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10/06/2017

Isolement du Qatar : conséquence

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Jusqu’à quel point peut-on soutenir des régimes autoritaires ? Au nom de la sécurité, à quoi sommes-nous prêts à renoncer ? A l’occasion du Forum mondial de la démocratie de Strasbourg (du 16 au 21 novembre), Courrier international interroge l’état de la démocratie dans le monde. Décryptages de la presse étrangère.

... la mascarade des États théocratiques islamistes !

 
L’image contient peut-être : texte
 

L'#ArabieSaoudite et plusieurs de ses alliés ont rompu avec le #Qatar accusé de soutenir certains #terroristes !

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a appelé aujourd'hui l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe a alléger le blocus imposé au Qatar, affirmant qu'il gênait la lutte contre le groupe État islamique dans la région.

ECLAIRAGE

Lundi, l’Arabie saoudite a fermé les bureaux d’Al-Jazeera dans le pays après avoir rompu ses liens diplomatiques avec le Qatar, que Riyad accuse de « soutenir le terrorisme » mais surtout de se rapprocher de leur grand rival régional l’Iran. Ses voisins du Bahreïn, des Emirats arabes unis, du Yémen et de l’Egypte en ont fait de même.

« Victime collatérale »

Depuis le 5 juin, Riyad, Abou Dhabi et leurs alliés ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils accusent le pays de complaisance à l’égard des islamistes et de Téhéran. Il s’agit de la plus grave crise frappant le Conseil de coopération du Golfe, composé de l’Arabie saoudite, de Bahreïn, des Emirats Arabes unis, du Koweït, d’Oman et du Qatar, depuis sa création, en 1981.

Riyad a annoncé la fermeture de toutes ses frontières, aériennes, maritimes et terrestres avec la presqu’île « pour protéger sa sécurité nationale ». Le Qatar a également été exclu de la coalition militaire arabe qui combat depuis deux ans au Yémen, sous commandement saoudien.

Pourquoi une telle rupture ? Quelles sont les conséquences de cet isolement ? Notre journaliste Marc Semo a répondu aux questions d’internautes en Facebook Live.

>> Retrouvez l’intégralité de l’interview LE MONDE TRENDING Qatar diplomatic crisis: All the latest updates Middle East ,Qatar, Saudi Arabia , UAE

Le #Qatar est désormais isolé face à une coalition menée par les#Saoudiens sur fond de revirement #americain par rapport aux #iraniens :http://www.courrierinternational.com/…/crise-dans-le-golf...

Tensions préexistantes

La récente crise médiatico-politique a rallumé la mèche de la discorde au sein du camp sunnite. Mais elle n’a fait que révéler les tensions préexistantes entre d’une part le Qatar et d’autre part Riyad et ses alliés, dont les stratégies sur la scène régionale sont souvent en compétition.

L'Egypte accuse le Qatar d'avoir versé une rançon à un "groupe terroriste" lié au groupe Etat islamique afin de faire libérer des membres de sa famille royale détenus en Irak. Intervenant lors d'un débat au Conseil sur la menace terroriste, l'ambassadeur adjoint égyptien à l'ONU Ihab Moustafa a accusé le Qatar "d'avoir versé jusqu'à un milliard de dollars à un groupe terroriste actif en Irak pour faire libérer des membres de sa famille royale capturés et détenus en Irak alors qu'ils participaient à une chasse".

Si cette accusation était prouvée, ce serait "un soutien clair au terrorisme", a-t-il affirmé en précisant que le groupe était "lié à Daesh" (le groupe Etat islamique). Il a rappelé que plusieurs résolutions de l'ONU invitent les pays membres à ne pas verser de telles rançons, ni faire de concessions politiques aux groupes terroristes.Le diplomate n'a pas donné de preuves ni de détails, se contentant d'affirmer que "toute la presse en parle". "Nous proposons, a-t-il déclaré, que le Conseil de sécurité ouvre une enquête complète sur cet incident et d'autres incidents similaires".

L'Egypte, de même que l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha, qu'ils accusent de "terrorisme".

FEATURESQATARQatar-Gulf rift: The Iran factor Saudi-led severance of diplomatic ties with Qatar tests unity among GCC members as leaders call for dialogue. Source: Al Jazeera News

What's behind the diplomatic breakdown in the Gulf? – Inside Story

 

FEATURESQATARQatar-Gulf rift: The Iran factor Saudi-led severance of diplomatic ties with Qatar tests unity among GCC members as leaders call for dialogue.

Le soutien inconditionnel envers l’émirat pourrait accroître l’isolement d’Ankara.Marie Jégo (Istanbul, correspondante) Deux raisons principales du soutien turque au Qatar sont : a cela : La première : Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, l’émir du Qatar, fut l’un des premiers dirigeants, avec Vladimir Poutine, à apporter son soutien au numéro un turc au moment du putsch raté
La deuxieme : Les compagnies turques sont très présentes au Qatar, avec des contrats de construction d’une valeur de plus de 13 milliards de dollars (11,6 milliards d’euros). La perspective de devoir se porter au secours de l’émirat sous embargo réjouit fortement les exportateurs turcs.

ANALYSELa Turquie prend le parti du Qatar, mis au ban  par Riyad et ses alliés L


Qatar's ambassador to US discusses diplomatic crisis

On Thursday, even as diplomacy

Qatar's ambassador to US discusses diplomatic crisis
 

Source: Al Jazeera News

 

GCC nations issue more threats against Qatar Gulf crisis continues to escalate despite efforts by US and Kuwait to calm rising tensions among GCC member states.

"The Ministry of Defence is always on alert to protect the borders of the state of Qatar from a 360-degree approach - land, sea and air - 24 hours a day, every day of the year," said a ministry statement sent to Al Jazeera. 

Can the GCC still be relevant? – Inside Story

 

Source: Al Jazeera and news agencies : United Arab Emirates Bahrain Saudi Arabia

Saudi-led bloc issues 'terror list'

Joint statement lists 59 individuals and 12 organisations on 'terror list'.L'Arabie saoudite et ses alliés, qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha, ont publié aujourd'hui une liste de personnes et organisations qui seraient liées à des activités "terroristes" soutenues, selon eux, par le Qatar.Cela démontre que le Qatar "affirme d'un côté lutter contre le terrorisme alors que d'un autre il soutient, finance et héberge des organisations terroristes", ajoute la même source. » Lire aussi - Le Qatar mis en quarantaine par ses voisins du Golfe 

Le Qatar a rejeté vendredi les accusations "infondées" contenues dans la liste publiée dans la nuit par l'Arabie saoudite et ses alliés des "terroristes" soutenus, selon eux, par Doha.

"Le récent communiqué publié par l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte (...) confirme une nouvelle fois des accusations infondées", a réagi le gouvernement qatari dans un communiqué. Ces quatre pays ont rompu lundi leurs relations diplomatiques avec Doha.

Qatar : l'hypocrisie de l'Arabie saoudite sur le financement du terrorisme

 
Alors que Riyad et ses alliés tournent le dos au Qatar en l'accusant de soutenir le terrorisme, une enquête gouvernementale britannique pourrait incriminer l'Arabie saoudite dans le financement de l'extrémisme religieux au Royaume-Uni.

Au lendemain de l'attentat de Londres, faisant sept morts et une cinquantaine de blessés, l'Egypte et des pays du Golfe, emmenés par l'Arabie saoudite, ont interrompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils accusent notamment Doha de "soutien au terrorisme", notamment à Al-Qaïda, l'Etat islamique et aux Frères musulmans (confrérie classée "terroriste" par l'Egypte et des pays du Golfe).

Une justification pour le moins étonnante, car des dirigeants etdes sujets du royaume wahhabite ont fait l'objet d'accusations similaires. D'ailleurs, en Grande-Bretagne, une enquête du ministère de l'Intérieur concernant le financement des groupes extrémistes islamistes sur le sol britannique pourrait incriminer l'Arabie saoudite, selon la presse.

3,5 milliards de dollars de livres sterling le contenu de "très sensible", selon The Guardian. et rappelle The Independent.

L'axe du "Mal"

Les déclarations du président américain, Donald Trump, lors de sa tournée diplomatique au Moyen-Orient deux semaines plus tôt, définissant un axe du "Mal" composé de l'Etat islamique et de l'Iran, ont pu jouer dans le déclenchement de cette crise entre les monarchies du Golfe.

 
 
 

Qatar : l'hypocrisie de l'Arabie saoudite sur le financement du terrorisme Par Jean-Christophe Catalon  | 

Riyad étend son influence par le biais de l’aide humanitaire versée au Fonds d’urgence des Nations unies et à travers ses institutions et universités islamiques.

 


INFOGRAPHIEArabie saoudite : un expansionnisme religieux mondial VISUEL INTERACTIF

Putin warns Gulf crisis imperils Syria peace efforts In a phone conversation with the Saudi king, the Russian leader cautioned against anti-Qatar measures.

Late last month, Putin met the Saudi Deputy Crown Prince Mohammed bin Salman in the Russian capital of Moscow for talks on the Syrian conflict as well as cutting oil production.

Can diplomacy solve the crisis in the Gulf? – Inside Story

 

Source: News agencies

Middle East Russia Europe Politics Saudi Arabia

 

07/05/2017

fragile le cessez-le-feu

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Bonjour !

 

Barack Obama a proclamé avec le plus grand sérieux à la convention démocrate de Philadelphie qu’il reviendrait à Hillary Clinton de défaire Daech. En transmettant ce lourd fardeau à son éventuelle héritière, Obama se comporte une fois encore de manière aussi irresponsable que son propre prédécesseur, George W. Bush.La seconde erreur est d'avoir laissé la situation en Syrie s'embourber avec la multiplication des acteurs locaux, régionaux et internationaux aux intérêts contradictoires

 
 
Here is a closer look at the truce deal set to begin on Monday http://aje.io/4bmf , UPDATE: The death toll from today's air strikes in Idlib and Aleppo now stands above 80 http://aje.io/4yha "A violation by the regime should be met with a perhaps military response," said the HNC's Bassma Kodmani http://aje.io/8qmm
 
 
"Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre."Winston Churchill  Déclaration à Chamberlain propos des Accords de Munich :  - Discours du Président Edouard Daladier au Bourget le 1er octobre 1938,
 
L'accord de Munich (1938) Seconde Guerre Mondiale Les Accords de Munich. 2000 ans d'histoire sur France Inter de Patrice Gélinet avec Jean-Pierre Azéma (historien). 15.01.2009 Les jeux d'Hitler Une relecture bien salutaire pour voir les lâchetés, les complaisances des diplomaties occidentales, américaine, russes, syrienne et chinoise....
 
L'impuissance et / ou lâcheté des occidentaux associé aux cynisme et à l'esprit de conquête des Russes a radicalisé une opposition syrienne qui se sent abandonné par les diplomatie et par peur de mourir de faim, de froid, sous les bombes  et de maladie sous les sièges impitoyable du régime syrien se tourne vers les djihadistes comme dernier recours.  En derniers recours, l'externalisation du conflit syriens des américains qui se désengagent vers la Russie va faire le jeux des plus radicaux, dont l'ex Front Al Nosra et Daesch qui devraient sortir grand vainqueur de cette impasse politique, militaire et diplomatique.
 
 
 
 
A Luxembourg, l’Europe sanctionne des officiels syriens, pas la Russie

Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis lundi, estiment que « le fait de viser délibérément » des hôpitaux, des écoles et des infrastructures essentielles pourrait « équivaloir à des crimes de guerre. En désaccord sur d’éventuelles sanctions contre la Russie pour son rôle dans les bombardements meurtriers d’Alep, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis à Luxembourg, lundi 17 octobre, ont, en revanche, approuvé le principe de nouvelles mesures restrictives contre « des individus et des entités » qui soutiennent le régime de Bachar Al-Assad. Avec le faible espoir - faute de conviction - qu’une telle mesure servira à quelque chose. 

Un précédent accord qui n'a pas tenu plus d'une semaine

Le régime syrien approuve l'accord de trêve russo-américain qui doit entrer en vigueur lundi entre régime et rebelles, a rapporté l'agence officielle Sana, citant des "sources informées". 

"Le gouvernement syrien a approuvé l'accord russo-américain (...) dont l'un des objectifs est de parvenir à une solution politique à la crise en Syrie", a indiqué l'agence, précisant qu'il "y aura une cessation des hostilités dans la ville d'Alep pour des raisons humanitaires".

Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov, dont les pays soutiennent des camps adverses en Syrie, ont annoncé vendredi soir cet accord sur une trêve qui doit débuter lundi dans ce pays déchiré par cinq ans de guerre.  Le début de la trêve coïncidera avec l'Aïd el-Adha, la grande fête musulmane du sacrifice.

L’accord sur la Syrie scellé à Genève entre le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, est semé d’embûches. Son annonce surprise, au milieu de la nuit, a suscité sur les réseaux sociaux un flot de commentaires sceptiques, voire cyniques. « Personne ne sera dupé par sept jours de calme. Les Syriens ont besoin d’une paix de longue durée et d’une véritable transition politique pour se sentir concernés », a écrit Kenan Rahmani, une figure de la twittosphère anti-Assad.

Le scénario d’une chute d’Alep au lendemain de la présidentielle américaine

La déclaration finale dit aussi que « le fait de viser délibérément des hôpitaux, le personnel médical, des écoles et des infrastructures essentielles, ainsi que l’utilisation de barils d’explosif, de bombes à fragmentation et d’armes chimiques, pourraient équivaloir à des crimes de guerre » Des propos maintes fois répétés alors que c’est un constat « glaçant », selon la formule du ministre belge Didier Reynders, qui a, en réalité, été dressé : l’action diplomatique touche peut-être à ses limites face à la catastrophe humanitaire et à la volonté de Damas et de ses alliés de changer radicalement la donne sur le terrain.
La grande crainte des Occidentaux étant que leur but soit de faire à tout prix tomber la ville, ce qui pourrait n’être qu’une question de semaines, selon Staffan de Mistura, l’envoyé spécial des Nations unies, présent à la réunion de Luxembourg. Des officiels européens dressent même le scénario d’une chute d’Alep au lendemain de la présidentielle américaine, ce qui représenterait le premier défi majeur pour celle, ou celui, qui succédera à Barack Obama.
En savoir plus ( Le Monde)  s

 

Une dizaine de groupes rebelles en Syrie ont annoncé ce lundi qu'ils suspendaient toute discussion liée aux pouparlers de paix prévus à Astana, en réponse aux "violations" par le régime de la trêve en vigueur depuis quatre jours.

"Ces violatons se poursuivant, les factions rebelles annoncent (...) le gel de toute discussion liée aux négociations d'Astana", ont-ils indiqué dans un communiqué, en référence aux pourparlers de paix que doivent parrainer fin janvier au Kazakhstan la Russie, alliée du régime de Damas et la Turquie, soutien de la rébellion.

LIRE AUSSI :
» Quel nouveau monde après la chute d'Alep ?

Cinq ans et demi de guerre tous azimuts entre une multitude d’acteurs aux intérêts contraires ont produit sur le terrain un tel chaos qu’on voit mal comment de simples documents diplomatiques, élaborés dans le secret d’un salon genevois, pourraient ramener le calme en Syrie. Le précédent cessez-le-feu, conclu par les deux hommes en février, avait été violé quasi immédiatement, et s’était définitivement effondré après un mois, sous les coups conjugués des troupes loyalistes, pro-Assad et des djihadistes du Front Al-Nosra, la branche locale d’Al-Qaida

 La grande ville martyre du nord du pays, dont les 300 000 habitants des quartiers orientaux, aux mains de la rébellion, sont bombardés depuis quatre ans, est un parfait concentré du maelström syrien. Dans cette métropole s’enchevêtrent toutes les dimensions de cette guerre inextricable, à la fois nationale (l’insurrection anti-Assad), régionale (l’Iran rival de lArabie saoudite et de laTurquie) et internationale (l’antagonisme Etats-Unis - Russie).

« Alep est la clé, le levier, témoigne Sinan Hatahet, analyste au think tank Omran, basé à Istanbul. Si le cessez-le-feu fonctionne là-bas, il fonctionnera sur tout le territoire. Et s’il doit s’effondrer, c’est d’abord là que cela se produira. »

Eight-hour pause in fighting announced for later this week as EU says assault on Syrian city could amount to war crimes. source Al Jazeera

"The latest assessment from the aid agencies [however] is that 12 hours is needed so work is needed to find common ground."

More peace talks over Syria, but can they end the war?

 

More than 430 people have been killed in bombardment on the eastern half since the government announced its offensive to retake Aleppo on September 22, the SOHR said.

Another 82 people have died in rebel fire on government-held neighbourhoods in the west.

Further west in Aleppo province, Russian raids killed 23 people in the village of Uwaijal on Monday, said the SOHR.

 

Démilitarisation de la route du Castello

Les chances d’un apaisement de longue durée paraissent minimes. Certes, aucun acteur, hormis les djihadistes du Front Fatah Al-Cham – l’ex-Front Al-Nosra, qui dit avoir rompu ses liens avec Al-Qaida mais reste considéré par Moscou et Washington comme un groupe terroriste –, ne s’est permis de dire ouvertement non au secrétaire d’Etat américain John Kerry et au ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, les concepteurs du projet de trêve négocié à Genève. Mais les communiqués publiés depuis son annonce sont remplis au mieux d’arrière-pensées, au pire de critiques en forme de rejet inavoué

« Un piège militaire destiné à nous tuer encore plus »

Echaudés par l’échec d’une précédente trêve, en février, instantanément violée par les avions du régime, les rebelles déplorent l’absence de mécanismes de sanctions en cas de non-respect des clauses du nouvel arrangement. C’est un « piège militaire destiné à nous tuer encore plus », a vitupéré sur Twitter Ahmed Al-Saoud, le commandant de la Division 13, un groupe estampillé ASL.

 

Selon Al Jazeera "Air strikes killed more than 80 people in rebel-held areas of Idlib and Aleppo on Saturday, just hours after Russia and the US announced a deal intended to put a stop to more than five years of fighting"

Ce qui est sur c'est qu'il y a un exces de violence dans une guerre particulièrement meutrière. Chacun essayant d'engranger le plus de victoire avant un ennieme cessé le feu

 « Si le cessez-le-feu avait été annoncé quand la route de Ramoussah était encore ouverte, il n’y aurait pas eu toutes ces hésitations, analyse Mohamed Kanjo, du centre d’études Orient, basé à Gaziantep, en Turquie. Pour les rebelles, accepter la trêve, cela équivaut à donner Alep au régime. » « Tout le monde va parier sans le dire sur l’échec de cet accord, côté régime comme côté opposition », prédit l’analyste Sinan Hatahet, qui ne croit pas que le gouvernement turc lâchera les rebelles : « Même s’il donne la priorité à son combat contre l’EI et les Kurdes, Ankara garde une marge de manœuvre. »

Après une possible accalmie de quelques jours, le risque est donc grand que le front de Ramoussah s’embrase de nouveau. Le président syrien Bachar Al-Assad, qui clame son intention derétablir son pouvoir sur l’ensemble du territoire, ne peut pas laisser la deuxième ville du pays lui échapper. Sans la reprendre, il ne pourra jamais revendiquer la victoire. Quant aux rebelles, ils jouent leur survie. Une expulsion de la partie est d’Alep réduirait leur mouvement à une simple guérilla dispersée dans quelques poches rurales. Et leur ferait perdre, lentement mais sûrement, l’oreille de la communauté internationale.

CONVERGENCE Le sort du cessez-le-feu en Syrie se joue à AleLE MONDE |

Syrie : l’appel d’Hollande, le silence d’Obama

Pour le dernier discours de leurs mandats respectifs aux Nations unies, les chefs d’Etat français et américain ont marqué leurs différences d’approche du conflit syrien.

« Ambiance dramatique »

Mais même si la diplomatie française compte évoquer cette question lors des discussions au Conseil de sécurité, elle n’est, pour le moment, guère suivie. Tout est bloqué, Moscou continuant d’appuyer Damas envers et contre tout. « Ce serait pourtant dans l’intérêt même de la Russie de faire pression sur le régime, car son soutien ne permettra pas la reconquête de la Syrie, mais va précipiter sa partition et un chaos encore plus grand », a dit le président français.

Impasse totale

Le Français, qui s’adressait là à ses pairs pour la dernière fois de son quinquennat, a, lui, lancé un vibrant appel afin que « cette tragédie ne reste pas comme une honte pour la communauté internationale »« Ce sont les Nations unies qui ont été frappées, mais cela n’a eu aucune conséquence, c’est une nouvelle illustration de la faiblesse totale de la communauté internationale », a déploré Riyad Hijab, le coordinateur du Haut Conseil des négociations, principal représentant de l’opposition syrienne.

Syrie : les quartiers d’Alep-Ouest sous le feu de l’artillerie rebelle

Une cinquantaine de civils ont péri dans la partie gouvernementale de la ville, dans une attaque que la Coalition nationale syrienne refuse de condamner.


De la guerre, les habitants des quartiers ouest d’Alep, sous contrôle gouvernemental, n’ont longtemps vu que les colonnes de fumée, s’élevant sur l’autre moitié de la ville, pilonnée par l’aviation syrienne ou russe. La majorité d’entre eux, en dehors d’accès de tension passagers, dus à un tir de mortier ou de sniper, n’étaient affectés qu’indirectement par le conflit. Mais depuis le lancement de l’offensive rebelle visant à briser le siège des quartiers est, vendredi 28 octobre, Alep-Ouest est entré de plain-pied dans la guerre.

L’offensive est orchestrée par lArmée de la conquête, une coalition du Front Fatah Al-Cham (ex-Front Al-Nosra), lié à Al-Qaida, et Ahrar Al-Cham, un puissant groupe salafiste. Plusieurs factions de l’Armée syrienne libre (ASL), la branche dite « modérée » de l’insurrection, participent elles aussi aux combats. Au mois d’août, lors d’une première tentative destinée à casser l’encerclement des quartiers est, les assaillants avaient porté leur attaque sur le secteur de Ramoussah, une zone relativement dépeuplée, au sud de la ville, distante d’à peine 5 km des rebelles.

Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, s’est dit « horrifié et choqué » par le bilan de cette attaque à l’artillerie lourde

Cette fois-ci, dans l’espoir de prendre ses adversaires à contre-pied, l’Armée de la conquête a ciblé des quartiers plus éloignés, Dahyat Al-Assad et Hamdaniya, sur le flanc sud-ouest de la ville. Durant les deux premières années de la guerre à Alep, déclenchée par la conquête des quartiers Est par les insurgés en 2012, la situation à l’ouest est restée relativement calme. Des mortiers artisanaux et des bonbonnes de gaz bourrées d’explosifs ont commencé à s’abattre sur ces districts à partir de 2013, de façon sporadique, puis plus régulière, causant un nombre croissant de victimes.

Tirs plus soutenus et meurtriers

Au début de cette année, les tirs sur l’ouest sont devenus plus soutenus et meurtriers, parallèlement à l’intensification des raids aériens sur l’est. Aux mois de février, mai et septembre, de violentes salves de mortiers et de roquettes se sont écrasées sur les quartiers tenus par l’armée, sans faire toutefois autant de victimes que les bombardements des Soukhoï russes, au pouvoir de destruction incomparablement supérieur.

« Les responsables de ces tirs pensent qu’ils mettent le régime sous pression, explique Bassel Al-Junaidy, un analyste syrien basé à Gaziantep, dans le sud de la Turquie. On a tenté de les raisonner. Mais dans le contexte actuel, avec la pluie de bombes larguées par les Russes, plus personne ne nous écoute. »

Les derniers scrupules des rebelles ont été balayés par la pression du siège de leurs quartiers. La peur d’une lente agonie, comme celle qu’ont connue Daraya et Mouadhamiya, des banlieues de Damas, asphyxiées pendant quatre ans, avant que leurs défenseurs ne finissent par baisser les armes. « Si vous étiez à la place des civils d’Alep [Est], tenaillés par la faim et bombardés par un régime criminel, vous aussi vous brandiriez le drapeau des djihadistes, clame Modar Shekho, un infirmier des quartiers Est joint par WhatsApp. Les gens soutiennent ceux qui les soutiennent. »

Interrogé par Le Monde, Abdelahad Astepho, vice-président de la Coalition nationale syrienne (CNS), la principale plate-forme politique anti-Assad, a assuré « condamner toutes les morts de civils, quelle qu’en soit l’origine ». Mardi soir, le site Internet de la CNS ne contenait cependant aucune désapprobation officielle des tirs de missiles Grad sur Hamdaniya et Dahyat Al-Assad. Dans un communiqué, son président, Anas Al-Abdah, applaudissait au contraire les « valeureux combattants d’Alep ». Source Le Monde 

Pour Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris) sur son blog En Syrie, Poutine veut miser sur la carte djihadiste POST DE BLOG L’enlisement de la campagne russe en Syrie amène Poutine à miser de plus en plus sur la carte jihadiste, quitte à en exagérer la menace. Vladimir Poutine est contraint d’admettre qu’il n’a atteint aucun de ses objectifs de guerre en Syrie, et ce malgré l’extrême violence des bombardements qu’il a ordonnés sur Alep-Est. Les quelque 250.000 habitants de ces quartiers contrôlés par les forces révolutionnaires ont refusé l’offre russe d’évacuation « humanitaire ». Et une coalition insurgée tente même, à partir de la province d’Idlib, de briser le siège d’Alep-Est, comme elle avait pu le faire brièvement en août dernier.

SAUVER ALEP POUR SAUVER LA SYRIE OU POUR SAUVER ASSAD ?

La campagne aérienne menée durant de longues semaines par la Russie contre Alep-Est et ses alentours a été d’une intensité sans précédent, avec ciblage systématique d’institutions civiles, scolaires et médicales. Le débat sur de tels crimes de guerre n’est pas prêt d’être clos. Mais un simple regard sur la carte ci-dessus des frappes russes les plus récentes prouve qu’elles ont épargné le territoire contrôlé par Daech (en zone grise sur ce document établi par l’Institute for the Study of War de Washington).

Retour en images sur cinq dates clefs du conflit syrien

 

Infographie rappelant cinq dates clefs du conflit syrien.
Infographie rappelant cinq dates clefs du conflit syrien. - AFP

 

 

Grâce à la Syrie, le Hezbollah est devenu une armée régionale

- Les combattants chiites libanais le Hezbollah, profitent de leur coopération naissante avec les commandos russes. Leur capacité militairea progresséen quatre ans d'engagement aux côtés de Damas, mais aussi en Irak et au Yémen. À tel point qu'Israël se prépare à une guerre, sur son sol cette fois.

«Tout le monde pense que c'est la Russie qui a gagné à Alep, mais c'est le Hezbollah»

Le chef du Hezbollah a jugé aujourd'hui que les propos entendus à Washington à l'issue de la rencontre entre le président Donald Trump et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sonnaient le glas du processus de paix israélo-palestinien.

 

Depuis son entrée en guerre aux côtés de Bachar Al-Assad en Syrie – officielle en 2013 –, l’organisation chiite libanaise armée a pris de l’envergure. Le « Parti de Dieu  » n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban. RÉCIT Syrie - Liban : le Hezbollah, machine de guerre 51 Le Hezbollah n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban, une force politique capable d’imposer son agenda sur la scène nationale, dictant, par exemple, le tempo de la récente élection de Michel Aoun à la présidence du pays. Il s’impose désormais, selon le politologue Ali Mourad, comme un « acteur régional non étatique » incontournable du Proche-Orient. Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.

La Syrie dit avoir abattu un avion israélien. Un peu plus tôt ce matin, l'armée syrienne a indiqué que quatre avions de chasse israéliens avaient visé dans la nuit une "cible militaire" près la ville de Palmyre, dans le centre de la Syrie.Il s'agit de l'incident le plus sérieux entre les deux pays - toujours formellement en guerre -depuis le début en 2011 du conflit qui ravage la Syrie.

D’une insurrection d’envergure nationale, même si ses perspectives de victoire ont toujours été très limitées, le mouvement anti-Assad se voit rétrogradé au niveau d’une guérilla, cantonnée dans des villes moyennes et des zones rurales, sans continuité les unes avec les autres.

Ce déclassement officialise ce qui était déjà évident depuis longtemps compte tenu de l’immense supériorité militaire du camp prorégime : le fait que l’opposition ne peut plus poser de défi militaire existentiel à Damas et ne peut donc plus prétendre constituer une alternative politique au régime Assad.

Source: Al Jazeera and news agencies Syria: The Roots of Tyranny - Al Jazeera World



 ENTRE WASHINGTON ET MOSCOU AU PROFIT DE DAECH

. Dans l’intervalle, les Etats-Unis se bornent à remporter des « victoires » en trompe-l’œil, dont le coût exorbitant pour la population civile (arabe et sunnite) alimente la propagande et le recrutement de Daech.

 Et d’affirmer ( Riyad Hijab ) que « les Russes poursuivent toujours la même stratégie et instrumentalisent les résolutions du Conseil de sécurité, les accords de cessez-le-feu et le processus de Genève pour consolider les positions du régime sur le terrain ».

Comme si cette politique n’était pas assez désastreuse, Washington est en passe de se rallier aux objectifs de guerre de Moscou en Syrie. L’administration Poutine n’a pas reculé devant plusieurs épreuves de force sur le terrain, avec même bombardements de positions américaines, pour imposer ses vues à la Maison Blanche. Une officialisation de la coopération russo-américaine n’aurait qu’un effet limité dans la lutte à court terme contre Daech. Elle serait en revanche catastrophique pour les forces révolutionnaires, ainsi sommées, comme dans Alep encerclé, de se rallier aux djihadistes, de capituler devant Assad ou de périr, moins dans les combats que dans d’impitoyables sièges.

Rappelons que ces mêmes révolutionnaires d’Alep, aujourd’hui menacés de liquidation, avaient dès janvier 2014 libéré leur ville de l’emprise de Daech. La convergence entre Moscou et Washington en Syrie vise donc pratiquement à détruire cette troisième voie entre Assad et Daech, pour le plus grand bénéfice de l’organisation djihadiste. Alep-Est avait été « libérée » de Daech, dès janvier 2014, par ces mêmes forces révolutionnaires sur lesquelles s’acharne aujourd’hui la Russie. En outre, la victoire majeure remportée contre Daech ces dernières semaines par des milices syriennes, soutenues par la Turquie, permet enfin de clore le corridor de passage des terroristes depuis le Jihadistan vers l’Europe. Donc, non seulement la Russie bombarde les alliés potentiellement les plus solides dans la lutte contre Daech, mais elle ne contribue en rien aux succès remportés contre les partisans de Baghdadi à quelques dizaines de kilomètres à vol d’oiseau de ses propres positions.

Un tel cessez-le-feu doit se fonder sur l’échec avéré de toutes les options militaires suivies par les uns comme par les autres. Et s’appuyer sur une forme de « paix des braves » entre Syriens de l’Est comme de l’Ouest de la ville. Il faut neutraliser toutes les interventions extérieures, celles de la Russie, de l’Iran et de ses milices affidées au profit d’Assad, mais aussi celle des jihadistes étrangers du côté insurgé (la contre-offensive rebelle a été ouverte, le 28 octobre, par un triple attentat-suicide perpétré par des jihadistes de nationalité saoudienne, égyptienne et turque).

Alep doit être sauvé. A tout prix. Et maintenant.

Le risques des retours ou des radicalisés sur place : Bastille Day  - YouTube cf Le MONDE SOUS SURVEILLANCE / , Le MONDE SOUS SURVEILLANCE Par Enkolo dans Accueil le

Berlin craint la présence sur son sol de plus de 500 islamistes

Plus de 500 activistes islamistes sont présents sur le sol allemand et sont susceptible de commettre des attentats, a prévenu samedi le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière.

Lors d'un entretien accordé au journal Bild, Thomas de Maizière a estimé à au moins 520 le nombre "d'assaillants potentiels" présents dans un pays où les forces de sécurité sont en état d'alerte depuis les deux attaques commises en juillet par des individus se réclamant de l'Etat islamique. Selon lui, 360 autres personnes sont connues des autorités en raison de leur liens avec des assaillants potentiels. De nombreux Allemands redoutent que des combattants appartenant à l'EI se soient glissés dans les rangs des réfugiés et migrants arrivés l'année dernière en provenance de Syrie, d'Afrique du Nord et d'Asie.
 
 

"Russia has made it clear that this

 
 

Sources :

Comme le lancement du programme Apollo vers la Lune en 1961, l'idée de "Mars" donnerait au moins à l'humanité un cap mobilisateur positif.
 

nTrafic d'art -Créé le mardi 06 septembre 2016"Voyage en barbarie"Créé le samedi 03 septembre 2016 , Bagdad, chronique d'une ville emmurée Créé le mardi 30 août 2016 2, Au nom du Temple Créé le lundi 15 août 2016 11:15, Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue! Créé le jeudi 28 juillet 2016, Combattants solitaires de DaeschCréé le lundi 04 juillet 2016

Au Coeur De La Maison Blanche Barack ObamaCréé le lundi 18 juillet 2016

08/04/2017

Syrie. Trump, le monde dans l’inconnu

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Trump, une volte-face qui plonge le monde dans l’inconnu

 

 

Jeudi 6 avril, les États-Unis ont lancé des frappes contre une base aérienne du régime de Bachar El-Assad. Ce revirement spectaculaire de Donald Trump, qui se refusait jusqu’ici à toute intervention en Syrie, engendre des risques considérables pour les États-Unis comme pour le Moyen-Orient, estime la presse américaine.LE MONDE | • Mis à jour le

 Syrie : quelles conséquences à l’intervention des Etats-Unis ?

 

La frappe américaine en Syrie dans la nuit du 6 au 7 avril a pris le régime syrien complètment au dépourvu. Mais celle-ci ne devrait pas changer la dynamique du conflit. « Les Etats-Unis ont finalement brisé le tabou des frappes contre Assad, explique Sinan Hatahet, un analyste syrien proche de l’opposition, mais je crains qu’on en reste là. Pour avoir un véritable effet, les Américains devraient clouer la totalité de l’aviation syrienne au sol. » Le grand quotidien américain rappelle que les actes du gouvernement syrien sont restés impunis depuis le début de laguerre dans ce pays, il y a six ans.

Un coup pour rien de Trump en Syrie ?

Le raid anti-Assad de Trump révèle moins un changement de politique que, au niveau tactique, une absence de contrepoids au Pentagone dans le processus de décision et, au niveau stratégique, une coordination de plus en plus affichée avec Israël.

On aboutit ainsi à une décision plus militaire que politique, dans le choix de la cible et du moment, mais à l’impact plus politique que militaire : 59 missiles de croisière ont été tirés pour six militaires syriens tués (soit un ratio hallucinant de dix missiles pour un mort), l’aéroport de Shayrat ayant vu peu après décoller de nouveau des avions de guerre d’Assad. Le Pentagone avait en effet prévenu la Défense russe, qui avait elle-même mis en garde le régime Assad. Deux avions militaires ont décollé de la base aérienne syrienne frappée aujourd'hui par les Etats-Unis et ont mené des raids dans les environs, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).Une telle démonstration de force en trompe l’œil n’aurait eu de sens qu’au service d’une politique claire, ce qui semble loin d’être le cas.

 

» EN DIRECT - Le Conseil de sécurité se réunit après les frappes américaines contre le régime syrien

Les appareils "ont décollé depuis la base d'Al-Chaayrate, qui est de nouveau en partie en service, et ont frappé des cibles près de Palmyre" dans le centre de la Syrie.

L'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, a menacé aujourd'hui d'une nouvelle action militaire américaine en Syrie . La Russie a accusé les Etats-Unis aujourd'hui à l'ONU d'avoir violé la loi internationale en frappant militairement le régime de Damas hier soir, après une attaque chimique présumée qui a fait plus de 80 morts.

» EN DIRECT - Le Conseil de sécurité se réunit après les frappes américaines contre le régime syrien

LIRE AUSSI: » Attaques chimiques en Syrie : histoire d'un massacre de masse , » EN DIRECT - Le Conseil de sécurité se réunit après les frappes américaines contre le régime syrienSUIVEZ LE LIVE DE L'ÉVÉNEMENT

En direct. Syrie : quelles conséquences à l’intervention des Etats-Unis ?

Le feu du ciel qui s'est abattu sur les infrastructures militaires syriennes n'était pas le premier coup de glaive du nouveau président des États-Unis. Donald Trump avait précédemment autorisé un raid aéroterrestre controversé sur un fief d'al-Qaida au Yémen. Les frappes de missiles lancées le 6 avril consacrent toutefois une posture offensive inattendue, venant d'un homme qui promouvait «l'Amérique d'abord» et la fin des «aventures extérieures». Le plus dur commence pour le président novice de Washington: quelle suite donner à cette première salve de Tomahawk, et quels écueils menacent une stratégie américaine encore illisible?

“Soixante-dix-sept jours après son intronisation, le président Trump a l’opportunité, mais absolument pas la garantie, de dissiper l’impression de confusion émanant de son administration”, écrit The New York Times dans un éditorial ce vendredi 7 avril. Mais le quotidien américain souligne avant tout les risques engendrés par cette intervention militaire contre le régime de Bachar El-Assad. Le journal en distingue trois principaux : Le magazine Newsweek insiste lui aussi sur les risques engendrés par ces frappes, cette intervention étant “bien plus risquée que ne l’aurait été une opération menée sous Obama, en raison de la présence de troupes russes et de leur équipement militaire – y compris des batteries antiaériennes – en Syrie”. Le journal américain estime à 10 000 le nombre de soldats russes en Syrie et souligne la présence sur place de “forces spéciales, dont certaines travaillent désormais avec les combattants de l’armée iranienne et le Hezbollah”. Et Newsweek de conclure :

Pour Trump, l’attaque de jeudi comporte un risque considérable, de même que toute prochaine action militaire.”

 

Un coup politique

Pour le Boston Globe, , “on aurait dit qu’ils ne parlaient plus du même homme”, écrit le quotidien américain. “Ils méprisaient le président non interventionniste. Désormais, ils veulent se ranger derrière le premier président à lancer une attaque directe en Syrie durant la guerre civile.”

Le journal de Boston revient sur la spectaculaire volte-face de Trump, qui, il y a quelques jours à peine, “semblait satisfait de laisser Bachar El-Assad au pouvoir”.

Ce n’est pas seulement un changement notable pour un président qui avait en tête de placer l’Amérique en retrait des affaires du monde. C’est un moment majeur pour n’importe quel président américain.”

 

Syria's army said six people were killed in the early hours of Friday morning after the US fired nearly 60 Tomahawk missiles at Shayrat airbase, in retaliation for a suspected chemical weapons attack on a rebel-held town that killed scores of civilians earlier this week.

US strikes in Syria: Game changer or deterrent?

Un avis partagé par le magazine de gauche The Nation, qui regrette que “Trump ait lancé des frappes en Syrie sans l’autorisation du Congrès” :

Le concept de guerre post-11 septembre est encore utilisé pour justifier des actions militaires. Et cela est inconstitutionnel.”

Syrie. Trump, une volte-face qui plonge le monde dans l’inconnu COURRIER INTERNATIONAL

Syrie : « Pas plus Moscou que Washington ne cherchent l’escalade »  

Quelles sont les conséquences diplomatiques de la décision de Trump de frapper l’armée syrienne ? Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », a répondu à vos questions

Pas plus Moscou que Washington ne cherchent l'escalade en Syrie. Américains et Russes sont confrontés au même problème : comment préserver au maximum les structures de l'Etat syrien  – pour ne pas fabriquer une situation à la libyenne – tout en s’efforçant de favoriser un dialogue politique entre le régime et une partie de la rébellion. Les uns et les autres butent sur le symbole que représente dans cette guerre la personne de Bachar Al-Assad. 

Que fera Trump si jamais un autre bombardement chimique a lieu? 
 
C'est ce type d'interrogation qui avait finalement conduit Obama a renoncer à une frappe en 2013. Il spéculait sur le risque d'engrenage au cas où la frappe américaine n'aurait pas dissuadé une deuxième attaque à l'arme chimique. Il y voyait alors la perspective d'une atteinte à la crédibilité et à l'autorité des Etats-Unis.

Les Russes ne peuvent pas dire à la fois "Nous sommes l'allié indéfectible du régime syrien, et sans nous pas de solution" d'un côté, et puis dire, d'un autre côté, "Nous n'y pouvons rien si Damas se lance dans des opérations ou des attaques irresponsables." Cette fois-ci il n'en va pas seulement de la capacité des Etats-Unis à dissuader une deuxième attaque, il en va aussi de la crédibilité de la Russie en Syrie.  

Assad allies vow reprisals against aggression on Syria

Russia, Iran and Lebanon's Hezbollah vow to react to any future 'aggressions against Syria', whoever carries them out.

 nRisk of mass killing rose most in Yemen in 2016: report Yemen rises as Syria tops UK-based rights group's annual 'People's Under Threat' index for third consecutive year.

 

Highest rated countries (2016)1. Syria

2. Somalia 
3. Iraq 
4. Sudan 
5. Afghanistan 
6. South Sudan 
7. Democratic Republic of the Congo 
8. Yemen 
9. Pakistan 
10. Myanmar 
11. Libya 
12. Nigeria 

 

Le rapport a pointé la  Syria  , , Iraq,, Democratic Republic of the Congo.,  Yemen ,  Burundi,( turned violent ) , Cameroon,  Uganda , Nigeria

 Index's top risers in 20171. Yemen

2. Libya
3. Nigeria
4. Burundi
5. Eritrea 
6. Angola
7. Uganda
8. Turkey
9. Cameroon
10. Mozambique
11. Bangladesh
12. Papua New Guinea 

 

  MRG index MRG calculates the index based on a number of indicators, including democracy and governance, conflict data, and displacement, among others. 

 Source: Al Jazeera and news agencies

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 Syrie : mission impossible

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