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22/01/2013

My Fair Lady , charade...

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Samedi 26 janvier de 00:05 à 02:55 sur SRF 1
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1912. Le professeur Henry Higgins, éminent linguiste spécialisé en phonétique, remarque près de l'opéra de Covent Garden une petite marchande de fleurs, Eliza Doolittle, dont l'accent cockney le fascine. Higgins fait le pari avec son ami le colonel Hugh Pickering, vétéran de l'armée des Indes, de transformer cette pauvresse en grande dame distinguée. Higgins tente de débarrasser Eliza de ses manières et de son accent afin de lui donner un vernis mondain. Malgré sa bonne volonté, la jeune élève donne du fil à retordre à l'éminent linguiste. Pourtant, à force de persévérance, la marchande de fleurs parvient à se faire passer pour une duchesse dans les salons de la haute société...

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 19/01/2013

On aime passionnément

| Genre : Concours d'élégance.

Mille costumes, dix-sept habilleuses, vingt-six maquilleuses, trente-cinq coiffeurs, des étoffes et des plumes venues de tous les pays, des fourrures rares, des bijoux en cascade... : My fair lady reste le plus altier et luxueux de tous les défilés de haute couture. Son créateur a un nom : Cecil Beaton, déjà directeur artistique mégalo du spectacle à Broadway qui avait lancé Julie Andrews.

(....) .

A ce moment précis, Audrey-Eliza Doolittle est la plus belle femme du monde. Il n'y a que Henry Higgins, arrogant professeur de phonétique, célibataire et misogyne, pour encore l'ignorer.

Première édition américaine de Pygmalion en 1914.

Dans Pygmalion, la pièce de George Bernard Shaw ( wikipedia ), il ne le réalisait jamais, car le dramaturge ne traitait que de la mutation sociale d'Eliza sans donner une bonne leçon sentimentale à ce mufle d'Higgins. Lerner et Loewe, librettiste et compositeur de la comédie musicale, s'en sont chargés. Le tout mis en scène avec l'élégance et l'acidité de George Cukor. Eblouissant. — Guillemette Odicino PYGMALION (1938) - Full Movie - Captioned - YouTube :

Eliza Doolittle dessinée par George Luks en 1908.

LE JEU VERBAL, Pygmalion (Shaw theatre :

L'adaptation théâtrale au Québec - Érudit, George Bernard Shaw's Pygmalion - YouTube : 4 min , Extrait "Pygmalion" (Georges-Bernard Shaw ... : 13 min, Pygmalion extrait .wmv - YouTube : 13 min


Guillemette Odicino

 

LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 00/00/0000

Sans doute la déconvenue d'Audrey Hepburn, héroïne de cette savoureuse adaptation musicale du Pygmalion  (Lire la suite)

My Fair Lady (1964) with subtitles part 1/2 : part 2/2:

 
 
  
Charade

On aime passionnément Film de suspense réalisé en 1963 par Stanley Donen

A l'ambassade américaine de Paris, Regina Lambert apprend de la bouche de Hamilton Bartholomew, un agent de la CIA, que son défunt mari et quatre complices ont dérobé 250 000 dollars pendant la guerre. Avant de mourir, Charles Lambert a eu l'occasion de récupérer, puis de cacher le magot. Ses complices, persuadés que Regina peut leur indiquer précisément la cachette du butin, tentent de la faire parler par tous les moyens. La jeune femme trouve protection auprès de Peter Joshua, un Américain rencontré par hasard à Megève, aux sports d'hiver. L'individu semble toutefois ne rien ignorer de l'affaire, et surtout des 250 000 dollars...

On aime passionnément

| Genre : élégantissime.

(....) Tout est beau dans Charade, gracieux et sophistiqué : du générique célèbre de Maurice Binder à la musique mystérieuse d'Henry Mancini. Et puis, il y a Audrey Hepburn. Cary Grant, qui, dans l'histoire, ne fait que lui mentir, la contemple longuement, très lon­guement sur le bateau-mouche où il l'a entraînée, prétendument pour lui dire la vérité. « Qu'est-ce que j'ai ? demande Audrey. — C'est juste que vous êtes adorable », répond Cary. Et, à cet instant, on est certain qu'il ne ment pas. — Pierre Murat 

 
 

21/01/2013

La vie des autres

 
Lundi 21 janvier de 20:50 à 23:00 sur Arte
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A Berlin-Est, au début des années 80. La Stasi surveille de près les activités des intellectuels, soupçonnés de critiquer le régime d'Erich Honecker. Georg Dreyman, un dramaturge à succès, semble vierge de tout soupçon. Voilà qui interpelle Wiesler, un officier de la Stasi, qui obtient de le mettre sur écoute. L'initiative est encouragée par le ministre de la Culture, qui ferait bien sienne la compagne de Dreyman, l'actrice Christa-Maria Sieland, et espère ainsi éliminer facilement son rival. Au fil des jours, Wiesler se laisse séduire par ce couple d'intellectuels dont il écoute les moindres faits et gestes. Il change alors radicalement de méthode et se met à protéger Dreyman, au moment où celui-ci s'apprête à publier un article dans un journal de l'Ouest... Das Leben der Anderen - La vie de autres Trailer ... /  
Avant
Après
Exemple de phototrucage du régime stalinien. La falsification de l'Histoire du Commarch d'Océania est similaire.

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 19/01/2013

On aime passionnément

| Genre : cauchemar intime.

En faisant resurgir la grisaille des heures sombres de la République démocratique allemande, ce premier film d'un jeune cinéaste allemand a créé un phénomène international. Quel est donc ce tour de force ? On en a une idée dès la séquence d'ouverture, magistrale. Bureau de la Stasi (la police politique de la RDA) à Berlin-Est, en 1984 : Gerd Wiesler enseigne les méthodes qui permettent d'arracher à un être humain tout ce qu'il cache derrière ses mines d'innocent. Tout est là : l'atmosphère d'un pays, la peur de ceux qui y vivent, leur fragilité. D'emblée, un personnage s'impose : Wiesler, l'instrument parfait du régime, dont les yeux perçants sont un étau (excellent Ulrich Mühe, disparu après le tournage).

Mais la machine inhumaine peut se dérégler, dès lors qu'interfèrent désirs et sentiments. Donnersmarck, habile conteur, donne toute la saveur du revirement de Wiesler, touché par l'amour et l'art : l'objet d'une autre scène très maîtrisée, à l'opéra. La Vie des autres est une partie d'échecs entre volonté de pouvoir politique et envie de possession privée, intime même, entre loi et transgression. La justesse de cette reconstitution offre un accès à une réalité que l'on n'a guère eu l'occasion de revisiter au cinéma, tout en prenant une dimension de fable universelle sur le totalitarisme. — Frédéric Strauss

1984

Représentation du Ministère de la Vérité (Miniver en novlangue)
 
George Orwell's 1984 (Full Original) BBC Television's live production of George Orwell's "1984"
 
 
Pyramide sociale telle qu'elle apparaît dans le roman. Big Brother est au sommet. En dessous, les membres du Parti intérieur (moins de 2 % de la population de l'Oceania) ; puis les membres du Parti extérieur, comme Winston Smith. Au bas de la pyramide, soit environ 85 % de la population de l'Océania : les prolétaires.


Frédéric Strauss

 LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 31/01/2007

On n'aime pas En faisant resurgir la grisaille déprimante des heures sombres de la République démocratique allemande,  (Lire la suite) The Lives Of Others Das Leben Der Anderen 2006 ... / 138 min /

 A lire/ voir aussi :

Comparaison entre le nazisme et le communisme - Wikipédia : ,   Animal Farm-George Orwell (Full Length Animated Movie 1954 ... /

cf voir 1919-1939 : la drôle de paix - l'indigné, video : Hitler/Staline La Diagonale De La Haine (1) - Vidéo Dailymotion

En faisant resurgir la grisaille déprimante des heures sombres de la République démocratique allemande, 
Série documentaire Gaumont 20ième siècle : 1914-1918, la grande guerre  
(1 de 5) , (2 de 5) ,  (3 de 5) ,  (4 de 5) ,  (5 de 5) ,

Série documentaire Gaumont 20ième siècle : Octobre 1917, la révolution russe (1 de 4)

Série documentaire Gaumont 20ième siècle : la montée des fascismes (1 de 5),  (3 de 5)
Documentaires Staline Le Tyran Rouge 13 03 07 ... :  15 min
Série documentaire Gaumont Notre Siècle : 1980-1990, Solidarnosc (1 de 4)

 
La vie des autres

Mon blog : Les Alliés face à la Shoah , L'argent de la Résistance , Les Alliés face à la Shoah , The War : Une guerre... , Le chagrin et la pitié , 1919-1939 : la drôle de paix , Philippe Pétain , Un autre futur : l’ Espagne... , 39-40, la guerre des images , L'art D'ignorer les Pauvres , Mais qui a tué Maggie ? , Le chomage a une histoire , White Terror ( documentaire) , Hitler.La.Naissance.Du.Mal , Doc Noirs de France et Nos... , L'obsession sécuritaire -... , Le système Poutine Jeudi 5... , Les raisons de la colère ,

Livres : Qu’est ce que la démocratie? , Le but de la novlangue",... , Globalia de Jean Christophe... , George Orwell. De la guerre... , La ferme des animaux –...

Blog l'indigné  : La Vie des autres (Das Leben der Anderen) 

Blog l'indigné révolté
La vie des autres ,
POUVOIR OUVRIER A PORTO MARGHERA ,
« Cameroun, autopsie d'une indépendance » ,
Biens mal acquis profitent toujours, enquête sur un pillage d'Etats : ,
D'un 11-Septembre à l'autre ,
Aux origines du Tiers-Monde : les famines coloniales, génocide oublié, Mike Davis ,
Penser : c'est désobeir ,
1/6 Que veut dire l'autogestion ? ,
Depardieu citoyen russe
Socialisation des pertes et privatisation des profits,
Serres : "Ce n'est pas une crise, c'est un changement de monde"

 

 

20/01/2013

Django unchained’

Quentin Tarantino : “A vous de voir ce que ‘Django unchained’ raconte de l’époque !”

Avant-goût | Spectateur boulimique, le réalisateur continue à explorer les genres et signe un western iconoclaste sur l'esclavage. Quentin Tarantino est à la une de “Télérama” cette semaine.

Le 14/01/2013 à 18h38 - Aurélien Ferenczi

 

C’est un type qu’on rêverait de rencontrer tranquillement. Comme un ami cinéphile avec qui l’on aimerait faire des listes (les meilleurs westerns dans lesquels l’un des personnages principaux est un Noir), se perdre en débats animés et stériles (les acteurs américains sont-ils trop payés ?), bref passer du temps. Mais Quentin Tarantino est en coup de vent à Paris, attraction numéro un de la caravane médiatique de Django unchained, qui transforme l’étage d’un hôtel de luxe en un drôle de charivari, quatre acteurs dans leurs suites, le double d’intervieweurs, le triple d’assistants, le quadruple de gens dont on ne sait pas ce qu’ils font là… En avant-première sur Télérama.fr, voici un extrait de l'entretien qu'il nous accordé.

 

Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans Télérama, en kiosque mercredi 16 janvier.
 

Vous êtes-vous donné comme mission de venger les peuples qui ont souffert ? Après les Juifs, les Noirs ? On dirait que vous avez fait vôtre la citation biblique, assez fantaisiste, de Samuel Jackson dans Pulp Fiction : « Et je frapperai avec colère ceux qui tentent de détruire mes frères »…
C’est possible ! Mais c’est aussi plus simple que cela : je voulais évoquer ce sujet sans le respect un peu compassé envers les victimes qu’on trouve généralement dans les grands films historiques. On a l’impression de regarder à travers une vitre ! La Liste de Schindler est différent : parce que Spielberg réussit à briser cette vitre, son film nous empoigne. Mais le voir reste une épreuve. Alors que dans le cinéma de genre on peut garder l’Histoire en toile de fond et remplacer la douleur par une énergie, une empathie gratifiantes. Je voulais que les Noirs d’Amérique puissent voir Django unchained sans se sentir déprimés ou frustrés… Je me rappelle une discussion avec Reginald Hudlin, un réalisateur noir américain : il comparait un gros film sur l’esclavage, bourré de bonnes intentions, à une série B des années 1970, The Legend of Nigger Charley. Il trouvait la seconde fauchée, mais dynamique, efficace, positive… J’ai pensé : Ah, mais je pourrais faire ça…

 

 

The Legend of nigger Charley, le film qui inspira Tarantino pour Django unchained.

Django unchained est un western : n’est-ce pas, par excellence, le genre qui raconte l’histoire, même enjolivée, des Etats-Unis ?
Bien sûr, les westerns décrivent la naissance du pays, mais encore plus la décennie dans laquelle ils ont été faits. Ceux des années 1930 montrent encore l’esprit des pionniers, ou des colonisateurs, avec un manichéisme simple : c’est l’opposition « white hat/black hat » – le héros porte un chapeau blanc, son rival un noir. Dix ans plus tard, ils rendent compte du traumatisme de la guerre : ils sont proches du film noir, c’est l’ère du doute, comme dans La Vallée de la peur, de Raoul Walsh. Les années 1950 sont encore très conservatrices, mais certains films annoncent timidement la montée des droits civiques : s’il est question des Noirs, c’est à travers les Indiens. La Flèche brisée, de Delmer Daves, l’un des premiers films à montrer des Indiens comme des êtres humains, a été très apprécié de la communauté noire : l’histoire semblait proche de la leur, que personne n’avait encore racontée ! Plus tard, le western évoquera la guerre du Vietnam, et même le Watergate : les films de la fin des années 1970 démontent les mythologies, comme Buffalo Bill et les Indiens, de Robert Altman, ou La Brigade du Texas, de Kirk Douglas… A vous de voir ce que Django unchained raconte de l’époque !

Django Unchained, de Quentin Tarantino, en salles mercredi 16 janvier

Vous y retrouvez Christoph Waltz et Samuel L. Jackson, deux acteurs experts du « tarantinien », ce langage inventif et imagé qui est votre marque de fabrique. D’où vous vient ce sens du dialogue ?
Longtemps, alors que je cherchais à financer Reservoir Dogs, j’ai entendu : « Trop de dialogues, c’est du théâtre… » Je ne sais pas précisément à quoi ressemblent mes dialogues. Sont-ils de la poésie ? Pas exactement, mais il y a un lien. Des paroles de chansons ? Pas exactement, mais il y a un lien. Du rap ? Des extraits de one-man-show ? Toujours un lien. Ils possèdent une musicalité très singulière : la façon dont les mots sonnent, riment, se répètent est importante. Comme l’est leur disposition sur la page blanche du scénario : on doit saisir leur musicalité d’un regard… Alors, qui m’a influencé ? Des scénaristes, comme Preston Sturges ou Paul Mazursky. Des romanciers : Larry McMurtry, Elmore Leonard. Des dramaturges : David Mamet, Sam Shepard, Ben Hecht. Et sûrement aussi de grands comiques, comme Richard Pryor ou George Carlin

La scène du pourboire, dans Reservoir Dogs, de Quentin Tarantino (1992).

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A voir : Django unchained, de Quentin Tarantino, en salles mercredi 16 janvier.

 
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