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29/10/2012

Bouleversent de la donne mondiale

 

finance, économie, politique, géopolitique, Goldman Sachs, Cher-e-s camarades,

Aujourd'hui encore, nommer quelque chose, c'est l'inventer. Exemple frappant, l'utilisation pour la première fois en 2001 par la banque Goldman Sachs du terme BRIC pour désigner les pays émergents les plus prometteurs : le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine.

Depuis, le terme a fait école et les BRIC ont fait des étincelles dans les années 2000. Puis la Crise est passée par là, l'Inde n'a pas encore tenu toutes ses promesses, la Russie fait peur aux investisseurs, le Brésil voit sa croissance ralentir et la Chine...

Dernière invention en date de la banque Goldman Sachs : les MIST. Soit le Mexique, l'Indonésie, la Corée du Sud et la Turquie. Parmi ces putatifs futurs grands de l'économie, le Mexique retient particulièrement notre attention.

Car tout récemment, le pays a fait parler de lui en affichant une croissance deux fois plus importante que celui qui a longtemps été considéré comme la première économie et le moteur de l'Amérique latine, le Brésil. La bonne santé économique du Mexique arrive même à faire (presque) oublier les problèmes sociaux et de violence qui ravagent le pays.

En 2011, la croissance mexicaine a atteint 4,9%, et devrait se maintenir à des niveaux équivalents cette année. Face à cette croissance bien établie, le PIB brésilien donne d'inquiétants signes de faiblesse. S'il flambait à 7,5% en 2010, il s'est effondré à 2,7% en 2011 et devrait s'établir un peu au-dessous des 3% cette année.

Les atouts du Mexique sont indéniables :
- une croissance bien installée
- un commerce extérieur florissant. En 2011, la balance commerciale mexicaine était en excédent de plus de 300 millions de dollars. Les exportations de biens manufacturés ont augmenté de 30% en un an.
- une production industrielle en forte hausse, plus de 6,5% en 2011.

Ces dernières années, le pays a en outre :
- réduit son endettement, qui se situe à environ 35% du PIB.
- réduit ses réserves en devises étrangères
- réussit à maîtriser son inflation (autour de 4%).

Le Mexique concurrence désormais la Chine sur son propre terrain

  • Sur les coûts du travail

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Au cours des dernières décennies, le Mexique avait subi la forte concurrence des pays asiatiques, et en particulier de la Chine. En cause évidemment : le coût du travail, et oui, c'est toujours le nerf de la guerre pour des pays dont l'économie est orientée vers la production en masse de produits manufacturés à destination des Etats-Unis et de l'Europe.

Or depuis quelques années, la tendance s'inverse. D'après HSBC, en 2000, un ouvrier chinois était payé en moyenne 35 cents de l'heure contre 1,72 $ pour son confrère mexicain. Aujourd'hui, la différence s'amenuise : 1,63 $ pour la Chine et 2,11 $ pour le Mexique.

Et d'après le Boston Consulting Group, d'ici à 2015, un ouvrier chinois coûtera environ 25% plus cher qu'un ouvrier mexicain.

Autre avantage, le prix de l'énergie. Le Mexique profite indirectement de la manne américaine en shale gas et développe l'exploitation de ses propres ressources en énergie. Les prix de l'énergie en Chine sont quant à eux en hausse, pesant ainsi sur les coûts de production.

  • Sur sa puissance exportatrice

Nous l'avons vu, le commerce extérieur mexicain se porte très bien. Le pays est devenu le premier pays exportateur d'Amérique latine, devant le Brésil.

Comment expliquer une telle santé ? Tout d'abord grâce à la proximité avec les Etats-Unis. Car même si le coût du fret maritime est en baisse constante, les frais de transports entre les Etats-Unis et le Mexique sont bien plus réduits qu'entre la Chine et le continent nord-américain.

Le voisin américain est donc devenu le premier marché pour les produits manufacturés mexicains, et en particulier pour sa très bien établie industrie automobile (64% des véhicules produits au Mexique sont exportés vers les Etats-Unis). Car le Mexique est un champion du secteur, produisant aussi bien pièces détachées que véhicules complets.

Des constructeurs comme Chrysler, Nissan, Honda ou Mazda ont décidé d'implanter des usines au Mexique dans les deux années qui viennent.

Conclusion, comme d'après les chiffres de Gavekal, depuis 2010, les exportations mexicaines d'automobiles ont bondi d'environ 70%.

Seulement cette proximité avec les Etats-Unis a aussi ses limites : quand ils arrêtent d'acheter, le Mexique souffre. Et c'est ce qui s'est passé ces dernières années, alors que les Etats-Unis s'enfonçaient dans la crise.

Heureusement pour le Mexique, le pays peut aussi compter sur ses voisins pour acheter ses productions manufacturées et soutenir son économie. En 2011, la demande latino-américaine pour les voitures mexicaines a augmenté de 80% -- contre seulement 9% pour la demande US. Et la création de l'Alliance Pacifique devrait renforcer les liens commerciaux du Mexique avec ses voisins.

Le Mexique a formé une Alliance Pacifique avec la Colombie, le Chili et le Pérou. Une union commerciale de plus, me direz-vous. Oui, peut-être. Sauf que celle-ci repose sur des liens commerciaux, économiques et politiques solides.

finance, économie, politique, géopolitique, Goldman Sachs, Un marché intérieur qui aiguise les appétits
Le Mexique peut aussi compter sur son marché intérieur. Le taux de chômage, qui semble stabilisé, se maintient un peu au-dessus des 5%. Et à titre de comparaison, le PIB par habitant est de 15 000 $ au Mexique contre 8 000 en Chine.

Cette année, une étude dirigée par le Centre canadien des alternatives politiques a révélé que la classe moyenne mexicaine avait été la seule d'Amérique du Nord à s'enrichir. Sous-entendu : contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis et au Canada. "La classe moyenne au Mexique a bénéficié de l'urbanisation, d'un plus grand taux d'emploi des femmes, d'une meilleure éducation et de meilleurs programmes sociaux", souligne l'économiste en charge de cette étude, Lars Osberg.

Selon une autre étude, d'Ernst & Young cette fois, le nombre de Mexicains disposant d'un revenu supérieur à 50 000 dollars devrait passer de 4,7 millions en 2010 à 7,1 millions en 2020.

Tout n'est évidemment pas rose. Comme nombre de pays en Amérique latine, le Mexique est contrasté socialement. 50% de la population mexicaine vit en dessous du seuil de pauvreté. D'un autre côté, le Mexique se situe dans les 10 premiers marchés du luxe au monde. Signe de l'existence de riches, voire de très riches.

Comme souvent, un ETF, coté sur le NYSE, est une des solutions les plus faciles pour profiter du potentiel mexicain. Ils peuvent spéculer avec l'indice l'iShares MSCI Mexico Investable Market Index.

A voir les documentaire: Le grand Monopoly du gaz (arte)  : A quoi joue le Qatar - Un oeil sur la planète  : Un oeil sur la planète - A quoi joue le Qatar ? , Bouleversent la donne énergétique mondiale , Un oeil sur la planete - Chine, l'appétit du dragon : Les damnés de la mer

 

Source : Chroniques émergentes : Et si la Chine avait trouvé un adversaire , Bouleversent la donne énergétique mondiale - l'indigné révolté,

19/10/2012

Basculement de l'économie

PAUPERISATION DE L EUROPE

précarité.jpgHollande avait fait bouger les lignes sur la crise européenne, en mettant en avant l'idée d'un pacte de croissance. Le gouvernement avait par ailleurs anticipé - en partie - le freinage de la croissance. Mais à l'approche de la rentrée, la gauche se fend de promesses audacieuses pour ne pas dire irréalistes. Montebourg entend mener la troisième révolution industrielle. Jean Marc Ayrault de son coté, envisage sérieusement de réduire le déficit extérieur de la France - hors énergie - à zéro en cinq ans.

L'emploi industriel se réduit partout, sauf en Allemagne

Ces deux promesses ont beau être alléchantes, elles semblent hors de portée, en tout cas à court terme. Prenons l'industrie. Les Etats-Unis et l'Europe rêvent depuis longtemps de recréer des millions d'emplois dans ce secteur mis à mal par la concurrence des pays émergents. Mais aucun pays riche n'a réussi à le faire sur la période récente. Seule l'Allemagne est parvenue à enrayer l'hémorragie. Mais sa stratégie a eu un coût élevé : le pays a du faire des sacrifices (stagnation des salaires pendant plusieurs années, augmentation de la précarité avec par exemple la création de jobs à 1 euro,...). Par ailleurs, ses parts de marchés ont grimpé au détriment de celles des pays voisins. cf : " Modèle Allemand" , un lien. CHÔMAGE : Alcatel-Lucent: "Nous ne nous attendions pas à une vague de licenciements aussi massive" |

 

humour 98.jpgCertes de nouveaux marchés et de nouvelles façons de produire sont en train de naître. Jeremy Rifkin, dont les travaux ont inspiré Arnaud Montebourg, évoque par exemple l'impression 3D ou encore les recherches en nanotechnologies, qui permettront de se passer des terres rares, ces fameux métaux indispensables à la high tech dont la Chine possède le quasi monopole. Mais ces deux leviers - s'ils tiennent leurs promesses - mettront du temps avant de pouvoir être activés. Rifkin parle lui-même de plusieurs décennies. Parler aujourd'hui de troisième révolution est donc pour le moins prématuré. Surtout si dans cinq ans, le prochain gouvernement change de priorité et répartit ses crédits différemment.

L'art échappera à l'ISF, la redevance télé ne sera pas étendue - indigné, interview d'un les analyste financier - citizenkhane, Manipulations de marché! DE Manipulation des marché - 8ndigné Révolté

 

françois hollande,arnaud montebourg,terres rares,etats-unis,l'europe,la chine,allemagne,crise,précarisation,délocalisation,le japon,la corée du sud,la thaïlande,l'indeUne décennie perdue - l'indigné révolté

Myanmar : après la détente politique, le décollage économique ?
Damien Durand (*)

La communauté internationale, les défenseurs des droits de l'Homme et les inconditionnels d'Aung San Suu Kyi s'en réjouissent : depuis environ un an le Myanmar s'ouvre à la communauté internationale. L'assouplissement politique, qui a mené à la normalisation de la présence politique de la "Dame de Rangoun", a été un prélude à la deuxième phase qui s'est amorcée depuis quelques mois : l'ouverture économique et la libéralisation de l'économie.

Bien que membre de l'OMC (depuis 1995) et de l'ASEAN (depuis 1997), le Myanmar a toujours été en marge de l'activité économique mondiale depuis l'arrivée au pouvoir de la junte militaire en 1991. Les restrictions économiques imposées par l'Occident, notamment les Etats-Unis et l'Union européenne, et l'accaparement par les élites militaires du tissu industriel local, entravaient considérablement le commerce international. Mais le vent tourne.

Une ouverture pilotée par la junte
L'erreur à ne surtout pas commettre : croire que cette ouverture politique et économique s'impose à la junte. Elle est, en réalité, entièrement contrôlée par les élites militaires. Le pouvoir militaire, présenté à tort comme uniforme et réactionnaire, est en fait traversé par plusieurs courants, dont un clairement favorable à l'ouverture extérieure. La volonté d'une ouverture a été formellement adoptée en 2003 sous le gouvernement dirigé par Khin Nyunt, un membre modéré de la junte, qui fit adopter une feuille de route vers la démocratisation. Le processus s'est ensuite ralenti avec le retour aux affaires d'une frange plus conservatrice, mais est redevenu d'actualité pour les dirigeants militaires après des émeutes populaires en 2007 et 2008.

Mais pourquoi la junte a-t-elle accepté de se lancer dans un processus d'ouverture, elle qui régnait sans partage sur le Myanmar ? Pourquoi avoir fait entrer ce "loup dans la bergerie" qui pourrait à terme faire perdre aux militaires leur emprise totale sur les affaires ?

Les sanctions internationales et un certain ras-le-bol des élites face à la fermeture économique du pays ont largement joué leur rôle sur un Etat dont l'économie reposait très largement sur quelques partenaires commerciaux moins regardant sur la situation intérieure du Myanmar (la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande et l'Inde). Il s'est insinué chez les membres de la junte l'idée qu'il valait mieux commencer à ouvrir l'économie nationale, arguant même que, bien maîtrisée, ils auraient tout à y gagner.

Une autre réalité a aussi rappelé à l'ordre la junte, et l'a convaincue de ne pas poursuivre dans la même voie : "le mécontentement grondait dans le pays depuis la révolution safran de 2007", nous explique Sophie Boisseau du Rocher, spécialiste de l'Asie du Sud-Est à l'Asia Centre de Sciences Po Paris, "et les Printemps arabes de 2011 ont alerté la junte sur le risque de tout perdre si elle se laissait déborder par un mouvement populaire." Gouverner, c'est prévoir dit l'adage...

La voie vers la normalisation économique
Prologue de l'ouverture économique, la détente politique, réellement effective (en témoigne la "normalisation" du cas Aung San Suu Kyi), mais destinée principalement à rassurer la communauté internationale sur la capacité de changement des élites militaires. Et donner surtout des garanties de l'irréversibilité du processus en cours, faisant même dire à Thein Sein, l'actuel président de la République, qu'au Myanmar "la voie vers la démocratie est si étroite qu'il n'est plus possible de faire marche arrière."

Première phase, toujours en cours dans le pays : créer un climat propice aux affaires et à la sécurité juridique. Depuis le printemps, une équipe de la Banque mondiale s'est installée dans le pays pour former l'administration locale. En avril, une réforme a permis de stabiliser le taux de change du kyat, la monnaie nationale.

Mais la standardisation des normes au Myanmar risque d'être longue et complexe, en cause : les résistances des franges les plus conservatrices de la junte. Le 7 septembre est passée, aux forceps, une loi libéralisant les investissements étrangers. Mais les conservateurs ont réussi à faire annuler le plancher d'investissement de 5 millions de dollars minimum qu'exigeaient les progressistes. Une disposition qui aurait pu nuire aux PME birmanes qui auraient été incapables de s'aligner sur une règle toujours en vigueur interdisant à une entreprise étrangère de posséder plus de 49% du capital d'une joint-venture avec une société birmane.

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Ils risquent fort d'y rencontrer la concurrence de la Chine, un partenaire historique, qui reste discret pour l'instant mais qui pourrait bien faire monter les enchères d'une implantation durable dans le pays. La France, elle, est présente depuis longtemps au Myanmar, avec le groupe Total notamment. L'ouverture à Rangoun d'un bureau d'Ubifrance est un signe que les intérêts économiques français envisagent attentivement la manne birmane et commencent à se positionner en ce sens.

Secteurs d'avenir et perspectives
Secteur attirant le plus la convoitise des entreprises occidentales, les hydrocarbures. Le Myanmar est en effet un des pays asiatiques au potentiel le plus important, avec au moins 2 540 milliards de m3 de réserves estimées en gaz naturel, dont au moins 510 milliards déjà exploitables.

Total ne s'y est d'ailleurs pas trompé en achetant le 3 septembre 40% d'un bloc d'hydrocarbures, appartenant conjointement à la société thaïlandaise PTT Exploration and Production. Le premier gros investissement du groupe depuis 1998, probablement pas le dernier.

Les autres secteurs promettant de belles perspectives : l'industrie lourde, la grande distribution, le textile (dont les barrières douanières sanctionnant le régime se lèvent petit à petit) ou la parfumerie où des PME françaises très actives commencent à s'implanter.

Mais dans un Myanmar qui s'ouvre à peine aux investissements internationaux, la lame de fond qui semble s'enclencher est-elle certaine de durer ? Le pays peut-il représenter une perspective stable pour les investisseurs ?

Les observateurs guettent de très près l'évolution du pays à l'horizon 2015 : cette année devrait marquer les premières élections pleinement démocratiques dans le pays, et un vrai test politique pour la junte au pouvoir. La belle machine birmane pourrait-elle s'enrayer ? Pour Sophie Boisseau du Rocher, le risque est la déconnexion entre flux d'argent, obsolescence des infrastructures et de l'encadrement légal ainsi que manque de compétence humaine : "trop d'argent, trop vite, et une formation insuffisante de l'administration pour gérer ces flux, pourrait amener à une captation stérile de la manne internationale par la minorité la mieux préparée. Ceci, lié à une lenteur généralisée des infrastructures, peut déboucher sur une crise de confiance."

Un développement fragile qui donne une place indispensable aux élites militaires, qui – pour l'instant – sont les seules capables dans le pays de sécuriser les investissements et d'apporter une relative stabilité au processus d'ouverture.

 (*) Damien Durand est diplômé de Sciences Po Paris et de l'IEP Grenoble, où il s'est spécialisé dans les problématiques politiques et économiques en Asie de l'Est et du Sud-Est.

Après avoir disséqué l'actualité française sous toutes ses coutures pour le quotidien japonais Mainichi Shimbun, il est aujourd'hui le rédacteur en chef du magazine bimestriel Pays Emergents.

françois hollande,arnaud montebourg,terres rares,etats-unis,l'europe,la chine,allemagne,crise,précarisation,délocalisation,le japon,la corée du sud,la thaïlande,l'inde,  Banque mondiale , Conclusion   "les pays européen s'enlisent dans leur politique "draconnienne d'austérité et précipite la paupérisation du continent européen et de ses peuples qui essayent de sortir de la crise. Les casses dans les dépenses  réduisent les chances de revoir la croissance. . La dette ou la vie ! , Loi 1973 et gardes fous , Modèle Japonais généralisé

A lire : françois hollande, arnaud montebourg, terres rares, etats-unis, l'europe, la chine, allemagne, crise, précarisation, délocalisation, le japon, la corée du sud, la thaïlande, l'inde, banque mondialeindicateurs économiques, finance, economie, société, goldman sachs, mario monti, mario draghi, spin-offs, hedge fund, produits dérivés, documentaires

Le grand Monopoly du gaz (arte)  : A quoi joue le Qatar - Un oeil sur la planète  : Un oeil sur la planète - A quoi joue le Qatar ? , Bouleversent la donne énergétique mondiale , Les damnés de la mer , Les damnés de la mer , Bouleversent la donne énergétique mondiale - l'indigné révolté

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Grève générale en Grèce
 
UE : une "journée d'action" anti-rigueur
AFP Publié le 18/10/2012 à 13:13
 
 

16/10/2012

Les moissons du futur

Cher-e-s camarades,

 

Aujourd'hui, je vous propose de voir tun

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On aime beaucoup Environnement par Marie-Monique Robin : "

Comment nourrir la population mondiale en se tournant vers l'agro-écologie ? C'est à cette question que tente de répondre ce documentaire, en menant l'enquête sur quatre continents. S'appuyant sur les témoignages d'experts, d'éleveurs et de cultivateurs, il dresse un bilan de la révolution agricole qui, après un demi-siècle, n'est pas parvenue à nourrir le monde, alors qu'elle a largement participé au réchauffement climatique, épuisant les sols, les ressources en eau et la biodiversité. Des expériences montrent aujourd'hui que l'agriculture familiale et biologique sur une large échelle est non seulement possible, mais efficace d'un point de vue économique

Documentaire

Global gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire

On aime beaucoup Société par Olivier Lemaire

Alors qu'un milliard d'êtres humains souffrent de malnutrition sur Terre, un tiers de la production mondiale de nourriture est gâché. L'ensemble des producteurs, distributeurs et consommateurs des pays occidentaux jettent une quantité de nourriture qui pourrait sustenter sept fois la population qui a faim dans le monde. Ce gaspillage, qui intervient tout au long de la chaîne alimentaire, soulève des questions à la fois environnementales, éthiques et économiques. En compagnie de Tristram Stuart, auteur de «Waste», découverte en Europe, au Costa Rica, au Pakistan, aux Etats-Unis ou encore au Japon d'exemples de gaspillage mais aussi d'innovations et de solutions pour tirer le meilleur parti de ce qui est produit.

Documentaires a voir  a voir Interview de Marie-Monique Robin ,  ("Les Moissons du Futur") : , Notre Poison quotidien (full-length) le monde selon monsanto (complet) : Listes de docs incontournables pour en savoir plus :

Marie-Monique Robin  et François Danjou pour des raisons différentes, mais complémentaire pour aborder un sujet complexe ( spéculation sur les matières premières et leur enjeux ainsi que les solution. L'Europe des lobbies : Industriels Contre Verts :... , Spécial investigation... , le film " Le Monde selon Mosanto"(mis en ligne sur mon blog)

liens entre marché financier et matière première ( google)

 

Spéculation financière et volatilité des matières premières agricoles - Groupe/ Prospective

 

Les variations des cours des matières premières agricoles s’amplifient depuis quelques années dans un contexte général plutôt haussier. Cette nouvelle volatilité perturbe une activité à cycle long qu’est l’agriculture, qui se gère plus facilement en stabilité des prix. Les agriculteurs doivent faire face désormais à des fluctuations brutales de revenu liées à des phénomènes de ciseaux des prix sans précédents comme en 2009.

 

Quel est le rôle de la spéculation financière sur cette nouvelle volatilité ? Après une période de forte divergence, les avis se rangent progressivement du coté de l’existence d’un lien. Cependant le lien direct et surtout son ampleur restent à prouver.

 

Enfin, des analyses conduites se dégage un consensus sur la nécessité de conserver une part de spéculation financière sur les marchés afin qu’ils puissent jouer leur rôle de couverture du risque des opérateurs. Le débat est plutôt ouvert sur le choix des outils de contrôle de ces marchés financiers et leur mise en oeuvre.

 

Spéculation financière et volatilité

 

2Quels sont les liens entre marché financier et marché physique

 

Le marché physique consiste à échanger une matière physique contre sa valeur en argent. Il se matérialise par des cotations qui correspondent sur un lieu donné, à un moment donné, pour une quantité donnée à un prix moyen d’échange (exemple : blé rendu Rouen). Cette cotation est la synthèse des positions d’offres et de demandes ce jour-là. Elle n’est qu’un enregistrement de ce qui s’est passé.

 

Le marché financier

ne conduit pas nécessairement à une transaction de matière physique. Il s’agit de l’achat et de la vente de « papier ». Pour les matières premières, on parle de marché « papiers » dérivé en ce sens que sa valeur dépend de celle d’un « sous-jacent »

Sa connaissance pointue des rouages de l'économie chinoise aussi bien que de la subtilité des principes confucéens m'ont particulièrement enthousiasmés. Longtemps au service des acteurs français et européens immigrés sur place, je vous propose à votre tour de profiter de ses lumières.

M. Danjou m'a proposé d'abord d'aborder le cas des terres rares. Si le sujet commence à être fréquemment traité dans nos médias, vous constaterez que l'éclairage de M. Danjou nous fait prendre conscience de l'étonnante complexité de ce marché.

A partir de cette analyse et du film, faites vous une opinion : .

Bonne lecture

Citoyenactif

NB : Mis sur Facebook

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Terres rares chinoises : Retour de flamme (I)

En publiant le 20 juin dernier un petit "livre blanc" sur les "terres rares", Pékin nous invite à revenir sur cette ressource. Les malentendus et manipulations qui entourent les chiffres de ses réserves, de leur exploitation en Chine, et de leur commercialisation à travers la planète, au milieu des procès d'intention et des inquiétudes, ont nourri les interrogations sur les motivations cachées de Pékin.

Quel que soit l'angle de vue adopté, les Chinois apparaissent aujourd'hui en situation moins favorable. Le nouveau contexte est en grande partie le produit de leur excès d'enthousiasme des années 90, auquel s'est ajoutée la tentation plutôt irréaliste et très contreproductive de se tailler un monopole mondial dans le secteur.

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S'il est vrai que la Chine s'était, à une période, laissée aller à un rêve de domination mondiale du secteur, il est aussi juste de préciser que les calculs de rentabilité des producteurs concurrents ont contribué à la création momentanée du monopole chinois.

Que la Chine de Deng Xiaoping ait décidé de faire de ses réserves de terres rares un atout commercial et stratégique est une évidence. Que la prise de conscience de cet avantage, peut-être exagéré, ait conduit certains Chinois, à imaginer qu'ils pourraient construire un monopole mondial leur permettant de faire la pluie et le beau temps sur le marché est également une réalité incontestable.

Ces évidences apparurent d'abord dans les déclarations des années 90, traduisant l'enthousiasme des dirigeants de disposer d'une manne de ressources stratégiques leur permettant d'équilibrer leur dépendance croissante aux hydrocarbures ; elles se manifestèrent aussi par les tactiques de rachat, en grande partie avortées, mais très mal perçue en Occident, des grands producteurs américains et australiens.

La Chine essaie de pousser son avantage
Dans une première phase, la Chine réussit à dominer le marché mondial des aimants, multipliant sa production par 10 entre 1997 et 2007. Mais ses ambitions ne s'arrêtèrent pas là. En 2005, elle tenta, par le biais de l'acquisition du pétrolier américain UNOCAL, de contrôler la société Molycorp, propriétaire et exploitant du plus grand gisement américain de terres rares à Mountain Pass en Californie. L'offre de 18,5 milliards de dollars, faite par le pétrolier chinois CNOOC, aurait conféré à la Chine un contrôle total sur les principaux gisements mondiaux connus. Elle fut rejetée par la Maison Blanche.

En 2009, une autre tentative fut bloquée, cette fois par les autorités australiennes. Elles repoussèrent l'offre d'un minéralier chinois de prendre le contrôle, en rachetant ses dettes pour la somme de 252 millions de dollars, de la compagnie australienne Lynas.Corp. Celle minière exploite le gisement de terres rares de Mount Weld, au sud-ouest de l'Australie. Une société chinoise du Jiangsu a cependant réussi à racheter 25% des parts d'Arafura Resources Ltd., un autre exploitant de terres rares australien.

Quant aux consommateurs étrangers, ils ont, jusqu'au milieu des années 2000, très largement profité de la situation chaotique chinoise, des bas salaires, et de la baisse des coûts, qui, en Mongolie intérieure, se payait au prix d'un environnement durablement saccagé. En parallèle, le marché et les exigences de rentabilité, souvent à l'origine des stratégies de court terme, exigeaient la fermeture des mines non rentables aux Etats-Unis et en Australie. C'est cette tendance, qui a elle-même favorisé le monopole chinois, qui est aujourd'hui condamnée par les mêmes acteurs.

Un retour de flamme qui complique la situation de la Chine
Comme souvent, la tentation d'accumulation de puissance, qui se nourrit des déboires de l'histoire chinoise et des humiliations subies au XIXe siècle, a produit des réactions adverses.

 

Actuellement, le front commun des consommateurs qui ciblent les manipulations, dans un contexte où les producteurs non-Chinois se réveillent, met la Chine dans une position difficile. A quoi s'ajoute le marasme désordonné du secteur, homothétique de celui d'une bonne partie de l'appareil productif chinois. Depuis l'industrie automobile à celle de l'acier, en passant par le secteur des énergies vertes, tous sont accablés par la corruption, les doublons, les gaspillages et les produits de qualité médiocre. Au point qu'aux pires années, près de 60%des exportations de terres rares chinoises étaient produites par des mines illégales fortement polluantes, dont les bénéfices vont toujours aux membres de l'oligarchie locale et nationale, échappant complètement au contrôle de l'Etat. cf MRN - Exploitation des terres rares, PDF]  Note d'Analyse Terres rares : ombre chinoise sur notre - Grip, La Chine lance la première Bourse dédiée aux terres rares ...

Confrontée par la crise aux exigences de modernisation et de rationalisation, soucieuse de créer une filière industrielle "high-tech" utilisant les terres rares, élément essentiel de sa mutation industrielle, Pékin réagit aujourd'hui dans l'urgence. Cette réaction passe par des réflexes protecteurs, qui, sur son marché intérieur, permettent de maintenir les prix des terres rares au plus bas niveau possible, pour protéger son industrie naissante.

Dans ce contexte de pressions extérieures, où il s'agit pour la Chine de monter en gamme qualitative, il serait erroné de croire qu'elle se trouve dans une situation confortable. Si le pays doit nettoyer les "écuries d'Augias", il lui reste encore à acquérir les technologies qui lui permettront de monter en gamme.

Mais pour poursuivre son ambition, la Chine ne peut plus agir comme elle le faisait en 1992. Le pays est depuis passé sous le feu des critiques, et Pékin a perdu une grande partie de sa marge de manoeuvre.

Terres rares chinoises : Retour de flamme (II)

Le "livre blanc", rendu public au cours d'une conférence de presse du vice-ministre de l'Industrie et des technologies de l'information Su Bo, qui fit salle comble à Pékin, était une réaction du gouvernement chinois à cette longue série de polémiques accusant la Chine de vouloir contrôler et manipuler le marché. L'affaire est d'autant plus sensible que, dans le marasme économique global, les pays développés comptent sur leurs exportations de produits sophistiqués, utilisant précisément les terres rares, pour améliorer leur balance commerciale.

Avec les Etats-Unis et l'Union européenne, le Japon est en première ligne de l'offensive contre Pékin. Rien d'étonnant à cela. En 2011, il a importé 56% des ventes chinoises, ce qui correspond à la moitié des terres rares commercialisées dans le monde. Le pays accuse Pékin, qui nie vigoureusement, d'avoir, en 2010, momentanément stoppé ses livraisons pour exercer une pression sur Tokyo, au milieu d'une de leurs nombreuses échauffourées en mer de Chine de l'Est, à propos des Senkaku. C'est dire à quel point les couteaux sont tirés et les positions divergentes.

La tentative de justification tourne court
Dans ce contexte, il n'est pas non plus étonnant que le plaidoyer du vice-ministre ait fait long feu. Su Bo n'avait pourtant pas ménagé sont talent pédagogique, ni sa peine. Pour justifier la réduction des quotas d'exportation, principale cible des critiques, qui accusent aussi Pékin de manipuler les prix, il a exhibé des photos des sites d'extraction de Mongolie intérieure saccagés par l'exploitation forcenée et souvent illégale. Il a ensuite insisté sur la nécessité d'encadrer le secteur, de regrouper les sociétés d'extraction et de fermer les mines dont la production est inférieure à 20 000 tonnes par an, ainsi que les fonderies de moins de 5 000 tonnes. La mesure entraînera la disparition de 23 mines et de 99 fonderies et réduira encore de 20% les capacités de production chinoises.

Surtout, la conférence de presse a tiré la sonnette d'alarme à propos de l'épuisement rapide des réserves, ce qui a fait dresser l'oreille du marché. Il y a quelques mois, déjà Xu Guangxian -- docteur en chimie de l'université de Columbia (1951), connu pour ses recherches sur le nucléaire militaire chinois et père de la filière des terres rares, avait jeté un pavé dans la mare en dénonçant la pollution massive des sites d'extraction. Selon lui, au rythme actuel, les réserves chinoises seraient épuisées dans 30 ans.

Pourtant, en dépit des efforts démonstratifs du ministre, le plaidoyer chinois n'a pas suffi. C'est le moins qu'on puisse dire.

Accusée à l'OMC, la Chine se montre conciliante
A peine une semaine après la conférence de presse, l'UE, confirmant des déclarations faites en mars dernier, portait par la voix de Karel de Gucht, son commissaire au Commerce, l'affaire devant l'OMC. Le commissaire pressait ainsi Pékin d'honorer ses engagements et de se plier aux règles du marché. Dans le même temps, Bruxelles joignait sa voix à celle de Washington et Tokyo, expliquant que les raisons avancées par la Chine pour réduire ses exportations, n'étaient que des prétextes, pour manipuler les prix et soutenir ses producteurs.

Devant ce front uni et craignant que l'affaire ne s'envenime, Pékin fit un geste de conciliation. Le 28 août, le ministère du Commerce annonça en effet que le quota d'export du deuxième semestre serait porté à 9 770 tonnes, ce qui fera un total du quota pour 2012 à 30 996 tonnes. Il s'agissait d'une augmentation de 3% par rapport à 2011.

Cette situation témoignait du fait que le pays a perdu depuis le début des années 2000 ses capacités d'initiative. Mais l'initiative et les capacités de pression ont changé de camp.

La Chine pèse moins sur le marché
D'abord, la vision des réserves mondiales et de la suprématie chinoise a évolué. Alors qu'il y a 20 ans les médias expliquaient que la Chine détenait près de 60% des réserves globales, on ne parle plus aujourd'hui que de 30%.

Ensuite, le pays possède moins de leviers pour influencer le marché. Entre 2006 et 2010, la Chine pouvait peser sur le volume de ses exports et sur les prix. La voilà aujourd'hui prise à son propre jeu. Elle est en position défensive à double titre, sur l'affaire des quotas et sur les prix qu'elle subventionne en interne, contrevenant aux dispositions de l'OMC. Selon l'agence de presse américaine Associated Press et le groupe minier australien Lynas Corp., certaines des terres rares comme l'oxyde de terbium et l'oxyde de neodynium se négocient en Chine respectivement à 57% et 40% au-dessous du cours mondial.

Surtout, les risques de pénuries sur le marché des terres rares ont disparu, du fait de l'atonie du marché et de la réaction des producteurs. En 2011, les exportations chinoises n'ont atteint que 60% des 30 000 tonnes du quota, tandis que les Etats-Unis, l'Australie et le Japon, ce dernier ayant décidé de coopérer avec le Vietnam, se mobilisent pour relancer leur production. L'Inde a, elle aussi, décidé de tripler sa production d'ici 2017. Au point qu'à la fin de la décennie, près de 30% de la production pourrait échapper à la Chine.

Cette situation devrait amener le pays à redoubler d'efforts pour remettre en ordre son secteur, tout en poursuivant, grâce à la coopération étrangère, la mise sur pied d'une industrie performante de transformation des terres rares, aujourd'hui encore dans les limbes. A bien des égards, la situation du secteur est emblématique de celle de l'économie chinoise, dont l'ancien schéma de développement s'essouffle, au moins sur la côte est, et dont la modernisation devient nécessaire, sous peine d'accident.

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En dépit du retournement de la conjoncture qui, à terme, pourrait priver la Chine d'une partie de ses avantages, elles restent une valeur sûre, essentiellement du fait des besoins de l'industrie de pointe dans les secteurs sensibles (défense et aéronautique) et dans celui des nouveaux moyens de communication.

Leur valeur continuera de grimper tout au long de l'année 2013, après quoi les circonstances décrites dans l'article pourraient entraîner une correction et une stabilisation des prix. Parmi les différents secteurs utilisant les terres rares, celui des aimants permanents utilisés dans l'industrie d'armement, dans les moteurs magnétiques, l'électronique grand public, les batteries de véhicules hybrides est, de loin, le plus vaste. Parmi les terres rares, le cérium est le plus utilisé (30%). Mais le neodynium et le dysprosium bénéficient de la plus forte croissance en volume.

 
conclusion
 
Le procès du naufrage du pétrolier Prestige s'est ouvert mardi à La Corogne, en Espagne, dix ans après les faits
Une étude révélerait des préjudices désastreux pour l'écosystème, l'économie mais aussi pour l'homme
 
Depuis la décision de sortir du nucléaire en Allemagne, le lignite explose ( responsable des effets des gaz a effet de serre). Son avantage : son cout très faible, les industrielles se l'accroche.la tentation du lignite | Duclair Environnement " 
 
 

C’e sont les’exemples non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

 

On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière ...; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire.

 

 

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