activité accrue » ou « pour des motifs liés à l’organisation de l’entreprise ». Elle pourra même s’élever à 12 heures. Jusqu’alors, les dérogations exigeaient une autorisation administrative. Désormais, il suffira d’un accord d’entreprise — dont le recours sera facilité (lire plus loin).

Même principe pour la durée hebdomadaire, laquelle pourra grimper jusqu’à 46 heures en moyenne pendant 16 semaines par an (au lieu de 12 aujourd’hui) et même atteindre 48 heures « en cas de surcroît d’activité », sans autre précision. Un simple accord d’entreprise suffira. Le gouvernement ne renonce pas au plafond des 60 heures réclamé par les entreprises mais il l’encadre quand même d’une autorisation de l’inspection du travail.

Instauré lors de la loi Aubry sur la réduction du temps de travail (RTT), le forfait-jours, qui permet de s’émanciper de la durée légale quotidienne, était réservé aux grandes entreprises et principalement aux cadres (50 % d’entre eux). Le système sera étendu aux entreprises de moins de 50 salariés (sans distinction de fonction). Les charges de travail au quotidien pourront franchir toutes les barrières car, dans la pratique, elles ne seront plus contrôlables.

D’autant que les 11 heures de repos quotidiennes consécutives obligatoire sautent. Elles pourront être « fractionnées » !

De plus, « le temps de déplacement professionnel pour se rendre sur le lieu d’exécution du contrat de travail n’est pas un temps de travail effectif », sauf s’il dépasse le « temps normal ». On appréciera la précision de la formule.

Sécuriser les licenciements

Grâce à M. Nicolas Sarkozy, il y avait déjà la « rupture conventionnelle » (2 millions depuis sa création en juin 2008), faux nez qui cache souvent un moyen de pression patronale pour se séparer d’un salarié. Grâce à quelques syndicats, comme la CFDT et la CGC, qui avaient signé l’accord national interprofessionnel (ANI), et à M. Hollande, qui a concocté la loi dite de « sécurisation de l’emploi », le patronat pouvait réduire les salaires, augmenter le temps de travail et bien sûr licencier « en cas de difficultés économiques », dont l’interprétation était laissée aux juges. Le texte désormais les définit : une baisse des commandes ou du chiffre d’affaires« pendant plusieurs trimestres consécutifs » (cela peut donc être deux trimestres), des « pertes d’exploitation pendant plusieurs mois ou une importante dégradation de la trésorerie ». Et ce, « au niveau de l’entreprise » (et non du groupe). Il suffit pour les grosses sociétés de présenter les comptes de leur filiale en déficit (un jeu d’enfant) pour que tout soit possible. Exit le droit au reclassement des salariés licenciés.

En fait le patronat a obtenu ce qu’il réclamait depuis la nuit des temps : le droit de licencier sans entrave.

A ces causes dites défensives de licenciements, s’ajoute la possibilité de jeter les salariés dehors en cas « de mutations technologiques » ou de simple « réorganisation de l’entreprise ». Le travailleur qui refuse une mutation à l’autre bout de la France ou une baisse de salaire, ou encore une augmentation du temps de travail sans augmentation de salaire, sera tout simplement licencié (auparavant, il avait droit au statut de licencié économique) ; il garde ses droits au chômage mais perd celui du reclassement.

En fait le patronat a obtenu ce qu’il réclamait depuis la nuit des temps : le droit de licencier sans entrave.

Ligoter les prud’hommes

Le patron pourra même licencier « sans cause réelle et sérieuse », il lui suffira de payer une indemnité forfaitaire fixée à l’avance, quel que soit le dommage subi par le travailleur. Celle-ci est d’emblée fixée à 3 mois de salaire pour 2 ans d’ancienneté, 6 mois entre 2 et 4 ans, 9 mois entre 5 et 9 ans, 12 mois de 10 à 20 ans, 15 mois pour les plus de 20 ans. Ainsi, un salarié jugé plus assez productif ou trop ouvertement revendicatif peut être jeté sur le carreau à n’importe quel moment.

Travailler plus pour gagner moins

Les heures supplémentaires pourront être majorées de 10 % — et non plus 25 % de plus pour les huit premières heures, 50 % au-delà. Il suffit d’un accord d’entreprise. Pour un salarié payé au Smic, l’employeur devra débourser moins de 1 euro par heure supplémentaire (0,96 euro contre 2,4 euros en vertu de la loi précédente). Une broutille qui le poussera à y recourir au lieu d’embaucher. Quant aux salariés, ils verront leur pouvoir d’achat baisser.

L’entreprise au-dessus de la loi

C’est sans doute le changement le plus important. Malgré les déclarations tonitruantes à la gloire de la République et de ses principes, la loi passe au second plan même quand elle protège mieux les salariés. C’est l’accord d’entreprise qui prime. La loi Macron (lire « Le choix du toujours moins »,Le Monde diplomatique, avril 2015) avait déjà introduit cette disposition, mais elle restait exceptionnelle. Elle deviendra la règle.

Certes, cet accord devra être majoritaire, c’est-à-dire signé par des syndicats représentant plus de la moitié des salariés lors des élections professionnelles. Mais si ce n’est pas le cas, les syndicats minoritaires (au moins 30 % des voix) pourront recourir au referendum auprès des salariés. Et le pouvoir de vanter cette démocratie directe en jouant le petit peuple des travailleurs contre les élus syndicaux, forcément bornés.

Bien entendu, la consultation des travailleurs n’est pas en soi condamnable. Mais la question posée n’est pas définie collectivement, loin s’en faut. Si des syndicats minoritaires peuvent impulser la consultation, son contenu demeure entre les mains du patronat et prend souvent l’allure d’un chantage où les salariés ont le choix entre Charybde et Scylla : soit accepter de travailler plus et/ou gagner moins, soit perdre leur emploi… Chez Bosch, à Vénissieux, les salariés avaient accepté en 2004 de travailler 36 heures payées 35 et de renoncer à une partie des majorations pour travail de nuit ; leurs sacrifices n’ont servi qu’à rendre la société plus présentable : leur usine a été vendue en 2010, et plus de 100 emplois ont disparu. Même scénario chez General Motors à Strasbourg, Continental à Clairoix, Dunlop à Amiens…

Les commentateurs vantent souvent les référendums chez Smart, où 56 % des salariés ont répondu favorablement à la hausse du temps de travail (pour la même rémunération) réclamée par l’actionnaire au nom de la défense de l’investissement et de la non-délocalisation. Mais ils oublient de préciser que si 74 % des 385 cadres consultés ont approuvé l’accord, seuls 39 % des 367 ouvriers les ont imités, car ce sont eux qui ont les charges de travail les plus éprouvantes. Faut-il rappeler qu’un cadre vit six ans de plus qu’un ouvrier ? Avec la nouvelle loi, les ouvriers se verront imposer l’intensification de leurs tâches.

D’une entreprise à l’autre, les salariés ayant une même qualification auront des droits fort différents. On pourrait même imaginer des travailleurs aux statuts totalement divergents sur un chantier avec plusieurs sous-traitants. En fait, comme l’explique fort bien le spécialiste du travail Pascal Lokiec, « cela conduit potentiellement au dumping social et complexifie la situation du salarié qui changera de droit applicable en même temps qu’il changera d’entreprise (1) ». Quant à l’emploi, il restera à quai ou encore plus sûrement plongera. Comme le montrent toutes les études, ce n’est pas la prétendue « rigidité » du code du travail qui fait le chômage, mais le manque de débouchés.

Les élus socialistes aux ordres

Tout comme il oppose les travailleurs aux syndicats, les juges aux technocrates (qui seraient les mieux à même de fixer les pénalités patronale aux prud’hommes ou de définir les licenciements économiques), M. Hollande cherche à opposer les élus parlementaires au peuple français. Assuré avec ces orientations ultralibérales de ne pas bénéficier des voix des députés du Front de gauche et d’une partie des Verts pour faire passer sa loi, le chef de l’Etat réclame des élus socialistes qu’ils s’inclinent (même avec des états d’âme). Il menace donc d’employer la force du 49-3 — une disposition constitutionnelle qu’il qualifiait autrefois (avec lucidité) de« brutalité » et de « déni de démocratie ». La boucle est bouclée.

Martine Bulard

Elle se déroule en deux temps : un face à face avec Elisabeth Quin et un invité qui analysent « La Une du Jour ». Suit le « Grand angle de 28' » où Elisabeth Quin, avec à ses côtés nos journalistes Renaud Dély et Nadia Daam, reçoit trois invités pour parler du dossier d'actualité du jour.
L'émission sera enrichie par quatre sujets supplémentaires : le « Une du jour » de Julien Dugast, le « Rappel des faits » de Sandrine Le Calvez, le « Journal du temps » de Bruno Gaudenzi et « Désintox ».
A la fin de ce plateau, Juan Gomez nous livre sa chronique internationale « Vu d'ailleurs ».

avec Michelle Crépin et 13 autres personnes.

 

Aujourd'hui :

Le coup de pression du patronat, le grand chantage qui dure depuis plus de trente ans, voir plus.Compétitivité : 98 grands patrons font monter la pression avant le rapport Gallois : Les grands patrons français, dont une majorité de gauche, ont fait monter dimanche  la pression sur le dossier de la compétitivité en présentant leur propre version de ce que devrait être le "pacte" élaboré par le gouvernement pour relancer l'économie du pays. Les patrons de l'Association française des entreprises privées (Afep),
 
Une baisse de 30 milliards d'euros de cotisations sociales sur deux ans

Pour l'exploration des gaz de schiste

Compétitivité oui, choc non selon Pierre Moscovici

Interrogé  dimanche, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a repris les termes du chef de l'Etat: "Il faut absolument agir sur la compétitivé, mais pas par un choc", a-t-il commenté, en préconisant sur Canal Plus "une trajectoire continue dans le temps

Louis Schweitzer : "Pas de changement du jour au lendemain

Beaucoup de patrons de gauche

 

L’article 312-10 du Code pénal dispose que :

 

« Le chantage est le fait d'obtenir, en menaçant de révéler ou d'imputer des faits de nature à porter atteinte à l'honneur ou à la considération, soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d'un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d'un bien quelconque

 

Thibault dénonce "un chantage éhonté du patronat" pour la - Le Point :

Au Japon, la droite fait du chantage à la faillite - Libération : Budget. L’opposition bloque le vote d’une loi de finance, menaçant l’archipel de cessation de paiement. Le neoliberalisme et son impasse :

Compétitivité : Les patrons en font-ils trop ?

Une entende entre Jean Quatremer - wikipedia ( Il travaille pour le quotidien français Libération) depuis 1984 ) déjà mis en cause dans l'article de Frédéric Lordon sur le conspirationisme, défend l'idéologie du capitalisme ( néolibéral), les plans sociaux, le manque de compétitivité de la France, des aides sociales trop élevé qui pose problème ( "En fait c’est là la chose que Jean Quatremer a visiblement du mal à comprendre – déficience par quoi d’ailleurs il verse immanquablement dans le conspirationnisme, qu’il dénonçait chez les autres à l’époque où « tout allait bien » (pour lui) –, les crises s’expliquent moins par la malignité des agents que par l’arrivée aux limites des structures" )  . Il y a ainsi une entende qui frise la comédie noir avec Ted Stander wikipedia : écrivain et essayiste américain : Ces livres, écrits en français, se veulent entre l'essai polémique et l'humour. Il s'y interroge sur, selon lui, le lien entre un certain déclin français et le trop-plein d'État-providence Site Internet officiel de Ted Stanger :

 

  • France : la vie à crédit, Ted Stanger (États-Unis) avec Bruno Girodon, Documentaire France2, (passé sur France2, dans l'émission Un œil sur la planète, Lundi 26 février 2007, à 23h10).
  • Comment ça va, cow-boy ?, Ted Stanger, (diffusé sur France2, le 18 octobre 2004).

 

France: Une vie à crédit - Vidéo Dailymotion  - 17 min)

Cette semaine, le bras de fer entre le patronat et le gouvernement s’est indéniablement intensifié. Surfant sur le récent succès du mouvement d’entrepreneurs baptisés les « pigeons » et à quelques jours de la remise du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité, les grands patrons entendent bien faire monter la pression sur l’exécutif. En effet, ils demandent à l’État de réaliser 60 milliards d’euros d’économies au cours des cinq prochaines années, tout en préconisant une baisse du coût du travail de 30 milliards d'euros sur deux ans, financée par une augmentation de la TVA et une réduction des dépenses publiques. Une missive qui fait polémique alors que François Hollande a promis non pas un « choc », mais un « pacte » de compétitivité de l’économie française.

 

Etats-Unis : Tempête dans les urnes

Trois jours après le passage meurtrier de l’Ouragan Sandy sur la côte est des Etats-Unis, la campagne présidentielle américaine redémarre. À quelques jours du fameux verdict et après avoir été immobilisés par la tempête, les deux candidats à la Maison-Blanche sillonnent de nombreux États encore indécis, dont notamment le fameux « swing state » de l’Ohio, ultime champ de bataille de ce marathon électoral. Si les sondages semblent favoriser le président sortant grâce à son avance dans les États les plus décisifs de la carte électorale, les scores restent très serrés. Barack Obama - Mitt Romney qui prendra la tête de la première puissance mondiale le 6 novembre prochain ? Après une campagne des plus mouvementée, l’issue du scrutin crucial reste incertaine…

 

Elisabeth Quin accueille pour en débattre : Cécile Philippe, économiste et fondatrice de l’Institut économique Molinari, Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles pour « Libération », mais aussi l’écrivain et essayiste américain Ted Stanger, et la dessinatrice Coco.


Revoir 28 minutes en replay, diffusé sur ARTE le 02-11-2012 à 20:06, Compétitivité : "Il faut un effort dans la durée" - Le Nouvel Observateur

Cecile Philippe a écrit :

 

 

 
Citation : 
 
« Les faucheurs d’OGM menacent le progrès de la science au nom d’une vision conservatrice de l’agriculture »[3].
 
Oeuvre :
  1. Cécile Philippe et Pascal Canfin sur RFI, 30 octobre 2007
  2. Organisation de l'Institut Constant
  3. Cécile Philippe, La terre est foutue, p. 16
En savoir plus :

 

(France, 2012, 26mn)
ARTE F


Date de première diffusion : Hier, 20h06

conclusion de fin :

Comprendre l'idéologie du capitalisme ( néolibéral) avec une interview de Serge Halimi - Le Grand Bond en Arrière [HD] - YouTube : Entretien avec Serge Halimi, journaliste au mensuel le Monde diplomatique, autour de son livre "Le grand bond en arrière" (Editions Fayard).
Comment est-on passé à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance ?
Emission France Inter "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet, première diffusion le vendredi 2 juillet 2004.

 

Déluge de bombes sur le code du travail
par Martine Bulard, 19 février 2016

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Déluge de bombes sur le code du travail -  'lIndigné Révolté
 
« Si les peuples ne bougent pas, il y aura une guerre générale »Annie Lacroix-Riz est professeur d’histoire contemporaine. Elle était à Montpellier le 18 mai. L’occasion d’évoquer le rôle des élites économiques françaises dans la défaite de 1940. Et de faire le lien entre la crise des années 30 et celle d’aujourd’hui. Pour elle, celle-ci « est bien plus grave que les crises précédentes
 
Le « sommet » de la CGT rallié à l’Europe ? l’analyse de Philippe Cordat, secrétaire de l’Union régionale CGT de la région Centre Interview de Philippe CORDAT secrétaire général de l’Union régionale CGT de la région Centre (qui regroupe 6 départements : le Cher, l’Eure-et-Loir, l’Indre, l’Indre et Loire, le Loire et Cher et le Loiret).dans Bastille République Nations (BRN) mensuel daté du 17 septembre 2012

13/07/2014

L'éloge de la "paresse contestataire"

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UTOPIE

Henri Salvador - Le travail c'est la sante (1965) - YouTube : Donner libre cours à sa paresse. Il se couche pour un repos bien mérité qui durera - espère-t-il - plusieurs semaines...

 

L'an 01 - YouTube : On arrête tout et on réfléchit" "On nous dit: Le bonheur c'est le progrès faites un pas en avant. Et c'est le progrès... mais ce n'est jamais le bonheur. Alors si on faisait un pas de côté! Si on essayait autre chose! Si on faisait un pas de côté, on verrait ce qu'on ne voit jamais."

 

Tout n’était pas à jeter dans le désir de renouveau des révoltés de 68 : sans doute aurait-il fallu honorer la quête métaphysique qu’il recelait. Réguler les inclinations utopistes pour que l’utopie ne soit pas portée au pouvoir.

 

« Être capable d’inventer, plutôt que se résigner à reproduire, tel fut l’un des grands axes de cette quête spirituelle de Mai-68. "La barricade ferme la rue, mais elle ouvre la voie..." "Sous les pavés, la plage !" En Mai-68, le rêve semblait redevenir possible, chez cette génération de jeunes, pour qui le progrès technique et l’amélioration du train de vie ne constituaient plus des finalités pouvant donner sens à la vie. On peut aller jusqu’à parler de quête métaphysique. L’art semblait à portée de main pour tous. Il s’agissait de laisser libre cours à l’expression, d’apprendre à ne pas juger les oeuvres à partir de normes techniques, mais à partir de la seule inspiration. "N’allez pas en Grèce cet été, restez à la Sorbonne", voyait-on écrit sur les murs de l’université parisienne. Chacun était appelé à trouver sa place dans la prestigieuse Sorbonne. On a beaucoup rêvé en Mai-68 d’une société où chacun serait reconnu dans ses compétences et serait appelé à développer ses talents. Ces désirs, trop souvent tus ou annihilés par l’organisation sociétale, étaient appelés à prendre leur revanche. »

 

Il était une fois Franquin la gaffe | Le monument de la BD belge ... :

Franquin c'est le papa de Gaston Lagaffe, ce petit homme malicieux, gaffeur, politiquement et totalement incorrect. Le pape de la BD belge mort en 97 a écrit les plus belles pages de Spirou. Franquin s'expose en ce moment à Bruxelles. 

 


 

Sauf que cet inventeur gaffeur ne cesse, certes sans le vouloir de saboter la bonne marche de l'entreprise et des outils de production qui vont avec. Gaston est un fouteur de merde malgrés lui. Un grain de sable On ne nira pas jusqu'à poussé le bouchon et dire que Gaston ira garnir l'internationiste, organisation né comme lui en 1957. Néanmoins Gaston a parfaitement incarné le fameux graffiti de Guy Debors : " Ne travaillez jamais".  

 

Gaston, c'est juste une liberté incroyable Il a la liberté d'inventé. Il a la liberté de la donne. C'est peu être pour cela qu'il est révolutionnaire »   

 

gastonlagaffe

  

Gaston Lagaffe - YouTube : Gaston Lagaffe teaser  :

 

 

 

L'An 01 - part 1/9 - YouTube :

 

 Le Péril Jeune - YouTube 

 

 

 

Avant Alexandre le bienheureux ! - YouTube :  :01-Alexandre le bienheureux - YouTube :

Alexandre le Bienheureux / 1968 "Le ciel, la terre et l'eau" - YouTube : 

Télérama :Avec une verve heureuse, Yves Robert fait l'éloge de la paresse. Non, un homme qui refuse le travail ne se dégrade pas. Il retrouve sa liberté naturelle, le goût de flâner, d'admirer la nature, de pêcher à la ligne. Il y a dans la campagne buissonnière d'Alexandre quelque chose des contes ironiques et poétiques de Marcel Aymé. 

 

 

 

Il s’agit d’ Alexandre le bienheureux !
Allez, pour mon plaisir et j’espère également le vôtre, cet hymne
ultime à la nature, au fait de prendre son temps de vivre et
d’apprécier les choses, commence tout de suite dans la bande
annonce que je vous incite à découvrir ci-dessous… on n’en fait plus
des comme celle-là !!

 

 Alexandre le Bienheureux - Vidéo Dailymotion : Alexandre le Bienheureux 

Yves Robert a peint, avec de continuelles trouvailles comiques, une communauté paysanne pour laquelle il éprouve visiblement une vraie tendresse. Philippe Noiret incarne superbement cet Alexandre sympathique qui pourrait être un cousin de monsieur Hulot. Un véritable film de fête.

 

 

 

 Jour de fête  © Les Films de Mon Oncle.

Jour de fête © Les Films de Mon Oncle. 

Жак ТАТИ " Les vacances de monsieur Hulot" on Vimeo

 

Les Vacances de Monsieur Hulot © Les Films de Mon Oncle.

Les Vacances de Monsieur Hulot © Les Films de Mon Oncle.

 Mon oncle © Les Films de Mon Oncle.

 

Mon oncle © Les Films de Mon Oncle

 

PlayTime © Les Films de Mon Oncle.

 

 PlayTime © Les Films de Mon Oncle

 

Trafic © Les Films de Mon Oncle.

 

Trafic © Les Films de Mon Oncle.

Bande annonce


 

Archives cinématographiques indispensables, 16 documentaires éclairant les dimensions ouvrière et paysanne de Mai 68.

Ce coffret de films documentaires, auquel Le Monde diplomatique a voulu s’associer, évoque un temps où le fond de l’air était rouge, à Paris comme à Berlin, à Mexico comme à Los Angeles, à Varsovie, à Prague…

Quarante ans après mai 1968, les commémorations médiatiques en ont surtout retenu le mouvement étudiant. Mais ce fut aussi le plus grand mouvement social de l’histoire de France, annoncé par d’âpres conflits ponctuels dans certaines usines, et suivi d’une vague durable de grèves.

Ainsi, entre 1971 et 1975, on dénombre en France quatre millions de journées de grèves annuelles : huit fois plus qu’entre 1990 et 1995. De l’usine Rhodiaceta à Besançon (1967) au Joint français à Saint-Brieuc (1972), un arc de contestations réveille le pays. Dans la chaleur des occupations, ouvriers et ouvrières forgent des utopies et pensent l’impensable.

Ces mobilisations payent : tour à tour sont arrachées des augmentations significatives de salaires, la réduction du temps de travail et la reconnaissance de la section syndicale d’entreprise (1968), la quatrième semaine de congés payés (1969), la participation des immigrés aux élections professionnelles (1972). Le compromis établi après-guerre entre capital et travail paraît basculer en faveur du salariat. Plus tard viendront la crise, le chômage, l’essoufflement d’un élan…

De cette histoire sociale et politique souvent gommée des livres et que les choix actuels des gouvernements occidentaux voudraient anéantir, il reste des images. Le Monde diplomatique apporte son concours aux Éditions Montparnasse pour vous les rendre à nouveau accessibles. Avec l’espoir que cette mémoire fertilise les combats sociaux de demain.

Chapitre 1 : 1967-1968. Le vent se lève

« Le Premier Mai à Saint-Nazaire » / « Berlin 68-Rudi Dutschke » / « La Glu »

Chapitre 2 : Premières grèves dans l'industrie

« Cléon » / « Nantes Sud-Aviation »

Chapitre 3 : Mai 68 à Paris. L'explosion

« Ce n'est qu'un début » / « Le Joli Mois de mai »

« CA13, Comité d'action du 13e » / « Mikono » / « Le Droit à la parole »

« Avec les cheminots du dépôt SNCF de Paris Sud-Ouest »

Chapitre 4 : Les grèves d'occupation (du côté des ouvriers)

« Oser lutter, oser vaincre » / « Citroën-Nanterre »

« La Reprise du travail aux usines Wonder »

Chapitre 5 : Du côté des paysans

« Écoute Joseph, nous sommes tous solidaires »

Chapitre 6 : Juin 68 ou le retour à l'ordre

« Les Deux Marseillaises »
Fiche technique :

de témoignages d’époque très poignants et très révélateurs sur les violences policières en mai 68. Ces témoignages sont entrecoupés de scènes de guérilla urbaines. Il s’agit d’un montage réalisé à partir d’extraits de l’excellent film de Jean-Luc Magneron « Mai 68, la belle ouvrage » qui est passé sur LCP le dimanche 18 mai 2008. Pour voir le film en entier, en meilleure qualité et selon le montage opéré par l’auteur, ou pour le remercier pour son excellent film, vous pouvez l’acheter par exemple ici : Mai 68 images rares (part1) - YouTube  Pour comprendre les origines du mouvement de mai 68, découvrez les actualités d' Eclair, inédites et non censurées, diffusées dans les salles de cinéma de l'époque, en 16mm.

  

La Bande dessinée (Documentaire 1974) - YouTube :  

Ciné-club : Mai 68 au cinéma - Ciné-club de Caen :

 

Le cinéma de Mai 68 - La boutique du Monde diplomatique :

 

mai 68 - Témoignages sur les violences policières (vidéo d'époque ... : Cette vidéo est un ensemble

Petit abécédaire des 40 ans de Mai-68 - AgoraVox le média citoyen :

L an 01 Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean ... - YouTube : , L'an 01 (Year 01) - 1973 - English Subtitles (Sous-titres français en cours) : 

Images correspondant à documentaire gaston lagaffe

 

 

 Le cinéma de Mai 68 - La boutique du Monde diplomatique :

 

Le péril jeune Comédie dramatique réalisé en 1994 par Cédric Klapisch  
Avec Romain Duris , Elodie Bouchez , Vincent Elbaz ...  

Gaston Lagaffe

Date: juin 7, 2013Auteur: Frédéric Baylot Catégorie: Humoristique Tags : André Franquin

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L'éloge de la "paresse contestataire" - L'indigné Révolté

 

Thème(s) : Arts & Spectacles| Cinéma

 

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31/03/2014

L'ouvrier et la machine

 

le 33 rue des vignoles,chronqiue,daniel mermet,foi d’anar,maurice joyeux,mikhail bakunin,documentaires,cnt ait,fai,ifa–

 

Attention danger travail est un film documentaire de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe qui se propose de donner la parole à certains RMIstes qui, notamment, tiennent une posture pour le moins

SOCHAUX , CADENCES EN CHAINES .

n

UN PENDU EN PLUS, UN...

 

Suicides : le document qui accuse France Telecom Révélation : un document interne d'une rare brutalité annonçait dès 2006 la vague de suicides. 

20 octobre 2006. Devant des cadres supérieurs, Didier Lombard et les dirigeants de France Télécom annoncent l'accélération de la restructuration de l'entreprise. Mediapart et Santé & Travail s'en sont procuré le compte-rendu. Les propos sont crus, brutaux, martiaux parfois. Relire ce document trois ans et 34 suicides plus tard fait frémir : la tragédie est annoncée...

Suicide d’un salarié de Nutréa-Triskalia

http://www.congrespesticides.org/

" Depuis, quelques années, le sujet des pesticides

Les nouveaux esclaves des temps modernes - AgoraVox le média ...

 « Quand on gueule, on est des fous ! »,
 un ouvrier revient sur la lutte à PSA-Aulnay (0h33, mars 2014).
Retour sur la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay avec un ancien gréviste aujourd’hui au chômage. Politique syndicale, pression de la direction,répression étatique, liste noire patronale, chômage et nécessité d’agir collectivement sont les questions abordées. Dans ce court documentaire, Samir, un ouvrier de longue date et actif dans la grève, revient sur les conditions de travail imposées par PSA, sur sa double condition de prolétaire et d’enfant d’immigrés, sur le rôle des syndicats dans la lutte, les moyens d’actions... « Eux, PSA, ont repris l’ancienne politique de Michelin : "Tu travailles, tu fermes ta gueule. T’es pas content, tu prends tes affaires et tu dégages". Et ça c’est hors de question avec les
enfants d’immigrés ». cf Après PSA, c’est ta boite qui te jettera à la rue !

Quand on gueule, on est des fous! Retour sur la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay avec un ancien gréviste aujourd'hui au chômage.
Site internet : acontrechamp.net

acontrechamp

Le Peuple de l'Herbe - Parler le fracas - Official Video - YouTube

L'ouvrier et la machine

9 janvier 2014, 10:11

"Maudite machine!" peste l'ouvrier, suant à grosse gouttes, las et découragé. "Maudite machine qui m'obliges à suivre ton rythme infernal, comme si, moi aussi, j'étais fait d'acier et entraîné par un moteur! Je te hais, engin de malheur, car faisant le travail de dix, vingt ou trente ouvriers, tu m'ôtes le pain de la bouche — et tu me condamnes, ainsi que ma femme et mes enfants, à crever de faim."

La machine geint sous les coups du moteur, paraissant ainsi partager la fatigue de son compagnon de sang et de muscles. Toutes les pièces qui la composent sont en mouvement, ne s'arrêtant jamais. Certaines glissent, d'autres tressaillent. Celles-ci oscillent, celles-là pivotent, suintant l'huile noirâtre, couinant, trépidant, fatiguant la vue de l'esclave de chair et d'os qui doit suivre attentivement tous leurs mouvements et résister à l'abrutissement qu'ils provoquent pour ne pas se laisser prendre un doigt par un de ces rouages d'acier, ou perdre une main, un bras, voire la vie…

 

"Machines infernales! Vous devez toutes disparaître, suppôts de Satan! Joli travail que vous faîtes! En un jour, sans autre dépense que quelques seaux de charbon pour alimenter le moteur, et avec un seul ouvrier, vous abattez chacune davantage d'ouvrage que ne le fait un seul homme en un mois, de sorte qu'un travailleur, qui pourrait avoir du labeur pour trente jours, le voit réduit en un seul à cause de vous… Si nous crevons de faim, cela t'est indifférent! Sans toi, vingt familles de prolétaires auraient leur pain quotidien assuré."

Les milles et une pièces de la machine sont en action. Elles tournent, glissent dans tous les sens, se rejoignent et s'écartent, suant d'infectes graisses, trépidant et couinant jusqu'à en avoir le vertige… La sombre machine n'offre pas un moment de répit. Elle respire bruyamment comme si elle était vivante. Elle semble épier la moindre seconde d'inattention de l'esclave humain pour lui mordre un doigt, lui arracher un bras, ou la vie…

À travers un soupirail pénètre une pâle lueur carcérale et sinistre. Le soleil lui-même se refuse à éclairer cet antre de misère, d'angoisse et de fatigue où se sacrifient de laborieuses existences au profit de vies stériles. Des bruits de pas viennent de l'extérieur -c'est le troupeau qui est en marche! Des miasmes sont à l'affût dans chaque recoin de l'atelier. L'ouvrier tousse… tousse! La machine geint… geint!

"Cela fait sept heures que je suis à tes côtés et il m'en reste encore trois à tirer. J'ai le vertige mais je dois résister. J'ai la tête lourde, mais gare au moindre moment d'inattention! Je dois suivre tes mouvements si je ne veux pas que tes dents d'acier me mordre et que tes doigts de fer m'emprisonnent… Encore trois longues heures! Mes oreilles bourdonnent, une soif terrible me dévore, j'ai de la fièvre, ma tête va éclater."

Des sons joyeux parviennent du dehors : ce sont des enfants qui passent, espiègles. Leurs rires, gracieux et innocents, effacent un instant la grisaille environnante, engendrant une sensation de fraîcheur semblable à celle que procure le chant d'un oiseau dans un moment d'abattement. L'émotion s'empare de l'ouvrier. Ses propres enfants gazouillent de même! C'est ainsi qu'ils rient! Et tout en regardant le mouvement des mécanismes, il se met à gamberger. Son esprit rejoint le fruit de ses amours, qui l'attend chez lui. Il frissonne à l'idée qu'un jour ses enfants devront eux aussi venir crever pour une machine dans la pénombre d'un atelier où les microbes pullulent.

"Maudite machine, je te hais!" 

La machine se met à trépider avec plus de vigueur, elle a cessé de geindre. De tous ses tendons de fer, de toutes ses vertèbres d'acier, des dures dents de ses rouages, de ses centaines de pièces infatigable, sort un son rauque plein de colère qui, traduit en langage humain, signifie :

"Tais-toi, misérable! Cesse de te plaindre, espèce de lâche! Moi je ne suis qu'une machine, entraînée par un moteur, mais toi, tu as un cerveau et tu ne te révoltes pas, malheureux! Arrête de te lamenter sans cesse, imbécile! C'est ta lâcheté qui est cause de ton malheur, pas moi. Empare-toi de moi, arrache-moi des griffes de ce vampire qui te suce le sang, et travaille pour toi et les tiens, crétin! En elles-mêmes, les machines sont un bienfait. Nous épargnons des efforts à l'homme, mais vous autres travailleurs, êtes si stupides que vous nous laissez aux mains de vos bourreaux, alors que vous nous avez fabriquées. Comment concevoir plus grande bêtise? Tais-toi, ne dis plus un mot! Si tu n'as pas le courage de rompre tes chaînes, alors cesse de te plaindre! Allons, il est l'heure de sortir. Déguerpis et réfléchis!"

Les paroles salutaires de la machine, associées à l'air frais de la rue, provoquèrent une prise de conscience chez l'ouvrier. Il sentit qu'un monde s'écroulait dans son esprit : celui des préjugés, des interdits, du respect de l'ordre établi, des lois et des traditions et, le poing levé, il s'écria :

"Je suis anarchiste! Terre et liberté!"

 

Ricardo Flores Magon

Regeneraciòn, n° 226, 12 février 1916.

 
Bande annonce - Nous ouvriers
Dans les années 1960 au début des années 1980 : espoirs révolutionnaires, vagues de licenciements, crise énergétique, chômage... Et " enfin" Mitterrand
 
Deuxième épisode de cette saga de la France  industrielle. Des témoignages et analyses dessinent une période d'avancée sociales et retours de balanciers.

"Nous, ouvriers"Créé le mercredi 06 juillet

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