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06/05/2012

Presentation du groupe

 

 

 

Merde in France

Posted on 22 avril 2012 by risc

 

Délits d'initiés , évasion fiscale et capitalisme

Aujourd’hui, la France n’est pas touchée par la crise de la même façon que d’autres pays européens comme la Grèce, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal, etc. Cela ne veut pas dire qu’elle ne le sera pas mais, pour l’instant, les mesures d’austérité n’ont pas divisé les salaires par deux et les coupes budgétaires n’empêchent pas l’Etat de maintenir encore une certaine protection sociale (sécurité sociale, allocations familiales et de chômage, revenu minimum, aide au logement..) de la population.

 

Plusieurs pistes peuvent être avancées pour comprendre pourquoi la crise ne nous touche pas encore de plein fouet.

 

Rappelons tout d’abord que la France fait partie des dix premières puissances économiques mondiales.Qu’elle a été un des pays fondateurs de l’Union Européenne et de la zone Euro et qu’elle a largement bénéficié du Marché Commun Européen. Qu’elle fut également un empire colonial dont l’héritage lui profite encore aujourd’hui. En gros, elle a une place privilégiée sur l’échiquier économique mondial.

La France a profité de la croissance générale entre 1945 et 1973. Ses entreprises ont prospéré durant « les trente glorieuses » grâce à un prolétariat à la productivité optimale, formé et maintenu en bonne santé par un Etat-providence fort, avec un niveau de vie en hausse régulière.

 

Ajoutons que, à l’issue de la seconde guerre mondiale, de grandes entreprises publiques furent constituées (comme l’Agence France Presse) et d’autres entreprises (comme Renault) nationalisées, le tout venant s’additionner aux nationalisations de 1936 pour constituer un pool d’entreprises publiques conséquent et profitable.

 

Ce qu’on appelle le compromis fordiste[1] : augmenter les salaires en échange d’une meilleure productivité et augmenter ainsi la consommation (ou l’art de donner plus pour reprendre encore plus) a très bien fonctionné en France où les conventions collectives sont négociées au niveau national conjointement par les instances patronales et syndicales. Dans ces négociations, les syndicats ont toujours joué leur rôle de partenaires du patronat en co-gérant la force de travail et en encadrant les luttes.

 

Enfin, l’Etat français a de nombreux atouts pour soutenir ces fonctionnements : centralisé depuis le XVIème siècle, il s’est doté d’une administration forte et répartie sur tout le territoire et d’une police efficace disposant d’un savoir-faire et d’un matériel de pointe. Et tout cela en restant encore aujourd’hui un Etat social, un Etat-providence.

 

Néanmoins la France n’est pas le village d’Astérix et elle n’a pas échappé à la crise générale du capital et aux processus de restructuration qu’elle entraîne depuis les années 70. Des entreprises sont délocalisées, d’autres réduisent leurs effectifs ou ferment leurs portes, 9,5% de la population active (déclarée) est au chômage en fin 2011, le coût de la vie augmente bien plus vite que les salaires et les aides et revenus indirects provenant des avantages sociaux que l’Etat-providence avait mis en place se rétrécissent progressivement, mettant à mal le compromis fordiste.

 

Des entreprises publiques sont privatisées et les services publics gérés de plus en plus en tant que centres de profit.

 

Du coup, depuis les années 80, les luttes deviennent de plus en plus défensives : on ne se bat plus guère pour une augmentation de salaire mais pour conserver son travail, son niveau de vie, obtenir de meilleures conditions de licenciement.

 

Parallèlement à ces luttes de négociation (avec le patronat et/ou l’Etat), se développent de plus en plus des révoltes urbaines comme les émeutes dites « de banlieue » de 2005 qui ont éclaté un peu partout dans le pays avec des affrontements quotidiens avec la police, des attaques de commerces, des saccages et incendies de bâtiments publics.

 

Ainsi, le prolétariat lutte à différents niveaux et ce peut être aussi bien avec des revendications très défensives que sans revendication du tout en s’affrontant directement à la police et aux infrastructures de l’Etat, en pillant et détruisant les marchandises qu’il peut si difficilement s’offrir d’ordinaire.

 

Les luttes défensives les plus emblématiques sont celles qui précédent des fermetures d’usine comme, en 2000, celle des travailleurs de Cellatex. Ceux-ci avaient menacé de faire sauter leur usine et de déverser des milliers de litres d’acide sulfurique dans la rivière voisine pour obtenir une compensation spéciale à leur licenciement de plus de 22 000 euros et des garanties particulières de reconversion.

 

Le moyen de pression utilisé, qui sera repris dans plusieurs autres entreprises en liquidation au cours de la décennie qui suit, peut sembler avant toutspectaculaire. Mais, outre le fait que ce type de moyen d’action est en rapportavec la violence des attaques des capitalistes, il s’inscrit aussi dans la lignée du syndicalisme de conflit et des pratiques d’action directe [2].

 

Les syndicats, s’ils savent eux-mêmes très bien jouer de ces pratiques pour soutenir leurs propres objectifs, ne parviennent pas toujours à maîtriser les séquestrations de dirigeants, les occupations violentes et les destructions diverses causées à la marchandise et à l’outil de travail par une base « déchaînée », pratiques qui se sont multipliées ces dernières années en même temps que les fermetures de sites de travail. D’où de nombreux conflits des syndicats avec leur base.

 

Le moteur du mode de production capitaliste, c’est l’accroissement constant des profits.

Pour y parvenir en situation de crise, il faut diminuer encore plus le coût global du travail (augmentation de la productivité, création de zones franches, réduction de taxes et de charges sociales…) et, pour cela, rendre le travail de plus en plus flexible et précaire (horaires et durée des contrats au gré du patronat, travail par intérim ou en sous-traitance, externalisation forcée de travailleurs obligés de se mettre à leur compte…).

 

En conséquence, les gouvernements successifs ont pour mission de réformer le contrat de travail et de diminuer les dépenses liées à la reproduction de la force de travail (santé, enseignement, retraite et aides diverses).

 

Sur le contrat de travail, l’une des réformes les plus marquantes porte sur les conditions du départ en retraite. C’est cette réforme, commencée en 1993, qui provoque le mouvement de lutte de l’automne 2010. Depuis la fin mars, les syndicats avaient déjà organisé 7 journées d’action et de manifestations contre cette réforme. En octobre démarre une série de manifestations et de grèves reconductibles (en vrac : SNCF, routiers, raffineries de pétrole, éboueurs et agents municipaux, cantines scolaires, crèches et autobus à Marseille, lycées et universités…) qui vont durer jusque vers la fin novembre.

 

La contestation de la réforme se solde par un échec total et son application suivra inexorablement son cours. Pour la première fois, alors que de précédents projets de réforme du contrat de travail (comme par exemple : le « Plan Juppé » en 1995 ou le Contrat Première Embauche en 2006), avaient été amendés ou annulés sous la pression des luttes, l’Etat français n’a fait aucune concession, montrant ainsi que toute revendication était irrecevable.

 

Raté dans ses objectifs « politiques » visés par les syndicats (lesquels ont tout de même bien réussi à épuiser les luttes avec 14 journées d’action et de manifestations en 8 mois !), ce mouvement a globalement mis en évidence la faiblesse du niveau des luttes en regard de la violence d’une attaque aiguisée par la crise et d’un rapport de force nettement en faveur du capital.

 

Cependant, ce mouvement a aussi vu se développer des pratiques de luttes au-delà du refus de la réforme du système des retraites, sur la base de l’achat global de la force de travail qui comprend tous les coûts nécessaires non seulement à payer les travailleurs mais aussi à ce qui leur permet de rester productifs, de survivre et de faire survivre leur foyer. Il a de ce fait impliqué le prolétariat au sens large, au-delà de la seule classe ouvrière et des catégories d’âge et d’activités directement concernées par cette réforme.

 

La difficulté croissante de l’activité de grève – et encore plus celle d’une grève avec occupation- ( en cause, notamment: la perte de revenu insupportable pour beaucoup dans le contexte présent, la peur fréquente de perdre son emploi et de mettre en danger son entreprise dont celui-ci dépend, les restrictions du droit de grève dans certains secteurs, les statuts atomisés des travailleurs au sein d’une même entreprise…) et l’impossibilité de faire grève our une fraction non négligeable du prolétariat (chômeurs, intérimaires, précaires, assistés sociaux, travailleurs au noir, sans papiers…) ont favorisé le développement :

 

- des pratiques de blocage hors des lieux de travail proprement dits : on «bloque» les raffineries et les incinérateurs à leurs entrées (sans hélas les arrêter totalement ce qui impliquerait ensuite une longue remise en route que les syndicats ont veillé à éviter ! !) ; des travailleurs municipaux d’autres secteurs d’activité se retrouvent pour bloquer un incinérateur dont le personnel n’est pas lui-même déclaré gréviste ; les « bloqueurs » appellent des groupes ou des individus extérieurs à venir les rejoindre etc.. ce qui, potentiellement, permet de dissocier ou d’associer librement grève et blocage et ouvre les lieux de travail et les collectifs de lutte à tous, sachant que les syndicats même « inviteurs » ont bien veillé au grain tout de même ![3].

- des « AG Interprofessionnelles », instances anti et/ou para-syndicales qui intègrent travailleurs syndiqués ou non, chômeurs, précaires, retraités, étudiants, titulaires des minima sociaux etc …et tentent des coordinations directes globales et non plus sur la base d’une profession, d’un métier, d’un secteur, d’une entreprise. Malheureusement, ces AG ont souvent été investies par des groupes d’extrême gauche, leur donnant un sens organisationnel et avant-gardiste.

 

Viennent se rajouter aux deux phénomènes précédents :

- le fait que ce mouvement est entré en synergie avec une série de conflits antérieurs et/ou parallèles portant sur des revendications salariales et de conditions de travail notamment dans les raffineries de pétrole et différentes entreprises publiques ou para-publiques (les hôpitaux parisiens, le musée du Louvre, les archives nationales, les éboueurs, les travailleurs du port de Marseille…).

- la forte mobilisation des lycéens, pourtant pas encore intégrés au monde du travail mais réagissant en futurs exploités, au besoin avec violence (cf. les saccages au centre-ville de Lyon et au tribunal de commerce de Nanterre)

 

Dans ce contexte, on comprend bien pourquoi a surgi le slogan Bloquons l’économie. Même si ce slogan n’est pas plus « révolutionnaire » (il ne s’agit pas de « détruire l’économie ») qu’il ne s’est révélé efficace (le moins qu’on puisse dire c’est que l’économie française n’a été que très modérément « bloquée » !!!), il présente l’intérêt de sortir de la sphère des revendications partielles pour s’en prendre directement à l’économie.

Du côté du coût de la reproduction de la force de travail, les réformes portent sur la baisse des dépenses de santé et d’éducation et, plus généralement, la rentabilisation des services publics, la hausse des cotisations sociales et des taxes, des réductions et suppressions de minimas sociaux… Si la mise en place des réformes a été progressive depuis les années 80, elle s’accentue depuis la crise de 2008, rendant la survie de plus en plus difficile à la majorité de la population, et encore plus aux travailleurs précaires, « réservistes » de la force de travail, et aux travailleurs surnuméraires, ceux dont le capital n’a plus l’usage. Pour ces derniers, la seule chance à s’employer est le secteur de l’économie informelle, lequel appartient tout de même en réalité à l’économie globale.

 

Cette situation implique un contrôle social accru de l’Etat par un renforcement de la répression : fermeture des frontières, chasse aux sans-papiers, conditions tyranniques d’obtention ou de maintien des allocations de chômage et des minima sociaux, coupures de gaz et d’électricité et expulsions locatives en toutes saisons, enfermement des jeunes déviants… deviennent notre paysage quotidien et suscitent régulièrement des résistances et révoltes de prolétaires subissant l’accroissement de leurs difficultés financières et une répression de plus en plus omniprésente.

__________________________________

[1] Parce qu’il avait été soutenu par Henry Ford, patron des automobiles du même nom
[2] L’origine des pratiques d’action directe remonte au syndicalisme révolutionnaire de la fin du XIXème siècle, mis en forme par la « Charte d’Amiens » de 1906 assignant au syndicalisme un double objectif : la défense des revendications immédiates et quotidiennes et la lutte pour une transformation d’ensemble de la société en toute indépendance des partis politiques et de l’Etat. Cette charte reste aujourd’hui encore la référence d’une partie du mouvement syndical même si c’est souvent sous une forme bien édulcorée
[3] Un exemple : à la raffinerie de pétrole de Grandpuits, quand les syndicats ont vu arriver un nombre important de gens venus participer au blocage de la raffinerie, ils les ont envoyés manifester dans la villed’à côté !

Collectif de la Revue Internationale Sur la Crise – Paris

 

 Ce n’est pas un type, mais le modèle capitalisme néolibérale qui en ai responsable" Tous furent touchées, mais tous ne mouraient pas: Les places financières doivent se préparer à un été maussade, tandis que les peuples meurent a petit feu. Car la crise européenne avance chaque semaine un petit peu plus.cf Le ralentissement de l'économie mondiale?A travers PSA :Comprendre...Les 30 patrons trop bien payés, néolibéralisme : dates et noms

 

La BCE : polique monétaire, Après PSA, Doux au rapport ? En savoir plus : economie, poitique, société, polique monétaire, la bce, banque centrale europenne, le ministre de l'economie et des finances, pierre moscovici, mario draghi, françois hollande , serge halimi, le grand bond en arrière  Hollande : président normal? - /hensozu, anarkia , l'indigné révolté , citoyenactif, Capitalisme et crise... - citizen Khane, hensozu, anarkia:

15/04/2012

Stagiaires à vie | Quel avenir pour nos jeunes?

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Assistant souffre-douleur

Assistant souffre-douleur - Salaire net et monde de brutes -ARTE

Prenons l'exemple de la Grande Bretagne : 9 sur 10 ne sont pas rémunérés. Mais cela commence a bouger, une stagiaire a gagner son procés.

 

L'Hymne des Stagiaires - 2 MINUTES À GAGNER (Parodie Tryo) ,

RESISTE! - Aufstand der Praktikanten" | fr - ARTE , Deolinda - Parva Que Sou - VOSTFR - YouTube :

Profil culture http://www.profilculture.com/ est un site qui utilise a fond la main d'œuvre malléable des stagiaires

 

Stagiaires à vie | Quel avenir pour nos jeunes? | fr - ARTE

 

stagiaires à vie | quel avenir pour nos jeunes,génération précaireStagiaires à vie

Interview de Nikola Richter


 
 
 

 

Suicides : le document qui accuse France Telecom C'est un document que beaucoup à France Télécom ont oublié mais que Mediapart et Santé &Travail se sont procuré. Il correspond en tous points au compte-rendu mis en ligne à l'époque par le syndicat Sud (disponible sous ce lien)
 

En Allemagne comme en France, les jeunes diplômés n’obtiennent souvent que des stages mal rémunérés.
Nikola Richter a, elle aussi, fait l’expérience de ce véritable parcours du combattant. Dans son livre, Die Lebenspraktikanten (paru en allemand aux éditions Fischer, 2006), cette jeune femme décrit ce qu’elle a vécu, partagée entre la confiance en l’avenir et le découragement.

a lire aussi

 

 Emploi-jeûne : génération perdue ou recyclable ?

Dans toute l’Europe, les jeunes européens voient leur avenir professionnel comme un borgne regarde dans des jumelles : crise oblige, même les meilleures têtes doivent sans cesse dévaluer leurs ambitions et arpenter des sentiers escarpés. Tels ces étudiants philosophes passant de Voltaire au portefeuille d’affaire. Pour esquiver la crise, certains n'hésitent pas à passer du journalisme aux couloirs d'hôpitaux ou des ressources humaines au tourisme responsable... Et finissent par se trouver inaugurer une carrière dont ils n’auraient jamais rêvé. C’est un peu ça notre génération : paumée mais jamais désolée. Travailleurs et pauvres: les Européens qui triment en 2010, La recherche folle du profit en France, au péril de la cohésion sociale, Les conséquences (géopolitique) et des solutions de la crise

Notre dossier

Etudiants-philosophes : Descartes en main ? par Emmanuel Haddad, Matthieu Amaré

Les jeunes Européens : « perdus » mais pas blasés par cafebabel.com

Opportunité d'emploi : tu es journaliste ? Fais des études d’infirmier par Laura Prieto

Emilie Turunen : « Nous sommes le futur » par Matthieu Amaré

ARTE: Madame Richter, pourquoi avoir écrit un livre sur les stagiaires ?
Nikola Richter: J’ai fait quatre stages pendant mes études et cinq après, puis j’ai enchaîné les contrats de travail de courte durée. Durant deux ans et demi, ma vie a tourné autour de la recherche d’un emploi. Beaucoup de mes amis étaient dans le même cas. Changer sans cesse de travail me perturbait. Je me suis mise à écrire pour me sentir mieux. D’abord un essai très larmoyant. Comme il était interminable et au bout du compte illisible, j’ai décidé d’en faire une fiction, avec des personnages vivant différentes situations.

Qui sont Nils, Jasmin, Linn, Viktor, Anika, Chris et Giulia ?
Je n’ai pas pu obtenir le numéro de téléphone de Nils (elle rit). Bien sûr, je me suis inspirée de personnes réelles, mais sans transposer entièrement cette réalité.

Votre roman comporte de multiples perspectives, et le ton du récit est distancié. Aviez-vous l’intention de présenter une typologie plutôt que des individus ?
Je n’ai probablement pas établi une typologie de tous les stagiaires, mais je pense que, lorsqu’on a été ou que l’on est stagiaire, on se retrouve dans certains profils. Ce qui me tenait à cœur, ce n’était pas des personnages peaufinés, mais des scènes et des circonstances particulières, des questions comme : à quoi ressemble ma vie de stagiaire ou de travailleur précaire ? Comment m’en sortir avec peu d’argent ? Quels sont mes projets familiaux – en ai-je ? Mes amitiés tiennent-elles le choc ?

Aviez-vous un objectif politique en écrivant ce livre ? Vouliez-vous faire changer les choses ?
Ce n’était pas ma motivation principale, sinon j’aurais écrit un pamphlet politique. Mais, naturellement, l’incompréhension de beaucoup de gens m’a poussée à écrire ces histoires. La génération de nos parents, par exemple, n’a jamais connu une situation telle que la nôtre actuellement. Et, au cours de mes stages, je n’ai cessé d’entendre : « Je n’aurais jamais imaginé que c’était à ce point difficile pour vous ». Je pensais alors tout bas : « Si vous voyez passer chaque mois de nouveaux stagiaires, c’est le signe que leur situation n’est pas rose. Ça ne nous amuse pas d’être stagiaires ! »

La « génération stagiaire » pourrait également s’appeler « génération flexibilité ». Ces éternels stagiaires n’ont pas de chez-soi fixe, ils entretiennent des relations à distance, sont toujours sur la brèche, et tellement fatigués qu’ils ne souhaitent qu’une seule chose : passer le vendredi soir sur le canapé et avoir un jour leur propre maison, avec un jardin où faire pousser des plantes aromatiques...
C’est cette envie de repos que l’on ressent lorsqu’on est en permanence par monts et par vaux. Durant ma période de petits boulots, je travaillais une journée par-ci, puis trois semaines par-là… J’ai souvent déménagé pour quelques semaines. Cela m’a permis de me rendre compte que la vie ne se résumait pas à des trajets incessants, au travail, à une carrière. A quoi bon, quand arrive la trentaine, connaître les meilleurs parcours de jogging dans cinq métropoles européennes et savoir boucler sa valise en une heure ?

Vous êtes stagiaire dans un journal depuis l’année dernière. Que pensez-vous de ce contrat de deux ans ?
Lorsque j’ai reçu cette proposition, j’ai eu l’impression que la durée de ce contrat était une éternité : deux ans ! C’est agréable de ne plus devoir se réorienter chaque mois ou chaque semaine. À cet âge, on aime l’aventure et le risque. On apprécie les expériences nouvelles et on est motivé. On souhaite apporter et développer ses propres idées. Mais une grande partie de cette énergie est perdue lorsqu’on doit concentrer toutes ses forces sur le quotidien. Sur la réponse à ces questions récurrentes : Qu’est-ce que je vais faire la semaine prochaine ? Comment est-ce que je paie mon prochain loyer ? Il faut encore et toujours se réorganiser dans l’urgence...

 

 

 



C’est beaucoup d’énergie dépensée...

Oui, tout à fait.

 

vlcsnap-2013-11-19-12h19m43s244.png"Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée."

« Ne vivons plus comme des esclaves »

Un film de Yannis Youlountas


Film intégral. par exarcheia

> Le site du film http://nevivonspluscommedesesclaves.net

Le film a été présenté dans de nombreux festivals : Festival Résistances Foix - Festival Zones Portuaires Marseille-Port-de-Bouc - Festival international Thessalonique - Festival international du film grolandais Toulouse - Festival Écho d’ici échos d’ailleurs Labastide-Rouairoux - Festival Attac Images mouvementées Paris - Festival du film méditerranéen Bruxelles - Festival international du cinéma d’Alger - Festival Bobines sociales Paris

Si vous souhaitez programmer ce filmdans un cinéma ou un festival, organiser une projection-débat pour un collectif, groupe ou association, ou encore l’associer à un concert ou un événement, contactez Maud au 06 18 26 84 95.
Courriel : maud@nevivonspluscommedesesclaves.net

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"NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui s’interrogent, doutent de plus en plus du système actuel et de son évolution, s’attristent de voir toujours plus de souffrance et de dévastation autour d’eux et ne peuvent se satisfaire de chercher un bonheur précaire et discutable dans un océan de malheur qui s’étend et nous submerge les uns après les autres.
 Nous voulons que l’accès gratuit à ce film participe à les faire réfléchir et contribue à étendre le débat sur la nécessité de rompre avec la marchandisation du monde et de l’humain ; marchandisation qui frappe jusqu’aux outils et matériaux essentiels à l’amplification de la lutte et à la création d’alternatives.

 A l’inverse, pour ces derniers, notre souscription de soutien est l’occasion de contribuer authentiquement – et non sous la forme d’une charité quelconque – à nourrir la pensée et l’action de ceux qui précèdent : donner à celles et ceux qui souffrent la force de se lever ou – au moins – de se sentir vraiment soutenus, et à celles et ceux qui résistent un témoignage d’affection, d’estime et d’encouragement à persévérer dans l’adversité."

D'ailleurs, il est difficile de prévoir la réaction des classes populaires face à de telles décisions. On se rappelle notamment qu'il y a tout juste un an commencèrent à Porto Alegre les premières manifestations contre le hausse des prix. Puis, en juin, lors de la dernière Coupe des Confédérations disputée dans le pays, toutes les villes importantes virent des dizaines de milliers de personnes descendre dans les rues pour protester contre les dépenses pharaoniques de la Coupe du monde de football. Même la visite du pape fut perturbée par certains citoyens, qui sont les grands oubliés de la Coupe du monde.
 
 
En juin au brésil, pour la coupe du monde, ce sera le début de l'hiver austral, on peut donc s'attendre dans l'ensemble à des conditions plutôt sèches, à quelques exceptions : Manaus, où les orages sont fréquents toute l'année, Recife ou encore Porto Alegre, villes dans lesquelles la période « hivernale » est la plus humide. Les températures, bien que chaudes, ne devraient pas être extrêmes, tournant aux alentours de 25 à30°Csur l'ensemble du territoire.
 
Le fossé entre les classes sociales
A lire ailleurs - 8 janvier 2014, par Wladimir Pomar

Le débat au sujet des classes sociales a repris récemment au Brésil, après que certaines fractions de la population aient conquis du pouvoir d'achat suite à la création d'emplois, à l'augmentation du salaire minimum, et à des transferts de revenus. Alterinfos

Le débat au sujet des classes sociales a repris récemment au Brésil, après que certaines fractions de la population aient conquis du pouvoir d'achat suite à la création d'emplois, à l'augmentation du salaire minimum, et à des transferts de revenus. En se basant sur le revenu, il y aurait alors une classe basse (9,5%), une nouvelle classe moyenne (50,5%) et une classe haute (42%).



L'économiste Marcio Pochmann a montré qu'en 2009 83% de la population avait un revenu inférieur à 3 salaires minimums, 58,8% en avait un inférieur à 1,5 salaires minimums et 7,2% avait un revenu au-dessus de cinq salaires minimums.



Il a également exposé que 12% des familles pouvaient avoir de 1 à 2 employés de maison, que 1% pouvaient en employer 20 ou davantage, mais que 87% ne pouvaient en employer aucun. Ceci révèle l'existence de fossés entre les classes (haute, moyenne et basse ) liés aux différences entre le monde du travail et monde de la propriété.

Ces mondes résultent de deux grandes transformations sociales au Brésil [...]


Au programme du prochain jeudi d'Autres Brésils :


Jeudi 10 Avril à 20h



Indiens d'Amazonie – Le Dernier Combat : de Laurent Richard
   France, 52', 2013
 


Encerclés par les scieries clandestines, les Awas, une tribu d'Amazonie, n'auront bientôt plus de quoi manger, faute de gibier à chasser dans une forêt chaque jour un peu plus amputée. Ils semblent condamnés à disparaître silencieusement. Mais leur forêt déboisée dans l'indifférence générale concerne aussi l'Europe et la France. En effet, ce bois coupé illégalement finit parfois dans les meubles distribués par de grandes enseignes, ou dans les lames de parquet des appartements ou maisons. Ce film retrace l'histoire de cette petite tribu qui affronte avec peu de moyens un trafic international qui rapporte plus de 15 milliards de dollars par an.


La projection sera suivie d'une rencontre avec Laurent Richard et Pedro da Fonseca qui ont réalisé ce documentaire.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.autresbresils.net


Autres Brésils
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Lire la suite sur Alterinfos
Ces classes et leurs subdivisions peuvent coopérer, collaborer et s'unir aussi bien qu'entrer en compétition, en conflit ou se diviser, en fonction de leurs intérêts propres. Méconnaissant ces intérêts et la façon dont ils se manifestent à chaque instant, il est difficile de comprendre les actions de leurs représentants idéologiques et politiques.
Écrit par : Altermonde | samedi, 26 avril 2014

Flores Magon a partagé la photo de Flores Magon.




Interview : Maike van Schwamen.

 

 Ce soir la fureur de vivre sur ARTE  ( video )

Salaire net et monde de brutes - ARTE Créé le lundi 28 mars 2016

" Modèle Allemand"La bourgeoisie telle qu’en...néolibéralisme : dates et nomsLois et lobby financiers

La forme barbare

De la servitude volontaire

De la servitude moderne

Ecouter parler le fracas...

De la servitude moderne

L'ouvrier et la machine

Les utopistes

Sur l'Etat" de Pierre Bourdieu

Poutine pour toujours ?

Le cauchemar climatisé...

Festival Bobines sociales 2014

La sortie du capitalisme a...

Le principe de l'État

La grande évasion fiscale

Terrorisme d'État

REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE

Silence au pauvre !

Indiens d'Amazonie – Le Dernier Combat - L'Indigné révolté

« Galères & bagnes | Page d'accueil | 10 raisons de sortir de l’Union Européenne »undi, 28 avril 2014Grèce : « Ne vivons plus comme des esclaves »Transmis par L'Indigné Révolté

25/01/2012

témoignage en écho à " Romain LECOUSTRE "

Début du message réexpédié :témoignage en écho à " Romain LECOUSTRE " voir 2012, paupérisation Europe,..., rd'hui, PETITE...

précarité.jpg> J'ai travaillé au Ministère du Travail une douzaine d'années. Ayant   eu un accident de la vie avec 6 ans de grave maladie, je suis partie sous la gauche et revenue sous la droite, chez Woerth. 

 L'horreur : on était en pleine réforme des retraites. J'ai refusé  de m'en occuper. J'ai assisté avec la RGPP à la suppression de la délégation du droit des F, du Secrétariat d'Etat au handicap, de la 

Délégation à l'économie sociale et solidaire, du Haut Commissariat chargé du RSA, de la Délégation à la famille, de la HALDE...

De la fusion UNedic/ ANPE...

De la réduction de la médecine du travail...   

Et bien sûr de la division par 2 de l'inspection du Travail. Quand 
on parle de la souffrance au travail, il faut parler de la  souffrance de ceux qui ont en charge cette souffrance au Travail.

 J'ai profité de mon statut de handicapée pour dire ce que je  pensais car je faisais faire des économies à mon Ministère qui  n'avait que 3% de handicapés au lieu de 6%, pour entraîner des collègues à faire grève. ma cheffe ENArque a fait grève. Quelques  semaines plus tard, elle a été rétrogradée comme chargée de mission.


 J'ai été formatrice à l'ANPE pendant 15 ans. Il y avait autrefois des "CRE" = chargés de relations entreprises qui faisait la liaison  entre les chômeurs et les entreprises. Ils ont été supprimés. 

 

 Aujourd'hui, on fait de la gestion de flux et si possible de la  radiation. On embauche des intérimaires pour cela. J'avais formé  800 cadres à l'ANPE, je n'en connais plus aucun. Ils sont tous   partis dans les collectivités territoriales, dans les DRH: on se  les arrache !

 

 On peut dire la même chose de tous ces hommes et femmes qui sont  "au front" de l'emploi : des infirmières, des assistantes sociales, des CAF qui gèrent le RSA et croulent sous les dossiers... de tous  ces gens qui gèrent de l'administratif et qui ne sortent plus  dehors, au contact des travailleurs et des entreprises. J'ai vu en  quelques années nos métiers se rétrécir. On peut aussi parler de  ceux qui "comptent" le chômage, la pauvreté...

 

 Et l'INSEE qu'on  veut mettre à Metz pour les punir d'avoir sorti des stats sur la  pauvreté qui contredisent les rapports officiels, sur les riches   (!) pour la première fois...

 

 J'ai été contente de prendre ma retraite et en même temps j'ai le  coeur serré. La Lolf a été créé par Jospin... Elle a fait des  ravages. Nous sommes remplacés par des jeunes très performants qui  ne se posent pas de questions métaphysiques comme nous et qui sont 
de parfaits "soldats"... Il ne suffira pas - si la gauche revient -  de remettre des "quantités" d'enseignants, des AS, des conseillers  à pôle Emploi... pour redonner cette conscience professionnelle, ce sens du "service public" que j'ai découvert et qui m'a tellement  porté dans ma vie professionnelle. Qui m'a guidé aussi dans ma vie  tout court.

 Merci à ces collègues engagés, merci à leurs familles... Merci d'avoir existé.
 Et pardon pour cette société qui n'a pas su reconnaître la dignité  d'un métier centré sur les droits, sur l'égalité, sur la relation  entre le travailleur et l'employeur.

 

 J'ai l'habitude de dire : quand on s'occupe d'emplois, soit on est  aveugle, soit on est militant.
Romain Lecoustre était visiblement un militant. Evidemment, il y a  plus de blessés et de tués pour ceux qui sont au premier rang de la  bataille.
 La bataille pour l'emploi, ça commence aussi pour ceux qui s'en  occupent.
 Alors respect.
 
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