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02/02/2013

le chômage : mission impossible

 

Social 

Économie,finance,international,chômage des jeunes,formation,chômage,allemagne,angela merkel,danemark,ocde,emploisPôle Emploi : mission impossible | Les Infiltrés | France2 : Pôle Emploi : mission impossible Émission du 01/02/2013 

Les infiltrés

Pôle emploi, mission impossible

Aujourd'hui, Pôle emploi accompagne plus de trois millions de chômeurs, presque un million de plus qu'il y a quatre ans au moment de sa création. Pour faire face à cette vague, l'organisme a recruté des agents en CDD d'un an dans le courant de l'année 2012. Une journaliste des «Infiltrés» a réussi à intégrerIntégrale , 1h40m , Diffusion : 01/02 à 22h50

En Espagne et en Grèce, le chômage des jeunes peut dépasser 50 % 30/01/2013

Ce chiffre est atteint chez les 15-24 ans, si l’on exclut du calcul les étudiants et les jeunes qui suivent une formation. Économie & finance , International, Chômage des jeunes , formation , chômage , Allemagne , Angela Merkel , Danemark , Allemagne , ocde

Crimes contre l'humanité des dirigeants patronaux et leurs gouvernements. Des serial killers ! : Par Béa Ausardia · il y a environ un mois

 
D’après la Work Foundation, de l’Université de Lancaster, à Londres, il n’existe pas de solution unique au problème du chômage des jeunes en Europe. Les différences de taux très marquées entre les pays européens reposent sur des raisons complexes.

En Europe, le chômage des jeunes entre 15 et 24 ans a augmenté de 7 à 9 % entre 2007 et 2011, selon un rapport de l’OCDE. Mais, en Espagne, ... l’Allemagne,  Pays-Bas, ...Les chiffres sont encore pires si l’on exclut du compte les étudiants et les jeunes qui suivent une formation. Le taux du chômage des jeunes dépasse alors les 50 % en Grèce et en Espagne.

Mesures nécessaires

Pour le directeur adjoint pour l’emploi de l’OCDE, Stefano Scarpetta, l’Europe est confrontée à une crise importante contre laquelle les gouvernements doivent lutter par tous les moyens. « Je suis plutôt surpris que, dans certains pays où le chômage des jeunes est de 50 % ou plus, il n’y ait pas plus de tensions sociales », indique-t-il.

L’augmentation du chômage de longue durée, qui déconnecte les plus jeunes du monde du travail, attire particulièrement l’attention du directeur adjoint. En Italie, 10 % des jeunes ont abandonné leurs recherches d’emploi, souligne-t-il. « Ils ne participent pas au marché du travail, car la plupart d’entre eux estiment qu’il n’y a pas d’emploi pour eux », ajoute M. Scarpetta. « Si vous voulez parler d’une génération gâchée, il s’agit du groupe de jeunes sur lequel vous devez vous concentrer. »

Priorité pour l’Allemagne

Les mêmes recettes ne marchent pas partout, mais le think-tank londonien fait remarquer la qualité du système de formation professionnelle allemand, le travail en amont du Danemark pour prévenir le chômage des jeunes, ainsi que le rôle des emplois flexibles aux Pays-Bas.

Lors du Forum économique mondial à Davos, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que des mesures contre le chômage étaient nécessaires pour empêcher l’éclatement de l’instabilité politique et économique. « Notre tâche principale doit être de présenter des perspectives, voire de permettre des mesures de transition jusqu’à ce qu’elles provoquent un déclin du chômage. L’avenir proche se résume à cela », a-t-elle indiqué.

Le pays a également exigé des mesures pour que davantage de grandes entreprises offrent un apprentissage professionnel. En Allemagne, la plupart des entreprises de plus de 500 employés engagent des apprentis alors qu’en Grande-Bretagne, moins d’un tiers le font.

avec Reuters - Traduit de l'anglais

 Le modèle allemand: des "minijobs" payés rien du tout. Mais qu'est ce qu'on attend!

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Un petit article sur les emplois précaires sous payés mis en place en Allemagne par la social démocratie, qui décidément a dans ce pays une très longue histoire de trahison (plus qu'ailleurs)...

  Ils sont appelés minijobs, ces contrats précaires à temps partiel, dont la rémunération est inférieure à 400 euros par mois. Cela représente 7,4 millions de contrats et permet de faire artificiellement baisser le taux de chômage. Mais clairement pas le nombre de pauvres. voir aussi " Modèle Allemand" - citoyenactif

Ces minijobs à salaires très bas sont en outre accusés d’empêcher parfois la création de vrais emplois en Allemagne. C’est ce que dénonce une étude d’un institut dépendant de l’Agence allemande pour l’emploi (BA) diffusée lundi. Ces contrats ultra-précaires, ont été créés lors des grandes réformes du marché du travail de 2003 à 2005 menées par le chancelier social-libéral Gerhard Schröder. Ce sont des emplois à temps partiel dont la rémunération ne dépasse pas 400 euros par mois — 450 à partir de janvier prochain — et qui peuvent être exercés en parallèle de l’aide sociale, ou cumulés. Ce sont des cadeaux qu’adorent les patrons, puisque outre le salaire ridicules, ces emplois sont en outre quasiment dispensés de charges sociales. De la main d’œuvre presque gratuite et corvéable selon les besoins : la “flexibilité” en somme.

La BA recense 7,4 millions de contrats de travail de ce type. Plus d’un tiers des salariés sous contrats de ce type cumulent les emplois. L’étude dénonce “des indices évidents (selon lesquels) les minijobs ont pris la place d’emplois soumis aux charges sociales”. Sans surprises, c’est dans les entreprises de petites tailles et dans les secteurs du commerce de détail et de la restauration, où les “minijobs” sont les plus nombreux, que cet effet serait le plus fort. ....

Face à l’Europe patronale, la solidarité internationale

Quelle drôle d'époque ! Hier encore, on a fermé une usine, jetant sur la route des milliers de personnes. Pas assez rentable. Alors on ferme, on fusionne, on délocalise. Alors qu'en face on construit une prison. Faudrait-il effrayer les chômeurs ? Faudra-t-il que les exclus enferment leurs désirs sous peine d'être enfermés eux-mêmes ? Que sommes-nous en train de faire ? Avons-nous perdu la raison ? cf Festival CNT

Partout en Europe des salarié-es se battent contre les politiques d’austérité menées par les élites au pouvoir. Partout en Europe, les capitalistes ont la même stratégie : nous mettre en concurrence pour tirer nos droits vers le bas. Face à l’Europe des patrons, nous devons profiter du 1er mai, journée internationale de lutte, pour rappeler que notre seule arme c’est la solidarité des travailleurs et des travailleuses !

L’Union européenne es tau service du patronat.

L’UE est antisociale. Les patrons profitent de l’UE pour tirer en permanence nos acquis sociaux vers le bas. L’UE permet par exemple aux patrons français de faire venir des travailleur-ses bulgares en appliquant le droit bulgare. Ces travailleur-ses dits « détaché-es » sont ainsi payés une misère et les patrons français en profitent pour faire du chantage à l’emploi aux salarié-es français. Nos ennemis, ce ne sont pas les travailleur-ses étrangers, ce sont les patrons qui nous exploitent !

L’UE est antidémocratique. En 2005, les peuples de France et d’Irlande ont dit NON au Traité constitutionnel européen par référendums, mais le même texte, renommé traité de Lisbonne, a été adopté, cette fois sans nous demander notre avis. L’UE est un lieu de décision arbitraire, où règnent les technocrates et lobbys défendant les intérêts des capitalistes. cf

 Etienne Chouard et l'extrême droite : D'une vision tolérante et proche des altermondialiste, Etienne Chouard s'est rapporché de la bloggosphère fascisante ou " complotiste" tout comme Thierry Meyssan.

 

PDF]  Les liens en PAUL DUAN VEUT BALAYER LE CHÔMAGE... GRÂCE À DES ALGORITHMES !

Généralement, quand on pense au big data et au traitement des données informatiques, on pense illico aux stratégies commerciales agressives et à la surveillance généralisée des citoyens. Mais Paul Duan lui, y voit surtout la possibilité d’un monde meilleur. A 22 ans, ce génie revient des Etats-Unis avec la ferme intention de diminuer le chômage… rien qu’avec des algorithmes ! Explications.

L’accord entre Pôle Emploi et Bayes Impact a été signé en janvier dernier et une première version du logiciel devrait être disponible dès ce printemps pour un lancement officiel vers la fin de l’année !

Rien qu’avec cet outil, Paul Duan est convaincu de pouvoir faire baisser le chômage de 10% ! 10 % sans nouvelles primes à l’embauche, sans refonte du code du travail et sans reprise économique… Non, non : 10% rien qu’avec l’exploitation de toutes les données existantes ! Pas étonnant que les autorités françaises lui déroulent le tapis rouge.

Crédit photo : L'Échappée Volée
Crédit photo : L’Échappée Volée

Quoi qu’il en soit, la philosophie de ce jeune entrepreneur audacieux parti de loin est vraiment très belle. D’ailleurs, si vous voulez mieux faire connaissance avec lui, on ne saurait trop vous conseiller le visionnage de cette courte conférence qu’il a donnée récemment. Ça vaut le coup !

Avec son talent et son esprit d’entreprise, il aurait pu choisir de faire un maximum d’argent dans n’importe quel secteur (la finance par exemple). Au lieu de ça, il a choisi de mettre son cerveau à la disposition de causes communes. Chapeau !

tre Etienne Chouard et l'Extrême Droite - SuperNo, Les liens entre etienne chouard et l'extrême droite. | Les morbacks ...Les gouvernements nationaux sont responsables. L’UE n’a que le pouvoir que nos gouvernements veulent bien lui donner. Elle est souvent un alibi pour mener des réformes antisociales («  imposées par l’Europe »), alors que ces réformes ont été négociées entre les États. 

A voir le documentaire : Les Infiltrés- Pôle emploi, "mission impossible" [France 2] - YouTube, Les infiltrés Mission impossible Pôle emploi - Vidéo Dailymotion

 » A lire : Pôle emploi, « infiltré » par France 2 - l'indigné révolté, Pole Emploi en temps de crise - l'indigné, Chomage en France - citizen Khane, Pôle emploi, "mission impossible - Saltabank, État libéral dégénéré  - alterfinance

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07/01/2013

le big bang du marché du travail

 Venue de Le matraquage de la " compétitivité " - source Zebre en cavale, Zebre plus ultra

Dégradez les conditions de travail pour obtenir une nouvelle hausse de la rémunération du capital

compétitivité,rapport gallois,parti de gauche" Venue de la droite et du MEDEF, l’obsession de la compétitivité est désormais une préoccupation centrale de François Hollande et du gouvernement.

Faute d’avoir relancé une véritable politique industrielle, ils ont commandé en juillet au Haut Commissaire à l’investissement Louis Gallois, un rapport sur le « défi de la compétitivité ».

Or, censée redonner un avenir à l’industrie et lutter contre le chômage, la compétitivité est une illusion économique doublée d’une impasse sociale et écologique. "

> Article : Le mirage de la compétitivité Parti de Gauche :

 

Rapport Gallois : le mirage de la compétitivité par lepartidegauche

Marre des compromissions des directions certaines centrales syndicales !!!  
 
précarité.jpgCe que pourrait vous réserver le big bang du marché du travail : Après des semaines de négociations houleuses, on saura ce vendredi 11 janvier si les partenaires sociaux, s'entendent pour flexibiliser le travail dans l'hexagone, tout en sécurisant nombre de droits des salariés. Mais une chose est sûre : si ce big bang social a lieu sans que les chefs d'entreprise ne concrétisent leurs promesses d'embauches, alors la gauche sera pour de longs mois fâchée avec les classes populaires. Voici pourquoi.

 
C'est une négociation sociale à haut risque dont la technicité, redoutable, a jusqu'ici masqué les enjeux. Vendredi 11 janvier, on saura pourtant si à la demande du président François Hollande, patronat et syndicats paraphent à 6 ou 7  un  compromis « historique » susceptible de favoriser les embauches dans l'hexagone tout en « sécurisant » les parcours professionnels de salariés, trop fréquemment recrutés en CDD. Rien n'est encore joué. « La balle est dans le camp du patronat », a d'ailleurs prudemment martelé, vendredi 4 janvier, Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT.

Échaudé par les déchirements de sa centrale sur la réforme des retraites en 2003 et les réticences de ses fédérations, le successeur de François Chérèque, n'entend pas, en effet, engager  la signature de son syndicat sans nouvelles concessions du Medef. Et pour cause...
 
Comme l'attestent un document de travail, si le projet d'accord rédigé par les employeurs était validé en l'état, des centaines de milliers de salariés pourraient être rapidement confrontés, après consultation de leurs élus, à des mutations forcées dans un rayon de 50 kilomètres ou supporter des baisses de salaires sur deux ans, dans le cadre d'accords majoritaires de maintien dans l'emploi.  Le tout sous la menace d'un licenciement, alors qu'ils ne bénéficieront éventuellement de leurs nouveaux droits - complémentaire maladie pour tous, formation étendue et accès accru aux indemnités de chômage - au mieux en 2014, voir 2015. Un décalage dans le temps difficilement supportable dans le contexte de crise !
décalage dans le temps difficilement supportable dans le contexte de crise !


Et d'autant plus pénalisant que le Medef persiste à vouloir imposer une nouvelle  possibilité d'embauche en CDI... de projet : curieux oxymore qui reviendrait de fait à créer un CDD... à durée indéterminée permettant aux chefs d'entreprise de se séparer sans formalités de leurs  recrues, y compris leurs cadres, une fois leur tâche accomplies.  « Le salarié était dans un rapport de subordination vis à vis de son employeur, il sera désormais dans un rapport de complète soumission. » critique vertement Maurad Rabhi de la CGT, syndicat qui   curieusement n'est guère entré de plein pied dans la négociation pour mobiliser, le moment venu, les parlementaires de gauche.
 
De fait, alors même que les Français se sont enflammés pour le combat des sidérurgistes de Florange, ces batailles qui voient salariés et syndicats défendre face à des multinationales, le tissus économique hexagonal, pourraient bientôt n'avoir plus cours. Puisque selon les nouvelles modalités de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) proposées par le Medef, en cas de désaccord avec les représentants de salariés, une direction pourrait se contenter de faire «  homologuer » son PSE par l'administration du travail sous 15 jours.

« Or je ne vois pas pourquoi un employeur s'enquiquinerait encore à négocier un PSE avec ses instances représentatives, s'alarme Astrid Toussaint, inspectrice du travail et militante à Sud Travail. Contrainte par ce délai, l'administration ne pourra plus confronter les informations qu'il lui transmet aux témoignages des salariés. Elle se contentera donc, comme pour les ruptures conventionnelles,  de donner des coups de tampons formels sur les documents reçus. » ainsi les délégués mécontents devront alors se tourner vers les tribunaux administratifs dont la compétence est exclusivement nationale et dont les délais d'audiencement peuvent avoisiner...trois ans !

Autant de sujets brûlants qui d'ici vendredi feront l'objet de tractations acharnées. Mais qui devraient passionner l'ensemble des salariés, avant que leur sort ne soit scellé !
 
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SOS classe moyenne
Pour James Galbraith, "la réelle menace pour la classe moyenne" américaine, c'est la remise en cause des programmes hérités du New Deal, tels que l'assurance retraite, l'assurance santé, les programmes de logement ou l'éducation. La solution de la crise par le haut, ce sont donc les institutions sociales et les investissements publics. > Lire la suite.
 
 
capitalisme,le triomphe de l'argent roi,livre
 
Marché du travail : liberté, inégalité, flexibilité
— janvier 2013 —
 
 couverture

Le constat est en train d'ébranler les responsables politiques et les économistes américains : la classe moyenne est en péril. Les revenus des ménages les 40 % les plus pauvres stagnent résolument depuis quarante ans ; et les salaires réels sont en chute libre depuis 2010.

Pour Michael Greenstone et Adam Looney, membres du think tank progressiste et pro-croissance Hamilton Project, le salaire

 
Marché du travail : liberté, inégalité, flexibilité
Soit. Mais quelles sont les causes ? Dans les années 1990, des théoriciens avaient inventé l'idée du "progrès technique en faveur des plus diplômés". Si certaines personnes étaient mal payées, c'est parce qu'elles ne disposaient pas des qualifications demandées par les entreprises à l'âge d'Internet. Cette explication avait pour énorme avantage d'éluder les questions gênantes comme la mondialisation, le recul des syndicats (massacrés sous Reagan) ou les politiques de rémunération des entreprises. Et elle proposait une solution consensuelle : accroître le niveau d'éducation des travailleurs
 
Mais voilà que le consensus se fissure. En réponse à un questionnaire proposé par le New York Times, de nombreux économistes ont osé mentionner la mondialisation. Il faut dire que, selon Michael Spence, lauréat du prix de la Banque de Suède, les secteurs de l'éducation, de la santé, et de la fonction publique - rien que du non-délocalisable - ont créé un emploi sur deux aux Etats-Unis au cours de la décennie 2000 (...) Le constat semble net : même dans un pays flexible comme les Etats-Unis, la mondialisation détruit les emplois industriels et pousse les salaires à la baisse.
 

07/12/2012

Chômeurs tricheurs, c'est reparti pour un tour !

Selon moi, l'année 2013 marquera un tournant dans l'Histoire de France.

Au cours des mois et des années qui viennent, notre pays, déjà en déclin, devrait voir sa chute s'accélérer et son rang dans le monde se dégrader. Nous pourrions même basculer dans une pression accélérée contre les chomeurs face à la récession.

Après PSA, c’est ta boite... , Chomage des jeunes , L'art D'ignorer les Pauvres , 2012, paupérisation Europe,... , Situation du travail en France , Ces chômeurs qui travaillent cinq jours «gratuitement», Suicides : le document qui accuse France Telecom : " Révélation : un document interne d'une rare brutalité annonçait dès 2006 la vague de suicides. 20 octobre 2006. Devant des cadres supérieurs, Didier Lombard et les dirigeants de France Télécom annoncent l'accélération de la restructuration de l'entreprise. Mediapart et Santé & Travail s'en sont procuré le compte-rendu. Les propos sont crus, brutaux, martiaux parfois. Relire ce document trois ans et 34 suicides plus tard fait frémir : la tragédie est annoncée...

Accueil s'informer Social, économie et politique Chômeurs tricheurs, c'est reparti pour un tour !

Chômeurs tricheurs, c'est reparti pour un tour !

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Il y avait longtemps ! Et c'est France 2, chaîne du service public, qui s'est chargée de reprendre ce discours hier soir dans son JT de 20 heures. Chez Pujadas, l'UMP est toujours au pouvoir (le Medef aussi) et information rime avec stigmatisation.

Regardez-moi ça :

Journal, du 04/12/12 :

Alors oui, il y a de l'info. Après nous avoir rappelé quelques chiffres (notamment que le montant moyen de l'allocation chômage s'élève à 1.140 €/mois, et que 52% des chômeurs ne sont pas indemnisés par le régime. Mais rien sur ceux, de plus en plus nombreux, qui survivent avec l'ASS ou le RSA, soit 15 €/jour), on nous alerte sur les intentions du Medef de revenir, une fois de plus, à la dégressivité des allocations.

Quelques approximations sont à relever :

• Il faut avoir travaillé 122 jours MINIMUM — le mot n'est pas dit — pour ouvrir des droits. Cet oubli permet de laisser croire aux ignorants/abrutis qu'il suffit de bosser seulement 4 mois pour toucher 2 à 3 ans d'indemnités selon l'âge, ce qui est totalement faux. Mais cet oubli participe de l'ambiance générale d'un "dossier" qui vise à démontrer que la France est bien trop généreuse avec ses fainéants de chômeurs...

• Le commentateur dit que "l'an prochain, le régime devrait perdre 17 milliards d'euros". Or, cette somme ne correspond pas à une perte sèche mais à son déficit cumulé depuis 2001 — car cette année-là et pour la dernière fois, l'Unedic fut légèrement excédentaire. Fin 2012, le déficit annuel s'élèvera en réalité à 2,6 milliards d'euros (32,6 milliards de recettes pour 35,2 milliards de dépenses d'indemnisation), puis à 4,1 milliards fin 2013 selon les prévisions de l'Unedic, qui ne semble pas s'inquiéter outre mesure...

• "Syndicats et patronat devront impérativement arriver à un accord d'ici à la fin de 2013", dit le commentateur. C'est exact dans le cadre de la prochaine renégociation de la convention Unedic, mais pas dans celui de la "réforme du marché du travail" qui a lieu actuellement, bien que le Medef ait remis sur la table le projet d'une réforme de l'indemnisation en contrepartie d'une taxation de l'emploi précaire (à laquelle la CGPME semble favorable sous certaines conditions). Mais cette négociation, elle, doit aboutir d'ici fin décembre.

Passons !
Je vous invite en revanche à écouter attentivement le ton du commentateur lorsqu'il fait la liaison entre les arguments de Geneviève Roy pour la CGPME et ceux de Maurad Rabhi, négociateur de la CGT : "Pour eux, au contraire", dit-il en parlant des syndicats; toujours aussi givrés, ces mecs...

"Ce régime d'indemnisation favorise-t-il oui ou non le retour à l'emploi ? Est-il juste, est-il efficace ?", demande enfin David Pujadas sur un ton qui suggère qu'en France, il y a bien évidemment assez de travail pour tout le monde et que si on n'en trouve pas, c'est parce qu'on ne cherche pas. Une négation récurrente de la réalité, tronquée par la doxa du "Quand on veut, on peut" et du "Mieux vaut un petit boulot de merde [quitte à y perdre financièrement et professionnellement] que de rester chez soi". Toute cette mentalité judéo-chrétienne du soi-disant mérite et du "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front". Mais puisqu'on parle de religion...

La stigmatisation en guise d'information

emplois, s'informer  Social, économie , politique ,  Chomage , paupérisation, Et nous voici chez cette chômeuse-tricheuse, qui déclare ouvertement ne pas rechercher du travail parce qu'elle doit s'occuper de ses quatre gosses, de ses activités associatives, et que son mari gagne suffisamment pour faire vivre la famille. Rappelant que, de toutes façons, elle a cotisé suffisamment longtemps pour ça et que cette indemnisation est tout de même un droit. De quoi scandaliser le téléspectateur — qui, du coup, ne songe absolument pas à Lakshmi Mittal, ce super-tricheur, super profiteur et super-licencieur parmi tant d'autres, ni aux richissimes évadés fiscaux qui volent leur pays.

Chez Nouvelles de France, on s'est indigné qu'on stigmatise cette mère de famille nombreuse… parce qu'elle est catholique ! (Je vous laisse rigoler...) Pourtant, cette femme — qui n'a visiblement pas la religion du travail — a bien raison, après tout. Quel employeur brûle de la recruter, elle en particulier, dans ce contexte de crise où ils sont des millions à postuler en vain ? Si l'assurance chômage est un droit qu'elle a choisi de ne pas assortir de "devoirs", au regard de la situation du marché de l'emploi, est-il bien nécessaire de s'échiner ? Pourquoi la jugerait-on, elle, alors qu'on ne juge pas les entreprises qui suppriment des emplois par centaines bien qu'elles fassent des bénéfices ? (Au contraire, on leur trouve toutes les excuses du monde et on leur fait de la lèche.)

Et pourquoi l'avoir choisie, elle, bien que le commentateur ait glissé en passant que le fait de ne pas rechercher du travail en touchant des allocations ne concerne qu’"une petite minorité de chômeurs" ? Le parti pris est donc évident.

Heureusement que Mathieu Plane de l'OFCE relève ensuite le niveau : non, la dégressivité des allocations n'est pas efficace, elle est même contre-productive, voire dramatiquement risquée en période de chômage massif. Ce n'est pas parce qu'on va réduire ou couper les vivres aux victimes du chômage — quitte à les plonger dans la misère — que celles-ci retrouveront plus vite un emploi… qui n'existe pas.

Quant à l'intervention de François Beaudonnet sur l'indemnisation du chômage en Europe, elle est mince : dire qu'ils sont si bien payés — par le contribuable… — pour se fatiguer si peu ! Il aurait pu creuser sa démonstration, comme l'avait fait Le Figaro en février dernier. Expliquer que depuis les années 90, quasiment tous les gouvernements ont durci à un moment ou à un autre leur système, préférant laisser leurs chômeurs survivre/crever. Résultat :

• Ces mesures, surtout les plus restrictives, ont accentué la précarité et la pauvreté sans faire reculer le chômage.

Aucune corrélation entre durée/niveau d'indemnisation et taux de chômage n'a pu être vérifiée, les pays les plus «généreux» pouvant aussi bien afficher un taux de chômage honorable (Danemark)… que catastrophique (Espagne).

• De même, aucune corrélation entre chômage et coût du travail n'a pu être vérifiée, des pays au coût du travail très élevé (Suède, Danemark, Belgique) pouvant afficher un taux de chômage faible tandis que des pays au coût du travail très faible (Espagne, Portugal, Grèce…) battent de tristes records.

Et rien sur le rôle d'amortisseur de la protection sociale, ô combien précieux, qui permet aux plus démunis de participer un minimum à la consommation, sachant qu'en France 80% de l'activité économique est tirée par la demande intérieure. Sans ces prestations et revenus de transfert, nous serions depuis longtemps en récession !

emplois, s'informer  Social, économie , politique ,  Chomage , paupérisation, France Télévisions à la botte du Medef

Plus besoin de l'UMP au pouvoir : comme un bon petit soldat nostalgique, France Télévisions, entreprise publique, se charge elle-même de poursuivre le travail de stigmatisation entamé par Sarkozy et sa clique. Son but inavoué : prouver par a+b que les mesures régressives du patronat sont les plus appropriées.

A France Télévisions, on a aussi droit tous les soirs à des gens comme Yves Calvi dont le “C dans l'air”, fortement marqué à droite et totalement décomplexé, reçoit toujours le même petit club d'invités/experts omniscients, des planqués surpayés qui vous parlent du chômage mais jamais des chômeurs (l'un des plus épouvantables, hormis l'éditocrate Christophe Barbier ou l'économiste Michel Godet, est Guillaume Roquette, un obsédé de la dépense publique qui ose dire sans vergogne que, pour s'en sortir, il faut laisser tout le monde crever !). Ces ultralibéraux nous poussent la sérénade avec la chanson de TINA chère à Margaret Thatcher : There is no alternative, matraquée jusqu'à l'écœurement.

Parfois, Yves Carvi est remplacé par le gentil Axel de Tarlé, VRP multicarte dont j'ai dénoncé ici le billet sur l'indemnisation du chômage en France publié il y a quelques semaines dans le JDD.

Ces gens ne nous informent pas : ils nous lavent le cerveau et tentent de liguer les Français les uns contre les autres, comme le fait le FN. Honte à eux ! Honte à la télévision publique !
 
emplois,s'informer  social,économie,politique,chomage,paupérisationLe chômage a une histoire 1981 2001 Gilles Balbastre 2 de 2 Le ..., Le chomage a une histoire - YouTube : Mise en ligne le 2 nov. 2011 . Documentaire su la crise et le chômage depuis les années '70 et l'inefficacité des politiques suivies
 

1973. La France est dans le rouge depuis plus d'une génération ! De 1974 (élection de Valéry Giscard d'Estaing) à aujourd'hui, la dette française est passée de 21,2% du PIB à 89,3% du PIB.

Tenez, un graphique vaut mieux qu'un long discours :

Extrait :

"Cher Investisseur,

Ce pauvre ministre du Redressement productif !

M. Montebourg a défrayé la chronique ces derniers jours avec l'affaire Arcelor-Mittal. Il a réussi à négocier un accord en demi-teinte avec le géant sidérurgique indien -- mais rien n'est gagné.La réalité, toutefois, c'est que rien ne peut être gagné. Je vais sans doute vous paraître dure, mais il faut être lucide. Comment "redresser productivement" un pays en déficit, dégradé, écrasé d'impôts ?Il faudrait en passer par des réformes bien plus profondes, que personne dans la classe politique n'a le courage d'entreprendre -- ce n'est pas avec ce genre de programme qu'on se fait réélire...
Comme vous le verrez en continuant votre lecture, la France est déjà un zombie financier.
M. Montebourg n'y peut rien... mais vous, en revanche, pouvez prendre les devants pour vous protéger -- et même faire fructifier votre épargne malgré les difficiles conditions actuelles.
Comment ? Il suffit de cliquer ici... et surtout d'agir".

  2011 2012

Dépenses en milliards d'euros

363,4

376,2

Enseignement et recherche

87,0

87,6

Collectivités territoriales

58,0

*

Charge de la dette

45,4

48,8

Défense

37,4

38,0

Union européenne

18,2

*

Sécurité

16,8

17,5

Solidarité, insertion et égalités de chances

12,4

12,7

Gestion des finances publiques et des ressources humaines

11,7

11,6

Travail et emploi

11,6

10,1

Ecologie et développement durable

9,5

9,6

Ville et logement

7,6

7,6

Justice

7,1

7,4

Autres missions

40,7

*

* Donnée non renseignée par Bercy à l'heure où j'écris ces lignes.

Et voici maintenant, toujours selon la même source, les recettes de l'Etat français :

  2011 2012

Recettes en milliards d'euros

271,8

290,8

TVA

130,9

137,8

Impôt sur le revenu

52,2

59,7

Impôt sur les sociétés

44,8

44,9

Taxe d'Importation des Produits Pétroliers (TIPP)

14,1

14,0

Autres recettes fiscales

12,9

18,6

Autres recettes

16,9

15,8


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