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29/07/2012

L'équipée sauvage

 

 

L'équipée sauvage

Drame réalisé en 1954 par László Benedek

Dimanche 29 juillet de 20:45 à 22:00 sur Arte
Voir dans la grille

Johnny et sa bande sillonnent les routes sur de puissantes motos, effrayant les voyageurs et installant un sentiment de peur dans les endroits où ils font halte. Après avoir perturbé une course de moto et dérobé un des trophées, ils arrivent dans une petite bourgade, où Johnny rencontre la jeune Kathie, qui s'éprend de lui. Une bande rivale, menée par un certain Chino, tente de les évincer. Johnny affronte le chef des intrus et finit par en triompher. Toute cette agitation n'est pas du goût des habitants de la ville. L'un d'eux, Charlie Thomas, réunit quelques hommes et décide de mater Johnny et ses motards, car il estime que le shérif, Harry Bleeker, est incapable de se faire respecter...

TRAILER L'EQUIPEE SAUVAGE MARLON BRANDO FILM V.F FR

 

Une route aux Etats-Unis. Des motards roulent à toute allure. Johnny, le chef, conduit la bande. Ils sèment le trouble à l'arrivée d'une course de motos, volent un trophée réservé aux vainqueurs et repartent. Ils arrivent dans une petite ville. L'un des jeunes est renversé par un vieil homme en voiture. Attroupement. La tension monte. Sur le seuil du café, Kathie, la serveuse, assiste à la scène.

L'Equipée sauvage est l'un des films les plus importants (avec Easy Rider) sur les rapports impossibles entre une jeunesse mal dans sa peau et une population apeurée. Rebelles, frustes et provocateurs, les motards laissent éclater leur vitalité à travers une dangereuse violence non canalisée. Ils refusent la tendresse qui affaiblit. Ils aiment l'uniforme (blouson noir et tête de mort), ont la mystique du chef. A la fureur des jeunes, les habitants de la ville répondent par la haine, la traîtrise, la lâcheté. Seuls les vieux, et surtout Kathie, semblent conserver les réflexes d'une civilisation humanisée. Mais ils semblent trop désarmés dans cette société égoïste, qui est incapable de prendre en compte les différences et précipite ses enfants avides d'exploits vers toutes les formes de dictature.

Le message de cette oeuvre courte, étouffante, rythmée par la musique jazz-rock qui s'échappe des juke-box et par le vrombissement des motos, reste d'actualité près de soixante ans après sa sortie. Brando, le visage dur, le regard obtus de la brute primitive, est étonnant de présence. — Gérard Camy



Gérard Camy

 

A vad (The Wild One, 1953) ( 1H20 min)

 

04/07/2012

A nos amours (1983)

Cela devrait te plaire, je te conseil ce soir 

Un film intéressant ce soir :

A nos amours (1983) - Drame - L'essentiel - Télérama.fr

A quinze ans, Suzanne découvre avec lucidité et une certaine amertume que ce qu'elle aime faire avec les hommes, c'est l'amour et rien d'autre. Le reste ne serait-il qu'ennui ou illusion? César du meilleur film français. : A NOS AMOURS de Maurice Pialat - Crise de nerfs , A Nos Amours - Dimple Scene (part 1) [1983]  

 

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 30/06/2012

 

| Genre : l'adolescence nue.

« Pialat n'a pas changé le cinéma dit "français" : il l'a achevé. » La formule de Benoit Jacquot (Télérama no 2804) résume parfaitement la puissance ambivalente de l'immense Maurice Pialat, disparu en 2003. Ainsi, A nos amours, gifle lourde et glacée, caresse brûlante du désespoir, qui fouille les gouffres de l'adolescence, âge compliqué des possibles et des tunnels. Suzanne — Sandrine Bonnaire, débutante crevant l'écran, comme on n'en voit qu'une par décennie —, 15 ans, couche avec une ribambelle de types, mais se refuse à celui qu'elle aime, se fait bastonner par sa mère, hystérique, et son frère, abusif. Comme toujours chez Pialat, la vérité jaillit par effraction, sous forme de heurts et d'éboulis. Ça cogne, ça souffle, ça gueule, sans prévenir. Ça jouit aussi : lorsque Suzanne est dans les bras d'un mec. Seuls moments de rémission possible, hors de ceux passés avec le père complice — Maurice Pialat lui-même, ours fatigué, cinglant mais attachant. De quoi souffre-t-elle donc ? De ne pas ­savoir aimer, de la sécheresse de son propre coeur, de la tristesse des autres. Elle n'a jamais eu autant envie de vivre et jamais eu si peur. — Jacques Morice

 

Suivi à 22.25 d'Il était une fois... A nos amours. 



Jacques Morice

  

A NOS AMOURS (format PDF)

 

 

Sandrine Bonnaire : “Pialat m'a fait naître” - Cinéma - Télérama.fr: Cannes 2012, Semaine de la critique | Après un documentaire, Sandrine Bonnaire présente à Cannes son premier film de fiction, “J'enrage de ton absence”, avec Alexandra Lamy et William Hurt, à la Semaine de la critique. Nous lui avons soumis notre questionnaire sur petits papiers colorés

 

 

Sandrine Bonnaire - Wikipédia :

1985 : Sans toit ni loi de Agnès Varda

 

Récompenses et nominations

Sandrine Bonnaire - SANS TOIT NI LOI de Agnes Varda

musique - Joan Baez - Babe I'm Gonna Leave You

Babe, i'm gonna leave you
Tell you when i'm gonna leave you
leave you when ol'summer time,
summer comes a-rolling
leave you when ol'summer comes along
Babe, the highway is a-callin'
the old highway's a-callin'
callin'me to travel on, travel
on out the Westward
callin'me to travel on alone
Babe,I'd like to stay here
you know I'd really like to stay here
my feet start goin'down,goin'down the highway
my feet start goin'down, goin'down alone
Babe,I got to ramble
You know I got to ramble
My feet start goin'down and I got to follow
my feet start goin'down, and I got to go

Ѕаnѕ Τοіt nі Lοі 01 , part 02 , part 03 , part 04 , part 05 , part 06 , part 07 , part  08 ,part  09 , part 10 , part 11 ,

18/06/2012

hommage à Fassbinder, l'homme pressé

 

Arte rend hommage à Fassbinder, l'homme pressé

Cinéphilie | Quarante films en treize ans ! Mais aucun avec Romy Schneider. Le grand regret du réalisateur allemand... auquel Arte consacre une rétrospective

 

film 13.jpgLa nouvelle lui parvint sans doute à Berlin, pendant le tournage de Querelle : à Paris, Romy Schneider venait de mourir, le 29 mai 1982. On imagine qu'il en fut particulièrement meurtri : depuis l'âge de 17 ans, Rainer Werner Fassbinder rêvait de faire un film avec l'interprète de Sissi. A défaut, il avait réussi à convaincre celui qui jouait l'empereur François-Joseph, Karlheinz Böhm, offrant notamment au comédien de jouer un antiquaire homosexuel dans Le Droit du plus fort (1975). Mais l'impératrice lui résistait : il n'avait pu obtenir qu'elle soit l'héroïne du Mariage de Maria Braun. En 1982, il est tout près d'arriver à ses fins : l'année suivante, il doit diriger Romy Schneider dans Cocaïne, l'adaptation d'un roman de l'Italien Pitigrilli. Mais voilà que la mort emporte l'actrice. Et, onze jours plus tard, c'est lui qu'on retrouve sans vie dans son appartement de Munich. Fassbinder avait 37 ans.

Trente ans après, ces circonstances tragiques montrent toujours quelle voie traçait le cinéaste : il allait continuer à faire des films importants, des films chocs avec des stars, en allant vers le public sans renoncer à son exigence. Le nom de Fassbinder allait retentir partout, et les initiales RWF, dominer le cinéma international. Une ambition finalement surhumaine pour celui qui avait déjà réalisé l'impossible : cons­truire à toute allure une œuvre immense (quarante films en treize ans), changer le cinéma allemand, lui offrir de nouvelles icônes, comme Hanna Schygulla, formidable Maria Braun, ou Ingrid Caven, sur laquelle un prix Goncourt fut écrit en l'an 2000 par Jean-Jacques Schuhl.


Le Mariage de Maria Braun ( bande annonce VOST )

L'univers de RWF n'a pas fini de retentir dans le nôtre. Le beau programme que lui consacre ces temps-ci Arte souligne l'actualité de cette œuvre, qu'on n'a jamais fini de redécouvrir. Pour Vincent Paul-Boncour, dont la société de distribution, Carlotta Films, réédite tout Fassbinder en salles et en DVD, « ses films ont une actualité quasiment permanente. On ne cesse d'en dénicher de nouveaux, oubliés ou inaccessibles depuis longtemps. Et d'autres sont devenus des classiques, comme Berlin Alexanderplatz, un vrai succès en DVD » (1) . Une renaissance perpétuelle, sur laquelle veille la fondation Fassbinder : sur son site, la rubrique « news » ­re­­gorge d'événements cinéma ou théâtre (2) . L'appétit d'ogre du réalisateur s'est transmis à ses admirateurs. 

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(1) Voir le site VOD de Carlotta.


Rétrospective Fassbinder : lundi 18 juin Le Mariage de Maria Braun (20h35), Il était une fois... Le Mariage de Maria Braun, documentaire de François Lévy-Kuentz (22h35) Le Droit du plus fort (23h25) ; mercredi 20 juin Tous les autres s'appellent Ali (22h05), Je ne veux pas seulement qu'on m'aime (23h55), documentaire de Hans Günther Pflaum.

Soirées Fassbinder - Lundi 18 juin 20.35, mercredi 20 juin 22.05 - Arte

 

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