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15/02/2012

L'extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !

L'extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !

 
L'extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !
 

 
 
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L'extrême droite à l'automne 2011 apparaît comme extrêmement morcelée, avec un nombre de groupuscules et des alliances parfois contre-nature entre certains courants ou groupes politiques. Cela s'explique par une grande confusion idéologique qui règne dans le milieu nationaliste. À travers cet organigramme, qui ne peut qu'être éphémère, nous avons tenté de dresser le bilan de cette extrême droite, en terme d'alliance et de positionnement, afin de permettre à chacun(e) de s'y retrouver. Avec les présidentielles de 2012, il y a pourtant fort à parier que la situation exposée ici aura évolué d'ici quelques mois, probablement avec des rapprochement inédits. Nous avons essayé d'être les plus exhaustifs possible, mais en ne nous intéressant qu'aux partis et groupuscules ayant une activité, même réduite, dans le monde réel et pas seulement sur internet, et de ce fait pouvant représenter un danger physique ou politique pour les militants. Ainsi, nous avons volontairement mis de côté les sites internet comme François de Souche, à l'audience proche de certains grands sites d'info, mais dont l'activité se limite finalement au relais d'informations sur des faits divers glanés ici et là et à la libre expression d'un racisme qui trouve là son exutoire.
 
Mais pour bien comprendre la situation actuelle, il est nécessaire de replacer cette distribution des rôles dans une perspective historique : car si la très grande majorité des groupes nationalistes ici présentés sont nés dans les années 2000, ils sont tous, de par l'histoire de leur formation ou celle de leurs dirigeants, ancrés dans l'histoire contemporaine de l'extrême droite telle qu'elle s'est construite à partir des années 1980, avec l'émergence du FN.
 
Les années 1980-1990
 
Si aujourd'hui une chatte n'y retrouverait pas ses petits, du début des années 1980 au début des années 2000, l'extrême droite française était organisée de façon assez simple. Le Front National (FN), qui regroupait plusieurs familles de la mouvance nationaliste (catholiques, anciens de l'Algérie française, nostalgiques du fascisme et du nazisme, anticommunistes, ultra-libéraux...) occupait la plus grande partie de l'espace politique et public de ce courant de pensée, laissant à sa périphérie divers groupuscules dont la marge de manœuvre était très limitée : l'Œuvre française, le GUD, le Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE), Troisième Voie, Unité Radicale (UR)... Si certains finissaient par rallier le FN, d'autres choisissent la surenchère idéologique et la violence comme moyen d'expression, voir le terrorisme (cf. les attentats du PNFE contre des foyers Sonacotra). La mainmise de Le Pen sur le FN et sa réussite médiatique ne laissent alors que peu de place à une autre personnalité ou mouvement venu le concurrencer, obligeant les autres formations à se soumettre ou à engager une longue traversée du désert.
 
Le FN connaît ses meilleures années au milieu des années 1990, que ce soit sur le plan électoral ou au niveau de son appareil militant. C'est alors une machine de guerre, avec un service d'ordre composé en grande partie d'anciens professionnels de la sécurité, mais surtout avec de nombreux militants capables de se mobiliser pour n'importe quel événement. Les années 1990 sont également marquées par une recrudescence de la violence d'extrême droite, avec plusieurs morts, les victimes étant toutes des Français d'origine étrangère. Plusieurs militants du FN sont impliqués dans des meurtres à caractère raciste. La fin des années 1990 marque la fin de l'hégémonie du FN sur l'extrême droite française, avec en 1998 la scission provoquée par Bruno Mégret, alors n°2 du FN, qui quitte le parti avec de très nombreux cadres et militants pour créer une nouvelle structure, le Mouvement National Républicain (MNR). Cette brèche, ouverte dans la suprématie frontiste, permet à certains mouvements nationalistes de récupérer des cadres et militants du parti lepéniste, déçus par les tensions existant entre le FN et le MNR.
 
Les années 2000
 
Le 11 septembre 2001, le conflit israélo-palestinien et l'émergence de certains communautarismes radicaux bouleversent profondément le champ politique à l'extrême droite, avec d'un côté une extrême droite traditionnelle, restant sur ses bases, et de l'autre des mouvements prêt à passer ponctuellement des alliances inédites : on voit alors des groupes nationalistes s'allier avec militants en perdition venus de la gauche (Dieudonné, Riposte laïque) ou se prétendant venir de la gauche (Alain Soral) (voir Soraliens: idiots utiles du Capital) .
 
Parallèlement, l'émergence de Marine Le Pen à la tête du FN et ses orientations stratégiques ont entraîné un important désintérêt des jeunes d'extrême droite et des militants nationalistes radicaux pour le FN, même si le parti, surtout lors des périodes d'élections, attise toujours les ambitions et les intérêts de nombreux nationalistes. Alors que le parti n'est plus capable de recouvrir les murs des villes de France d'affiches ou de mettre dans la rue des milliers de gens comme par le passé, faute de militants de terrain, le FN enregistre de nombreuses adhésions de sympathisants, qui ne sont cependant pas prêts à se salir les mains. La nouvelle stratégie du FN version Marine est basée essentiellement sur lesmédias. Bête médiatique comme son père, Marine est présente quotidiennement à la télé ou la radio. Elle a réussi à rallier à elle des personnalités médiatiques comme Gilbert Collard, ce que son père n'avait jamais réussi à faire. En interne, elle organise la chasse aux sorcières de tous ceux et celles qui pourraient s'opposer à elle ou dont les positions trop radicales pourraient la gêner dans sa quête médiatique et politique de normalisation du FN.
 
NOTRE ANTIFASCISME
 
La lutte antifasciste se résume trop souvent à une simple opposition à l'extrême droite, ce qui l'empêche de prendre une véritable dimension politique. Pour nous, l'antifascisme se définit avant tout par des pratiques : l'information, la confrontation, la solidarité. Mais l'expérience nous a appris que certains principes sont fondamentaux, car tout antifascisme cohérent ne peut être qu'autonome, révolutionnaire et internationaliste. L'antifascisme n'est à nos yeux ni une posture, ni une position de principe, mais quelque chose de dynamique, un engagement réel. Il existe bien des façons de lutter contre l'extrême droite, à condition de n'en négliger aucune
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Informer
 
C'est un préalable à tout travail antifasciste, tant l'extrême droite est un objet de fantasmes. Presque toujours sous-estimée ou surestimée, l'extrême droite provoque chez ceux qui s'y confrontent à la fois un sentiment de rejet viscéral et de fascination, deux réactions compréhensibles, mais qui ont tendance à développer respectivement la mauvaise foi et l'extrapolation. C'est également un sujet sur lequel il est permis de dire n'importe quoi, puisque tout serait bon pour lui nuire. Pour les médias de masse, l'extrême droite est avant tout un sujet à scandale : c'est donc surtout sa violence, son folklore et sa marginalité qui sont mis en avant. Dans les publications militantes, l'extrême droite est souvent présentée comme une absurdité politique, dont le discours et les pratiques sont avant tout stupides et « haineux », ou comme l'incarnation du mal absolu. Ce travail de recherche d'information se fait à plusieurs niveaux : dans la presse, en particulier locale, dans les publications universitaires ou politiques, mais aussi et surtout sur le terrain, en collectant des informations à la source. C'est ce travail de terrain qui permet aussi de contourner la contre-information que fait l'extrême droite sur ses propres activités, en particulier sur Internet. Une fois l'information collectée et traitée, il reste à la diffuser, afin de tenter de contrecarrer cette désinformation et de dissiper les représentations erronées.
 
S'opposer
 
Mais la simple dénonciation ne suffit pas, et ce n'est d'ailleurs pas l'objectif du travail de recherche antifasciste. Son but est de permettre à l'action antifasciste de définir des objectifs à la fois pertinents et réalistes, d'apprécier le rapport de force et d'utiliser les moyens les mieux adaptés. Il est évident que tous les moyens d'actions (manifestations, harcèlement, attaques directes, campagnes de presse...) ne se valent pas selon le groupe ciblé (parti institutionnel comme le FN, groupes informels violents, associations religieuses...) et l'objectif visé (provocation, dénonciation, interdiction...). Mais réfléchir sur l'utilisation des moyens ne veut pas dire hiérarchiser ces différentes formes d'actions, en opposant par exemple actions publiques non violentes et actions de rue plus radicales. La question de la violence ne doit pas être prise comme prétexte pour moraliser l'antifascisme, et condamner les antifascistes qui s'opposent physiquement aux fachos, au nom d'un consensus mou qui assimile légitimité et légalité.
 
Cependant, les affrontements de rue, vus de l'extérieur, peuvent donner l'idée que fascistes et antifascistes sont deux groupes antagonistes uniquement préoccupés l'un de l'autre. C'est pourquoi il faut toujours lier la confrontation avec l'extrême droite à d'autres formes de lutte. L'action directe n'empêche d'ailleurs pas la démarche unitaire, à condition qu'elle ne soit pas une simple alliance de circonstance.
 
Être solidaire
 
Enfin, la lutte antifasciste ne se définit pas uniquement par rapport aux activités de l'extrême droite : elle doit aussi se montrer solidaire, non seulement à l'égard des victimes de l'extrême droite, mais aussi entre les antifascistes eux-mêmes. Organiser la solidarité antifasciste est une nécessité, car comme toutes les luttes de résistance, elle se retrouve en butte à la répression et ce d'autant plus qu'elle est parfois, par la force des choses, à la limite de la légalité. Cette solidarité passe bien entendu par un soutien concret en cas de poursuites judiciaires mais pas seulement. Car la solidarité antifasciste ne doit pas s'organiser uniquement face à la répression, mais aussi en multipliant les rencontres et les actions communes, afin de permettre aux groupes antifascistes de partager des informations et d'échanger sur leurs pratiques, mais aussi de se rencontrer afin de mieux se connaître ; c'est une autre façon de montrer à l'extrême droite qu'une résistance organisée se met en place et que les antifascistes ne sont pas isolés.
 
Autonome, révolutionnaire et internationaliste
 
Lutter contre l'extrême droite, d'accord, mais pas n'importe comment. En premier lieu, notre antifascisme est autonome, à l'égard de l'État comme des partis électoralistes. La société française contemporaine s'est constituée, à la Libération, sur l'antifascisme, et pour cette raison tous les partis politiques sont « antifascistes ». Pour affirmer sa distance à l'égard de cet antifascisme républicain et pour être capable d'analyser l'extrême droite dans toutes ses dimensions (et pas seulement comme simple ennemi de la démocratie libérale), notre antifascisme est très clair sur ses positions quant aux opérations répressives de l'État contre l'extrême droite : toutes les opérations policières contre les groupes fascistes peuvent tout aussi bien être utilisés contre d'autres contestataires, en l'occurrence les antifascistes eux-mêmes. Les procédures judiciaires (interdiction, dissolution...) ne sont pas des armes politiques au service de l'antifascisme, mais des outils au service de l'État qui protège ainsi le modèle de société qu'il représente. De même, le vote n'est pas une arme efficace contre l'extrême droite, car il délègue à d'autres le soin de lui faire barrage : pas question de signer un chèque en blanc aux partis de droite comme de gauche qui ont montré des années durant de quelle façon ils recyclaient les idées du Front national une fois arrivés au pouvoir.
 
Ensuite, notre antifascisme est révolutionnaire : être antifasciste aujourd'hui dans nos sociétés libérales, c'est placer la critique de l'État et du capitalisme au cœur de l'analyse du processus de fascisation. L'antifascisme est donc le pire produit du fascisme s'il ne vise que l'ennemi désigné par l'État libéral : pour mener un antifascisme digne de ce nom, il faut donc que sa fin et ses moyens soient clairement replacés dans un projet global de changement social. À nous de trouver, à partir de là, les formes de lutte les plus susceptibles de leur infliger un maximum de dégâts.
 
Enfin, notre antifascisme est internationaliste, car c'est évidemment la meilleure réponse aux logiques nationalistes : abolition des frontières, libre circulation, solidarité internationale, rejet des logiques de guerre, telles sont les revendications indissociables de notre lutte antifasciste. L'extrême droite se développe dans chaque pays de façon différente, parce qu'elle est le produit de la société qui la voit naître : c'est par la connaissance de la diversité des situations que l'on peut mettre en perspective sa propre situation, les enjeux de l'antifascisme ici et là-bas et organiser des réseaux de solidarité antifasciste internationale.
 
 

Documentaires : 

Spécial investigation : La face cachée du nouveau Front , Leur nécessité d'une coopération internationale des peuples
 
Sur le racisme :  

 Pourquoi le FN est terrifiant...,Marine Le Pen Grr ah ah, caractéristiques de l'extrême-droite ( dans la tête),Caractéristique de l'extrême droite ( suite), Soraliens: idiots utiles du Capital , Claude Guéant sur les civilisations, Exclusif: Le GUD à poils, La Hongrie en marche arrière, GUEANT le malvenu,
Famille Le Pen, L'UPR s'invite chez Marine Le Pen !, Guéant : l'escorteur de la Marine

 
Elections ( porte sur) :

Election 2012, piege a con, Pourquoi le FN est terrifiant..., programme politique

 

Les interviews choisis : 

 , Témoignage d'un soralien

 

Livre :

Le Système Le Pen : Enquête sur les réseaux du Front national ( le monde  : " Spécialistes de l'extrême droite, Caroline Monnot et Abel Mestre, journalistes au Monde, décryptent dans Le Système Le Pen (Denoël) les divers jeux d'influence qui se tiennent autour de la présidente du Front national. Extraits

 

 

  

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Interview :
Le système Le Pen décrypté

Les Journées d'été Marine Le Pen, qui se sont ouvertes vendredi 9 septembre, sont l'occasion d'évoquer avec Abel Mestre* le système Marine Le Pen et les réseaux qui le structure.

 

A voir :
Reportage de la Télé-Libre le 1er mai 2011 à Paris
France 2 retrace l'histoire de Marine Le Pen (mars 2011)

 

Site qui en parle :

Droite(s) extrême(s) | Abel Mestre et Caroline Monnot, journalistes ... "
En avril 2011, les auteurs  réalisèrent, en partenariat avec Le Monde.fr, l'INA et 1+1 Production, un webdocumentaire qui lui aussi s'attachait à expliquer le parcours de Duprat et le rôle essentiel qu'il a joué au sein de l'extrême droite.

 

Extrême droite
 Confidentiel "Les signatures rentrent mieux" au FN depuis quelques jours
Les faits Parrainages FN : la proposition de Bayrou mal accueillie
Compte rendu Le Pen fustige le bilan de Sarkozy sur l'immigration et la laïcité
Blog La rude traque aux parrainages pour Marine Le Pen dans l'Yonne
Blog Le référendum sur la sécurité ou l'immigration, thème à la mode à la droite de la droite
 
 

A l'heure des déclarations raciste de Claude Guéant:L'UNI est elle d'extreme droite?
al-montpellier.over-blog.com
Après le GUD, nous continuons notre plongée
" Après le GUD, nous continuons notre plongée dans les profondeurs nauséabondes de l'extreme droite estudiantine avec un article sur l'UNI. Rappelons que Claude Guéant s'est illustré recemment à un evenement organisé par l'UNI avec ses déclarations sur la prétendue "inégalité des civilisation". Cet article fait le point sur l'histoire de l'UNI qui a été crée pour contrer le "gauchisme" au lendemain de Mai 68"

 

Catégories ( mouvements liés)

Action Française , Actualité  , Alain Soral , Antisémitisme , Axel Loustau , Bloc identitaire , Bruno Gollnisch , Bruno Mégret, Carl Lang, Centre Zahra , CEPE, Christian Bouchet, Civitas, Congrès du FN, Contre-révolution, Culture, Dies Irae, Dieudonné, Droit, Egalité et réconciliation, Elections, Elections régionales, Fabrice Robert, FN, FNJ, Forum Etudiant, François Duprat, Frédéric Chatillon, GRECE, GUD, histoire, Hooliganisme, Intégrisme catholique, International, Islam, Jacques Bompard, Jean-Marie Le Pen, Jeune nation, JNR, LDJ, Législatives 2012, Ligue du Nord, Ligue du Sud, Livres , Louis Aliot, Marc George, Marine Le Pen, MAS, Maurras, MIL, MNR, MPF, MSR, Musique, Nationalisme révolutionnaire, Nationalistes autonomes, NDP, Négationnisme, néo-nazis , Non classé , nouvelle droite , OAS, Oeuvre française , Ordre nouveau , Parti de la France , parti des forces nouvelles , Parti solidaire français , people , Pétain , Philippe Vardon , pierre sidos , Pnfe , Présidentielle 2012 , Presse , projet apache , RED , Religion , Renouveau etudiant , Renouveau français , Riposte Laique , SAC , Solidarisme , Sports , syndicalisme , Thömas Werlet , UMP , UNI , Unité Radicale , Vlaams Belang , VoxNR , white power , Yvan Benedetti


Xavier Marchand Comme personne n'a demandé la démission de Guéant, les réseaux sociaux font le boulot. Groupe et pétition: adresse facile à diffuser --> www.gueantdemission.fr : Claude GUEANT d?ssion! 

 

18/12/2011

Multiculturalisme en Italie : une Rome ambrée

L’Italie est-elle raciste ? C’est la question posée par les médias européens dont certains n’hésitent pas à titrer sur une vague de racisme meurtrier. A la veille du meurtre de deux Sénégalais à Florence, les journaux s’enflamment ( " Aly Baba Faye : « Le racisme contre les étrangers est général en Italie » La communauté sénégalaise est sous le choc après le meurtre mardi de deux de ses compatriotes en Italie par un militant d'extrême-droite. Dans ce pays, le discours racial est un fait, selon le sociologue sénégalais Aly Baba Faye. Les immigrés africains n'en sont pas les seules victimes. Les Albanais, les Roms ou encore Bangladais sont autant pointés du doigt. Il analyse la situation pour Afrik.com). cafebabel.com n’est pas de ceux-là. Les quatre journalistes et le photographe, envoyés spéciaux à Rome, ont préféré parler de l’empreinte multiculturelle d’une nation qui compte désormais 5,4 millions d’immigrés issus de pays non membres de l’UE. Bien sûr, tout n’est pas rose. Comme ces Roms qui luttent encore pour un avenir décent ou ces Italiens qui fuient un territoire en perte d’identité. Mais les immigrés de seconde génération sont conscients du rôle civique qu’ils peuvent apporter. Et il existe, au cœur de Rome, sur la Piazza Vittorio, un épicentre multiculturel, exemple d’un véritable « melting pot ». Alors au delà des faits-divers, cafebabel.com vous propose un cocktail de Rome ambrée au travers duquel il est préférable d’embrasser « l’autre » plutôt que d’attiser la haine via des titres racoleurs. (Photo ©Ehsan Maleki) Deux visions différentes entre La lettre d'Afrik et Cafebabel.

Leur dossier  ( cafebabel)

Italie : sur la route du Rom des camps par Matthieu Amaré

Piazza Vittorio : voyage dans l’ascenseur de l’intégration par cafebabel.com, Christina Heuschen

Multiculturalisme en Italie : émigration et exode par Sophie Inge

Rome et la G2 : immigration, espoirs et populisme par Quentin.P

05/09/2011

DSK : Flamme bourgeoise, cendre prolétarienne, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique

Dans DSK : Flamme bourgeoise, cendre prolétarienne, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique)"Où l'on s'aperçoit que DSK n'en a cure du prolétariat car c'est bien cela qu'il écrit dans son dernier essai : "Flammes et Cendres". Il y développe une idéologie de socialisme pour bourges, cherchant tout au plus une aristocratie ouvrière pour nous la jouer à la "Patrons, travailleurs, même combat"."

D’un discours de Jean Jaurès - « C’est nous qui sommes les vrais héritiers du foyer des aïeux ; nous en avons pris la flamme, vous n’en avez gardé que la cendre. » -, M. Dominique Strauss-Kahn a emprunté deux mots. Ils servent de titre à son dernier essai (1). Mais, une fois passée la page de garde, les rémanences politiques du tribun socialiste assassiné en 1914 sont particulièrement rares. Sur ce plan, on accordera volontiers à l’ancien ministre des finances de M. Lionel Jospin le crédit d’une certaine franchise. Car son propos théorise la rupture du Parti socialiste à la fois avec son histoire et avec ce qui constitua longtemps une fraction significative de sa base sociale. Depuis vingt ans, la gauche de gouvernement a appliqué des politiques favorables aux hauts revenus, y compris ceux du capital (2). Peut-être était-il temps pour cette gauche, pas très à gauche, de passer enfin par pertes et profits les exploités, après avoir sacrifié leurs intérêts en accomplissant le « sale boulot de la droite ».

Ce n’est donc pas entièrement par hasard que M. Strauss-Kahn raille ceux de ses camarades qui auraient « toujours eu peur de ne pas être assez à gauche ». Son ambition - « bâtir une société pacifiée et harmonieuse » - lui impose en effet de débarrasser son parti de la « caricature » présentant ses militants comme « les ennemis absolus de l’entreprise ». Ici, l’un des termes choisis dévoile utilement un paysage idéologique « moderne » en diable : « l’entreprise » de M. Strauss-Kahn semble mêler indistinctement ouvriers, employés, cadres et patrons. Et c’est précisément lorsqu’il s’agit d’évoquer l’harmonie sociale à laquelle il aspire que l’ancien ministre se montre le plus intéressant. Partant d’un discours ultra convenu sur l’« inadéquation » de la vieille définition « marxiste » des classes sociales, qu’il juge exagérément binaire du fait de la « possession par les salariés - ou du moins par une partie d’entre eux - d’une fraction de plus en plus importante du capital - acquise grâce à leur épargne », M. Strauss-Kahn en vient au fond de l’affaire. C’est ce « groupe intermédiaire », ce « corps central prolétaire mais héritier » (sic) qui doit, selon lui, faire l’objet de toutes les attentions. Il y a un quart de siècle, M. Valéry Giscard d’Estaing faisait carillonner la même antienne dans son livre Démocratie française (3).

Trois raisons justifieraient autant d’égards. D’abord, ce « groupe intermédiaire », défini par M. Strauss-Kahn avec une imprécision stupéfiante (4), serait celui que « les évolutions de nos sociétés malmènent le plus. Cela ne signifie pas évidemment qu’il appartienne au groupe le plus malheureux ». On le voit, le distinguo est subtil entre ceux que l’évolution économique déstabilise et ceux qui ont le malheur pour état permanent. Pourquoi faudrait-il privilégier les premiers ?

On en vient ici au second motif des inclinations du dirigeant socialiste : « Cette partie de la population, dont le sentiment profond est qu’elle mène une existence toujours plus dure et toujours plus complexe, est le socle même sur lequel repose notre démocratie. » Fondée sur un désir prioritaire de « stabilité » sociale, l’analyse rappelle alors, volens nolens, les justifications du suffrage censitaire entendues au cours du XIXe siècle ; elle fait presque écho aux craintes que les élans populaires suscitaient chez des penseurs libéraux comme Tocqueville. De fait, pour M. Strauss-Kahn, « ce sont les membres du groupe intermédiaire, constitué en immense partie de salariés, avisés, informés et éduqués, qui forment l’armature de notre société. Ils en assurent la stabilité, en raison même des objectifs intergénérationnels qu’ils poursuivent. Ces objectifs reposent sur la transmission à leurs enfants d’un patrimoine culturel et éducatif, d’une part, d’un patrimoine immobilier et quelquefois financier d’autre part, qui sont les signes de leur attachement à l’“économie de marché” ».

Un tel « attachement » semble donc devenu le garant du caractère raisonnable de ce groupe intermédiaire. Il est également décisif sur le plan politique : « Les couches sociales regroupées dans le terme générique d’“exclus” ne votent pas pour (la gauche), pour cette raison simple que, le plus souvent, elles ne votent pas du tout. Au risque de l’impuissance, (la gauche) se voit dans l’obligation de trouver à l’intérieur d’autres catégories sociales le soutien suffisant à sa politique. » On comprend mieux alors que, face à la présidente du Rassemblement pour la République, Mme Michèle Alliot-Marie, M. Strauss-Kahn ait expliqué en janvier dernier : « Vous avez raison de dire que le souci que nous devons avoir pour les dix ans qui viennent, c’est de nous occuper de façon très prioritaire de ce qui se passe dans les couches moyennes de notre pays  (5).  »

Restent les défavorisés, les vrais prolétaires, désormais évacués sous le vocable d’« exclus ». Jean Jaurès s’en souciait ; aucun des partis « de gouvernement » n’en veut plus. Dans le fil de son ouvrage, M. Strauss-Kahn admet même la méfiance quasiment aristocratique que ces pauvres lui inspirent, eux qui n’ont à transmettre ni patrimoine immobilier, ni actifs financiers, ni « attachement à l’économie de marché » : « Du groupe le plus défavorisé, on ne peut malheureusement pas toujours attendre une participation sereine à une démocratie parlementaire. Non pas qu’il se désintéresse de l’Histoire, mais ses irruptions s’y manifestent parfois dans la violence. » Les gueux inspireront toujours de la méfiance.

Source 10 mai 1981 - 15 mai 2011 , triste anniversaire, 10 mai 1981, triste anniversaire(source monde diplomatique)voir aussi Les patrons orphelins de DSK – blog Saltabank ,

A voir aussi : Très bon article de Serge Halimi, surtout après le désarroi de la gauche ( PS) après le scandale de DSK. , ),Serge Halimi sur "Le grand bond en arrière (plusconcient.net) Année: 2004 Durée, Oui alors écouter Les Matins - Frédéric Lordon 

21:17 Publié dans Enquete | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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