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07/12/2012

Chômeurs tricheurs, c'est reparti pour un tour !

Selon moi, l'année 2013 marquera un tournant dans l'Histoire de France.

Au cours des mois et des années qui viennent, notre pays, déjà en déclin, devrait voir sa chute s'accélérer et son rang dans le monde se dégrader. Nous pourrions même basculer dans une pression accélérée contre les chomeurs face à la récession.

Après PSA, c’est ta boite... , Chomage des jeunes , L'art D'ignorer les Pauvres , 2012, paupérisation Europe,... , Situation du travail en France , Ces chômeurs qui travaillent cinq jours «gratuitement», Suicides : le document qui accuse France Telecom : " Révélation : un document interne d'une rare brutalité annonçait dès 2006 la vague de suicides. 20 octobre 2006. Devant des cadres supérieurs, Didier Lombard et les dirigeants de France Télécom annoncent l'accélération de la restructuration de l'entreprise. Mediapart et Santé & Travail s'en sont procuré le compte-rendu. Les propos sont crus, brutaux, martiaux parfois. Relire ce document trois ans et 34 suicides plus tard fait frémir : la tragédie est annoncée...

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Chômeurs tricheurs, c'est reparti pour un tour !

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Il y avait longtemps ! Et c'est France 2, chaîne du service public, qui s'est chargée de reprendre ce discours hier soir dans son JT de 20 heures. Chez Pujadas, l'UMP est toujours au pouvoir (le Medef aussi) et information rime avec stigmatisation.

Regardez-moi ça :

Journal, du 04/12/12 :

Alors oui, il y a de l'info. Après nous avoir rappelé quelques chiffres (notamment que le montant moyen de l'allocation chômage s'élève à 1.140 €/mois, et que 52% des chômeurs ne sont pas indemnisés par le régime. Mais rien sur ceux, de plus en plus nombreux, qui survivent avec l'ASS ou le RSA, soit 15 €/jour), on nous alerte sur les intentions du Medef de revenir, une fois de plus, à la dégressivité des allocations.

Quelques approximations sont à relever :

• Il faut avoir travaillé 122 jours MINIMUM — le mot n'est pas dit — pour ouvrir des droits. Cet oubli permet de laisser croire aux ignorants/abrutis qu'il suffit de bosser seulement 4 mois pour toucher 2 à 3 ans d'indemnités selon l'âge, ce qui est totalement faux. Mais cet oubli participe de l'ambiance générale d'un "dossier" qui vise à démontrer que la France est bien trop généreuse avec ses fainéants de chômeurs...

• Le commentateur dit que "l'an prochain, le régime devrait perdre 17 milliards d'euros". Or, cette somme ne correspond pas à une perte sèche mais à son déficit cumulé depuis 2001 — car cette année-là et pour la dernière fois, l'Unedic fut légèrement excédentaire. Fin 2012, le déficit annuel s'élèvera en réalité à 2,6 milliards d'euros (32,6 milliards de recettes pour 35,2 milliards de dépenses d'indemnisation), puis à 4,1 milliards fin 2013 selon les prévisions de l'Unedic, qui ne semble pas s'inquiéter outre mesure...

• "Syndicats et patronat devront impérativement arriver à un accord d'ici à la fin de 2013", dit le commentateur. C'est exact dans le cadre de la prochaine renégociation de la convention Unedic, mais pas dans celui de la "réforme du marché du travail" qui a lieu actuellement, bien que le Medef ait remis sur la table le projet d'une réforme de l'indemnisation en contrepartie d'une taxation de l'emploi précaire (à laquelle la CGPME semble favorable sous certaines conditions). Mais cette négociation, elle, doit aboutir d'ici fin décembre.

Passons !
Je vous invite en revanche à écouter attentivement le ton du commentateur lorsqu'il fait la liaison entre les arguments de Geneviève Roy pour la CGPME et ceux de Maurad Rabhi, négociateur de la CGT : "Pour eux, au contraire", dit-il en parlant des syndicats; toujours aussi givrés, ces mecs...

"Ce régime d'indemnisation favorise-t-il oui ou non le retour à l'emploi ? Est-il juste, est-il efficace ?", demande enfin David Pujadas sur un ton qui suggère qu'en France, il y a bien évidemment assez de travail pour tout le monde et que si on n'en trouve pas, c'est parce qu'on ne cherche pas. Une négation récurrente de la réalité, tronquée par la doxa du "Quand on veut, on peut" et du "Mieux vaut un petit boulot de merde [quitte à y perdre financièrement et professionnellement] que de rester chez soi". Toute cette mentalité judéo-chrétienne du soi-disant mérite et du "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front". Mais puisqu'on parle de religion...

La stigmatisation en guise d'information

emplois, s'informer  Social, économie , politique ,  Chomage , paupérisation, Et nous voici chez cette chômeuse-tricheuse, qui déclare ouvertement ne pas rechercher du travail parce qu'elle doit s'occuper de ses quatre gosses, de ses activités associatives, et que son mari gagne suffisamment pour faire vivre la famille. Rappelant que, de toutes façons, elle a cotisé suffisamment longtemps pour ça et que cette indemnisation est tout de même un droit. De quoi scandaliser le téléspectateur — qui, du coup, ne songe absolument pas à Lakshmi Mittal, ce super-tricheur, super profiteur et super-licencieur parmi tant d'autres, ni aux richissimes évadés fiscaux qui volent leur pays.

Chez Nouvelles de France, on s'est indigné qu'on stigmatise cette mère de famille nombreuse… parce qu'elle est catholique ! (Je vous laisse rigoler...) Pourtant, cette femme — qui n'a visiblement pas la religion du travail — a bien raison, après tout. Quel employeur brûle de la recruter, elle en particulier, dans ce contexte de crise où ils sont des millions à postuler en vain ? Si l'assurance chômage est un droit qu'elle a choisi de ne pas assortir de "devoirs", au regard de la situation du marché de l'emploi, est-il bien nécessaire de s'échiner ? Pourquoi la jugerait-on, elle, alors qu'on ne juge pas les entreprises qui suppriment des emplois par centaines bien qu'elles fassent des bénéfices ? (Au contraire, on leur trouve toutes les excuses du monde et on leur fait de la lèche.)

Et pourquoi l'avoir choisie, elle, bien que le commentateur ait glissé en passant que le fait de ne pas rechercher du travail en touchant des allocations ne concerne qu’"une petite minorité de chômeurs" ? Le parti pris est donc évident.

Heureusement que Mathieu Plane de l'OFCE relève ensuite le niveau : non, la dégressivité des allocations n'est pas efficace, elle est même contre-productive, voire dramatiquement risquée en période de chômage massif. Ce n'est pas parce qu'on va réduire ou couper les vivres aux victimes du chômage — quitte à les plonger dans la misère — que celles-ci retrouveront plus vite un emploi… qui n'existe pas.

Quant à l'intervention de François Beaudonnet sur l'indemnisation du chômage en Europe, elle est mince : dire qu'ils sont si bien payés — par le contribuable… — pour se fatiguer si peu ! Il aurait pu creuser sa démonstration, comme l'avait fait Le Figaro en février dernier. Expliquer que depuis les années 90, quasiment tous les gouvernements ont durci à un moment ou à un autre leur système, préférant laisser leurs chômeurs survivre/crever. Résultat :

• Ces mesures, surtout les plus restrictives, ont accentué la précarité et la pauvreté sans faire reculer le chômage.

Aucune corrélation entre durée/niveau d'indemnisation et taux de chômage n'a pu être vérifiée, les pays les plus «généreux» pouvant aussi bien afficher un taux de chômage honorable (Danemark)… que catastrophique (Espagne).

• De même, aucune corrélation entre chômage et coût du travail n'a pu être vérifiée, des pays au coût du travail très élevé (Suède, Danemark, Belgique) pouvant afficher un taux de chômage faible tandis que des pays au coût du travail très faible (Espagne, Portugal, Grèce…) battent de tristes records.

Et rien sur le rôle d'amortisseur de la protection sociale, ô combien précieux, qui permet aux plus démunis de participer un minimum à la consommation, sachant qu'en France 80% de l'activité économique est tirée par la demande intérieure. Sans ces prestations et revenus de transfert, nous serions depuis longtemps en récession !

emplois, s'informer  Social, économie , politique ,  Chomage , paupérisation, France Télévisions à la botte du Medef

Plus besoin de l'UMP au pouvoir : comme un bon petit soldat nostalgique, France Télévisions, entreprise publique, se charge elle-même de poursuivre le travail de stigmatisation entamé par Sarkozy et sa clique. Son but inavoué : prouver par a+b que les mesures régressives du patronat sont les plus appropriées.

A France Télévisions, on a aussi droit tous les soirs à des gens comme Yves Calvi dont le “C dans l'air”, fortement marqué à droite et totalement décomplexé, reçoit toujours le même petit club d'invités/experts omniscients, des planqués surpayés qui vous parlent du chômage mais jamais des chômeurs (l'un des plus épouvantables, hormis l'éditocrate Christophe Barbier ou l'économiste Michel Godet, est Guillaume Roquette, un obsédé de la dépense publique qui ose dire sans vergogne que, pour s'en sortir, il faut laisser tout le monde crever !). Ces ultralibéraux nous poussent la sérénade avec la chanson de TINA chère à Margaret Thatcher : There is no alternative, matraquée jusqu'à l'écœurement.

Parfois, Yves Carvi est remplacé par le gentil Axel de Tarlé, VRP multicarte dont j'ai dénoncé ici le billet sur l'indemnisation du chômage en France publié il y a quelques semaines dans le JDD.

Ces gens ne nous informent pas : ils nous lavent le cerveau et tentent de liguer les Français les uns contre les autres, comme le fait le FN. Honte à eux ! Honte à la télévision publique !
 
emplois,s'informer  social,économie,politique,chomage,paupérisationLe chômage a une histoire 1981 2001 Gilles Balbastre 2 de 2 Le ..., Le chomage a une histoire - YouTube : Mise en ligne le 2 nov. 2011 . Documentaire su la crise et le chômage depuis les années '70 et l'inefficacité des politiques suivies
 

1973. La France est dans le rouge depuis plus d'une génération ! De 1974 (élection de Valéry Giscard d'Estaing) à aujourd'hui, la dette française est passée de 21,2% du PIB à 89,3% du PIB.

Tenez, un graphique vaut mieux qu'un long discours :

Extrait :

"Cher Investisseur,

Ce pauvre ministre du Redressement productif !

M. Montebourg a défrayé la chronique ces derniers jours avec l'affaire Arcelor-Mittal. Il a réussi à négocier un accord en demi-teinte avec le géant sidérurgique indien -- mais rien n'est gagné.La réalité, toutefois, c'est que rien ne peut être gagné. Je vais sans doute vous paraître dure, mais il faut être lucide. Comment "redresser productivement" un pays en déficit, dégradé, écrasé d'impôts ?Il faudrait en passer par des réformes bien plus profondes, que personne dans la classe politique n'a le courage d'entreprendre -- ce n'est pas avec ce genre de programme qu'on se fait réélire...
Comme vous le verrez en continuant votre lecture, la France est déjà un zombie financier.
M. Montebourg n'y peut rien... mais vous, en revanche, pouvez prendre les devants pour vous protéger -- et même faire fructifier votre épargne malgré les difficiles conditions actuelles.
Comment ? Il suffit de cliquer ici... et surtout d'agir".

  2011 2012

Dépenses en milliards d'euros

363,4

376,2

Enseignement et recherche

87,0

87,6

Collectivités territoriales

58,0

*

Charge de la dette

45,4

48,8

Défense

37,4

38,0

Union européenne

18,2

*

Sécurité

16,8

17,5

Solidarité, insertion et égalités de chances

12,4

12,7

Gestion des finances publiques et des ressources humaines

11,7

11,6

Travail et emploi

11,6

10,1

Ecologie et développement durable

9,5

9,6

Ville et logement

7,6

7,6

Justice

7,1

7,4

Autres missions

40,7

*

* Donnée non renseignée par Bercy à l'heure où j'écris ces lignes.

Et voici maintenant, toujours selon la même source, les recettes de l'Etat français :

  2011 2012

Recettes en milliards d'euros

271,8

290,8

TVA

130,9

137,8

Impôt sur le revenu

52,2

59,7

Impôt sur les sociétés

44,8

44,9

Taxe d'Importation des Produits Pétroliers (TIPP)

14,1

14,0

Autres recettes fiscales

12,9

18,6

Autres recettes

16,9

15,8


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02/12/2012

Le chômage a une histoire 1981 2001

 

crise 7.jpgLe chômage a une histoire 1981 2001 Gilles Balbastre 2 de 2 Le capitalisme et le libéralisme coulent : Depuis le choc pétrolier de 1973, la France ne cesse de se penser en crise. Les époques changent mais les discours restent étonnement semblables : pour sortir de la crise, il faut accepter l'effort, renoncer aux privilèges et supporter les réformes. Sans aucun interview ni commentaire, mais en puisant dans quarante ans d'archives télévisuelles, où se mélangent discours politiques, débats, journaux télévisés, clips musicaux, reportages, émissions humoristiques, ce documentaire fait apparaître des constantes, des schémas de raisonnement et un nouvel imaginaire qui s'impose durablement dans la société.

le chomage a une histoire,aujourd'hui,petite histoire de la precarite.les ouvriers,les oubliés,la lutte des classes

Le chomage a une histoire - YouTube  

Un film documentaire de Gilles Balastre

2010- France - 2*52 minutes

Production : INA, la cinquieme, Point du jour

 

Ce film en deux parties, retrace l'histoire du traitement médiatique du chomage, un problème soit disant récurrent depuis plus de 40 ans. Il n'existerait aucune voie de sortie a ce fléau social.... Cependant, il semblerait que les politiques néolibérales s'en détachent puisque la peur du chomage maintient une pression constante sur les salaires et les conditions de salaires.

 

11h00 : 1967- 1981, le premier volet

12h00 : 1981- 2001 , le deuxieme volet

 

Le chômage a une histoire 1981 2001 Gilles Balbastre 2 de 2 Le capitalisme et le libéralisme coulent depuis 30
 
Coluche, notre regretté comique national, disait « Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça.  ». Comme il avait raison.

pour bien comprendre que courir après la productivité sans répartir ces gains dans l'augmentation des salaires, par exemple, ne fait qu'augmenter le chômage et les inégalités. La fin de la grande progression se situe au moment de l'accession au pouvoir des Tatcher et Reegan. C'est le début du nouveau libéralisme et la vengeance des grands capitalistes, empêchés depuis l'époque du New Deal de s'enrichir honteusement. Cette courbe infâme s'arrêtera t'elle un jour? Seront - nous suffisamment forts pour l'enrayer?
 

n
La crise. Quelle crise ?
la photo de Denis Beauchamp. La croissance est finie ! Et pour plusieurs raisons ! http://www.reporterre.net/spip.php?article2808 Merci patron.avi : Le chomage a une histoire Documentaire su la crise et le chômage depuis les années '70 et l'inefficacité des politiques suivies. 
 
  "Le gouvernement s'occupe de l'emploi. Le Premier ministre s'occupe personnellement de l'emploi. Surtout du sien."
Michel Colucci, dit Coluche - 1944-1986 - Extrait du sketch "Le chômeur"


 

Depuis le choc pétrolier de 1973, la France ne cesse de se penser en crise. Les époques changent mais les discours restent étonnement semblables : pour sortir de la crise, il faut accepter l'effort, renoncer aux privilèges et supporter les réformes. Sans aucun interview ni commentaire, mais en puisant dans quarante ans d'archives télévisuelles, où se mélangent discours politiques, débats, journaux télévisés, clips musicaux, reportages, émissions humoristiques, ce documentaire fait apparaître des constantes, des schémas de raisonnement et un nouvel imaginaire qui s'impose durablement dans la société.

En clair depuis que le monde est entrée dans le capitalisme dans sa forme neolibérale c'est la crise permanente sauf que depuis 2008 il semble rentrée dans vrai crise celle qui devrait lui être fatal. Destruction créatrice salutaire ? 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Modèle Japonais généralisé : Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur



 
La crise. Quelle crise ? - Blog skyrock
 
Docs ad Hoc : La crise au pays des merveilles - Vidéo Dailymotion /  / Documentaire réalisé par M. Emmanuel Laborie.
 
 

précarité.jpgNouveau bond du chômage en octobre, 18e hausse de suite

Témoignage émouvant et poignant. Il est vraiment pas normal qu'un jeune comme André, 25 ans soit SDF. J'espère très sincèrement que ce jeune homme trouvera un toit. Quand j'ai vu le reportage hier soir, j'étais scandalisé et tellement en rage que ce jeune n'est pas un toit au dessus se sa tête. Bordeaux : le témoignage d'André, 25 ans, SDF et Rock Sans Papiers via Stéphane Cairon

Pendant sa présidence, en 1993, François Mitterrand avait déclaré : "Contre le chômage, tout a été essayé". Non, tout n'a pas été essayé. Certes, depuis plus de trente ans, l'Etat a déployé une batterie sophistiquée de politiques destinées à le combattre ou à atténuer ses effets. Mais la plupart de ces politiques se sont avérées inefficaces cf 10 mai 1981 - 15 mai 2011 , triste anniversaire : citoyen actif

source France inter, reutersle chômage en france © reuters - 2012
 
L'Espagne au bord de la crise de nerfs - Un documentaire français réalisé par Mathieu Proust en 2012. Depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008, douze millions d'Espagnols vivent avec moins de 627 euros par mois, un sur quatre est sous le seuil de pauvreté. Des milliers de personnes crient leur indignation contre la prochaine réforme du Code du travail qui facilite les licenciements pour motif économique.
Islande : Taak, la crise - Un documentaire français réalisé par Thibaut Pomares. Victimes de la crise des subprimes de 2008, les Islandais, portés par leur «révolution des casseroles», travaillent collectivement à se réinventer un avenir. Investigatiôns Magazine de reportages  , un monde en crise + investication spécialun monde en crise + documentairenvestigations : L'Espagne au bord de la crise de nerfs - Mai 2012 ... / (54min30) Islande : Takk, la crise 
 
L'Espagne au bord de la crise de nerfs (de Mathieu Proust). Fin mars 2012, des dizaines de milliers de manifestants envahissent les rues de Barcelone et de Madrid pour protester contre la réforme du code du travail. Symptôme d'un malaise plus profond, qui touche l'ensemble du pays. Depuis l'éclatement de la bulle immobilière, en 2008, un Espagnol sur quatre vit sous le seuil de pauvreté. Au gré de micro-reportages dans différentes régions, le réalisateur illustre, de manière vivante et incarnée, l'ampleur de la crise, la manière dont elle se traduit dans la vie des habitants. Etranglés par des prêts immobiliers à taux variable, de nombreux Espagnols sont expulsés de chez eux, alors que, parallèlement, des millions de logements restent vacants. En Andalousie, la ville de Jerez de la Frontera est tellement endettée qu'elle ne parvient plus à verser les salaires des employés municipaux... Entre gaspillage de l'argent public, abus des banques, coupes budgétaires massives dans les services publics, ce tour d'horizon ubuesque, glaçant, dévoile les diffé­rentes facettes d'un système malade, mais aussi la manière dont les habitants, entre débrouille et soutien associatif, luttent pour s'en sortir.
 
 Péril de la cohésion social
 

Il semble que le management a la Française privilégie les domaines commerciaux (Voir sur le figaro : Les commerciaux ont le vent en poupe ) aux domaines artistiques. C’est une façon d’aller vers une course en avant vers le profit. Voir sur le figaro : Cinq suicides en quinze jours chez France Telecom

 

Cette article dans le figaro vient montrer que la politique managériale de France Télécom, mais plus généralement à la Française continue a détruire des emplois, a mettre les travailleurs sous pression.
Ce système qui privilégie la rentabilité a court terme, est plus qu'une erreur, c'est un cancers dans notre société.
Les domaines filières dites  artistiques (journalisme, stylisme, les intermittents du spectacles, ceux travaillants dans la PUB) sont fortement pénalisés. La recherche en France est laissée pour compte. Je pense que c’est une grave erreur, un pays ne peut fonctionner en laissant une partie de sa population dans la précarité. C’est allé vers un déclin de la France

 

Attention danger travail 

 

Attention danger travail est un film documentaire de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe qui se propose de donner la parole à certains RMIsteshttps://www.youtube.com/watch?v=2ILdPzqpcDU, à 37 minutes 53 secondes. (Lynne, Joris... : Ecoutez avec la bande son... ça aspire à une mise en scène!)

 

Réduction des charges sociales et suppression les droits des travailleurs, travail précaire et bas salaires : le profit est le but ultime.Télétravail, open space, horaires aménagés... En apparence, les grandes entreprises du secteur tertiaire mettent tout en oeuvre pour assurer le bien-être de leurs salariés. Les départements de ressources humaines, architectes et designers d'intérieur rivalisent d'ingéniosité pour développer des environnements et des conditions de travail propices à la créativité et à l'échange entre employés. Mais derrière cette vision idyllique de l'entreprise se cachent des formes de management toujours plus intrusives, qui rendent la frontière entre vie privée et professionnelle sans cesse plus ténue.(Allemagne, 2011, 90mn) ZDFThèmes : 

 

 

> Balade dans Dacca - Altermonde - Blog Télégramme NOS VIES DISCOUNT. - YouTube Un film de Frédéric BRUNNQUELL 2012, 52 mn Au travail, corps et âme - videos.arte.tv :

Nos vies discount est un road movie en Logan. Un voyage de 8000 kilomètres à travers l’Europe qui révèle, d’un personnage à l’autre, à chaque halte, le monde qui se construit grâce à cette tendance lourde de l’économie.
Le discount nous offre le meilleur des mondes : celui de la consommation. Mais ce modèle économique qui s’étend à tous les secteurs est-il vraiment le remède à la crise ? Le discount a un prix : si les prix sont bas, c’est que, quelque part, il y a un travailleur discount lui aussi.

Et si, à force de prix cassés qui nous arrangent, nos vies elles-mêmes se trouvaient soldées ?

Ce film est sélectionné au FIGRA 2013 (Festival international du grand reportage et du documentaire de société).

n

 
 
La gueule de l'emploi Société par Didier Cros

 

Dix candidats, des commerciaux en quête d'emploi, sont convoqués pour une session de recrutement collectif. Ils ont deux jours pour se distinguer les uns des autres et espérer décrocher un poste. Les candidats sont soumis à une avalanche de questions qui, pour beaucoup, n'ont rien à voir avec le travail auquel ils aspirent. Ils sont contraints à des tests souvent infantilisants, voire humiliants. L'entretien d'embauche n'a rien d'une sinécure et ressemble plus à une entreprise de déstabilisation qu'à une évaluation réelle des compétences. Tout est mis en oeuvre pour pousser les candidats à l'affrontement, comme dans un jeu télévisé qui consiste à éliminer le soi-disant plus faible de l'équipe. Une épreuve dont on ne sort pas indemne

Un plan de démantèlement de l'ancien leader mondial du financement des collectivités locales devrait être finalisé d’ici demain par Paris et Bruxelles. 20 Minutes, Plus de 5.000 communes et collectivités locales françaises

Suicides : le document qui accuse France Telecom

 
et Lydia Bach ont partagé un lien.
 
économie,politique,finance,capitalisme,néolibéralisme,mario monti,politique de rigueur,élections,italie,etats unis,japon,crise,dettes,dettes souverainesSOURCE : Avec 50.400 emplois détruits au troisième trimestre, l'emploi salarié s'effondre en France  C'est le 18e mois de hausse continue. Depuis l'élection de François Hollande, on compte quelque 250.000 inscrits supplémentaires dans les catégories ABC de Pôle Emploi [1], soit l'équivalent d'une ville comme Montpellier. Et depuis le début de la crise en 2008, l'hécatombe a fait 1,5 million de victimes [2], soit l'équivalent de l'agglomération Aix-Marseille. Le gouvernement ne prévoit pas d'amélioration avant fin 2013. Si nous apprécions sa lucidité, nous déplorons la mollesse de ses mesures, car ce ne sont pas ses contrats aidés ou son crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi — encore des milliards de cadeaux fiscaux aux employeurs payés par la collectivité ! — qui changeront la donne : cosmétiques, onéreux et court-termistes, l'effet d'aubaine ou de substitution de ces pis-aller est avéré. Nous déplorons une fois de plus qu'aucun signal fort, tel qu'une loi contre les licenciements boursiers, n'ait été envoyé depuis six mois. Et vogue le navire... Comme d'habitude, voici notre décryptage de la note mensuelle de la Dares/Pôle Emploi. Catégorie A (chômeurs officiels, sans activité aucune) : +45.400 Ils sont désormais 3.103.300 en métropole, 3.352.700 avec les DOM (+46.500). Progression annuelle : 
 
 
 
 Sachant qu'environ 20% des offres du marché passent par Pôle Emploi, on imagine le volume total disponible en comparaison du nombre de chômeurs à satisfaire. Puisqu'il faut prendre son mal en patience et qu'on a le luxe du temps libre, on vous invite à regarder cet excellent VOYAGE AU BOUT DE LA CRISE diffusé hier soir sur France 5, une émission d'analyse et de débat non seulement bien faite et instructive, mais qui a le mérite de donner la parole à des économistes hétérodoxes (et «atterrés») tels que Dominique Plihon, Christophe Ramaux ou Benjamin Coriat. Face aux perroquets habituels, ça fait du bien de les entendre. Allez, tenez bon ! SH [1] Fin mai 2012 en France, il y avait 4.621.000 inscrits en catégories ABC («actes positifs de recherche d'emploi»). Fin octobre, ils sont 4.870.800. [2] Fin février 2008, l'ANPE comptait 3,85 millions d'inscrits toutes catégories confondues en métropole. Fin 2012, on dépasse 5,2 millions.

http://www.actuchomage.org/2012112823382/Social-economie-...  

C'est donc dans l'indifférence la plus totale que la Grèce va recevoir deux nouvelles tranches d'aides. La première, de 3,2 milliards d'euros a été débloquée par le FMI mercredi dernier.

La deuxième, de 9,2 milliards, devrait être versée dans les prochains jours par la zone euro. 9 milliards qui font partie de l'aide de 49 milliards accordée à la Grèce en décembre dernier (34 milliards ont déjà été versés).

En tout, c'est 172 milliards qui seront utilisés pour éviter au pays (dont le PIB est inférieur à 220 milliards) la faillite et une sortie de la zone euro. Enfin, 172 milliards... personne n'en est vraiment certain. Car entre les aides directes et indirectes de la BCE via des rachats d'obligations ou le soutien à la Banque centrale grecque, les décotes acceptées par la plupart des créanciers et d'autres formes de financement qui échappent à tout radar, le compte de ce qui a été vraiment accordé à la Grèce a été prévu depuis longtemps.

Autre élection qui risque de faire plonger l'euro : les législatives prévues en Allemagne en septembre ou octobre prochain. Qu'Angela Merkel, qui brigue un troisième mandat, le veuille ou non, ces élections vont servir de test de sa popularité et de baromètre de l'opinion des Allemands sur sa gestion de la crise de la zone euro. Vont-ils profiter de l'occasion pour sanctionner les récents signes d'évolution de la doxa allemande ?

Pour l'instant, le parti de Merkel, la CDU, est en tête des sondages avec 40% d'intentions de vote, talonnée par le centre-gauche de la SPD (30%). Les verts sont en hausse, avec 13% des intentions de vote. Une alliance verts-SPD pourrait donc mettre à mal la Chancelière.

L'automne est encore loin, les intentions de vote ont encore le temps d'évoluer mais force est de noter que l'inquiétude monte outre-Rhin. La Grèce souffre de la persistance de la crise européenne, et la Bundesbank anticipe une hausse de seulement 0,4% cette année, autant dire une croissance nulle...

La grogne allemande risque de monter dans les mois qui viennent alors que reviendra sur la table la question de la restructuration de la dette grecque. L'économie du pays a de grandes chances d'être en deçà des attentes des prévisionnistes et surtout des estimations fixées par la zone euro, le FMI et la BCE. Les créanciers européens de la Grèce devraient alors être obligés d'accepter une nouvelle restructuration de sa dette.

Pour dire les choses plus clairement : l'argent prêté par les Etats européens pourrait ne jamais être totalement remboursé. Et cet argent, c'est au final celui des contribuables. Jusqu'à présent, Angela Merkel s'était strictement refusé à envisager une telle possibilité...

L'avenir nous dira si une position est soutenable en cas d'aggravation de la situation économique grecque. Et quel sera l'avis des contribuables allemands qui ont déjà manifesté leur impatience envers la multiplication des aides aux pays en difficulté de la zone.

Plus concrètement, cela signifie aussi que nous allons attendre le résultat des élections italiennes avant de nous intéresser de nouveau à l'Italie. Pourtant, le pays envoie des signaux positifs : des rendements en baisse, des actions pas chères et avec un beau potentiel, des réformes en cours qui ont pour objectif de faire gagner en compétitivité. Certains y voient déjà un signe de printemps... italien. De notre côté, nous jouons la prudence : l'Italie va faire partie de axes d'investissement privilégiés cette année, mais pas avant fin février !

Au niveau Internationale : Pas de croissance économique et des suppressions d'emplois.

Japon / Etat Unis

Le nouveau Premier ministre japonais, Shinzo Abe, veut absolument ramener le pays sur la voie de la croissance grâce à de nouveaux programmes de relance, des dépenses publiques illimitées (priorité est donnée aux infrastructures nationales) financées par la banque centrale, mais aussi en affaiblissant le yen (via des achats d’obligations en euros, etc.).

L’évolution démographique ne présage rien de bon pour le pays : suite au taux de natalité en baisse, il n’y a plus actuellement que 2,8 actifs pour financer 1 retraité. M. Abe peut imprimer autant d’argent et construire autant de ponts qu’il voudra, le haut niveau de la dette publique et la démographie mal orientée empêcheront tout redressement durable.

Cette situation peut-elle se produire aux Etats-Unis ? La similitude des situations interpelle. Dans les deux pays, la dette galopante ne semble pas être prise au sérieux, et les banques centrales financent une grande partie du budget de l’Etat. Et ils doivent lutter contre une tendance déflationniste.

Aux Etats-Unis, le chômage est encore plus élevé qu’au Japon. Actuellement, 4,8 travailleurs américains financent un retraité mais en 2050, ce ratio tombera à 2,3 (source : Office of Immigration).

Depuis des années, le Japon a un important excédent du compte courant et les Etats-Unis un énorme déficit. Dans les deux pays, les politiques monétaire et budgétaire menées ont été incapables d’amener le renversement de tendance recherché.

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique ( économie globalisée) aussi bien qu’au niveau micro-économique ( qui détermine l'activité économique mais peut connaitre des problèmes spécifiques, c.a.d économie nationale ou locale)

The course of the credit crunch Le déroulement de la crise du crédit ,

 " Il n'y a pas trop d'immigré en France, il y a trop de fachos". Au dela, il faut aussi se poser la question de l'échec des politiques de gauches, du malaise des démocraties européenne, du manque de connaissance politique et économique des français, de la crise économique qui conjugue trois crise ( 1929, la déflation japonaise et la crise du chili 1973 et de l'argentine)

explications : Dix ans après la crise, l'Argentine est un autre pays - Argentine ... - RFI

Le système capitaliste et néolibéraliste productiviste avec l'extrême droite ne font qu'un. Le néofasciste prospère sur les crises sociales et économiques, les déroutes des démocraties et l'insécurité. Le système néolibérale prospère sur les crises permanentes, l'insécurités et le manque de démocratie sociale.

Derrière le débat sur la retraite émerge un nouvel enjeu générationnel : notre société maltraite sa jeunesse. Terra Nova publie aujourd’hui un rapport sur le sujet : L’autonomie des jeunes au service de l’égalité. A cette occasion, elle a livré au Monde (édition du mardi 9 novembre) ses propositions pour l’avenir des jeunes. Terra Nova y milite pour une « révolution copernicienne » des politiques publiques, visant à réorienter l’Etat providence vers une stratégie d’investissement social concentrant les moyens publics sur les jeunes générations. Avec plusieurs mesures phares : le doublement du budget des universités, un capital-formation pour la vie étudiante ou encore une allocation d’insertion pour les primo-demandeurs d’emploi. Travailleurs et pauvres: les Européens qui triment en 2010, Un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté  

Le rapport : Rapport d'Alain Marceau, Guillaume Allègre, Maud Arnov "L'autonomie des jeunes au service de l'égalité"

Génération précaire, mais hyper-connectée, aussi perdue qu’accro à Facebook, X, ah non, Y. On ne sait plus. C’est notre génération, et c’est déjà ça. Un livre allemand nous aide à mettre un peu d’ordre dans la terminologie. Nos parents nous connaissent par contre très bien et savent comment nous catégoriser. Leur génération, c’était communisme, familles nombreuses et fils à papa, comme l’ont montré les films cultes que l’on se repasse en famille. Le cinéma actuel passe à la génération Erasmus, Facebook, vols low-cost… Mais aussi stages à vie. Julien Bayou, co-fondateur de « Génération Précaire » et emblème malgré lui de notre génération en difficulté, appelle à aller chercher nos droits avec les dents face à une société qui ne sait plus comment nous nommer. A l’occasion de son dixième anniversaire, cafebabel.com refait le portrait de notre génération. A sa manière.

Leur dossier

L'avenir des jeunes européens est-il un «e-mail sans objet» ? par Luciana Grosu, cafebabel.co.uk

«Génération ?» : Tentative d'épuisement d'une génération européenne par Laura Prieto

En Irlande, l'émigration est (de nouveau) tendance par Tim Mac an Airchinnigh

Julien Bayou, résistant contre le « poison démocratique de la fatalité » par Katharina Kloss

Communistes, toxicos et fils à papa : les générations européennes en 7 films cultes par Argemino Barro

Des Don Quichotte carriéristes : la génération 1980 vue par la génération 1960 par cafebabel.com

 

A lire :

The role of credit in capitalism and today's crisis : Le rôle du crédit dans le capitalisme et la crise actuelle - Indigné révolté, Attention Danger Travail, Les Contis” de Jérôme Palteau, La finance imaginaire , un monde en crise , L'art D'ignorer les Pauvres , L'extrême droite profite de la crise - citizen Khane

Conférence organisée à l'occasion de la sortie du numéro d'Interdépendances réalisé avec le concours de Patrick Viveret, du prochain sommet du G20 à Pittsburgh,

Le 14 septembre le président de la République s’est vu remettre le rapport de la Commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social, appelée « Commission Stiglitz » du nom du prix Nobel d’économie chargé de la présider. Soit exactement un an après la chute de la banque américaine Lehman Brothers – événement qui a précipité le monde dans la crise – et quelques jours avant le G20 de Pittsburgh et l'assemblée générale des Nations unies, où les chefs d'Etat tenteront de s'accorder sur de nouvelles règles du jeu économiques. Le rapport propose de développer de nouveaux instruments de mesure de la richesse des nations. (…) Idée-clé des travaux : mettre davantage l'accent sur la mesure du bien-être de la population plutôt que sur celle de la production économique. Ainsi, au produit intérieur brut (PIB), on préférera le produit national net (PNN), qui prend en compte les effets de la dépréciation du capital dans toutes ses dimensions : naturel, humain, etc.
Pour "Le rapport Stiglitz a une vision étroite du développement durable" », estime l'économiste Jean Gadrey ( vidéo source expansion)

Extrait d’un article paru sur le Monde.fr le 14 septembre 2009
Qu’est-ce que la richesse ? Quelles sont les valeurs défendues aujourd’hui et comment sont-elles hiérarchisées ? Quelles pratiques sur le terrain pour aller vers une société juste, sachant faire fructifier les richesses de chaque citoyen ?

En pleine crise des subprimes, la municipalité de Cleveland, dans l'Ohio, assigne en justice vingt et une banques, accusées d'être responsables de milliers de saisies immobilières. Wall Street parvient à bloquer la procédure. Qu'importe : Jean-Stéphane Bron, documentariste suisse, décide de le recréer devant sa caméra.

us les yeux (fermés) des banques.

 

 

Parce qu'il oppose frontalement défense et accusation, l

 

 

 

 

Des initiatives militantes et citoyennes

Les raisons de la colère , débat, spéculation, immobilier, logement, Dans la ligné du  documentaire " Les raisons de la colère et les La tentation de l'émeute, un documentaire de Benoît Grimont En trois parties et la projection de « La Bataille des Marolles »

Phénomène nouveau, la contestation ? Allons donc demander aux émeutiers des ghettos de Los Angeles ou aux soixante-huitards... (…)  ». En 2009, plus de cinq cent quarante révoltes urbaines ont été recensées à travers le monde, dont un tiers pour l'EuropeMardi 16 avril à 19h : Projection de « La Bataille des Marolles » partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5, p

 Dans l'article : " Immobilier de bureau : la crise pèse sur le marché européen " publié sur le site capiatl dans la rubrique "Home ECONOMIE Immobilier " par Elisabeth Lelogeais le  14/03/2013

 

The Corporation, sorti en 2003, est un film documentaire canadien réalisé par Jennifer Abbott et Mark Achbar. Ce film est basé sur le livre The corporation, the pathological pursuit of profit and power (Les Multinationales, la recherche pathologique du profit et du pouvoir) de Joel Bakan.À VOIR ABSOLUMENT ! Le lien ici :
http://www.youtube.com/watch?v=0ZmQ-YL63fM Octobre 2007, les ouvriers de l’usine de pneus Continental à Clairoix (60)acceptent bon gré-mal gré l’accord proposé par la direction de travailler plus afin de pérenniser le site de production jusqu’en 2012. Mars 2009, en pleine crise des subprimes, la fermeture de l’usine est annoncée. Les salariés contestent cette décision et s’organisent. Rapidement les médias font du conflit un symbole de la lutte sociale. Les Contis obtiennent finalement de leur direction un plan social beaucoup plus avantageux que prévu. Ce film témoigne du quotidien de la lutte, de l’organisation collective mise en place, des rapports parfois conflictuels avec les centrales syndicales, des différents moyens d’actions choisis pour maintenir la pression sur la direction, de l’action juridique au blocage de site en passant par les opérations de communication publique. Ce film permet aussi de débattre sur comment la lutte collective au quotidien modifie les gens individuellement à travers les solidarités qui se créent,
les remises en cause de la société et les inquiétudes sur l’avenir.

Entre nos mains ou, il y a trois ans, Christian Rouaud avec Les LIP, l’imagination au pouvoir.  Les LIP, l'imagination au pouvoir on Vimeo, Bande annonce Les LIP, l'imagination au pouvoir. - YouTube : http : Un film de Christian Rouaud.

CECI N'EST PAS UN SQUAT
Un film de Chantal TEYSSIER
2011, 96 mn

 

 http://www.voiretagir.org/CECI-N-EST-PAS-UN-SQUAT.html



Dans un espace délaissé pendant plus de dix ans, ancienne usine de chaussures de 8000 m2 en plein coeur de Belleville, s'installe, en février 2005, le plus grand collectif artistique de Paris et un Centre d'Art spontané et alternatif unique en son genre.

À "la Générale", sorte de Bateau Lavoir revisité, l'effervescence est partout et à tous les étages : ateliers, expositions, performances, danse, théâtre, musique, jams... les occupants font vivre ce lieu à un rythme effréné. Mais le temps est compté...

Le film interroge la place de l'art et des artistes dans notre société et nous dévoile une micro société talentueuse, lucide, solidaire, généreuse, enthousiaste, responsable, parfois en colère, mais toujours activement et concrètement concernée par la nécessité de vivre et créer ensemble.


La projection sera suivie d'un débat animé par Antoine GIRARD avec Chantal TEYSSIER réalisatrice du film, et Fabrice RAFFIN, socio anthropologue, spécialiste des pratiques culturelles et de la ville.

Une journée dans le tumulte de New York - Vidéo Dailymotion ,Une série qui part à la découverte de cinq mégalopoles - Londres, New York, Rome, Sydney, Hong Kong - et de leurs habitants.Afin de découvrir ce qui fait l'âme New York, Griff Rhys Jones arpente la ville pendant vingt-quatre heures. 

Une journée dans le tumulte de Sydney - videos.arte.tv

Bien décidé à découvrir ce qui fait que New York sera toujours New York, l'acteur et scénariste britannique Griff Rhys Jones arpente la ville pendant vingt-quatre heures. Où l'on croise un homme chargé de hisser soixante-dix drapeaux américains chaque matin, des laveurs de carreaux suspendus aux gratte-ciel, des milliers de banlieusards à Grand Central Station, des ouvriers de la manufacture de piano Steinway, une chorale à Harlem... Thèmes :Documentaire,  Tags :  Sydney,  Griff Rhys Jones Une journée dans le tumulte de Rome,

Conclusion : Aucune reprise n’est à espérer au Japon en 2013. La probabilité d’une stagnation prolongée aux Etats-Unis a augmenté de façon significative. De façon générale, les placements à long terme en actions, obligations ou en devises dans ces deux pays ne sont pas intéressants.

En Chine, aux Philippines ou au Soudan, les chiffres attestent que cette limite est atteinte. L’accumulation productive du capital productif ne cesse de régresser. Aux États-Unis, les cinq cents firmes de l’indice Standard & Poor’s disposent de 631 milliards de réserves liquides ; la moitié des bénéfices des entreprises américaines provient d’opérations sur les marchés financiers. En France, l’investissement productif des entreprises du CAC 40 n’augmente pas même quand leurs bénéfices explosent

La colère put gronder mais aussi  initiatives alternatives voient le jours, dans un avenir incertain.

La fin du rêve capitalisme ? - Citizen Khane : conclusion : Permanent Revolution - The role of credit in capitalism and today's ... :  Traduire cette page : L’adaptation du capitalisme :

 
Le chomage a une histoire - YouTube : htt  : Documentaire su la crise et le chômage depuis les années '70 et l'inefficacité des politiques suivies.
 
 
source : La crise au pays des merveilles - l'Indigné révolté
La gueule de l'emploi

Société par Didier Cros

20 ans, le monde et nous par Mennegun Cyril

Cleveland contre Wall StreetOn aime beaucoup Film documentaire réalisé en 2010 par Jean-Stéphane Bron

Merci patron.avi : Le chomage a une histoire Documentaire su la crise et le chômage depuis les années '70 et l'inefficacité des politiques suivies. 
Les Infiltrès Au Pôle Emploi Mission Impossible (Complet)

 
 
 
Liens externes[
 

Vidéo sur dailymotion.com

Disponible en payant auprès d'Atheles, groupement d'éditeurs indépendants

Attention danger travail sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais

« À propos de " Attention danger travail " de Pierre Carles : Refuser le travail c'est bien, le dépasser c'est mieux... », Allocution du philosophe Gérard Briche au festival Avatarium à Saint-Etienne, le 22 novembre 2003, à la suite de la projection du film. Le film et ses limites théoriques quand il parle de ce qu'est le « travail », vu du point de vue de la critique radicale de la valeur et du travail.

 
 

A lire aussi : Après PSA, Doux au rapport ? , Mario Draghi ou le pompier... , Spéculation sur le taux LIBOR , La BCE : polique monétaire , Pourquoi parler de "crise" ? , Think Thank et " crise" , Le Grand Bond en Arrière , L'Europe va-t-elle couper... , L’euro peut-il disparaître ? , Jour J du "sauvetage, « La main invisible », ».Hollande et le changement!

 

Pékin Bulle immobilière et chute tendanciel du taux de profit ? - l'indigné

Chypre, symbole de l’Europe en difficulté ?- citoyenactif

».Hollande et le changement!- Citizen Khane

Hollande, les banques françaises et la dette grecque - Zebre en cavale

Voir la page Facebook de 100000 personnes contre le FN (cliquez ici)

 Presentación "Otro Chile es posible" (1 ( 34 min) 

La batalla de Chile 2 El golpe de estado 1/9 ,

De la servitude moderne,1ère partie (sur 3,
De la servitude moderne, 2ème partie (sur 3),
De la servitude moderne, 3ème partie (sur 3,
100000 personnes contre le FN (cliquez ici) : une photo de 100000 personnes contre le : "Notre objectif n'est pas de les sauver, mais de faire passer un message politique." En voilà encore une de belle ordure...
xtrait d'un think thanks financier :
 
Jeudi 17 janvier 2013

28/11/2012

Le chômage explose, le capitalisme en a besoin

 
précarité.jpg
 
Témoignage émouvant et poignant. Il est vraiment pas normal qu'un jeune comme André, 25 ans soit SDF. J'espère très sincèrement que ce jeune homme trouvera un toit. Quand j'ai vu le reportage hier soir, j'étais scandalisé et tellement en rage que ce jeune n'est pas un toit au dessus se sa tête. Bordeaux : le témoignage d'André, 25 ans, SDF et
 
 
Du côté des statistiques économiques, on ne peut pas dire que cela a été brillant. Les statistiques dévoilées en fin de semaine concernant la Zone Euro n’ont rien de réjouissant! Le taux de chômage global de l’ensemble des pays est ressorti à 11,6% en septembre contre 11,5% en août selon Eurostat. Parmi les très mauvais élèves, évidemment l’Espagne et la Grèce avec des taux très lourds de 25.8% et 25.1% respectivement. Sur ces deux pays, le chômage des jeunes dépasse même 50%! A l’opposé, l’Allemagne fait, sans surprise, partie des bons élèves, avec un taux de chômage de 5.4% tandis que l’Autriche est à 4.4%. Rappelons que la France est à plus de 11% (dans la moyenne). Cela confirme que la France peut être vu comme le meilleur des mauvais élèves ou comme le plus mauvais des bons élèves.Il y a quelques mois, on parlait de deux Zone Euro, un Euro Franc mené par la France et comprenant tous les mauvais, et un Euro Mark, mené par l'Allemagne et comprenant tous les bons. Aujourd'hui cette bi-zone n'est plus d'actualité. Mais ça pourrait revenir. Les chiffres sont donc importants à regarder.

Si on devait comparer les Etats-Unis, les derniers chiffres montrent une augmentation du chômage mais le taux de sans-emplois reste inférieur à 8%. Comparés à la Zone Euro, les USA seraient presque dans les bons élèves! "
 
crise 7.jpgLe chômage explose, le capitalisme en a besoin
 

Dès dimanche dernier, Michel Sapin, ministre du Travail, a déployé des efforts de communication pour préparer l’opinion : en, octobre 2012, les chiffres du chômage sont mauvais. Le nombre de chercheurs d’emploi a progressé de 1,5 %. Cela signifie que 45 400 personnes se sont inscrites à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans activité supplémentaire. Cette 18e progression consécutive porte à 3,1 millions le nombre de chômeurs en France métropolitaine et à 3,3 millions départements d’outre-mer compris. Sur un an, la hausse du chômage atteint 9,4 % sur l’ensemble des demandeurs d’emploi.

Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Comment cela se traduit dans la vie de chacune et de chacun ? Mon toujours affûté ami Gauche de Combat nous détaille aujourd’hui « 24 ans dans la vie d’un chômeur professionnel ». Coïncidence ? Je ne le crois pas. Comme lui, je ne laisserai jamais dire que les chercheurs d’emploi sont des fainéants. Les beaux discours sur la lutte pour l’emploi ont montré leur vacuité à l’intérieur du système politique capitaliste. Parce que ce système – qui n’a rien d’économique, si l’on croit encore que l’économie reste la régulation des échanges entre personnes – a besoin de produire des chômeurs pour accumuler de nouvelles richesses. Résultat : les licenciements économiques sont en hausse de 12,7 %.

J’en veux pour preuve l’exemple de PSA qui va détruire 8 000 emplois en France, 3 000 à Aulnay-sous-Bois, pour « améliorer » ses bénéfices. A Aulnay, puisque nous y sommes, la réalité confirme les analyses de l’Institut national de la statistiques et des études économiques (Insee) : le secteur du travail intérimaire est le premier à souffrir de la soit disant crise. En un an, selon la fédération patronale du secteur, l’emploi intérimaire est en recul de 15 % sur un an. Mais revenons aux licenciements économiques.

Notons que la hausse de 12,7 % déjà mentionnée ne prend pas en compte les licenciements annoncés à PSA ou à Sanofi. Prennent-ils en compte la suppression de 24 emplois aux Rotos 93 où, grâce à la lutte, les salariés ont au moins gagné le respect de leurs droits et un an de salaire plein ? La liste des plans sociaux en cours : Air France, Presstalis, Sodimedical, Petroplus… est longue comme un jour sans pain et mobilise mes amis du Front des Luttes jusqu’à l’épuisement. Le spectre de la fermeture plane aussi sur le site ArcelorMittal de Florange. Pourtant, nous, nous le savons, d’autres possibles existent. C’est ce que nous ferons valoir avec le Front de Gauche de la Seine-Saint-Denis samedi 1er décembre à la Bourse du Travail de Bobigny avec une matinée d’échanges sur le thème : « Une politique pour l’emploi, pas pour la finance ».

Téléchargez le tract d’invitation aux tables-rondes du 1er décembre.

Mais au fond, bon nombre d’entre-nous le savent déjà : pour en finir avec la hausse sans fin du chômage, nous ne pouvons plus nous contenter d’emplâtres sur une jambe de bois. Il faut admettre enfin que le capitalisme a besoin d’un nombre croissant de chercheurs d’emploi parce que cette hausse lui permet de mettre en place la rareté du travail et donc imposer des conditions drastiques pour que chacune et chacun y accède. C’est l’enjeu de la bataille souterraine que se livrent le Medef, gentiment appuyé par le gouvernement, et les organisations syndicales en ce moment. Il faut donc changer la donne. Revisiter les axiomes qui régissent la société française. En finir avec le mythe productiviste de la croissance qui déboucherait évidemment sur plus de richesses à redistribuer qu’importe que la paupérisation de la classe ouvrière soit absolue ou relative.

 

Voilà donc. Les nouveaux outils de la lutte contre la destruction d’emploi sont aussi à chercher dans la lutte pour un autre système politique qui allie nouvelles conditions de travail et nouvelles conditions de vie.

 
 En parlant de fiscalité, on ne peut pas dire que le gouvernement soit arrangeant pour les actionnaires. Cela dit, comme vous pourrez le lire,nous pouvons voir que l'Etat sert le Capital. A savoir une suppression de l'abattement des 40% sur les dividendes d'actions européennes. Cet abattement, que le précédent gouvernement avait parlé de supprimer, devrait donc être maintenu.
 
 
Citation :

"J'avais personnellement très peur depuis des années de François Hollande. Très peur car je le voyais bien arriver là où il est, grâce à ses qualités et à un facteur chance qui l'a toujours accompagné dans sa carrière, c'est évident. J'avais très peur car je l'imaginais très à gauche et mener une politique très à gauche.
Aujourd'hui, le voyant à l'ouvrage, je dois dire que mes craintes se sont estompées, pour l'économie en général (la politique menée est quasiment centriste) et pour les actionnaires en particulier. Pour ces derniers ce ne sera pas pire qu'avec Sarkozy, qui je le rappelle, a été le président le pire pour l'actionnariat individuel".
 

La peur du système actuel, que les mesures atteignent le stade ou les peuples ne pourront plus les supporter et « De mettre à feu et à sang son économie et sa paix sociale ? » cf le temps des sacrifices - indigné révolté, le temps des sacrifices - alterfinance

 

Une vidéo (entretien) quej'aime : Entretien avec Serge Halimi, journaliste au mensuel le Monde diplomatique, autour de son livre "Le grand bond en arrière" (Editions Fayard).
Comment est-on passé à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance ?
Emission France Inter "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet, première diffusion le vendredi 2 juillet 2004.

 "Le Grand Bond en arrière

 

Le capital de Marx expliqué : Bien de militants s’inspirent des idées de Karl Marx, et considèrent que le combat entre les patrons et les salariés est permanent et inévitable. (…) . Vous pouvez lire en ligne Le Capital à http://le.capital.free.fr/

Le capitalisme ne peut pas, à long terme, résoudre le problème économique de fournir une vie humaine pour les masses… Cette proposition est la base de l’approche de classe du Marxisme.  Sans elle il n’y a pas d’approche de classe, et il ne peut pas y en avoir. Si ce n’est pas vrai alors il n’y a aucune raison de ne pas être simplement un bon réformiste.3

Socialisation des pertes et privatisation des profits - Alternatives ... : Avec les interventions publiques en vue de stopper la crise financière reviennent les critiques sur le thème de l’opposition entre socialisation des pertes et privatisation des profits : la puissance publique paierait les pertes liées à la crise, alors que les profits accumulés en période d’expansion iraient uniquement dans les poches des acteurs privés, ce qui serait injuste. Cette idée est profondément fausse et témoigne généralement d’une absence de réflexion au profit de condamnations morales faciles. privatisation des bénéfices et socialisation des pertes : citoyen actif, risque systémique et capital fictif - l'indigné

« Alors que jusqu'à présent, les pays de la Zone euro étaient en état de guerre larvaire, ils sont passés à celui de guerre froide depuis l'élection de François Hollande et surtout depuis le passage en force de l'Espagne et de l'Italie au sujet de l'aide directe du MES aux banques espagnoles ou le rachat d'obligations souveraines ».

Deux modèles néolibéraux s’opposent, celui de l'Europe du Sud et celui de l'Europe du Nord.

En échange de son aide et de son soutien financier, l'Allemagne essaie d'imposer des règles strictes de contrôle budgétaire des Etats de la Zone euro..

 Ce que craint l'Allemagne, c'est que cet afflux d'argent incite les pays bénéficiaires de l'aide à continuer à s'endetter et à dépenser trop. Et que ce comportement les empêche de rembourser un jour les prêts consentis. D'où cette volonté affirmée de contrôle et de refus d'une mutualisation des dettes européennes.

On pourrait ainsi définir en quelques traits, les deux modèles proposés par l'Europe :

Modèle allemand :
- Mise en place de règles budgétaires strictement contrôlées (Maastricht ou plus certainement une version revue) avec pénalités pour les Etats ne respectant ces règles
- Fédéralisme accru
- Pas de sauvetage automatique des pays en difficulté : l'accès à l'aide européenne conditionné à l'acceptation par le pays sauvé de mesures de rigueur
- Pas de mutualisation des dettes (euro-obligations)

Modèle du "Sud" :
- Assouplissement des règles budgétaires selon la situation de chaque pays
- Sauvetage de chaque membre de la Zone euro
- Pas ou peu d'ingérence de l'UE, du FMI ou de la BCE dans le budget du pays
- Mutualisation des dettes

Un autre modèle : le modèle américain.

Fédéralisme allemand...
Voici comment fonctionne le fédéralisme allemand – et vous allez constater que cela ne correspond pas vraiment au modèle qu'Angela Merkel souhaite imposer au reste de la Zone euro.

Chaque land (état) allemand est indépendant et gère son budget comme il l'entend. L'Etat fédéral allemand agit donc en garde-fou du système actuel. Surtout, l'Etat fédéral peut intervenir pour sauver un land menacé de faillite. C'est déjà arrivé deux fois depuis 1945. Un recours qui a encouragé certains Länder à s'endetter fortement.

Angela Merkel vient d'accepter le principe de "mutualisation" des dettes... pour ses Länder. En effet, chaque land emprunte à un taux différent sur les marchés obligataires – taux qui est de toute manière supérieur à celui auquel emprunte l'Etat fédéral.

Merkel a donc accepté que les Länder et l'Etat fédéral empruntent de manière commune, ce qui va permettre aux Länder d'emprunter moins cher.

« Pourquoi ce modèle n'est pas applicable à l'Europe ? Tout est dit, n'est-ce pas ? Car quelque soit leur (réelle par ailleurs) indépendance, les Länder peuvent tout de même être amenés à rendre des compte à l'Etat fédéral. Appliqué au niveau de la Zone euro, cela signifierait que les Etats membres doivent accepter plus de contrôle et de fédéralisme – ce qui est loin d'être gagné. Et surtout, parce que cette mutualisation réclamée à cors et à cris par l'Europe du Sud a été acceptée par Merkel en interne. Au niveau européen, la différence de taux entre l'Allemagne et l'Espagne ou la Grèce rend cette mutualisation beaucoup plus risquée et aléatoire. »

Autant pour le modèle allemand.

... vs.modèle américain
1841, le fédéralisme américain américain fonctionnait de manière assez semblable à l'actuel fédéralisme allemand. Si un état faisait faillite, l'Etat fédéral volait à son secours du système privé. Conclusion, les faillites se multipliaient.

Lassé de devoir en permanence renflouer les états, en 1841, l'Etat fédéral a décidé de changer les règles : chaque état est indépendant et responsable de son budget. S'il fait faillite... l'Etat fédéral ne volera pas à son secours.

Citation Charles Wyplosz : "Ce qui a suivi est un cas d'école sur l'importance des incitations. Quelques défauts ont eu lieu dans les années qui ont immédiatement suivi ce changement fondamental. Ensuite, tous les Etats (sauf un, le Vermont) ont adopté des règles constitutionnelles d'équilibre budgétaire strictes. Depuis 1850, il n'y a pas eu un seul défaut, si l'on exclut les Etats "renégats" du sud après la guerre civile. Certes, quelques parlements exploitent toutes les échappatoires légales possibles, mais la marge de manoeuvre est étroite et les déficits et les dettes restent faibles. Il n'est pas impossible que la Californie fasse défaut dans les mois qui viennent. Si cela se produit, ce sera un non-événement car sa dette publique représente 8% de son PIB. Une goutte d'eau au niveau des Etats-Unis".

Charles Wyplosz - Wikipédia : « Charles Wypłosz né en 1947 est un économiste et enseignant français.Ingénieur diplômé de l'École centrale Paris De 1978 à 1996, il est assistant, professeur d'économie puis doyen associé à l'INSEAD directeur d'étude à l'École des hautes études en sciences sociales. Il est depuis 1995 professeur d'économie à l'Institut de hautes études internationales et du développement de Genève.

 

Pour Charles Wyplosz, la principale erreur de la Zone euro a été l'abandon du principe de non-sauvetage des Etats ne respectant pas les règles. En rendant chaque état responsable de sa politique budgétaire, sans espoir de recours à une institution supranationale, la Zone euro inciterait certainement ses membres à respecter au maximum l'équilibre budgétaire. La principale limite du modèle américain est que si les états ont réussi à se maintenir dans les rails budgétaires, c'est très loin d'être le cas pour l'Etat fédéral, dont la dette totale dépasse les 17 000 milliards de dollars.

Que conclure de tout cela ?
L’énième sommet européen vient de se terminer révélant d’avantage : L'industrie de la finance n'est plus une perversion du système, elle est le système : Les néolibéraux essaye de sauver le système, en faisant retomber les causes de la dettes sur l’état providence et les dépenses sociales. Le principal l’écueil de la Zone euro pour les néolibéraux est, pour le moment, la critique de l’'absence (de réussite) de volonté politique commune. C'est ce qu'expliquait hier Wolfgang Münchau dans le Financial Times, en prenant comme exemple l'union bancaire. Citation :

- Les membres de la Zone euro sont parvenus à se mettre d'accord sur la nécessité de mettre en place une union bancaire capable à la fois d'assurer en commun les dépôts et donc de rassurer les marchés, les investisseurs et les déposants, et de contrôler les banques européennes.

- L'Allemagne insiste pour le préalable à cette union bancaire soit la mise en place d'une "union politique".

- Or, cette union politique est loin d'être acquise. "François Hollande a été clair : il n'y a "pas besoin en ce moment d'un 'Monsieur Euro'", avec des pouvoirs renforcés à la tête de l'Eurogroupe, pour remplacer Jean-Claude Juncker. "Nous sommes tous mobilisés pour préserver, conforter, renforcer l'euro. Nous aurons tous une bonne solution une fois que M. Juncker aura terminé son mandat, une solution franco-allemande", a expliqué le président français en marge des cérémonies commémorant les 50 ans de la réconciliation franco-allemande", nous apprenait Le Monde hier.

Mon constat : Un éclatement de la Zone euro coûterait extrêmement cher au système actuel. Elle ne peut pas non plus aller de l'avant par plus d'intégration et de fédéralisme est loin d'être une idée populaire.

 

Charles Wyplosz , comme Alain Bauer, Xavier Rafer ( Alias Christian de Bourgain a officiait dans l’élite européenne et c’est présenté en 1971 dans le IX sous Ordre nouveau et la même année, il est recruter par George Albertini sous la bannière ordre nouveau Albertini fut un acteur zélé sous vichy ( second de Marcel Deat), Raymond Marcelin ( a géré le ministère de l’intérieur à l’époque) et celui de l’intérieur pour Michel Debré ( tous deux passionné de contre subversion), farouchement engagés dans la lutte contre « le communisme international ». On y retrouve aussi Alain Madelin. Xavier Rafer a participé a la fondation de l’ordre nouveau, financé par le grand patronat industriel et devient un conseiller très influent et de Jacques Chirac

 

IHS ( Institut d'histoire sociale - Wikipédia a été formé, a rémunéré Xavier Rafer a travers de grand groupe comme Peugeot, Air Liquide, Pechiney et Aérospatial  Il est plus simple d’attaquer «  l’état providence » (au passage détricoter depuis plus de 30 ans), que de remettre en cause le système qui les nourrit : Dans « La crise » économique a effacé « vingt ans de progrès » - Citoyenactif, Les paradis fiscaux. Enquête sur les ravages de la finance néolibérale : « Si le sujet des paradis fiscaux vous intéresse, vous ne pouvez pas passer à côté de ce livre. Publié l'an dernier en anglais, voici déjà la version ... », La dette odieuse. Les leçons de la crise grecque « A qui la faute de la crise grecque ? Pour Jason Manolopoulos, d'abord à l'euro. Dénonçant " l'aveuglement collectif " des dirigeants européens », ..., Les dessous du triple A. Agences de notation : récit de l'intérieur : « Même si l'un des auteurs travaille dans une agence de notation et se dissimule ... »

 

Le capitalisme est protéiforme La grande transformation du capitalisme japonais « : Bien que paru à la toute fin de l'année passée, cet ouvrage ne fait pas la moindre allusion à la catastrophe de Fukushima. On n'en tiendra pas pour autant grief ... ».

En cherchant dans le moteur de recherche Google les mots clés : la chute du système capitalisme, "Le capitalisme touche à sa fin" : La concentration dans les médias en France (OFM), La Grèce confrontée à l'austérité : les Lettons y sont passés aussi – AFP, La dette odieuse. Les leçons de la crise grecque

A qui la faute de la crise grecque ? Pour Jason Manolopoulos, d'abord à l'euro. Dénonçant " l'aveuglement collectif " des dirigeants européens, ...Les dessous du triple A. Agences de notation : récit de l'intérieur : Même si l'un des auteurs travaille dans une agence de notation et se dissimule ...

 



Bonus vidéo : Client « It’s Not Over » :

Le chomage a une histoire - YouTube :

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