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01/08/2009

Refonder une gouvernance mondiale équitable et efficace pour répondre aux défis du 21ème siècle

 

 

Quelle gouvernance mondiale après la crise ?

 

 

Le besoin d’une nouvelle gouvernance mondiale s’est intensifié sous la pression des multiples crises qui ont éclaté en 2008 : crise financière contaminant l’économie réelle, crise de l’énergie et des matières premières sur fond de crise écologique annoncée (l’augmentation de la dette écologique)., crise alimentaire débouchant sur de graves crises sociales dans le pays les plus pauvres dites crises systémiques

 

Cette conjonction d’événements suggère l’existence de graves dysfonctionnements au sein de la gouvernance mondiale et légitime, par conséquent, la question de sa redéfinition. Cette dernière impliquerait notamment de s’interroger sur le rôle que pourraient y tenir les États, les institutions internationales et la société civile.

La gouvernance actuelle n'est plus adaptée aux défis du monde de demain. Son architecture doit s'appuyer sur une nouvelle vision du monde et des principes de gouvernance reconnus de tous pour en asseoir la légitimité.

 

De tous les problèmes de gouvernance, celui de la construction d’une gouvernance mondiale légitime, démocratique et efficace semble le plus urgent. En effet, face à des interdépendances entre les sociétés et entre l’humanité et la biosphère qui s’exercent à l’échelle mondiale, nous avons besoin de construire des régulations à la même échelle. Or les régulations internationales actuelles ne sont pas à la hauteur des problèmes à gérer :

 

Depuis cinquante ans se sont mis en place des rudiments de gouvernance mondiale. Mais, dans le même temps les interdépendances entre les sociétés du monde et entre l'humanité et la biosphère se sont développées beaucoup plus vite.

La gouvernance mondiale actuelle, restée fondée sur des relations entre États souverains, n'est pas en mesure de relever les défis du monde actuel et souffre de plus d'un défaut de légitimité. Une nouvelle architecture est nécessaire. Elle est fondée sur les principes applicables à tous les niveaux de gouvernance et sur les réflexions et innovations apparues au fil des années et dans les domaines les plus divers.

 

 

. La faible légitimité des institutions multilatérales existantes ainsi que leur efficacité parfois contestable n’incitent guère à en renforcer les pouvoirs. D’où la nécessité d’un énorme effort d’imagination et d’innovation. Dans le prolongement du travail collectif qu’elle a animé en 2000-2001 dans le cadre de l’Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire, la fondation veut contribuer à cet effort en soutenant l’élaboration collective de propositions de gouvernance mondiale cohérente avec les principes généraux de gouvernance

 

En savoir plus lire la suite   La gouvernance mondiale

 

Si tout le monde ou presque s’accorde sur la nécessité de nouveaux modes de régulation au niveau mondial, beaucoup doutent encore de la possibilité d’une "gouvernance mondiale" et de sa pertinence à un niveau où ne régneraient que des flux économiques déterritorialisés et des rapports de force plus ou moins guerriers. C’est dans cet esprit que Pierre Calame, Voir ICI. l’interview.

 

 

 

 De l’aide publique au développement au financement de politiques publiques globales

 

Pour cela, le rapport 2009 de la CNUCED propose de  renforcer les institutions étatiques et  l'investissement public et d'adopter des politiques macroéconomiques d'appui au développement.

Le rapport préconise dans le même temps de réformer l'administration publique afin d' instaurer une "bonne gouvernance" (lutte contre la corruption, encouragement à l'investissement, décentralisation de l'économie, etc.), d'accroître l'investissement dans l'agriculture, de promouvoir le changement technologique, de renforcer les capacités et les institutions agricoles locales, de créer les infrastructures nécessaires (routes, ponts, etc.) et enfin de soutenir l'intégration régionale des PMA (Pays les Moins  avancés.

Cependant, au vu de la forte croissance qu'ont enregistrée les PMA entre 2002 et 2008, de la corruption qui mine l'Afrique noire et du problème du financement des investissements dans les pays les plus pauvres du monde, l'idée d'un "Etat développementiste" semble éloigné des réalités actuelles

 

l'or dans une rivière.jpgCar selon goodplanete, source rapporte Afrik.com : « Des millions de dollars échappent chaque année à l’Afrique pour grossir les firmes minières« Cliquez ICI .

 

Aide européenne : pourquoi et comment ?

 

Pendant la lutte mondiale contre la récession, n’oublions pas les changements climatiques .

Le lien qui existe entre les activités humaines et les changements climatique a lui aussi été établi. S’il existe des incertitudes, c’est sur les processus physiques par lesquels les émissions de gaz à effet de serre influent sur le climat de notre planète. Ces processus ne sont pas faciles à inverser et ils sont même peut-être irréversibles. Ils peuvent avoir des effets catastrophiques dans le long terme, et plus nous attendons, plus grands sont les risques. Nous devons redoubler d’efforts pour atténuer les changements climatiques dès à présent, en tant que forme d’assurance contre ces risques croissants. Source : Idée pour le développement (blog)

Lire la suite…     « Mais ces mesures (Pour parer à la récession et relancer la croissance, d’importantes expansions financières sont soit envisagées, soit appliquées…, , à elles seules, ne suffisent pas. Les décideurs politiques doivent s’assurer à la 15e Conférence des Parties à Copenhague que ces investissements publics effectués en des temps difficiles ne soient pas gaspillés et s’assurer à cette fin d’un engagement à long terme en faveur de l’atténuation des changements climatiques »

« Les décideurs politiques jouent un rôle positif en luttant contre la crise économique tout en tenant leur engagement d’agir face aux changements climatiques. Le monde espère que cet engagement sera honoré à Copenhague. De nombreuses questions seront inscrites à l’ordre du jour, notamment les normes d’efficacité et les subventions directes pour les nouvelles technologies. Des mécanismes de financement nouveaux et novateurs pour appuyer l’atténuation et l’adaptation dans les pays en développement devront faire partie intégrante d’une stratégie commune. Mais la prise en compte du prix du carbone de manière efficace, équitable et prévisible, par une combinaison de mécanismes de permis d’émissions et d’une taxation du carbone sous une forme ou une autre, devra figure au premier rang de l’ordre du jour. »

 
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