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29/01/2013

La malédiction du gaz de schiste

 

 

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 Alors que les médias et le grand public restent obsédés par la crise économique,
la crise écologique et environnementale  pourrait faire naitres de "nouvelles crises "et précipité un peu plus un système logique sur le court terme mais absurde et autodestructeurs sur le Moyen terme et long terme...
et amplifier les causes et les conséquences d'un capitalisme qui n'arrive plus a se reproduire. 

Le néolibéralisme doit sa renaissance au cours du dernier quart du 20ème siècle aux crises énergétiques des années 70, causées par les augmentations importantes et inattendues du prix du pétrole, de l'or( ...) ,

Le gaz de schiste, également appelé « gaz de roche-mère » ou « gaz de shale » (en anglais : « shale gas »), est un gaz d'origine naturelle, généré par la décomposition d'argile riche en matières organiques, et extrait à partir de terrains marneux ou argileux[1]. Contrairement au gaz naturel, il est piégé dans les roches poreuses qui le produisent, et il est nécessaire de détruire la structure de ces roches pour pouvoir le récupérer

 

les risques sismiques et les problèmes environnementaux constatés, et notamment la pollution de l'air et de l'eau, entrainent une forte défiance de l'opinion publique et de certains gouvernements vis-à-vis de cette ressource.

Du fait de ces intérêts antagonistes, le sujet fait l'objet de controverses via des blogs ou manifestations, ainsi que d'unlobbyingde la part des compagnies impliquées

Zamosc, en Pologne orientale : au hasard d'un tournage dans cette région rurale, Lech Kowalski rencontre en 2009 des paysans sur les terres desquels de grandes firmes américaines ont commencé à prospecter pour extraire du gaz de schiste. Fissures dans les murs des fermes, pollution des eaux, bulldozers investissant des champs à quelques dizaines de mètres des habitations : les villageois sont inquiets. Or cette situation locale n'a rien d'anecdotique, au contraire, elle témoigne d'un phénomène qui menace aujourd'hui toute la planète. Bradford County, aux Etats-Unis, est au gaz de schiste ce que l'Arabie saoudite est au pétrole. Loin de l'image idyllique d'une «énergie non conventionnelle» propre et d'exploitation aisée véhiculée par les industriels, le réalisateur donne à voir des paysages dévastés, habités par des gens au bord de l'épuisement physique et psychologique.

2T

 

 

 

Miracle ou cauchemar ? Depuis des mois, partisans et opposants au gaz de schiste s'affrontent à coups d'affirmations contradictoires et de propagande. Les premiers applaudissent la nouvelle donne énergétique et économique : emplois, indépendance énergétique, répit dans la fin annoncée des énergies fossiles, poursuite du mode de développement énergivore... Les seconds insistent sur la (longue) liste des dangers de l'hydrofracturation : accélération du changement climatique par la combustion de davantage de gaz, pollution de l'eau, accidents... Tout ça pour un bilan carbone proche de celui du charbon.

« Anti » affirmé, Lech Kowalski livre un documentaire militant en suivant des opposants dans deux régions emblématiques : la Pennsylvanie, où l'exploitation est largement engagée depuis 2007, et l'est de la Pologne, où tout commence à peine. Plein d'empathie, le réalisateur montre bien les dégâts visibles du boom gazier made in USA — eau devenue noire, vaches à la peau boursouflée, habitants contaminés... — et la paranoïa et la censure exercée par les exploitants. Tout est-il joué pour les citoyens engagés dans la bataille contre les géants du gaz ? Pas si sûr... Les héros de Lech Kowalski, petits paysans polonais du village de Zurawlow, ont en tout cas gagné une première manche : ils ont viré Chevron, à coups de réunions publiques et de manifestations. Et si c'était ça, le vrai miracle ? — Weronika Zarachowicz


 
La malédiction du gaz de schiste - YouTube

 

La malédiction du gaz de schiste  Environnement par Lech Kowalski La malédiction du gaz de schiste - arte + 7,

Suivi, à 22h05, d'un débat animé par Emilie Aubry, qui reçoit José Bové.Mardi 29 janvier de 20:50 à 22:05 sur Arte

 Documentaire réalisé en 2010 par Josh Fox  mis sur facebook Le point de départ de «Gasland» est une lettre adressée à Josh Fox, le réalisateur, lui proposant 100 000 dollars pour pouvoir forer des puits d'exploitation du gaz de schiste sur sa propriété, en Pennsylvanie. Sachant que George W Bush, en 2005, a dispensé les industries de l'énergie du respect des lois environnementales protégeant l'air et l'eau, et que la multinationale Halliburton, qui fut dirigée par l'ex-vice-président Dick Cheney, est pionnière dans l'exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique, Joh Fox, pour savoir à quoi il s'expose, entrerpend d'enquêter à travers le pays, armé d'une caméra, de son banjo et d'une curiosité naïve mâtinée d'humour noir...  

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GasLand - .Olivier Milot Gasland  - arte + 7, GASLAND - Vidéo Dailymotion (Etats-Unis, 2010, 103mn) ARTE F Date de première diffusion : Aujourd'hui, 20h52

 

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Les enjeux sont immenses, les intérêts aussi enjeux :Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ? : Pourquoi faire une enquête sur les lobbysmes ( et donc sur le nucléaire (civile et militaire),  les gaz de schismes) et son évolution. Parce qu’il est une part importante de la réussite ou des échecs d’une négociation comme l’indique le monde diplomatique Archives en Février 2001et l’échec retentissant du sommet sur le climat tenue a La Haye en 2001. pas de contrepoids écologique aux lobbying industrielle : Arctique L’innocence en danger.




Nous sommes 7 milliards à dépendre de la préservation de l’Arctique, régulateur climatique planétaire vital, berceau d’une biodiversité exceptionnelle. Et ils ne sont qu’une poignée à vouloir se l’accaparer et la détruire pour quelques gouttes de pétrole de plus… À peine 3 années de consommation mondiale. Le souhaitons-nous vraiment ?Non, ça suffit !

Les instances gouvernementales, comme le prouve tristement l’échec du sommet de Rio + 20, sont impuissantes à prendre les décisions nécessaires pour éviter cette tragédie. Mais, nous, citoyens de tous les pays, animés par la volonté de préserver notre planète, nous pouvons arrêter cette catastrophe !


Dans l’article Agora Vox Nucléaire et gaz de schistes dans un modèle libéral - AgoraVox le ... pose la question « A priori l'exploitation des gaz de schiste nécessite beaucoup moins d'investissements que la filière nucléaire. En revanche l'État français ayant nationalisé le sous sol, il en tirera des revenus colossaux qui le rendent immédiatement suspect pour bien évaluer la dangerosité du procédé. Comment croire l'État qui a accumulé une dette de plus de 2000 milliards d'euros lorsque 400 à 800 milliards de revenus providentiels se profilent à l'horizon »  Le choix entre sécurité et sauvegarde de l’environnement d’un coté et  profit court terme pour état et multinationales ; le choix semble vite être fait

Un documentaire a ne pas manquer ce soir :Le grand Monopoly du gaz - Economie par Martin Leidenfrost, Richard LakdaniL'Union européenne consomme de plus en plus de gaz et en produit de moins en moins. A qui achètera-t-elle le gaz dont elle a besoin ? Et qui l'approvisionnera à l'avenir ? Pour tenter de faire le point sur ces questions, le journaliste Martin Leidenfrost a interrogé les acteurs-clés de la production et du commerce international du gaz. De Bakou, en Azerbaïdjan, à Moscou et à la Sibérie, en passant par Bruxelles, Istanbul et Baumgarten en Autriche, coeur du dispositif gazier européen, les réponses des dirigeants politiques, industriels et celles des employés des compagnies gazières montrent à quel point les choix stratégiques sont dépendants des relations diplomatiques. L'Europe arrivera-t-elle à faire aboutir son projet de gazoduc Nabucco ou continuera-t-elle à dépendre entièrement des approvisionnements russes de Gazprom ? » voir pour mieux comprendre  GDS infos | Facebook, Programmes | Ce soir | fr - ARTE, L'Europe des lobbies, communiqué : Fwd: diffusion..., NON AUX GAZ ET PETROLES DE... Voir le documenataire : le grand monopoly du gaz.flv - YouTube ( durée 1h55 minutes), Le dossier gaz-énergie sur Arte

 A lire Le gaz de schisme nuit au bien être : La dépendance chinoise au charbon ! : Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique : Pétrole et gaz de schiste,...une guerre pour 2012 : « Un documentaire:Le grand Monopoly du gaz - Le grand Monopoly du gaz (arte) ( durée 15 min), Gaz Land | Facebook

 "S'il perdure, le boom pétrolier qui a lieu actuellement en Amérique du Nord nous ramènera à l'atmosphère de découvertes des années 1950 et 1960. Le potentiel ne se limite pas à Spraberry/Wolfcamp. On pense que la formation de Bakken, dans le Dakota du Nord, contiendrait plus de 10 milliards de barils, alors que Eagle Ford Shale en contiendrait 25 milliards. Si le pétrole suit le chemin du gaz naturel, il pourrait y avoir encore plus de méga-zones pétrolifères, dont certaines très prolifiques qui apparaissent au Canada. Tout cela pourrait bien ressembler à la période la plus importante dans le domaine de la découverte de réserves dans l'histoire longue de 155 ans de l'industrie".

Une révolution technologique est en cours . Le boom pétrolier a changé la donne.

Le gaz reste encore en effet naturellement abondant ; les réserves sont colossales dans de nombreux pays comme ceux d'Asie centrale, la Russie, ou encore l'Indonésie, l'Australie, le Brésil (des émergents, vous l'aurez remarqué). Mais deux éléments relativement récents mettent en lumière tout l'intérêt que vous devez porter au gaz.

Le premier est le formidable progrès technique qui permet d'aller chercher le gaz de schiste en procédant à la fracturation hydraulique des roches qui le retiennent prisonnier. Le shale gas, ainsi nommé par la profession, a fait son apparition il y a quelques années aux Etats-Unis mais des études géologiques ont démontré que beaucoup de pays disposaient de ce type de ressources : la Russie, la Grande-Bretagne, la Pologne, pour n'en citer que quelques-uns.

Ce boom du pétrole aux Etats-Unis est tout récent. La plupart des géologues n'arrivent pas encore à en prendre toute la mesure ; ils ne parviennent toujours pas à comprendre comment les cartes ont bouleversé le jeu si rapidement. Depuis 2008, la production pétrolière américaine a augmenté de 43%. Bientôt, les Etats-Unis produiront plus qu'ils ne consomment. Cela pourrait être le cas avant la fin de l'année. Il y a cinq ans, de telles considérations auraient fait l'objet de railleries.

A l'heure où les Etats-Unis sont en passe d'accéder à l'indépendance énergétique, nous avons le droit de nous poser cette question simple et naïve : "pourquoi eux et pas nous" ? Du jour au lendemain, les Etats-Unis ont vu effectivement leurs réserves bondir. Grâce au pétrole de schiste, certes, mais aussi grâce à un environnement économique qui valorise l'exploitation pétrolière.

Quelles que soient les estimations existantes, elles s'avéreront certainement beaucoup trop basses. La technologie ne cesse de s'améliorer. L'expérience nous apprend comment tout cela fonctionne. exemple  est Kern River. En 1899, lorsque le site fut découvert, les experts pensaient que seulement 10% de sa modeste production seraient récupérés. En 1942, le champ contenait encore 54 millions de barils de pétrole récupérable -- après avoir produit 278 millions de barils. Au cours des 44 années suivantes, il produira 736 millions de barils supplémentaires. A ce stade, il reste 970 millions de barils.

L'histoire du pétrole est remplie de cas comme celui de Kern River. A la lumière de cette longue expérience, les nouvelles découvertes apparaissent particulièrement énormes.

Il va sans dire qu'il est difficile d'être haussier sur le pétrole avec de telles découvertes rien qu'aux Etats-Unis. Sans compter que le Canada possède encore ses vastes sables bitumeux. "Encore une formidable source d'approvisionnement", observe Tertzakian, "mais la révolution du pétrole de schiste marginalise sa taille autrefois formidable et la ramène à quelque chose de simplement grand, entre autres".

La situation sur les gaz de schiste : . Les principaux pays exploitant ce gaz sont à l'origine d'une révolution énergétique qui est en train de se muer en révolution géopolitique. L'indépendance en gaz à laquelle les Etats-Unis sont promis va réduire leurs importations de gaz des pays du Golfe et d'Afrique.

La France, elle, reste les bras croisés. Ce n'est pas tant son refus d'exploiter ses ressources qui est inquiétant que son refus même de les connaître. Depuis juillet 2011, il est interdit d'utiliser la fracturation hydraulique, seule technique pour l'instant efficace pour évaluer ces ressources. .

En France, comme me le confiait récemment un membre du BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minérales), "la France a le pire code minier du monde" ! Pourtant les choses changent. Les initiatives se multiplient. Si la France restera un grand pays importateur, cela ne veut pas dire que l'exploitation pétrolière est vouée aux gémonies.

Car les quantités produites en France, aussi faibles soient-elles, ne dépassent pas le million de tonnes par an soit moins de 1% de la consommation totale, représentent pourtant un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros, ainsi que des taxes diverses.

Aujourd'hui, alors qu'on sent les acteurs du pétrole bouger, certains projets pourraient s'avérer rentables sur le territoire français. J'ai repéré en particulier un projet qui sera dans quelques mois à l'affiche de tous les journaux. Suivez le guide !

La France, un pays dépendant à 99% des importations

Il est intéressant de voir comment se repartissent les importations de pétrole français. Sur les 64,4 millions de tonnes importées par la France en 2011 selon l'Insee, on remarque que c'est la région de l'ex-URSS qui est le premier fournisseur de pétrole. Mais arrive juste derrière l'Afrique. Nigeria, Algérie et Libye sont dans le trio de tête

On se rend surtout compte que les importations libyennes représentaient 16% des importations en 2010, mais moins de 5% en 2011. La chute est tout aussi importante en Syrie, même si les volumes n'ont rien à voir. Le Proche-Orient représente de manière générale 18% des importations.

Ainsi la vulnérabilité française est double. Si elle ne produit quasiment pas de pétrole, elle en importe surtout de pays particulièrement risqués. Toute tentative de produire du pétrole sur le territoire français est donc la bienvenue. Et le changement a déjà commencé
 
Passage de relais aux D.O.M-T.O.M.
Le changement majeur dans la géographie du pétrole mondiale est arrivé en 2011, avec la découverte de pétrole en Guyane.

Amorcées par l'entreprenant anglais Tullow Oil, à travers sa filiale Hardman Petroleum, déjà actif en Afrique, les recherches ont finalement attiré les majors Total et Shell au large du département français

Deux ans après, les résultats apparaissent en demi-teinte.

Si l'on a parlé en 2011 d'un potentiel de 500 à 1 milliard de barils, les premiers forages ont relativisé la probabilité de découvrir un gisement géant (plus d'1 milliard de barils). Selon les premiers chiffres de Shell, on serait plus près des 300 millions de barils, quantité trop faible pour être exploitée commercialement

Mais le plus intéressant, c'est que la Guyane n'est que la première étape de l'exploration française.

Les nouveaux spots du pétrole français

En 2011, la Guyane faisait partie des premières régions explorées dans le cadre de l'inventaire des réserves, en attendant les premiers résultats de Saint-Pierre et Miquelon, de Martinique de Wallis et Futuna et des îles Eparses, dans le canal du Mozambique

En Afrique en particulier, on retrouve une nouvelle fois Tullow.

La compagnie a été la première à sentir que les nouvelles technologies d'exploration allaient changer la géographie pétrolière africaine, jusque-là monopolisé par les pays de la façade atlantique

Ainsi Tullow découvrit du pétrole au Kenya, ainsi qu'en Ouganda.

Comme en Guyane, le petit Anglais, fondé par un Irlandais, a attiré les majors du pétrole. CNOOC et Total ont rejoint Tullow en Ouganda. Mais le nouveau point chaud du pétrole concerne le canal du Mozambique. A Madagascar, Total et Shell sont en train de sonder les cotes. La France, grâce à sa souveraineté sur les Comores et les îles Eparses, pourrait annoncer des découvertes majeures dans les mois à venir

La compagnie de géophysique norvégienne TGS-NOPEC avait prédit dès 2003 que "le canal du Mozambique peut être comparé à la mer du Nord dans le milieu des années 60, lorsque la découverte d'un important gisement gazier en révéla les potentialités".

On sait que la France a aujourd'hui donné deux permis d'exploration autour de l'île de Juan Nova. Là encore, les surprises pourraient être au rendez-vous

néolibéralisme 2.jpg

Et si la Marne était plus intéressante que l'océan Indien ?

Après ce petit état des lieux de l'activité exploratrice outre-mer de la France, j'aimerais vous montrer à présent que la France "continentale" n'est pas non plus exclue de cette agitation

Comme nous l'avons vu, la France produit peu de pétrole.

Les principales régions sont le bassin parisien et l'Aquitaine. Un acteur s'est en particulier impliqué dans l'activité pétrolière française, la société canadienne Vermillon. En 2011, elle avait accru encore un peu plus son exposition au marché français en rachetant des gisements appartenant à Total. Mais depuis quelque temps, un autre acteur est en train de monter en puissance : Hess Oil !

La compagnie américaine, qui travaille en partenariat avec la petite compagnie Egdon Ressurces, a annoncé hier qu'elle avait commencé à forer Huiron, dans la Marne.

Selon ses déclarations de l'été dernier, Hess a des vues sur trois autres sites, Ecury-sur-Coole, dans la Marne, Doue et Jouarre(Seine-et-Marne) près de Meaux Autant vous le dire tout de suite, nous sommes loin du potentiel extravagant de 164,7 milliards de barils de pétrole annoncé par la petite compagnie australienne Elixir Petroleum en 2011. D'ailleurs, ces chiffres avaient laissé sceptiques nombre d'experts

Mais les gisements de la Marne, s'ils s'avéraient rentables, seraient une aubaine pour les petits explorateurs qui y sont impliqués.

Egdon Ressourcesdéjà impliqué dans la région Aquitaine, serait la première bénéficiaire d'une découverte pétrolière

Pour les plus prudents d'entre vous, la compagnie Hell Oil , largement diversifiée à travers le monde, serait également une valeur intéressante, bien que moins exposée au marché français

Il n'y a pas que le pétrole de schiste
Regardez ce qui se passe dans le reste du monde. Au Value Investing Congress, Geoffrey Batt, chez Euphrates Advisors, a abordé le cas des énormes réserves en Irak.

"L'Irak possède 150 milliards de barils de réserves pétrolières prouvées à faible prix, les quatrièmes plus grandes au monde", explique Batt. "Les estimations des réserves prouvées atteignent le chiffre énorme de 214 milliards de barils, ce qui donnerait à l'Irak les deuxièmes plus grandes réserves au monde après le Venezuela et l'Arabie Saoudite". Les champs pétroliers irakiens ne coûtent guère pour être rendus opérationnels et sont les moins chers à exploiter une fois mis en production. Les Irakiens peuvent produire du pétrole pour seulement 2 $ le baril.

Les sceptiques mépriseront l'Irak, comme ils l'ont fait pour la formation de Bakken et tout le reste. L'avenir leur donnera tort. Du pétrole en sortira.

Et je n'ai pas mentionné les découvertes au large des côtes d'Afrique, au sud de la Mer de Chine ou encore au Brésil et dans bien d'autres régions du monde.

Face à toute cette nouvelle production et à toutes ces nouvelles découvertes, je ne suis pas haussier sur les prix du pétrole. Il est peut-être trop tôt pour dire quels seront les gagnants et les perdants parmi les producteurs de pétrole. Mais il y a clairement un gagnant : les utilisateurs de l'or noir. cf

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Américaine De La Chronique Agora : Titre: Edimbourg, Bernanke et Volcker , Titre:Bernanke, le dieu de Wall Street , Titre:Révolution(s) dans le secteur du pétrole , Titre:Pas de miracle de la part de la Fed , Titre:Gaz et huile de schiste : l’Australie sort du rang , Titre:L’OPEP pâtira-t-elle vraiment du pétrole de schiste ?

Gasland francais - Video Dailymotion :

GASLAND - Vidéo Dailymotion  

[Hess Oil :  son positionnement lui permet désormais au coeur des nouveau spots pétroliers, de l'Ohio au Ghana en passant par la Marne. En hausse de 8% dans le portefeuille, Hess n'en est qu'au début de son ascension. Pour obtenir tous les détails sur Hess, et la meilleure façon de rentrer sur ce titre, abonnez-vous à Matières à Profits]

 

 

 
LA FRACTURE DU SOL : LES DANGERS DU GAZ NATUREL - Documentaire

 

source : Investissez sur les 1% de pétrole français !I
Florent Detroy, rédacteur en chef de
Matières à Profits

 
 

la photo de Rémy Baff.

 
A diffuser le plus largement possible
Peine de mort pour la tribu kayapó en Amazonie

L'évacuation de la tribu kayapó - un peuple indigène de la région du Mato Grosso au Brésil - a commencé... La construction du barrage de Belo Monte est en... marche malgré plus de 600 000 signatures recueillies contre ce projet. Cela signifie la peine de mort pour tous les habitants du grand méandre de la rivière Xingu. Un total de 400.000 hectares de forêt sera noyé et 40 000 membres de communautés indigènes devront bouger ou mourir. L'habitat de nombreuses espèces animales et végétales sera définitivement détruit.Afficher la suite
 

une photo de Guy Bernard.

Très belle idée que je partage à 100 %......
 
Les amies, amis et camarades, voici la citation du jour :

" Il faut continuer à dénoncer et à combattre l'injustice sociale.
Le monde ne guérira pas tous seul " [ E. HOBSBAWN]

A méditer !
Bonne journée dans la lutte, à demain, si vous le voulez bien, ciao.
 
 

Thèmes : Environnement & Sciences, Société, Documentaire ,gaz de schiste, fracking, énergie, Etats-Unis, USA, environnement, santé, industrie, Josh Fox

Gazland, fracturation hydraulique, attention danger - Veoh

L'Histoire des Choses( a story of stuff :  Texte :Documentaire |L'Histoire des Choses : 

 Deux documentaires programmés sur ARTE, sur le sujet :Prêt a jeté - Obsolescence Programmée et Détruire pour consommer toujours plus (durée de 43 min 39),

NB : reporterre .net l'insurrection des consciences - témoignages. Pour en savoir plus sur les dégâts de ce mécanisme implacable : Histoire de l'industrie pétrolière ,GASLAND - Vidéo Dailymotion ( durée 47 min) , The End of Suburbia - 52 minute documentary on peak oil ( durée 52 min) 

La Chine libère son gaz de schiste, profitez-en ! Rédigé le 17 juillet 2012 par | Nouvelles technologies
Plus d'infos sur : http://quotidienne-agora.fr/chine-libere-gaz-de-schiste-p...
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La malédiction du gaz de schiste - indigné révolté, La malédiction du gaz de schiste - l'indigné, Carbonisés - Les pétroliers...  - citizen khane, La révolution énergétique ? ,GUATEMALA - Les mines de métaux menacent la citoyenneté ...L'appui de l'État canadien aux activités de compagnies minières ... , Carbonisés - Les pétroliers ennemis du climat - l'indigné, Croissance émergente! - Au Jour Le Jour, Carbonisés – Les pétroliers ennemis du climat - Anarkia, Article paru ICI :France Inter, Écouter jusqu’au 20/04/2014

A lire : Urgence, cela chauffe !! , bataille de l'énergie 2 ,La dépendance chinoise au charbon ! : Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique : « Pétrole et gaz de schiste,...:Le grand Monopoly du gaz - Le grand Monopoly du gaz (arte) ( durée 15 min), Gaz Land | Facebook

Lire aussiL’Ukraine se rapproche d’un accord sur la production de gaz de schiste avec Shell :   L’Ukraine a franchi une étape supplémentaire vers la conclusion d’un accord sur la production de gaz de schiste avec le géant mondial de l’énergie Royal Dutch Shell. Les autorités locales de la région orientale de Donetsk ont en effet approuvé un projet d’accord de partage de la production. 18 janvier 2013

20/04/2012

Les gaz de schiste vont-ils resurgir après la présidentielle ?

 

néolibéralisme 2.jpgPar Maxime Combes (19 avril 2012)

Le lobbying politique et médiatique des compagnies pétrolières et gazières se fait de plus en plus intensif : pourquoi se passer de l’extraction des gaz et huiles de schiste présents dans les sous-sols français ? Sous prétexte d’expérimentations scientifiques, les forages risquent de se multiplier. Le futur gouvernement résistera-t-il à la pression ?

Depuis quelques semaines, éditorialistes et commentateurs s’en donnent à cœur joie. À deux euros le litre de sans-plomb, pourquoi « ne pas redonner une chance au gaz de schiste », propose le site Atlantico [1]. « Si nous autorisions la production de gaz de schiste en France, cela aurait un effet sur le prix du pétrole. Ce serait une mesure économiquement justifiée, créatrice de richesse », assure dans Challenges un spécialiste des matières premières [2].

Pour le journal Le Monde, on ne peut pas « se plaindre de la flambée des prix de l’énergie et refuser l’exploitation des gaz de schiste au nom des menaces sur l’environnement », dénonce l’éditorial du 9 mars [3]. Il faut « repenser […] le mix énergétique […] sans tabou ». Le tour est joué, le gaz de schiste devient « un substitut au pétrole ». Le même jour, Les Échos annoncent que « la compétitivité de l’industrie américaine [a été] relancée par la production de gaz de schiste » [4]. Assise « sur un tas d’or », la France disposerait dans son sous-sol « de quoi changer profondément la donne économique des années à venir », lance un éditorialiste du quotidien économique. Alors pourquoi s’en priver ?

Les pétroliers texans réclament des indemnités

Cette salve pro-gaz de schiste ne survient pas par hasard. Les entreprises pétrolières et gazières ont été globalement dépassées par l’incroyable mobilisation citoyenne de l’année 2011. Aujourd’hui, elles tentent de reprendre la main. Sur le plan juridique d’abord. Total a déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris, considérant que « la loi ne justifiait pas l’abrogation du permis de Montélimar », qui s’étend de Valence à Montpellier, incluant le parc national des Cévennes. Quant au pétrolier texan Schuepbach Energy, c’est auprès du tribunal administratif de Lyon qu’il a déposé un recours contentieux pour demander l’annulation de l’abrogation de ses deux permis de Nant et de Villeneuve-de-Berg, tout en réclamant 14 millions d’euros de dédommagements au titre des frais déjà engagés.

Sûr de son coup, le PDG de Total, Christophe de Margerie, annonçait en janvier que le débat « allait nécessairement évoluer » puisque la prospection des gaz de schiste « se justifie ». Dès le 1er février, l’Union française des industries pétrolières (UFIP) publiait une « contribution au débat sur l’énergie » préconisant de « développer les ressources nationales ». Pour Jean-Louis Schilansky, président de l’UFIP, « il faut absolument exploiter » les gaz de schiste du sud-est, les huiles de schiste du bassin parisien, le pétrole récemment découvert au large de la Guyane par Total, Shell et la compagnie britannique Tullow, ainsi que l’or noir de Méditerranée. Bref, produire « made in France [pour] réduire notre dépendance énergétique, améliorer notre balance commerciale et susciter d’importantes retombées économiques locales ».

Quand les multinationales veulent un débat public...

Ce document de l’UFIP précise que « l’intérêt de nos concitoyens » est d’avoir un « débat constructif sur les impacts du développement des hydrocarbures de schiste ». Beaucoup pensaient qu’un tel débat constructif avait déjà eu lieu en 2011 ! Plus récemment, c’est l’Union des industries chimiques (UIC) qui a exigé des pouvoirs publics de « relancer le débat sur l’exploitation des gaz de schiste », redoutant que l’interdiction actuelle encourage la « désindustrialisation » du pays. Pour une fois que les industriels sont ouverts au débat... Quelle sera la prochaine cible de l’offensive pro-gaz de schiste ? La loi du 13 juillet 2011, interdisant la fracturation hydraulique, a laissé la porte ouverte à la « mise en œuvre d’expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique ». L’étape suivante consistera donc à s’appuyer sur cette possibilité pour contourner l’interdiction.

Coïncidence ? Le décret créant la « commission nationale d’orientation et d’évaluation des techniques d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux », qui doit encadrer ces possibles expérimentations, vient tout juste d’être publié au Journal Officiel. La composition de cette commission fait craindre que « l’équilibre des forces et intérêts en présence » ne soit pas assuré, comme le remarquent plusieurs associations, dont les Amis de la Terre et Attac France, dans un communiqué commun. Trois représentants d’associations agréées pour la protection de l’environnement pourront y siéger… Aux côtés de cinq représentants de l’État, de trois représentants des entreprises gazières et pétrolières, de trois représentants du personnel de ces industries et de trois personnalités qualifiées au vu de leurs compétences scientifiques. Ce qui fait dire aux collectifs « Gaz et huile de schiste : non merci ! » que cette commission est « illégitime ».

Fracturation hydraulique, le retour ?

Au même moment, le rapport définitif de la mission d’inspection voulue par les ministères de l’Énergie et de l’Environnement sur « les hydrocarbures de roche-mère en France », c’est-à-dire les gaz et huiles de schiste, a également été rendu public. Il établit un agenda et une programmation précise des prochaines étapes, prévoyant un recueil de données sur des puits par des « méthodes conventionnelles » dès le second semestre 2012, mais aussi des expérimentations de forage avec fracturation hydraulique d’ici fin 2013. Considérant « qu’il serait dommageable, pour l’économie nationale et pour l’emploi […] de rester dans l’ignorance d’un éventuel potentiel », le rapport préconise « de réaliser des travaux de recherche et des tests d’exploration » en particulier en vue d’améliorer les « connaissances sur les huiles de schiste du Bassin Parisien ». Ce qui revient à recommander des forages avec fracturation hydraulique dans des zones où se trouvent les principales ressources en eau potable de la région la plus peuplée de France.

Sur demande des ministères, des chercheurs du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, dont le slogan s’est verdi en « Géoscience pour une Terre durable »), de l’Inéris [5] et de l’Institut français du pétrole (rebaptisé IFP Énergies Nouvelles), ont publié un rapport conseillant d’examiner « la possibilité de lever des verrous scientifiques ou technologiques » [6]. Comprenez : contredire par la science les inquiétudes soulevées par les conséquences de la fracturation hydraulique. Or ces craintes ne sont pas virtuelles. En témoigne une décennie de ravages considérables provoqués par l’extraction des gaz de schiste aux États-Unis. « Sous couvert de recherches scientifiques, le gouvernement joue aux apprentis sorciers pour le plus grand bonheur des lobbies pétroliers et gaziers », accusent les opposants aux gaz de schiste. Ils craignent d’être mis devant le fait accompli avec la multiplication de forages dits « scientifiques », précurseurs d’une exploitation industrielle.

12 permis en Île-de-France, 8 en Rhône-Alpes...

Dans le même temps, l’instruction des permis en attente a repris de plus belle au sein de l’administration française. Une liste a été mise en ligne par le ministère, à « disposition du public ». Quatorze de ces permis sont « arrivés au terme de leur instruction » et sont « envisagés pour octroi », dont douze en Ile-de-France (voir le détail). Le bassin parisien n’est pas le seul concerné : en Rhône-Alpes, huit permis de recherche sont en attente [7]. Pour l’ensemble des permis en cours d’instruction, les demandes ne mentionnent pas explicitement le caractère non conventionnel des hydrocarbures recherchés et ne prévoient pas d’utiliser la fracturation hydraulique. Pourtant, les précédentes prospections ne laissent aucun doute sur ce qui intéresse les pétroliers. Le site « pédagogique » financé en 2011 par ExxonMobil pour vanter en Europe les vertus de la fracturation hydraulique est explicite. Les compagnies anticipent donc des modifications futures de la loi et la possibilité d’expérimentations « scientifiques ».

Sarkozy favorable, Hollande dans le flou

En 2011, les élus de gauche avaient très largement pris position contre l’extraction par fracturation hydraulique. Cette nouvelle offensive change-t-elle la donne ? Chez certains candidats à la présidentielle, dont le favori des sondages, le flottement est perceptible. Au printemps 2011, les parlementaires socialistes s’étaient clairement opposés à l’extraction des gaz et huiles de schiste. François Hollande, lui, préfère ne pas fermer la porte. Le 29 février dernier sur RTL, il a indiqué qu’il ne « fallait jamais rien écarter, surtout si des recherches démontrent qu’on peut obtenir ce gaz sans nuire à la nature », laissant ainsi entendre qu’il était favorable à des expérimentations scientifiques. Récemment interpellé par les collectifs citoyens, le candidat socialiste a assuré être « pour l’interdiction claire et nette de l’exploitation des gaz et huiles de schiste », mais sans se prononcer sur d’éventuelles phases de recherche, d’exploration et d’expérimentation. Sa position est jugée « insatisfaisante » par les collectifs.

Nicolas Sarkozy, qui n’a pas répondu au questionnaire, est jugé « sur les actes de son gouvernement qui accepte la fracturation hydraulique au titre de la recherche scientifique » et qui « n’envisage pas le retrait des permis accordés ». Il lui est aussi reproché d’avoir déclaré que « l’exploitation des ressources en hydrocarbure contenues dans notre sous-sol est un enjeu stratégique pour notre pays ». Récemment questionné par Le Monde, le président sortant a répondu que « pour être autorisées, l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste doivent utiliser des techniques respectueuses de l’environnement ». Des techniques qui, aujourd’hui, n’existent pas.

Également interpellés par les collectifs, Nicolas Dupont-Aignan, François Bayrou, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud n’obtiennent pas de satisfecit. Le candidat du Modem n’exclut pas l’exploitation des gaz de schiste en cas d’évolution technologique. À l’extrême gauche, Nathalie Arthaud refuse de « mener le combat contre telle ou telle technique sans discuter des discussions sociales dans lesquelles elles sont mises en oeuvre ». Au final, seules les réponses d’Eva Joly et de Jean-Luc Mélenchon sont jugées très satisfaisantes, eux seuls s’exprimant clairement contre toute expérimentation à des fins scientifiques. Même en cas d’alternance, le dossier des gaz de schiste est loin d’être clos.

Maxime Combes

Photo : source

Lire notre dossier sur les gaz de schiste

Notes

[1] Source.

[2] Source.

[3] Lire ici.

[4] Lire ici.

[5] Institut national de l’environnement industriel et des risques.

[6] Lire la note

[7] Les demandes dites de Blyes, Gex Sud, Montfalcon et Lyon – Annecy et Montélimar Extension, s’ajoutent à ceux de Gex, Moussières et Lons le Saulnier.

Lire aussi :

01/03/2012

La dépendance chinoise au charbon !

La Chine aura du mal à limiter sa dépendance au charbon malgré les pressions croissantes pour lutter contre le réchauffement climatique.  Voir L'Histoire des Choses, La crise de l'Euro, c'est...

Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique : « Prix du pétrole, pénuries électriques, ruée sur les ressources renouvelables, géopolitique des gazoducs ( Pétrole et gaz de schiste,...une guerre pour 2012 : « Un documentaire:Le grand Monopoly du gaz - )… Comprendre le grand jeu de l’énergie dont dépend notre avenir implique une démarche volontariste : on s’arrête, on réfléchit. Et ce n’est pas triste. Catalyseur de la course économique, l’exploitation de ces ressources a engendré une industrie elle-même mondialisée, modelée par les intérêts conjoints du capitalisme et des Etats. La rente y côtoie le marché ; la politique favorise les stratégies de puissance au dépens de l’intérêt des peuples. Et, dans l’ombre des cathédrales industrielles, le spectre de la guerre emboîte le pas à Prométhée. Aux XIXe siècle, le « grand jeu » désignait la sourde lutte que se livraient les empires russe et britannique pour la suprématie en Asie centrale. Depuis la désintégration de l’URSS en 1991, un nouveau « grand jeu » déploie son échiquier et ses pions en forme de tubes. Ses enjeux ? Le gaz et le pétrole. Ses protagonistes — Etats-Unis, Russie, Union européenne, Chine, Japon — se débattent dans un enchevêtrement d’intérêts commerciaux et de rivalités stratégiques. » III Consommation et reconvention  « Plus, mieux, ou autrement ? Depuis la première crise pétrolière, des voix questionnent l’avenir d’un mode de développement qui brûle toujours plus d’énergie. Hier marginaux, les écologistes ont gagné en audience. Au « toujours plus », les uns opposent un « consommer mieux » ; les autres, un modèle économique différent. Tous peinent à transformer leurs idées en puissance politique appuyée sur des forces sociales. » voir


la dépendance chinoise,au charbon !La Chine est incontestablement l'économie la plus dépendante du charbon au monde. Le charbon produit 70% de l'électricité du pays. Cette dépendance oblige la Chine à produire trois fois plus de charbon que les Etats-Unis, alors que Washington est déjà le deuxième producteur de charbon dans le monde. Elle profite a des spéculateurs voulant jouer dessus.

Je reprends tel quel, vu qu’il n’y a rien a changer de nombreuses infos.

Des ressources illimitées bientôt épuisées
Théoriquement, les ressources chinoises devraient suffire à répondre à la demande nationale. Les réserves prouvées de charbon en Chine atteignent 114 milliards de tonnes, soit les troisièmes réserves de charbon au monde, derrière les Etats-Unis et la Russie. Ces réserves représentent l'équivalent de 48 années d'exploitation, selon un calcul réalisé en 2008. Optimiste, les ressources atteindraient même 5 570 milliards de tonnes selon le China's General Geological Bureau.


Confiant devant l'ampleur de ses réserves, le gouvernement s'est lancé il y a quelques années dans un vaste programme de construction de centrales. D'ici 2030, selon l'International Energy Agency (AIE), la Chine a l'intention d'installer 1 312GW supplémentaires, soit davantage que la capacité actuelle des Etats-Unis. La Chine s'attend donc à devoir produire jusqu'à quatre fois plus de charbon que Washington. Le problème, c'est que le rythme de consommation a évolué si vite que la durée des réserves a été considérablement revue à la baisse.

Vers un pic charbon en Chine ?
C'est l'AIE qui est venue jeter un pavé dans la mare au milieu des années 2000. Selon l'agence, avec un taux de croissance de 5%, la Chine ne disposerait finalement plus que de 28 ans de charbon. Selon des calculs encore plus récents, les ressources de 114 milliards de tonnes de la Chine correspondraient à moins de 30 ans de consommation. C'est notamment l'analyse du courtier CLSA. Toujours en gardant l'hypothèse d'une hausse de 5% par an de la consommation, la Chine connaîtrait une pénurie de charbon dans 21 ans.

Le décalage entre l'optimisme des années 2000 et les craintes actuelles réside dans le fait qu'aucune nouvelle évaluation des réserves n'avait été faite depuis 1992. Certains analystes estiment qu'une mise à jour des chiffres placerait le pic charbon, c'est-à-dire le moment où la production commence à diminuer, proche de 2020.

Des importations devenues obligatoires
Ne représentant encore que 2% à 6% de la consommation, les importations vont devenir de plus en plus cruciales dans les années à venir. Car cette tendance va être accélérée par trois autres raisons :


1- Problème de sécurité
Historiquement, l'industrie chinoise s'est construite autour de géants miniers publics tels que Shenhua ou China Coal. Ces entreprises fonctionnaient selon les objectifs des plans quinquennaux, souvent établis en fonction des besoins de l'industrie lourde.


A partir des années 1980 et 1990 se sont développées une kyrielle de petites installations minières. Le gouvernement a autorisé ce développement pour faire face à la hausse de la demande que les entreprises publiques n'arrivaient plus à satisfaire. Ces sociétés étaient contrôlées par les gouvernements locaux, ou étaient carrément des entreprises privées. Leur nombre a approché les 20 000.

Ces dernières années, le gouvernement a décidé de donner un nouveau coup de frein à leur expansion. Parfois oeuvrant dans l'illégalité, ces mines sont devenues extrêmement dangereuses. En 2006, 4 746 décès ont été enregistrés dans les mines chinoises. Sur ce total, deux tiers de ces accidents mortels se produisaient dans ces mines. Au total, entre 2005 et 2008, 12 155 petites mines ont ainsi été fermées. Ces fermetures ont totalisé un manque dans la production de charbon de 300 millions de tonnes.

Les prix du charbon sur le marché intérieur ont alors décollé. En 2011, la tonne se négociait autour de 110 $, soit le double des prix de 2006. Il est ainsi devenu plus avantageux pour les sidérurgistes et les compagnies électriques d'acheter du charbon sur les marchés internationaux, en Australie, au Vietnam ou encore en Indonésie.

2- Les mauvaises infrastructures

Pour paraphraser un ancien président français, en Chine le charbon est à l'ouest, et les usines à l'est. Oui, les gisements de charbon de la Chine sont très éloignés des zones de consommation. La majorité des gisements sont répartis dans le nord et l'ouest du pays, notamment dans la région du Shanxi. Or les voies ferrées et les routes ne sont pas structurées pour relier ces zones aux zones industrielles du sud, notamment dans le Guangdong.


Les faiblesses de ces infrastructures rendent le marché extrêmement vulnérable à la moindre anomalie. Ainsi en 2010, c'est une panne sur une voie de chemin de fer qui reliait la région de Shanxi qui a ralenti les exportations de charbon, faisant exploser temporairement les cours.

3- Le risque politique

De plus, on peut voir une troisième raison expliquant le recours massifs aux importations de charbon : les tensions ethniques. La région charbonneuse du Xinjiang connaît des tensions ethniques depuis des dizaines d'années. Les tensions se cristallisent notamment autour des droits de la minorité musulmane des Ouïghours, dont une manifestation a été réprimée dans le sang il y a deux ans dans la capitale Urumqi. Pékin ne veut pas prendre le risque de voir la région, qui détient 40% des réserves de charbon du pays, paralysée.


La hausse de la croissance économique dans cette région est ainsi devenue problématique, puisqu'alimentant un sentiment d'inégalité dans la répartition des richesses. Le recours aux importations est ainsi devenu un moyen de contourner ce problème.

Du coup, la Chine regarde vers l'international
C'est véritablement en 2009, avec la conjugaison de ces obstacles techniques, économiques et politiques, que la Chine a commencé à recourir massivement aux importations. Pendant ces trois années, les compagnies chinoises ont acheté pour 20,96 milliards de dollars d'actifs à l'étranger. L'Australie a ainsi longtemps représenté un eldorado charbonnier pour la Chine. Pourtant en 2011, l'Australie a été détrônée par un autre pays :
la Mongolie.

La Mongolie, l'"Arabie Saoudite de l'Asie"
Devant la hausse inévitable des importations dans les années à venir, les industriels ont en toute logique regardé quel pays possédait des ressources. Deux pistes se sont dégagées :
- les pays avec des ressources abondantes ;
- les pays proches géographiquement.


La Mongolie a tout de suite présenté l'intérêt de regrouper ces deux caractéristiques. D'abord géographiquement, la Mongolie partage une frontière de 4 600 km, au nord de la Chine. Le pays partage ainsi les gisements de la Mongolie intérieure, appartenant à la Chine. Surtout, le pays possède parmi les plus importantes et diversifiées ressources en minerai du monde. Le pays possède aussi bien du cuivre que de l'or, du fer, du molybdène, de l'uranium ou du pétrole. Et bien entendu, des réserves gigantesques de charbon.

Du fait de sa faible population, à peine 3 millions d'habitants, on a également comparé le pays au Qatar, ou à Brunei. D'ailleurs, le pays affiche des taux de croissance similaires. La croissance au troisième trimestre 2011 a atteint 21% comparé à la même période en 2010. Et entre 2012 et 2016, la croissance devrait atteindre en moyenne 14% selon le FMI.

Welcome in "Mingolia"
Un troisième surnom a été attribué à la Mongolie : "Mingolia". Il a ma préférence. Car la Mongolie ne doit pas sa richesse au pétrole, mais essentiellement à la mine. La Mongolie a très vite vu dans la croissance chinoise un moyen d'écouler ses gigantesques réserves de minerais. Jusque-là enclavées, les lignes de fer récemment construites sillonnent désormais sa frontière avec
la Chine.

Aujourd'hui, 80% des exportations vont en direction de la Chine. Ce chiffre devrait atteindre 95% dans les années à venir. Car la Mongolie commence à peine à exploiter ses ressources.


Le charbon, l'or noir
Si l'Arabie Saoudite a prospéré grâce aux importations US de pétrole, la Mongolie va prospérer grâce aux importations chinoises de charbon. La Mongolie possède 10% du charbon mondial, soit 125 milliards de tonnes, selon l'AME Mineral Economics. Comme le rappelle Chris Mayer, l'Indonésie est actuellement le plus grand exportateur de charbon du monde, mais la Mongolie possède l'équivalent de deux fois le charbon indonésien.


On parle là de toute la gamme de charbon -- du charbon cokéfiable de haute qualité (utilisé dans la fabrication de l'acier) au lignite de faible qualité. La Chine ne s'y est pas trompée. Selon M. Huang Jingang, président de l'Association de l'industrie du charbon, sur les neuf premiers mois de 2011, la Chine a importé 26,5 millions de tonnes de charbon.

Ces importations ont représenté 43% du total, alors que l'Australie ne représente plus que 21%. C'est une hausse de 32% pour la Mongolie. La Chine a clairement fait le choix de la Mongolie comme première source d'approvisionnement.


 
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