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09/01/2012

Conférence "La stratégie du choc en France, de la crise des années 1930 à celle d'aujourd'hui" ( video)

Conférence d'Annie Lacroix-Riz :
"La stratégie du choc en France, de la crise des années 1930 à celle d'aujourd'hui"

Annie Lacroix-Riz (née en 1947) est une historienne française, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris VII - Denis Diderot, ancienne élève de l'école normale supérieure (Sèvres), agrégée d'histoire, docteur-ès-Lettres, spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXe siècle et de la collaboration. Ses travaux portent sur l'histoire politique, économique et sociale de la Troisième République et de Vichy, les relations entre le Vatican et le Reich ainsi que la stratégie des élites politiques et économiques françaises avant et post Seconde Guerre mondiale.
 
Conférence d'Annie Lacroix-Riz (27/09/2011) ( videos)

Voir et lire aussi : Le cercle vicieux, Sur le toboggan de la crise..., L'euro survivra il ?, "L'Italie gouvernée par..., Frédéric Lordon : le..., Le retour de l'Histoire, Octobre 1961 à Paris, Le problème des CDS et ce..., une simple dérive de la..., Reporterre.net - Voici..., Après la crise financière,...

25/12/2011

Interview par Jean-Loup Izambert sur le fonctionnment des Oligarchies

Différents interviews dont le plus intéressant, car le plus récent 1- La fin de la démocratie et une guerre majeure sont nécessaires à la survie du capitalisme - Cri d. C’est lui que j’ai décidé en prenant des extraits pour expliquer la situation, mais d’autres sont tout aussi intéressant et viennent appuyer, exemples, explications, lieu et dates ainsi que des conséquences sur la démocracie et sur notre vie au quotidien ( Bastamag, Courrier Internationale, Le monde diplomatique, …. A lire afin de mieux comprendre ces systèmes institutionnalisée et globaliser e !!!Entretiens avec Jean-Christophe Rufin pour Globalia, Gallimard (comprendre l’anticipation faite dans son livre ),

 Ces milliardaires qui spéculent sur l'avenir de la planète - Oligarchies - Basta ! Par Ivan du Roy, Sophie Chapelle (13 décembre 2011) : « Ils possèdent des compagnies pétrolières, des gazoducs, des mines, des aciéries et même des médias. Ils influencent gouvernements et institutions pour empêcher toute réglementation trop contraignante. Et figurent parmi les plus grandes fortunes mondiales. Un rapport d'un centre de recherche aux États-Unis les considèrent, du fait de leur puissance et des pollutions que leurs activités génèrent, comme la plus grande menace qui pèse sur l'environnement et le climat. Qui sont ces multimilliardaires qui bâtissent leur fortune en hypothéquant l'avenir de la planète «

Co
1- La fin de la démocratie et une guerre majeure sont nécessaires à la survie du capitalisme - Cri d
"
La crise du capitalisme est devenue totale affirme Jean loup Izambert Il n'y aura pas de sortie de crise. Le système capitaliste ne peut survivre que par la guerre ....
Cet entretien de Géostratégie avec JL Izambert est riche et varié ....

Le capitalisme ne peut plus supporter la démocratie parlementaire

Geostrategie : Vous démontrez dans votre livre Pourquoi la crise ? que le capitalisme ne peut plus supporter la démocratie parlementaire avec laquelle il s'est développé. Sommes-nous à un point de rupture avec ce système et les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité ?

Jean-Loup Izambert : C'est évident. Pourquoi et quelles données changent par rapport aux dernières décennies ? Dans ce système les grands propriétaires privés de l'économie contrôlent l'économie et tentent de l'imposer par tous les moyens comme régime aux peuples de la planète, y compris par la guerre. Mais parvenu au stade de l'impérialisme, période actuelle du développement du capitalisme, les grands possédants ont besoin d'un pouvoir politique qui leur soit totalement dévouépour pour protéger et accroître encore la concentration des richesses qu'ils cumulent.

Il faut bien comprendre qu’il s’agit pour eux d’une question de survie, de rester maîtres du pouvoir et bien sûr de leur privilèges. L’une des contradictions qu’ils doivent gérer vient justement du fait que l’accumulation du Capital et la concentration des richesses qu’ils sont contraints de perpétuer sous peine de perdre pouvoir et privilèges implique aujourd’hui des centres de décisions de plus en plus fermés, dans l’entreprise comme dans la société. Or, cette tendance à la centralisation va à l’inverse de mouvement des sociétés qui pousse vers plus d’ouverture, de démocratie, de participation, de culture notamment avec le développement des sciences et des techniques.
 
Mais parvenu au stade de l'impérialisme, période actuelle du développement du capitalisme, les grands possédants ont besoin d'un pouvoir politique qui leur soit totalement dévoué pour pour protéger et accroître encore la concentration des richesses qu'ils cumulent. L'une des contradictions qu'ils doivent gérer vient justement du fait que l'accumulation du Capital et la concentration des richesses qu'ils sont contraints de perpétuer sous peine de perdre pouvoir et privilèges implique aujourd'hui des centres de décisions de plus en plus fermés, dans l'entreprise comme dans la société......                                                                  
 
eostrategie : Quels faits caractérisent aujourd’hui cette concentration des richesse
 
Aujourd’hui 200 sociétés transnationales contrôlent plus de 23% du commerce mondial et 1% des plus riches détient plus de 57% des richesses produites. …. Mais, si l’on se réfère aux statistiques de l’Organisation des Nations Unies, plus de 80 pays ont aujourd’hui un revenu par habitant plus bas qu’il y a dix ans. D’une part les peuples prennent de plus en plus conscience qu’ils ne profitent pas de l’augmentation des richesses produites, ….. Bien que dissimulée par les médias qui appartiennent aux milliardaires,. Dans ce contexte, les grands possédants de l’économie ont besoin de faire courber la tête aux peuples pour maintenir leur système d’exploitation Le capitalisme ne peut plus supporter la démocratie parlementaire. ( Hervé Kempf : « Il est vital pour l'oligarchie de maintenir la fiction d'une démocratie »)

Geostrategie : Comment le pouvoir politique favorise-t-il ces grands propriétaires privés de l’économie ?

 J-L.I. : De différentes manières. Cela va du vote de lois en faveur de la grande bourgeoisie, à une complicité évidente avec le système d’évitement fiscal qui appauvrit la collectivité jusqu’au vote de crédit pour des guerres régionales dans lesquelles vous voyez apparaître et se développer des Sociétés Militaires Privées (SMP) liées aux armées et services occidentaux et financées par les Etats et leurs transnationales. … L’actuelle présidence française, son Premier ministre et son gouvernement sont au diapason de ce qui se passe dans tous les pays capitalistes sans exception : atteintes répétées aux libertés, vote de lois en faveur des grands possédants, réduction du rôle des assemblées éluesSans parti révolutionnaire pas de changement.

Geostrategie : La dégradation de la situation économique ne dépend donc pas seulement de la crise comme les médias de masse tentent d’en accréditer l’idée ?

-L.I. : Bien avant que celle-ci ne se manifeste brutalement, le gouvernement français UMP, à peine installé, procédait déjà à la suppression de dizaines de milliers d’emplois dans la fonction publique sur plusieurs années tandis que les dirigeants de grandes sociétés privées en programmaient la liquidation de centaines de milliers d’autres dans tous les secteurs d’activité.  Cette politique au service de la concentration du Capital n’est que la continuité des précédentes politiques menées par les gouvernements de droite comme de gauche. En fait le rôle de l’Etat bourgeois se borne à protéger les intérêts des grands possédants contre l’intérêt général avec pour conséquence l’aggravation du déficit budgétaire, l’endettement de l’Etat et une misère grandissante pour le plus grand nombre ( ex les sociétés transnationales, l’Etat et les dirigeants des grandes sociétés privées doivent des milliards d’euros à la Sécurité Sociale) Voilà comment le gouvernement organise les déficits

Geostratégie : La violence est donc liée à la fin du système 

? J-L.I. : Oui, un peu comme les derniers sursauts d’une bête blessée à mort. Et cela continue. Au moment où nous parlons, selon les chiffres de l’Organisation des Nations Unies, une personne meurt de faim – « seulement » de faim, épidémies et guerres non comprises – toutes les quatre secondes. Dans le même temps les dirigeants occidentaux en sont à faire payer les paysans par les contribuables à coups de primes pour mettre leurs terres en friches, à détruire des pêches entières par des règlements imbéciles décidés par les bureaucrates de Bruxelles. Et au moment où nous parlons ce sont plus de 350 millions d’enfants de 6 à 17 ans qui sont surexploités par les transnationales capitalistes sur tous les continents dans presque tous les types d’industrie, de l’Asie aux Etats-Unis. Si ce n’est de la violence et de l’égoïsme, qu’est-ce donc le capitalisme ?! Outing The Oligarchy, billionaires who benefit from today's climate crisis, International Forum on Globalization .

Geostrategie : Dans votre livre vous rapportez le témoignage de plusieurs intervenants de différents milieux et pays dont certains évoquent une crise totale contrairement aux précédentes. Quels changements avec les crises précédentes ?

 J-L.I. : Effectivement la crise est presque mondiale par le fait qu’elle touche tout le système capitaliste). Certains pays …( voir liste ) sont moins touchés car ils sont, pour des raisons diverses - – historiques, politiques, culturelles, économiques - moins imbriqués dans le système capitaliste, ses réseaux commerciaux, bancaires et financiers

. Jusqu’à présent nous devions faire face à des crises conjoncturelles du capitalisme, des périodes où la concentration du Capital s’accélérait brusquement en mettant en difficulté momentanée des monnaies, des économies, des pays. Face à cette situation inédite il était important que je donne la parole à des intervenants de différents milieux tous concernés par la banque, la finance, l’organisation d’entreprise et de la société (La plupart ont joué le jeu et apportent, comme vous avez pu le lire, une contribution importante à mon travail par leur vécu mais également par leur propre réflexion et leurs travaux ( ex président français : président Etienne Pflimlin - Crédit Mutuel-CIC,  Pierre-Henry Leroy, fondateur et dirigeant de Proxinvest, du président Alban d’Amours du Mouvement des Caisses Desjardins, d’Hervé Sérieyx, haut fonctionnaire, dirigeant de société, chercheur et conseil en organisation d’entreprise, de Mark Schacter) ( Canada : …

La rencontre de tous ces acteurs de l’entreprise, de la finance, de la banque, du droit au sein d’un même lieu – un livre -,…. De même cette démarche permet de mon point de vue de tenter d’esquisser les possibles d’un nouveau mode d’organisation et de gestion économique et social

Ainsi que l’explique Sherron Watkins, l’ancienne vice-présidente de la société étasunienne Enron, transnationale de l’énergie faillie en décembre 2001, la crise du capitalisme est désormais totale. Elle touche tout le système : économie, finance, groupes de surveillance du monde des affaires et institutions internationales, politique, morale et idéologie. La continuité de ce système s’accompagne aujourd’hui d’une exigence de destruction de tout ce qui entrave la concentration des richesses par les grands possédants. Ils appellent cela « déréglementation », « privatisation », « libéralisation » ou « mondialisation » et couvrent la répression, l’esclavage, le colonialisme et la dépendance des mots de « sécurité », « liberté », « droits de l’Homme » n’ayant plus que le mensonge, la tromperie et la falsification pour camoufler la fin de leur système.

.Geostrategie : Mais ces pouvoirs sont l’émanation du suffrage universel, du vote des peuples. Si l’on pousse le raisonnement à son terme doit-on en conclure que les peuples occidentaux souhaitent le capitalisme ?

J-L.I. : Effectivement, les peuples occidentaux se sont prononcés jusqu’à aujourd’hui en faveur de représentants du capitalisme, pratiquement sans rien connaître du reste de la nature de celui-ci ni même envisager où ce système les conduit à l’heure actuelle. Prenons 1981 : Dynamisme des militants communisme a sensibiliser.. du propre programme du PCF à des millions d’exemplaires sous le titre de « Changer de cap », programme pour un gouvernement démocratique d’union populaire. ..

Au moment du vote, lors des élections présidentielles et des législatives qui ont suivi, une majorité de votants a cédé aux campagnes médiatiques anticommunistes et s’est réfugiée dans le giron du Parti Socialiste. Une fois au pouvoir, celui-ci s’est empressé d’abandonner ses engagements sous la pression de la bourgeoisie et du gouvernement étasunien qui s’opposait à la présence de ministres communistes dans le gouvernement français. Toutes les transformations radicales contenues dans le programme commun de gouvernement, tout particulièrement les nationalisations des secteurs clés de l’économie, le développement de la démocratie et toute mesure qui permettait de rompre avec le système ont ainsi été abandonnées par la « génération Mitterrand » cf la dénonciation de Serge Halimi dans le monde diplomatique

Démonstration a été faite une nouvelle fois que sans parti révolutionnaire, sans mobilisation et soutien à des propositions de rupture avec le système, il ne peut y avoir de réel changement. Si les mesures préconisées par le PCF avaient reçu à l’époque un large soutien populaire, le cours des choses aurait été bien différent, y compris la question européenne. 

Du reste, si vous relisez aujourd’hui « Changer de cap », le programme du PCF, ou même le Programme commun de gouvernement de 1972, vous constaterez avec le recul du temps et en regard de la situation actuelle le bien fondé des propositions de l’époque dont certaines ne demandent qu’à être actualisées. Chacun doit donc assumer ses responsabilités face à l’Histoire. Le passage à la construction d’une société socialiste ne peut se faire que sur la base d’un rapport des forces sociales et politiques favorables au peuple et ne peut être que le résultat de sa volonté et de sa lutte.

Une trentaine d’années plus tard le peuple français, sans tirer les leçons de ses expériences, continue de voter tantôt à gauche, tantôt à droite sans avoir encore conscience qu’il confie en réalité son pouvoir aux mêmes maîtres de la finance et de l’économie. La politique qu’il vit au quotidien reste par conséquent la même et rien ne change dans l’entreprise, dans la vie économique à laquelle il consacre l’essentiel de son existence.

 Bien entendu, la situation s’est aggravée au fil des trois décennies qui se sont écoulées depuis 1981 et il commence à payer chèrement sa marche « droite-gauche-droite-gauche » à coups de chômage, d’impôts, de taxes, d’exclusions, de restrictions, de lois liberticides et de guerres. Mais il ne peut s’en prendre qu’à lui-même car c’est en dernier ressort lui qui décide, par ses luttes et ses votes.

Souvenons-nous toutefois que l’Histoire a montré que les révolutions ne sont pas prévues dans les calendriers électoraux de la bourgeoisie

source Géostratégie , Lire le rapport de l'IFG (en anglais)

Notes

Diplômé de l’Ecole des Hautes Sociales, de l’Ecole des Hautes Etudes Internationales et de l’ESJ, Jean-Loup Izambert est un journaliste indépendant qui a également exercé comme conseil en communication politique et communication de crise. Spécialisé depuis les années quatre-vingt cinq dans l’investigation économique, politique et financière, il est notamment l’auteur de plusieurs ouvrages : Le krach des 40 banques (Ed. du Félin, 1998), Le Crédit Agricole hors la loi ? (Ed. Carnot, 2001), Crédit Lyonnais, la mascarade (Ed. Carnot, 2003), ONU, violations humaines (Ed. Carnot, 2003), Faut-il brûler l’ONU ? (Ed. du Rocher, 2004), Les Démons du Crédit Agricole (Ed. L’Arganier, 2005), Pourquoi la crise ? (Ed. Amalthée, 2009)dans son dernier livre : Pourquoi la crise ? aux éditions Amalthée.

A lire aussi : Une mine d'information - réflexion - mobilisation

17/11/2011

Un Cœur de pirate à prendre

source télérama : En tant que québécoise, donc bilingue français-anglais, quel rapport avez-vous à la langue dans la chanson ? Ces deux langues sont-elles égales dans l'écriture pour vous ? cf clip, live en direct

coeur de pirate.jpgOui et non. En français, c'est vrai que le texte va devoir venir me chercher. Sinon ça sert à rien d'écouter. Si j'écoute une chanson en français dont les paroles sont ridicules, ça me fait chier. En anglais, c'est autre chose.

Vous avez écrit en anglais pour Armistice. En quoi était-ce différent ?

A ce moment-là, j'avais quelque chose à dire à quelqu'un en anglais. A travers ces chansons, on se disait des choses que l'on ne parvenait pas à exprimer en vrai. C'était un exercice un peu particulier. Sinon, écrire en anglais m'intéresse, oui. Je sais que je suis capable de le faire même si j'ai encore des progrès à faire sur ce plan. On verra... Ce que je sais, c'est que quand je chante en anglais, je fais des choses sur le plan vocal que ne fais pas en français.

Pourquoi avoir choisi de confectionner ce deuxième album autour de la relation amoureuse ?

Je n'ai jamais eu de relation amoureuse qui stagnait. Il y a des phases, de haut en bas, de la rencontre à la rupture, et aussi tout ce qui se passe après, la phase de deuil que l'on vit. Dans mon cas, elles ont été assez éprouvantes. Je ne sais pas pourquoi, et de faire cet album m'aide à comprendre certaines choses. Maintenant, j'ai une vision différente des choses. Quand ton monde se fait chavirer par quelqu'un, il n'y a rien à faire.

«Blonde» s'articule-t-il autour d'une seule histoire ou de plusieurs ?

Deux. Quand j'ai commencé à faire Cœur de pirate, je sortais avec quelqu'un. Cette personne m'a vue dans mon ascension. La personne d'après m'a vue à mon plus haut avec la réussite de mon premier album, jusqu'au vide que j'ai pu ressentir après la tournée qui a suivi. Quand je me suis retrouvé à ne plus quoi savoir faire de mon corps et de mon esprit. Comme un sentiment post-partum. De vide.

D'autant que vous n'étiez pas préparée au succès qui vous a cueillie...

Non. Je ne m'attendais à rien. Je me suis juste dit: si ça fonctionne en France, c'est cool. Pour une artiste québécoise, faire des concerts chez vous est super important et valorisant. Se faire une place ici, alors que vous avez tellement d'artistes, c'est énorme. Tout d'un coup, je suis devenu un modèle pour pas mal de gens alors que je ne l'avais pas demandé. Il y avait des gens qui se confiaient à moi de façon assez personnelle, qui me disaient que ma musique les avait changés. C'était beaucoup à supporter, je me suis retrouvée relativement seule à porter toutes ces choses. Et je n'avais pas réellement eu de copain avant, je ne savais pas trop comment aimer non plus.

Une tournée qui s'achève et un amour qui en prend un coup...

Oui, d'autant que de son côté, c'était le contraire: il était en tournée, c'était assez intense, et on ne se voyait pas. Du coup, ça s'est assez mal terminé.

Sur le plan musical aussi, vous avez souhaité explorer de nouveaux territoires.

Oui, et ça déclenche des dates aux Etats-Unis. Je vais jouer sur la côte est, à New York, Boston, Philadelphie, dans des plutôt «grosses salles». Je ne m'y attendais pas. Je viens de jouer à Toronto, une ville essentiellement anglophone. J'ai été émue de voir que ces gens qui ne comprennent pas mes paroles s'intéressent à ma musique et chantent !

«Blonde» est très différent musicalement de votre premier album et sonne très années 60. Pourquoi ce son vintage ?

Dans ce disque, j'ai voulu réunir tous les genres qui avaient cours dans les années 60: country façon Dolly Parton (Loin d'ici), slow à la Platters (Ava), surf rock (Verseau).

Et pourquoi les années 60 ?

Parce que pour moi, c'est intemporel, classique. C'est une période qui marquait le changement, que ce soit au niveau culturel ou politique. Au Québec, ça a été assez important, avec la Révolution tranquille. La province sortait d'années assez noires, et cette période m'a fascinée. Au Québec, il y avait des chanteurs qui reprenaient les grands hits français ou reprenaient les succès des Beatles en les traduisant!

C'est interdit, ça, non ?!?!?!

Disons que c'est un exercice de style fascinant!

Actuellement, qu'est-ce qui a vos faveurs sur le plan musical?

J'attends avec impatience les nouveaux Drake, Orelsan, Revolver.

Et du côté du Québec, qu'est-ce que vous conseilleriez d'écouter ?

Mon groupe préféré de tous les temps, c'est Malajube. J'adore aussi Pierre Lapointe et Ariane Moffatt. Peter Peter est aussi vraiment bien. Il chante en français et c'est très beau. J'ai chanté sur une de ses chansons. Il n'est pas du tout connu en France, donc ce serait bien que vous le découvriez.

 

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 interview,un cœur de pirate

 
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