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01/03/2012

La dépendance chinoise au charbon !

La Chine aura du mal à limiter sa dépendance au charbon malgré les pressions croissantes pour lutter contre le réchauffement climatique.  Voir L'Histoire des Choses, La crise de l'Euro, c'est...

Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique : « Prix du pétrole, pénuries électriques, ruée sur les ressources renouvelables, géopolitique des gazoducs ( Pétrole et gaz de schiste,...une guerre pour 2012 : « Un documentaire:Le grand Monopoly du gaz - )… Comprendre le grand jeu de l’énergie dont dépend notre avenir implique une démarche volontariste : on s’arrête, on réfléchit. Et ce n’est pas triste. Catalyseur de la course économique, l’exploitation de ces ressources a engendré une industrie elle-même mondialisée, modelée par les intérêts conjoints du capitalisme et des Etats. La rente y côtoie le marché ; la politique favorise les stratégies de puissance au dépens de l’intérêt des peuples. Et, dans l’ombre des cathédrales industrielles, le spectre de la guerre emboîte le pas à Prométhée. Aux XIXe siècle, le « grand jeu » désignait la sourde lutte que se livraient les empires russe et britannique pour la suprématie en Asie centrale. Depuis la désintégration de l’URSS en 1991, un nouveau « grand jeu » déploie son échiquier et ses pions en forme de tubes. Ses enjeux ? Le gaz et le pétrole. Ses protagonistes — Etats-Unis, Russie, Union européenne, Chine, Japon — se débattent dans un enchevêtrement d’intérêts commerciaux et de rivalités stratégiques. » III Consommation et reconvention  « Plus, mieux, ou autrement ? Depuis la première crise pétrolière, des voix questionnent l’avenir d’un mode de développement qui brûle toujours plus d’énergie. Hier marginaux, les écologistes ont gagné en audience. Au « toujours plus », les uns opposent un « consommer mieux » ; les autres, un modèle économique différent. Tous peinent à transformer leurs idées en puissance politique appuyée sur des forces sociales. » voir


la dépendance chinoise,au charbon !La Chine est incontestablement l'économie la plus dépendante du charbon au monde. Le charbon produit 70% de l'électricité du pays. Cette dépendance oblige la Chine à produire trois fois plus de charbon que les Etats-Unis, alors que Washington est déjà le deuxième producteur de charbon dans le monde. Elle profite a des spéculateurs voulant jouer dessus.

Je reprends tel quel, vu qu’il n’y a rien a changer de nombreuses infos.

Des ressources illimitées bientôt épuisées
Théoriquement, les ressources chinoises devraient suffire à répondre à la demande nationale. Les réserves prouvées de charbon en Chine atteignent 114 milliards de tonnes, soit les troisièmes réserves de charbon au monde, derrière les Etats-Unis et la Russie. Ces réserves représentent l'équivalent de 48 années d'exploitation, selon un calcul réalisé en 2008. Optimiste, les ressources atteindraient même 5 570 milliards de tonnes selon le China's General Geological Bureau.


Confiant devant l'ampleur de ses réserves, le gouvernement s'est lancé il y a quelques années dans un vaste programme de construction de centrales. D'ici 2030, selon l'International Energy Agency (AIE), la Chine a l'intention d'installer 1 312GW supplémentaires, soit davantage que la capacité actuelle des Etats-Unis. La Chine s'attend donc à devoir produire jusqu'à quatre fois plus de charbon que Washington. Le problème, c'est que le rythme de consommation a évolué si vite que la durée des réserves a été considérablement revue à la baisse.

Vers un pic charbon en Chine ?
C'est l'AIE qui est venue jeter un pavé dans la mare au milieu des années 2000. Selon l'agence, avec un taux de croissance de 5%, la Chine ne disposerait finalement plus que de 28 ans de charbon. Selon des calculs encore plus récents, les ressources de 114 milliards de tonnes de la Chine correspondraient à moins de 30 ans de consommation. C'est notamment l'analyse du courtier CLSA. Toujours en gardant l'hypothèse d'une hausse de 5% par an de la consommation, la Chine connaîtrait une pénurie de charbon dans 21 ans.

Le décalage entre l'optimisme des années 2000 et les craintes actuelles réside dans le fait qu'aucune nouvelle évaluation des réserves n'avait été faite depuis 1992. Certains analystes estiment qu'une mise à jour des chiffres placerait le pic charbon, c'est-à-dire le moment où la production commence à diminuer, proche de 2020.

Des importations devenues obligatoires
Ne représentant encore que 2% à 6% de la consommation, les importations vont devenir de plus en plus cruciales dans les années à venir. Car cette tendance va être accélérée par trois autres raisons :


1- Problème de sécurité
Historiquement, l'industrie chinoise s'est construite autour de géants miniers publics tels que Shenhua ou China Coal. Ces entreprises fonctionnaient selon les objectifs des plans quinquennaux, souvent établis en fonction des besoins de l'industrie lourde.


A partir des années 1980 et 1990 se sont développées une kyrielle de petites installations minières. Le gouvernement a autorisé ce développement pour faire face à la hausse de la demande que les entreprises publiques n'arrivaient plus à satisfaire. Ces sociétés étaient contrôlées par les gouvernements locaux, ou étaient carrément des entreprises privées. Leur nombre a approché les 20 000.

Ces dernières années, le gouvernement a décidé de donner un nouveau coup de frein à leur expansion. Parfois oeuvrant dans l'illégalité, ces mines sont devenues extrêmement dangereuses. En 2006, 4 746 décès ont été enregistrés dans les mines chinoises. Sur ce total, deux tiers de ces accidents mortels se produisaient dans ces mines. Au total, entre 2005 et 2008, 12 155 petites mines ont ainsi été fermées. Ces fermetures ont totalisé un manque dans la production de charbon de 300 millions de tonnes.

Les prix du charbon sur le marché intérieur ont alors décollé. En 2011, la tonne se négociait autour de 110 $, soit le double des prix de 2006. Il est ainsi devenu plus avantageux pour les sidérurgistes et les compagnies électriques d'acheter du charbon sur les marchés internationaux, en Australie, au Vietnam ou encore en Indonésie.

2- Les mauvaises infrastructures

Pour paraphraser un ancien président français, en Chine le charbon est à l'ouest, et les usines à l'est. Oui, les gisements de charbon de la Chine sont très éloignés des zones de consommation. La majorité des gisements sont répartis dans le nord et l'ouest du pays, notamment dans la région du Shanxi. Or les voies ferrées et les routes ne sont pas structurées pour relier ces zones aux zones industrielles du sud, notamment dans le Guangdong.


Les faiblesses de ces infrastructures rendent le marché extrêmement vulnérable à la moindre anomalie. Ainsi en 2010, c'est une panne sur une voie de chemin de fer qui reliait la région de Shanxi qui a ralenti les exportations de charbon, faisant exploser temporairement les cours.

3- Le risque politique

De plus, on peut voir une troisième raison expliquant le recours massifs aux importations de charbon : les tensions ethniques. La région charbonneuse du Xinjiang connaît des tensions ethniques depuis des dizaines d'années. Les tensions se cristallisent notamment autour des droits de la minorité musulmane des Ouïghours, dont une manifestation a été réprimée dans le sang il y a deux ans dans la capitale Urumqi. Pékin ne veut pas prendre le risque de voir la région, qui détient 40% des réserves de charbon du pays, paralysée.


La hausse de la croissance économique dans cette région est ainsi devenue problématique, puisqu'alimentant un sentiment d'inégalité dans la répartition des richesses. Le recours aux importations est ainsi devenu un moyen de contourner ce problème.

Du coup, la Chine regarde vers l'international
C'est véritablement en 2009, avec la conjugaison de ces obstacles techniques, économiques et politiques, que la Chine a commencé à recourir massivement aux importations. Pendant ces trois années, les compagnies chinoises ont acheté pour 20,96 milliards de dollars d'actifs à l'étranger. L'Australie a ainsi longtemps représenté un eldorado charbonnier pour la Chine. Pourtant en 2011, l'Australie a été détrônée par un autre pays :
la Mongolie.

La Mongolie, l'"Arabie Saoudite de l'Asie"
Devant la hausse inévitable des importations dans les années à venir, les industriels ont en toute logique regardé quel pays possédait des ressources. Deux pistes se sont dégagées :
- les pays avec des ressources abondantes ;
- les pays proches géographiquement.


La Mongolie a tout de suite présenté l'intérêt de regrouper ces deux caractéristiques. D'abord géographiquement, la Mongolie partage une frontière de 4 600 km, au nord de la Chine. Le pays partage ainsi les gisements de la Mongolie intérieure, appartenant à la Chine. Surtout, le pays possède parmi les plus importantes et diversifiées ressources en minerai du monde. Le pays possède aussi bien du cuivre que de l'or, du fer, du molybdène, de l'uranium ou du pétrole. Et bien entendu, des réserves gigantesques de charbon.

Du fait de sa faible population, à peine 3 millions d'habitants, on a également comparé le pays au Qatar, ou à Brunei. D'ailleurs, le pays affiche des taux de croissance similaires. La croissance au troisième trimestre 2011 a atteint 21% comparé à la même période en 2010. Et entre 2012 et 2016, la croissance devrait atteindre en moyenne 14% selon le FMI.

Welcome in "Mingolia"
Un troisième surnom a été attribué à la Mongolie : "Mingolia". Il a ma préférence. Car la Mongolie ne doit pas sa richesse au pétrole, mais essentiellement à la mine. La Mongolie a très vite vu dans la croissance chinoise un moyen d'écouler ses gigantesques réserves de minerais. Jusque-là enclavées, les lignes de fer récemment construites sillonnent désormais sa frontière avec
la Chine.

Aujourd'hui, 80% des exportations vont en direction de la Chine. Ce chiffre devrait atteindre 95% dans les années à venir. Car la Mongolie commence à peine à exploiter ses ressources.


Le charbon, l'or noir
Si l'Arabie Saoudite a prospéré grâce aux importations US de pétrole, la Mongolie va prospérer grâce aux importations chinoises de charbon. La Mongolie possède 10% du charbon mondial, soit 125 milliards de tonnes, selon l'AME Mineral Economics. Comme le rappelle Chris Mayer, l'Indonésie est actuellement le plus grand exportateur de charbon du monde, mais la Mongolie possède l'équivalent de deux fois le charbon indonésien.


On parle là de toute la gamme de charbon -- du charbon cokéfiable de haute qualité (utilisé dans la fabrication de l'acier) au lignite de faible qualité. La Chine ne s'y est pas trompée. Selon M. Huang Jingang, président de l'Association de l'industrie du charbon, sur les neuf premiers mois de 2011, la Chine a importé 26,5 millions de tonnes de charbon.

Ces importations ont représenté 43% du total, alors que l'Australie ne représente plus que 21%. C'est une hausse de 32% pour la Mongolie. La Chine a clairement fait le choix de la Mongolie comme première source d'approvisionnement.


10/01/2012

Pétrole et gaz de schiste, une guerre pour 2012

Et si une guerre éclatait en 2012 ? Une guerre de l'énergie...

Dans les années qui ont précédé la Première Guerre mondiale, l'Europe s'est transformée en gigantesque champ de bataille diplomatique. Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ? Le risque d’oligopole/ Oligarchies a été dénoncé dans le courrier international ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde et 5 scénarios catastrophe..., web-reportage "Nigeria : la...

 

 
Chaque futur belligérant cherchait à créer des alliances, conclure des traités de non-agression, de coopération etc.

Les regroupements se faisaient par affinités politiques, géographiques, culturelles, religieuses, ethniques... Pour au final aboutir à la création de deux grands camps. La Triple-Entente regroupant la France, l'Angleterre et la Russie. Et celui de la Triple-Alliance, Allemagne, Autriche-Hongrie et Italie. Sur la scène internationale, en ce moment, c'est un peu ce qui se passe avec comme objectif la possession de l'énergie.

« Quand vous y pensez, l'énergie a toujours été un moteur (sans jeu de mot) de nombre d'initiatives humaines, en particulier les guerres. Dans l'Antiquité, il fallait conquérir des esclaves ; dans notre monde moderne, les nations s'étripent politiquement, économiquement et souvent même par la voie des armes pour la possession d'un champ de pétrole ou de mines d'uranium ».

Pensez aux tensions avec l'Iran. Ou encore celles entre la Géorgie et la Russie à propos du gaz ou celles entre les Etats-Unis et Chavez.

Depuis la fin de la guerre froide, la possession de l'énergie se cache derrière bien des interventions militaires. Sans vouloir porter d'accusation, difficile de ne pas y voir un motif récurrent de la diplomatie américaine.

Bref, l'énergie est le nerf de la guerre... économique.

En 2011, alors que les matières premières, dans l'ensemble, ont connu quelques revers de fortune, le pétrole s'est extrêmement bien porté. Et 2012 pourrait être une année chaude pour l'énergie.

L'Iran, un brasier en puissance
En parlant de guerre, cela chauffe du côté de l'Iran. L'Iran s'est lancé dans une démonstration de force en réalisant des essais de missiles. Téhéran a ensuite menacé de fermer le détroit d'Ormuz si les Etats-Unis décidaient le retour d'un de leur porte-avion militaire dans le Golfe. Or le détroit d'Ormuz est absolument stratégique pour le pétrole. Par ce détroit, et chaque jour, transitent 14 supertankers transportant un sixième de la production de pétrole.

La menace ne s'arrête pas là. Les relations entre l'Europe et l'Iran se sont dernièrement extrêmement rafraîchies. Jusqu'à présent prévalait l'accord suivant : l'Iran, qui est tout de même le quatrième producteur de pétrole au monde, fournissait du pétrole à l'Europe qui, en échange, exportait de l'essence vers l'Iran. L'essence ainsi fournie représente tout de même 50% des besoins iraniens.

En novembre dernier, les tensions entre les deux partenaires ont tout d'un coup augmenté d'un cran.

En réponse à la poursuite du programme nucléaire par l'Iran, la Grande-Bretagne a mis fin à toutes ses relations avec les banques iraniennes. Quelques jours plus tard, la foule prenait d'assaut l'ambassade britannique. Ensuite, ce fut l'emballement. La Grande-Bretagne a fermé son ambassade à Téhéran et a exigé la fermeture de l'ambassade iranienne à Londres. La Norvège a suivi son exemple.

La France et l'Allemagne ont quant à elles rappelé leur ambassadeur en Iran "pour consultation", selon la langue de bois diplomatique.

Depuis, les chefs d'Etat et ministres des Affaires étrangères des deux côtés de l'Atlantique évoquent régulièrement sanctions musclées et/ou représailles armées contre l'Iran. Et l'Europe doit se décider sur la fin de l'accord pétrole/essence avec l'Iran.

L'Otan et/ou les Etats-Unis et/ou Israël décideront-ils d'une attaque contre Téhéran dans les mois qui viennent ? Peut-être... Mais en tout cas, ces tensions internationales ne laissent pas présager une baisse importante du cours du pétrole.

Quelles conséquences sur les cours du pétrole ?
Si l'Iran exécutait ses menaces de fermer le détroit d'Ormuz, ou si une attaque militaire contre Téhéran était décidée, le baril pourrait connaître une flambée semblable à celle qu'il a connu en pleine révolution libyenne, soit un bond de 20 $ ou 30 $.

Evidemment, des pays comme l'Arabie Saoudite pourraient augmenter leur production pour compenser la fin des exportations iraniennes. Mais rappelez-vous ce qui s'est passé pendant la révolution libyenne, l'OPEP n'avait pas paru particulièrement décidée à ouvrir les vannes de sa production... certains en avaient même conclu que les pays de l'OPEP avaient atteint les limites de leur capacité à produire de l'or noir.

Ces tensions géopolitiques ne doivent en outre pas nous faire oublier que la tendance haussière repose sur des fondamentaux solides. D'après l'Agence internationale de l'énergie, cette année, la demande de pétrole devrait atteindre un plus haut à 89,5 millions de barils par jour.

Quant à l'OPEP, elle semble très bien s'accommoder d'un baril flirtant avec les 100 $. Autant dire que l'ère du pétrole cher ne prendra pas fin en 2012.

Le gaz aiguise les appétits
Conséquence d'un baril de pétrole cher, les autres sources d'énergie attisent l'appétit des Etats et des compagnies pétrolières. Et en particulier, le gaz. Vous le savez, le cours du pétrole et du gaz sont corrélés. Quand le brut augmente, le gaz aussi.

Et dans le monde du gaz, c'est les grandes manœuvres..

Total vient d'annoncer qu'il investissait 2,32 milliards dans le projet d'exploitation de gaz de schiste (shale gas) de la société américaine Chesapeake dans l'Ohio. Investissement qui lui permet de prendre une participation de 25% sur le projet d'exploitation des gaz de schiste lancés par Chesapeake et son partenaire Enervest.
Ce n'est pas la première fois qu'un tel accord est signé entre le Français et l'Américain. En 2010 déjà, Total avait investi 2,5 milliards de dollars dans un autre projet de Chesapeake, cette fois situé au Texas.

Vous avez certainement suivi les polémiques qui ont eu lieu ces derniers mois en France sur l'exploitation des réserves de gaz de schiste -- dont le territoire national est confortablement pourvu. Les opposants au projet ont souligné la pollution engendrée par une telle exploitation. En effet, le gaz de schiste est inclus dans la roche de schiste.

Pour le récupérer, une des principales méthodes consiste à injecter de l'eau à haute pression pour fractionner la roche et récupérer le précieux gaz, technique dite de la fracturation hydraulique. Or cette technique serait dommageable pour l'environnement, en particulier parce que le gaz et/ou l'eau polluée risquent de contaminer les nappes phréatiques. La technique a donc été interdite en France l'année dernière.

Quoi qu'il en soit, le gaz de schiste suscite l'intérêt de nombre d'Etats et de compagnies gazières et pétrolières. En particulier les réserves américaines qui ont l'avantage d'être nombreuses, bien exploitées et de bénéficier d'une législation favorable. Conclusion, les Etats-Unis sont progressivement en train de réduire leur dépendance énergétique.

A peine l'investissement de Total dans le projet de Chesapeake dévoilé que la société chinoise Sinopec, un des géants du secteur, a annoncé sa participation dans le projet de forage de l'Américain Devon Energy en Louisiane, dans l'Oklahoma, le Michigan, le Colorado et le Wyoming. Coût de l'investissement : 900 millions de dollars tout de suite et 1,2 milliard dans les années à venir.

Citons aussi les partenariats de Chesapeake avec BHP l'année dernière pour 4,75 milliards de dollars ou encore le rachat par ExxonMobil de XTO Energy pour 41 milliards.

Bref, le gaz de schiste devient un des axes majeurs de développement de nombre de compagnies. Comme me l'expliquait Florent, le gaz de schiste est l'une des sources d'énergie les moins chères à produire. On comprend mieux l'intérêt qu'il suscite alors que, comme nous l'avons vu, le pétrole devrait demeurer cher en 2012, aussi bien pour des raisons fondamentales que conjoncturelles (tensions croissantes au Proche et Moyen-Orient).

Leurs conseils pour toujours plus profiter à votre niveau de la guerre énergétique?
« Depuis la fin de l'année dernière, Florent mise sur le secteur de l'énergie pour donner des couleurs à votre portefeuille. Il a d'ailleurs consacré un numéro entier de Matières à Profits au gaz. Et il pense bientôt réinvestir sur des majors du secteur : pour retrouver sa recommandation

 

En savoir plus :

·           Total se renforce dans le gaz de schiste aux Etats-Unis - LeMonde.fr, Ravages du Pétrole de schiste aux USA, L’Élysée couvre les gaz de schiste, Total investit avec le Japon dans un projet gazier géant en Australie - AFP

21/07/2011

Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ?

 

Pourquoi faire une enquête sur les lobbysmes ( et donc sur le nucléaire (civile et militaire),  les gaz de schismes) et son évolution. Parce qu’il est une part importante de la réussite ou des échecs d’une négociation comme l’indique le monde diplomatique  Archives en Février 2001et l’échec retentissant du sommet sur le climat tenue a La Haye en 2001. pas de contrepoids écologique aux lobbying industrielle ( cf Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying ) Pour mieux comprendre cette logique destructrice : Documentaire | L'Histoire des Choses, ( a story of stuff :  Texte) Le lobbying du secteur du nucléaire : une bonne année pour l'industrie nucléaire ( dans le monde) :., Fukushima : dormez brave gens, Tepco veille – Greenpeace - Energie / Climat | le 20 juillet 2011 

Plus besoin de faire le procès sur le gaz de schisme, les preuves ne manque pas (résumé le film Gasland et le film en VO avec sous-titres en français ( cliquez ICI en 3 partie sur Aldeah ) Gaz de Schiste gros dégâts pour la nature et la santé... blogs.mediapart.fr : « En Allemagne, le 4 avril 2011, Gemot Kalkoffen, patron du géant pétrolier Exxon Mobile » ), mais ce qui nous manque, c’est les intérêts qui se cache derrière et le contexte économique qui pousse ces multinationale a aller a l’encontre de l’intérêt général.  .! Différent citations sur les enjeux du gaz de schisme pour les industriels dans des articles de usines nouvelles, Agora vox ou des économistes, afin d’en comprendre tout les rouages..

 

Ainsi dans le communiquer Communiqués « Gaz de Schiste Provence, Gaz de schiste : les industriels ne désarment pas - Energie Usine nouvelle « Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’interdire l'exploitation des gaz de schiste, les groupes désireux d’expérimenter cette technologie en France s’indignent. Total, GDF Suez. ou Toréador soulignent la nécessité de s’informer sur le sous-sol de l’Hexagone, et de ne pas tuer dans l’œuf la recherche dans le domaine » et conclue par « Alors qu'un rapport d'étape doit être rendu aujourd'hui 15 avril au gouvernement, Toréador multiplie les rendez-vous d’influence auprès des ministres et des députés. Tout comme l’australien Vermillon, l’américain Schuepbach Energy, ou les Français Total et GDF Suez, rompus au lobby hexagonal. Un calcul pourrait intéresser ses interlocuteurs. En prenant l’hypothèse de 8 milliards de barils extraits des réserves du bassin parisien dans les trente prochaines années, l’Etat français mettrait la main sur 160 milliards d’euros de recettes fiscales. Il souhaiterait s’en priver ? "C’est étonnant ». Dans l’article Agora Vox Nucléaire et gaz de schistes dans un modèle libéral - AgoraVox le ... pose la question « A priori l'exploitation des gaz de schiste nécessite beaucoup moins d'investissements que la filière nucléaire. En revanche l'État français ayant nationalisé le sous sol, il en tirera des revenus colossaux qui le rendent immédiatement suspect pour bien évaluer la dangerosité du procédé. Comment croire l'État qui a accumulé une dette de plus de 2000 milliards d'euros lorsque 400 à 800 milliards de revenus providentiels se profilent à l'horizon »  Le choix entre sécurité et sauvegarde de l’environnement d’un coté et  profit court terme pour état et multinationales ; le choix semble vite être fait.

 

Faisons un tour des enjeux et des  lobbies derrière le Gaz de Schisme en commençant par l’état des lieux aux Etats Unis, les enjeux économiques et des multinationales qui se placent dessus comme BHP Billiton.

Les Etats-Unis, la terre promise des gaz de schiste ?
« Historiquement, les Etats-Unis ont été les premiers à consommer du gaz de manière industrielle. Il était tout naturel qu'ils soient les premiers à découvrir cette nouvelle ressource qu'est le gaz non conventionnel.
 L'histoire commence à être connue. Ce sont les petits producteurs qui ont développé les nouvelles techniques de forage, à base de fracturation et de forages horizontaux
. Puis les mastodontes de l'énergie sont arrivés sur le marché, penauds d'avoir loupé un si beau marché. Après BP et Shell, Exxon Mobile et Total se sont à leur tour positionnés aux Etats-Unis sur ce gaz »

La crise économique forme une bulle sur le marché
« Le problème, c'est que le marché du gaz a sombré dans le sillage de la crise économique de 2008. L'arrivée de cette nouvelle offre de gaz a conduit à la formation d'une bulle gazière de surproduction. Conséquence, les prix se sont effondrésDeux acteurs ont survécu :

  • les petits producteurs, flexibles et disposant de la technologie de fracturation ;
  • les géants de l'énergie, qui ont les reins assez solides pour supporter de produire du gaz vendu à seulement 5 $ le mmbtu.

Si ces géants ne se sont pas désengagés du secteur, c'est que tout le monde arrivait à voir le bout du tunnel. Car comme l'a annoncé l'AIE, l'Agence internationale de l'énergie, l'âge d'or du gaz est devant nous.

Soutenue par les affres du nucléaire et le manque d'efficacité des énergies renouvelables, la consommation de gaz devrait rapidement dégonfler la bulle en absorbant les stocks et le surplus d'offres. C'est pourquoi le secteur commence à attirer de nouveaux acteurs.

BHP Billiton cherche une assurance dans le gaz
« Cela faisait plusieurs années que BHP Billiton cherchait à se diversifier. Charbon, potasse, rien n'y a fait. En juillet, le géant de Melbourne a finalement décidé de poser 15 milliards de dollars sur la table pour racheter le producteur de gaz Petrohawk Energy. C'est plus de 50% au-dessus du cours de Bourse de Petrohawk !
Cette prime de 50%, pour le moins généreuse, signifie une chose : le gaz a changé de statut »
.

BHP Billiton y est arrivé !
« Ça y est, les actionnaires peuvent souffler un peu. BHP s'est diversifié !
Cela faisait plusieurs années que le géant minier australien cherchait à étendre son portefeuille de matière. Après des échecs dans les mines et dans la potasse, le minier a jeté son dévolu sur... le gaz !
Plus précisément, sur du gaz de schiste. Vous savez, ce gaz que le monde s'arrache malgré les dégâts environnementaux infligés. Le mouvement de BHP doit nous éclairer : la course au gaz de schiste ne fait que commencer. Les petits producteurs sont encore légion dans ce secteur. Gare aux OPA !
Nous suivons de près ce secteur. Les récents événements de marché nous ont convaincus de faire un point sur les dernières opportunités à saisi »r
.


Le gaz, c'est tendance ! C'est surtout bankable !
Avec le gaz, BHP Billiton vise deux objectifs :

  • se diversifier dans des domaines moins cycliques que le pétrole et les mines ;
  • profiter du retour de la consommation gazière.

Le gaz plus que jamais indispensable ?
Entre les affres du nucléaire et des panneaux photovoltaïques qui peinent encore à éclairer nos frigos, le gaz est appelé à un grand avenir. Ainsi le mouvement de BHP Billiton va probablement lancer une nouvelle série d'investissements dans le secteur. Rappelez-vous que la ruée sur les gaz de schiste ne fait que commencer. Les petites minières dans le viseur : Pour profiter du mouvement, il est encore possible de parier sur une quantité de petits producteurs. Pour progresser, certains devront également s'associer à des partenaires plus importants.

SP Energy ou Rosetta Resources constituent de bonnes opportunités d'investissements. L'avantage de ces deux minières est qu'elles ont toutes les deux un pied sur les deux plus grands champs de gaz de schiste des Etats Unis : Bakken et Eagle Ford.

Côté technologies, il faudra également garder l'oeil ouvert. Les technologies de fracturation et du forage horizontal ne sont utilisées que depuis 10 ans. Il reste une quantité de développement à apporter. Déjà, certains producteurs ont commencé à utiliser du gel de méthane pour améliorer le rendement de leur forage.

Nous poursuivrons demain. Vous allez voir, il n'y a pas que les Américains qui s'intéressent au gaz non conventionnel. Les émergents font une entrée remarquée dans ce secteur. Chine en tête
. »

 
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