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04/07/2012

A nos amours (1983)

Cela devrait te plaire, je te conseil ce soir 

Un film intéressant ce soir :

A nos amours (1983) - Drame - L'essentiel - Télérama.fr

A quinze ans, Suzanne découvre avec lucidité et une certaine amertume que ce qu'elle aime faire avec les hommes, c'est l'amour et rien d'autre. Le reste ne serait-il qu'ennui ou illusion? César du meilleur film français. : A NOS AMOURS de Maurice Pialat - Crise de nerfs ,

 

Sandrine Bonnaire et Maurice Pialat - A nos amours (1983)



 

A Nos Amours - Dimple Scene (part 1) [1983]  

 

 

 

| Genre : l'adolescence nue.

« Pialat n'a pas changé le cinéma dit "français" : il l'a achevé. » La formule de Benoit Jacquot (Télérama no 2804) résume parfaitement la puissance ambivalente de l'immense Maurice Pialat, disparu en 2003. Ainsi, A nos amours, gifle lourde et glacée, caresse brûlante du désespoir, qui fouille les gouffres de l'adolescence, âge compliqué des possibles et des tunnels. Suzanne — Sandrine Bonnaire, débutante crevant l'écran, comme on n'en voit qu'une par décennie —, 15 ans, couche avec une ribambelle de types, mais se refuse à celui qu'elle aime, se fait bastonner par sa mère, hystérique, et son frère, abusif. Comme toujours chez Pialat, la vérité jaillit par effraction, sous forme de heurts et d'éboulis. Ça cogne, ça souffle, ça gueule, sans prévenir. Ça jouit aussi : lorsque Suzanne est dans les bras d'un mec. Seuls moments de rémission possible, hors de ceux passés avec le père complice — Maurice Pialat lui-même, ours fatigué, cinglant mais attachant. De quoi souffre-t-elle donc ? De ne pas ­savoir aimer, de la sécheresse de son propre coeur, de la tristesse des autres. Elle n'a jamais eu autant envie de vivre et jamais eu si peur. — Jacques Morice

 

Suivi à 22.25 d'Il était une fois... A nos amours. 

 

À nos amours (1983)

Jacques Morice

  

A NOS AMOURS (format PDF)

 

 

Sandrine Bonnaire : “Pialat m'a fait naître” - Cinéma - Télérama.fr: Cannes 2012, Semaine de la critique | Après un documentaire, Sandrine Bonnaire présente à Cannes son premier film de fiction, “J'enrage de ton absence”, avec Alexandra Lamy et William Hurt, à la Semaine de la critique. Nous lui avons soumis notre questionnaire sur petits papiers colorés

 

 

Sandrine Bonnaire - Wikipédia :

1985 : Sans toit ni loi de Agnès Varda

 

Récompenses et nominations

Sandrine Bonnaire - SANS TOIT NI LOI de Agnes Varda

musique - Joan Baez - Babe I'm Gonna Leave You

Babe, i'm gonna leave you
Tell you when i'm gonna leave you
leave you when ol'summer time,
summer comes a-rolling
leave you when ol'summer comes along
Babe, the highway is a-callin'
the old highway's a-callin'
callin'me to travel on, travel
on out the Westward
callin'me to travel on alone
Babe,I'd like to stay here
you know I'd really like to stay here
my feet start goin'down,goin'down the highway
my feet start goin'down, goin'down alone
Babe,I got to ramble
You know I got to ramble
My feet start goin'down and I got to follow
my feet start goin'down, and I got to go

Ѕаnѕ Τοіt nі Lοі 01 , part 02 , part 03 , part 04 , part 05 , part 06 , part 07 , part  08 ,part  09 , part 10 , part 11 ,

18/06/2012

hommage à Fassbinder, l'homme pressé

 

Arte rend hommage à Fassbinder, l'homme pressé

Cinéphilie | Quarante films en treize ans ! Mais aucun avec Romy Schneider. Le grand regret du réalisateur allemand... auquel Arte consacre une rétrospective

 

film 13.jpgLa nouvelle lui parvint sans doute à Berlin, pendant le tournage de Querelle : à Paris, Romy Schneider venait de mourir, le 29 mai 1982. On imagine qu'il en fut particulièrement meurtri : depuis l'âge de 17 ans, Rainer Werner Fassbinder rêvait de faire un film avec l'interprète de Sissi. A défaut, il avait réussi à convaincre celui qui jouait l'empereur François-Joseph, Karlheinz Böhm, offrant notamment au comédien de jouer un antiquaire homosexuel dans Le Droit du plus fort (1975). Mais l'impératrice lui résistait : il n'avait pu obtenir qu'elle soit l'héroïne du Mariage de Maria Braun. En 1982, il est tout près d'arriver à ses fins : l'année suivante, il doit diriger Romy Schneider dans Cocaïne, l'adaptation d'un roman de l'Italien Pitigrilli. Mais voilà que la mort emporte l'actrice. Et, onze jours plus tard, c'est lui qu'on retrouve sans vie dans son appartement de Munich. Fassbinder avait 37 ans.

Trente ans après, ces circonstances tragiques montrent toujours quelle voie traçait le cinéaste : il allait continuer à faire des films importants, des films chocs avec des stars, en allant vers le public sans renoncer à son exigence. Le nom de Fassbinder allait retentir partout, et les initiales RWF, dominer le cinéma international. Une ambition finalement surhumaine pour celui qui avait déjà réalisé l'impossible : cons­truire à toute allure une œuvre immense (quarante films en treize ans), changer le cinéma allemand, lui offrir de nouvelles icônes, comme Hanna Schygulla, formidable Maria Braun, ou Ingrid Caven, sur laquelle un prix Goncourt fut écrit en l'an 2000 par Jean-Jacques Schuhl.


Le Mariage de Maria Braun ( bande annonce VOST )

L'univers de RWF n'a pas fini de retentir dans le nôtre. Le beau programme que lui consacre ces temps-ci Arte souligne l'actualité de cette œuvre, qu'on n'a jamais fini de redécouvrir. Pour Vincent Paul-Boncour, dont la société de distribution, Carlotta Films, réédite tout Fassbinder en salles et en DVD, « ses films ont une actualité quasiment permanente. On ne cesse d'en dénicher de nouveaux, oubliés ou inaccessibles depuis longtemps. Et d'autres sont devenus des classiques, comme Berlin Alexanderplatz, un vrai succès en DVD » (1) . Une renaissance perpétuelle, sur laquelle veille la fondation Fassbinder : sur son site, la rubrique « news » ­re­­gorge d'événements cinéma ou théâtre (2) . L'appétit d'ogre du réalisateur s'est transmis à ses admirateurs. 

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(1) Voir le site VOD de Carlotta.


Rétrospective Fassbinder : lundi 18 juin Le Mariage de Maria Braun (20h35), Il était une fois... Le Mariage de Maria Braun, documentaire de François Lévy-Kuentz (22h35) Le Droit du plus fort (23h25) ; mercredi 20 juin Tous les autres s'appellent Ali (22h05), Je ne veux pas seulement qu'on m'aime (23h55), documentaire de Hans Günther Pflaum.

Soirées Fassbinder - Lundi 18 juin 20.35, mercredi 20 juin 22.05 - Arte

 

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15/06/2012

J'ai rencontré le diable par Kim Ji-woon

 

 

J'ai rencontré le diable

Thriller réalisé en 2010 par Kim Ji-woon

 

j'ai rencontré le diable,par kim ji-woon,film,thriller,choi min-sik,old boyUn agent secret recherche le serial killer qui a tué sa fiancée.

J'ai Rencontré le Diable - Bande Annonce HD

 

Genre : la brute et le cinglé.

 

Crâne défoncé et tendon d'Achille sectionné, têtes guillotinées, cannibalisme, viols : la brutalité effrénée de ce polar coréen lui a valu une interdiction aux moins de 18 ans au pays du Matin-Calme. Ne pas en conclure, pour autant, que le cinéaste verse dans le torture porn : il s'intéresse plus aux motivations de la violence qu'à son exploitation graphique. Ce n'est pas un hasard si le film s'ouvre sur une citation de Nietzsche : « Situ regardes longtemps au fond de l'abîme, l'abîme aussi regarde au fond de toi... » Le monstre, ici, est un tueur en série qui ferait passer Hannibal Lecter pour un petit chanteur à la croix de bois : Choi Min-sik, déjàvu dans Old Boy, l'interprète avec une bonhomie et un humour noir qui le rendentencore plus dément. A ses trousses, un flic à la froideur imperturbable, guidé par une idée fixe : venger sa petite amie, découpée en morceaux par le boucher.

 

J'ai rencontré le diable de Kim Jee Woon

 

Pour prolonger la course-poursuite, le flic laisse, chaque fois, repartir le meurtrier en ayant pris soin de le mutiler. C'est là l'habileté du cinéaste : brouiller les règles morales du polar traditionnel. Le sadisme du flic et le masochisme du tueur résonnent avec le plaisir et la peur du spectateur devant ce jeu pervers du chat et de la souris. En refusant de faire du justicier un héros positif et en faisant passer le serial killer du rôle de bourreau à celui de victime, le réalisateur se plaît à semer le doute : qui des deux est vraiment le diable ? Le plus machia­vélique et le plus manipulateur, en tout cas, c'est le cinéaste. — Jérémie Couston

 

 
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