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19/06/2012

L'art D'ignorer les Pauvres

 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes. cf

 

Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien - Hensozu

Spéculation immobilière, financière, sur les matières premières, précarisation accrue sur les salaires .... Rien n'est possible sans un système qui les généralise

 Le Monde Diplomatique - L'art D'ignorer les Pauvres , Bref, une vidéo a été publiée y a pas longtemps sur les tout débuts du mouvement des indignés de Paris je sais pas si vous ne l’avez pas vu  vu. Le mouvement des indignés, doit être une des solutions de créer des mobilisations rassemblements avec les syndicalismes ( mais hors corporation), les anarchistes, féministes....  Il faut rassembler les luttes dispersées, sortir de l'égoisme et des luttes individuelles pour élargir les champs de combat

A voir ce soir : La gueule de l'emploi

Société par Didier Cros

l'art d'ignorer les pauvres,le monde diplomatique,la gueule de l'emploi,société,didier cros,emplois,finance,economie,sociétéDix candidats, des commerciaux en quête d'emploi, sont convoqués pour une session de recrutement collectif. Ils ont deux jours pour se distinguer les uns des autres et espérer décrocher un poste. Les candidats sont soumis à une avalanche de questions qui, pour beaucoup, n'ont rien à voir avec le travail auquel ils aspirent. Ils sont contraints à des tests souvent infantilisants, voire humiliants. L'entretien d'embauche n'a rien d'une sinécure et ressemble plus à une entreprise de déstabilisation qu'à une évaluation réelle des compétences. Tout est mis en oeuvre pour pousser les candidats à l'affrontement, comme dans un jeu télévisé qui consiste à éliminer le soi-disant plus faible de l'équipe. Une épreuve dont on ne sort pas indemne. cf projection] "la gueule de l'emploi" : citoyen actif - 9 11 2011

 France 3 La mise à mort du travail Partie 2

l'art d'ignorer les pauvres,le monde diplomatique,la gueule de l'emploi,société,didier cros,emplois,finance,economie « Hervé, le débat doit profiter à tout le monde. Y a des gens qui travaillent. Un peu de respect. [...] Hervé, si j'ai besoin d'un avocat, je ferai appel à vous. Là, je cherche un vendeur. [...] La cravate, Hervé, c'est une prescription médicale ? » Belle gueule indisciplinée, Hervé a bien du mal avec le dispositif imaginé par le cabinet de conseil en recrutement mandaté par le GAN pour lui dénicher des commerciaux. Une session de deux jours où dix hommes et femmes vont devoir se distinguer pour décrocher le boulot. Au fil des jeux de rôle, scandés par les humiliations et les déstabilisations, l'affrontement entre les candidats va crescendo. « On n'est pas au pays de Barbie. Mais là, on écrase trop l'autre, observe Gérard. On joue le jeu du recruteur, qui s'est régalé. » Quand d'aucuns abdiquent, préférant partir, comme Didier, gêné à l'idée de « vendre un être humain comme par le passé », d'autres n'hésitent pas à pousser leur avantage de façon immonde : « Julie, elle est bonne pour faire vendeuse chez Pimkie, elle a pas le profil du tout. Sous la caméra de Didier Cros se déploient la violence et la cruauté du monde du travail. Mêlant deux ­niveaux de narration — les séances collectives, et le débriefing individuel quinze jours plus tard —, le documentaire restitue la montée en puissance des individualités antagoniques au sein du groupe, les mécanismes, attisés par le staff des recruteurs, qui mènent à l'affrontement et à l'élimination symbolique des plus fragiles ou des moins soumis. Insensiblement, la dramaturgie broyeuse se noue, ironiquement ourlée de la bande-son de La séquence du spectateur. Surlignant, par son ironie grinçante, l'obscénité du processus de recrutement, symptomatique d'une société de plus en plus âpre. — Marie Cailletet

 

 

Aujourd'hui, je vous propose de nous pencher sur la "logique" de l'empire américain et sur ce à quoi nous pouvons nous attendre dans les prochaines années... que ce soit un démocrate ou un républicain qui occupe le Bureau ovale le 20 janvier 2013.

"Les grands empires, comme l'empire romain ou l'empire britannique, étaient extractifs", a récemment observé l'économiste Paul Craig Roberts. "Les empires prospéraient parce que la valeur des ressources et la richesse extraite des terres conquises excédaient la valeur de la conquête et de sa gestion".

Mais contrairement aux empires passés, l'empire américain possède sa propre logique, tout aussi perverse.  Du slogan le mantra romain "Veni, vidi, vici" (je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu) en cet étrange slogan impérial : "Nous sommes venus, nous avons vu... nous avons emprunté !"

"Les guerres de l'Amérique coûtent très cher", affirme Roberts, ce qui est une évidence. "Bush et Obama ont doublé la dette nationale et le peuple américain n'en a tiré aucun bénéfice. Les guerres de Washington n'ont rapporté aux Américains ni richesses, ni pain, ni jeux du cirque".

Cela n'est pas toujours couronné de succés, mais le plus souvent si. Cette technique a été abondamment été utulisé pour controler les peuples d'amérique Latine : Un exemple : lors des enchères du pétrole irakien en 2009, alors même que les hélicoptères de l'armée américaine vrombissaient au-dessus de sa tête, le ministre du Pétrole irakien n'a accordé peu contrat aux entreprises américaines par rapport aux espoirs mis dedans cf Pas de mainmise américaine sur le pétrole irakien - Le blog D.J et liberté. l. Et ils ont dépensé au moins 3 000 milliards de dollars dans cette guerre – 2 900 milliards de dollars de plus que le budget initial prévu par l'équipe Bush. Voilà ce que cela nous a rapporté de payer pour la guerre avec les "bénéfices du pétrole".

 Affaire Pétrole contre nourriture - Wikipédia : Elle est née à la suite des opérations du programme Pétrole contre nourriture, un programme visant à satisfaire les besoins humanitaires du peuple irakien après la guerre du Koweït. Des pots-de-vin sont versés par le dirigeant irakien Saddam Hussein à des notables et des entreprises de différentes nationalités, dans le but de profiter d'une manne estimée à plusieurs dizaines de milliards de dollars américains. A lire dessus : Cahier documentaire sur le Golfe : «  Pétrole contre nourriture  » : une affaire qui met à mal l’ONU (août 2005) – le monde diplomatique lundi 29 août 2005 . Géopolitique du pétrole - Wikipédia, Contrats, Irak - Sociétés

Les damnées du low-cost

 Le 24 avril 2013, les images de l'effondrement d'une usine textile au Bangladesh ont fait le tour de la planète. Le Rana Plaza abritait des centaines d'ouvrières, petites mains travaillant pour les besoins du secteur low cost. Après le drame, et les cadavres sortis des décombres aux yeux de tous, le monde a brutalement pris conscience de ce qui se joue, à des milliers de kilomètres, dans les usines de confection du Bangladesh. Ces travailleuses sont devenues le symbole des dérives de la mondialisation. Plusieurs enseignes françaises ont pris part à la résistance en Europe, menée par des ONG et des députés.

Les Damnées Du Low Cost - 2014 - Documentaire complet - YouTube :

 

 

Le 24 avril 2013, dans la ville de Dacca, au Bangladesh, l'effondrement de l'immeuble du Rana Plaza causait l'émoi — et une fugace prise de conscience — de la communauté internationale. Plus de mille morts, des blessés, des disparus, parmi les quatre mille ouvriers de cette gigantesque usine textile travaillant pour des clients du monde entier (le britannique Primark, le canadien Loblaw, mais aussi Auchan, Carrefour ou Camaïeu). Plus qu'un drame, le Rana Plaza représente un symbole : celui des abus de la sous-traitance, d'une course folle — et criminelle — au profit. (...) .

Plus qu'une enquête progressant au fil des révélations, ce ­documentaire aux effets parfois appuyés joue sur la corde sensible et se présente comme une véritable prise à partie. En martelant en boucle le même message, il remplit son office : inter­peller et tenter de culpabiliser un Occident qui se bouche les oreilles. — 

 Enfants forçats 

 

Petits creuseurs des mines d'or burkinabaises ou des mines de mica indiennes, mendiants touaregs dans les rues de Ouagadougou, gamins des décharges en République dominicaine, petites Mexicaines ouvrières agricoles dans les champs de tabac ou de piment aux Etats-Unis : dans le monde entier, des enfants sont réduits en esclavage. Auteur de «L'Enfance enchaînée» en 1992, Hubert Dubois reprend son enquête vingt ans plus tard. Il rencontre ainsi l'Indien Kailash Satyarthi, fondateur d'une ONG qui libère les enfants esclaves pour les envoyer à l'école. Cet infatigable activiste parvient à mettre face à leurs responsabilités les grandes industries du tapis, de la chaussure de sport, du tabac, du cacao ou de la confection, les obligeant à faire le ménage dans leurs chaînes d'approvisionnement.

 

Enfants forçats (Bonus 3/4) - videos.arte.tv

 

Le réalisateur Hubert Dubois poursuit son plaidoyer contre le travail forcé des enfants amorcé dès 1992 avec L'Enfance enchaînée. 

Filmé au plus près du regard des enfants, avec délicatesse et ­lucidité, le documentaire dévoile le sombre univers des métiers les plus pénibles infligés, dès l'âge de 6 ans, aux petites recrues — des séquences d'une rare violence, tournées lors des raids militants faisant irruption dans les ateliers de patrons mafieux.

Des mines d'or d'Afrique aux champs de Caroline du Nord, on découvre avec épouvante les dessous d'une économie mondiale fondée sur le travail des enfants, au profit de corporations internationales préférant ignorer ces modalités de production. Mais ce film coup de poing ne se contente pas de dresser un état des lieux : en donnant aussi la parole aux enfants, il leur restitue leur dignité volée. — Dominique Godrèche Enfants forçats (Bonus 3/4) Burkina Faso: Dans les zones rurales, les petites filles sont astreintes aux tâches domestiques dès leur plus jeune âge. Vers le dossier "Enfants Forçats" ...(105mn) ARTE F Thèmes : Documentaire, Société TCHAD L'ENFANCE ENCHAINEE ( durée 32min 13) PDF]  Travail des enfants d'Afrique et d'ailleurs  Toxic fringues – citoyen actif, Cash investigation / Toxic fringues, « Ce soir Toxic fringues - anarkia

 Documentaire Enfants forçats  Société par Hubert Dubois

 

Dans « La crise » économique a effacé « vingt ans de progrès » - Citoyenactif

"Je vais vous  donner la conclusion avant de vous donner les faits : la “croissance”, ces 20 dernières années, était en majeure partie fictive. Les roues de l’économie ont tourné de plus en plus vite. Les centres commerciaux étaient pleins. Des maisons ont été construites sur quasiment tous les terrains vagues. Wall Street a encaissé de gros chèques. Mais, dans l’ensemble, c’était une illusion. Comparé à un vrai boom, c’était une contrefaçon. Personne n’est allé nulle part. Le système fonctionne avec l'économie fictive"

Voici ce qu’en dit le New York Times :(....)

La récente crise économique a laissé la famille américaine médiane de 2010 sans plus de richesse qu’au début des années 90, effaçant près de deux décennies de prospérité accumulée, a déclaré lundi la Réserve fédérale

Pourquoi parler de crise et mobilisations ? - Saltabank

"Ce qui est vrai pour les états Unis, l’est aussi particulièrement pour l’Espagne avec la bulle financière et immobilière. Elle ne fonctionne plus sur l’économie réelle, produite par les travailleurs eux même, mais fictives et irréelle."

Une nouvelle série d’enquêtes  "332 - Chine : Disney se joue des droits sociaux | ActionAid " menées dans quatre usines sous-traitantes de l’entreprise Disney en Chine révèle les conditions de travail indécentes auxquelles sont soumis les milliers d’ouvriers, très majoritairement des femmes, qui fabriquent ses jouets. Salaire indécent, absence de contrat de travail, heures supplémentaires payées en dessous des minimums légaux, pas d’équipement de sécurité adéquat, absence de sécurité sociale  et de cotisation pour la retraite… La liste des manquements à la législation chinoise et aux normes internationales du travail est longue. Disney a beau se prévaloir d’un code de conduite qu’elle prétend imposer à l’ensemble de ses fournisseurs et de milliers d’audits menés chaque année pour en vérifier le respect, force est donc de constater que le bilan est encore très largement insuffisant. C’est donc aux citoyens et consommateurs d’agir pour inciter la multinationale à jouer le jeu des droits de l’Homme.

 

La SACOM(1) et le China Labor Watch (CLW), deux organisations partenaires de Peuples Solidaires basées respectivement à Hong Kong et à New York, ont enquêté entre mai et octobre 2009 auprès d’usines sous-traitantes de Disney en Chine : Haowei Toys(2) (aujourd’hui Rong Gao) Tianyu Toys, Wai Shing(3) et Merton Toys(4). Les résultats de ce travail de terrain sont sans appel : dans ces quatre usines, les violations des droits des ouvriers sont légion, et l’exploitation est la règle.

 

Une exploitation honteuse


Les salaires sont si bas que les ouvriers doivent faire de nombreuses heures supplémentaires pour gagner de quoi vivre. En haute saison – au moment où l’on fabrique les jouets pour Noël – ils enchaînent les journées et parfois les nuits de travail, sans jour de repos. En saison basse, les commandes chutent… et les salaires avec. De plus, des amendes arbitraires leur sont infligées. (....)

 

« Non seulement ils s’épuisent à la tâche, mais en plus, ils sont soumis à des conditions de travail dangereuses, sans protection adéquate et sans formation » explique Debby Chan, représentante de la SACOM. En effet, à Wai Shing, les ouvriers travaillent quotidiennement au contact de produits chimiques (peintures et diluants) dont ils ne connaissent ni les noms, ni les dangers et qu’ils manipulent sans aucune protection. Pour autant, aucun des examens médicaux prévus par la loi ne leur est proposé… Les enquêtes montrent aussi que les ouvriers sont victimes de traitements dégradants : violences verbales, insultes, humiliations… A Tianyu, ils doivent par exemple demander un laissez-passer pour aller aux toilettes.

 

Face à ces traitements indignes, certains ouvriers dénoncent leurs conditions et demandent des améliorations. Ainsi, à Haowei, les ouvriers se sont plaints en 2003 auprès des autorités chinoises. A Merton et Tianyu, ils sont même allés jusqu’à se mettre en grève pour réclamer des salaires décents. Mais ils n’ont pas obtenu gain de cause.
Par ailleurs, la nouvelle loi qui oblige, depuis janvier 2008, les employeurs chinois à remettre un exemplaire du contrat de travail à leurs employés  n’est pas respectée. Or faute de contrat,  les ouvriers ne peuvent faire valoir leurs droits ni devant leur employeur, ni en justice… Quant aux syndicats, même dans les usines qui en comptent comme Wai Shing, ils sont affiliés au syndicat du parti et leurs responsables sont le plus souvent choisis par la direction elle-même.

 

Mais que fait Disney ?


Face à cette situation, nos partenaires chinois se tournent vers le donneur d’ordres que ces usines ont en commun, la multinationale Disney, pour qu’elle assume sa responsabilité sociale. Son code de conduite pour les sous-traitants et les milliers d’audits qu’elle mène auprès de ses fournisseurs montrent le souci de Disney de prouver aux consommateurs qu’elle prend les choses en main. Mais d’après les enquêtes de nos partenaires, ces mesures sont largement inefficaces.
(....) 

 

C’est la raison pour laquelle la SACOM et le CLW en appellent aujourd’hui à la solidarité de tous pour demander à Disney de prendre enfin la mesure des lacunes de sa politique de responsabilité sociale et de la corriger afin de garantir effectivement des conditions décentes aux ouvriers qui fabriquent ses jouets.

 

 Squats en Europe: une alternative menacée d’expulsion

Oui. Il existe une Europe des squats. Quand le squat Liebig 14 a été évacué à Berlin, 300 personnes sont descendues dans les rues de Copenhague. Pas de modèle unique mais une myriade de possibilités alternatives au logement privé, des squats de Paris loués par la mairie aux squats pluriculturels de Barcelone en passant par les squats romains qui se muent peu à peu en logements sociaux. Pourquoi parler de squats aujourd’hui ? Parce qu’il y aurait environ 3 millions de sans-abris en Europe et que le Parlement européen cherche des solutions ? Un peu. Parce que les lois européennes criminalisent les squatteurs ? Beaucoup. Car les squats proposent plus qu’un toit, mais un sens de la communauté qui disparaît même des lieux non-fumeurs où nous aimons nous pavaner ? A la folie !

Le  dossier de Cafébabel

Berlin, Paris, Barcelone : les squats européens en sursis par Alexandra Jastrzebska

Julien Bayou de Jeudi Noir : « le mal-logement est un problème continental » par Katharina Kloss

A Rome, les squats se métamorphosent en logements sociaux par Andrea Paracchini

Ghettos-bobos et vieux hippies : la mutation des squatteurs parisiens par Lilian Maria Pithan

Squats en liberté par christian lindner

 Indiens d'Amazonie – Le Dernier Combat : de Laurent Richard
   France, 52', 2013Encerclés par les scieries clandestines, les Awas, une tribu d'Amazonie, n'auront bientôt plus de quoi manger, faute de gibier à chasser dans une forêt chaque jour un peu plus amputée. Ils semblent condamnés à disparaître silencieusement. Mais leur forêt déboisée dans l'indifférence générale concerne aussi l'Europe et la France. En effet, ce bois coupé illégalement finit parfois dans les meubles distribués par de grandes enseignes, ou dans les lames de parquet des appartements ou maisons. Ce film retrace l'histoire de cette petite tribu qui affronte avec peu de moyens un trafic international qui rapporte plus de 15 milliards de dollars par an.

Ces classes et leurs subdivisions peuvent coopérer, collaborer et s'unir aussi bien qu'entrer en compétition, en conflit ou se diviser, en fonction de leurs intérêts propres. Méconnaissant ces intérêts et la façon dont ils se manifestent à chaque instant, il est difficile de comprendre les actions de leurs représentants idéologiques et politiques.

Transmis par L'Indigné Révolté

"Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée."

« Ne vivons plus comme des esclaves »

 

Un film de Yannis Youlountas


Film intégral. par exarcheia


Film intégral. par exarcheia

> Le site du film http://nevivonspluscommedesesclaves.net

Le film a été présenté dans de nombreux festivals

"NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui s’interrogent, doutent de plus en plus du système actuel et de son évolution, s’attristent de voir toujours plus de souffrance et de dévastation autour d’eux et ne peuvent se satisfaire de chercher un bonheur précaire et discutable dans un océan de malheur qui s’étend et nous submerge les uns après les autres.
 Nous voulons que l’accès gratuit à ce film participe à les faire réfléchir et contribue à étendre le débat sur la nécessité de rompre avec la marchandisation du monde et de l’humain ; marchandisation qui frappe jusqu’aux outils et matériaux essentiels à l’amplification de la lutte et à la création d’alternatives.

D'ailleurs, il est difficile de prévoir la réaction des classes populaires face à de telles décisions. On se rappelle notamment qu'il y a tout juste un an commencèrent à Porto Alegre les premières manifestations contre le hausse des prix. Puis, en juin, lors de la dernière Coupe des Confédérations disputée dans le pays, toutes les villes importantes virent des dizaines de milliers de personnes descendre dans les rues pour protester contre les dépenses pharaoniques de la Coupe du monde de football. Même la visite du pape fut perturbée par certains citoyens, qui sont les grands oubliés de la Coupe du monde.
 
 
En juin au brésil, pour la coupe du monde, ce sera le début de l'hiver austral, on peut donc s'attendre dans l'ensemble à des conditions plutôt sèches, à quelques exceptions : Manaus, où les orages sont fréquents toute l'année, Recife ou encore Porto Alegre, villes dans lesquelles la période « hivernale » est la plus humide. Les températures, bien que chaudes, ne devraient pas être extrêmes, tournant aux alentours de 25 à30°Csur l'ensemble du territoire.
 
Le fossé entre les classes sociales

Le débat au sujet des classes sociales a repris récemment au Brésil, après que certaines fractions de la population aient conquis du pouvoir d'achat suite à la création d'emplois, à l'augmentation du salaire minimum, et à des transferts de revenus. Alterinfos

Le débat au sujet des classes sociales a repris récemment au Brésil, après que certaines fractions de la population aient conquis du pouvoir d'achat suite à la création d'emplois, à l'augmentation du salaire minimum, et à des transferts de revenus. En se basant sur le revenu, il y aurait alors une classe basse (9,5%), une nouvelle classe moyenne (50,5%) et une classe haute (42%).



L'économiste Marcio Pochmann a montré qu'en 2009 83% de la population avait un revenu inférieur à 3 salaires minimums, 58,8% en avait un inférieur à 1,5 salaires minimums et 7,2% avait un revenu au-dessus de cinq salaires minimums.



Il a également exposé que 12% des familles pouvaient avoir de 1 à 2 employés de maison, que 1% pouvaient en employer 20 ou davantage, mais que 87% ne pouvaient en employer aucun. Ceci révèle l'existence de fossés entre les classes (haute, moyenne et basse ) liés aux différences entre le monde du travail et monde de la propriété.

Ces mondes résultent de deux grandes transformations sociales au Brésil [...]
Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.autresbresils.net


Cinéma La Clef
34 rue Daubenton - 75005 Paris
Tél : 09 53 48 30 54
reservation@cinemalaclef.fr

Autres Brésils
www.autresbresils.net


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Écrit par : Altermonde | samedi, 26 avril 2014

 

 

 Sources

Ce documentaire ouvre Infrarouge XXL : la nuit documentaire.

1T 0h30, Les Travailleu(r)euses du sexe, de Jean-Michel Carré.

2T 1h50, Troufions, de Thierry Demaizière et Alban Teurlai.

3T 2h45, Une peine infinie. Histoire d'un condamné à mort, de David André. David André - Une peine infinie, histoire d'un condamné à mort - Thessaloniki (19/03/2011)

3T 4h10, La Mise à mort du travail. La dépossession, de Jean-Robert Viallet. :  France 3 La mise à mort du travail Partie 1

Ces documentaires seront disponibles sur Pluzz en offre gratuite, sur le site de la chaîne, puis la semaine suivante sur Pluzz VAD.

Marie Cailletet

(1) Association d’étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises
(2) SACOM, “Still Looking for Mickey Mouse’s Conscience”, mai 2009.
(3) Cf. Rapport de la SACOM publié par Peuples Solidaires, “Ouvriers du jouet : les derniers maillons de la chaîne”, décembre 2009
(4) Rapport ”Unhappy Holidays at Merton Toy Factory”, octobre 2009, disponible sur
www.chinalaborwatch.org

Découvrez Cliquez ici pour télécharger le rapport Ouvriers du jouet : les derniers maillons de la chaîne et signez l'appel

 

Suivi du dossier :
Fanny Gallois - f.gallois@peuples-solidaires.org

 

 Sur le sujet : La recherche folle du profit en France, au péril de la cohésion sociale, Etat Actuel de la société , Face au scandale du feuilleton Bettancourt / Eric Woerth, le gouvernement persiste, Le triomphe de la cupidité , Travailleurs et pauvres: les Européens qui triment en 2010, Suicides : le document qui accuse France Telecom - citoyenactif

Les Damnées du low cost – L’indigné révolté nEn savoir plus Les damnées du low-cost Société par Franck Vrignon

Source L'art D'ignorer les Pauvres - Citizen Khane, L'art D'ignorer les Pauvres - Indigné révolté, L’art D’ignorer les Pauvres - Anarkia, La dette « souveraine » - Saltabank , Le poison grec, On lâche rien !, Printemps érable, libre le Québec vibre !, Reporterre.net - Voici pourquoi la jeunesse aux Etats-Unis ne se révolte pas , Face aux délitements des pays Européen : Une lettre des indignés grec, 

Flores Magon a partagé la photo de Flores Magon.

La forme barbare

De la servitude volontaire

De la servitude moderne

Ecouter parler le fracas...

De la servitude moderne

L'ouvrier et la machine

Les utopistes

Sur l'Etat" de Pierre Bourdieu

Poutine pour toujours ?

Le cauchemar climatisé...

Festival Bobines sociales 2014

La sortie du capitalisme a...

Le principe de l'État

La grande évasion fiscale

Terrorisme d'État

REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE

Silence au pauvre !

Indiens d'Amazonie – Le Dernier Combat - L'Indigné révolté

 Indiens d'Amazonie – Le Dernier Combat : de Laurent Richard
   France, 52', 2013

Le fossé entre les classes sociales
A lire ailleurs - 8 janvier 2014, par Wladimir Pomar

 Le chômage a une histoire...

DOCUMENTAIRE PAIN PETROLE CORRUPTION ONU , en entier sur Google 1h30 min

David Cameron prêt à dérouler le tapis rouge aux exilés fiscaux français. Mon article a été aussi mis sur mon mur  Facbook. cf la finance folle , Peur sur l'hôpital , Le chomage a une histoire , Toxic fringues

09/05/2012

Le Diplo de Mai Juiin

Le Diplo de Mai , Le Diplo de Mai / France Inter
Le mercredi 9 mai 2012


Diplo d'avril.jpg


Rendez-vous mensuel avec l’équipe du Monde Diplomatique autour du numéro de mai.

"Le changement, c’est maintenant", Serge HALIMI salue le nouveau président et évoque les nationalisations en Argentine, Pierre RIMBERT revient sur l’équilibre du temps de parole contesté par la médiacratie lors de la campagne, Benoit BREVILLE et Alain GRESH parlent des classes moyennes et des classes populaires, Anne-Cécile ROBERT des soldats ougandais en Irak, et Augusta CONCHIGLIA raconte l’étonnante revanche de l’Angola sur le Portugal, son ancien colonisateur.

 

Le Diplo
Le lundi 11 juin 2012

 


 

Rendez-vous mensuel avec l’équipe du Monde Diplomatique autour du numéro de mai.

Frédéric LEMAIRE parle des comités d’audit citoyen de la dette française, André GRIMALDI revient sur la régulation de notre système de santé par les marchés, David GARCIA sur ces clubs de foot espagnols qui ne paient pas leurs impôts et Sabine BLANC raconte l’émergence actuelle des "Fab Labs" (Fabrication Laboratories). Avec la participation d’Alain GRESH.

 


Entretien Daniel Mermet.


Programmation musicale :
  Le petit peuple : "
Un président"
  La Réplik : "Permettez-moi"

Stratège - Mercredi 9 mai à 20h55 sur CANAL+

06/05/2012

Presentation du groupe

 

 

 

Merde in France

Posted on 22 avril 2012 by risc

 

Délits d'initiés , évasion fiscale et capitalisme

Aujourd’hui, la France n’est pas touchée par la crise de la même façon que d’autres pays européens comme la Grèce, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal, etc. Cela ne veut pas dire qu’elle ne le sera pas mais, pour l’instant, les mesures d’austérité n’ont pas divisé les salaires par deux et les coupes budgétaires n’empêchent pas l’Etat de maintenir encore une certaine protection sociale (sécurité sociale, allocations familiales et de chômage, revenu minimum, aide au logement..) de la population.

 

Plusieurs pistes peuvent être avancées pour comprendre pourquoi la crise ne nous touche pas encore de plein fouet.

 

Rappelons tout d’abord que la France fait partie des dix premières puissances économiques mondiales.Qu’elle a été un des pays fondateurs de l’Union Européenne et de la zone Euro et qu’elle a largement bénéficié du Marché Commun Européen. Qu’elle fut également un empire colonial dont l’héritage lui profite encore aujourd’hui. En gros, elle a une place privilégiée sur l’échiquier économique mondial.

La France a profité de la croissance générale entre 1945 et 1973. Ses entreprises ont prospéré durant « les trente glorieuses » grâce à un prolétariat à la productivité optimale, formé et maintenu en bonne santé par un Etat-providence fort, avec un niveau de vie en hausse régulière.

 

Ajoutons que, à l’issue de la seconde guerre mondiale, de grandes entreprises publiques furent constituées (comme l’Agence France Presse) et d’autres entreprises (comme Renault) nationalisées, le tout venant s’additionner aux nationalisations de 1936 pour constituer un pool d’entreprises publiques conséquent et profitable.

 

Ce qu’on appelle le compromis fordiste[1] : augmenter les salaires en échange d’une meilleure productivité et augmenter ainsi la consommation (ou l’art de donner plus pour reprendre encore plus) a très bien fonctionné en France où les conventions collectives sont négociées au niveau national conjointement par les instances patronales et syndicales. Dans ces négociations, les syndicats ont toujours joué leur rôle de partenaires du patronat en co-gérant la force de travail et en encadrant les luttes.

 

Enfin, l’Etat français a de nombreux atouts pour soutenir ces fonctionnements : centralisé depuis le XVIème siècle, il s’est doté d’une administration forte et répartie sur tout le territoire et d’une police efficace disposant d’un savoir-faire et d’un matériel de pointe. Et tout cela en restant encore aujourd’hui un Etat social, un Etat-providence.

 

Néanmoins la France n’est pas le village d’Astérix et elle n’a pas échappé à la crise générale du capital et aux processus de restructuration qu’elle entraîne depuis les années 70. Des entreprises sont délocalisées, d’autres réduisent leurs effectifs ou ferment leurs portes, 9,5% de la population active (déclarée) est au chômage en fin 2011, le coût de la vie augmente bien plus vite que les salaires et les aides et revenus indirects provenant des avantages sociaux que l’Etat-providence avait mis en place se rétrécissent progressivement, mettant à mal le compromis fordiste.

 

Des entreprises publiques sont privatisées et les services publics gérés de plus en plus en tant que centres de profit.

 

Du coup, depuis les années 80, les luttes deviennent de plus en plus défensives : on ne se bat plus guère pour une augmentation de salaire mais pour conserver son travail, son niveau de vie, obtenir de meilleures conditions de licenciement.

 

Parallèlement à ces luttes de négociation (avec le patronat et/ou l’Etat), se développent de plus en plus des révoltes urbaines comme les émeutes dites « de banlieue » de 2005 qui ont éclaté un peu partout dans le pays avec des affrontements quotidiens avec la police, des attaques de commerces, des saccages et incendies de bâtiments publics.

 

Ainsi, le prolétariat lutte à différents niveaux et ce peut être aussi bien avec des revendications très défensives que sans revendication du tout en s’affrontant directement à la police et aux infrastructures de l’Etat, en pillant et détruisant les marchandises qu’il peut si difficilement s’offrir d’ordinaire.

 

Les luttes défensives les plus emblématiques sont celles qui précédent des fermetures d’usine comme, en 2000, celle des travailleurs de Cellatex. Ceux-ci avaient menacé de faire sauter leur usine et de déverser des milliers de litres d’acide sulfurique dans la rivière voisine pour obtenir une compensation spéciale à leur licenciement de plus de 22 000 euros et des garanties particulières de reconversion.

 

Le moyen de pression utilisé, qui sera repris dans plusieurs autres entreprises en liquidation au cours de la décennie qui suit, peut sembler avant toutspectaculaire. Mais, outre le fait que ce type de moyen d’action est en rapportavec la violence des attaques des capitalistes, il s’inscrit aussi dans la lignée du syndicalisme de conflit et des pratiques d’action directe [2].

 

Les syndicats, s’ils savent eux-mêmes très bien jouer de ces pratiques pour soutenir leurs propres objectifs, ne parviennent pas toujours à maîtriser les séquestrations de dirigeants, les occupations violentes et les destructions diverses causées à la marchandise et à l’outil de travail par une base « déchaînée », pratiques qui se sont multipliées ces dernières années en même temps que les fermetures de sites de travail. D’où de nombreux conflits des syndicats avec leur base.

 

Le moteur du mode de production capitaliste, c’est l’accroissement constant des profits.

Pour y parvenir en situation de crise, il faut diminuer encore plus le coût global du travail (augmentation de la productivité, création de zones franches, réduction de taxes et de charges sociales…) et, pour cela, rendre le travail de plus en plus flexible et précaire (horaires et durée des contrats au gré du patronat, travail par intérim ou en sous-traitance, externalisation forcée de travailleurs obligés de se mettre à leur compte…).

 

En conséquence, les gouvernements successifs ont pour mission de réformer le contrat de travail et de diminuer les dépenses liées à la reproduction de la force de travail (santé, enseignement, retraite et aides diverses).

 

Sur le contrat de travail, l’une des réformes les plus marquantes porte sur les conditions du départ en retraite. C’est cette réforme, commencée en 1993, qui provoque le mouvement de lutte de l’automne 2010. Depuis la fin mars, les syndicats avaient déjà organisé 7 journées d’action et de manifestations contre cette réforme. En octobre démarre une série de manifestations et de grèves reconductibles (en vrac : SNCF, routiers, raffineries de pétrole, éboueurs et agents municipaux, cantines scolaires, crèches et autobus à Marseille, lycées et universités…) qui vont durer jusque vers la fin novembre.

 

La contestation de la réforme se solde par un échec total et son application suivra inexorablement son cours. Pour la première fois, alors que de précédents projets de réforme du contrat de travail (comme par exemple : le « Plan Juppé » en 1995 ou le Contrat Première Embauche en 2006), avaient été amendés ou annulés sous la pression des luttes, l’Etat français n’a fait aucune concession, montrant ainsi que toute revendication était irrecevable.

 

Raté dans ses objectifs « politiques » visés par les syndicats (lesquels ont tout de même bien réussi à épuiser les luttes avec 14 journées d’action et de manifestations en 8 mois !), ce mouvement a globalement mis en évidence la faiblesse du niveau des luttes en regard de la violence d’une attaque aiguisée par la crise et d’un rapport de force nettement en faveur du capital.

 

Cependant, ce mouvement a aussi vu se développer des pratiques de luttes au-delà du refus de la réforme du système des retraites, sur la base de l’achat global de la force de travail qui comprend tous les coûts nécessaires non seulement à payer les travailleurs mais aussi à ce qui leur permet de rester productifs, de survivre et de faire survivre leur foyer. Il a de ce fait impliqué le prolétariat au sens large, au-delà de la seule classe ouvrière et des catégories d’âge et d’activités directement concernées par cette réforme.

 

La difficulté croissante de l’activité de grève – et encore plus celle d’une grève avec occupation- ( en cause, notamment: la perte de revenu insupportable pour beaucoup dans le contexte présent, la peur fréquente de perdre son emploi et de mettre en danger son entreprise dont celui-ci dépend, les restrictions du droit de grève dans certains secteurs, les statuts atomisés des travailleurs au sein d’une même entreprise…) et l’impossibilité de faire grève our une fraction non négligeable du prolétariat (chômeurs, intérimaires, précaires, assistés sociaux, travailleurs au noir, sans papiers…) ont favorisé le développement :

 

- des pratiques de blocage hors des lieux de travail proprement dits : on «bloque» les raffineries et les incinérateurs à leurs entrées (sans hélas les arrêter totalement ce qui impliquerait ensuite une longue remise en route que les syndicats ont veillé à éviter ! !) ; des travailleurs municipaux d’autres secteurs d’activité se retrouvent pour bloquer un incinérateur dont le personnel n’est pas lui-même déclaré gréviste ; les « bloqueurs » appellent des groupes ou des individus extérieurs à venir les rejoindre etc.. ce qui, potentiellement, permet de dissocier ou d’associer librement grève et blocage et ouvre les lieux de travail et les collectifs de lutte à tous, sachant que les syndicats même « inviteurs » ont bien veillé au grain tout de même ![3].

- des « AG Interprofessionnelles », instances anti et/ou para-syndicales qui intègrent travailleurs syndiqués ou non, chômeurs, précaires, retraités, étudiants, titulaires des minima sociaux etc …et tentent des coordinations directes globales et non plus sur la base d’une profession, d’un métier, d’un secteur, d’une entreprise. Malheureusement, ces AG ont souvent été investies par des groupes d’extrême gauche, leur donnant un sens organisationnel et avant-gardiste.

 

Viennent se rajouter aux deux phénomènes précédents :

- le fait que ce mouvement est entré en synergie avec une série de conflits antérieurs et/ou parallèles portant sur des revendications salariales et de conditions de travail notamment dans les raffineries de pétrole et différentes entreprises publiques ou para-publiques (les hôpitaux parisiens, le musée du Louvre, les archives nationales, les éboueurs, les travailleurs du port de Marseille…).

- la forte mobilisation des lycéens, pourtant pas encore intégrés au monde du travail mais réagissant en futurs exploités, au besoin avec violence (cf. les saccages au centre-ville de Lyon et au tribunal de commerce de Nanterre)

 

Dans ce contexte, on comprend bien pourquoi a surgi le slogan Bloquons l’économie. Même si ce slogan n’est pas plus « révolutionnaire » (il ne s’agit pas de « détruire l’économie ») qu’il ne s’est révélé efficace (le moins qu’on puisse dire c’est que l’économie française n’a été que très modérément « bloquée » !!!), il présente l’intérêt de sortir de la sphère des revendications partielles pour s’en prendre directement à l’économie.

Du côté du coût de la reproduction de la force de travail, les réformes portent sur la baisse des dépenses de santé et d’éducation et, plus généralement, la rentabilisation des services publics, la hausse des cotisations sociales et des taxes, des réductions et suppressions de minimas sociaux… Si la mise en place des réformes a été progressive depuis les années 80, elle s’accentue depuis la crise de 2008, rendant la survie de plus en plus difficile à la majorité de la population, et encore plus aux travailleurs précaires, « réservistes » de la force de travail, et aux travailleurs surnuméraires, ceux dont le capital n’a plus l’usage. Pour ces derniers, la seule chance à s’employer est le secteur de l’économie informelle, lequel appartient tout de même en réalité à l’économie globale.

 

Cette situation implique un contrôle social accru de l’Etat par un renforcement de la répression : fermeture des frontières, chasse aux sans-papiers, conditions tyranniques d’obtention ou de maintien des allocations de chômage et des minima sociaux, coupures de gaz et d’électricité et expulsions locatives en toutes saisons, enfermement des jeunes déviants… deviennent notre paysage quotidien et suscitent régulièrement des résistances et révoltes de prolétaires subissant l’accroissement de leurs difficultés financières et une répression de plus en plus omniprésente.

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[1] Parce qu’il avait été soutenu par Henry Ford, patron des automobiles du même nom
[2] L’origine des pratiques d’action directe remonte au syndicalisme révolutionnaire de la fin du XIXème siècle, mis en forme par la « Charte d’Amiens » de 1906 assignant au syndicalisme un double objectif : la défense des revendications immédiates et quotidiennes et la lutte pour une transformation d’ensemble de la société en toute indépendance des partis politiques et de l’Etat. Cette charte reste aujourd’hui encore la référence d’une partie du mouvement syndical même si c’est souvent sous une forme bien édulcorée
[3] Un exemple : à la raffinerie de pétrole de Grandpuits, quand les syndicats ont vu arriver un nombre important de gens venus participer au blocage de la raffinerie, ils les ont envoyés manifester dans la villed’à côté !

Collectif de la Revue Internationale Sur la Crise – Paris

 

 Ce n’est pas un type, mais le modèle capitalisme néolibérale qui en ai responsable" Tous furent touchées, mais tous ne mouraient pas: Les places financières doivent se préparer à un été maussade, tandis que les peuples meurent a petit feu. Car la crise européenne avance chaque semaine un petit peu plus.cf Le ralentissement de l'économie mondiale?A travers PSA :Comprendre...Les 30 patrons trop bien payés, néolibéralisme : dates et noms

 

La BCE : polique monétaire, Après PSA, Doux au rapport ? En savoir plus : economie, poitique, société, polique monétaire, la bce, banque centrale europenne, le ministre de l'economie et des finances, pierre moscovici, mario draghi, françois hollande , serge halimi, le grand bond en arrière  Hollande : président normal? - /hensozu, anarkia , l'indigné révolté , citoyenactif, Capitalisme et crise... - citizen Khane, hensozu, anarkia:

 
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