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06/07/2014

Naissance d'une nation

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Naissance d'une nation

Histoire par Ben Salama , Thomas Marie

 

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Histoire 06/07/2014 14:35

Un retour sur l'histoire du territoire calédonien, et particulièrement sur les événements difficiles qui ont conduit au processus exceptionnel d'une décolonisation négociée. L'escalade commence en 1984, avec l'assassinat de dix Kanaks par les Caldoches. Elle culmine en 1988 avec la prise d'otages par les Kanaks de gendarmes français à Ouvéa, événement dramatique qui se soldera par la mort de 17 indépendantistes et deux militaires. Des mains se tendent pour dessiner l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Michel Rocard va ainsi permettre la signature des accords de Matignon entre Jacques Lafleur, le leader caldoche du RPCR, et Jean-Marie Tjibaou.

 

Ben Salama, l'auteur de Naissance d'une nation, ne connaissait presque rien de la ­Nouvelle-Calédonie quand il décida de tourner un documentaire sur l'histoire récente de cet archipel océanien, situé à près de 20 000 kilomètres de la métropole. On voit bien, pourtant, ce qui a pu intéresser le réalisateur d'Une histoire algérienne dans l'actuel processus de décolonisation négociée, qui pourrait mener un jour la Nouvelle-­Calédonie à l'indépendance.

Nouvelle-­Calédonie à l'indépendance.

 

Le documentaire se veut résolument pédagogique — et il l'est —, jusque dans sa mise en scène narrative, qui nous fait découvrir l'histoire calédonienne à travers le regard de deux étudiants : une Kanak et un Caldoche, symboliquement interrogés dans le Centre culturel Tjibaou, à Nouméa.

Le dispositif est un peu appuyé, mais, qu'importe, Ben Salama n'est pas le premier réalisateur venu, et son histoire de la Nouvelle-Calédonie est limpide, équilibrée et parfaitement documentée. Dirigeants indépendantistes et loyalistes calédoniens, responsables politiques hexagonaux... quasiment aucun acteur de premier plan ne manque à l'appel, à commencer par Michel Rocard, initiateur des accords de Matignon, qui mettront fin à presque une décennie de dérives sanglantes, culminant avec la prise d'otages ­d'Ouvéa, en 1988. Alors, bien sûr, on peut regretter que la période récente ne soit qu'effleurée et que Naissance d'une nation n'entre pas toujours dans toute la complexité néo-calédonienne, mais la diffusion de ce documentaire reste bienvenue, surtout quand on sait qu'il revient au Congrès issu des élections de mai dernier de décider de la date d'un référendum d'autodétermination dans les quatre années à venir. — Olivier Milot

« Naissance d'une nation » - Le Monde :

L'israël, son histoire de 1897 à 1967 - Documentaire ... - YouTube

Naissance d'une nation (The Birth of a nation) - 1915 - D.W. Griffith ... : La guerre de Sécession. Deux familles éprouvées : les Stoneman (favorables au Nord) et les Cameron (sudistes. Le retour de la paix ne calme pas les esprits. Lincoln est assasiné. Les troubles naissent des politiciens véreux et des Noirs livrés à eux-mêmes. Par réaction se crée le Ku Klux Klan justicier et vengeur.


Réalisé par: D.W. Griffith
Avec: Lillian Gish, Mae Marsh, Henry B. Walthall
Genre: Drame , Historique
Nationalité: Américain

 

Louise de Prusse (2009) - Documentaire - Informations détaillées : Louise de Prusse (1776-1810) - Télévision - Télérama : Programme TV de la chaîne Arte – Télérama.fr

 

 

14/09/2013

Le fascisme rouge

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Le fascisme rouge

Le fascisme rouge

3 mai 2012, 21:13

Je viens de lire un extrait de lettre de notre vaillant camarade A. Petrini, qui se trouve en U.R.S.S., dans une situation de proscrit. J'y trouve les lignes suivantes :

«... Un par un on nous emprisonne tous. Les vrais révolutionnaires ne peuvent pas jouir de la liberté en Russie. La liberté de la presse et celle de la parole sont supprimées, aucune différence donc entre Staline et Mussolini».

J'ai souligné exprès la dernière phrase, car elle est parfaitement juste.

Cependant, pour bien comprendre toute la justesse de cette brève formule, pour bien saisir tout son terrible réalisme, il est indispensable d'avoir du fascisme une notion profonde et nette : plus profonde et plus nette que celle qui est généralement admise dans les milieux de gauche.

Ayant cette notion, le lecteur comprendra la phrase de Petrini non pas comme une sorte de boutade, mais comme l'expression exacte d'une très triste réalité.

*

* * Lorsque il y a douze ans, le mouvement de Mussolini — le fascisme italien remporta sa victoire, on croyait généralement que celle-ci n'était qu'un épisode local, passager, sans lendemain.

Depuis, non seulement le «fascisme» s'est consolidé en Italie, mais des mouvements analogues se déclenchèrent et l'emportèrent dans plusieurs pays. Dans d'autres, le «fascisme», sous tel ou tel aspect, forme un courant d'idées menaçant. Le terme lui-même, d'abord purement national, est devenu général, international.

Cet état de choses nous impose la conclusion que voici : le mouvement dit «fasciste» doit avoir des bases historiques concrètes, profondes et vastes. Dans le cas contraire, il ne serait pas ce qu'il est.

Quelles seraient donc ses bases? Quelles seraient les raisons principales de la naissance et, surtout, des succès du fascisme?

Pour ma part, j'en conçois trois, que je considère, dans leur ensemble, comme raisons fondamentales de son triomphe.

1° Raison économique. Elle est assez nette et généralement bien comprise. En quelques mots la voici : Le capitalisme privé (dont la base économique est la libre concurrence des appétits pour le maximum de profits, et dont l'expression politique est la démocratie bourgeoise) est en pleine décomposition, en pleine faillite. Violemment attaqué par tous ses ennemis, de plus en plus nombreux, il s'écroule dans la boue, dans le crime, dans l'impuissance. Les guerres, la crise, les armées de chômeurs, la misère des masses, face à l'abondance des richesses matérielles et à la possibilité illimitée de les augmenter encore, démontrent cette impuissance du capitalisme privé à résoudre les problèmes économiques de l'époque. D'une façon de plus en plus générale, on est, aujourd'hui, conscient de son agonie, de sa mort imminente. Alors instinctivement ou sciemment, on pense à lui substituer un capitalisme nouveau modèle, dans l'espoir que ce dernier pourra «sauver le monde». On pense — une fois de plus dans l'histoire humaine — à la haute mission d'un État fort, tout-puissant, à base dictatoriale. On pense à un capitalisme d'État, dirigé par une dictature «au-dessus des intérêts privés». Telle est la nouvelle orientation du capitalisme qui alimente le mouvement fasciste économiquement.

2° Raison sociale. Elle est aussi très nette et, généralement, bien comprise. La faillite du capitalisme privé, avec toutes ses conséquences effroyables, crée une situation nettement révolutionnaire. Les masses, de plus en plus malheureuses, s'agitent. Les courants révolutionnaires gagnent du terrain. Les travailleurs organisés se préparent, de plus en plus activement, à combattre le système qui les écrase au profit de bandes de malfaiteurs. La classe ouvrière, librement et combativement organisée (politiquement, syndicalement, idéologiquement) devient de plus en plus gênante, de plus en plus menaçante pour les classes possédantes.

Ces dernières se rendent compte de leur situation précaire. Elles ont peur. Alors, instinctivement ou sciemment, elles cherchent le salut. Elles s'efforcent de maintenir, à tout prix, leur situation privilégiée, basée sur l'exploitation des masses laborieuses. Il importe surtout que ces dernières restent un troupeau exploité, salarié, tendu par les maîtres.

S'il est impossible de maintenir le mode d'exploitation actuel, il faudra changer le mode (ce qui n'est pas grave), pourvu que le fond reste. Les maîtres d'aujourd'hui pourront rester tels s'ils acceptent de devenir membres d'un vaste appareil dirigeant, économique, social et politique, essentiellement étatiste. Or, pour réaliser cette nouvelle structure sociale, il faut disposer, avant tout, d'un État omnipotent, mené par un homme fort, un homme à poigne, un dictateur, un Mussolini, un Hitler ! Telle est la nouvelle orientation du capitalisme qui alimente le fascisme socialement.

*

Le fascisme rouge

* *

Si le fascisme n'avait que ces deux bases : base économique et base sociale, il n'aurait jamais acquis la puissance que nous lui connaissons. Sans aucun doute, les masses travailleuses organisées lui auraient, rapidement et définitivement barré la route. En effet, les moyens avec lesquels la classe laborieuse lutte généralement contre le capitalisme resteraient valables sauf quelques remaniements de détails, pour lutter efficacement contre la réaction et le fascisme. Ce ne serait que la continuation de la grande lutte historique des travailleurs contre leurs exploiteurs. Combien de fois, déjà, au cours de l'histoire, l'ennemi changea de méthode, de façade ou d'armes! Ceci n'empêchait nullement les travailleurs de continuer leur lutte, sans perdre l'équilibre ou l'assurance, sans se laisser démonter par les manœuvres de et les volte-face de l'adversaire.

Or, voici ce qui est important. Le fascisme, tout en étant considéré comme une nouvelle manœuvre (défensive et offensive) du capitalisme remporta partout où il s'est mis sérieusement à l'œuvre, un tel succès — éblouissant, extraordinaire, fantastique — que la lutte de la classe laborieuse s'avéra du coup et partout, — en Italie comme en Allemagne, en Allemagne comme en Autriche, en Autriche comme en d'autres pays, — non seulement difficile, mais absolument inefficace et impuissante. Non seulement la démocratie libérale bourgeoise ne sut se défendre, mais aussi le socialisme, le communisme (bolcheviste) ; le mouvement syndical, etc., furent absolument impuissants à combattre le capitalisme aux abois manœuvrant pour se sauver. Et non seulement toutes ces forces ne purent livrer une résistance victorieuse au capitalisme réorganisant ses rangs bouleversés, mais ce fut ce dernier qui, rapidement, se regroupa et écrasa tous ses ennemis.

Impuissance du socialisme, qui était si fort en Allemagne, en Autriche, en Italie. Impuissance du «communisme», très fort, lui aussi, surtout en Allemagne. Impuissance des organismes syndicaux. Comment expliquer cela ?

Le problème, déjà assez compliqué, le devient davantage si l'on songe à la situation actuelle en U.R.S.S. Comme on sait, ce fut le communisme autoritaire et étatiste (le bolchevisme) qui y remporta une victoire complète et assez facile lors des événements de 1917. Or, de nos jours, presque 17 ans après cette victoire, non seulement ce communisme s'avère impuissant à résister au fascisme dans d'autres pays, mais même en ce qui concerne le régime de l'U.R.S.S., on qualifie ce dernier, de plus en plus fréquemment, de plus en plus sciemment, de «fascisme rouge». On compare Staline à Mussolini. On constate dans ce pays l'exploitation féroce des masses travailleuses par l'appareil dirigeant, comprenant un million de privilégiés qui s'appuient, comme partout ailleurs, sur une force militaire et policière. On y constate l'absence de toute liberté. On y constate des persécutions arbitraires et impitoyables. Et ce qui importe, c'est que de pareilles constatations ou appréciations émanent non pas des milieux bourgeois, mais surtout des rangs révolutionnaires : socialistes, syndicalistes, anarchistes, et même des rangs de l'opposition communiste (trotskiste) qui, pour cette raison, «reprend la lutte émancipatrice» et forme la IVe Internationale.

 

Tous ces faits sont extrêmement troublants. Ils nous mènent fatalement à cette conclusion, paraissant paradoxale, que même en U.R.S.S., quoique sous des apparences différentes, c'est le fascisme qui l'emporte ; que c'est un nouveau capitalisme (capitalisme d'État dirigé par un homme à poigne, un dictateur, un Staline !) qui s'installe.

Comment expliquer tout cela ?

Y aurait-il donc encore un élément, encore une base, encore une raison d'être qui donnerait au fascisme une force tout à fait particulière ?

Je réponds : oui. C'est la troisième raison : celle, précisément, qu'il me reste à examiner. Je la considère comme la plus importante, en même temps que la plus compliquée et la moins comprise. C'est elle, cependant, qui nous explique tout.

3° Raison psychologique (ou idéologique). La raison fondamentale des succès fascistes et de l'impuissance des forces émancipatrices est, à mon avis, l'idée néfaste de la dictature. Je dirai même plus. Il existe une idée répandue à un tel point qu'elle est devenue presque un axiome. Des millions et des millions d'hommes s'étonneraient, aujourd'hui encore, si on la mettait en doute. Mieux encore : bon nombre d'anarchistes et de syndicalistes ne la tiendraient pas, eux non plus, pour suspecte. Pour ma part, je la considère comme foncièrement fausse. Or, toute idée fausse acceptée comme juste est un grand danger pour la cause qu'elle touche. L'idée en question est celle-ci : Pour gagner dans la lutte et conquérir leur émancipation, les masses travailleuses doivent être guidées, conduites par une «élite», par une «minorité éclairée», par des hommes «conscients» et supérieurs au niveau de cette masse.

Qu'une pareille théorie, — qui, pour moi, n'est qu'une expression adoucie de l'idée de dictature car, en fait, elle enlève aux masses toute liberté d'action et d'initiative — , qu'une pareille théorie soit préconisée par des exploiteurs, rien d'étonnant. Pour être exploitées, les masses doivent être menées et soumises comme un troupeau. Mais qu'une telle idée soit ancrée dans l'esprit de ceux qui se prétendent émancipateurs et révolutionnaires, c'est un des phénomènes les plus étranges de l'histoire. Car — ceci me paraît évident, — pour ne plus être exploitées, les masses ne doivent plus être menées. Tout au contraire: les masses travailleuses arriveront à se débarrasser de toute exploitation seulement lorsqu'elles auront trouver le moyen de se débarrasser de toute tutelle, d'agir par elles-mêmes, de leur propre initiative, pour leurs propres intérêts, à l'aide et au sein de leurs propres et véritables organismes de classe : syndicats, coopératives, etc., fédérés entre eux.

L'idée de la dictature — brutale ou adoucie — étant universellement répandue et adoptée, la route est toute prête pour la psychologie, l'idéologie et l'action fascistes. Cette psychologie pénètre, empoisonne et décompose tout le mouvement ouvrier et l'engage dans une voie périlleuse.

Si la dictature est jugée nécessaire pour mener la lutte émancipatrice de la classe ouvrière, la lutte des classes devient, en réalité, lutte des dictateurs entre eux. Au fond, il s'agit, dans cette lutte, de savoir qui conservera ou gagnera l'emprise décisive sur les masses. L'issue de la lutte dépend alors de toutes sortes de circonstances, d'un caractère plutôt accessoire. Ici, c'est le dictateur X, là le dictateur Y ou Z qui l'emporte. L'un ou l'autre peuvent afficher des idéals très différents, même opposés. Il n'en reste pas moins qu'au lieu d'une libre et vaste activité des masses elles-mêmes, c'est le vainqueur qui va mener les masses, forcées de le suivre, sous peine de répression terrible. Il est évident qu'une telle perspective ne peut avoir rien de commun avec l'émancipation réelle des masses travailleuses.

L'idée de la dictature, de l'élite dirigeante, mène fatalement à la formation de partis politiques: Organismes qui enfantent et soutiennent le futur dictateur. Enfin, tel ou tel parti l'emporte sur les autres. C'est alors sa dictature installée. Quelle qu'elle soit, elle crée rapidement des situations et, finalement, des couches privilégiées. Elle soumet les masses à sa volonté. Elle les opprime, les exploite, et, au fond, devient fatalement fasciste.

*

* *

Ainsi, je conçois le fascisme d'une façon vaste. Pour moi, tout courant d'idée qui admet la dictature — franche ou estompée, «droite» ou «gauche» — est au fond, objectivement et essentiellement, fasciste. Pour moi, le fascisme est surtout l'idée de mener les masses par une «minorité», par un parti politique, par un dictateur. Le fascisme, au point de vue psychologique et idéologique, est l'idée de la dictature. Tant que cette idée est émise, propagée, appliquée par les classes possédantes, on la comprend. Mais quand la même idée est saisie et mise en pratique par des idéologues de la classe laborieuse comme le moyen de son émancipation, on doit considérer ce fait comme une aberration funeste, comme une singerie aveugle et stupide, comme un égarement périlleux. Car étant essentiellement fasciste, cette idée, appliquée, mène fatalement à une organisation sociale foncièrement fasciste.

Cette vérité a été justement démontrée — sans contestation possible — par «l'expérience russe». L'idée de la dictature comme moyen d'émancipation de la classe ouvrière y a été pratiquement appliquée. Eh bien ! son application produisit fatalement l'effet qui devient aujourd'hui de plus en plus net et que, bientôt, les plus ignorants, les plus aveugles, les plus obstinés, seront obligés de constater : la révolution triomphante, au lieu de mener à l'émancipation de la classe ouvrière, aboutit en fait, et en dépit de toutes les théories des émancipateurs-dictateurs, à l'esclavage et à l'exploitation les plus complets, les plus terribles, de cette classe ouvrière par une classe dirigeante privilégiée.

Telle est la troisième et principale raison de la puissance particulière du fascisme. Il est alimenté surtout par l'idéologie foncièrement fasciste — inconsciemment fasciste — d'une multitudes de gens qui seraient les premiers étonnés et indignés si on les accusait de fascisme. Cette idéologie, répandue partout, voire parmi les «émancipateurs» et les travailleurs eux-mêmes, empoisonne le mouvement ouvrier, le ramollit, le décompose. Elle tue la vrai activité des masses et réduit à néant — ou plutôt au résultat fasciste — leurs luttes et même leurs victoires.

Voilà pourquoi — hélas ! — Petrini a raison. «Aucune différence n'existe entre Staline et Mussolini». Et voilà pourquoi le «fascisme rouge» n'est nullement une boutade, mais l'expression exacte d'une bien triste réalité.

Une consolation existe cependant. Les masses s'instruisent surtout par l'expérience vécue, bien palpable. Cette expérience est là. Elle est là tous les jours, sur une sixième partie du globe. Ses véritables résultats commencent à être connus de plus en plus amplement, avec de plus en plus de précisions. Il faut espérer que les masses travailleuses de tous les pays sauront en dégager, en temps opportun, la leçon indispensable pour le succès de leurs luttes futures.

La réalisation de cet espoir dépend beaucoup de la conduite de tous ceux qui ont déjà compris. Il est de leur devoir de s'employer, avec la plus grande énergie, à faire comprendre aux vastes masses travailleuses le véritable sens négatif de l'expérience russe.

Nous, les anarchistes, nous qui avons compris, nous devons amplifier, intensifier notre propagande, en tenant compte surtout de cette expérience. Si nous remplissons notre devoir, si nous aidons les masses à la comprendre en temps opportun, alors «le fascisme rouge» de l'U.R.S.S. aura rempli, historiquement parlant, un rôle utile : celui d'avoir tué, en l'appliquant, l'idée de la dictature.

VOLINE

 juillet 1934

Communisme & nationalisme (1870-1991) Communisme & Guerre :

Die Welle (2008) ( Nederlandse ondertitels ) ( Dutch subs. ) , HD: "La ola" - "Die Welle - Una dictadura, ¿es posible en nuestros :

2eme Guerre Mondiale - Heinrich Himmler 07/10/1900-23/05/1945 :

Grands discours et interviews :

Discours de V sur la Justice et la Liberté :

Analyse de séquence : Le Dictateur  :

Le fascisme rouge – Le blog de l’Indigné Révolté

09/09/2013

Silence au pauvre !

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Silence au pauvre ! - Zebre en cavale


Il faut aujourd'hui de l'or, beaucoup d'or, pour jouir du droit de parler ; nous ne sommes pas assez riche. Silence au pauvre.

Félicité de La Mennais

La Pauvreté, elle épuise les forts et corrompt les faibles ! Quand on a pas dîné, on est bête et cruel. Mal vêtu, on est gauche, commun, ridicule; levez-moi seulement les bras au ciel, comme cela se fait toujours : l'existence de l'habit tient à un fil; un geste et vous êtes perdu ! tout craque, la chemise passe, et la honte reste. Allez donc vous tuer quand votre culotte n'a pas de fonds, quand votre cravate est trop vieille pour supporter le poids du suicidé ! la branche casse, vous tombez sur le nez, et les passants vous rient au derrière.

La Pauvreté, c'est elle qui fait les fils ingrats, les écrivains méchants, les poètes amers, c'est elle qui peuple les bouges, les lupanars, la Morgue et le bagne ! Silence au pauvre !

Silence au pauvre ! un cri jeté, vous souvient-il, dans les temps d'orage, par un homme qui n'avait pas besoin des millions tout gros de plaisirs. Et cependant, s'il eut été riche ce jour-là, son journal n'était pas tranché au fil du sabre africain, et il restait sur la place publique, agitant sa soutane, comme le Romain dépliait son manteau.

Vous m'en voudrez peut-être d'évoquer pour si peu une ombre illustre. Mais à côté de cette tombe où s'est couché le spectre d'un monde vieilli, j'aperçois le berceau d'un monde nouveau. Le passé dort dans l'asile des malheureux et la fosse commune garde les restes de son plus grand martyr. La misère a fait son temps, je passe du côté des riches. Je préfère aux chants lugubres des insurgés le cri métallique des Soixante, au drapeau des guerres civiles l'étendard planté au cœur de la Bourse, avec le nom des millionnaires sur l'écusson. Paix aux vaincus! respectons les défaites glorieuses, mais brûlons courageusement les haillons du passé. — Ce n'est plus rue Saint-Denis, place de Grève, sur la terre classique de l'émeute, c'est maintenant rue Vivienne, place Vendôme, chez Pereire, chez vous, que s'agite l'avenir de la France!

Jules Vallès
L'argent, par un homme de lettres devenu homme de bourse.
Rentiers, agioteurs, millionnaires - 1857

nBon texte : l'exemple de la Norvège " ÉLECTIONS • La Norvège s'est muée en banque - Courrier International Au fur et à mesure qu’ils ont connu une prospérité grâce à la manne pétrolière, les Norvégiens ont abandonné la solidarité et l’égalité pour le libéralisme et le repli, regrette un célèbre écrivain. Les législatives du 9 septembre devraient être le reflet de cette évolution.

Tellement riches que nous en sommes presque anesthésiés. Le reste du monde n’existe pas. Il est ainsi symptomatique de voir le peu d’intérêt que porte la campagne électorale actuelle à la politique internationale et à l’état de la planète. Nous montrons notre désapprobation lorsque nous sommes dans des pays où les riches se sont construit des enclaves pour en exclure d’autres individus, plus pauvres. Mais nous ne voyons pas que c’est ce que nous faisons, nous aussi.

De nos jours, pour protéger (préserver) les " riches" nous voyons des miradors, des " ghettos de riches, une nouvelle ségrégation riches -pauvres se rajoutant au Blanc / " gens de couleurs".

Mais chute, silence les pauvres.

Écrit par : Citizen Khane | lundi, 09 septembre 2013

En Norvège, la droite au seuil du pouvoir

Favori des élections parlementaires de ce lundi, le Parti conservateur pourrait s'allier à l'extrême droite pour gouverner. ( Parti du progrès, parti populiste et anti-immigré)

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