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08/03/2013

la «Rose blanche"

une photo de Gérard Mancini.

Décapitation de la «Rose blanche»

Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d'une vingtaine d'années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich. Leur crime est d'avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d'un mouvement clandestin, «La Rose blanche» (Die Weiße Rose en allemand).

Comment, de juin 1942 à février 1943 une poignée de jeunes étudiants chrétiens ont-ils pu défendre les valeurs démocratiques au prix de leur vie ? Comment ont-ils pu diffuser six tracts incendiaires tout en écrivant le soir des slogans pacifistes et antinazis sur les murs de Munich ?
Pierre Le Blavec
Les prémices de la résistance

Résidant à Ulm et âgé de 14 ans en 1933, le lycéen Hans Scholl n'est pas au début insensible aux discours de Hitler. Comme tous les jeunes Allemands de son âge, il s'engage avec sa soeur Sophie (12 ans) dans les Jeunesses Hitlériennes mais prend assez vite ses distances.

Aidé par ses parents et encouragé par l'éditeur Carl Muth du mensuel catholique Hochland, il rompt avec le national-socialisme et se consacre à ses études de médecine. Il lit les penseurs chrétiens (Saint Augustin, Pascal) et l'écriture sainte. Mais il est arrêté et emprisonné en 1938 pour sa participation à un groupe de militants catholiques.

Quatre ans plus tard, sa décision est prise. Il décide d'entrer en résistance par l'écrit après avoir lu des sermons de l'évêque de Münster Mgr von Galen dénonçant la politique du gouvernement à l'égard des handicapés.

Un noyau dur se constitue autour de Hans et Sophie Scholl (protestants) et de trois étudiants en médecine que lie une solide amitié : Alexander Schmorell (25 ans, orthodoxe et fils d'un médecin de Munich) ; Christoph Probst (23 ans marié et père de trois jeunes enfants), et Willi Graf (24 ans, catholique). Il est bientôt rejoint par Traute Lafrenz, une amie de Hans.

Hans et Sophie Scholl et leur ami Christoph Probst

En juin 1942, alors que Hitler est au sommet de sa puissance, le petit groupe décide d'appeler les étudiants de Munich à la résistance contre le régime nazi, qualifié de «dictature du mal». Sophie se garde d'informer de ses actions son fiancé, un soldat engagé sur le front de l'Est.
La rose s'épanouit

En moins de quinze jours, les jeunes gens rédigent et diffusent 4 tracts, signés «La Rose blanche» (Die Weiße Rose). Imprimés dans l'atelier de Munich mis à leur disposition par l'écrivain catholique Théodore Haecker, ils sont diffusés de la main à la main, déposés chez des restaurateurs de la ville ou adressés par la poste à des intellectuels non-engagés, des écrivains, des professeurs d'université, des directeurs d'établissements scolaires, des libraires ou des médecins soigneusement choisis.

Les tracts font référence à d'éminents penseurs (Schiller, Goethe, Novalis, Lao Tseu, Aristote) et citent parfois la Bible. Leurs lecteurs sont invités à participer à une «chaîne de résistance de la pensée» en les reproduisant et en les envoyant à leur tour au plus grand nombre possible de gens.

Willi Graf est enrôlé dans l'armée en juillet 1942 et découvre à cette occasion nombre d'atrocités. Quant à Hans Scholl et Alexander Schmorell, incorporés comme maréchal des logis dans la Wehrmacht en tant qu'étudiants en médecine, ils passent trois mois sur le front russe et constatent avec effroi l'horreur des traitements infligés aux juifs, aux populations locales et aux prisonniers soviétiques.

À partir de novembre 1942, les résistants de La Rose Blanche bénéficient du soutien de leur professeur Kurt Huber (49 ans, catholique convaincu) de l'université de Munich, qui devient leur mentor. Ils impriment et diffusent leurs tracts à des milliers d'exemplaires dans les universités allemandes et autrichiennes d'Augsbourg, Francfort, Graf, Hambourg, Linz, Salzburg, Sarrebruck, Stuttgart, Vienne et même de Berlin !

Le petit groupe collecte en même temps du pain pour les détenus de camps de concentration et s'occupe de leurs familles. Il est toutefois déçu par le peu d'écho de ses initiatives au sein de la population étudiante.

Un cinquième tract intitulé «Tract du mouvement de résistance en Allemagne» est distribué à plusieurs milliers d'exemplaires dans les rues, sur les voitures en stationnement et les bancs de la gare centrale de Munich ! Plus fort encore, en février 1943, Hans Scholl et Alexander Schmorell écrivent la nuit des slogans sur les murs du quartier universitaire : «Liberté ! Hitler massacreur des masses ! A bas Hitler !...»

Imprimé à plus de 2.000 exemplaires, distribué et envoyé par la poste, le sixième et dernier tract commente la défaite de Stalingrad, condamne les méthodes nazies et invite la jeunesse du pays à se mobiliser. Comme quelques centaines de ces tracts n'ont pu être expédiés, Hans Scholl décide de les diffuser dans l'Université de médecine.

Malheureusement, le matin du 18 février 1943, Hans et sa soeur Sophie sont aperçus par le concierge de l'université en train de jeter un dernier paquet de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont aussitôt arrêtés avec leurs amis, livrés à la Gestapo (la police politique) et emprisonnés à Stadelheim.
Un procès expéditif

Le 22 février 1943, après une rapide instruction, le Tribunal du peuple chargé des «crimes politiques» se réunit pour un procès expéditif de trois heures.

Il est présidé par Roland Freisler, venu exprès de Berlin. Cet ancien communiste est l'un des chefs nazis les plus brutaux qui soient. Sophie Scholl, qui a eu une jambe brisée au cours de son «interrogatoire » par la Gestapo et comparaît sur des béquilles, lui fait face avec un courage inébranlable.

Freisler prononce lui-même la condamnation à mort pour trahison de Hans Scholl, de sa soeur et de leur ami Christoph Probst - baptisé quelques heures avant son exécution par un prêtre de la prison.

Sophie et Hans sont exécutés par les fonctionnaires de la prison de Stadelheim après avoir revu une dernière fois leurs parents, Robert et Magdalene Scholl. Hans Scholl s'écrie «Vive la Liberté!» avant de mourir sur la guillotine (cet instrument a été importé de France en Bavière au XIXe siècle, à la suite des guerres napoléoniennes). Depuis, les trois jeunes martyrs reposent les uns à côté des autres dans le cimetière voisin de la forêt de Perlach.

Quelques mois plus tard, un second procès frappe quatorze accusés pris dans la même vague d'arrestations : le professeur Kurt Huber, Alexander Schmorell et son camarade Willi Graf sont condamnés à mort. À l'automne 1943, le réseau de Hambourg est lui aussi démantelé par la Gestapo.

Dix autres membres de la Rose Blanche - amis des Scholl, jeunes étudiants des universités d'Ulm et de Sarrebruck, ou sympathisants actifs comme Eugen Grimminger qui les avait aidés financièrement - sont envoyés en camp de concentration où ils paieront aussi de leur vie leur participation aux activités du mouvement.

Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie d'une notoriété nationale et même mondiale. Le 27 juin 1943, parlant de «la naissance d'une foi nouvelle, celle de l'honneur et de la liberté», l'écrivain allemand en exil Thomas Mann lui rend hommage sur les ondes de la BBC tandis que durant l'été 1943, l'aviation anglaise jette sur le pays un million d'exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber.

L'ami de coeur de Sophie, qui était sur le front de l'Est, obtient une permission sitôt qu'il apprend son arrestation mais il arrive à Munich deux heures après son exécution. Il va entrer dès lors dans la résistance au péril de sa vie...

La Rose Blanche a vécu à peine un an mais la mémoire d'une lutte héroïque - contre la résignation et pour la défense de la liberté d'opinion lorsqu'elle est menacée -, elle, ne s'éteindra jamais.
Décapitation de la «Rose blanche»

Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d'une vingtaine d'années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de... Munich. Leur crime est d'avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d'un mouvement clandestin, «La Rose blanche» (Die Weiße Rose en allemand).


Aidé par ses parents et encouragé par l'éditeur Carl Muth du mensuel
 
Comment, de juin 1942 à février 1943 une poignée de jeunes étudiants chrétiens ont-ils pu défendre les valeurs démocratiques au prix de leur vie ? Comment ont-ils pu diffuser six tracts incendiaires tout en écrivant le soir des slogans pacifistes et antinazis sur les murs de Munich ?
Pierre Le Blavec
Les prémices de la résistance

Résidant à Ulm et âgé de 14 ans en 1933, le lycéen Hans Scholl n'est pas au début insensible aux discours de Hitler. Comme tous les jeunes Allemands de son âge, il s'engage avec sa soeur Sophie (12 ans) dans les Jeunesses Hitlériennes mais prend assez vite ses distances.

Aidé par ses parents et encouragé par l'éditeur Carl Muth du mensuel catholique Hochland, il rompt avec le national-socialisme et se consacre à ses études de médecine. Il lit les penseurs chrétiens (Saint Augustin, Pascal) et l'écriture sainte. Mais il est arrêté et emprisonné en 1938 pour sa participation à un groupe de militants catholiques.

Quatre ans plus tard, sa décision est prise. Il décide d'entrer en résistance par l'écrit après avoir lu des sermons de l'évêque de Münster Mgr von Galen dénonçant la politique du gouvernement à l'égard des handicapés.

Un noyau dur se constitue autour de Hans et Sophie Scholl (protestants) et de trois étudiants en médecine que lie une solide amitié : Alexander Schmorell (25 ans, orthodoxe et fils d'un médecin de Munich) ; Christoph Probst (23 ans marié et père de trois jeunes enfants), et Willi Graf (24 ans, catholique). Il est bientôt rejoint par Traute Lafrenz, une amie de Hans.

Hans et Sophie Scholl et leur ami Christoph Probst

En juin 1942, alors que Hitler est au sommet de sa puissance, le petit groupe décide d'appeler les étudiants de Munich à la résistance contre le régime nazi, qualifié de «dictature du mal». Sophie se garde d'informer de ses actions son fiancé, un soldat engagé sur le front de l'Est.
La rose s'épanouit

 la photo de Louise Px.

 
 
Photo


En moins de quinze jours, les jeunes gens rédigent et diffusent 4 tracts, signés «La Rose blanche» (Die Weiße Rose). Imprimés dans l'atelier de Munich mis à leur disposition par l'écrivain catholique Théodore Haecker, ils sont diffusés de la main à la main, déposés chez des restaurateurs de la ville ou adressés par la poste à des intellectuels non-engagés, des écrivains, des professeurs d'université, des directeurs d'établissements scolaires, des libraires ou des médecins soigneusement choisis.

Les tracts font référence à d'éminents penseurs (Schiller, Goethe, Novalis, Lao Tseu, Aristote) et citent parfois la Bible. Leurs lecteurs sont invités à participer à une «chaîne de résistance de la pensée» en les reproduisant et en les envoyant à leur tour au plus grand nombre possible de gens.

Willi Graf est enrôlé dans l'armée en juillet 1942 et découvre à cette occasion nombre d'atrocités. Quant à Hans Scholl et Alexander Schmorell, incorporés comme maréchal des logis dans la Wehrmacht en tant qu'étudiants en médecine, ils passent trois mois sur le front russe et constatent avec effroi l'horreur des traitements infligés aux juifs, aux populations locales et aux prisonniers soviétiques.

À partir de novembre 1942, les résistants de La Rose Blanche bénéficient du soutien de leur professeur Kurt Huber (49 ans, catholique convaincu) de l'université de Munich, qui devient leur mentor. Ils impriment et diffusent leurs tracts à des milliers d'exemplaires dans les universités allemandes et autrichiennes d'Augsbourg, Francfort, Graf, Hambourg, Linz, Salzburg, Sarrebruck, Stuttgart, Vienne et même de Berlin !

Le petit groupe collecte en même temps du pain pour les détenus de camps de concentration et s'occupe de leurs familles. Il est toutefois déçu par le peu d'écho de ses initiatives au sein de la population étudiante
 
Imprimé à plus de 2.000 exemplaires, distribué et envoyé par la poste, le sixième et dernier tract commente la défaite de Stalingrad, condamne les méthodes nazies et invite la jeunesse du pays à se mobiliser. Comme quelques centaines de ces tracts n'ont pu être expédiés, Hans Scholl décide de les diffuser dans l'Université de médecine.

Malheureusement, le matin du 18 février 1943, Hans et sa soeur Sophie sont aperçus par le concierge de l'université en train de jeter un dernier paquet de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont aussitôt arrêtés avec leurs amis, livrés à la Gestapo (la police politique) et emprisonnés à Stadelheim.
Un procès expéditif

Le 22 février 1943, après une rapide instruction, le Tribunal du peuple chargé des «crimes politiques» se réunit pour un procès expéditif de trois heures.

Il est présidé par Roland Freisler, venu exprès de Berlin. Cet ancien communiste est l'un des chefs nazis les plus brutaux qui soient. Sophie Scholl, qui a eu une jambe brisée au cours de son «interrogatoire » par la Gestapo et comparaît sur des béquilles, lui fait face avec un courage inébranlable.

Freisler prononce lui-même la condamnation à mort pour trahison de Hans Scholl, de sa soeur et de leur ami Christoph Probst - baptisé quelques heures avant son exécution par un prêtre de la prison.

Sophie et Hans sont exécutés par les fonctionnaires de la prison de Stadelheim après avoir revu une dernière fois leurs parents, Robert et Magdalene Scholl. Hans Scholl s'écrie «Vive la Liberté!» avant de mourir sur la guillotine (cet instrument a été importé de France en Bavière au XIXe siècle, à la suite des guerres napoléoniennes). Depuis, les trois jeunes martyrs reposent les uns à côté des autres dans le cimetière voisin de la forêt de Perlach.

Quelques mois plus tard, un second procès frappe quatorze accusés pris dans la même vague d'arrestations : le professeur Kurt Huber, Alexander Schmorell et son camarade Willi Graf sont condamnés à mort. À l'automne 1943, le réseau de Hambourg est lui aussi démantelé par la Gestapo.

Dix autres membres de la Rose Blanche - amis des Scholl, jeunes étudiants des universités d'Ulm et de Sarrebruck, ou sympathisants actifs comme Eugen Grimminger qui les avait aidés financièrement - sont envoyés en camp de concentration où ils paieront aussi de leur vie leur participation aux activités du mouvement.

Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie d'une notoriété nationale et même mondiale. Le 27 juin 1943, parlant de «la naissance d'une foi nouvelle, celle de l'honneur et de la liberté», l'écrivain allemand en exil Thomas Mann lui rend hommage sur les ondes de la BBC tandis que durant l'été 1943, l'aviation anglaise jette sur le pays un million d'exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber.
 

L'ami de coeur de Sophie, qui était sur le front de l'Est, obtient une permission sitôt qu'il apprend son arrestation mais il arrive à Munich deux heures après son exécution. Il va entrer dès lors dans la résistance au péril de sa vie...

La Rose Blanche a vécu à peine un an mais la mémoire d'une lutte héroïque - contre la résignation et pour la défense de la liberté d'opinion lorsqu'elle est menacée -, elle, ne s'éteindra jamais.
 

24/01/2013

Mai 1968 : doc en musique

 

 

Mai 1968 : la révolte en chantant | Rue89 Culture :

A la Une 22/03/2008 à 17h39

 


Montage (Flickr).

On peut se souvenir avec des idées, des pensées, des images, des émotions. On peut se souvenir en chantant. On peut dire un moment, une époque, par ses airs. Que fredonnaient-ils, les Français, dans cette année 1968 ? Que chantaient les étudiant(e)s de Nanterre ce 22 mars 1968 dont on dit qu’il marque le commencement de Mai 68 ?

Il y a ceux qui savent, ils savent ce qu’était, Mai 68, ils ont les mots pour le dire, ils disent « une fête », « un grand monôme », « une crise adolescente », « une farce de fils à papa », ils disent « la porte ouverte de l’individualisme », ou « du libéralisme », ou « du développement de la société de consommation », ou « de l’américanisation de la France », mai incarnant la ruse de l’histoire pour moderniser la France contre une bourgeoisie archaïque. D’autres disent « la plus grande grève ouvrière », « la révolution trahie par les bureaucrates », « la jonction impossible étudiants-ouvriers », l’espérance violente d’un autre monde. D’autres ont encore en tête et au cœur -et sans doute en ont-ils la nostalgie- un bonheur collectif inouï, une parenthèse enchantée, quelque chose somme toute assez mystérieux. 

Côté étudiants, l’affaire, en effet, est d’abord nanterroise : mouvements divers à l’université de Nanterre, une fac récente construite dans un quartier non traditionnellement universitaire, à la différence du Quartier latin, pour faire face à l’afflux d’étudiants (mais on est très loin de la massification de l’enseignement supérieur des années 1990). Mouvements alimentés par les « gauchistes » (appellation à venir, qualificatif lancé quelques semaines plus tard par le parti communiste français en démarquage de l’ouvrage de Lénine « La Maladie infantile du communisme : le gauchisme ») et qui se focalisent sur différentes revendications, déjà depuis l’automne 1967 contre la réforme de l’enseignement supérieur, contre la vie sur le campus, contre l’interdiction faite aux garçons d’aller dans le dortoir des filles…

Jacques Tarnerao, chercheur, était de ceux qui ont lancé ce 22 mars et qui ont chanté, sans en connaitre toutes les strophes, « l’Internationale » : 

A partir de janvier 1968, la contestation est permanente, mise en œuvre par une « minorité active » de « gauchistes » : avec interruption des cours, interpellations des professeurs, meetings… Un certain Daniel Cohn-Bendit en est le leader.

Le 22 mars, des militants des comités Vietnam sont appréhendés chez eux, au petit matin, tandis qu’un militant de la JCR (Jeunesse communiste révolutionnaire), connu à Nanterre, l’a été la veille au soir dans le cadre d’une enquête « concernant la sécurité publique ». Dans l’après-midi du 22, à Nanterre, se tient une assemblée générale pour organiser la riposte « contre la répression ». La Tour, soit le bâtiment administratif, est occupée, y compris la salle du conseil, au dernier étage, celle où siègent d’ordinaire les professeurs. Le Mouvement du 22 mars est né, regroupant situationnistes, guevaristes, trotskistes, anarchistes, ex-communistes, inorganisés… C’est une mouvance, un mouvement, ni une organisation ni un parti.

A partir de ce jour, l’agitation sera quotidienne ou presque sur le campus de Nanterre, ponctuée d’incidents divers qui aboutiront à la décision de fermer la faculté, le 3 mai.

Les chansons seront, elles, continuellement entonnées durant tout le mois de mai. L’architecte Roland Castro était militant mao et avait participé à la fondation du mouvement « Vive la Révolution ». Il chante toujours : 

Texte : Martine Storti
Vidéo : Zineb Dryef

Rue89 et le Hall de la Chanson célèbrent les chansons de mai 68
Lire aussi : 32 jours de mai, de Martine Storti - éd. Le Bord de l’eau - 197p., 16,15€.

 
Mai 68 - Dix semaines qui ébranlèrent la France - 1/8  : 

Le drôle de mai: chronique des années de boue  Mai 68 : c'est à partir de cette date que l'opinion a découvert les conditions de vie de la «main-d'oeuvre étrangère» et que la question des immigrés est intervenue dans le débat politique.

Mai 68 images rares (part1) ,  (part2) , (part3)  , (part4) Pour comprendre les origines du mouvement de mai 68, découvrez les actualités d' Eclair, inédites et non censurées, diffusées dans les salles de cinéma de l'époque, en 16mm.

LA REPRISE DU TRAVAIL AUX USINES WONDER - version française :

08:47 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire

04/12/2012

L'argent de la Résistance

 

L'une des armes les plus redoutables de la Seconde Guerre mondiale ne tuait pas.
Elle influençait le moral des combattants et des civils. C'était la radio. Sans elle, l'appel du général de Gaulle aurait-il eu le même écho ? La prise d'antenne à Paris par une poignée d'hommes courageux en 1944, a changé l'Histoire de notre pays.

1919-1939 : la drôle de paix : 1919-1939 : la drôle de paix Histoire réalisé en 2009 par David Korn-Brzoza  

http://www.dailymotion.com/visited/group/170941/3

 

Pour beaucoup de Français, et notamment les poilus, qui ont combattu courageusement, la Première Guerre mondiale devait être la «der des der». Pourtant, en moins de deux décennies, l'Europe, et la France en particulier, devait glisser une nouvelle fois dans la barbarie et la cruauté d'un autre conflit. Les rêves des pacifistes furent réduits à néant, et une nouvelle génération jetée dans la tourmente. Quels enchaînements sinistres ont précédé la Seconde Guerre mondiale ? Retour sur ces événements tragiques à travers la chronique d'un temps nourri de passions et de bouleversements, dominé par des personnalités puissantes.

 

Il n'aura fallu que vingt ans pour que tout bascule : l'affaissement des démocraties ; le redécoupage des frontières adopté par le traité de Versailles, en 1919 ; l'installation des dictatures en Italie, en Allemagne et en Espagne. Sans oublier un krach venu des Etats-Unis, qui, lors des années 1930, déploya ses ondes destructrices dans toute l'économie européenne et provoqua des catastrophes sociales considérables.

 

Tout semblait presque sourire à l'Europe au lendemain du grand carnage de la Première Guerre mondiale : elle voulait oublier les dix millions de morts dans les jouissances des Années folles, criait « Plus jamais ça ! », et plaçait la guerre hors la loi, en s'illusionnant sur une Société des nations (SDN) confiante, mais pourtant impuissante à faire face aux régimes totalitaires qui gangrenaient les pays voisins de la France. Ces deux décennies virent une succession d'espérances et de châtiments, de courages politiques et de veuleries diplomatiques, de renoncements et de cécité consentante, la Grande-Bretagne apparaissant comme le pivot incontournable des relations internationales.

 

Ce film, coécrit par Jean-Noël Jeanneney, articule des images d'archives impressionnantes avec un commentaire précis, analytique et remarquablement clair. L'enchaînement des événements et l'histoire de cette « drôle de paix » y sont décrits minutieusement. L'histoire, dit-on, ne se répète jamais.

 

1919-1939 : la drôle de paix : 1919-1939 : la drôle de paix

Histoire réalisé en 2009 par David Korn-Brzoza  

http://www.dailymotion.com/visited/group/170941/3

39-40, la guerre des images ,  Histoire réalisé en 2010 par Jean-Christophe Rosé  DOCUMENTAIRE - source public senat39/40 la guerre des images - épisode 1 "Drôle de guerre"Diffusée le 04/07/2011 Durée : 52 minutes Coproduit par l'ECPAD, Arte France et La compagnie des Phares et Balises, le film 39-40, la guerre des images décrit cette période de l'histoire à travers la mise en place et la montée en puissance des propagandes françaises, britanniques et allemandes. Un documentaire de Jean Christophe Rosé 

39-40, la guerre des images : liste des épisodes : La débâcle - samedi 23 juin 2012 , La drôle de guerre - samedi 23 juin 2012> En savoir plus 39/40, la guerre des images (1) - Vidéo Dailymotion , 6 partie de 17 minutes

 

philippe-petain 1.jpg

 

 Philippe Pétain bande annonce documentaire Julianto Arte :
 

 

 

 

L'argent de la Résistance Histoire par David Korn-Brzoza  Mardi 4 décembre 22:50 au mercredi 5 décembre 00:00 sur France 2 

L'argent de la résistance - YouTube

 

 

 



 Dès le début de l'Occupation, les résistants ont besoin de liquidités : il faut éditer des tracts, des journaux clandestins. Quand le combat prend de l'ampleur, il faut des armes, des munitions, des faux papiers. Le système D est de rigueur mais ça ne suffit pas. Jean Moulin l'a compris. Quand il arrive à Londres, il convainc le Général de Gaulle de cette nécessité et en janvier 1942, il est parachuté sur la France avec 1,5 millions de francs que De Gaulle lui a remis pour unifier la Résistance intérieure. Grâce à sa force de persuasion, mais aussi grâce à l'argent, «Max» accomplit sa mission. Mais unifier la Résistance, ce n'est pas si simple. Chaque mouvement a besoin d'argent. La concurrence est rude, et les arbitrages nombreux.

Déjà auteur d'un formidable documentaire sur les prémices de la Seconde Guerre mondiale (1919-1939 : la drôle de paix), David Korn-Brzoza, monteur récurrent des films de Patrick Rotman, fait une nouvelle fois la preuve de son talent de narrateur. Il raconte ici comment l'argent devint, entre 1942 et 1944, un enjeu de pouvoir et de survie pour les mouvements de la Résistance.

Exilé à Londres en juin 1940, de Gaulle devait alimenter financièrement les différents réseaux de la Résistance intérieure française — et garder ainsi sa tutelle sur la France libre. Il obtiendra une aide auprès du gouvernement britannique. Influencé par l'Américain Roosevelt, qui voyait en de Gaulle un futur dictateur, Churchill finira par couper les vivres. En 1944, les maquisards, dont les rangs grossissent, créent alors le concept de « hold-up patriotique » pour financer leurs actions, dévalisant banques et bureaux de poste en échange de « bons de réquisition ».

Commentaire haletant, montage dynamique, archives savoureuses : David Korn-Brzoza rend limpides les jeux de pouvoir et les rapports de force en temps de guerre. Il fait entendre le récit d'anciens résistants, dont Daniel Cordier, ancien bras droit de Jean Moulin. A l'évocation de leurs faits d'armes, ces nonagénaires ont encore l'oeil qui pétille. — Perrine Dutreil

Perrine Dutreil

largent de la resistance on Vimeo : 67 min

 

Le nerf de la guerre n'a jamais été absent de la bataille de France. Et même quand les armes se sont tues, cette bataille de l'argent a continué. Dénonciations, scandales, purges mais aussi trésors de guerre et financement des partis politiques. L'argent a été au cœur de la bataille de France. Ce fut autant un enjeu de pouvoir qu’un enjeu de survie...

Documentaire réalisé par David Korn-Brzoza - Novembre 2012

 La publication, soixante après, d'un brouillon du statut des juifs - promulgué le 18 octobre 1940 -, qui aurait été durci de la main même du maréchal Pétain, vient de rappeler au souvenir des Français un passé qu'ils ont préféré oublier en partie. Que garde-t-on en mémoire aujourd'hui de celui qui fonda le régime de Vichy, commençant à 84 ans «une carrière de dictateur» grâce à son auréole de «sauveur de Verdun» ? Se souvient-on de l'adoration presque unanime qui entoura ce collaborationniste convaincu ? Pourquoi un pays qui s'est tant identifié à l'idéal républicain a-t-il sacrifié ses valeurs pour plébisciter un vieillard blanchi sous le harnais militaire ? Avec l'historien Henry Rousso, Paule Muxel et Bertrand de Solliers interrogent, archives saisissantes à l'appui, le «cas Pétain».Paule Muxel et Bertrand de Solliers - Films & Documentaires.com : Philippe Pétain", documentaire de Paule Muxel et Bertrand de Solliers. : Philippe Pétain", documentaire de Paule Muxel et Bertrand de Solliers. Diffusé le mercredi 24 novembre 2010, à 20h40 sur Arte. Thème(s) : Idées| Essai 

BLUM - PÉTAIN, DUEL SOUS L'OCCUPATION - YouTube
 

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Les avant-premières de Télérama.fr | Que savaient précisément Roosevelt, Staline et Churchill de l'extermination des Juifs tout au long de la guerre ? Se fondant sur les archives déclassifiées, Virginie Linhart retrace l'attitude des dirigeants… Une passionnante leçon de realpolitik, à voir jusqu'à lundi 29 octobre sur Télérama.fr.

Le 26/10/2012 à 11h07

Ce qu'ils savaient. Les Alliés face à la Shoah (privée :

La diffusion se terminera lundi 29 octobre 2012 à 10h.

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 Ce qu'ils savaient. Les Alliés face à la Shoah, documentaire de Virginie Linhart, lundi 29 ocobre 2012, à 23h05, sur France 3.

A LIRE AUSSI
 
 
Ce mardi 6 novembre notre camarade Seb passe en procès à Béthune, suite à son arrestation à Hénin-Beaumont le soir des législatives où se tenait un rassemblement contre le FN. Soyon nombreux devant le tribunal de Béthune dès 13h30! faites passer l'info! http://solidarite-antifa-henin-beaumont.kazeo.com/communi...
 
 
 
 


Docs ad Hoc : La libération des ondes - vidéo Dailymotion

Programmes | Ce soir | fr - ARTE,

 

soirée polar, énigme sur fond de seconde guerre mondiale avec UN ÉTÉ 44 - Bande Annonce Officielle la série britannique enquête codée et le film de Fritz Lang  et le corbeau (Bande-annonce)
  Enquêtes codées est une série télévisée dramatique britannique en sept épisodes de 45 minutes créée par Guy Burt et diffusée entre le 6 septembre 2012 et le 27 janvier 2014 sur ITV. Wikipédia

A travers ces films et documentaires, les réalisateurs ont voulu montré une ambiance de l'époque faite de courage, de trahison, de duperie. Quoi de mieux que le polars sombre pour le refléter au plus prêt/ 
 
Man Hunt Full Movie - YouTube
 Des scène d'antology, en veux tu ,en voila

 
corbeau part 1 -vidéo Dailymotion : part 2, part 3, part 4, part 5, part 6


 

 France 3 / Un village français - saison 7 : Extrait du procès de Daniel Larcher (ep 61)

 Les jeux d'Hitler : Hitler.La.Naissance.Du.Mal , The War : Une guerre... ,1919-1939 : la drôle de paix , Les rouges bruns et vlan !!! , Le pogrom des Roms , Ces anciens fachos qui nous... , Dans la tête de l'extrême... , RIDAN - Ah Les Salauds !... , Qui est Alain Soral , Qu'est-ce que le fascisme ? , Spécial investigation : La...L’oligarchie des incapables : incompétence et lâcheté

 
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