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25/03/2012

De la guerre froide au Grand Jeu

ÉDITORIAL • De la guerre froide au Grand Jeu

Veto russe et chinois sur la Syrie, menace israélienne de frappes en Iran, tergiversations occidentales, succession périlleuse en Corée du Nord…

L’actualité en 2012 est décidément géostratégique,aprèsavoirété politique en 2011 avec les “indignés” et les “printemps arabes”( En quoi c'est une crise. , néolibéralisme : dates et noms, La constituante en marche! ) . Pour comprendre ce qui se passe, un retour en arrière s’impose. Car la situation présente évoque ce qu’on a appelé le Grand Jeu, une lutte sourde entre la Russie et la Grande-Bretagne tout au long du XIXe siècle. Ces deux puissances coloniales voulaient alors contrôler l’Asie centrale, ses richesses minières et, pour Moscou, son accès à la mer. Coups bas, espionnage, renversements de potentats locaux étaient le lot commun de ces contrées, avec la Perse déjà au cœur du conflit

Aujourd’hui, le Grand Jeu se joue principalement entre les Etats-Unis et la Chine, avec la Russie comme appoint. Il ne s’agit plus de coloniser des territoires, ni de richesses minières, mais de zones d’influence et de pétrole. Les régions en jeu sont presque les mêmes qu’autrefois : l’Iran et le Moyen-Orient, et dans une moindre mesure l’Asie centrale. Mais d’autres zones peuvent intéresser les puissances, l’Afrique notamment et toujours l’Extrême-Orient. L’internationalisation du néolibéralisme ! : De la guerre froide au Grand Jeu , De la guerre froide au Grand Jeu : La bataille de l'énergie, La Chine et la guerre des monnaies ( cliquer ici) , Pendant que la bataille de l'énergie fait rage ( Eau (: La guerre de l’eau), Spéculation sur le bien commun ... , les peuples souffrent L'eau, un enjeu du XXIe siècle

chroniques é,pays émergents,la chine,le canadaQuand la Chine et le Canada décident de s'entendre :

 La Chine et le Canada ont signé le mois dernier une série d'accords destinés à booster le commerce bilatéral qui plafonnait jusqu'alors à des niveaux modestes. En particulier, ces accords vont remettre en selle immédiatement les exportations de boeuf canadien et de produits issus des graisses animales après une pause de neuf années.

Ces accords ont été signés à Pékin par Wen Jiabao et le Premier ministre canadien Stéphane Harper et les deux pays doivent conduire une revue juridique de ces accords et les ratifier avant qu'ils ne prennent effet.

Mais ces accords couvrent une large gamme étendue à d'autres domaines. Il est en fait question de renforcer un partenariat stratégique entre les deux pays.

Les Canadiens sont particulièrement intéressés à augmenter leurs exportations de pétrole, mettant en avant le besoin de diversifier leurs exportations au-delà des Etats-Unis qui restent le plus grand importateur d'énergie canadienne.

Les exportations de boeuf avaient été stoppées en 2003 après que le Canada a découvert un cas de vache folle dans un troupeau. La Chine s'était engagée dès 2010 à reprendre le commerce du boeuf canadien. Des deux côtés, on a passé en revue les 18 années de négociations traitant à la fois de la promotion de l'investissement étranger et de la protection commerciale réciproque.

Le montant actuel de commerce bilatéral, qui est en dessous de 60 milliards de dollars canadiens en 2010, montre le potentiel énorme qu'il y a pour une croissance de celui-ci.

D'après le Premier ministre canadien, l'investissement canadien en Chine a augmenté de 39% en 2010 par rapport à 2009 pour atteindre près de 5 milliards de dollars canadiens.

De l'autre côté, les investissements chinois au Canada pour la même année totalisent 14 milliards de dollars,en augmentation de 9% par rapport à 2009. Le Canada est déterminé à ouvrir de nouveaux marchés et à réduire sa dépendance aux Etats-Unis, qui absorbent environ 75% de toutes les exportations canadiennes.

Depuis peu en effet, Ottawa intensifie ses souhaits de diversifier ses exportations après que Washington a opposé un veto politique à un pipeline qui aurait transporté du brut canadien de la province d'Alberta vers le Texas. Pour l'instant, la Chine n'importe pas de pétrole canadien mais se déclare intéressée pour le faire.

L'accord signé par les deux pays porte sur l'énergie (le pétrole, le gaz, et l'énergie nucléaire) mais concerne aussi le commerce et les investissements. Cet accord va augmenter les possibilités d'attirer les capitaux des deux côtés et améliorer l'accès aux marchés pour les ressources canadiennes en énergie, de même que les technologies et les services associés.

Ainsi, une grande banque d'investissement canadienne, CANACCORD FINANCIALS, est en train de s'associer avec la banque chinoise IMPORT EXPORT BANK OF CHINA (connue sous le nom d'EXIMBANK) pour créer un fonds d'un milliard de dollars qu'ils appellent le Canada-China Natural Resources Fund, destiné à être investi dans des compagnies canadiennes exploitant les ressources naturelles.

Comme vous le voyez, le voyage du Premier ministre canadien en Chine a eu pour but de créer des liens plus étroits entre les deux pays sur le plan économique, et il a demandé aux officiels chinois de permettre aux compagnies canadiennes d'investir en Chine.

Sur un autre plan, et dans l'autre sens, les capitaux chinois se sont déversés sur le secteur canadien des ressources naturelles – notamment sur l'énergie. Les compagnies d'Etat chinoises ont investi dans les sables bitumineux canadiens et s'intéressent au secteur des mines, avec en vue des accords importants.

Avec le nouveau fonds dont je vous parle, le flux d'argent ne peut qu'augmenter. Les objectifs du fonds portent également sur le développement durable. La création de ce fonds démontre le rôle accru des marchés financiers canadiens dans le développement des compagnies de matières premières, et l'expansion continuelle de la participation chinoise dans le secteur des ressources naturelles, partout dans le monde.

 

08/03/2012

Le potentiel de l'Afrique attise toutes les convoitises

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique a toujours été un point chaud du globe. L'exploitation des richesses minières et du pétrole en particulier exacerbe les rivalités locales, sans parler des luttes entre grandes puissances, par procuration. La stabilité du continent est périodiquement remise en question que ce soit pour des raisons religieuses, tribales, ethniques, ou pour le contrôle des richesses du sous-sol. La présence internationale existe et pèse, depuis de nombreuses années, dans tout le continent. Voir Naomi Klein - la stratégie..., web-reportage "Nigeria : la..., [Projection] "Main basse..., Agir contre le bétonnage des terres nourricières - Convergence des luttes - Basta ! Globalia de Jean Christophe..., Le groupe de Vincent Bolloré a bien obtenu des marchés publics - LeMonde.fr

Le néo-colonialisme est donc le fait des pays émergents, le Brésil, la Chine et l'Inde, sans oublier les anciennes puissances coloniales. Surtout pour la Chine

L'Afrique est de plus en plus courtisée par les pays émergents
On ne compte plus les visites des dirigeants indiens, chinois, turcs, russes, vénézuéliens. Cette coopération est montée en puissance ces dernières années, avec de grandes capacités de financement de la part de ces pays émergents.

Économie de l'Afrique du Sud - Wikipédia

Population active par secteur, agriculture : 9 % ... de 35 places dans leur classement entre 1990 et 2005, constatant l'appauvrissement général de la population 
 
Comme le déclarait ce matin sur un ton de croque-mort le chroniqueur de fRance Kultur, " I y a cette triste RÉALITÉ -T - ÉGALEMENT (liaison "mal-t-à propos" d'origine ) :
JOHANNESBURG (Sipa-AP) - Le groupe minier AngloGold Ashanti prévoit de licencier environ 12.000 employés sud-africains qui mènent une grève dans trois sites aurifères...Est-ce vraiment plus agréable de se faire tirer dessus par des policiers noirs quand on est mineur africain ? Faudra leur demander. En tout cas, l'apartheid social remplace sans problème l'apartheid racial, ce qui démontre une fois de plus que ce dernier n'est qu'un paravent entretenu par les classes dominantes pour masquer les vraies contradictions irréductibles du capitalisme marchand. 
LUTTE DES CLASSES : Afrique du Sud: AngloGold Ashanti prévoit de licencier 12.000 mineurs grévistes 
 

Les rivières d'or d'Afrique du Sud

- En 2007, la Chine a dépassé l'Afrique du Sud pour devenir le premier pays producteur d'or au monde. En 2011, selon le World Gold Council, la Chine a été le seul pays à produire plus de 300 tonnes d'or sur l'année (355 tonnes exactement). L'Australie arrivait en deuxième position avec 261 tonnes, suivie par les Etats-Unis avec 237 tonnes, et par la Russie avec 200 tonnes ; on trouvait en cinquième position l'Afrique du Sud avec 191 tonnes.

Il faut savoir qu'en 1970, l'Afrique du Sud a produit à elle seule plus de 1 000 tonnes d'or. Ce fut l'année du pic de la production aurifère dans le bassin de Witwatersrand. L'or dans ce bassin fut "découvert" en mars 1886 -- selon certaines sources par un Australien nommé George Harrison. Au cours des 120 dernières années, le bassin a produit plus de 1,5 milliard d'onces d'or.

Un trader de devises, serait  entré dans un exposé détaillé de la géologie du bassin de Witwatersrand
De toute façon, les pressions sur les salaies sont fortement présentes dans l'industrie minière en Afrique du Sud. . Cette décision mit fin à la grève et le titre s'envola en Bourse.

De semblables hausses de salaires vont probablement avoir lieu pour les mineurs aurifères. Une partie des facteurs à l'origine de la hausse des salaires est propre à l'Afrique du Sud. Mais on pourrait également y voir les symptômes d'une fin de cycle sur les ressources : une hausse des salaires associée à celle des coûts d'investissement. La hausse de la production pour bénéficier de prix plus élevés pousse tous les coûts vers le haut.

Mais les prix de l'or augmentent-ils ? Ces dernières années, l'or a atteint chaque fois de nouveaux plus hauts records en dollar américain. Cela crée beaucoup d'agitation et conduit tous ceux qui sont des "gold bugs", des fanatiques de l'or, à croire qu'ils sont des génies.

 Historiquement, cela signifie que le platine est plus cher que l'or. Mais comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus, le prix de l'or était plus élevé que celui du platine fin 2008 et début 2009. Depuis juillet 2011, l'or a repris l'avantage sur le platine. L'écart entre les deux est resté constant.

"Pléthore de théories tentent d'expliquer cet écart. Le platine a plus d'utilisations industrielles que l'or. Quand le monde est en récession, la peur monte et la vente de pots catalytiques baisse. Les traders vont adopter une position longue sur l'or et être à la vente sur le platine. D'un autre côté, si vous voulez faire un pari sur une reprise mondiale, vous feriez la transaction opposée : vendre l'or et être à l'achat sur le platine". Franchement, on ne va pas adopter en ce moment un sens ou l'autre avec grande conviction.

Source : Les rivières d'or d'Afrique du Sud | La Chronique Agora, pearltrees.com

L'Inde, par exemple, bénéficie des réseaux de la diaspora indienne, surtout en Afrique de l'Est et en Afrique du Sud. Les sociétés indiennes se sont positionnées sur des domaines bien particuliers, comme les télécommunications, le transport routier, ou l'exploitation des phosphates, offrant aussi ses services dans les nouvelles technologies où elle a une compétence reconnue. Elle a octroyé des crédits à huit pays africains pour des projets économiques et sociaux et pour le développement d'infrastructures, en partie confié à des entreprises indiennes.

Est-ce pour des raisons historiques (trois millions d'Africains y ont été déportés en tant qu'esclaves en un siècle et demi), toujours est-il que les dirigeants brésiliens se veulent solidaires du continent africain, au-delà des intérêts économiques. De solides relations se sont nouées avec l'Afrique du Sud, des transferts de technologies agricoles adaptées au climat tropical sec se mettent en place. Et les expériences réussies de l'ex-président Lula pour faire reculer la pauvreté intéressent les capitales africaines.

L'Afrique l'a bien compris et trouve son intérêt à se tourner vers le Brésil qui exporte des protéines végétales, procède à des investissements miniers, importe du pétrole. Réciproquement, le Brésil a trouvé dans l'Afrique du Sud un partenaire de choix, suffisamment développé pour que les échanges soient productifs pour les deux pays.

C'est ainsi que l'Afrique est devenue un enjeu entre le Brésil, la Chine et l'Inde, sans oublier les anciennes puissances coloniales. Surtout pour la Chine

Vers un néo-colonialisme chinois ?
L'entrée en jeu des Chinois, dont l'intérêt est d'accaparer les richesses minières à tout prix, ne peut que compliquer la géopolitique locale. Les relations de la Chine avec l'Afrique sont pour l'instant économiques – le commerce entre les deux zones a été multiplié par cinq en six ans.

C'est une évidence : la Chine a besoin des matières premières et du pétrole africains ( voir La dépendance chinoise au... ). Elle trouve en plus des débouchés pour ses propres entreprises dans le secteur des travaux publics, des télécommunications, ou du textile. La Chine, riche en devises, en profite pour proposer des financements pour le développement d'infrastructures pour lesquelles elle prescrit également les services de ses entreprises.

Depuis maintenant une bonne décennie, la Chine s'efforce d'être omniprésente en Afrique, sûre d'arriver ainsi à capter les richesses locales. Les Chinois ne s'en cachent pas vraiment. Tenez, selon l'AFP, le ministre chinois des Affaires étrangères, en visite en Namibie début janvier, a comparé l'Afrique à une "mine d'or" pour les investissements étrangers. Le ministre arrivait d'une tournée au Niger et en Côte-d'Ivoire : "L'Afrique est une terre fertile pour les investisseurs étrangers, et c'est une mine d'or pour attirer les investisseurs étrangers, spécialement pour les infrastructures, qui sont le sang et les muscles d'un pays".

Le ministre a signé un accord de coopération incluant un prêt de 2,5 millions d'euros à la Namibie. Celle-ci est un grand désert peu peuplé (2,3 millions d'habitants) et pourtant, 27 sociétés chinoises y sont actuellement actives dans les travaux publics, les mines, l'ingénierie et les services financiers. Selon la Banque mondiale, environ 35 000 Chinois y vivent actuellement. En Namibie, où elle est intervenue directement en construisant des routes, des écoles et des hôpitaux dans des régions reculées, comme dans les autres pays, la Chine tente de se rendre indispensable et de prendre de solides positions dans l'exploitation des ressources minières ainsi que dans les investissements d'infrastructures.

Les Etats-Unis ont réagi récemment en créant un nouveau commandement militaire américain centré sur l'Afrique, avec pour objectif de protéger l'accès aux hydrocarbures et autres ressources stratégiques. Ce qui revient à éviter qu'une autre puissance, comme la Chine, l'Inde, le Japon ou la Russie, obtienne des monopoles ou un traitement de faveur.

Cette réaction des Etats-Unis face à la pénétration de la Chine en Afrique n'en est qu'à ses débuts, mais se concrétise assez vite. Ainsi, le Congrès américain a-t-il autorisé, il y a trois mois, le déploiement d'une centaine de soldats en Ouganda, pour des opérations de conseil et de formation, visant à éradiquer la rébellion armée sévissant dans l'ouest du pays et surtout au Congo, où elle commet les pires atrocités.

Une croissance économique de plus de 7% par an jusqu'en 2030. La raison principale en est l'instabilité politique, l'absence de règles juridiques réelles, le manque de formation des populations en âge de travailler et par une insuffisance dans le domaine de la santé, une démographie défavorable (corrompu et despotiques entretenu par l’occident y voyant là un bon moyen de maintenir la population précaire et donc un vivier de masse salariale tout en entretenant un discours officiel de lutte contre le terrorisme) , une inflation forte et des investissements trop faibles.

, la croissance annuelle de l'Afrique a été de 5,5% par an au cours de la dernière décennie, soit sa meilleure performance depuis l'indépendance dans les années 60.

Une main-d’œuvre à bas coûts, un grand marché intérieur en croissance, des ressources naturelles, autant d'atouts pour un potentiel considérable de développement pour les 20 prochaines années …

La consommation est d'ores et déjà une composante majeure de la croissance africaine
Une étude de Standard Chartered Bank estime à 7% la croissance annuelle moyenne de l'Afrique jusqu'en 2030, en s'appuyant sur la croissance chinoise et indienne. Car la demande asiatique va en effet continuer en 'Afrique en maintenant des prix élevés pour les matières premières.

Ou des investisseurs, spéculateurs en soif de profit et alors que leur marge bénéficiaire se réduit en Europe, dans les pays industrialisés; que les révolutions dites " arabes" ont bouleversé la donne politique

De plus, comme vous l'avez vu, le rôle de la Chine devient significatif dans la fourniture d'aides au développement dans la construction d'infrastructures. Or le grand défi est de fournir des infrastructures et des emplois à une population qui devrait augmenter de 50% entre 2010 et 2030. Le problème est que la croissance générée par les matières premières n'est que peu créatrice d'emplois. De plus cette soumission au néocolonialisme chinois en autre fait éclater les injustices, les tissus familiaux et sociaux et expulsion de terrain....

La solution réside dans un développement de la société civile, la mise en place de démocratie participative ou les peuples et pays seraient souverain. Pour cela cela doit passer par un rejet de l'impérialisme néolibérale L'Afrique face à la mondialisation: le point de vue syndical

Les raisons de la colère, L'Europe des lobbiesLe système Poutine Jeudi 5... , Du 5 au 12 mars, non à l’austérité généralisée ! | Collectif pour un audit citoyen de la dette

 cf Blog / la classe moyenne et la fin du système capitaliste, Le bout de la logique , L’avocat qui a fait tomber Chevron-Texaco, Capitalisme et néolibéralisme , Est ce la crise de la dette, de la finance ou du capitalisme? - l'indigné,

01/02/2012

La liberté de la presse en chute libre au Japon

Description : Le Japon est aujourd'hui très connu en France, à travers sa culture populaire - manga, animé - et sa cuisine. Mais que sait-on au juste de cette "face cachée de la lune", située quelque part entre l'extrême-orient et l'extrême-occident ? Au-delà des clichés, ce blog apporte un éclairage sur quelques aspects méconnus de la société, de la vie politique et de la culture populaire dans l'archipel.

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 00:00
La liberté de la presse en chute libre au Japon

 
Le Japon a connu cette année une chute importante dans le classement de la liberté de la presse établi chaque année par l'organisation non gouvernementale Reporters sans frontières (RSF). Sur 179 pays analysés, la Japonpasse en effet de la 11ème à la 22ème place. Si RSF avait par le passé critiqué le système de la presse au Japon et notamment l'existence des kisha kurabu  favorisant la connivence entre politiques, industriels et journalistes, cette année c'est le traitement de l'information de l'accident de Fukushima par la presse japonaise qui est visé.
 
Selon l'organisation, la couverture de cette catastrophe
"a donné lieu à des restrictions abusives" . Et malheureusement dans l'actualité récente les exemples ne manquent pas venant confirmer cette analyse. Ainsi fin janvier, deux caméramen français ont été arrêté pour avoir filmé la zone interdite près de la centrale accidentée de Fukushima Dai-Ichi. La police les accuse d'avoir falsifié les documents leur permettant de pénétrer dans cette zone. Par ailleurs, un journaliste canadien établi depuis plusieurs années au Japon a été arrêté à son retour de vacances en Corée, enfermé dans la zone de non-droit que constitue la prison pour étrangers de l'aéroport de Narita, avant d'être expulsé.
 
En plus d'avoir été racketté à plusieurs reprises par des employés de l'aéroport, et menacé de mort par un garde, il aurait subi un interrogatoire des plus étranges. En effet bien que les faits qui lui sont reprochés concernent son visa, les officiers de l'aéroport de Narita semblaient être particulièrement intéressés par son activité de journaliste dans la préfecture de Fukushima. Voici un  extrait de l'interrogatoire qu'il aurait subit selon ses dires :
 
"- Quels sont les noms des hotels où vous avez résidé en avril dans la zone dévastée? Quels sont les noms des personnes que vous avez rencontré à Fukushima?
- Et bien, j'ai séjourné à différents endroits, j'ai rencontré plusieurs centaines de personnes?
- Quels sont leurs noms?
- Il y en a beaucoup trop.
- Vous refusez de répondre à la question ! Vous devez répondre en détails !"
 
Mathieu Gaulène

 
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