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30/05/2014

l'Union économique Eurasiatique est lancée

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« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .. » De la servitude volontaire  Zebre en cavale De la servitude volontaire

"Or ce tyran seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude."  

2030 : basculement de l’économie :

         Nigéria et Ethiopie

         Monde a évolué on passe d’un monde bipolaire pendant la guerre froide avec bloc de l’Est et bloc de l’Ouest à un monde unipolaire avec les EU avec la chute du mur de Berlin à un monde multi polaire avec BRICS, Iran, Egypte, Turquie, CIVETS… pays émergents.

 

Géants énergétique (Russie, Brésil, Chine) :

 

L'Union Eurasiatique est lancée Vladimir Poutine lance son Eurasiatique rassemble la Russie, le Belarusse et le Kazasktan et devrait s'élargir rapidement   

Ukraine : Chaos a l'est :  

Hors Kiev refuse de payer tant que Gazprom ne baissera pas ses prix et si Moscou coupe le robinet, par ricochet c'est toute l'Europe qui sera touché, car une fois n'est pas coutume : une bonne partie du Gaz qui nous provient transite par l'Ukraine.

L'est de l'Ukraine s'enfonce dans le chaos ( Un hélicoptère a été abattu : 12 soldats ont été tués)

 

Le sable - Enquête sur une disparition

 

 

 

Et justement : l'Ukraine, l'Europe et la Russie se retrouvent à Berlin pour tenter de trouver une solution du gaz.

A peine élu, le président Pétrochenko a clairement fait comprendre qu'il visait l'entrée de l'Ukraine dans  l'Union Européenne. Il a également déclarer au journal Biltz des discussions pour une alliance avec les Etats Unis et l'Europe

 

Et justement pendant ce temps, la Russie lance son alliance Eurasiatique avec les pays de l'est de l'Europe a laquel il manque un pays : l'Ukraine. afin de concurrencer l'Union Européenne. Elle s'appellera l'Union économique Eurasiatique. Pour le moment ils sont trois : Russie, Belarusse et Kazasktan. Les ex partenaire de l'URSS étaient déjà guidé par une union douanière

et depuis 2010 les domaines ont simplement été élargit. Cet accord historique a été signé a Ana, capital du Kazasktan.

 

Vladimir Poutine, président de Russie : " La Troïka s'engage a la circulation de bien, de capitaux et de travailleurs et la mise en ouvre dans les faits dans l'énergie et l'économie. "

 

Le libre échange de ce nouveau marché commun de 170 millions d'habitant concerne notamment les transports, l'agriculture et l'énergie. Son entrée en vigueur est prévue en janvier prochain. Deux futur adhérent sont déjà dans les starting blog pour rejoindre ce nouvel espace économique commun : l'Arménie et le Kirghizistan. Grand absent de cette alliance : l'Ukraine considéré comme le berceau de la civilisation russe. Ce pays de 46 millions d'habitants avait participé au lancement du projet. Plongé dans la crise, le nouveau dirigeant pro occidentale lorgne désormais vers Bruxelles.

 

Alexander Lukashenko, président Biélorussie : " Nous avons perdu quelqu'un en cours de route. Je veux parler de l'Ukraine à l'époque de Vladimir Krouchna, mais je suis certains que tot ou tard que l'Ukraine comprendra ou se situe son bonheur."

 

Selon de nombreux experts, ce grand projet que Vladimir Poutine a appelé de ces vœux sert surtout à renforcer l'influence de Moscou en tant que puissance régional. Il s'agirait plus d'un projet géopolitique qu'économique. Vladimir Poutine a assuré qu'il ne voulait pas faire renaitre l'URSS de ses cendre mais les signataires ont voulu granaire que la souveraineté de chaque pays membre soit garanti par le traité.

 

" Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. Chose vraiment étonnante — et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter — puisqu’il est seul — ni aimer — puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes : contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts." 
De La Servitude Moderne  par ClaVieFrere2011
 

Russie, Coface fait état d'une « détérioration extrêmement forte » depuis un an du côté de l'offre. La production industrielle n'a pas progressé et l'investissement se contracte très vivement.

      « Les Russes ont un problème de confiance dans leur économie et n'investissent plus », relève M. Zlotowski. L'accélération des sorties de capitaux et la crise ukrainienne tireront la croissance russe vers le bas (Coface prévoit + 1 % en 2014).

Doku) - Das Gazprom Imperium : http://www.youtube.com/watch?v=TfOgJETDi4E

 

[PDF]  Le Monde selon Gazprom - Cndp

 

gazprom : citoyen actif

 

Arctique : Total fera-t-il tâche (d'huile) ? | Greenpeace France

Ukraine : Chaos a l'est - L'indigné

Fabrique des pauvres – L’indigné Révolté

 

Documentário "Le Monde selon Brasilia" - YouTube

 

10/09/2013

Centrales Nucléaires : Démantèlement Impossible ?

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 « Si l'Europe veut respecter ses engagements à l'aune de 2020, elle doit développer massivement les énergies renouvelables et développer le nucléaire. »24/02/2009 par France 24

géopolitiques,batailles pour l'énergie,lobbing,gaz de schiste,nucléaire,japon,les etats unis,finance,economie,société

 Il y a tout juste vingt ans, l'Europe décidait de libéraliser totalement le marché de l'énergie. A la clé, une promesse : celle d'une électricité moins chère grâce au jeu de la libre concurrence entre tous les opérateurs. Au final, une chimère que les Européens paient au prix fort. Le prix moyen de l'énergie a augmenté de 42 % en huit ans,...

EXCLUSIF - «La situation du nucléaire est très préoccupante», selon le président de l’Autorité de sûreté

Après la découverte, au printemps 2015, d’un défaut dans la cuve du futur réacteur EPR de Flamanville, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a déclenché une campagne de contrôle sans précédent. Elle est loin d’être terminée. Son président, Pierre-Franck Chevet, souligne que la situation est « très préoccupante ». 

A lire : Pierre-Franck Chevet: «Il faut repenser le contrôle du nucléaire» 
EDF: Greenpeace alerte sur l'avenir du groupe , Electricité le montant de la facture - YouTubeEDF: Greenpeace alerte sur l'avenir du groupe

Les élus locaux dans le piège nucléaire


Troisième volet de notre enquête sur les décideurs de l'énergie. Ce sont des élus de la République au niveau local, qui représentent un territoire, des citoyens.Mais pas seulement. Ils sont aussi pris au piège de la rente nucléaire. 
Lire l'article

 

 

Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? 

 

 Année: 2011 _ Durée: 58' 01''Cet enregistrement disponible en libre accès ici Centrales nucléaires, le boulet du démantèlementplusconcient.netmet en lumière la problématique du démantèlement des centrales nucléaires à la fin de leur durée d’exploitation. Jean-Louis Basdevant, physicien nucléaire, détaille les 3 phases de l’opération, laquelle s’étale sur plusieurs décennies.

Source: France Culture, Science publique - Quels problèmes pose le démantèlement des centrales nucléaires ? 24 juin 2011

Ecouter également Fukushima, Printemps de l'énergie, Nucléaire, l'heure de la réflexion, Tchernobyl, la censure de l'OMS, La malédiction de l'uranium

 De la France aux États-Unis en passant par l'Allemagne, les pays qui ont misé sur l'énergie nucléaire se trouvent aujourd'hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l'arrêt. Voici quarante ans, leurs concepteurs n'avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité est toute autre.

Les crises économiques et budgétaires font la une de tous les journaux européens depuis des semaines. A travers l’Europe, les citoyens s’opposent aux mesures d’austérité qui mettent en péril les services les plus essentiels comme l’accès à la santé, aux énergies renouvelables, à l’éducation, à l’aide sociale ou aux emplois. Pourtant, nos décideurs oublient une chose inutile, coûteuse et dangereuse dont on pourrait se passer : les armes nucléaires ! Par exemple, en France, le coût d’entretien annuel d’une seule arme nucléaire – et nous en avons des centaines - permettrait de financer 130 000 consultations de médecine générale.

 

Nous sommes à un moment crucial ! C’est en ce moment même que nos gouvernements font leurs choix en matière budgétaire. Il est donc urgent pour nous, citoyens européens, de faire pression sur nos décideurs politiques pour leur faire part de ce qui compte vraiment pour nous. 18 000 personnes ont déjà signé notre pétition. Mais pour faire entendre notre voix et pour demander aux gouvernements de réduire les budgets pour les armes nucléaires, et pas pour les services essentiels, nous avons besoin de doubler au plus vite le nombre de signataires. Signez cette pétition maintenant !

 http://cutnukes.globalzero.org

 

État des lieux du parc électronucléaire français au 19 octobre : 27 réacteurs équipés de pièces déclarées suspectes suite à l'affaire duCreusot (la liste pourrait bien s'allonger) + 21 tranches nucléaires à l'arrêt pour raisons diverses. C'est le moment d'arrêter ! : https://www.facebook.com/sortirdunucleaire.org/photos/a.4...

 
Aucun texte alternatif disponible.

 

Fessenheim: enquête sur un réacteur

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour faire la lumière sur l'anomalie détectée sur le réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), après une plainte de Greenpeace et d'autres associations, a appris l'AFP hier soir de source judiciaire.

"Areva comprend qu'une enquête préliminaire aurait été ouverte mais n'en a pas été informé à ce stade", a indiqué hier soir une porte-parole du groupe, affirmant que ce dernier "se tient bien sûr à la disposition de la Justice et communiquera en toute transparence tous les éléments à sa disposition".

LIRE AUSSI:

» L'intrusion dans une centrale nucléaire sera plus sévèrement punie

LIRE AUSSI: Fessenheim, un dossier politiquement radioactif

Des centrales électriques "probablement" surévaluées et des coûts de démantèlement et de gestion des déchets "drastiquement" sous-estimés: une étude du cabinet d'analyse financière AlphaValue, commandée par Greenpeace, éreinte la stratégie nucléaire d'EDF et sa situation financière. 

Selon cette étude, publiée ce jeudi, intitulée "EDF asphyxiée par le nucléaire", "la principale inquiétude" pour l'électricien concerne un "sous-provisionnement" des coûts du démantèlement des réacteurs et de la gestion des déchets."Entre 57,3 et 63,4 milliards d'euros en 2025"Ces comparaisons "doivent être analysées avec prudence car il y a des paramètres différents entre les pays qui expliquent les différences", a réagi auprès de l'AFP EDF, évoquant le périmètre considéré, ou l'effet de standardisation à attendre en France du fait d'un parc de 58 réacteurs plus important. Les fourchettes provisionnées par EDF "ont été confirmées par l'audit de la DGEC (instance du ministère de l'Energie) en 2014 et 2015", précise l'électricien.

Dépréciation d'actifs ?

Par ailleurs, AlphaValue estime qu'EDF devrait "envisager (...) une dépréciation de (ses) actifs nucléaires et thermiques" dans ses comptes, autrement dit revoir à la baisse la valeur de son parc de centrales nucléaires et de ses centrales conventionnelles fonctionnant au charbon, au gaz ou au fioul.

Investissements

Enfin, l'étude se penche sur les investissements à venir d'EDF (projet Hinkley Point, grande maintenance du parc nucléaire français, énergies renouvelables, rachat de la branche réacteurs d'Areva, etc) et conclut qu'ils s'élèvent à plus de 160 milliards d'euros d'ici 2025, soit plus de 15 milliards d'euros par an.

EDF a évalué ces besoins d'investissements entre 12,5 et 13,5 milliards d'euros par an au cours des trois prochaines années.

Hausse des prix de l'électricité

Seul élément positif, selon AlphaValue, la réduction de capacités nucléaires entraînera une hausse des prix de l'électricité qui "aura un effet positif à l'horizon 2025" sur les revenus d'EDF.

"Défauts de qualité de l’acier de pièces essentielles, falsification de dossiers de fabrication : les centrales nucléaires françaises n’ont jamais connu autant de problèmes. Douze réacteurs (sur cinquante-huit) sont à l’arrêt. Une situation très préoccupante..."

Décidément le réacteur 1 de la centrale de Chooz ne va pas bien. Moins d’une semaine après qu’il ait été mis à l’arrêt en raison d’un problème en salle des machines, le réacteur s’est cette fois arrêté automatiquement le 23 août 2017. Moins d'une semaine après qu'il ait été mis à l'arrêt en raison d'un problème en salle des machines, le réacteur s'est arrêté automatiquement le 23 août 2017 au matin, sans que l'exploitant ne sache pourquoi. France : Chooz : Arrêt automatique du réacteur 1  SORTIRDUNUCLEAIRE.ORG

Saint-Alban : Arrêt automatique du réacteur 2 alors que les équipes intervenaient sur son système de régulation France : Saint-Alban : Arrêt automatique du réacteur 2 alors que les équipes intervenaient sur son système de régulation

 

Les faits divers nombreux l'année dernière en France (Tricastin), Déchets radioactifs/Inde: 7 hospitalisés  (voir La sûreté nucléaire en France : reportage sur Terre Tv : ) Les bombes a uranium appauvri, le nucléaire civile et militaire. Le triste symbole est Tchernobyl…Rue 89  ( et déchets cauchemars du nucléaire).

 

23 ans après Tchernobyl, certains s’interrogent : sommes-nous à l’abri d’une catastrophe nucléaire … (Dans le reportage précédent sur Terre TV). ? Dans celui-ci la question est de savoir si l’OMS et l’AIEA sont bien indépendantes, transparentes sur le site Plusconcience ?

 OMS AIEA.gifTchernobyl, la censure de l'OMS (Année: 2009, Durée: 53' 47'') Dans cet enregistrement disponible en libre écoute, nous apprenons qu'il existe un accord secret signé en 1959 entre l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) et l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui subordonne toute étude sanitaire de l'OMS en rapport avec l'énergie nucléaire à l'approbation de l'AIEA. L'AIEA est l'unique agence onusienne qui dépend directement du Conseil de sécurité, alors que les autres agences, dont l'OMS, dépendent du Conseil du développement économique et social. Ainsi, toute tentative de faire la lumière sur les conséquences réelles de la catastrophe de Tchernobyl dans le cadre institutionnel et scientifique de l'OMS est bloquée ...S'expriment dans cet enregistrement Paul Roullaud, du collectif "Independent WHO", Wladimir Tchertkoff, journaliste et documentariste, Alison Katz, ancienne fonctionnaire de l'OMS. Source: Terre à terre, les archives non-officielles

 

 Plus d’informations sur le site : La catastrophe de Tchernobyl et la santé, sortir du nucléaire : pétition à télécharger) : Reportage de lachaine.ch, L'atome pour la paix (L'Atoms for Peace Award) un bien beau programme (été créé en 1955 par Ford par une donation d'un million de dollars, pour récompenser des contributions importantes pour l'utilisation à des fins pacifiques de l'énergie nucléaire. Une association à but non lucratif a été créée pour administrer le prix) , mais un flop monumental ! D'abord les faits : l'énergie nucléaire produit, au plus, 5 ā 6 pour cent ( voir PDF] ATOME POUR LA PAIX : UNE FAILLITE... PHARAONIQUE !. Le site pour l'indépendance de l'OMS . Voir déchets cauchemars du nucléaire. Académie des Sciences et Académie de Médecine,  Institut National de Veille Sanitaire, Les plus grands spécialistes français

 Le gouvernement français est face à un choix : il peut rester campé sur une politique sécuritaire dépassée et de moins en moins partagée, ou faire un pas cette année vers un désarmement nucléaire mondial lors du G20 qu’il préside en novembre prochain. Rejoignez les citoyens du monde entier qui demandent aujourd’hui aux décideurs politiques de choisir la sauvegarde des services essentiels plutôt que les armes nucléaires. Devenez un acteur de cette mobilisation ! Déterminez vos priorités : La santé ? Oui. L’éducation ? Oui. Des armes nucléaires ? Non !

 (France, 2013, 68mn)
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 ARTE Le Nucléaire et la gestion impossible des déchets - YouTube

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Des spécialistes de l'énergie ? 

Les élus de collectivités abritant des sites nucléaires sont souvent spécialisés sur les questions énergétiques au niveau de la représentation nationale. Ainsi, ils sont ainsi : président de l’OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques), membres de la Commission des affaires économiques qui sera en première ligne sur le projet de loi sur la transition énergétique, ou du groupe d’étude sur l’énergie.

 

En clair, ils sont ceux qui prendront les rênes des débats parlementaires sur la politique énergétique au moment où le projet de loi sur l’énergie arrivera à l’Assemblée nationale puis au Sénat d'ici fin 2013. Leur influence est donc forte sur un texte pour lequel l’exécutif cherchera à obtenir une majorité solide. Si François Hollande décide d'écouter ces députés, de les suivre, cela risque fort de compromettre toute ambition sur la réduction de la part du nucléaire dans la future loi sur l'énergie.

 

Des ambassadeurs ?

Ils sont des ambassadeurs, à double titre : de la majorité au pouvoir au niveau local, et de l'industrie nucléaire implantée sur leur territoire au niveau national. Ils en assurent régulièrement la défense dans les médias, locaux autant que nationaux, avec des arguments qui rappellent ceux des industriels : industrie de pointe, tarifs, emplois ... (voir notre décryptage complet des arguments des industriels du nucléaire)

 

Quelques citations, pour illustration :

Patrice Prat, député-maire de Laudun-l’Ardoise (installations nucléaires de Marcoule et Tricastin) :  "Oui, le nucléaire est une filière d’avenir ! Arnaud Montebourg a exprimé fidèlement la position du président de la République. [...] notre pays ne va pas tourner le dos à cette énergie, sur laquelle il devra pouvoir compter pour fournir aux entreprises et aux ménages, l’énergie la plus sûre et la moins coûteuse possible." le 30 août 2012, en soutien à Arnaud Montebourg

 Christian Bataille, député du Nord (centrale nucléaire de Gravelines), vice-président de l’OPECST :   "L'accord entre le PS et les Verts est désastreux sur le plan industriel et électoral; il ne durera pas" le 29 novembre 2011 dans une interview aux Echos. ou encore : "De nombreux parlementaires, élus de zones industrielles, considèrent qu'il faut privilégier l'industrie et qu'on ne peut pas faire repartir l'économie à coup d'emplois d'avenir." le 2 août 2013 dans une interview au Figaro.

 1 2Leur influence

3 4 Majorité gouvernementale, Parlement, territoires : un réseau d'influence.

Certains élus de collectivités abritant des sites nucléaires ont trois sphères d’influence : la première au sein de la majorité gouvernementale, la seconde au sein du Parlement et enfin la dernière au niveau des territoires. Dans chacune de ces sphères, des élus jouent sur l’équilibre politique pour garantir les intérêts de l’industrie du nucléaire et ainsi maintenir les revenus des collectivités (communes, communautés, départements, régions) auxquels ils doivent leurs sièges (vous découvrirez ces éléments dans la partie concernant leurs intérêts).

À l'échelon national, dès les débuts du programme électronucléaire français, il y a toujours eu des élus du nucléaire devenus ministres défendant l'atome.

Plus proche de nous, Eric Besson, maire de Donzère (centrale du Tricastin), était ministre de l’énergie et de l’industrie pendant le mandat de Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui, quatre ministres ancrés dans des territoires vivant du nucléaire œuvrent au gouvernement.

Bernard Cazeneuve est ministre du Budget et ex-maire de Cherbourg (centrale nucléaire de Flamanville, usine nucléaire de la Hague) ; Arnaud Montebourg est ministre de l’Industrie, particulièrement actif sur les questions d’énergie, et ex-président du conseil général de Saône et Loire (usine Areva du Creusot) ; Sylvia Pinel est ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, ex-députée de Valence d’Agen (centrale de Golfech) ; enfin Geneviève Fioraso est ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 1ère vice-présidente de "La Métro" (la Communauté d'Agglomération de Grenoble), et ancienne collaboratrice auprès du CEA de 1989 à 1995.

Le corps des Mines est resté généralement dans l’ombre des gouvernements (voir notre enquête sur les X-Mines), mais certains corpsards préférent la lumière.

 la photo de Réseau "Sortir du nucléaire".22 octobre 2016 ·

 
 

Alors que le projet de François Hollande est de réduire la part du nucléaire, qui entraînera la fermeture de réacteurs, le nucléaire a de nombreux protecteurs au gouvernement. Le président de la République décidera-t-il de les écouter au détriment des intérêts de la France et de sa transition énergétique ?

On peux regarder aussi sur le site de sortir du nucléaire des documents:

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=pourquoi&...

30 années de recherches mises au placard par le gouvernement. Personne ne sait ce que la Belgique va faire de ces substances hautement dangereuses pendant… 240.000 ans Comme vous le savez, la production d'électricité d'origine nucléaire écrase tout en France. Que l'on parle d'argent, de puissance électrique ou de disponibilité de la ressource, l'atome a toujours le dernier mot.

Le premier réacteur nucléaire de la centrale de Chinon a été mis en service en 1963 il y a plus de 50 ans. Nous avons tous vécu la majorité de notre vie en utilisant de l'électricité nucléaire, et l'abandon total et immédiat de cette source d'énergie n'est plus envisagé par personne

 

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer...

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer...

"Ce dossier vous propose d'examiner une histoire plus objective, celle du nucléaire réel. Les faits laissent perplexe sur la rationalité des acteurs politiques et économiques qui président à nos destinées. Pourquoi faut-il, par exemple, générer encore plus de déchets et de pollutions pour séparer du plutoniumet de l’uranium que finalement l'on entasse ? En attendant leur utilisation dans d’hypothétiques réacteurs ou dans des bombes bien réelles ? On se prend à penser à l’imperturbable logique des shadoks : “s’il n’y a pas de solutions,il n’y a pas de problèmes.” z

édito 3. Peut-on recycler les déchets radioactifs ?

De l'uranium au plutonium 2.

Retraiter n'est pas recycler 4.

Transports à hauts risques 6.

L’alibi nucléaire français 8.

Monde : le retraitement ne fait pas recette 10.

Le mythe de la surgénération 11.

Le recyclage en question 12.

Peut-on recycler les matières nucléaires ? Supplément

à la revue Sortir du nucléaire n°41, janvier 2009.

La politique énergétique se discute dans de multiples groupes ou commissions à l’Assemblée nationale et au Sénat.

On y retrouve de nombreux élus issus des territoires dépendant économiquement de l’activité nucléaire

 Vous trouverez ici la video de la conférence de presse ce matin avec Eva Joly, Pierre Larrouturou, Cécile Duflot, Séverine Tessier et Robert Lion ( les mêmes acteurs que sur la vidéo du CNR ( Conseil National de la Résistance) concernant les paradis fiscaux et les influences du patron de la BNP sur le pouvoir en place...http://ow.ly/1fE37 EPR : vers un "accident majeur type Tchernobyl" ?C'est ce qu'affirme le réseau Sortir du nucléaire, sur la base de documents confidentiels obtenus par une source anonyme interne à EDF. De "simples documents de travail", assure-t-on chez EDF et Areva.
 
Situation alarmante dans les centrales nucléaires russes
Posté sur Situation alarmante dans les centrales nucléaires russes - ecologie.blog.lemonde.frPremier défaut majeur : les risques sismiques n'ont pas été pris en compte lors du choix des sites des centrales, souvent construites à l'époque soviétique. Et la plupart des réacteurs - sur les 32 opérationnels - ne sont pas prévus pour s'arrêter automatiquement en cas de séisme. Mais en réalité, les centrales russes pourraient ne pas avoir besoin de l'aide de Mère nature pour s'effondrer : du fait de leur âge avancé, les bâtiments abritant des réacteurs montrent "des signes d'affaissement et d'inclinaison progressifs", selon le rapport.
 
Les centrales les plus préoccupantes sont celles de Leningrad et Kola,   le rapport qualifie la conception de "gravement défaillante"  avec les grappes de commande, nécessaires pour maintenir la réaction nucléaire sous contrôle. 
Le rapport révèle des carences qui n'ont jamais été mentionnées publiquement, ni signalées internationalement", a estimé Ole Reistad, ingénieur à  l'Institut norvégien de technologie et de l'énergie. Pour les scientifiques norvégiens, ce rapport pourrait ainsi signifier une amorce de changement dans l'attitude de la Russie, jusqu'alors plus encline à se livrer à la propagande en ce qui concerne la soi-disant "sécurité" de son parc nucléaire.

Le coût d’une catastrophe nucléaire évalué à 430 milliards d’euros : Pas cher le nucléaire 

L’institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) vient d’évaluer le coût d’une catastrophe nucléaire à 430 milliards d’euros. Ces chiffres sont cohérents avec ceux que l’Organisation des Nations Unies a publiés à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, dont le coût est estimé à 500 milliards d’euros (hors coût sanitaire… !).De Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, en cas d’accident nucléaire, l’opérateur historique bénéfice d’une responsabilité limitée (comprendre « une irresponsabilité illimitée » ?!) et n’est couvert par une assurance qu’à hauteur de 91,5 millions d’euros par sinistre. Force est de constater que le nucléaire n’est même pas assuré au tiers !

Le reste des coûts inhérents à une telle catastrophe serait supporté par les citoyens français. Comme de mauvaises coutumes, le nucléaire est un système énergétique qui socialise les pertes et privatise les bénéfices.

La déliquescence du parc nucléaire français alliée à son vieillissement, la privatisation larvée du secteur énergétique, la dangerosité intrinsèque du nucléaire nous amènent à ne plus pouvoir exclure une telle catastrophe.

En adoptant le point de vue étriqué d’un économiste libéral, il est peu de dire que le nucléaire bénéfice d’un régime d’exception qui mériterait un peu plus d’équité. Face à ce qui apparaît comme un soutien évident à cette industrie, le droit de la concurrence est-il respecté ? Le développement des énergies renouvelables bénéficie-t-il du même soutien déguisé de la part de l’État français ? La réponse est clairement négative. Ce faisant, il est grand temps que les acteurs du nucléaire soient clairement mis devant leur responsabilité et soient désormais dans l’obligation de souscrire une assurance couvrant l’intégralité des dommages potentiels.

L’Europe doit se pencher rapidement sur cette responsabilité limitée des producteurs d’électricité nucléaire. La convention de Paris qui régit ce système assurantielle spécifique doit être profondément revue.

Il n’est pas acceptable qu’en plus de ne pas provisionner assez d’argent en vue de financer le démantèlement des réacteurs à l’arrêt ou « gérer » les déchets nucléaires durant des millénaires, EDF puisse être considéré comme irresponsable en cas de catastrophe nucléaire.

Il est enfin à noter que cette estimation de l’INRS fait abstraction de l’impact d’une catastrophe sur la vie humaine et sur les écosystèmes. Puisque la vie humaine n’a pas de prix, puisqu’une catastrophe nucléaire ne peut être exclue, l’arrêt du nucléaire doit être envisagé le plus rapidement possible.

Soutenez Agir pour l'Environnement en adhérant à l'association

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Pour ne rien manquer d'Agir pour l'Environnement et ses actions, comme plusieurs dizaines de milliers d'autres citoyens :

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 Communiqué de l'asso NégaWatt

Ayant d’abord existé sous la forme d’une liste de discussion entre professionnels de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables, l’association négaWatt a été créée fin 2001 pour répondre à une question cruciale : peut-on réduire de 75 % ou plus nos émissions de gaz à effet de serre (le « facteur 4 ») et, si oui, comment et à quelles conditions ?

Les 24 experts et praticiens de l’énergie et du bâtiment qui constituent aujourd’hui le fer de lance de l’association, s’appuyant sur un réseau de plus de 500 membres, dont plus de 250 professionnels de différents horizons adhérant à titre personnel, ont choisi d’y répondre en mettant en commun leurs connaissances et leurs expériences de terrain.

La « démarche négawatt » s’intéresse non pas à « l’offre », mais aux besoins énergétiques. Elle repose sur trois piliers indissociables : sobriété, efficacité, énergies renouvelables. L’application systématique de cette démarche dans tous les secteurs, en ayant recours à des technologies « prouvées » (déjà existantes ou à la maturité technique et économique certaine à court ou moyen terme), a permis d’élaborer en 2003 un premier scénario énergétique « facteur 4 à 2050 » pour la France, qui a été mis à jour en 2006 et qui a appuyé un certain nombre de propositions de politiques et mesures.

 source Après Fukushima, l'Association négaWatt se mobilise !

 

"Slugs:The Movie" (1988) 
 

Mutations (Slugs) - Une série B réjouissante ! 

 CENTRALES NUCLÉAIRES, DÉMANTÈLEMENT IMPOSSIBLE ?Les élus locaux dans le piège nucléaireGrand centrale : nucléaire mon amour

 

Déchet nucléaire
Les vidéos de l'Arte :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2770704.html
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2766888.html

 

Et celui-ci est le documentaire sur l'ils d'OLKILUOTO en suède, pour faire dormir durant 100,000 ans les déchets nucléaire,

sous-titré en japonais mais on entends en anglais. :

http://untouchable911.seesaa.net/article/202278359.html

 

Sur mon blog

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25/08/2013

Une histoire de canal

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Crise de Suez de 1956 - Les clés du Moyen-Orient : « La crise de Suez est née de la rencontre de plusieurs facteurs. Elle est déclenchée dans le contexte de la guerre froide et du rapprochement de l’Egypte avec l’Union Soviétique. Ce rapprochement est lié à la conclusion du Pacte de Bagdad en février 1955 et qui pousse l’Égypte à se tourner vers l’URSS. Les manifestations en sont les ventes d’armes effectuées par la Tchécoslovaquie. L’Égypte renforce son dispositif par la signature d’un pacte militaire en octobre 1955 entre cette dernière, la Syrie, l’Arabie Saoudite rejoints en avril 1956 par le Yémen »

 

1967, six jours en juin : 1967, six jours en juin Thèmes de l'émission : Le bruit des armes
Réalisateur : Ilan Ziv, Serge Gordey, Jon Kalina ...

 

 

1956, la crise de Suez Doc FR  :  

11.06.2011 (Arte) Le dessous des cartes - Géographies ... - YouTube :  

Le Dessous Des Cartes Israël Et La Palestine :  

La Guerre des Six Jours - Documentaire Complet :  

La Guerre des Six jours - YouTube :  

 

  

Un projet de canal vers la mer Morte inquiète les écologistes. - source 20 minutes :

Jérusalem - Un projet destiné à déverser l'eau de la mer Rouge dans la mer Morte menacée d'assèchement et permettant d'approvisionner Israël, les Palestiniens et la Jordanie en eau désalinisée, suscite la colère des écologistes mettant en avant ses conséquences néfastes pour l'environnement. Selon eux, le projet «mer Rouge-mer Morte» pourrait altérer de façon durable l'écosystème unique de la mer Morte, point le plus bas de la planète qui menace d'être totalement asséchée d'ici 2050

 

Un canal nommé désir...
Si je vous parle de Panama, c'est que le plus fameux ouvrage d'art de ce pays, le canal de Panama, pourrait se voir concurrencer... par un projet chinois.

 

L'utilité du canal du Panama saute aux yeux au premier coup d'oeil sur une carte du continent américain. Il permet d'éviter le contournement de l'Amérique du sud et le passage du Cap Horn quand on veut passer du Pacifique à l'Atlantique (ou inversement). Un exemple fort utilisé pour démontrer l'utilité du canal est celui d'un navire partant de New York (côte est) et se rendant à San Francisco (côte ouest). La route passant par le Cap Horn compte 21 000 km... celle par le canal de Panama, environ 9 000 km.

Canal de Panama

L'idée d'un canal transatlantique est tellement évidente que l'entreprise a été envisagée par Charles Quint au XVIe s. Par la suite, différents projets ont commencé – dont plusieurs français – pour échouer devant les difficultés techniques et financières. Au début du XXe s., le gigantesque chantier est repris par les Américains qui le menèrent à son terme en 1914. Le canal, long de 77 km, voit aujourd'hui passer 5% du commerce mondial, représentant 330 millions de tonnes en 2012 et plus de 14 000 navires par an.

 

Seulement voilà, le canal est victime de son succès alors que le trafic entre l'Asie, le continent américain, l'Afrique et l'Europe est en constante progression et que la taille des navires suit la même courbe.

 

Depuis 2007, le canal est donc en travaux non seulement pour augmenter sa capacité de passage mais aussi pour permettre aux vraquiers géants de l'emprunter.

Autre problème, même rétrocédé au Panama en 1999, le canal demeure sous le "patronage" plus ou moins lointain des Etats-Unis.

 

L'annonce de la validation d'un nouveau projet de canal interocéanique par le Nicaragua a donc fait grand bruit. Et ce d'autant plus que le projet est chinois. Mené par HKND, un consortium regroupant des investisseurs privés chinois – Pékin ne serait pas directement impliqué –, le projet est estimé à 40 milliards de dollars, devrait atteindre 267 km de long. Début prévu du projet 2014 pour une mise en service en 2020.

 

Coup de bluff ou de pioche ?
Le projet est-il réaliste et réalisable ? Certains en doutent, rappelant les difficultés techniques qui ont accompagnées le percement du canal de Panama. Le projet est cependant soutenu par l'entreprise semi-publique China Railway Construction Corp (preuve que Pékin n'est peut-être pas si étranger au projet que cela), une des plus importantes sociétés de travaux publics de l'empire du Milieu et qui peut se targuer d'une solide expérience en matière de chantiers pharaoniques. Il faudra en outre prendre en compte des préoccupations écologiques ignorées des constructeurs du canal de Panama au début du XXe s.

 

La question des coûts sera aussi primordiale mais force est de reconnaître que la Chine est bien l'un des seuls pays au monde qui dispose des moyens financiers nécessaires pour mener un tel projet.

 

Reste la question politique, peut-être la plus importante. L'idée d'un canal concurrent à celui du Panama n'est pas nouvelle mais s'est toujours heurtée aux tensions géopolitiques entre les différents pays de la région, et tout particulièrement entre le Nicaragua et le Costa Rica – la plupart des tracés jusque-là envisagés passant à la frontière de ces deux pays. Le projet de HKND passera lui au centre du Nicaragua, ce qui devrait lui éviter quelques problèmes géopolitiques.

 

En outre, l'actuel président du Nicaragua, Daniel Ortega, ancien guérillero sandiniste, ne porte pas particulièrement les Etats-Unis dans son coeur et ne semble pas mécontent à l'idée d'un projet concurrençant le très américain canal de Panama.

 

Enfin, le projet d'un canal interocéanique n'a que peu de concurrents. Certes, avec la fonte des glaces, certains envisagent de plus en plus sérieusement la route du nord. Ou encore la création de voies ferrées au Honduras ou en Colombie, des projets moins coûteux au départ mais certainement moins rentables sur le long terme.

Les navires mènent le monde...


Reste à savoir si le trafic mondial maritime sera suffisant dans les années à venir pour assurer la rentabilité d'un tel projet. En effet, HKND a obtenu une concession de 50 ans renouvelable pour l'exploitation du nouveau canal (chaque navire l'empruntant devant payer un droit de péage selon son tonnage, tel que le pratique déjà le canal de Panama).

 

Le trafic maritime a pâti, ces dernières années, de la crise économique mondiale et de la montéeen réaction – de protectionnisme aussi bien des Etats-Unis, de la Chine que de nombre de pays de l'Amérique latine.

 

Cependant  90% du transport de marchandises passent par voie de mer. En 30 ans, le trafic maritime a été multiplié par 5 et, d'ici à 2020, il devrait encore doubler, pour atteindre les 15 milliards de tonnes de marchandises profitant d'une petite balade en bateau.

 

Une raison (principale) à cela : le transport maritime est de loin le moins cher... Depuis 2010, les prix ont même encore baissé alors que l'offre était bien supérieure à la demande. Ainsi, en 2011, le coût du transport maritime a chuté de 12,7% et de nouveau de 8,2% en 2012. A l'inverse, tous les autres modes de transports se sont renchéris (la faute principalement au prix soutenu du brut). Et si depuis quelques mois, on peut observer une sensible remontée des tarifs, le transport maritime reste toujours le plus économique.

 

Un canal très chinois
Enfin, le succès de ce nouveau canal pourrait en grande partie reposer sur les besoins de la Chine. Traditionnellement, l'empire du Milieu exporte biens et produits manufacturés aussi bien vers le continent américain que vers l'Europe et maintenant vers l'Afrique. Mais de plus de plus de marchandises empruntent le chemin inverse...

 

Car la Chine, malgré ses soubresauts économiques, a encore et toujours besoin de matières premières. Comme le souligne Dominique Baillard, de RFI : "Le canal permettrait [à Pékin] de raccourcir la route vers l'Afrique, lui sécurisant une nouvelle voie capitale pour son approvisionnement en charbon sud-africain, par exemple".

 

Autres ressources qui intéressent Pékin : les matières premières agricoles, aussi bien celles de l'Afrique que celles de l'Amérique latine, un des poids lourds de l'exportation de soft, mené par deux géants verts, le Brésilet

l'Argentine. 

 

L'afrique : "nouvel eldorado des spéculateur"  - Altermonde

 

Or la Chine a besoin de céréales, d'oléagineux, de viande, etc. pour nourrir sa population. Le pays représente ainsi 40% de la consommation mondiale de porcs ou encore 20% de blé. Entre janvier et novembre 2012, le pays a importé 10,775 millions de tonnes de produits alimentaires, soit une hausse de 294,5% sur un an.

 

Cette montée en puissance du pouvoir d'achat des ménages – la consommation ne comptant encore que pour 38% du PIB chinois contre 60% en France, et 70% au Etats-Unis – fera le bonheur des grandes surfaces, des opérateurs téléphoniques ou encore des laboratoires pharmaceutiques par exemple

 

La Chine : l’industrie à bas coût  Ce mouvement vers la consommation et l'efficacité va profiter à un secteur : les industriels du Sud asiatique. C'est ce que souligne McKinsey. "Faibles coûts de production, taux d'intérêt contrôlés, et monnaie sous-évaluée", voici le cocktail gagnant de l'industrie chinoise. A partir du moment où la Chine procède à des augmentations de salaire, relève le coût de l'argent pour limiter les risques de formation de bulle spéculative, et laisse sa monnaie s'apprécier pour soutenir ses importations, son industrie va devenir moins compétitive

 

Une tendance qui n'est pas près de s'inverser. Selon les chiffres publiés par Rabobank, les importations chinoises de blé devraient atteindre les 10 millions de tonnes cette année, un record absolu.

 

Ces dernières années, la Chine a multiplié non seulement les importations mais aussi les rachats de terres agricoles aussi bien en Amérique latine qu'en Afrique. Le nouveau canal du Nicaragua a toute sa place dans sa stratégie alimentaire.

Chroniques émergentes : La Chine est-elle sur le point de bouleverser le commerce mondial ?
Cécile Chevré

 

Secrets d'Etat, les hommes de la Maison-Blanche

Les dessous de la mondialisation :

 
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