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22/01/2013

bataille de l'énergie 2

 

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Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique : « Manière de voir » n° 115 — Février - mars 2011

Prix du pétrole, pénuries électriques, ruée sur les ressources renouvelables, géopolitique des gazoducs… Comprendre le grand jeu de l’énergie dont dépend notre avenir implique une démarche volontariste : on s’arrête, on réfléchit. Et ce n’est pas triste. Le Dessous Des Cartes Richesse Et Pauvreté Des Nations 11 Le Pic Pétrolier, C'est :

documentaires :  L'Arctique le nouvel Eldorado..., L'Afrique le nouvel enjeu economique mondial

bataille de l'énergie,enjeux du lithium,terre climat environnement,mobilisations,projets de société,l'alaska. shellPétrole et gaz naturel en Arctique - Wikipédia :

L'océan glacial Arctique est identifié comme fertile en hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) depuis des décennies ; certains gisements y sont déjà exploités, le plus connu étant l'Alaska. En 2007, seule une étroite bande côtière est exploitée, mais la fonte prochaine de la banquise d'été autorise de nouvelles ambitions. Alors que les opérations d'intimidation ont déjà commencé, il est utile de s'intéresser à l'estimation des volumes d'hydrocarbures récupérables dans cette zone, et d'identifier quels pays vont en bénéficier. La lecture de cet article est donc soumise aux restrictions d'usage concernant les estimations et la géopolitique.

La ligne rouge est l'isotherme à 10 °C du mois de juillet Energie / Climat| le 8 January 2013 @ Barack Obama : ne laissons pas Shell aller en Arctique ! Shell veut forer dans les eaux vierges de l’Arctique, au large de l’Alaska l’été prochain. 

 Mais il s’avère que le géant du pétrole connait revers sur revers. Dernier événement en date d’une longue liste d’échecs : le Kulluk, une plateforme de forage de Shell, s’est échouée dans le golfe d’Alaska en raison des conditions météo difficiles mais inhérentes à l’Arctique… Après plusieurs essais infructueux de récupération de la plateforme, c’est seulement ce 6 janvier, après une semaine d’une dérive incontrôlée, que la plateforme a finalement pu être récupérée par des remorqueurs et remise en eau. Nous n’avons pour le moment pas d’indications sur les dégâts que le Kulluk a pu subir durant cet épisode. Tous droits réservé. Credit: US Coast Guard Lire l'article et les commentaires 

Energie / Climat | le 3 January 2013  Les projets de forage de Shell tournent (encore…) au cauchemar Exploiter des forages pétroliers en Arctique est vraiment une très mauvaise idée. Nous en sommes persuadés. Et s’il était encore besoin de le prouver le Kulluk, une plateforme de forage de Shell, s’est échouée dans le golfe d’Alaska. Après une saison de forage infructueuse, le vieux rafiot rentrait au port lorsqu’il s’est trouvé confronté à une série de difficultés qui l’ont laissé à la dérive. 

 

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 bataille de l'énergie : citoyen actif : De la guerre froide au Grand Jeu : Orient. L’internationalisation du néolibéralisme ! : De la guerre froide au Grand Jeu , De la guerre froide au Grand Jeu : La bataille de l'énergie, La Chine et la guerre des monnaies ( cliquer ici) , Pendant que la bataille de l'énergie fait rage ( Eau (: La guerre de l’eau), Spéculation sur le bien commun ... , les peuples souffrent L'eau, un enjeu du XXIe siècle

Extrait d'un think thanks financier :

Paris, Lundi 21 janvier 2013

Quelles richesses pétrolières en Arctique ?

- Il y a moins d'un mois, Shell a subi un revers important dans son programme de forage en Arctique.

Le Kulluck, un de ses navires de forage, d'une capacité de 28 000 tonnes, s'est échoué sur une des îles Kodiak, en Alaska, après avoir rompu l'amarre d'un de ses remorqueurs en pleine tempête. Les gardes-côtes américains avaient auparavant évacué les 18 membres d'équipage.

Selon le porte-parole des gardes-côtes, les vents atteignaient alors 115 kilomètres/heure et les vagues 12 mètres de haut dans le golfe d'Alaska.

En septembre et en octobre 2012, Shell avait utilisé le Kulluck pour forer des puits dans la mer de Beaufort, au nord de l'Alaska. Shell était en train de remorquer le Kulluck vers Seattle pour des opérations de maintenance lorsqu'une série de problèmes météorologiques et mécaniques ont débuté : l'amarre d'un remorqueur a rompu alors qu'au même moment, pure coïncidence, le moteur de l'un des remorqueurs perdait de sa puissance du fait d'une détérioration du carburant. Après cela, la série noire n'a cessé de s'assombrir.

Un porte-parole de Shell a fait remarquer que l'échouement du Kulluck est un accident maritime. C'est-à-dire qu'il n'implique pas des opérations de forage. Point positif, le Kulluck est équipé d'une technologie spécialement conçue pour l'Arctique : ses citernes sont confinées au centre du navire, enchâssées dans une coque en acier.

A ce jour, Shell a dépensé près de 4,5 milliards de dollars pour son programme de forage offshore en Alaska (dont 292 millions de dollars pour équiper le Kulluck.) L'Arctique pourrait receler des dizaines de milliards de barils de pétrole dans une nouvelle et immense région pétrolifère encore inexplorée. Si vous avez manqué les échanges qui ont eu lieu sur le sujet en 2012, cela représente un énorme marché pour l'industrie offshore américaine.

Par conséquent, le personnel de Shell est mobilisé pour mettre fin à cet échouement. Le navire ne montre aucun signe de fuite de pétrole. Shell et ses sous-traitants inspecteront minutieusement la plate-forme Kulluck dans un port d'Alaska, sous la surveillance des agents fédéraux et d'Etat. Ensuite, direction le chantier naval pour une révision complète.

Malgré l'échouement du Kulluck, le titre Shell a légèrement augmenté, à plus de 71 $. Le dividende en est toujours à un solide 5,3%.

En réaction à l'échouement de la plate-forme de Shell, le ministère de l'Intérieur américain a annoncé qu'il conduira une autre "enquête" sur le projet d'opérations de forage offshore dans la région arctique. L'enquête couvrira les opérations de Shell, ainsi que les activités offshores prévues par d'autres compagnies qui souhaitent travailler dans le Grand Nord.

Outre le ministère de l'Intérieur américain, cet échec a également attiré l'attention d'autres groupes.

Les opposants aux forages remarquent que les eaux de la région arctique abritent un vaste écosystème extrêmement fragile. Des températures de l'eau glaciales, tout au long de l'année, rendent impossible la biodégradation de pétrole qui s'y déverserait. En effet, selon Lois Epstein, directrice du programme arctique de la Wilderness Society, "Shell et ses sous-traitants ne sont pas à la hauteur des conditions météorologiques et maritimes extrêmes de l'Alaska, pour les opérations de forage comme de transport". Voyons un peu cela...

- Les premiers pas de la technologie arctique
Alors que je réunissais des informations à propos de l'accident du navire de Shell, j'ai noté le commentaire acerbe d'une personne que je ne nommerai pas -- cela pourrait être n'importe qui, n'importe où : "voilà ce qu'on obtient lorsqu'on utilise la technologie du golfe du Mexique en Arctique, contrairement aux Russes qui, eux, sont en train de mettre au point une technologie spécifique pour l'Arctique".


Je ne dirai pas qui est ce monsieur-je-sais-tout mais je me propose de lui répondre. D'abord, je reconnais que les Russes possèdent une excellente technologie dans le domaine maritime, pour beaucoup de secteurs d'activités. En fait, lorsque je travaillais dans la Marine, j'avais pour mission de poursuivre les sous-marins soviétiques à bord d'un Lockheed S-3 Viking. Je peux donc affirmer que je sais de quoi je parle s'agissant de la compétence russe en termes de construction de navires performants pour répondre à des besoins spécifiques.

Cependant, les sous-marins et les plates-formes de forages sont deux choses différentes. Certes, les Russes peuvent construire de bons sous-marins. Mais nous n'avons pas encore vu ce que la "technologie conçue spécifiquement pour l'Arctique" donne réellement, en particulier sur les aspects qualité et performance -- sans oublier la sécurité qui va avec.

Il s'avère aussi que je connais un peu la technologie de développement énergétique occidentale offshore moderne. Il est injuste -- et certainement faux -- d'affirmer que Shell utilise la "technologie du golfe du Mexique" pour forer dans les eaux de l'Alaska. Il y a beaucoup de technologies "spécifiquement conçues" pour cette région, déjà mises au point, pour forer en offshore dans des environnements extrêmes.

S'agissant du développement du forage offshore en Alaska, nous en sommes aux prémices. Eh oui, nous en sommes à peine aux premiers tours d'échauffement de la partie. Il y a encore beaucoup à apprendre et beaucoup de nouvelles technologies à développer. Mais la capacité et le potentiel sont là.

source : Quelles richesses pétrolières en Arctique ? | La Chronique Agora

L’Afrique est une « mine d’or » pour les investissements, selon Pékin :  – Altermonde : Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « : » C’est l’ONG Norwegian People’s Aid qui s’alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d’information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l’Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l’hectare revient donc à… 3 centimes d’euro

voir aussi : La face cachée de Hiroshima  - citizen khane

Liens internes

 

Liens externes[modifier]

A lire aussi : l'agrobusiness prend le large, L'enjeux du Lithium, l'Onde de Choc : Le tungstène,

Documentaires : /8 - L'histoire secrète du pétrole - Le temps des grands rapaces : , Soirée théma - La malédiction de l'or noir.1.

 Dernières actualités sur les forages offshore

 Forages offshore : vote de la commission de l'énergie du Parlement - 09/10/2012

 Forages offshore : les eurodéputés souhaitent durcir les conditions d'attribution... - 19/09/2012

 Controverses sur le pic pétrolier - 11/07/2012

 La communauté internationale peine (toujours) à protéger les baleines - 10/07/2012

 Greenpeace lance le 23 juin une campagne pour sauver l'Arctique - 22/06/2012

 Toutes les infos sur les forages offshore

PPT]  L'ENJEU ENERGETIQUE

20/11/2012

Gaz, pétrole : guerres secrètes

 

Spécial investigation

Magazine d'information  

 
Lundi 19 novembre 2012 de 22:25 à 23:20 sur Canal+
Voir dans la grille
 

On aime un peu Gaz, pétrole : guerres secrètes

 Gaz, pétrole,  guerres secrètes, Spécial investigation investication, enquête,  enquête, spécial investication, gaz de schismeEn 2011, une coalition armée emmenée par la France a attaqué la Libye du colonel Kadhafi. Officiellement, il s'agissait d'intervenir au nom des droits de l'Homme. Mais un document a circulé, stipulant que Total pourrait exploiter 35 % du pétrole libyen en cas de changement de régime. L'accès aux hydrocarbures était-il, au fond, la véritable raison de cette guerre ? Au début des années 2000, c'est l'Espagne qui aurait fermé les yeux sur un projet de coup d'Etat en Guinée équatoriale dans l'espoir de retrouver un accès aux réserves off-shore de son ancienne colonie. Patrick-Charles Messance a rencontré des hommes de l'ombre qui témoignent pour la première fois devant une caméra, et lèvent un coin du voile sur ces opérations à hauts risques.
Gaz et pétrole: Guerres secrètes

 

gaz,pétrole,guerres secrètes,spécial investigation investication,enquête,spécial investication,gaz de schismeL'industrie américaine connaît une éclaircie. Les biens auparavant fabriqués en Chine le sont à présent à nouveau aux Etats-Unis -- c'est ce qu'on appelle le "reshoring". 

Ccette nouvelle tendance qui arrive subrepticement. Scott Huff, directeur d'Innovate International, une entreprise dans le développement de produits et la fabrication en sous-traitance pour plusieurs industries, est très impliqué dans le reshoring. Voici ce qu'il en dit :


"Cela va à l'encontre du paradigme que les gens ont accepté [à propos de ce qui est fabriqué en Chine]. Mais les gens ont en général 10 ans de retard dans leurs perceptions. Tout ce qui coûte cher à transporter aux Etats-Unis, il faut envisager de le fabriquer aux Etats-Unis. Les coûts de transport qui sont économisés et le fait de ne pas avoir à transporter des stocks permet de dégager du cash".

Ceci est particulièrement important aujourd'hui, alors qu'il est difficile de financer le commerce. Une entreprise a toujours une certaine somme immobilisée dans des factures en attente d'être encaissées (créances) et dans des stocks. Généralement, les banques en financent une bonne partie. J'étais banquier avant de commencer à écrire des lettres d'information. Financer ces actifs négociables était une partie de mon travail (l'autre partie était de financer l'immobilier.) Mais aujourd'hui, les banques prêtent moins facilement pour de nombreuses raisons que nous ne détaillerons pas ici.

Le résultat de tout ceci ressemble à ce que nous voyons dans le marché du crédit hypothécaire : des taux extrêmement faibles auxquels peu d'emprunteurs ont accès. Par conséquent, les industriels doivent réduire la voilure ces derniers temps.

"Donc, si vous pouvez alléger votre processus de fabrication, vous pouvez dégager de la liquidité. Une façon de faire cela est de le faire localement et de faire circuler les dollars plus rapidement". Ainsi, on n'a pas à immobiliser du cash dans des marchandises qui se trouvent dans un bateau en provenance de Chine.

- La Chine devient chère...
Naturellement, cette renaissance ne tire pas son origine que dans les coûts de transport. Beaucoup des facteurs que nous avions évoqués en mai dernier sont encore d'actualité aujourd'hui. A savoir : il devient coûteux de faire des affaires en Chine.


"La grande époque des exportations chinoises est terminée", remarque Scott. "Maintenant, il devient difficile de travailler dur. L'ajustement du renminbi [la monnaie chinoise] a un peu allégé la pression qui pesait sur les sociétés d'exportation mais le coût de la vie ne cesse d'augmenter -- en particulier la nourriture et le logement. Et ces coûts ne baisseront pas. Il y a toujours une limite à ce qu'on peut faire avec les monnaies".

Des prix de l'énergie aux Etats-Unis moins chers poussent également cette tendance au reshoring. Les entreprises chimiques et celles qui produisent des engrais veulent s'implanter durablement aux Etats-Unis et profiter des ressources en gaz naturel bon marché. En Asie, le gaz naturel coûte au moins quatre fois plus cher.

"La production de gaz naturel est parvenue au point où nous ne pouvons plus la stocker entièrement", explique Scott. "Le prix du gaz naturel devrait même être encore plus bas. Et ce qui est fabriqué à partir de gaz naturel, comme par exemple les plastiques oléfines, le propylène et l'éthylène, devraient être meilleur marché à fabriquer ici. Nous devrions avoir le propylène et l'éthylène les moins chers au monde aux Etats-Unis".

Il pourrait en aller de même avec le pétrole. La production américaine est en hausse de 25% depuis 2008 -- depuis que de nouvelles technologies ont permis d'exploiter de nouvelles ressources. Au moment où j'écris ces lignes, le prix du West Texas Intermediate, le standard dans la fixation du prix du pétrole aux Etats-Unis, est en baisse de près de 16% sur les douze derniers mois.

L'avantage concurrentiel de la Chine sur les coûts a ainsi été détruit de plusieurs façons. Toutefois, relocaliser aux Etats-Unis ne va pas sans difficultés -- entre autres, on constate un manque de savoir-faire industriel.

"Des expériences se déroulent dans l'Illinois et le Michigan et dans des endroits qui sont traditionnellement des centres d'excellence pour certains de ces processus industriels", explique Scott. "Un outilleur qui a des capacités et qui a suivi les évolutions technologiques -- eh bien, disons simplement qu'il n'y a pas beaucoup d'outilleurs au chômage. Il existe pléthore d'opportunités en ce moment puisque tout le monde essaie de se relocaliser".

Scott décrit également un renversement des rôles pour le moins fascinant :

"La grande majorité de mes ingénieurs d'études sont Chinois et travaillent dans mon bureau en Chine", raconte Scott. "Ces hommes sont avec moi depuis cinq ans ou plus, et pour certains depuis mon installation en Chine. J'y suis depuis huit ans. Ils ont acquis beaucoup d'expérience".

"Donc", continue-t-il dans un gloussement, "nous commençons aujourd'hui à faire venir certains employés des Etats-Unis pour travailler avec eux. C'est en quelque sorte un renversement des rôles. Nous avons des ingénieurs d'études qui établissent des schémas de conception en Chine pour que les produits soient fabriqués à Chicago. Il y a huit ans, je prenais quelques Américains plus âgés et expérimentés en Chine pour m'aider à travailler avec ces jeunes concepteurs chinois. Et maintenant c'est le contraire. A présent j'envoie de jeunes diplômés américains en Chine pendant six mois pour apprendre au contact des personnes qui maîtrisent le savoir-faire".

source Le reshoring, ou comment les Etats-Unis se réindustrialisent



La relocalisation de l'économie pour des choix pragmatique, ne créra pas forcément des emplois. Ce peut être par une robotisation accrue ou demander plus de flexibilité a une masse salariale déjà bien maléable.

C'est surtout le résultat de politique désastreuse en terme économique, social et écologique avec le lancement de la prospéction de gaz de schisme.

A voir :

 

29/10/2012

Bouleversent de la donne mondiale

 

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Aujourd'hui encore, nommer quelque chose, c'est l'inventer. Exemple frappant, l'utilisation pour la première fois en 2001 par la banque Goldman Sachs du terme BRIC pour désigner les pays émergents les plus prometteurs : le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine.

Depuis, le terme a fait école et les BRIC ont fait des étincelles dans les années 2000. Puis la Crise est passée par là, l'Inde n'a pas encore tenu toutes ses promesses, la Russie fait peur aux investisseurs, le Brésil voit sa croissance ralentir et la Chine...

Dernière invention en date de la banque Goldman Sachs : les MIST. Soit le Mexique, l'Indonésie, la Corée du Sud et la Turquie. Parmi ces putatifs futurs grands de l'économie, le Mexique retient particulièrement notre attention.

Car tout récemment, le pays a fait parler de lui en affichant une croissance deux fois plus importante que celui qui a longtemps été considéré comme la première économie et le moteur de l'Amérique latine, le Brésil. La bonne santé économique du Mexique arrive même à faire (presque) oublier les problèmes sociaux et de violence qui ravagent le pays.

En 2011, la croissance mexicaine a atteint 4,9%, et devrait se maintenir à des niveaux équivalents cette année. Face à cette croissance bien établie, le PIB brésilien donne d'inquiétants signes de faiblesse. S'il flambait à 7,5% en 2010, il s'est effondré à 2,7% en 2011 et devrait s'établir un peu au-dessous des 3% cette année.

Les atouts du Mexique sont indéniables :
- une croissance bien installée
- un commerce extérieur florissant. En 2011, la balance commerciale mexicaine était en excédent de plus de 300 millions de dollars. Les exportations de biens manufacturés ont augmenté de 30% en un an.
- une production industrielle en forte hausse, plus de 6,5% en 2011.

Ces dernières années, le pays a en outre :
- réduit son endettement, qui se situe à environ 35% du PIB.
- réduit ses réserves en devises étrangères
- réussit à maîtriser son inflation (autour de 4%).

Le Mexique concurrence désormais la Chine sur son propre terrain

  • Sur les coûts du travail

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Au cours des dernières décennies, le Mexique avait subi la forte concurrence des pays asiatiques, et en particulier de la Chine. En cause évidemment : le coût du travail, et oui, c'est toujours le nerf de la guerre pour des pays dont l'économie est orientée vers la production en masse de produits manufacturés à destination des Etats-Unis et de l'Europe.

Or depuis quelques années, la tendance s'inverse. D'après HSBC, en 2000, un ouvrier chinois était payé en moyenne 35 cents de l'heure contre 1,72 $ pour son confrère mexicain. Aujourd'hui, la différence s'amenuise : 1,63 $ pour la Chine et 2,11 $ pour le Mexique.

Et d'après le Boston Consulting Group, d'ici à 2015, un ouvrier chinois coûtera environ 25% plus cher qu'un ouvrier mexicain.

Autre avantage, le prix de l'énergie. Le Mexique profite indirectement de la manne américaine en shale gas et développe l'exploitation de ses propres ressources en énergie. Les prix de l'énergie en Chine sont quant à eux en hausse, pesant ainsi sur les coûts de production.

  • Sur sa puissance exportatrice

Nous l'avons vu, le commerce extérieur mexicain se porte très bien. Le pays est devenu le premier pays exportateur d'Amérique latine, devant le Brésil.

Comment expliquer une telle santé ? Tout d'abord grâce à la proximité avec les Etats-Unis. Car même si le coût du fret maritime est en baisse constante, les frais de transports entre les Etats-Unis et le Mexique sont bien plus réduits qu'entre la Chine et le continent nord-américain.

Le voisin américain est donc devenu le premier marché pour les produits manufacturés mexicains, et en particulier pour sa très bien établie industrie automobile (64% des véhicules produits au Mexique sont exportés vers les Etats-Unis). Car le Mexique est un champion du secteur, produisant aussi bien pièces détachées que véhicules complets.

Des constructeurs comme Chrysler, Nissan, Honda ou Mazda ont décidé d'implanter des usines au Mexique dans les deux années qui viennent.

Conclusion, comme d'après les chiffres de Gavekal, depuis 2010, les exportations mexicaines d'automobiles ont bondi d'environ 70%.

Seulement cette proximité avec les Etats-Unis a aussi ses limites : quand ils arrêtent d'acheter, le Mexique souffre. Et c'est ce qui s'est passé ces dernières années, alors que les Etats-Unis s'enfonçaient dans la crise.

Heureusement pour le Mexique, le pays peut aussi compter sur ses voisins pour acheter ses productions manufacturées et soutenir son économie. En 2011, la demande latino-américaine pour les voitures mexicaines a augmenté de 80% -- contre seulement 9% pour la demande US. Et la création de l'Alliance Pacifique devrait renforcer les liens commerciaux du Mexique avec ses voisins.

Le Mexique a formé une Alliance Pacifique avec la Colombie, le Chili et le Pérou. Une union commerciale de plus, me direz-vous. Oui, peut-être. Sauf que celle-ci repose sur des liens commerciaux, économiques et politiques solides.

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Le Mexique peut aussi compter sur son marché intérieur. Le taux de chômage, qui semble stabilisé, se maintient un peu au-dessus des 5%. Et à titre de comparaison, le PIB par habitant est de 15 000 $ au Mexique contre 8 000 en Chine.

Cette année, une étude dirigée par le Centre canadien des alternatives politiques a révélé que la classe moyenne mexicaine avait été la seule d'Amérique du Nord à s'enrichir. Sous-entendu : contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis et au Canada. "La classe moyenne au Mexique a bénéficié de l'urbanisation, d'un plus grand taux d'emploi des femmes, d'une meilleure éducation et de meilleurs programmes sociaux", souligne l'économiste en charge de cette étude, Lars Osberg.

Selon une autre étude, d'Ernst & Young cette fois, le nombre de Mexicains disposant d'un revenu supérieur à 50 000 dollars devrait passer de 4,7 millions en 2010 à 7,1 millions en 2020.

Tout n'est évidemment pas rose. Comme nombre de pays en Amérique latine, le Mexique est contrasté socialement. 50% de la population mexicaine vit en dessous du seuil de pauvreté. D'un autre côté, le Mexique se situe dans les 10 premiers marchés du luxe au monde. Signe de l'existence de riches, voire de très riches.

Comme souvent, un ETF, coté sur le NYSE, est une des solutions les plus faciles pour profiter du potentiel mexicain. Ils peuvent spéculer avec l'indice l'iShares MSCI Mexico Investable Market Index.

A voir les documentaire: Le grand Monopoly du gaz (arte)  : A quoi joue le Qatar - Un oeil sur la planète  : Un oeil sur la planète - A quoi joue le Qatar ? , Bouleversent la donne énergétique mondiale , Un oeil sur la planete - Chine, l'appétit du dragon : Les damnés de la mer

 

Source : Chroniques émergentes : Et si la Chine avait trouvé un adversaire , Bouleversent la donne énergétique mondiale - l'indigné révolté,

 
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