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25/08/2013

Une histoire de canal

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Crise de Suez de 1956 - Les clés du Moyen-Orient : « La crise de Suez est née de la rencontre de plusieurs facteurs. Elle est déclenchée dans le contexte de la guerre froide et du rapprochement de l’Egypte avec l’Union Soviétique. Ce rapprochement est lié à la conclusion du Pacte de Bagdad en février 1955 et qui pousse l’Égypte à se tourner vers l’URSS. Les manifestations en sont les ventes d’armes effectuées par la Tchécoslovaquie. L’Égypte renforce son dispositif par la signature d’un pacte militaire en octobre 1955 entre cette dernière, la Syrie, l’Arabie Saoudite rejoints en avril 1956 par le Yémen »

 

1967, six jours en juin : 1967, six jours en juin Thèmes de l'émission : Le bruit des armes
Réalisateur : Ilan Ziv, Serge Gordey, Jon Kalina ...

 

 

1956, la crise de Suez Doc FR  :  

11.06.2011 (Arte) Le dessous des cartes - Géographies ... - YouTube :  

Le Dessous Des Cartes Israël Et La Palestine :  

La Guerre des Six Jours - Documentaire Complet :  

La Guerre des Six jours - YouTube :  

 

  

Un projet de canal vers la mer Morte inquiète les écologistes. - source 20 minutes :

Jérusalem - Un projet destiné à déverser l'eau de la mer Rouge dans la mer Morte menacée d'assèchement et permettant d'approvisionner Israël, les Palestiniens et la Jordanie en eau désalinisée, suscite la colère des écologistes mettant en avant ses conséquences néfastes pour l'environnement. Selon eux, le projet «mer Rouge-mer Morte» pourrait altérer de façon durable l'écosystème unique de la mer Morte, point le plus bas de la planète qui menace d'être totalement asséchée d'ici 2050

 

Un canal nommé désir...
Si je vous parle de Panama, c'est que le plus fameux ouvrage d'art de ce pays, le canal de Panama, pourrait se voir concurrencer... par un projet chinois.

 

L'utilité du canal du Panama saute aux yeux au premier coup d'oeil sur une carte du continent américain. Il permet d'éviter le contournement de l'Amérique du sud et le passage du Cap Horn quand on veut passer du Pacifique à l'Atlantique (ou inversement). Un exemple fort utilisé pour démontrer l'utilité du canal est celui d'un navire partant de New York (côte est) et se rendant à San Francisco (côte ouest). La route passant par le Cap Horn compte 21 000 km... celle par le canal de Panama, environ 9 000 km.

Canal de Panama

L'idée d'un canal transatlantique est tellement évidente que l'entreprise a été envisagée par Charles Quint au XVIe s. Par la suite, différents projets ont commencé – dont plusieurs français – pour échouer devant les difficultés techniques et financières. Au début du XXe s., le gigantesque chantier est repris par les Américains qui le menèrent à son terme en 1914. Le canal, long de 77 km, voit aujourd'hui passer 5% du commerce mondial, représentant 330 millions de tonnes en 2012 et plus de 14 000 navires par an.

 

Seulement voilà, le canal est victime de son succès alors que le trafic entre l'Asie, le continent américain, l'Afrique et l'Europe est en constante progression et que la taille des navires suit la même courbe.

 

Depuis 2007, le canal est donc en travaux non seulement pour augmenter sa capacité de passage mais aussi pour permettre aux vraquiers géants de l'emprunter.

Autre problème, même rétrocédé au Panama en 1999, le canal demeure sous le "patronage" plus ou moins lointain des Etats-Unis.

 

L'annonce de la validation d'un nouveau projet de canal interocéanique par le Nicaragua a donc fait grand bruit. Et ce d'autant plus que le projet est chinois. Mené par HKND, un consortium regroupant des investisseurs privés chinois – Pékin ne serait pas directement impliqué –, le projet est estimé à 40 milliards de dollars, devrait atteindre 267 km de long. Début prévu du projet 2014 pour une mise en service en 2020.

 

Coup de bluff ou de pioche ?
Le projet est-il réaliste et réalisable ? Certains en doutent, rappelant les difficultés techniques qui ont accompagnées le percement du canal de Panama. Le projet est cependant soutenu par l'entreprise semi-publique China Railway Construction Corp (preuve que Pékin n'est peut-être pas si étranger au projet que cela), une des plus importantes sociétés de travaux publics de l'empire du Milieu et qui peut se targuer d'une solide expérience en matière de chantiers pharaoniques. Il faudra en outre prendre en compte des préoccupations écologiques ignorées des constructeurs du canal de Panama au début du XXe s.

 

La question des coûts sera aussi primordiale mais force est de reconnaître que la Chine est bien l'un des seuls pays au monde qui dispose des moyens financiers nécessaires pour mener un tel projet.

 

Reste la question politique, peut-être la plus importante. L'idée d'un canal concurrent à celui du Panama n'est pas nouvelle mais s'est toujours heurtée aux tensions géopolitiques entre les différents pays de la région, et tout particulièrement entre le Nicaragua et le Costa Rica – la plupart des tracés jusque-là envisagés passant à la frontière de ces deux pays. Le projet de HKND passera lui au centre du Nicaragua, ce qui devrait lui éviter quelques problèmes géopolitiques.

 

En outre, l'actuel président du Nicaragua, Daniel Ortega, ancien guérillero sandiniste, ne porte pas particulièrement les Etats-Unis dans son coeur et ne semble pas mécontent à l'idée d'un projet concurrençant le très américain canal de Panama.

 

Enfin, le projet d'un canal interocéanique n'a que peu de concurrents. Certes, avec la fonte des glaces, certains envisagent de plus en plus sérieusement la route du nord. Ou encore la création de voies ferrées au Honduras ou en Colombie, des projets moins coûteux au départ mais certainement moins rentables sur le long terme.

Les navires mènent le monde...


Reste à savoir si le trafic mondial maritime sera suffisant dans les années à venir pour assurer la rentabilité d'un tel projet. En effet, HKND a obtenu une concession de 50 ans renouvelable pour l'exploitation du nouveau canal (chaque navire l'empruntant devant payer un droit de péage selon son tonnage, tel que le pratique déjà le canal de Panama).

 

Le trafic maritime a pâti, ces dernières années, de la crise économique mondiale et de la montéeen réaction – de protectionnisme aussi bien des Etats-Unis, de la Chine que de nombre de pays de l'Amérique latine.

 

Cependant  90% du transport de marchandises passent par voie de mer. En 30 ans, le trafic maritime a été multiplié par 5 et, d'ici à 2020, il devrait encore doubler, pour atteindre les 15 milliards de tonnes de marchandises profitant d'une petite balade en bateau.

 

Une raison (principale) à cela : le transport maritime est de loin le moins cher... Depuis 2010, les prix ont même encore baissé alors que l'offre était bien supérieure à la demande. Ainsi, en 2011, le coût du transport maritime a chuté de 12,7% et de nouveau de 8,2% en 2012. A l'inverse, tous les autres modes de transports se sont renchéris (la faute principalement au prix soutenu du brut). Et si depuis quelques mois, on peut observer une sensible remontée des tarifs, le transport maritime reste toujours le plus économique.

 

Un canal très chinois
Enfin, le succès de ce nouveau canal pourrait en grande partie reposer sur les besoins de la Chine. Traditionnellement, l'empire du Milieu exporte biens et produits manufacturés aussi bien vers le continent américain que vers l'Europe et maintenant vers l'Afrique. Mais de plus de plus de marchandises empruntent le chemin inverse...

 

Car la Chine, malgré ses soubresauts économiques, a encore et toujours besoin de matières premières. Comme le souligne Dominique Baillard, de RFI : "Le canal permettrait [à Pékin] de raccourcir la route vers l'Afrique, lui sécurisant une nouvelle voie capitale pour son approvisionnement en charbon sud-africain, par exemple".

 

Autres ressources qui intéressent Pékin : les matières premières agricoles, aussi bien celles de l'Afrique que celles de l'Amérique latine, un des poids lourds de l'exportation de soft, mené par deux géants verts, le Brésilet

l'Argentine. 

 

L'afrique : "nouvel eldorado des spéculateur"  - Altermonde

 

Or la Chine a besoin de céréales, d'oléagineux, de viande, etc. pour nourrir sa population. Le pays représente ainsi 40% de la consommation mondiale de porcs ou encore 20% de blé. Entre janvier et novembre 2012, le pays a importé 10,775 millions de tonnes de produits alimentaires, soit une hausse de 294,5% sur un an.

 

Cette montée en puissance du pouvoir d'achat des ménages – la consommation ne comptant encore que pour 38% du PIB chinois contre 60% en France, et 70% au Etats-Unis – fera le bonheur des grandes surfaces, des opérateurs téléphoniques ou encore des laboratoires pharmaceutiques par exemple

 

La Chine : l’industrie à bas coût  Ce mouvement vers la consommation et l'efficacité va profiter à un secteur : les industriels du Sud asiatique. C'est ce que souligne McKinsey. "Faibles coûts de production, taux d'intérêt contrôlés, et monnaie sous-évaluée", voici le cocktail gagnant de l'industrie chinoise. A partir du moment où la Chine procède à des augmentations de salaire, relève le coût de l'argent pour limiter les risques de formation de bulle spéculative, et laisse sa monnaie s'apprécier pour soutenir ses importations, son industrie va devenir moins compétitive

 

Une tendance qui n'est pas près de s'inverser. Selon les chiffres publiés par Rabobank, les importations chinoises de blé devraient atteindre les 10 millions de tonnes cette année, un record absolu.

 

Ces dernières années, la Chine a multiplié non seulement les importations mais aussi les rachats de terres agricoles aussi bien en Amérique latine qu'en Afrique. Le nouveau canal du Nicaragua a toute sa place dans sa stratégie alimentaire.

Chroniques émergentes : La Chine est-elle sur le point de bouleverser le commerce mondial ?
Cécile Chevré

 

Secrets d'Etat, les hommes de la Maison-Blanche

Les dessous de la mondialisation :

27/05/2013

La crainte d'une guerre économique

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Tandis que la croissance accélère dans les pays émergents et rebat les cartes du jeu économique mondial, elle ralentit dans les pays développés. Les crises se succèdent et les inégalités prospèrent.

Le cycle de développement entamé il y a deux siècles avec
la révolution industrielle n'est-elle pas en train de se refermer ? Comment sortir du marasme ? L'économie peut-elle devenir « verte » ? Peut-on vivre mieux en se passant de croissance ?


Toutes ces questions, nous pourrons y revenir dans un autre débat.

 

Sur les perspectives révolutionnaires en France : "  Actuellement nous sommes à l’aire des monopoles, de l’impérialisme. Les états qui en ont les moyens étendent leur marché en s’affrontant (souvent indirectement pour éviter des conflits généralisés fragilisant leur stabilité: les deux guerres mondiales ont été bien assimilées) et en asservissant d’autres pays, dont les peuples sont maintenus dans la misère" ( cf Blog citoyenactif, Altermonde )

 

Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « Ainsi les dernières news, viennent corroborer et aller dans le sens de la crise institutionnalisée. La chine impose de façon insidieuse un nouveau colonialisme : il est cette fois si surtout économique

 

Hollande commis voyageur : Hollande en VRP ( du patronat ) : La frontière est mince entre Les ministres et le président, et des "représentants de commerce" cf voir aussi Hollande en Chine - zebre en cavale

 

La crainte d'une guerre économique

L'Allemagne ne veut pas des sanctions économiques européenne contre la Chine pour concurrence deloyale. Le ministre chinois était à Berlin pour préservé la paix entre l'entente commerciale entre les deux pays

 

 

La crainte d'une guerre économique

L'Allemagne ne veut pas des sanctions économiques européenne contre la Chine pour concurrence deloyale. Le ministre chinois était à Berlin pour préservé la paix entre l'entente commerciale entre les deux pays

 

A en croire les deux intéressés, c'est une love story et ils ne faut pas les contrariés. La Chine et l'Allemagne multiplie les déclaration d'affection alors que l'Europe menace Pekin sur une lourde taxation sur ces paneaux solaires. Des paneaux solaires a prix cassés qui menacerait les producteurs européen. Mais Berlin, pourtant poids lourd de l'industrie solaire, n'a aucun intéret de voir ces fructueuses relations avec la Chine se dégrader. Explications.

 

L'Allemagne et la Chine : Un couple Modèle. C'est du moins se dont reve le premier ministre chinois. Like Tiang en visite à Berlin Hier, à condition de trouver un terrain d'entente entre le maid in china et le maid in germany. Object du litige, le dumping chinois, les paneaux solaires et d'éventuelles sanctions douanières et européenne. Pour les deux pays, l'enjeux est d'éviter une guerre commerciale.

 

Angela Merkel, chancelière allemande : " L'Allemagne va tou mettre en oeuvre pour résoudre par le dialogue le conflit commerciale qui nous oppose actuellement dans le domaine du solaire et des télécommunications"

 

Mais l'industrie européenne est en crise. Il y a un an, des entreprises comme Qusen ont fait faillites En Chine aussi, certains fabricants ont déposés la clé sous la porte. Face aux géants chinois, 25  firmes européennes ont portés plaintes pour dumping auprès de la commission européenne. Celle ci propose une taxation de 46% en moyenne , si aucun compromis n'est trouvé, d'ici le 5 juin.

 

Gunther Ottinger, comissaire européen à l'énergie : " Des entreprises allemandes soutenues par le ministre de l'environnement nous ont demandé de procéder à des vérifications. Restons serein et laissons décider des faits début juin"

 

Reste que l'Allemagne a tout intéret a trouver une solution à l'amiable avec la Chine. L'an dernier, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint plus de 124 milliards d'euros. L'empire du milieu constitut un important débouché pour les constructeurs automobiles allemands

 

Pour aller plus loin sur le dossier, la page spéciale en ligne sur ARTE TV / ARTE journal

 

La crainte d'une "guerre des monnaies" - economie - Directmatin

Le G20 espère éloigner le spectre d'une "guerre économique ...

Pourquoi la guerre des monnaies fait peur aux pays du G20 ...

Les nouvelles politiques contre la crise : vers une guerre ... - Atlantico

Crainte, Guerre - Actualités économiques

 

Modèle allemand & social libéralisme : En France, oser critiquer le fameux « modèle allemand » relève de l’hérésie voire de la xénophobie

 

Taux de chômage en Europe - l'Indigné, la vidéosurveillance, clients, profits, immigration, entreprises, sans-papiers, étrangers, expulsion, g4s, sécurité privée, expulsions, une aubaine, alian bauer, l'idéologie sécuritaire, les marchands de la peur, manuel valls, roms, police, répression, banlieue, france, sécurité privée

 

10/05/2013

La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama”

La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama”

 

« Les révolutions sortent, non d'un accident, mais de la nécessité. » Victor Hugo

 

 

 

 
 
, un scénario Globalien : La reprise en édition de poche du livre de Jean-Christophe Rufininvite à lire ou à relire

, un scénario Globalien : La reprise en édition de poche du livre de Jean-Christophe Rufin invite à lire ou à relire cet ouvrage plutôt ambitieux, à mi-chemin entre fiction futuriste et analyse sans concession des sociétés démocratiques modernes

 

La description de l’économie de Globalia n’est guère précise. On apprend simplement qu’elle est dominée par les monopoles et de ce fait étroitement contrôlée par une poignée de chefs d’entreprises mondiales. L’influence qu’ils exercent collectivement est pratiquement sans limites, au point de déposséder les institutions démocratiques de la réalité du pouvoir. L’abstention lors des consultations électorales est généralisée. ... ( pas si loin en effet : Le risque d’oligopole/ Oligarchies a été dénoncé dans le courrier international ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde , : lobbies industriels guerres secrètes ,, enquête , gaz de schisme, Gaz, pétrole : guerres secrètes : Spécial investigation Magazine d'information )

 

Le terrorisme, spontané ou provoqué, justifie que les autorités chargées de la « Protection sociale » disposent d’un pouvoir absolu. Cette exception remarquable aux principes affichés de la société globalienne est théorisée ainsi dans le livre :

 

« Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C’EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C’EST LA LIBERTÉ. 

 

La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama : Elections américaines | Robert Greenwald, réalisateur et producteur de films militants, dénonce “l'emprise croissante des entreprises privées sur les conflits”. Un business douteux que Barack Obama a laissé prospérer cf l'idéologie sécuritaire , les contrats liés aux drones américain qui survolent le Pakistan et font des dégâts  dans la population civile..

 

D’un côté, ces dirigeants clament qu’il ne faut pas réduire le budget de la défense parce que cela mettrait en danger la sécurité nationale, et de l'autre, ils exploitent le business de la guerre, donc il est difficile d’accorder une quelconque valeur à leur parole. Toutes ces questions apparaissent d’autant moins dans le débat public que ceux qui vivent de la guerre sont très intelligents, se débrouillent pour rester discrets, en toute légalité. Il faut donc alerter le contribuable sur le fait qu’une partie de ses impôts passe dans le salaire des PDG de l’armement...

 

  

 

Des drones financiers
Par Dan Denning

Il y a deux semaines environ, Wired Magazine a rapporté qu'une attaque de drones américains au Pakistan avait fait huit morts. C'était la sixième attaque de drones par les Américains au Pakistan en huit jours, avec au moins 35 personnes tuées selon les rapports.

(Soit dit en passant, il ne faut pas oublier que le nombre de civils tués par des attaques de drones est certainement plus élevé qu'on ne le dit. Sous la définition de "frappe signature" (signature strike) créée par le gouvernement Obama, tout adulte mâle proche d'un terroriste ou d'un militant connu [ou suspecté] est une cible autorisée. Après tout, si vous vous trouvez à 20 mètres d'un terroriste, vous êtes sans doute vous-même un terroriste. Par conséquent votre mort n'est pas enregistrée comme perte de civil).

Naturellement, tout le monde ne s'oppose pas à l'utilisation des drones. Mais les précédents que l'administration Obama est en train de créer auront des ramifications à long terme sur la façon dont les autres nations utiliseront les drones. Les Américains ne seraient sans doute pas ravis de voir des pays ennemis utiliser les drones "à la manière américaine".

Utiliser des drones Predator pour exterminer des terroristes présumés à des milliers de kilomètres de chez soi est un procédé "extrajudiciaire", c'est-à-dire qu'une poignée de personnes au-dessus du lot décident qui mérite d'être tué. Depuis son arrivée au pouvoir en 2008, Obama a largement étendu l'usage des drones initié par George Bush. On a compté plus de 300 attaques de drones américains depuis 2008, avec 2 500 victimes estimées.

 

Si l'on n'entend guère parler de la guerre des drones, c'est parce que cette guerre a l'appui des deux partis aux Etats-Unis. Peut-être parce que l'imaginaire populaire à propos des drones est si délicieusement high-tech et antiseptique. Selon cet imaginaire, les drones volent de manière invisible dans les hauteurs célestes d'où ils conduisent des "exécutions ciblées" et chirurgicales des méchants. Mieux encore, les drones opèrent toutes leurs mises à mort précises et stratégiquement essentielles sans avoir à "toucher terre".

Assurément, il y a beaucoup d'objections de principe contre l'usage des drones dans une guerre. Mais il y a également au moins une objection logique et pratique : l'avantage américain dans la technologie des drones n'est que temporaire, tandis que le précédent créé en envoyant des drones au-delà des frontières pour faire pleuvoir la mort sur des personnes sélectionnées est permanent.

Bientôt, tout le monde utilisera des drones... pour tuer qui il voudra. Toutefois, il nous semble qu'un problème encore plus grave est en jeu : l'automatisation et la mécanisation toujours plus grandes de notre vie quotidienne. Les drones n'en sont qu'un exemple.

 

source : Des drones financiers | La Chronique Agora

 

Je donne la conclusion a Jean- Christophe Ruffin ( auteur de Globalia, que j'ai lu et apprécié) : le scénario, entretien de JC Ruffin, autre sujets similaires 

 

Une réflexion qui repose sur deux idées principales : d'abord, imaginer l'évolution possible des rapports Nord-Sud, sujet que je connais assez bien puisque, par profession, je voyage entre pays riches et pays pauvres. Ensuite, explorer l'inattendu des démocraties, qui, après avoir triomphé dans les années 1990, commencent à révéler de plus en plus un caractère sinon totalitaire, du moins pas si paradisiaque qu'on le prétend. Tocqueville, d'ailleurs, s'était déjà interrogé sur ce paradoxe de l'évolution démocratique

 

Globalia, société qui prône l'harmonie universelle, s'impose aussi par le chaos…

  Jean-Christophe Rufin : C'est un système mou qui a besoin d'un ennemi pour exister. Regardez ce que vient de se passer en Irak : on a assisté à la destructuration d'un pays qui n'était certes pas une démocratie, mais qui était fortement structuré et qu'on a plongé dans le chaos total.

 

 Si l'on systématise ce comportement, cela donne Globalia  Globalia est-il un cri d'alarme ? Un avertissement ?

  Jean-Christophe Rufin : Peut-être une sorte d'état des lieux avant la catastrophe ! Mais ce n'est pas un essai, c'est d'abord un roman. Disons que c'est un cri d'alarme sans prescription : il y a un diagnostic, mais pas de traitement

 

 
 
 

 

la privatisation de la guerre sécurité globale ( google)

 

Société militaire privée - Wikipédia

 

 : Une société militaire privée (SMP) est une société fournissant des services dans le domaine de la sécurité et de la défense à des gouvernements, organisations internationales, ONG ou entreprises privées; en 2012, la désignation officielle française est entreprise de services de sécurité et de défense

 

le film Irak for sale relatif à l’emprise croissante des entreprises privées sur les conflits

 

surveillance : rapport sur les rassemblements de personnes - citoyenactif : Les marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire

 

 

 

En lire plus dessus : la privatisation de la guerre, privatisation, surveillance, l'idéologie sécuritaire, alain bauer, les marchands de la peur, obama, mercenaires, sociétés militaires privées, globalia, jc ruffin, La Guerre de l'ombre , Quand Valls nous fait danser !, GO ON, WATCH ME ! , : finance, économie, société, la financiarisation de l'économie mondiale, «noire finance», déréglementation, hedge funds, les produits dérivés, vladimir poutine, rex tillerson, le patron d'exxonmobille gazier russe, gazprom, lobby pétroliers, la finance imaginaire, serge halimi, le grand bond en arrièrenéolibéralisme, nuit au bien être, histoire, l'industrie pétrolière

 

 
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