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07/10/2012

Le bout de la logique 1

Retour à l'âge du fer ?

il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation . Mis sur facebook



humour 81.jpg[b]Enjeux alimentaires et profits[/b ]L’Afrique est une « mine d’or » pour les investissements, selon Pékin : – Altermonde : Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « : » C’est l’ONG Norwegian People’s Aid qui s’alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d’information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l’Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l’hectare revient donc à… 3 centimes d’euros

Persée : Les problèmes que pose l’expansion du mouvement … : Une libéralisation financière croissante malgré les crises

bataille pour l'énergie.pngL'internationalisation de l'alimentation ; LES EMEUTES DE LA FAIM Tout le premier semestre de cette année a été marqué par les émeutes de la faim dans de nombreux pays. Pour ne parler que de l’Afrique, le Burkina Faso, le Cameroun, le Sénégal, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, et le Maroc ont connu des manifestations de colère. Si la crise alimentaire ne pose essentiellement, dans les pays déve-loppés, qu’une question de pouvoir d’achat, ses consé-quences sont plus graves dans les pays du sud.

bataille de l'éenrgie 1.jpgLes interdépendances économiques mondiales, amplifiés par la financiarisationet l’internationalisation de la finance sont à les symptomes et les causes des dérives de nos systèmes politique, économique, culturelle…. Chaque jour, tant l’Europe que les Etats-Unis se rapprochent de Tokyo


Quand le monde manquera de métaux
Par Agnès Rousseaux (26 septembre 2012)
 

 
Retour à l’âge du fer ? Quand le monde manquera de métaux
 

Aujourd'hui, près d'un milliard de personnes souffrent de la faim. C'est un être humain sur sept.
En 2050, nous serons 9 milliards sur Terre. La demande alimentaire va augmenter de 70%. Le prix des aliments de base pourrait plus que doubler au cours des 20 prochaines années.
Notre planète a les moyens de tous nous nourrir.
Mais pour cela, il faut changer notre façon de produire, de partager et de consommer la nourriture.


 

Le 7 avril 2010 sortira en salle le nouveau documentaire de Coline Serreau : "Solutions locales pour un désordre global". Dans cet entretien, la réalisatrice nous présente son film où l'on retrouve notamment , Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde ou encore M. Antoniets en Ukraine...
Entretien | Coline Serreau présente "Solutions locales pour un désordre global"

 

Société de consommation ( source Ekopia)

Le bouleversement apporté par le XXe siècle, amorcé dès la fin du XIXe avec la révolution industrielle, a été d'inverser les proportions en donnant de plus en plus d'importance au superflu et de moins en moins d'importance à la transcendance.

Les deux ( péril écologique et sociale) vont de pair puisque que le système capitalisme actuel est très destructeur socialement et écologiquement. . Qu'aux crises précédentes déjà grave, le manque de réponse et le laisser faire a accentué les effets dévastateurs qui touchent maintenant la biosphère. Le système va dans le mur. C’est ce que dénonce la confédération Atanka liée la confédération paysanne dans sa pétition Premier procès FCO : mobilisation ! Vous êtes près de 7000 à avoir signé la pétition de soutien aux agriculteurs en lutte contre l'obligation de vaccination contre la FCO.

 

Le nouveau rapport Oxfam, Cultiver un avenir meilleur, montre comment les défaillances du système alimentaire mondial et les conséquences du changement climatique creusent les inégalités, détruisent les ressources naturelles et vont entraîner de nouvelles crises. Il montre aussi les solutions à cultiver pour nourrir la planète. Les 22 et 23 juin, les ministres de l'Agriculture des pays participant au G20 se réunissent à Paris, pour un "G20 agricole", à quelques mois du G20 de novembre, qui se tiendra à Cannes.
Oxfam France et d'autres organisations de la société civile se mobilisent pour faire entendre les voix et les droits des petits agriculteursEn pleine crise financière et économique, la France accueille une nouvelle réunion du G20, les 20 pays les plus puissants de la planète, à Cannes les 3 et 4 novembre prochains. A la légitimité contestée, ce G20 ne devrait pas plus aboutir à des décisions à la hauteur des enjeux que les précédents. Alors que de très nombreuses analyses et propositions alternatives existent. Comme en témoigne cette vidéo réalisée dans le cadre du projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org) à partir d’interviews d’intellectuels et militants du monde entier, dont Naomi Klein, Pablo Solon, Susan George ou Nnimmo Bassey :G20 à Cannes : business as usual ou alternative globale ? (également disponible sur demande en DVD pour des projections publiques). Plus d’informations sur le sommet des peuples qui sera organisé à Nice à cette occasion : http://www.mobilisationsg8g20.org/


Pour demander au G20 de :
→soutenir et protéger l'agriculture paysanne,
→mettre en place des mécanismes de régulation des prix alimentaires,
→lutter contre la spéculation et l'accaparement de terres,
Signez la pétition lancée par Artisans du Monde, ATTAC, la Confédération paysanne et Peuples Solidaires/ActionAid, qu’Oxfam France soutient.

 


MAIN BASSE SUR LE RIZ
Un film de Jean CRÉPU et Jean-Pierre BORIS
2009, 82 mn

Fipa d'or 2010 (Festival international de programmes audiovisuels) pour les Grands reportages et Faits de société. PDF]main basse sur le riz - ARTE

 


Main basse sur le riz

 


Au printemps 2008, le prix du riz est multiplié par six en quelques mois. Du jamais vu. Ce sont les plus pauvres qui souffrent de cette explosion des prix. Des manifestations éclatent dans une quarantaine de pays. On parle d’émeutes de la faim.
Que s’est-il réellement passé au printemps 2008 ? Qui a provoqué cette panique ? Qui en a bénéficié ? Quelles leçons ont été tirées et quelles décisions ont été prises ?
Ce documentaire d’investigation nous fait pénétrer dans la très discrète filière mondiale du riz. Et permet de mieux comprendre la complexité d’un marché dont les enjeux sont considérables pour la sécurité alimentaire mondiale de demain. On ne RIZ pas avec la faimFace à la crise écologique... , Les raisons de la colère


 
500 Tours Eiffel : c'est ce que nos sociétés modernes consomment en métal chaque 24 heures. De la moindre puce électronique jusqu'aux gigantesques buildings, les métaux sont partout. Or certains sont en voie d'épuisement : les gisements de cuivre, de nickel ou de zinc n'ont plus que quelques décennies devant eux. Et si le recyclage se développe, la consommation s'emballe. Enquête sur une pénurie désormais annoncée.

L'humanité est accro aux métaux. Câbles électriques et circuits électroniques, transports individuels ou collectifs, électroménager ou BTP... Les métaux sont partout. On en oublierait presque qu'ils constituent une ressource non renouvelable. Comme pour les hydrocarbures, il faut plusieurs millions d'années pour en renouveler les stocks. Or, côté consommation, la tendance est à l'emballement. « En l'espace d'une génération, nous devrions extraire une quantité plus grande de métaux que pendant toute l'histoire de l'humanité », prévient Philippe Bihouix, ingénieur centralien et co-auteur d'un
livre de référence sur le sujet.
 
Moins de vingt métaux étaient exploités dans les années 1970. Ce chiffre a depuis été multiplié par trois. Mais les réserves ne sont pas infinies. Une cinquantaine de métaux – sur la soixantaine exploités – seraient menacés de pénurie. Il reste plus d'un siècle de réserve pour le cobalt ou le platine. Celles de l'argent, de l'antimoine (utilisé notamment dans l'électronique), de l'indium (utilisé dans les cellules photovoltaïques ou les écrans LCD) se limiteraient à 20 ans, pointe l'étude de Philippe Bihouix. Et il ne resterait que 30 à 60 ans de réserve pour la plupart des grands métaux industriels : zinc, cuivre, nickel, plomb...
 
500 Tours Eiffel par jour
 
Environ 2 milliards de tonnes de métaux sont consommés chaque année, surtout du fer (1,7 milliard de tonnes [
1]). L'équivalent de 200 000 Tours Eiffel par an ! Soit plus de 500 par jour. Et chaque Français « consomme » en moyenne l'équivalent de 700 grammes de métaux en 24h !
 
Pourquoi s'inquiéter, rétorqueront certains, les métaux sont présents partout : dans la roche, dans chaque poignée de terre, dans l'eau de mer. La quantité totale de cuivre dans les terres émergées – jusqu'à une profondeur de 1 km sous terre – serait d'environ 20.000 milliards de tonnes. Soit un million d'années de notre consommation actuelle. Tout irait bien... S'il n'était pas impossible de passer l'ensemble de la croûte terrestre au tamis.
Une pénurie de cuivre en 2040 ?
 
Les véritables « réserves », elles, sont limitées. Les réserves constituent les ressources identifiées que l'on peut techniquement extraire au prix actuel. Les réserves de cuivre sont ainsi 10 000 fois moindres que la quantité totale présente sur la planète [
2]. L'humanité consomme actuellement 16 millions de tonnes par an, notamment pour les fils électriques. Ce qui laisse, à production constante, une trentaine d'années avant de manquer de cuivre.
Trouvera-t-on de nouvelles réserves dans les décennies à venir ? Les sols ont déjà été beaucoup explorés. Cas emblématique : l'or. C'est le seul métal à avoir franchi son « pic » de production. Son extraction n'augmente plus, bien que 45 % des dépenses d'exploration lui sont consacrées. Le défi à relever n'est pas tant la diminution des dernières réserves, que l'énergie croissante nécessaire pour exploiter les futurs filons.
 
 
« Une mine d'or, en Afrique du Sud ou en Australie, produit à peine 5 grammes par tonne, contre 20 il y a un siècle. Vu le prix, on peut aller chercher quelques grammes d'or par tonne de terre, mais on ne pourra pas se le permettre pour le cuivre », explique Philippe Bihouix. Les gisements les plus rentables, créés par la tectonique des plaques, le volcanisme ou le cycle de l'eau, sont déjà exploités. L'extraction des réserves moins concentrées a déjà commencé. Alors qu'on produisait 18 kg de cuivre par tonne de roches extraite dans les années 1930, on n'en trouve plus que 8 kg aujourd'hui.« Il n'est pas possible de dépenser plus d'énergie pour tous les métaux. On ne va pas ramasser à la petite cuillère les dernières ressources naturelles », pointe l'ingénieur.
 
Métaux et ressources énergétiques sont étroitement liés. Il faut toujours plus d'énergie pour extraire des métaux moins concentrés. Et les métaux sont toujours indispensables pour produire de l'énergie... Quand atteindrons-nous la limite énergétique qui rend l'extraction d'un métal non rentable ou impossible ? C'est le même processus que pour l'exploitation du pétrole. La production de 100 barils de pétrole nécessite 2 barils en Arabie Saoudite, contre 10 à 15 barils pour l'extraction offshore dans le Golfe du Mexique. Et 25 à 35 barils pour l'extraction des sables bitumineux de l'Alberta au Canada [
3].
 
Sans métaux, plus d'énergie
 
Nous dépensons aujourd'hui environ 10 % de l'énergie primaire mondiale pour l'extraction et le raffinage des métaux. Combien en dépenserons-nous demain ? Et plus on consomme d'énergie, plus on émet de CO2... pour la même quantité de métal [
4]. Sans compter les conséquences environnementales et sociales, lorsque, les réserves diminuant, il deviendra rentable de lancer l'extraction dans des zones protégées ou inaccessibles, avec des procédés plus polluants et des conditions de travail plus pénibles. Une spirale infernale, alors que les conditions d'extraction minière sont déjà très dures [5].
 
Toutes nos sources d'énergie actuelles sont dépendantes des métaux. Des raffineries pétrolières aux gazoducs, des cellules photovoltaïques aux turbines d'éoliennes, des moteurs de véhicules aux batteries électriques... Les énergies renouvelables, nucléaires ou fossiles ne peuvent se passer des métaux. Côté nucléaire, « les « crayons » de combustible sont emballés dans des gaines de zirconium : 50 ans de réserves. Les centrales et les conteneurs pour les déchets nécessitent nickel, chrome, titane, cobalt, tungstène et plomb : 50 à 100 ans de réserves pour les plus abondants », détaille Philippe Bihouix. « On ne pourra pas tenir 10 000 ans avec le nucléaire. » Comment sans ces métaux renouveler les parcs nucléaires une ou deux fois par siècle ?
L'impératif du recyclage
 
Que faire face à cette situation ? Mieux recycler les métaux semble une évidence. Les grands métaux, comme le fer, l'aluminium ou le cuivre sont, en théorie, recyclables à 100%. Et leur recyclage est très rentable énergétiquement : récupérer de l'aluminium consomme 20 fois moins d'énergie que la production de métal neuf ! Reste qu'on ne pourra jamais en recycler 100 %. Difficile de collecter toutes les agrafes utilisées, les opercules de pot de yaourt ou les paires de lunettes ! Le pourcentage de perte diffère selon les métaux. Il est par exemple de 30 % pour le nickel, un métal pourtant bien récupéré dans des filières de recyclage...
 
La multiplication des alliages posent aussi problème. Impossible de séparer les éléments imbriqués ou les matériaux composites. Ou de faire du tri dans les 3 000 sortes d'alliage de nickel. Comment recycler complètement un ordinateur portable, qui contient 30 métaux différents ? Ou un « superalliage » de l'aéronautique, composé de 15 métaux ? De quoi compliquer sérieusement une tâche déjà immense. Surtout quand notre système économique basé sur la consommation – et un taux d'équipement toujours plus élevé – provoque l'accélération des cycles de production et des innovations... Concernant les déchets d'équipements électriques et électroniques (D3E), une directive européenne impose leur collecte à hauteur de seulement 20%.
 
Revenir à l'âge du fer ?
 
 Retour à l’âge du fer ? Quand le monde manquera de métaux
 
A ces limites s'ajoutent les usages « dispersifs » : l'incorporation de métaux dans des produits chimiques ou des objets de consommation courante. Mercure dans les shampoings, plomb et cobalt dans les teintures capillaires, bismuth dans le rouge à lèvres, ou titane et sulfate de zinc, comme colorant blanc de votre dentifrice ! Encres et pigments du papier, déodorants, pneus, peintures, engrais et pesticides, incorporent des métaux à des degrés divers.
 
 
Des usages dispersifs qui peuvent représenter une part importante de la production : 20 % pour le cobalt, 98% pour le titane (qui, sous forme de dioxyde, est le colorant blanc universel). Et les innovations ne manquent pas : les chaussettes « anti-odeur » aux
nanoparticules d'argent qui partent dans les égouts au bout de quelques lavages, ne vont pas arranger la situation. « Ce sont autant de métaux qui ne seront pas disponibles pour les générations futures. Quand on crame du cuivre, du plomb ou du lithium dans les feux d'artifice, ce n'est pas très sympa pour l'Homo sapiens de 2250 qui en aura besoin, » illustre Philippe Bihouix.

Quels substituts aux métaux ?
 
Substituer un métal par un autre s'avère aussi compliqué. Des métaux, utilisés comme catalyseur dans le secteur de la chimie, pour fabriquer du nylon ou de la margarine par exemple, pourront peut-être, pour certains, être remplacés par une « catalyse enzymatique ». Pour quelques applications, des solutions seront imaginées. Mais le problème est systémique : comment substituer en même temps plusieurs métaux par d'autres ? Certains sont irremplaçables, comme l'or, le nickel, le cobalt ou l'étain – utilisé pour les soudures en plomberie ou dans les cartes électroniques.
 
Sans oublier le cuivre, qui sert au transport du courant électrique : 8 millions de kilomètres de câbles de cuivre maillent l'Europe !(...). Ces métaux ne devraient pas manquer à moyen terme. Mais ils ne suffiront pas à remplacer toute la richesse de ceux qui sont en voie d'épuisement.
 
Spéculation effrénée et tensions géopolitiques
Cette situation commence à préoccuper les États. En
2010, des tensions entre la Chine et le Japon – et la menace d'un embargo – ont fait prendre conscience de la dépendance mondiale aux « terres rares », ce groupe de 17 métaux utilisés dans les produits de haute technologie (téléphones portables, écrans LCD, éoliennes, scanners médicaux...). Ces métaux sont aujourd'hui exportés à 97 % par la Chine, qui dispose d'environ un tiers des ressources mondiales. L'Europe
importe 48% de son cuivre, 100% du cobalt, du platine et du titane... Quant à la production française, elle est en constante régression [6].
 
Résultat : les prix des métaux flambent. Entre 2005 et 2009, la demande en minerai de fer a augmenté de 47 % et les prix de 93 % ! Quant au cuivre, sa valeur a
triplé entre 2009 et 2011. Une situation aggravée par la financiarisation des échanges : investissements spéculatifs sur les réserves de métaux, développement du « trading de haute fréquence », concentration des opérateurs.
 

Comment expliquer la récente envolée des cours ?
Par l'agitation sociale qui secoue le premier producteur de platine au monde, l'Afrique du Sud. Le pays extrait 75% de la production mondiale.

 Et ce jusqu'à ce que les nouvelles en provenance de Chine soient meilleures et que le secteur automobile reprenne du poil de la bête.La hausse des cours du platine ne devrait donc pas se poursuivre. Quand à  l'or a toutes les risques de reprendre sa tendance haussière car, contrairement au platine, les fondamentaux : demande en hausse aussi bien des banques centrales que des particuliers (saison des mariages en Inde) et perspectives de nouveaux assouplissements monétaires.

Des réserves contrôlées par quelques multinationales
 
Le poids financier des métaux représente désormais un quart de celui du marché du pétrole. Et 20% des échanges internationaux de matières premières [
7]. De quoi attirer les spéculateurs... Au point que les exigences de rentabilité financière l'emportent sur le souci de répondre à la demande mondiale en métaux. Quelques multinationales ont fait main basse sur une partie des stocks : la multinationale suisse Glencore, leader mondial sur le négoce de métaux, contrôlerait ainsi 60 % du zinc mondial, 50 % du cuivre, 22 % de l'aluminium [8]... A la fois propriétaire de sociétés minières et acteur du négoce mondial, Glencore peut intervenir sur les stocks physiques et donc le prix des matières premières, et en même temps parier sur les marchés... Une situation qui n'augure rien de bon pour la gestion de la raréfaction des métaux !

 L'Afrique du Sud est régulièrement secouée par des grèves de mineurs. En fait, depuis le début de l'année, les conditions de travail – et salariales – des mineurs sud-africains se sont détériorées. En février dernier déjà, les salariés de la plus grande mine du monde, Rustenburg, se sont mis en grève pendant plusieurs semaines pour réclamer une hausse de leur salaire. La production avait été alors arrêtée et les cours s'étaient déjà envolés.

Rustenburg (Afrique du Sud) - Wikipédia : Rustenburg (ville du repos en afrikaans) est une ville de la province du Nord-Ouest, dans la région ouest du Transvaal, en Afrique du Sud. Elle est l'une des neuf villes (dix stades dans neuf villes différentes) qui accueillent la Coupe du Monde 2010

Une situation qui se répète aujourd'hui en particulier dans la mine de Marikana (12% de la production mondiale) exploitée par le britannique Lonmin. Là encore, les salaires sont au coeur des revendications des grévistes. Le mouvement a progressivement gagné d'autres mines sud-africaines. Le 16 août dernier, le mouvement a même tourné au drame alors que les affrontements entre grévistes et forces de police ont fait 44 morts.

Lonmin - Wikipédia : Lonmin plc (ex Lonrho plc) est une entreprise minière britannique faisant partie de l'indice FTSE 100. Voir Grève des mineurs à Marikana. en)Site officiel

La situation s'envenime et s'enlise, la production est au point mort et les cours du platine flambent tandis que les actions des minières comme Lonmin dégringolent. Afrique du sud : 12 000 mineurs licenciés et un syndicaliste tué
..., Afrique du Sud. La tension monte à Rustenburg - Monde -

Face aux enjeux du contrôle des métaux, la Commission européenne a adopté en 2008 la stratégie « 

Initiative sur les matières premières », sous la pression des lobbys indutriels et miniers. Objectif : exiger des autres pays du monde un abandon ou une très forte limitation des « restriction aux exportations ». L'Europe veut sécuriser ses approvisionnements, à n'importe quel prix.

Lueur d'espoir en vue ou marasme persistant ?
Existe-t-il un espoir que la situation s'arrange rapidement ? En fait, pas vraiment. Le problème c'est que depuis quelques mois, le marché du platine est déprimé, et même en profonde révolution.

Pourquoi ? Plusieurs raisons structurelles à cela :
1. L'augmentation des coûts d'exploitation des minières
. La hausse des prix de l'énergie (électricité et pétrole) ainsi que les (légitimes) revendications salariales des mineurs pèsent sur la marge de nombre de minières.

2. Le ralentissement global du prix des matières premières. Et derrière cette déprime du secteur se cache bien évidemment la Chine. Alors que l'économie du pays ralentit (à quel point, c'est sujet à controverse) et que sa demande en matières premières suit la même tendance, le cours des commodities flanche de manière générale.

3. Le recul du secteur automobile.Car le platine est essentiellement un métal industriel. Près des trois-quarts de la demande en platinoïdes viennent de l'industrie automobile. En effet, le platine est utilisé pour la fabrication de pots catalytiques. Recul de l'automobile signifie donc baisse de la demande et donc affaiblissement durable des cours.

Le marché du platine est donc profondément marqué par une situation économique déprimée. Face aux reculs de la demande et de leurs profits, les groupes miniers sont donc obligés de se restructurer :
- Les dépenses d'investissements sont en net recul, de même que les embauches. Plus de 130 000 emplois auraient été supprimés en Afrique du Sud.
- Certaines mines peu rentables doivent fermer.
- Et enfin, d'autres miniers ont décidé de profiter de la période pour revoir entièrement leur mode de production. "Touché par une grève, un mineur de platine de taille moyenne, Royal Bafokeng Platinum, va investir dans la mécanisation pour maintenir ses marges de profit. Ce qui lui permettra de diminuer sa masse salariale, tout en étant capable de satisfaire les demandes d'augmentation de salaires des mineurs restants", nous apprend L'Usine nouvelle.

Qu'en conclure ?

 

Des abysses du Pacifique à la planète Mars
En France, le Sénat s'est également emparé de cette question [
9] et le gouvernement a créé en 2011 un Comité pour les métaux stratégiques (Comes), piloté notamment par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Mais ses intérêts semblent avant tout économiques : « La première préoccupation est que chaque entreprise connaisse sa vulnérabilité », explique le secrétaire général du Comes. « Des politiques restrictives, des grèves, des accidents pourraient mettre des filières industrielles en péril en quelques semaines. » Et comment la France, complètement dépendante des importations, fera-t-elle face aux pénuries qui s'annoncent ? La question ne semble pas à l'ordre du jour...
 
La stratégie actuelle des États et entreprises semble être la recherche incessante de nouveaux gisements. Et quand ceux-ci ne suffiront plus, ira-t-on chercher des métaux au fonds des océans ou sur d'autres planètes ? En juillet 2011, des chercheurs japonais ont
annoncé la découverte d'immenses gisements de « terres rares » au fond du Pacifique : près de 100 milliards de tonnes. Des réserves 1000 fois supérieures à celle recensées jusqu'à présent, selon l'étude publiée [10]. Mais quelle débauche d'énergie et de technologies seront nécessaires pour exploiter ces gisements, situés entre 4 000 et 6 000 mètres de profondeur ? Quel prix faudra-t-il payer demain pour aller prospecter de nouvelles réserves de métaux à plus de 2000 mètres sous la couche terrestre ? Quant à faire de la Lune ou de nos planètes voisines nos futures réserves géologiques... « C'est la vie, la tectonique des plaques qui créent les concentrations de métaux. Sur la Lune, vous risquez de ne trouver qu'une soupe indifférenciée », décrit Philippe Bihouix. Pas de quoi rentabiliser le voyage aller-retour.
 
Nos arrières-petits enfants, des « ferrailleurs-cueilleurs » ?
 
Face à l'emballement de nos besoins en métaux et les rendements décroissants pour les extraire, l'ONU appelle à « découpler » le taux de croissance économique du taux de consommation des ressources naturelles. Les
estimations ont de quoi faire peur : le volume de minéraux, minerais, combustibles fossiles et biomasse consommés chaque année par l'humanité pourrait atteindre 140 milliards de tonnes d'ici 2050. Soit trois fois les niveaux actuels. Et 23 fois plus qu'au début du 20ème siècle. Chaque être humain consomme en moyenne 8 tonnes par an de ressources naturelles – produits agricoles, bois, énergies fossiles ou métaux [11]. Soit 22kg par jour ! Les gisements bon marché et de bonne qualité de certaines ressources essentielles comme le pétrole, le cuivre et l'or commencent déjà à s'épuiser, souligne l'ONU, qui invite « à modifier considérablement les politiques des gouvernements, le comportement des entreprises et les modes de consommation du grand public. »
 
Recycler davantage, ralentir les cycles de consommation, en luttant par exemple contre l'obsolescence programmée, réparer plutôt que jeter, diminuer les usages dispersifs. Les moyens sont nombreux pour réduire l'actuel gaspillage des pays économiquement développés. Mais cela ne suffira sans doute pas, sans changer profondément nos modes de vie, de production et de consommation. « Quel avenir veut-on laisser aux générations futures ? Un retour à l'âge de fer, un monde où quelques dizaines de millions de « ferrailleurs-cueilleurs », survivants de la grande panne ou de l'effondrement, retrouveront l'abondance en exploitant le stock de métaux en place dans les bâtiments délabrés, les décharges, les usines à l'arrêt ? » questionne Philippe Bihouix. Reste à faire prendre conscience des enjeux, pour freiner la course infinie à l'extraction, avec toujours plus de conséquences sociales et environnementales. « Expliquer le pic du pétrole est déjà compliqué ! Avec les métaux, on a 60 histoires différentes... ». Nous n'aurons pourtant bientôt sans doute plus le choix.
Agnès Rousseaux
 
Photos :
 Métal /
KittyBitty via Flickr
 Mineur : © Steve Mc Curry
 Mine d'or au Congo /
The Velvet Rocket
 
 

Notre pouvoir de nuisance y est montré, en mettant en avant combien de temps la nature reprend ces droits si l'homme disparaissait du jour au lendemain ( peut importe comment, ce qui est important est après : " Population Zero - Un monde sans homme (Fin du monde)
Japon : cette déflation qui n'en finit pas.. - citoyenactif, Nous ne vivons pas une » crise », mais un coup d’état social - anarkia, Nous ne vivons pas une » crise », mais un coup d'état social - indigné révolté, Est ce la "Fin de la Zone euro"... ou du "capitalisme"? - l'indigné
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4p8i-pr9BWs


 

Notes
[
1] et quelques dizaines de millions de tonnes d'aluminium, chrome, cuivre, manganèse, zinc, les principaux métaux extraits aujourd'hui
 
[
2] Seulement 500 millions de tonnes, voire 3 milliards de tonnes de « ressources ultimes », selon l'United States Geophysical Survey (USGS), c'est-à-dire des ressources identifiées mais pas encore exploitables avec les techniques et au prix actuel
 
[
3] Cette limite physique s'appelle Energy Return On Energy Invested (EROEI)
[
4] Le rejet de CO2 augmente avec la consommation d'énergie, elle-même inversement proportionnelle à la teneur des gisements. « Cela apparait de manière patente quand on compare les émissions de CO2 de la production de différents métaux entre le cuivre (5 à 10 t CO2/t de cuivre produite présent à 0.8% en moyenne dans les gisements), l'argent (de l'ordre de 200 t CO2/t pour des gisements exploités à quelques centaines de g/t), le platine (10000 t CO2/t pour des gisements de quelques g/t). » Jacques Villeneuve, Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), Service Environnement et Procédés. Source
 
[
5] A lire, sur l'extraction du cuivre en Zambie : Glencore : comment une multinationale pille l'Afrique avec la complicité de l'Europe. La production d'une tonne de cuivre nécessite aujourd'hui 80 à 150 kg d'explosifs pour les mines à ciel ouvert, une demi-tonne d'acide sulfurique et provoque des émissions de 20 à 2500 kg de dioxyde de soufre... Avec des conséquences sanitaires souvent dramatiques pour les populations locales. Au Pérou, 75% de la forêt amazonienne est cédé en concession à des entreprises pour l'extraction de ressources naturelles !
[
6] La France produit surtout du nickel et du cobalt en Nouvelle-Caledonie, et de l'or en Guyane.
[
7] 50% des échanges internationaux de matières premières concernent l'énergie et 30 % les produits agricoles
[
8] Lire ici.
[
9] Le rapport du Sénat pointe notamment l'insuffisance de la recherche sur les métaux stratégiques : « Il est significatif que plus aucune école d'ingénieur ne comporte le terme métallurgie dans son intitulé ! (...) Cette situation apparaît d'autant plus insatisfaisante que la formation et la recherche en métallurgie perdurent aux États-Unis et se développent en Chine comme au Japon. »
[
10] "Nous estimons qu'une zone de un kilomètre carré entourant l'un des sites de prélèvement pourrait satisfaire à elle seule un cinquième de la consommation annuelle mondiale de ces éléments", écrivent les chercheurs. Source
[11] Selon un rapport des Amis de la Terre (en anglais)

Blog / Le bout de la logique - nicocitoyenactif

Japon : cette déflation qui n'en finit pas.. - citoyenactif, Nous ne vivons pas une  » crise », mais un coup d’état social - anarkia, Nous ne vivons pas une » crise », mais un coup d'état social - indigné révolté, Est ce la "Fin de la Zone euro"... ou du "capitalisme"? - l'indigné

27/06/2012

Qui est Georges Soros ?

 

 

Charlie Chaplin-Modern Times.mpg (durée 1h27 min), de la servitude moderne - video , :

  

« Tout ce qui n’est pas donné est perdu.»
Proverbe indien

 

chronqiue,daniel mermet,la bas.orgEconomie d’échelle : cas air France

La critique des libéraux et néolibéraux de l’état providence, même en miette après plus de 30 ans de néolibéralisme et de casse social (  :« Toutefois, t, l'Etat, toujours et partout, travaille à mal diriger le capital, à déformer les marchés et à accepter la sottise.». cf voir aussi « La main invisible », Keynes serait elle la solution ? - citizen Khen

- citizen Khane

La crise de l'Euro, c'est la crise du modèle occidental :

 « Les marchés perdent patience... et confiance, surtout ! Il faut dire que la Grèce n'y met "vraiment pas du sien". Entre l'absence coordonnée du Premier Ministre et du ministre des Finances et, en pleine période d'austérité, l'annonce d'embauches de près de 70 000 fonctionnaires grecs depuis deux ans, on commence à se demander si l'on vit sur la même planète... » « Certains commencent ainsi à craindre le pire. Le "nouveau sommet" de la fin de semaine permettra-t-il d'apaiser tout cela ? »

« La main invisible »Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien – Hensozu : Spéculation immobilière, financière, sur les matières premières, précarisation accrue sur les salaires .... Rien n'est possible sans un système qui les généraliseL'espoir d'une coalition pro-austérité en Grèce ne rassure pas les marchés - Source : Reuters - 18/06/2012,  Grèce : la zone euro parée aux pires plans , les 15 banques dégradées par Moody’s jeudi , Les banques espagnoles ont besoin de 62 milliards d'euros, Chypre se résout à demander l'aide de Bruxelles pour ses banques en difficulté

 

La bombe du prêt étudiant ? _ l' indigné « Les fissures dans la doctrine du système mondialisé actuel sont de plus en plus nombreuses, même si le peuple n’en a pas confiance »« La main invisible » , Hensozu : Qu'en est-il de la bulle immobilière ?
Au Canada, la bulle immobilière n'a pas encore éclaté. Bien que les prix ont progressé continuellement depuis le début de l'année 2000. Effectivement, les prix ont plus que doublé entre mars 2000 et décembre 2011

 Pourquoi parler de crise et mobilisations ? – Saltabank,

chronqiue,daniel mermet,la bas.orgJ’ai écris dans  Succession de mauvaises nouvelles ? - blog Citoyenactif de Une manipulation des cours : S’agit ils  d’une seconde tentative de manipulation éhontée des marchés en l’espace de 24 heures ?.S’il a fallu recourir à deux reprises à l’expédient de la désinformation pour faire grimper artificiellement les cours, il est facile d’imaginer  quelle est la pente naturelle des indices, thermomètre des économies néolibérales !▪ Qui tire les ficelles de manière aussi grossière ?
▪ Les rumeurs sur le sort des banques espagnoles n’en finissent plus
▪ Espagne et créances douteuses et ruines saisies  (...) C’est bien là le problème : .▪ Les indices américains font de l’équilibrisme, attention aux coups de vent
En Europe et  Aux Etats-Unis aussi, Enchaînement  les mauvais chiffres…!

chronqiue,daniel mermet,la bas.orgMaurice le vaut bien !

Là-Bas au secours de Maurice Lévy, Patron de Publicis.

 Approfondissons, développons un point « Une manipulation des cours « 

chronqiue,daniel mermet,la bas.orgPour Georges Soros, la réponse est claire : non !

Le célèbre spéculateur évoque même un fiasco en perspective pour cet énième rendez-vous. Il a d'ailleurs livré une interview à Bloomberg TV en début de semaine qui ne m'a pas laissé de marbre... Voyez plutôt.

Qui est Georges Soros ?

chronqiue,daniel mermet,la bas.orgGeorges Soros  (George Soros - Wikipédia : est reconnu dans le monde de la Finance comme l'un des plus grands spéculateurs du XXe siècle. A son actif, plusieurs "coups" retentissants... notamment en 1992.

Cette année-là, le 16 septembre pour être précis, Soros a pris une importante position vendeuse sur la livre sterling. L'importance de sa position provoqua une telle chute de la devise que la Banque d'Angleterre dut se résoudre sortir du système monétaire de l'époque (SME). Pari gagné. La dévaluation de la livre qui suivit l'a rendu riche et célèbre.

La roublardise de l'homme ne s'arrête pas là. Il a de nombreux succès à son actif comme notamment une condamnation pour délit d'initié dans le raid boursier lancé sur la Société Générale à la fin des années 1980. Juin 13, 2012 Par Dan Gainor & Iris Somberg : Milliardaire libéral essaye de donner aux États-Unis. une société libérale, qu'elle ne peut pas refuser. Sommaire exécutif : « Les médias parlent souvent de gauche milliardaire George Soros – surtout ses investissements et son travail de charité. Mais ces mêmes histoires nouvelles donnent rarement une image complète de l'homme derrière beaucoup de libéraux ou progressistes"” organisations aux États-Unis et partout dans le monde. »

Le Centre de recherche de médias affaires et Media Institute a entrepris plus d'un an d'enquête sur George Soros, ses relations d'affaires, son engagement politique et ses nombreuses connexions aux médias. Cette enquête montre que beaucoup de plus que $8.5 milliards Soros a donné à l'organisme de bienfaisance a transformé en été utilisé pour plaider en faveur de politiques de gauche hardcore dans le monde entier. Ces résultats comprennent:

-          $400 Millions de manipuler de l'enseignement supérieur: (…)

-          Scandales mondiaux en grande partie inédit: ( …)

-          Contributions politiques pour la plupart des grands libéraux politiciens ( …)

-          Plus d'un demi milliard de Dollars pour financer la gauche ( …)

chronqiue,daniel mermet,la bas.orgVoir dans La Finance imaginaire - citoyenactif , La Finance imaginaire - la.bas.org : 
.

Aujourd'hui, je me pose la question de la finalité de son intervention de lundi sur Bloomberg TV...

George Soros on Bloomberg Television: U.S. Debt (8 avr. 2011 - 16 min) : Billionaire George Soros tells Bloomberg Television that the U.S. could absorb more debt.

George Soros Says Markets Are `Always Fallible' ; Oct. 10 (Bloomberg) -- Billionaire investor George Soros talks about global financial markets and his philanthropy. He speaks with Francine Lacqua on Bloomberg Television's "Eye To Eye." (Source: Bloomberg) 22 mai 2012 - 27 min

Connaissant la roublardise de l'homme (moins actif aujourd'hui mais qui garde malgré tout un regard – seulement ? – sur son célèbre Soros Fund Management : Charlie Rose - George Soros / Helen Mirren : video google  56 min)  A conversation with George Soros, Chairman, Soros Fund Management. A conversation with actress Helen Mirren about her book In the Frame: My Life in Words and Pictures.),il y a deux options :

  • il est déjà agressivement short.Il a vendu un peu plus haut sur les marchés et accentue la tendance avec ses commentaires. Peut-être a-t-il en effet commencé à initier des positions short après la réunion de la Fed de la semaine dernière et l'absence de QE3 ;
  • il commence à acheter. C'est cette seconde hypothèse qui, étrangement peut-être, attire mon attention. L'idée de "crier au loup" en faisant courir des bruits pour profiter de la panique et "ramasser le papier" est l'une des techniques préférées des spéculateurs (technique qu'il avait d'ailleurs utilisée lors de la crise asiatique de 1997).

Crier au loup pour déclencher une panique et "ramasser le papier"

Cela n'engage évidemment que moi, mais le fond de son interview me semble surtout voué à "attiser le feu". Car revenir sur des faits dont tout le monde sait qu'ils posent problème (comme les Eurobonds)... ou aller jusqu'à estimer qu'un échec ce week-end pourrait ni plus ni moins sonner le glas de l'euro me semblent un peu "gros"... Surtout dans un tel timing, à moins de trois jours de l'échéance donc, et qui n'a rien de "visionnaire".

En résumé, s'il mise sur une sortie de la Grèce à terme, je ne serais pas surpris qu'il envisage désormais quelques achats avant la fin de semaine. Techniquement d'ailleurs, comme nous allons le voir, cela pourrait vite se justifier...

Soros ou pas, sortie de la Grèce ou non, Mathieu vient de réaliser une série de 10 positions consécutives gagnantes depuis le début du mois, alors même que les marchés financiers sont en pleine débâcle.

Quant à son portefeuille, il gagne +45% (net de frais)!

Conclusion :

Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin (Globalia de Jean Christophe...…)  : La description de l’économie de Globalia n’est guère précise. On apprend simplement qu’elle est dominée par les monopoles et de ce fait étroitement contrôlée par une poignée de chefs d’entreprises mondiales. L’influence qu’ils exercent collectivement est pratiquement sans limites, au point de déposséder les institutions démocratiques de la réalité du pouvoir. L’abstention lors des consultations électorales est généralisée cf Lobby Planet, Les financiers au coin du bois 

chronqiue,daniel mermet,la bas.orgDans mon article sur « Les médias et la politique » : je traitais des spins doctor Spin doctors médiatique de la doctrine néolibérale ont tout faux, voir allume volontairement ou pas l’incendie.  Georges soros pourrais être un de ses spin Doctors, avec Jacques Attali qui sont a la fois des conseiller en communication et marketing politique agissant pour le compte d'une personnalité politique, le plus souvent lors de campagnes électorales

 

Dans George Soros, financier - Vidéo Dailymotion "Le financier George Soros est l'invité de Nicolas Demorand"  Sa critique du capitalisme" ( ou plus exactement de la technocratie qui serait responsable dans sa gestion de la crise) . La com, un monstre doux : Non, c’est pas la propagande, c’est pas la réclame, c’est pas la pub, c’est la com. La com, c’est comme une passerelle, un pont, c’est juste un bridge pour porter le message jusqu’à sa cible, c’est choisir la bonne image, c’est trouver le bon mot, la bonne musique, c’est choisir les bons acteurs, la bonne lumière, les bons fumigènes, la bonne illusion, la bonne farine pour te rouler dedans, mon cher client Reportage de Pascale Pascariello et Gaylord Van Wymeersch

 

Le système financier international 1/6 : Dans le cadre des débats de l'alternative organisés par le CRREA et Marianne : débat sur le thème "Le système financier international : qui osera le réformer et comment ?".
Ont participé à ce débat : Paul JORION (anthropologue, sociologue et auteur de « Comment la vérité et la réalité furent inventées) ; Frédéric LORDON (directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne) ; Liêm HOANG-NGOC (économiste) ; Stéphane COSSET (économiste) ; Hervé NATHAN (rédacteur en chef du service Economie à Marianne).

 

Le système financier international 2/6, part 3/6, part 4/6part 5/6, part 6/6 ,

Et si Karl Marx avait raison ?  : Le capitalisme ne peut pas, à long terme, résoudre le problème économique de fournir une vie humaine pour les masses… Cette proposition est la base de l’approche de classe du Marxisme.  Sans elle il n’y a pas d’approche de classe, et il ne peut pas y en avoir. Si ce n’est pas vrai alors il n’y a aucune raison de ne pas être simplement un bon réformiste.3

Le Capital explique pourquoi il ne suffit pas d’être un bon réformiste; Un exemple : Le mardi 27 mars , Hollande et le patronat : Source : Reuters  18/04/2012

 

"Il ne faut pas rêver, il y a plus de patrons de droite que de patrons de gauche", concède un chef d'entreprise français, proche du Parti socialiste. Dans la course aux soutiens patronaux, François Hollande refait son handicap face à Nicolas Sarkozy. Discret sur ses relations avec le monde des affaires, le candidat socialiste cultive ses relais et a conquis une audience auprès des patrons, à l'image des banquiers maintenant ouverts à une discussion sur son projet de séparer les dépôts des activités spéculatives  Et si François Hollande voulait vraiment gouverner à gauche ? - 22-Jun-12  L'art D'ignorer les Pauvres , la finance folle , Loi 1973 et gardes fous , Le système est vulnérable,!,

Qui est Georges Soros ? – nicocitoyenactif, Article sur ma page Facebook : Les médias et la politique , Les vagues de privatisations, OPA d’entreprises, globalisation financière, Qui est Georges Soros ? ,  - citoyenactif

 

23/06/2012

La Norvège, et les garde fous néolibérale

Le cas de la Norvège : Rente pétrolière et mirage d’une prospérité :cf pour bien comprendre mes rouages du système actuel ,  L'Histoire des Choses, Documentaire |L'Histoire des Choses, Pour en savoir plus sur les dégâts de ce mécanisme implacable : Histoire de l'industrie pétrolière , Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique : « Prix du pétrole, pénuries électriques, ruée sur les ressources renouvelables, géopolitique des gazoducs ( Pétrole et gaz de schiste,...une guerre pour 2012 : « Un documentaire:Le grand Monopoly du gaz -, La crise de l'Euro, c'est la crise du modèle occidental


Nous sommes plusieurs à s’attaquer aux discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes. cf David Cameron prêt à dérouler le tapis rouge aux exilés fiscaux français. Mon article a été aussi mis sur mon mur  Facbook. cf la finance folle , Peur sur l'hôpital , Le chomage a une histoire , Toxic fringues . C’est peut être le point de rupture d’un monde dédié a la finance, un monde dans lequel l’économie n’est plus au service de l’Homme, mais l’homme au service de l’économie.La mise à mort du travail - du mercredi 20 juin 2012 à 04h10 : A voir: La gueule de l'emploi - Société par Didier Cros, L'art D'ignorer les Pauvres,  Voir aussi Quel leçon tiré de la crise? - indigné révolté, "

 

 Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien – Hensozu : Spéculation immobilière, financière, sur les matières premières, précarisation accrue sur les salaires .... Rien n'est possible sans un système qui les généralise

L'espoir d'une coalition pro-austérité en Grèce ne rassure pas les marchés - Source : Reuters - 18/06/2012 ,  Grèce : la zone euro parée aux pires plans

Fin de la Zone euro" - Citizen Khen, La bombe du prêt étudiant ? _ l' indigné " Les fissures dans la doctrine du système mondialisé actuel sont de plus en plus nombreuses, même si le peuple n’en a pas confiance

Régulièrement j’entends que Marx avait tord, puisque le modèle capitaliste néolibéral est toujours debout. Il n’a pas eu tord, n’a pas su anticipé les moyens technique, une certaine souplesse et l’impression de liberté lors de sa phase ascendante. Mais déjà depuis 30 ans en Europe. Cf. Et si Karl Marx avait raison ?, Les contradictions de la mondialisation: et si Marx avait raison (1)

 il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

 

la norvège,les garde fous néolibérale,finance,economie,société,politique,social démocratieCertain garde fous on permit de croire au mirage du capitalisme avec le «  confort lié a la société de consommation » des trente glorieuse

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction.  (….) Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. (….)

Dans   Les fonds pétroliers: des problèmes sous couvert de solutions - IMF : En introduction l’AMF dit «  La forte dépendance à l’égard des recettes pétrolières – qui sont volatiles, imprévisibles et appelés a ce tarir –complique considérablement les politiques budgétaires. Pour y faire face, biens des pays producteurs  de pétrole constituent des fonds pétroliers. Mais est-ce vraiment la solution ». Pourquoi ces fonds ? :  « La gestion publique, la transparence et la responsabilité peuvent être compromises par des fonds pétroliers qui sont généralement en dehors des systèmes budgétaires et ne relève souvent que d’une poignée de responsable du gouvernement ».

J’avais déjà abordé le cas du " Modèle Allemand" : Modele Allemand" : Une Main d’œuvre pas chère suite a la réunification de l’Allemagne et La création du deutschemark se fera dans la douleur

Prenons le cas de la Norvège et du garde fous lié a la rente pétrolière.

Un peu plus d'un demi-siècle s'est passé depuis que la Phillips Petroleum Company (depuis sa fusion avec ConocoPhillips) a découvert le champ pétrolifère Ekofisk en mer du Nord. La production a commencé en 1971 et a été suivie par un grand nombre d'autres découvertes très bénéfiques, concernant à la fois le pétrole et le gaz naturel. Depuis que le premier puits a été foré, le PIB de la Norvège, ajusté par rapport à l'inflation, a plus que quadruplé. Fort heureusement, la Norvège tire également 99% de sa consommation intérieure d'énergie de l'hydroélectrique. C'est une source intéressante, mais qui ne pâlira pas la dépendance aux énergies fossile si cela reste dans ce système ....

le PIB est un indicateur imparfait de la richesse d'un pays : le PIB mesure la production matériel
mais pas la production immatériel (soin, association...) qui sont pourtant des facteurs non-négligeable et il ne compte pas non plus les impact sur la production (pollution, stresse...)

En mars de cette année, la valeur totale du fonds souverain norvégien s'élevait à 3 496 milliards de couronnes (613 milliards de dollars) -- le plus important au monde. De son nom officiel " “Government Pension Fund of Norway » : The Government Pension Fund - regjeringen.no - Traduire cette page " ‘(Recherchez des résultats uniquement en français)., le fonds tire sa richesse non pas des cotisations de retraite mais principalement des revenus ( rente)  du pétrole, y compris les impôts, les dividendes, les revenus liés aux ventes et des droits de licence. Les Norvégiens l'appellent tout simplement le Oljefondet ou " fonds pétrole". Cf Government Pension Fund-Global - Wikipédia,

la norvège,les garde fous néolibérale,finance,economie,société,politique,social démocratie2. Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu’il a pris en l’espace d’un siècle sur la production et la consommation à la fois : Or la rente n’est pas de même nature que le profit : elle ne correspond pas à la création d’un surcroît de valeur, d’une plus-value. Elle redistribue la masse totale de le valeur au profit des entreprises rentières et aux dépends des autres ; elle n’augmente pas cette masse

 

Fonds, Pétrole, Norvégien, Actions - 

 

Sociétés : Le «fonds pétrole» norvégien détient 1 % des actions mondiales  : Soit un gain de 32 milliards de dollars en trois mois

 

 

Des fonds qui spéculent sur le pétrole - Le Journal du Net : " Les pays producteurs et les grosses compagnies pétrolières ne sont pas les seules gagnantes de flambée du prix de l'énergie. Il y a bien d'autres moyens pour s'enrichir avec l'or noir"" Plutôt discrets, certains se sont distingués par leurs performances spectaculaires avec des rendements supérieurs à 100% en 2007. Les fonds BP Capital, AAA, Merchant Commodity, Armajaro Commodity sont les plus célèbres

·   Maisons d'expulsés à vendre : Profitant des nombreuses expropriations aux Etats-Unis, une agence du Michigan propose à des investisseurs et des particuliers des visites en bus des demeures à reprendre. Avec de gros rabais et des conseils financiers en prime

·  Fonds immobiliers : Paulson & Co (dirigée ironiquement par un ancien gérant de Bear Stearns, une banque américaine qui a annoncé des pertes records) présente un retour sur investissement de 437% sur les neuf premiers mois de l'année. Ce dernier vient ainsi d'intégrer le top 10 des plus gros hedge fund mondiaux, alors qu'il ne pointait qu'à la 69e place il y a un an. Lahde Capital, un fonds d'investissement basé à Santa Monica en Californie a même réalisé 712% de hausse sur le début de l'année, et même plus de 1000% depuis fin octobre. Du jamais vu sur les marchés financiers

·  Fonds or : C'est là que nous avons constaté des entrées importantes dans notre fonds" témoigne Graham Birch, gérant du fonds BlackRock Gold Find. Il assure ainsi avoir reçu un million de dollars par jour sur son fonds les six dernières semaines, avec un record de 3 millions en un seul jour

·  Fonds pétrole et matières premières : La valeur du fond "agriculture" de Shroders a par exemple augmenté de 20,09% sur un an

·  Fonds agriculture : Mais les rares acteurs du marché se frottent les mains. La valeur du fond "agriculture" de Shroders a par exemple augmenté de 20,09% sur un an. Mais attention : même avec une hausse des cours, le résultat peut être négatif. Car il faut retirer de l'indice de performance le coût de stockage, très important sur les céréales, et l'effet monnaie .


Le fonds pétrolier norvégien, bercé d'éthique | Le Cercle Les Echos : " « LE CERCLE. L'un des fonds les plus grands du monde surveille l'éthique et la morale des entreprises ou il investit. Le pétrole norvégien doit être la propriété des Norvégiens, et respecter l'image du pays : " Le fonds norvégien du pétrole assure :« 1) La transparence sur la contribution du secteur pétrolier.2) La transparence sur le montant de ce fonds qui est utilisé chaque année.

3) Le fonds est intégré dans le processus budgétaire (contrairement par exemple à l’Alaska, où le fonds est exploité indépendamment du budget du gouvernement).

4) La gestion du fonds est basé sur les décisions économiques professionnelles tout en satisfaisant les directives éthiques.

5) Le fonds est mis sous contrôle public démocratique"

 

Conjoncture : Norvège : la bulle immobilière gonfle avec le prix du pétrole : ". Les prix ont doublé en moins de dix ans. China Investment Corporation (CIC) multiplie les initiatives. Les marchés actions sont redevenus plus attrayants et de nombreux fonds sont à la tête d'importantes liquidités, aujourd'hui très mal rémunérées, estime Alain Bokobza. Devenus des acteurs importants de l'économie, les fonds souverains gèrent par exemple deux fois plus d'actifs que les hedge funds mais, à la différence de ces derniers, ils investissent sur le long terme, ce qui entraîne peu de soubresauts sur les marchés au quotidien.  [...]"Sociétés : OPA de 4 milliards de dollars dans le secteur des engrais : "Le norvégien Yara, numéro un mondial du secteur, lance une OPA amicale sur son homologue américain Terra, pour un peu plus de 4 milliards de dollars.  [...] Le secteur de l'engrais minéral est en pleine ébullition". 

 

Les bases fictives du système actuel fragile...
Cette «  grande  richesse fictive » a permis aux Norvégiens de s'offrir un mirage et de retarder l’échéance de la chute tendancielle du taux de profit, bref du modèle actuel : le capitaliste néolibérale, même si ici il prend une forme plus atténué grâce aux pétroles et énergies fossiles. Les adeptes de ce modèle tristement persistant d'Etat-Providence aiment évoquer le "modèle scandinave". Comme d'habitude, ils confondent la cause et l'effet. Les richesses de la Norvège sont le résultat du pétrole, pas d’un capitalisme florissant qui amènerait abondance, égalité et prospérité et la démocratie. Elles proviennent des recettes, et de la formation de capital, autrement dit... pas des dépenses, des travaux publics, de la redistribution et de la finance fictive. Les richesses pétrolières de la Norvège plaident la cause de la social démocratie tout comme les richesses d'Abou Dhabi plaident la cause des émirats médiévaux oppressifs -- c'est-à-dire bien pauvrement, voire pas du tout.

la norvège,les garde fous néolibérale,finance,economie,société,politique,social démocratie Conjoncture : Norvège : la bulle immobilière gonfle avec le prix du pétrole : "En Norvège, l'un des pays les plus riches au monde, la bulle immobilière n'en finit pas de gonfler. Les prix ont doublé en moins de dix ans. China Investment Corporation (CIC) multiplie les initiatives. Les marchés actions sont redevenus plus attrayants et de nombreux fonds sont à la tête d'importantes liquidités, aujourd'hui très mal rémunérées, estime Alain Bokobza. Devenus des acteurs importants de l'économie, les fonds souverains gèrent par exemple deux fois plus d'actifs que les hedge funds mais, à la différence de ces derniers, ils investissent sur le long terme, ce qui entraîne peu de soubresauts sur les marchés au quotidien.  [...]

"La Norvège --  la générosité en hydrocarbures de la mer du Nord ne va pas se tarir du jour au lendemain. Même si la production du plus grand champ de mer du Nord, Statfjord, est en fort déclin depuis le milieu des années 1990, les revenus continuent d'affluer des dépôts plus petits qui l'entourent. Selon des estimations prudentes, le fonds pourrait atteindre 800 à 900 milliards de dollars d'ici 2017 -- environ 200 000 $ pour chaque personne dans le pays.

 

Cela peut mettre a mal le modèle Norvégien, rattraper par la crise du capitalisme

 

Un consensus entre gouvernement, patronat et syndicat : "La puissance accordée aux lobbys me semble une question de volonté politique: le souci d'éthique est présent à tous les niveaux de la société norvégienne, surtout sur les hommes politique. La "Guerre des Classes" est impossible dans ce pays pour une simple raison: il n'y a pas de classes, c'est une structure très plate ou un ouvrier a pratiquement le niveau de vie d'un cadre" cf Social-démocratie - Wikipédia, Le Danemark : un exemple de renouvellement du contrat social ?Les cadres en Europe et leurs syndicats au 21ème siècle (format PDF), 

 

 

L’impossibilité de réformer le système capitaliste :

Comme l’écrivain marxiste Hal Draper l’a succinctement dit :

Le capitalisme ne peut pas, à long terme, résoudre le problème économique de fournir une vie humaine pour les masses… Cette proposition est la base de l’approche de classe du Marxisme.  Sans elle il n’y a pas d’approche de classe, et il ne peut pas y en avoir. Si ce n’est pas vrai alors il n’y a aucune raison de ne pas être simplement un bon réformiste

 

La stratégie éthique du fonds pétrolier norvégien fait des vagues ... : " Depuis 2004, le gouvernement norvégien a fixé des lignes directrices d'investissement éthique à son fonds pétrolier de plus en plus richement doté (160 milliards d'euros début 2006). Il vient de rendre publique l'exclusion d'entreprises dont l'activité entre en conflit avec ces règles. La vente de ses actions a eu, en France, un retentissement médiatique important. Safran qui travaille pour la Défense nationale est concerné" "Nous n’avons pas avoir honte de travailler pour la Défense nationale. Nous ne fabriquons pas de bombes. On fait de la propulsion de missile balistique ». La chargée de communication du groupe Safran, issu de la fusion entre Sagem et Snecma, est très étonnée de l’emballement médiatique qu’a suscité la décision du fonds pétrolier norvégien de vendre ses actions Safran pour cause éthique. « C’est d’autant plus incompréhensible que cela n’a aucune conséquence économique pour nous. D’après nos estimations, il ne possédait que 0,6 % de notre capital en bourse »


La critique des libéraux et néolibéraux de l’état providence, même en miette après plus de 30 ans de néolibéralisme et de casse social
(

 :« Toutefois, t, l'Etat, toujours et partout, travaille à mal diriger le capital, à déformer les marchés et à accepter la sottise. Ceci est vrai, quel que soit le degré de bonheur de son peuple, la qualité gustative de ses fruits de mer et le pittoresque de ses fjords ».

Conclusion : « Avec plus d’État pour encadrer la finance, nous pourrons construire une économie plus sociale et plus prospère.» Mais le discours antilibéral se heurte à une évidence[1] : l’État n’est pas ce qui s’oppose à la sphère de l’économie, il est dans un rapport de totale interdépendance avec l’économie. La raison en est simple: il doit se servir de l’argent pour financer ses projets. Lorsque l’économie commence à ralentir, elle limite et étouffe son action. Avec la diminution de ses moyens financiers, l’Etat se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté ».

En réalité une foule d’indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé et que les chances d’une sortie civilisée du capitalisme dépendent avant tout de notre capacité à distinguer les tendances et les pratiques qui en annoncent la possibilité.

 

2. Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu’il a pris en l’espace d’un siècle sur la production et la consommation à la fois. Ainsi même les modèle du néolibéralisme ( avec des courants a la marge, peuvent ne pas appliqué complètement la logique néolibérale, tant qu'il reste dans le cadre de la défence des intérêts privés maintenant ainsi un "ordre social" ou achetant l'ordre social dominant, dominé) , sont rattraper par la chute du capitalisme ( cf chute tendanciel du taux de profit). Ce système ne peut être réguler, réformer car ces dérives ne sont  pas liées a un ou deux individus comme ils veulent nous le faire croire, mais au fonctionnement de l'ensemble du système. Ce sont ces bases qui sont entrain de se fissurer.

Dessin issus de l'article : 50 articles pour comprendre les crises financières (26/50) : la

 
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