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14/06/2012

Le gaz de schisme nuit au bien être II

 

Dans cet article sur la thématique du secteur de l’énergie et plus précisément du secteur gazier et pétrolier. .

L'Histoire des Choses( a story of stuff :  Texte :Documentaire |L'Histoire des Choses : 

 Deux documentaires programmés sur ARTE, sur le sujet :Prêt a jeté - Obsolescence Programmée et Détruire pour consommer toujours plus (durée de 43 min 39),

NB : reporterre .net l'insurrection des consciences - témoignages. Pour en savoir plus sur les dégâts de ce mécanisme implacable : Histoire de l'industrie pétrolière ,GASLAND - Vidéo Dailymotion ( durée 47 min) , The End of Suburbia - 52 minute documentary on peak oil ( durée 52 min)

 

 

 

 Le gaz de schisme nuit au bien être :

Le néolibéralisme doit sa renaissance au cours du dernier quart du 20ème siècle aux crises énergétiques des années 70, causées par les augmentations importantes et inattendues du prix du pétrole, de l'or( ...) , La dépendance chinoise au charbon ! : Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique : « Prix du pétrole, pénuries électriques, ruée sur les ressources renouvelables, géopolitique des gazoducs ( Pétrole et gaz de schiste,...une guerre pour 2012 : « Un documentaire:Le grand Monopoly du gaz - Le grand Monopoly du gaz (arte) ( durée 15 min), Gaz Land | Facebook

 

Energie / Climat | le 13 June 2012

Suspension des permis de recherches de Shell en Guyane ,

C’est une bonne nouvelle qui vient de nous arriver: le groupe Shell, qui pensait débuter, fin juin, quatre forages exploratoires à 150 kilomètres des côtes guyanaises grâce à son permis de Guyane maritime, vient d’être arrêté dans sa course : “La compagnie ne dispose pas aujourd’hui de toutes les autorisations nécessaires pour lancer les opérations“, indique le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie cité par LeMonde.fr

Cette annonce marque une victoire d’étape pour la société civile et les associations de protection de l’environnement guyanaise, résultat notamment de la mobilisation de Guyane nature Environnement et du Collectif Or Bleu Contre Or Noir.

Le gouvernement semble vouloir la transparence

Cette annonce fait suite à une série de signaux plutôt positifs :
L’annonce de la révision du code minier, pour l’été, est un bon signe. Le code date en effet de 1810 !

De plus, Nicole Bricq a décidé de procéder à la mise en ligne, sur le site du ministère, de l’intégralité des permis de recherche d’hydrocarbures -pétrole et gaz- accordés ou en cours d’instruction.

Toutes positives que soient ces mesures, Greenpeace attend que le Gouvernement se positionne en faveur d’une nouvelle loi visant à annuler définitivement les permis d’exploration et d’exploitation de gaz et pétrole de schistes et tout type d’exploration offshore profonde ou très profonde d’hydrocarbure.

gaz de schismeForages : ni ici, ni ailleurs !

Ce pas français n’est, en fait qu’un petit pas au niveau global… Aujourd’hui, les compagnies pétrolières tentent désespérément de repousser des limites auparavant considérées comme infranchissables, trop risquées ou non rentables. Cette expansion effrénée touche désormais l’Arctique, où la fonte des glaces causée par les changements climatiques ouvre la voie à de vastes régions jusque-là préservées. L’industrie pétrolière mondiale reste avide de nouveaux espaces à explorer et à forer.
Le cas de Shell est ici particulièrement symbolique, puisque le géant mène en ce moment même une quête sur les ressources en Arctique, une zone pourtant fragile, et essentielle à l’équilibre de notre planète.
Greenpeace a déjà alerté l’opinion sur les projets de Shell mais la bataille pour sauver l’Arctique ne fait que commencer !

C EST DONC UNE BATAILLE GAGNE, mais pas la fin de la guerre

GUATEMALA - Les mines de métaux menacent la citoyenneté ...L'appui de l'État canadien aux activités de compagnies minières ... , Carbonisés - Les pétroliers ennemis du climat - l'indigné, Croissance émergente! - Au Jour Le Jour, Carbonisés – Les pétroliers ennemis du climat - Anarkia, Article paru ICI :France Inter, Écouter jusqu’au 20/04/2014

gaz de schismeLe gaz reste encore en effet naturellement abondant ; les réserves sont colossales dans de nombreux pays comme ceux d'Asie centrale, la Russie, ou encore l'Indonésie, l'Australie, le Brésil (des émergents, vous l'aurez remarqué). Mais deux éléments relativement récents mettent en lumière tout l'intérêt que vous devez porter au gaz.

Le premier est le formidable progrès technique qui permet d'aller chercher le gaz de schiste en procédant à la fracturation hydraulique des roches qui le retiennent prisonnier. Le shale gas, ainsi nommé par la profession, a fait son apparition il y a quelques années aux Etats-Unis mais des études géologiques ont démontré que beaucoup de pays disposaient de ce type de ressources : la Russie, la Grande-Bretagne, la Pologne, pour n'en citer que quelques-uns.

Parlons GNL
Encore faut-il un consensus politique pour autoriser ce type de forage dont les populations craignent les effets de bord (pollution, tremblements de terre...). Mais l'abondance de cette ressource a déjà eu des conséquences vertigineuses : aux Etats-Unis, l'abondance de gaz ainsi a conduit à un effondrement du prix du gaz. Deuxième conséquence, les Etats-Unis vont vraisemblablement devenir dans les prochaines années un pays exportateur de gaz. Cela m'amène au deuxième élément qui révolutionne le secteur : l'émergence du Gaz Naturel Liquéfié (GNL).

Jusqu'à maintenant, extraire le gaz encore fallait-il le transporter du champ gazier du pays producteur jusque chez le consommateur. Pour cela, les compagnies avaient recours à des gazoducs qui présentaient plusieurs inconvénients : une dépendance au producteur, des contrats de longue durée fixant des prix et des volumes, les "péages" pratiqués par les pays traversés, une vulnérabilité aux éventuels attentats dans ces pays en cas de déstabilisation politique, un manque de flexibilité (les gazoducs étant par nature immobiles).

La maîtrise de la liquéfaction permet désormais de forer et de liquéfier sur place, souvent offshore, de transporter le liquide sur les océans jusqu'au pays destinataire où le gaz liquéfié retrouve sa nature gazeuse. La souplesse induite ne vous échappera pas : choix du pays producteur, choix du trajet, choix du transporteur, choix du pays destinataire, la concurrence impliquant un pouvoir de négociation accru pour fixer le prix de référence.

Cette montée en puissance se produit au moment où la consommation mondiale de gaz progresse, des usines remplaçant le traditionnel charbon par le gaz moins polluant, plus facile d'emploi et plus économique. Et puis il y a eu Fukushima et l'arrêt des réacteurs japonais qui a nécessité de produire de l'électricité à partir de centrales au gaz, facilement importé sous forme de GNL.

Voilà pour le futur qui se dessine. Cela ne veut évidemment pas dire que c'est la fin du bon vieux gazoduc traditionnel, bien au contraire. Sur ce créneau, la concurrence fait rage, économiquement comme géopolitiquement.

Des projets un peu partout en Europe...
Ainsi plusieurs projets s'affrontent pour amener le gaz de la mer Caspienne vers l'Europe occidentale. Le projet Nabucco, poussé par la Commission européenne, transporterait le gaz d'Azerbaïdjan, permettant ainsi de desserrer l'étau pratiqué par le Russe Gazprom, fournisseur actuel de l'Europe à hauteur d'un tiers des besoins.

Il est concurrencé par le projet SEEP (animé par BP), moins onéreux car utilisant des tronçons déjà en place en Turquie, et par le projet Tanap (animé par Socar, la compagnie azerbaïdjienne). Chaque projet a en fait des arrière-pensées géopolitiques car chaque intervenant cherche à s'affranchir de tout acteur qui pourrait, un jour, devenir bloquant. Pour tout producteur comme pour tout consommateur, le contrôle des tuyaux est fondamental.

Si les tracés sont assez proches de l'Asie centrale jusqu'à la côte ouest de la Turquie, la bataille se poursuit entre différents projets pour franchir l'étape des Balkans. Nabucco file sur Vienne à travers la Roumanie et la Hongrie ; le projet TAP rejoint l'Italie en passant par la Grèce et l'Albanie, le projet ITGI aboutit en Italie après avoir traversé la Grèce. Le projet Nabucco, financé par les pays consommateurs, a du mal à aboutir, son coût élevé étant justifié par le passage, en outre, de gaz en provenance d'Irak et d'Iran, ce qui reste bien hypothétique.

La liaison Asie centrale-Europe n'est pas la seule à agiter les professionnels des gazoducs, le Nouveau Monde n'est pas en reste.

... et aux Etats-Unis
Ainsi la course est lancée au Canada et le gagnant est sûr d'engranger de solides profits. Il s'agit de véhiculer les gigantesques quantités de gaz et de pétrole sortant des sables bitumeux.

Transcanada Corp. a vu son projet Keystone XL, destiné à transporter les hydrocarbures du Canada jusqu'aux raffineries du golfe du Mexique, bloqué par Barack Obama pour satisfaire les écologistes, au moins le temps de sa campagne électorale, tandis que Enbridge pouvait avancer ses pions en optimisant des tuyaux existants.

C'est ainsi que la compagnie a contribué à désengorger les stocks américains de Cushing en Oklahoma, inversant les flux du pipeline Seaway. Enbridge récidive avec l'activation de plusieurs segments existants qui permettent de transporter du gaz ou du pétrole du Canada vers le sud des Etats-Unis.

Enfin, la concurrence est acharnée pour transporter des hydrocarbures de l'Alberta vers la côte Pacifique afin de les acheminer vers la Chine et l'Extrême-Orient : Enbridge, encore elle, progresse dans les autorisations de son pipeline Northern Gateway traversant les Rocheuses jusqu'au nord de Vancouver, tandis que Kinder Morgan Energy Partners propose une extension de son pipeline Transmountain vers le Pacifique.

Quand la géopolitique s'en mêle
Si les enjeux nord-américains sont surtout économiques, les intérêts dans l'exploitation des pipelines peuvent prendre une tournure géopolitique beaucoup plus aiguë.

Les Egyptiens ont par exemple décidé de ne plus livrer de gaz à Israël via le gazoduc du Sinaï, pour défaut de paiements. Il faut dire que depuis la révolution égyptienne de février 2011, ce gazoduc fait l'objet d'attentats au rythme effréné d'un par mois en moyenne, ce qui a entraîné ce conflit d'apparence commercial. Mais Israël a découvert des champs gaziers importants au large de ses côtes en Méditerranée, ce qui pourrait en faire à moyen terme un exportateur de gaz naturel -- et qui n'est évidemment pas du goût des puissances de la région.

Vous le voyez, cher lecteur, le gaz naturel n'a pas fini d'être au centre des préoccupations économiques et politiques des acteurs de l'énergie.

Même si les producteurs américains sont actuellement à des prix que l'on peut considérer comme bradés et peuvent représenter une bonne opportunité à long terme, je pense qu'il ils vont s'orienter vers des investissements spéculatifs avec les "outils" qui permettent d'exploiter le gaz naturel, un peu comme "les pelles et les pioches" de la ruée vers l'or. Les opérateurs de gazoducs y sont au premier rang,.

[PDF]  GRT gaz GRTgaz ENAGAS NATURGAS, RiskAssur : La bataille est engagee pour ne pas renoncer ...

 

20/04/2012

Les gaz de schiste vont-ils resurgir après la présidentielle ?

 

néolibéralisme 2.jpgPar Maxime Combes (19 avril 2012)

Le lobbying politique et médiatique des compagnies pétrolières et gazières se fait de plus en plus intensif : pourquoi se passer de l’extraction des gaz et huiles de schiste présents dans les sous-sols français ? Sous prétexte d’expérimentations scientifiques, les forages risquent de se multiplier. Le futur gouvernement résistera-t-il à la pression ?

Depuis quelques semaines, éditorialistes et commentateurs s’en donnent à cœur joie. À deux euros le litre de sans-plomb, pourquoi « ne pas redonner une chance au gaz de schiste », propose le site Atlantico [1]. « Si nous autorisions la production de gaz de schiste en France, cela aurait un effet sur le prix du pétrole. Ce serait une mesure économiquement justifiée, créatrice de richesse », assure dans Challenges un spécialiste des matières premières [2].

Pour le journal Le Monde, on ne peut pas « se plaindre de la flambée des prix de l’énergie et refuser l’exploitation des gaz de schiste au nom des menaces sur l’environnement », dénonce l’éditorial du 9 mars [3]. Il faut « repenser […] le mix énergétique […] sans tabou ». Le tour est joué, le gaz de schiste devient « un substitut au pétrole ». Le même jour, Les Échos annoncent que « la compétitivité de l’industrie américaine [a été] relancée par la production de gaz de schiste » [4]. Assise « sur un tas d’or », la France disposerait dans son sous-sol « de quoi changer profondément la donne économique des années à venir », lance un éditorialiste du quotidien économique. Alors pourquoi s’en priver ?

Les pétroliers texans réclament des indemnités

Cette salve pro-gaz de schiste ne survient pas par hasard. Les entreprises pétrolières et gazières ont été globalement dépassées par l’incroyable mobilisation citoyenne de l’année 2011. Aujourd’hui, elles tentent de reprendre la main. Sur le plan juridique d’abord. Total a déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris, considérant que « la loi ne justifiait pas l’abrogation du permis de Montélimar », qui s’étend de Valence à Montpellier, incluant le parc national des Cévennes. Quant au pétrolier texan Schuepbach Energy, c’est auprès du tribunal administratif de Lyon qu’il a déposé un recours contentieux pour demander l’annulation de l’abrogation de ses deux permis de Nant et de Villeneuve-de-Berg, tout en réclamant 14 millions d’euros de dédommagements au titre des frais déjà engagés.

Sûr de son coup, le PDG de Total, Christophe de Margerie, annonçait en janvier que le débat « allait nécessairement évoluer » puisque la prospection des gaz de schiste « se justifie ». Dès le 1er février, l’Union française des industries pétrolières (UFIP) publiait une « contribution au débat sur l’énergie » préconisant de « développer les ressources nationales ». Pour Jean-Louis Schilansky, président de l’UFIP, « il faut absolument exploiter » les gaz de schiste du sud-est, les huiles de schiste du bassin parisien, le pétrole récemment découvert au large de la Guyane par Total, Shell et la compagnie britannique Tullow, ainsi que l’or noir de Méditerranée. Bref, produire « made in France [pour] réduire notre dépendance énergétique, améliorer notre balance commerciale et susciter d’importantes retombées économiques locales ».

Quand les multinationales veulent un débat public...

Ce document de l’UFIP précise que « l’intérêt de nos concitoyens » est d’avoir un « débat constructif sur les impacts du développement des hydrocarbures de schiste ». Beaucoup pensaient qu’un tel débat constructif avait déjà eu lieu en 2011 ! Plus récemment, c’est l’Union des industries chimiques (UIC) qui a exigé des pouvoirs publics de « relancer le débat sur l’exploitation des gaz de schiste », redoutant que l’interdiction actuelle encourage la « désindustrialisation » du pays. Pour une fois que les industriels sont ouverts au débat... Quelle sera la prochaine cible de l’offensive pro-gaz de schiste ? La loi du 13 juillet 2011, interdisant la fracturation hydraulique, a laissé la porte ouverte à la « mise en œuvre d’expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique ». L’étape suivante consistera donc à s’appuyer sur cette possibilité pour contourner l’interdiction.

Coïncidence ? Le décret créant la « commission nationale d’orientation et d’évaluation des techniques d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux », qui doit encadrer ces possibles expérimentations, vient tout juste d’être publié au Journal Officiel. La composition de cette commission fait craindre que « l’équilibre des forces et intérêts en présence » ne soit pas assuré, comme le remarquent plusieurs associations, dont les Amis de la Terre et Attac France, dans un communiqué commun. Trois représentants d’associations agréées pour la protection de l’environnement pourront y siéger… Aux côtés de cinq représentants de l’État, de trois représentants des entreprises gazières et pétrolières, de trois représentants du personnel de ces industries et de trois personnalités qualifiées au vu de leurs compétences scientifiques. Ce qui fait dire aux collectifs « Gaz et huile de schiste : non merci ! » que cette commission est « illégitime ».

Fracturation hydraulique, le retour ?

Au même moment, le rapport définitif de la mission d’inspection voulue par les ministères de l’Énergie et de l’Environnement sur « les hydrocarbures de roche-mère en France », c’est-à-dire les gaz et huiles de schiste, a également été rendu public. Il établit un agenda et une programmation précise des prochaines étapes, prévoyant un recueil de données sur des puits par des « méthodes conventionnelles » dès le second semestre 2012, mais aussi des expérimentations de forage avec fracturation hydraulique d’ici fin 2013. Considérant « qu’il serait dommageable, pour l’économie nationale et pour l’emploi […] de rester dans l’ignorance d’un éventuel potentiel », le rapport préconise « de réaliser des travaux de recherche et des tests d’exploration » en particulier en vue d’améliorer les « connaissances sur les huiles de schiste du Bassin Parisien ». Ce qui revient à recommander des forages avec fracturation hydraulique dans des zones où se trouvent les principales ressources en eau potable de la région la plus peuplée de France.

Sur demande des ministères, des chercheurs du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, dont le slogan s’est verdi en « Géoscience pour une Terre durable »), de l’Inéris [5] et de l’Institut français du pétrole (rebaptisé IFP Énergies Nouvelles), ont publié un rapport conseillant d’examiner « la possibilité de lever des verrous scientifiques ou technologiques » [6]. Comprenez : contredire par la science les inquiétudes soulevées par les conséquences de la fracturation hydraulique. Or ces craintes ne sont pas virtuelles. En témoigne une décennie de ravages considérables provoqués par l’extraction des gaz de schiste aux États-Unis. « Sous couvert de recherches scientifiques, le gouvernement joue aux apprentis sorciers pour le plus grand bonheur des lobbies pétroliers et gaziers », accusent les opposants aux gaz de schiste. Ils craignent d’être mis devant le fait accompli avec la multiplication de forages dits « scientifiques », précurseurs d’une exploitation industrielle.

12 permis en Île-de-France, 8 en Rhône-Alpes...

Dans le même temps, l’instruction des permis en attente a repris de plus belle au sein de l’administration française. Une liste a été mise en ligne par le ministère, à « disposition du public ». Quatorze de ces permis sont « arrivés au terme de leur instruction » et sont « envisagés pour octroi », dont douze en Ile-de-France (voir le détail). Le bassin parisien n’est pas le seul concerné : en Rhône-Alpes, huit permis de recherche sont en attente [7]. Pour l’ensemble des permis en cours d’instruction, les demandes ne mentionnent pas explicitement le caractère non conventionnel des hydrocarbures recherchés et ne prévoient pas d’utiliser la fracturation hydraulique. Pourtant, les précédentes prospections ne laissent aucun doute sur ce qui intéresse les pétroliers. Le site « pédagogique » financé en 2011 par ExxonMobil pour vanter en Europe les vertus de la fracturation hydraulique est explicite. Les compagnies anticipent donc des modifications futures de la loi et la possibilité d’expérimentations « scientifiques ».

Sarkozy favorable, Hollande dans le flou

En 2011, les élus de gauche avaient très largement pris position contre l’extraction par fracturation hydraulique. Cette nouvelle offensive change-t-elle la donne ? Chez certains candidats à la présidentielle, dont le favori des sondages, le flottement est perceptible. Au printemps 2011, les parlementaires socialistes s’étaient clairement opposés à l’extraction des gaz et huiles de schiste. François Hollande, lui, préfère ne pas fermer la porte. Le 29 février dernier sur RTL, il a indiqué qu’il ne « fallait jamais rien écarter, surtout si des recherches démontrent qu’on peut obtenir ce gaz sans nuire à la nature », laissant ainsi entendre qu’il était favorable à des expérimentations scientifiques. Récemment interpellé par les collectifs citoyens, le candidat socialiste a assuré être « pour l’interdiction claire et nette de l’exploitation des gaz et huiles de schiste », mais sans se prononcer sur d’éventuelles phases de recherche, d’exploration et d’expérimentation. Sa position est jugée « insatisfaisante » par les collectifs.

Nicolas Sarkozy, qui n’a pas répondu au questionnaire, est jugé « sur les actes de son gouvernement qui accepte la fracturation hydraulique au titre de la recherche scientifique » et qui « n’envisage pas le retrait des permis accordés ». Il lui est aussi reproché d’avoir déclaré que « l’exploitation des ressources en hydrocarbure contenues dans notre sous-sol est un enjeu stratégique pour notre pays ». Récemment questionné par Le Monde, le président sortant a répondu que « pour être autorisées, l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste doivent utiliser des techniques respectueuses de l’environnement ». Des techniques qui, aujourd’hui, n’existent pas.

Également interpellés par les collectifs, Nicolas Dupont-Aignan, François Bayrou, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud n’obtiennent pas de satisfecit. Le candidat du Modem n’exclut pas l’exploitation des gaz de schiste en cas d’évolution technologique. À l’extrême gauche, Nathalie Arthaud refuse de « mener le combat contre telle ou telle technique sans discuter des discussions sociales dans lesquelles elles sont mises en oeuvre ». Au final, seules les réponses d’Eva Joly et de Jean-Luc Mélenchon sont jugées très satisfaisantes, eux seuls s’exprimant clairement contre toute expérimentation à des fins scientifiques. Même en cas d’alternance, le dossier des gaz de schiste est loin d’être clos.

Maxime Combes

Photo : source

Lire notre dossier sur les gaz de schiste

Notes

[1] Source.

[2] Source.

[3] Lire ici.

[4] Lire ici.

[5] Institut national de l’environnement industriel et des risques.

[6] Lire la note

[7] Les demandes dites de Blyes, Gex Sud, Montfalcon et Lyon – Annecy et Montélimar Extension, s’ajoutent à ceux de Gex, Moussières et Lons le Saulnier.

Lire aussi :

09/03/2012

Le gaz de schisme nuit au bien être

Le néolibéralisme doit sa renaissance au cours du dernier quart du 20ème siècle aux crises énergétiques des années 70, causées par les augmentations importantes et inattendues du prix du pétrole

Depuis maintenant plusieurs années, le secteur du pétrole est sous haute tension. La flambée des prix du pétrole que nous avons tous subi en 2008 nous avait donné un avant-goût de ce qui pouvait nous attendre. A 150 $ le baril, le litre de super était monté à 1,49 euro le litre.

Pourtant la tendance est peut-être en train de s'inverser. La « révolution » de gaz de schiste, qui est en train de bouleverser l'économie gazière aux Etats-Unis, est peut-être en train de se propager au secteur du pétrole.

Les spéculateurs sur les matières premières, il est rare d'assister à deux révolutions aussi profondes.

Il serait surtout impardonnable de les laisser faire, et de ne pas prendre le danger.

Comment spéculent-ils ?
Ils  parient en intéressant au secteur de l'énergie – et à l'or et  sur les minières. Pour l'instant, elles sous-performent très nettement par rapport au cours de l'or. La cause ? Les investisseurs pensent encore que la flambée du métal jaune n'est que temporaire. d'oeil au bilan des banques centrales.

: "Désormais l'énergie n'est plus facile d'accès. Ce n'est plus à grands coups de pioches que l'on recherche du pétrole et du gaz, mais à l'aide d'outils sophistiqués. Les nouveaux magnats du pétrole et du gaz ne sont peut être plus des industriels, mais des hommes qui maîtrisent les technologies les plus sophistiquées".

"C'est grâce à eux que nous consommerons encore du pétrole et du gaz. Car l'énergie que nous allons consommer dans les 50 prochaines années se trouve dans des gisements soit non conventionnels, soit à plus de 6 000 mètres sous les océans". Dans ce contexte, les sociétés capables de fournir la technologie et le matériel permettant l'exploitation de ces réserves ont de beaux jours devant elles

Une technologique avancée dans la destruction à la base de tout
En effet, la révolution des gaz de schiste est en train de transformer le paysage énergétique.

En quelques mots, la révolution des gaz de schiste a été permise par deux percées technologiques :

·         Le forage horizontal

Ce forage permet de procéder à une multitude de forages horizontaux à partir d'un même puits.

·         La fracturation hydraulique

Grâce à la fracturation de la roche, d'importantes quantités d'hydrocarbures peuvent être désormais libérées au prix d'une pollution monstre et d'un cout économique important ( pour le citoyen) et les bénéfices pour les multinationales.

Les gaz de schiste montrent la voie
Grâce à ces technologies, la production de gaz aux Etats-Unis a été multipliée par 12 ! Ce tsunami gazier a ainsi contribué à noyer un marché du gaz américain qui se préparait il n'y a pas si longtemps à affronter une situation de pénurie.

« Ainsi sur le Henry Hub, le marché spot du gaz américain, le prix a été divisé quasiment par quatre en quatre ans. En 2008, le MBTU, l'unité de mesure du gaz, cotait autour de 8 $. Désormais, il faut compter moins de 3 $ pour une unité ».

Le plus exceptionnel, c'est que cette abondance est probablement en train de relever l'industrie américaine ( du moins a CT vu que les réserves sont limités et que le dogmatisme responsable de la crise et son résidu " la dette souveraine" continu son travail de sape)..

La reprise américaine gazéifiée
Les Echos titraient en février : "La compétitivité de l'industrie américaine relancée par la production de gaz de schiste". En effet, la faiblesse des prix du gaz permet aux Etats-Unis de baisser de 6% le coût du travail comparé à la zone euro, et de 12% vis-à-vis du Japon, selon Natixis. De même, alors que les prix du charbon ont augmenté aux Etats-Unis, les utilities se tournent désormais vers le gaz pour produire de l'électricité à bas coût. Le cas du gaz est donc une panacée pour les industriels américains.

Mais si le président américain est allé jusqu'à promouvoir le transport à base de gaz, les marchés dépendants du pétrole, comme l'automobile, ne devraient pas eux aussi évoluer fondamentalement.

Pourquoi ? Parce que le pétrole devrait connaître la même transformation dans les années à venir.

Le pétrole s'engouffre dans la brèche
Mêmes causes, mêmes effets. Pour la première fois depuis le début des années 1990, la production de pétrole est en train de remonter. En cause, le forage horizontal et la fracturation hydraulique.

Le pétrole relocalise
Ces nouvelles techniques sont en train de révolutionner des états qui jusque-là avaient orienté leur économie dans un tout autre sens.

C'est le cas notamment des états situés autour du gisement de Barnett, à cheval sur les Etats du Dakota du Nord, du Michigan, et de la province du Saskatchewan. Dans le sol, 400 milliards de barils attendent patiemment, soit théoriquement 18 ans de consommation américaine.

De manière globale, la production de pétrole pourrait ainsi augmenter de 22% entre 2010 et 2020 selon l'Agence internationale de l'énergie. La dépendance chinoise au..., Les lobbies industriels..., NON AUX GAZ ET PETROLES DE...

Conclusion

 

Il n’y a aucune preuve pour soutenir l’affirmation néolibérale selon laquelle la performance économique et le bien-être social des pays qui ont adopté le modèle libéral du capitalisme depuis les années 80 .

Les "réformes" néolibérales pourraient imposer des coûts incalculables à chaque pays et au continent dans son ensemble.

 

Il y a des signes croissants que le monde sera confronté dans le siècle actuel à des problèmes environnementaux et à des crises économiques d’un genre que l’on n’a jamais connu auparavant. Aucun d’eux n’affectera de la même manière tous les groupes socio-économiques et les pays. Il est aussi loin d’être certain que tout système économique développé jusqu’à présent sera capable de s’occuper de ces problèmes sans des conflits civils et internationaux destructeurs, réguliers au cours du siècle passé.

Cependant, à en juger par l’expérience historique, les systèmes sociétales a bien plus de chance de répondre à ces défis si le monde adopte des solutions alternatives aux dogmes néolibérales en créant un autre monde solidaire, internationaliste, consensuel et coopératif que s’il opte, suivant les affirmations néolibérales non corroborées, pour le projet libéral antagoniste et impitoyablement concurrentiel.

 

Les néolibéraux n’ont aucune explication satisfaisante pour expliquer pourquoi des millions d’individus rationnels devraient soudainement décider, comme dans les années 30 et 70, de quitter leur emploi pour une vie de loisirs et de pauvreté.

 

. L’objectif de leurs réformes "radicales" et "généralisées" est d’ôter toutes ces "rigidités". Il s’agit d’une longue liste qui comprend :

-          l’abrogation des lois de protection de l’emploi afin que les employeurs aient la liberté totale d’embaucher et de licencier et de déterminer les horaires de travail ;

-           l’abolition des salaires minimums et de l’indexation des salaires ;

-          la suppression de la représentation syndicale dans les instances de prise de décision ;

-           la modification des indemnités de chômage afin qu’elles soient à la fois minimales et de courte durée ;

-          l’émasculation des syndicats en supprimant le droit de grève, de même que leur influence sur les accords salariaux des travailleurs non-syndiqués ;

-           des mesures pour empêcher les syndicats et les employeurs de coordonner, séparément ou collectivement, les négociations salariales et les prestations pour les retraites ;

-          et, de faibles charges salariales (masse salariale, revenus, consommation).

 

C’est clairement un programme complet et de grande portée de soumission économique et sociale voir  Le capitalisme nuit...gravement a la santé

 
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