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21/01/2013

La vie des autres

 
Lundi 21 janvier de 20:50 à 23:00 sur Arte
Voir dans la grille
 
A Berlin-Est, au début des années 80. La Stasi surveille de près les activités des intellectuels, soupçonnés de critiquer le régime d'Erich Honecker. Georg Dreyman, un dramaturge à succès, semble vierge de tout soupçon. Voilà qui interpelle Wiesler, un officier de la Stasi, qui obtient de le mettre sur écoute. L'initiative est encouragée par le ministre de la Culture, qui ferait bien sienne la compagne de Dreyman, l'actrice Christa-Maria Sieland, et espère ainsi éliminer facilement son rival. Au fil des jours, Wiesler se laisse séduire par ce couple d'intellectuels dont il écoute les moindres faits et gestes. Il change alors radicalement de méthode et se met à protéger Dreyman, au moment où celui-ci s'apprête à publier un article dans un journal de l'Ouest... Das Leben der Anderen - La vie de autres Trailer ... /  
Avant
Après
Exemple de phototrucage du régime stalinien. La falsification de l'Histoire du Commarch d'Océania est similaire.

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 19/01/2013

On aime passionnément

| Genre : cauchemar intime.

En faisant resurgir la grisaille des heures sombres de la République démocratique allemande, ce premier film d'un jeune cinéaste allemand a créé un phénomène international. Quel est donc ce tour de force ? On en a une idée dès la séquence d'ouverture, magistrale. Bureau de la Stasi (la police politique de la RDA) à Berlin-Est, en 1984 : Gerd Wiesler enseigne les méthodes qui permettent d'arracher à un être humain tout ce qu'il cache derrière ses mines d'innocent. Tout est là : l'atmosphère d'un pays, la peur de ceux qui y vivent, leur fragilité. D'emblée, un personnage s'impose : Wiesler, l'instrument parfait du régime, dont les yeux perçants sont un étau (excellent Ulrich Mühe, disparu après le tournage).

Mais la machine inhumaine peut se dérégler, dès lors qu'interfèrent désirs et sentiments. Donnersmarck, habile conteur, donne toute la saveur du revirement de Wiesler, touché par l'amour et l'art : l'objet d'une autre scène très maîtrisée, à l'opéra. La Vie des autres est une partie d'échecs entre volonté de pouvoir politique et envie de possession privée, intime même, entre loi et transgression. La justesse de cette reconstitution offre un accès à une réalité que l'on n'a guère eu l'occasion de revisiter au cinéma, tout en prenant une dimension de fable universelle sur le totalitarisme. — Frédéric Strauss

1984

Représentation du Ministère de la Vérité (Miniver en novlangue)
 
George Orwell's 1984 (Full Original) BBC Television's live production of George Orwell's "1984"
 
 
Pyramide sociale telle qu'elle apparaît dans le roman. Big Brother est au sommet. En dessous, les membres du Parti intérieur (moins de 2 % de la population de l'Oceania) ; puis les membres du Parti extérieur, comme Winston Smith. Au bas de la pyramide, soit environ 85 % de la population de l'Océania : les prolétaires.


Frédéric Strauss

 LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 31/01/2007

On n'aime pas En faisant resurgir la grisaille déprimante des heures sombres de la République démocratique allemande,  (Lire la suite) The Lives Of Others Das Leben Der Anderen 2006 ... / 138 min /

 A lire/ voir aussi :

Comparaison entre le nazisme et le communisme - Wikipédia : ,   Animal Farm-George Orwell (Full Length Animated Movie 1954 ... /

cf voir 1919-1939 : la drôle de paix - l'indigné, video : Hitler/Staline La Diagonale De La Haine (1) - Vidéo Dailymotion

En faisant resurgir la grisaille déprimante des heures sombres de la République démocratique allemande, 
Série documentaire Gaumont 20ième siècle : 1914-1918, la grande guerre  
(1 de 5) , (2 de 5) ,  (3 de 5) ,  (4 de 5) ,  (5 de 5) ,

Série documentaire Gaumont 20ième siècle : Octobre 1917, la révolution russe (1 de 4)

Série documentaire Gaumont 20ième siècle : la montée des fascismes (1 de 5),  (3 de 5)
Documentaires Staline Le Tyran Rouge 13 03 07 ... :  15 min
Série documentaire Gaumont Notre Siècle : 1980-1990, Solidarnosc (1 de 4)

 
La vie des autres

Mon blog : Les Alliés face à la Shoah , L'argent de la Résistance , Les Alliés face à la Shoah , The War : Une guerre... , Le chagrin et la pitié , 1919-1939 : la drôle de paix , Philippe Pétain , Un autre futur : l’ Espagne... , 39-40, la guerre des images , L'art D'ignorer les Pauvres , Mais qui a tué Maggie ? , Le chomage a une histoire , White Terror ( documentaire) , Hitler.La.Naissance.Du.Mal , Doc Noirs de France et Nos... , L'obsession sécuritaire -... , Le système Poutine Jeudi 5... , Les raisons de la colère ,

Livres : Qu’est ce que la démocratie? , Le but de la novlangue",... , Globalia de Jean Christophe... , George Orwell. De la guerre... , La ferme des animaux –...

Blog l'indigné  : La Vie des autres (Das Leben der Anderen) 

Blog l'indigné révolté
La vie des autres ,
POUVOIR OUVRIER A PORTO MARGHERA ,
« Cameroun, autopsie d'une indépendance » ,
Biens mal acquis profitent toujours, enquête sur un pillage d'Etats : ,
D'un 11-Septembre à l'autre ,
Aux origines du Tiers-Monde : les famines coloniales, génocide oublié, Mike Davis ,
Penser : c'est désobeir ,
1/6 Que veut dire l'autogestion ? ,
Depardieu citoyen russe
Socialisation des pertes et privatisation des profits,
Serres : "Ce n'est pas une crise, c'est un changement de monde"

 

 

20/01/2013

Django unchained’

Quentin Tarantino : “A vous de voir ce que ‘Django unchained’ raconte de l’époque !”

Avant-goût | Spectateur boulimique, le réalisateur continue à explorer les genres et signe un western iconoclaste sur l'esclavage. Quentin Tarantino est à la une de “Télérama” cette semaine.

Le 14/01/2013 à 18h38 - Aurélien Ferenczi

 

C’est un type qu’on rêverait de rencontrer tranquillement. Comme un ami cinéphile avec qui l’on aimerait faire des listes (les meilleurs westerns dans lesquels l’un des personnages principaux est un Noir), se perdre en débats animés et stériles (les acteurs américains sont-ils trop payés ?), bref passer du temps. Mais Quentin Tarantino est en coup de vent à Paris, attraction numéro un de la caravane médiatique de Django unchained, qui transforme l’étage d’un hôtel de luxe en un drôle de charivari, quatre acteurs dans leurs suites, le double d’intervieweurs, le triple d’assistants, le quadruple de gens dont on ne sait pas ce qu’ils font là… En avant-première sur Télérama.fr, voici un extrait de l'entretien qu'il nous accordé.

 

Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans Télérama, en kiosque mercredi 16 janvier.
 

Vous êtes-vous donné comme mission de venger les peuples qui ont souffert ? Après les Juifs, les Noirs ? On dirait que vous avez fait vôtre la citation biblique, assez fantaisiste, de Samuel Jackson dans Pulp Fiction : « Et je frapperai avec colère ceux qui tentent de détruire mes frères »…
C’est possible ! Mais c’est aussi plus simple que cela : je voulais évoquer ce sujet sans le respect un peu compassé envers les victimes qu’on trouve généralement dans les grands films historiques. On a l’impression de regarder à travers une vitre ! La Liste de Schindler est différent : parce que Spielberg réussit à briser cette vitre, son film nous empoigne. Mais le voir reste une épreuve. Alors que dans le cinéma de genre on peut garder l’Histoire en toile de fond et remplacer la douleur par une énergie, une empathie gratifiantes. Je voulais que les Noirs d’Amérique puissent voir Django unchained sans se sentir déprimés ou frustrés… Je me rappelle une discussion avec Reginald Hudlin, un réalisateur noir américain : il comparait un gros film sur l’esclavage, bourré de bonnes intentions, à une série B des années 1970, The Legend of Nigger Charley. Il trouvait la seconde fauchée, mais dynamique, efficace, positive… J’ai pensé : Ah, mais je pourrais faire ça…

 

 

The Legend of nigger Charley, le film qui inspira Tarantino pour Django unchained.

Django unchained est un western : n’est-ce pas, par excellence, le genre qui raconte l’histoire, même enjolivée, des Etats-Unis ?
Bien sûr, les westerns décrivent la naissance du pays, mais encore plus la décennie dans laquelle ils ont été faits. Ceux des années 1930 montrent encore l’esprit des pionniers, ou des colonisateurs, avec un manichéisme simple : c’est l’opposition « white hat/black hat » – le héros porte un chapeau blanc, son rival un noir. Dix ans plus tard, ils rendent compte du traumatisme de la guerre : ils sont proches du film noir, c’est l’ère du doute, comme dans La Vallée de la peur, de Raoul Walsh. Les années 1950 sont encore très conservatrices, mais certains films annoncent timidement la montée des droits civiques : s’il est question des Noirs, c’est à travers les Indiens. La Flèche brisée, de Delmer Daves, l’un des premiers films à montrer des Indiens comme des êtres humains, a été très apprécié de la communauté noire : l’histoire semblait proche de la leur, que personne n’avait encore racontée ! Plus tard, le western évoquera la guerre du Vietnam, et même le Watergate : les films de la fin des années 1970 démontent les mythologies, comme Buffalo Bill et les Indiens, de Robert Altman, ou La Brigade du Texas, de Kirk Douglas… A vous de voir ce que Django unchained raconte de l’époque !

Django Unchained, de Quentin Tarantino, en salles mercredi 16 janvier

Vous y retrouvez Christoph Waltz et Samuel L. Jackson, deux acteurs experts du « tarantinien », ce langage inventif et imagé qui est votre marque de fabrique. D’où vous vient ce sens du dialogue ?
Longtemps, alors que je cherchais à financer Reservoir Dogs, j’ai entendu : « Trop de dialogues, c’est du théâtre… » Je ne sais pas précisément à quoi ressemblent mes dialogues. Sont-ils de la poésie ? Pas exactement, mais il y a un lien. Des paroles de chansons ? Pas exactement, mais il y a un lien. Du rap ? Des extraits de one-man-show ? Toujours un lien. Ils possèdent une musicalité très singulière : la façon dont les mots sonnent, riment, se répètent est importante. Comme l’est leur disposition sur la page blanche du scénario : on doit saisir leur musicalité d’un regard… Alors, qui m’a influencé ? Des scénaristes, comme Preston Sturges ou Paul Mazursky. Des romanciers : Larry McMurtry, Elmore Leonard. Des dramaturges : David Mamet, Sam Shepard, Ben Hecht. Et sûrement aussi de grands comiques, comme Richard Pryor ou George Carlin

La scène du pourboire, dans Reservoir Dogs, de Quentin Tarantino (1992).

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A voir : Django unchained, de Quentin Tarantino, en salles mercredi 16 janvier.

14/01/2013

La nuit américaine

La nuit américaine

On aime beaucoup Comédie dramatique réalisé en 1973 par François Truffaut

Lundi 14 janvier de 20:50 à 22:40 sur Arte
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Ferrand, célèbre metteur en scène, commence le tournage de son nouveau film, «Je vous présente Pamela», aux studios de la Victorine, à Nice. Il a rassemblé autour de lui Bertrand, son producteur, Alphonse, le jeune premier, Julie Baker, une actrice américaine dépressive accompagnée de son mari, le docteur Nelson, Séverine, qui noie les outrages de l'âge dans la boisson, Alexandre, un acteur quinquagénaire et, bien sûr, toute son équipe technique. Le tournage se révèle long et difficile, d'autant plus que tous ces personnages accumulent intrigues, passions et éclats, devant et derrière les caméras... La Nuit américaine (I film, la vita) - Truffaut - YouTube :  
Truffaut sur "La Nuit Américaine" (1973) - YouTube :

Truffaut sur "La Nuit Américaine" (1973)

 
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