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18/07/2012

Comprendre le capitalisme japonais

Comprendre le capitalisme japonais -

 

Résumé : En trente années de politiques néolibérales, le Japon est devenu l'un des pays les plus inégalitaires de l'OCDE. La publication du livre de Sébastien Lechevalier, "La grande transformation du capitalisme japonais" , arrive à point nommé pour éclairer une zone d'ombre de l'histoire récente du Japon mais aussi pour donner des clés de compréhension à la crise du capitalisme en cours depuis 2007

 

 

  : Le Japon est aujourd'hui très connu en France, à travers sa culture populaire - manga, animé - et sa cuisine. Mais que sait-on au juste de cette "face cachée de la lune", située quelque part entre l'extrême-orient et l'extrême-occident ? Au-delà des clichés, ce blog apporte un éclairage sur quelques aspects méconnus de la société, de la vie politique et de la culture populaire dans l'archipel.

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Sans-abris à Ôsaka, avril 2012 (DR/Mathieu Gaulène)

 

 

livre 31.gifDe France, lorsqu'on évoque le néolibéralisme, les exemples britannique ou américain sont souvent mis en avant. L'exemple japonais peut paraître incongru. Et pourtant, le Japon est le pays de l'OCDE qui a connu la plus grande montée des inégalités en raison de la déréglementation du marché du travail, de la montée de l'emploi précaire – 40% de la population active aujourd'hui – et d'une mise au pas des syndicats – avec la privatisation de secteurs de lutte comme le rail ou la poste. Autre domaine où l'Archipel est en avance dans ce processus néolibéral, l'école. Les universités sont aujourd'hui pour la plupart privées, les frais d'inscriptions exorbitants et surtout, comme dans aucun autre pays, le savoir se vend comme une marchandise à grand coup de campagnes de publicités racoleuses promettant un avenir radieux pour les futurs diplômés. Résultat, le niveau général ne cesse de chuter.

 

Libéralisation, privatisations : un choix idéologique

L'histoire du néolibéralisme au Japon débute avec le Premier ministre NAKASONE Yasuhiro (1982-1987), ami personnel de Ronald Reagan. Celui-ci, par choix idéologique et alors que l'économie japonaise ne connaît pas de dysfonctionnements majeurs, décide à partir de 1982 de libéraliser les marchés financiers. Cela a pour conséquence, en 1991, de plonger le Japon dans une crise financière et économique dont il n'est sorti qu'en 2004 avant de replonger avec la crise de 2007 (1). Pour Sébastien Lechevalier, les politiques néolibérales n'auraient en fait été en aucune façon une solution à la crise. Au contraire, « c'est bien la déréglementation des années 1980 qui a provoqué l'entrée en crise »(2)

S'ensuit dans ces années 1980, une série de privatisations de plusieurs grandes compagnies publiques. L'opérateur de télécommunication Nippon Telegraph and Telephone (NTT) ouvre la danse avec sa privatisation en 1984, opérée sans encombre grâce à la complicité du syndicat Zendentsû, qui l'approuve. Il en est autrement de la compagnie ferroviaire Japanese National Railways (JNR), où les syndicats Kokurô et Sôhyô sont fermement opposés à la privatisation. Nakasone n'a d'ailleurs jamais caché que l'opération visait à briser les reins de ces deux pôles du syndicalisme de lutte. La purge auquel se livre la compagnie après sa privatisation provoque la mort du syndicalisme de lutte au Japon, laissant libre cours aux réformes à venir. « Du fait de la privatisation, écrit Lechevalier, 73 000 employés ont perdu leur emploi. Le nombre de membres du Kokuro passe de 187 000 en 1987 à 44 000 après la privatisation. De nombreux salariés sont renvoyés (ou « non réembauchés ») à l'issue de ce processus. »(3)

 

Le syndicat Sôhyô s'écroule, entraînant dans sa chute le Parti socialiste japonais quelques années plus tard. C'est la fin du syndicalisme de lutte et de pratiques radicales comme la grève. S'ensuit en effet « la fusion de presque tous les syndicats en un vaste rassemblement peu puissant, le Rengo, en novembre 1987 »(4) Les syndicats se retrouvent alors « unifiés mais incapables d'entreprendre des actions radicales »(5). C'est la victoire du syndicalisme de cogestion, dont la raison d'être semble être de donner une légitimité aux politiques néolibérales.

 

Une évolution spécifique du capitalisme japonais

Cependant, dans la foulée, l'avancée du néolibéralisme connaît une pause de presque dix ans, ce qui fait dire à Sébastien Lechevalier qu'il s'agit plus d'une « transition néolibérale » que d'une véritable « révolution néolibérale ». Cette pause s'explique par l'hétérogénéité du parti de droite au pouvoir, le Parti libéral-démocrate (PLD), où les conservateurs qui défendent le modèle japonais d'après-guerre sont nombreux.

Mais à partir de 1996, une nouvelle phase néolibérale débute. Elle naît de la rencontre entre des idées - portées à bout de bras par la presse, du quotidien économique Nihon Keizai Shinbun au quotidien de centre-gauche Asahi Shinbun - avec une nouvelle génération de politiciens. KOIZUMI Jun'ichirô, désigné Premier ministre en 2005, en est l'incarnation parfaite, avec son combat au sein du PLD pour la privatisation de la poste.

S'inscrivant dans le courant de la diversité des capitalismes, l'auteur précise que cette phase transitoire serait en voie d'achèvement, que le capitalisme japonais arrive dans une nouvelle forme figée. Cependant, le capitalisme japonais garde ses spécificités et reste différent du capitalisme anglo-saxon ou européen. Par exemple, le Japon conserve une réglementation très stricte dans le domaine de la santé : le prix des consultations ne peut jamais dépasser celui fixé par l'assurance-maladie et l’État fixe chaque année le prix des médicaments, qui baisse automatiquement en fonction de leur ancienneté(6) D'où la crainte de certains, d'une ouverture du marché de la santé aux assurances américaines dans le cadre du Partenariat trans-pacifique (TPP).

 

Déréglementation du marché du travail et emploi des femmes

Le contrat social né dans l'après-guerre garantissait à la plupart des travailleurs l'emploi à vie, une formation permanente et une garantie de progression du salaire en fonction de l'ancienneté. C'est sur cette base que les Japonais s'impliquèrent dans leurs entreprises en non en vertu de soi-disant valeurs confucéennes. La déréglementation du marché du travail fait voler en éclat cette relation entre les travailleurs et leurs entreprises. L'emploi précaire ne cesse d'augmenter dans les années 1990 jusqu'à atteindre 30% de la population active en 2009, puis 40% en 2011. Le modèle classique ne disparaît pas pour les employés des grandes entreprises mais un dualisme du marché du travail de plus en plus important apparaît.



Une église servant de refuge aux sans-abris, Ôsaka, avril 2012 (DR/Mathieu Gaulène)

 

Les femmes sont les premières touchées par cette politique en faveur de l'emploi précaire. En effet, contrairement à une idée reçue, les Japonaises travaillent et c'est l'un des mérites de ce livre que de le rappeler. Leur vie professionnelle est cependant en dents de scie ou plus précisément forme une courbe en M. Après une première phase où le nombre de femmes occupant un emploi augmente, s'ensuit une diminution après la naissance du premier enfant puis un retour pour quelques années sur le marché du travail une fois les enfants arrivés à l'âge adulte. En conséquence de cette carrière sacrifiée, la plupart des femmes sont condamnées aux petits boulots, du lycée à la retraite. Face à cette situation, elles sont de plus en plus nombreuses à refuser de sacrifier leur vie professionnelle, d'où un taux de natalité très bas et la démographie la plus vieillissante au monde.

 

À la pointe dans la marchandisation du savoir

Le système éducatif japonais n'a pas échappé aux politiques inspirées par l'idéologie néolibérale (7) Le Japon est aujourd'hui le pays où le processus de marchandisation du savoir est le plus avancé. D'où l'idée de consacrer à cette question un chapitre spécifique (8) Comme souvent, la première amorce de réforme néolibérale se fait en douceur via un « assouplissement » des programmes qui passe par la semaine de cinq jours et la simplification des cours, le yutori kyôiku, littéralement « une éducation qui laisse du temps ». La deuxième phase débute en 2000 avec la suppression de la carte scolaire qui permet de mettre en concurrence les établissements entre eux, une concurrence favorisée également par la décentralisation budgétaire. En termes plus brefs, l’État se désengage peu à peu, laissant la place à un secteur privé qui ne cesse de croître. Pour parfaire le tout, une réforme en 2004 lance un processus de privatisation progressive des universités nationales.

La première conséquence est l'augmentation continue de la fréquentation des juku, ces écoles privées dispensant des cours complémentaires le soir ou le week-end. Ce « système des juku » serait selon l'auteur, « un véritable laboratoire du marketing appliqué à l'enseignement, dont on ne trouve nulle part l'équivalent, même dans les pays anglo-saxons." (9) Autre conséquence désastreuse, l'augmentation des frais d'inscriptions à l'université, obligeant les familles japonaises à s'endetter. Pour les auteurs, cette libéralisation de l'éducation constitue en définitive une « rupture historique avec le système de 1947 qui garantissait aux élèves l'égalité des chances (au moins théoriquement) » (10)

 

Explosion des inégalités sociales 

C'est cependant l'explosion des inégalités sociales qui est la conséquence la plus visible de ces trente années de politiques néolibérales. Selon une enquête de l'OCDE de 2006 citée par l'auteur, « les inégalités de salaires ont dépassé la moyenne de l'OCDE et ont connu la plus forte croissance des pays développés » (11) Alors que dans les années 1970, plus de 90% de la population avait le sentiment d'appartenir à une « nouvelle classe moyenne » (shin chûkan taishû), l'expression de « société inégalitaire » est devenue aujourd'hui courante (12) C'est en 2001 qu'est publié le livre Société inégalitaire (fubyôdô shakai) du sociologue SATÔ Toshiki, qui impose dans le débat public cette expression .

 

 

"Est-ce que tu vas bien? On attend de tes nouvelles" A Ôsaka, les enfants de sans-abris collent des autocollants, à la recheche d'un parent perdu. (Avril 2012, DR/Mathieu Gaulène)


Dans les années 2000, ces inégalités sont devenues de plus en plus en visibles. Le nombre de sans-abris, phénomène marginal jusque là, n'a cessé d'augmenter, sans qu'aucune politique n'ait été décidée à leur égard. Dans tous les parcs des grandes villes sont donc apparus des abris de fortune construits de bric et de broc et recouverts de bâches bleues. Les passages souterrains de la gare de Shinjuku deviennent chaque nuit de véritables dortoirs improvisés où des hommes et des femmes dorment à même le sol, sur des cartons. Autre phénomène, l'émergence de freeters – jeunes précaires – et NEETs sur lequel Lechevalier revient brièvement. Pour lui, décrire cette montée des inégalités est essentielle à la compréhension jusqu'à son aboutissement de toute politique visant à la libéralisation des marchés. « Cette trajectoire d'un pays qui était l'un des plus égalitaires dans les années 1970 et qui est devenu l'un des plus inégalitaires aujourd'hui constitue le cœur de l'ouvrage et des leçons à tirer de l’expérience japonaise. »(13)

 

L'illusion de l'alternance de 2009

Les Japonais n'ont cependant pas été insensibles à cette évolution et un recentrage sur la gauche s'est opéré peu à peu. 2008 fut en quelque sorte une prémisse de ce changement. Contre toute attente, la publication d'un petit ouvrage de la littérature prolétarienne des années 1930, « Le Bateau-usine » (Kanikôsen), connaît un succès très important, à l'instar de ce qu'a connu la France avec Indignez-vous (14) La presse japonaise s'empare de ce sujet et cherche à comprendre les motivations des jeunes lecteurs. A leur grande stupeur, on découvre que la génération des jeunes Japonais précarisés se reconnaît dans les conditions de travail des ouvriers du roman. La même année, le Parti communiste japonais renoue avec la jeunesse, avec plusieurs milliers d'adhésions.

En 2009, après plus de 50 ans de domination, le parti au pouvoir cède la place au Parti démocrate japonais (PDJ). Doté d'un programme très progressiste pour le Japon, il constitue un espoir pour la population. Quelques mesures sociales sont mises en œuvre comme la création d'allocations familiales ou l'extension du seikatsu hogo, le RSA japonais. Mais rapidement, l'application des mesures s'arrête et la différence avec le PLD devient de plus en plus ténue. L'auteur ne semble d'ailleurs se faire guère d'illusion sur la capacité du PDJ à poursuivre la mise en place de réformes néolibérales. « La fin de la séquence néolibérale n'est pas encore écrite. Si la crise budgétaire devait déboucher sur une crise de paiement à la grecque, alors le Japon serait contraint d'appliquer les recettes néolibérales de la réforme structurelle. »(15) Les événements récents semblent lui donner raison. En réponse à une exigence du FMI, le parti au pouvoir s'apprête à faire voter une loi pour le doublement de la taxe sur la consommation. Et l'auteur de se demander « si les élections de 2009 constituent une vraie alternance […] ou bien si Koizumi peut affirmer, à l'instar de Thatcher à propos de Blair, que le Parti démocrate de Hatoyama, Ozawa et Kan est sa plus grande réussite. » (p.16)

 

Mathieu Gaulène

 

*Sébastien Lechevalier, La grande transformation du capitalisme japonais, Presses de Sciences Po, Paris, 2011, 17,50 euros

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(1) Pour une description en détails de la crise des années 1990, cf. Jean-Marie Bouissou, Quand les sumos apprennent à danser. La fin du modèle japonais, Fayard, 2003

(2) Sébastien Lechevalier, La grande transformation du capitalisme japonais, Presses de Sciences Po, Paris, 2011, p.96

(3) Ibid., p.119

(4) p.120

(5) Idem

(6) Sébastien Lechevalier, La grande transformation du capitalisme japonais, Presses de Sciences Po, Paris, 2011, p.130

(7) Pour une description du système éducatif japonais, cf. Mathieu Gaulène, « Japon : Un régime scolaire sévère », Le Monde de l’éducation, 15 décembre 2010

(8)  Arnaud Nanta, « Quel système éducatif dans un monde néolibéral ? » in Sébastien Lechevalier, La grande transformation du capitalisme japonais, Presses de Sciences Po, Paris, 2011, p.239-262

(9) Ibid., p. 258

(10)  Ibid., p. 261

(11)  Ibid., p. 212

(12) Masaru Kaneko, « Egalité et inégalités dans la société japonaise d'après-guerre » in Jean-Marie Bouissou (dir.), Le Japon contemporain, Fayard, Paris, 2007, p.265-280

(13) Sébastien Lechevalier, La grande transformation du capitalisme japonais, Presses de Sciences Po, Paris, 2011, p.230

(14) Le livre a dans la foulée était traduit en français: Kobayashi Takiji, Le Bateau-usine, éditions Yago, 2010

(15) Sébastien Lechevalier, La grande transformation du capitalisme japonais, Presses de Sciences Po, Paris, 2011, p.150

(16) Ibid., p. 16

 

NB : Globalia de Jean Christophe...

21/06/2012

Et si Karl Marx avait raison ?

 

Je suis d'accord et les initiative de changement radicale (écologique, social et culturelle) http://titanpad.com/SOMeH5xGz8 proposait par Etika Mondo peut être une belle œuvre collective ) devient urgent Je raisonne d'un point d'une analyse de la " crise" et je la voie au delà de la crise permanente, comme la chute vu par Marx. De ce fait, je ne crois pas que le modèle puise a long terme régler sur le long terme le social, la culture, l'écologie.....

livre 18.gifIl  avait raison, Marx, il suffit de voir sa définition de la démocratie bourgeoise,  que sous la Révolution française, une fois les maladies infantiles passées, les révolutionnaires n'ont eu de cesse que d'établir une nouvelle "noblesse" à laquelle ils voulaient appartenir...

Le marxisme, voilà qu’on le proclamait dépassé. La chute du mur de Berlin, suivie de deux ans plus tard par la fin de l’Union soviétique, était censée lui avait porté un coup de grâce. Mais Marx n’est pas responsable des crimes commis par des régimes bureaucratiques ou nationalistes qui se réclamaient abusivement de lui.

Le capitalisme ; de son côté, à évolué dans sa forme (adaptation) en passant du terme capitalisme, puis néolibéralisme après 1945, mais reste sur le fond de nature et son but depuis un siècle n' a pas changé, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire. Et la course au profit fait actuellement planer la menace d’une catastrophe à la fois économique et écologique, qui a peut-être déjà commencé.

Pour en finir avec ce système économique de plus en plus fou et irresponsable, il est temps de redécouvrir le marxisme – le vrai, et non la hideuse caricature qu’en a donnée le stalinisme au siècle dernier

«  Le système fonctionne sur la crise permanente, le fascisme fonctionne sur un système en crise : C’est donc deux faces de la même monnaie » Totalitarisme - Wikipédia, "Aube Dorée a nettoyé Athènes !", Aube dorée et la montée du fascisme en Europe, L'extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !, Europe : comment l'extrême droite profite de la crise, Le modèle actuel vaut-il la peine d'être sauvé?

Marx.jpgKarl Marx, Semer des dragons ! Entretien avec Daniel Bensaid autour de son livre "Marx, mode d’emploi

Dans les années 80, en pleine offensive néolibérale, le magazine Newsweek pouvait titrer, triomphalement : "Marx est mort." Mais les spectres ont la peau dure. Et Marx est de retour. En ces temps de crise fracassante du capitalisme et de grande débandade idéologique, on le redécouvre. Même le très libéral conseiller de l’Elysée, Alain Minc, s’est déclaré un jour "marxiste" - sans rire - en matière d’analyse économique. Mais qui fut Marx ? Qu’a-t-il vraiment dit ?
Première diffusion le 19 mai 2009. Réécouter, Karl Marx, semer des dragons ! (2) - www.la-bas.org

La théorie du capital humain, Karl MARX (1818 – 1883) ( format PDF) Le capital de Marx expliqué 

 

« Karl Marx avait raison » | Une Vigie Rue89 Eco

Karl Marx à la une du Wall Street Journal : « suffisamment rare pour être mentionné », écrit ironiquement l’économiste Paul Jorion sur son blog, en reproduisant la page d’accueil du site du quotidien financier, propriété de Rupert Murdoch.

Lire sur pauljorion.com

Crise financière et capital fictif - Temps critiques

« La tendance nécessaire du capital est : circulation sans temps de circulation ; cette tendance est la détermination fondamentale du crédit et des inventions de crédit du capital. D’un autre côté, le crédit est donc aussi la forme sous laquelle le capital cherche à se poser différent des capitaux particuliers ou que le capital particulier cherche à se poser en tant que capital à la différence de ses limites quantitatives […] Le plus grand résultat que le crédit apporte dans cette voie c’est le capital fictif ; en outre le crédit apparaît en tant que nouvel élément de concentration, de destruction de capitaux en des capitaux particuliers centralisés. D’un certain côté, le temps de circulation de l’argent est objectivé […] L’antagonisme du temps de travail et du temps de circulation contient toute la théorie du crédit, dans la mesure où l’histoire de la circulation intervient »

Karl Marx,
Fondements, tome II.
Anthropos, p. 171-172.

 

 

l'émission la finance folle et France Culture - (ré)écouter - France Culture : Quel travail voulons-nous ? Réponse de plusieurs intervenants de France culture, qui analyse le questionnaire renvoyé par 6000 travailleurs : Une analyse passionnante!  

Le capitalisme ne peut pas, à long terme, résoudre le problème économique de fournir une vie humaine pour les masses… Cette proposition est la base de l’approche de classe du Marxisme.  Sans elle il n’y a pas d’approche de classe, et il ne peut pas y en avoir. Si ce n’est pas vrai alors il n’y a aucune raison de ne pas être simplement un bon réformiste : La révolution néolibérale : privatisation des bénéfices et socialisation des pertes, De la guerre froide au Grand Jeu

Le Brésil, leader sans influence du Rio + 20 : Le sommet du développement durable accouche d'un accord a minima. Faute de vision du pays hôte. » L'appel désespéré du «dalaï-lama de l'Amazonie» au Brésil, Rio + 20 - Sommet des peuples - Lettre d'info n°1,

 La rentabilité des entreprises au plus bas depuis 25 ans - Figaro : INFOGRAPHIE - Le taux de marge est tombé à 28,6 % l'an dernier, son plus bas niveau depuis 25 ans, indique l'Insee.

Bérurier Noir - Vive Le FeuVivre libre ou mourir (live free or die)

 

Précarité en Espagne, la révolte gronde, Modèle Japonais généralisé,

Dans « La crise » économique a effacé « vingt ans de progrès », Capitalism is Dead? , " Modèle Allemand"  - Citoyenactif, Pourquoi parler de crise et mobilisations ? - Saltabank, Source L'art D'ignorer les Pauvres - Citizen Khane, L'art D'ignorer les Pauvres - Indigné révolté, L’art D’ignorer les Pauvres - Anarkia, La dette « souveraine » - Saltabank

 

Les contradictions de la mondialisation: et si Marx avait raison (1)

Aux confluents des sciences humaines, la figure de Karl Marx est incontournable, en philosophie, en sociologie, en économie politique ou en histoire. Dans ce XIXème siècle imprégné du rationalisme des Lumières, il tente d’élaborer une théorie qui se base sur des faits, décrivant l’organi­sation sociale et l’évolution de la société. En analysant le capita­lisme régnant à son époque, il en démonte les contradictions des oppositions entre forces produc­tives et rapports de production, la lutte des classes… Il en conclut que ne saurait durer un système aussi intenable. Il prône la fin du capitalisme et son remplacement «intermédiaire» par le socialisme, avant l’avène­ment d’un commu­nisme, destin ultime d’une communauté. L’auteur se propose d’évoquer, dans  plusieurs parties, Marx et les concepts marxistes, puis, les contradictions de la mondialisation vues sous l’angle des concepts marxistes

 

L’esprit de Marx
Marx reproche à «l’idéalis­me hégélien» de personnifier la réalité sous l’idée d’un créateur qui lie inévitablement à la religion. Il demeure donc métaphysique, inopé­rant, et ne permet pas de saisir la portée «révolutionnaire» de la réflexion

Une interprétation athée de l'idéalisme hégélien: Raison absolue ...,

 

la globalisation financière, Les vagues de privatisations, OPA d’entreprises, globalisation financière, Qui est Georges Soros ? , Loi 1973 et gardes fous

.

 

Karl Marx, partie 8: La modernité et la privatisation de l'espoir

 

 

Au 20ème siècle l' échec de la révolution allemande en 1918/19 et la (...) les certitudes dogmatiques des deuxième et troisième (c.-à-social-démocrate et stalinienne) internationaux. 

 

Dans ces deux dernières colonnes que je veux pour nous ramener à la terre plus spéculative, philosophique et même théologique avec une discussion sur l'idéologie et de l'aliénation.

 

I will cover the concepts in Marx and his immediate successors and will then go on to talk about the way in which "western" Marxism evolved out of the failure of the much-heralded proletarian revolutions of the 19th century and the turn towards moderate "social democracy", the rise of fascism in the inter-war period and the descent of Soviet Marxism into reductionist barbarism.Je vais couvrir les concepts de Marx et ses successeurs immédiats et se rendra ensuite à parler de la façon dont «occidentale» le marxisme a évolué à partir de l'échec des révolutions prolétariennes tant annoncée du 19ème siècle et le tournant vers modéré »sociale la démocratie ", la montée du fascisme dans l'entre-deux-guerres et la descente du marxisme soviétique dans la barbarie réductionniste.

 

 

Karl Marx, partie 7: La psychologie de l'aliénation

For Marx, rules are imposed not merely by repression but by the gradual inculcation of values Pour Marx, les règles sont imposées non seulement par la répression, mais par l'inculcation progressive des valeurs

Marx maintains that the ruling ideology is always the ideology of the ruling class and that the set of ideas and thought patterns existing in any epoch will – "in the final instance" – closely follow the material and social relations of production. Marx affirme que l'idéologie dominante est toujours l'idéologie de la classe dirigeante et que l'ensemble des idées et des schémas de pensée qui existent dans n'importe quelle époque sera - «en dernière instance" - suivre de près les relations matérielles et sociales de production.

 

Althusser, par exemple, décrit ces deux fonctions que appareils d'État répressifs et idéologiques . The former is clear, but the latter is far more insidious.Le premier est évident, mais celui-ci est beaucoup plus insidieuse.

 

It is the way in which the prevailing rules of the game become second nature to you and your obligations are turned into your desires.Il s'agit de la manière dont les règles en vigueur du jeu deviennent une seconde nature pour vous et vos obligations sont transformées en vos désirs. Antonio Gramsci similarly described this dichotomy in terms of domination and hegemony .Antonio Gramsci a également décrit cette dichotomie en termes de domination et d'hégémonie .

 

What this means at base is that the ideas we have about society are not actually our own but are put there by a set of institutions that have convinced us there is no other way to think about the world, that it is as it must be.Ce que cela signifie à la base, c'est que les idées que nous avons sur la société ne sont pas réellement les nôtres, mais sont mis là par un ensemble d'institutions qui nous ont convaincu n'est-il pas d'autre moyen de penser le monde, qu'il est comme il se doit

Une série d'article pour justifier ce raisonnement " Et si Karl Marx avait raison",  Et si Marx avait raison (And if Marx was right)

livre 20.jpgEagleton - révision

Marx is more diminished than enhanced by Terry Eagleton's defence of him Marx est plus réduite que renforcée par la défense Terry Eagleton de lui

And in campus conferences, continuing sales of Das Kapital , and even the words of Pope Benedict XVI (moved to praise Marx's "great analytical skill"), there is a growing appreciation for Marx's predictions of globalisation, rampant capitalism, and the instability of international finance

Comme les plats du FMI sur son médicament à Lisbonne, Dublin et Athènes, et les limites du néo-libéralisme devenue plus apparente, le moment est sûrement droit à un récit captivant de Karl Marx la pertinence de l 'au monde moderne. . Et à des conférences sur le campus, les ventes continuent de Das Kapital, et même les paroles du Pape Benoît XVI (déplacé à louer Marx "une grande habileté analytique»), il ya un intérêt croissant pour les prédictions de Marx de la mondialisation, capitalisme sauvage, et l'instabilité du droit international financer. As the Times put in the middle of the 2008 crash: "He's back!" Comme le Times mettre dans le milieu de la krach de 2008: «Il est de retour!"
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La démocratie bourgeoise

Le Peuple de l'Herbe - Parler le fracas - Official Video

La bourgeoisie telle qu’en elle-même :

La bourgeoisie telle qu’en elle-même – ZEC plus Ultra, Zebre en cavale

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et choisissez l' étage de  votre appartement

 

Bourgeoisie.jpgL'expression et le concept sont de Karl Marx.

Il désignait par là la démocratie élective, ou représentative telle qu'elle fonctionnait (et fonctionne encore) dans les pays capitalistes.

Pour Marx c'est une fausse démocratie, qui sert à entretenir l'aliénation du prolétariat en lui donnant l'illusion qu'il a son mot à dire, voire qu'il choisit son sort. En réalité dans ce système le pouvoir est confisqué par la bourgeoisie (càd tous ceux qui possèdent à titre privé du capital productif - @ pour grandours).

En effet, les électeurs sont certes invités à choisir les dirigeants, mais de fait ils n'ont le choix qu'entre des candidats issus de la bourgeoisie dont les divergences sont minimes, pour ne pas dire de façade, et qui ne remettent pas fondamentalement en cause son pouvoir.

Avec la terminologie de la sociologie plus récente, on parle de démocratie bourgeoise pour un système où les dirigeants sont choisis parmi des candidats issus de l'élite ou classe dominante [qui ne se réduit plus à la bourgeoisie au sens marxien strict, mais s'étend à tous ceux qui détiennent une position de pouvoir dans le système et sont en accord avec la pensée dominante: aussi cadres de haut niveau, intellectuels "bien-pensants",etc.] . Et si par accident ils n'en proviennent pas, le système fait qu'ils sont très vite phagocytés ou circonvenus par cette classe dominante et finissent rapidement par en adopter le système de pensée et de valeurs (par exemple par le biais des études et le passage par des écoles comme Sciences-po, Harvard, Oxford, ou simplement la fréquentation de ce milieu social...). Ce qui fait que la suprématie de l'élite ne peut être sérieusement remise en question, ni ses intérêts réellement menacés.

Pour Marx (ou ses continuateurs en sociologie politique comme Bourdieu), cette démocratie bourgeoise (qui correspond à ce que nous appelons et considérons couramment comme "la" démocratie, comme la seule forme possible du fait du conditionnement que génère le système social) n'est pas une démocratie véritable , puisque les classes dominées - la grande majorité de la population pourtant - n'accèdent virtuellement jamais au pouvoir, ne l'influencent que fort peu, et ne peuvent donc défendre leurs intérêts.


"Rappel" : Marx définit une classe comme un groupe d'individus ayant objectivement les mêmes conditions de vie et les mêmes intérêts économiques (par exemple la bourgeoisie, les ouvriers des villes, les paysans... La bourgeoisie propriétaire du capital (moyens matériels de production) et qui vit de l'appropriation de la production a intérêt à imposer le salaire le plus bas possible, les ouvriers qui dépendent des bourgeois à obtenir au contraire un salaire élevé, etc.)

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Sources :

Karl Marx, Manifeste du parti communiste ; Le coup d'Etat du 18 brumaire.
Lénine, Que faire?
Pierre Bourdieu, La Distinction ; les Héritiers
Edmond Goblot, La barrière et le niveau
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Sociologie de la bourgeoisie

 

karl marx,chronique,daniel mermet,france inter,la bas.org,livres,et si karl marx avait raison? capital,chute tendanciel du taux de profit,chomage de masse,économieAinsi revenons a notre moçdèle actuel : tu as le choix entre
- voter pour des candidats bourgeois et/ ou pour des candidats qui aspirent à s'embourgeoiser
- Apparemment, tu décides librement, en réalité tu ne vis que si tu vends et achètes ce qu’ils te dictent. C’est la „ démocratie ” du marché : la dictature de la spéculation individuelle sur les besoins humains".
-- La démocratie bourgeoise, c'est le système actuel dans lequel les moyens de production appartiennent à quelques gros actionnaires et à quelques familles qui se passent le pouvoir de générations en générations (d'autant plus facilement avec la suppression des droits de succession par Sarkozy), avec tous les grands médias (télés, journaux, radios,.....) qui appartiennent à des capitaines d'industrie qui arrivent à formater l'esprit des gens, à leur faire avaler une pensée unique nauséabonde qui les conduit à voter comme ils souhaitent qu'ils votent (....).

karl marx,chronique,daniel mermet,france inter,la bas.org,livres,et si karl marx avait raison? capital,chute tendanciel du taux de profit,chomage de masse,économie( revoir Les médias et la politique ( Les "Nouveaux chiens de garde" : " Les contraintes sociologiques du journalisme est un problème dans le journaliste, car le fait qu’il viennent tous du même serail ( la classe dirigeante, des écoles formant a la politique et a l’économie (  Science Po et HEC) plutot que des écoles de journaliste pour les plus connus ( les présentateurs de JT) et combinait a une précarisation accrue amène a une baisse de l’indépendance des journalistes qui n’a cessé de s’aggrandire" - citation dans , Les médias et la politique - anarkia « Les médias et la politique - l’indigné, Les médias et la politique - citizen Khane, Les médias et la politique Indigné révolté
- Ce système est bien expliqué dans Globalia de Jean Christophe... : Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin, Rencontre avec Jean-Christophe Rufin, à l'occasion de la parution de Globalia

Les révolutionnaires n'ont eu de cesse que d'établir une nouvelle "noblesse" à laquelle ils voulaient appartenir...

Cas de figure similaire en Russie en 1917 : Une fois les anciens maîtres dégagés, les révolutionnaires ont éliminé Trotsky (qui prônait la révolution permanente, histoire d'éviter l'embourgeoisement des nouvelles élites), afin d'établir une nouvelle bourgeoisie, la nomenklatura, pire que la précédente parce que régnant par la terreur et non plus les compétences.

Libéralisme : et si Marx avait raison?

Libération, le 19 mars 2009, Rencontres de Rennes

"En accélérant la marchandisation des activités humaines, le capitalisme se rapproche du modèle
analysé par Marx dans son Capital: produire de la valeur pour extraire de la plus-value du travail
salarié. N'est-ce pas la logique normale du capitalisme? Certes. Mais plusieurs éléments contenporains accréditent de façon particulière la thèse de Marx. Une rupture intervient à partir du milieu des années 60: le taux de profit s'effondre, car le progrès technique nécessite des investissements dont la progression dépasse celle de la productivité du travail. Pour sortir de la crise des années 70, la libéralisation de la circulation des capitaux élargit la sphère de valorisation du capital au monde entier, dans un grand mouvement de concentration et de restructuration du capital. Simultanément, la mise en concurrence des travailleurs de tous les pays entraîne la baisse de la part salariale dans la valeur ajoutée, donc un renforcement de l'exploitation de la force de travail. Dès lors, l'explosion des revenus du capital a nourri la financiarisation. La finance «fétiche» a cru pouvoir parier sur les vertus de la spéculation, mais elle a explosé car rattrapée par cette contrainte : seul le travail produit de la valeur. Marx n'a pu voir la crise écologique actuelle mais son intuition était juste : le capitalisme épuise les deux sources de la richesse -qui ne se réduit pas à la valeur- que sont le travail et la nature". Jean-Marie Harribey (Economiste)


"Le capitalisme est un tigre, L'Etat son dompteur», affirme L.C. Bresser Pereira. Que penser alors du cirque actuel et comment améliorer le  spectacle? Les libéraux rêvent que le tigre mange le dompteur et revienne aux lois de la nature. Quoi de plus beau qu'un tigre sauvage en liberté? Laissez faire, laissez aller! Le problème est que le tigre saute parmi les spectateurs; les enfants , et les faibles fournissent les repas suivants. Beau spectacle! Et que dire du tigre financier, incapable d'attraper une gazelle, mais grossissant à vue d'ceil? Marx rêve de tuer le tigre. C'est la révolution. Les hommes prennent leur destin en main. Le dompteur éliminé avec le tigre, une avant-garde éclairée munie des meilleures intentions, se saisit de son fouet pour faire tourner tous ces hommes dans le même sens. Si le spectacle gagne en cohérence, le projet commun devient de plus en plus lointain et la dictature de quelques-uns s'impose inexorablement. Méfions-nous de la pureté des idéologies. Libéralisme et marxisme sont deux pensées totalitaires. Loin des utopies dévastatrices, je suis prêt à payer ma place pour voir un tigre en pleine forme nourri par l'homme sauter dans un cerceau de feu sous la houlette d'un dompteur compétent. La démocratie sociale n'est pas un gros mot et reste le meilleur moyen d'éviter les grands maux". Edwin Le Héron (Maître de conférence IEP)

Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po) - Communauté : Culture générale, philosophie

 

[PDF] EXAMEN DES Eagleton POURQUOI Marx avait raison

 

 

Ce n'est pas une crise, c'est un désastre....

 

Il faut relire  les vidéos et articles :  Comprendre la crise de la dette en quelques minutes : Courte et claire explication  - youtube , Excellent site , explication d'Eric Toussain ( philosophe et écrivain, " l'auteur de nombreux ouvrages dont "Banque du sud et nouvelle crise internationale" (- Youtube, dailymotion, videos :autres videos,  entretien, discours 20 CADTM tous sur  Eric Toussaint , livres eric toussaint ) , Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux

néolibéralisme : dates et noms :

Le 28 mai 1871

 Krach de 1929 – Wikipédia

La vie est à nous : 1936

Loi 1973 et gardes fous

  2008 crises des subprimes

  2009 BP donc le pétrole

  2010 Fukushima le nucléaire...  C’est fini pour eux... Le japon vient de relancer deux réacteurs ( cf Japon : déni atomique)

  Chaque crise sociale, écologique est plus dure (L'Europe au bord du suicide !)

Les gouvernements anticipent plus ou moins les difficultés, d'ou les mesures répressives face au mécontentement grandissant des lois mis en place pour le garder ( loi 78 au Québec, ...) cf [PDF] Vidéosurveilance et risques dans l'espace à usage public

Afin de préserver les profits, toujours aller plus loin dans la perforation des sols (sable bitumineux, gaz de schismes, puits plus profond) et durcir les lois " social" ( anti social)

  La chine est entrain de ralentir (effet boumerang comme en Europe dans les années 70.  Du coup risque d'instabilité en dessous d'une croissance a deux chiffres (d’ou un retour xénophobe a l'égard des étrangers).  La chine n'est plus un investissement rentable pour le modèle actuel. Exemple de la chine : elle n'a pas de consommation intérieure comme en Allemagne :

[DOC] Baisse du taux de profit et croissance chinoise

Introduction

Il est important d’étudier le processus d’accumulation de la Chine afin de mieux appréhender les limites auxquelles la croissance économique chinoise risque de se confronter à l’avenir. Selon certains économistes, la Chine présente un taux d’investissement trop élevé qui risquerait de léser la poursuite de son processus d’accumulation. De là, différentes études cherchent à expliquer les problèmes rencontrés par le pays dans son rapport à l’investissement, mais il est surtout essentiel de revenir ici aux outils d’analyse que nous fournit la théorie sur la baisse tendancielle du taux de profit. Cette théorie, mise en évidence il y a plus d’un siècle par Karl Marx, semblerait en effet expliquer la situation expérimentée aujourd’hui par le géant économique asiatique.

 

L’analyse du taux d’investissement chinois : un investissement trop élevé ?

 

Très intéressant le graphique

Figure 6 : Productivité du capital en Chine, de 1979 à 2006 et

Figure 7 : Productivité du travail en Chine, de 1979 à 2006

 

La hausse de la productivité du travail, et la baisse du taux de profit

 

L’élévation importante de la productivité du travail dans la Chine des années 1990 s’explique notamment par la disparition de la protection assurée à de nombreux salariés par les entreprises d’Etat, ces dernières disparaissant peu à peu du paysage économique. Le taux d’exploitation s’élève aussi brusquement pour répondre à l’ouverture économique du pays et à la concurrence internationale

 une baisse tendancielle du taux de profit : alterfinance, La baisse tendancielle du taux de profit - l'indigné - Skyrock.com, Qu'est ce que c'est… La Baisse tendancielle du Taux de profit ?

Ces réponses des lois fiscales et la planche a billet au lieux de favoriser le pouvoir d'achat

Dans cette rubrique:

23/05/2012

Andre Gorz

Andre Gorz :

Documentaire réalisé  en 1990 par Marian Handwerker

Entretien avec ce philosophe, spécialisé sur les questions du travail  Un film documentaire de Marian Handewerkel é1990 - Belgique - 28 minutes - production :

Philosophe, autodictacte, d'origine autrichienne, né a Vienne en 1923, proche de Jean-Paul Sartre, André Gorz est un des grands penseurs de la critique de la critique sociale du XX siècle. André Gorz a choisi de nous quittez en 2007, en compagnie de sa femme Dorine, juste avant que n'explose la " crise économique". " Crise" qu'il avait décrite de façon prémonitoire dans un de ses derniers textes " La sortie du capitalisme a commencé"( PDF]  André Gorz – La sortie du capitalisme a déjà commencé. Il est l'un des principaux penseurs de l'écologie politique. Souvent perçu par les écologistes comme un marxiste et comme un écologiste par les marxistes, sa pensée radicale nous pousse a nous interroger sur notre société productiviste.

 

Andre Gorz" film by Marian Handwerker. part 1

Andre Gorz

livre 8.jpgMétamorphoses du travail : Critique de la raison économique [Poche] ,

livre 9.jpgLe traître suivi de Le vieillissement [Poche]

Karl Marx, Semer des dragons !

 

Alerte, surchauffe ! « Si vous placez une grenouille dans l'eau bouillante (s'il-vous-plaît, ne le faites pas…), elle cherchera immédiatement à s'en échapper ; mais si vous la mettez dans une eau froide que vous chauffez progressivement, le batracien ne bougera pas jusqu à finir ébouillanté...

vidéo explicative ( citation adaptables a toute les problématiques de notre temps :

Ce comportement est comparable à la façon dont l'homme réagit face au réchauffement climatique, la crise néolibérale,( la question de la dette souveraine et de l'oligarchie, résidus de ce système) à ceci près qu'il n'a pas d'excuse : "on ne pourra pas dire qu'on ne le savait pas"« Trop étendue, j'étais un tyran. Pour vous, je me suis stabilisée. Sans moi vous êtes perdus

 

 

Quand l'eau influence la géopolitique

Souvenez vous : les émeutes de la faim ( Emeutes de la faim (Le Monde diplomatique), Le retour des émeutes de la faim - René-Eric Dagorn, article ... – science humaine...) , : le Printemps arabe, c'était il y a un peu plus d'un an seulement. Ce qui allait ébranler toute une région démarrait avec le geste désespéré d'un simple vendeur de primeurs, la hausse des prix l'ayant conduit à tenter de vendre ses produits à la sauvette,  ce qui provoqua les foudres de la police locale. cf voir aussi une baisse tendancielle du taux de profit - Alterfinance

Pourquoi donc cette hausse des prix ? Comme toujours, il y a plusieurs causes à un événement. Mais l'on peut déterminer que le manque d'eau, la sécheresse ont ruiné bien des acteurs de la chaîne agro-alimentaire et pas seulement en Tunisie – également en Syrie ou au Yémen. Et nous n'avons encore rien vu, à tel point que certains se demandent si l'eau n'est pas devenu un investissement spéculatif au même titre que le pétrole, pour "le long terme".

L'heure et grave et l'anticipation d'André Gorz ( et d'autres) devrait nous faire bouger, et non les spéculateurs ou les grands groupes ou intérêts  : En effet, car la prise de conscience et les changements à la fois psychologique, politique et économique sont lents malgré l'urgence. En attendant, la consommation d'eau augmente et les chiffres sont terrifiants : par exemple, il faut 1 000 litres pour obtenir un kilo d'oranges, 5  000 litres pour produire un kilo de riz, un bovin consomme environ 400 000 litres d'eau dans sa vie entière ! cf L’oligarchie des incapables : incompétence et lâcheté - Anarkia, L'oligarchie des incapables : incompétence et lâcheté _ : Vidéo dénichée sur le blog de L'Indigné http://l-indigne.skyrock.com/ Sophie Coignard, auteure avec avec Robin Gubert : " l’oligarchie des incapables " répondait aux questions de France Info le 5 janvier 2012

Eau polluée = eau disponible en moins
Une grande partie de l'eau utilisée n'est pas "consommée ", ce qui veut dire qu'elle retourne sous terre d'une manière ou d'une autre (le cycle de l'eau est un système fermé). Mais cette eau est contaminée, qu'elle ait été utilisée par l'agriculture, l'industrie ou les usages domestiques. L'OMS estime que plus de cinq millions de personnes meurent chaque année pour avoir absorbé une eau non potable.

Il faut donc dépolluer et décontaminer l'eau pour préserver la quantité disponible de la ressource. Et ce n'est pas une mince affaire, croyez-moi, 80% des grands fleuves chinois sont tellement pollués que les poissons n'y vivent plus. Le Yang Tse est quotidiennement pollué par les sorties d'égouts et 40 tonnes de déchets industriels ; le fleuve Jaune est dans un tel état qu'il n'est même plus utilisé pour l'irrigation !

La pollution de l'eau peut être de nature industrielle bien sûr ; les pollutions domestiques sont plus visibles au quotidien, mais il y a aussi les pollutions naturelles comme les sédiments, les substances nutritives de la végétation ; la chaleur même (et le réchauffement climatique est un paramètre inquiétant) est un polluant.

Quant on parle de l'eau, vous voyez qu'il faut envisager tout de suite comment préserver sa qualité et que, de fil en aiguille, on arrive très vite à un thème majeur pour la survie de l'espèce humaine : la protection de l’environnement, la sortie de la doctrine capitaliste plutôt que  le « développement durable » (terme entre parenthèse, souvent assimilé a du greenwashing) . Et les deux passent par le traitement préventif de la pollution, au sens le plus large, à travers la gestion des déchets de notre société de consommation.

La consommation, une menace pour l'environnement ?
L'économie mondiale est en crise depuis maintenant quatre ans, malgré quelques rebonds transitoires. Au-delà de la folie financière qu'a révélée la crise, les économistes scrutent la tenue de la consommation car c'est elle qui tire la croissance mondiale. A tel point que les gouvernements redoutent comme la peste une baisse de la consommation, et encouragent des taux d'intérêt aussi bas que possible pour que leurs citoyens consomment, même au prix de l'endettement.

Or aujourd'hui, avec la forte croissance des émergents, c'est le monde entier qui a augmenté sa consommation. Et le monde entier consomme... de tout. Tous les jours, de nouveaux produits de consommation sont inventés et échangés entre les pays. C'est comme cela que marche la croissance de l'économie mondiale...

Seulement la médaille a ses revers, et c'est de celui-ci dont je veux vous parler, parce que paradoxalement, il peut se transformer pour certains en une source de profits récurrents, et pour très longtemps !

Nous produisons, nous consommons... et nous rejetons
Pour des tas de raisons : parce que c'est usé, parce que c'est obsolète, parce qu'un nouveau produit prend la place de l'ancien, parce que tout n'est pas absorbable, parce qu'il y a des effets de bord dans la consommation qui génèrent des sous-produits non consommables, la mise en place de l’obsolescence programmé etc. Partout dans le monde, nous consommons et nous jetons.

D'une manière générale, nous consommons des produits et utilisons des services dont la création génère des déchets. La consommation de ces produits et de ces services mêmes entraînent également des déchets : ainsi, à toutes les étapes, nos activités produisent des déchets.

C'est à l'heure actuelle un défi permanent, aux conséquences parfois surprenantes.un "continent" de 3,43 millions de km2 constitué de nos déchets flottants s'était formé dans le Pacifique nord sous l'effet des courants. Baptisé Great Pacific Garbage Patch, il est toujours là, et il en existe même un petit dans l'Atlantique Nord.

L'environnement une préoccupation devenue prioritaire ?
Rendu nécessaire pour notre vie quotidienne – et obligatoire peu à peu par les directives et les lois, notamment la Convention de Bâle de 1986 – le traitement des déchets s'apparente à la fois à la gestion de l'environnement et aux problématiques de développement durable.

Car le volume des déchets est directement lié à la croissance mondiale, et notamment à la croissance de la population mondiale. D'origine antérieure à la mondialisation, cette dernière n'a fait qu'accélérer l'urgence et augmenter le côté titanesque de l'effort nécessaire pour maîtriser ce problème.

La protection de l'environnement aux USA est régie par un certain nombre de règlements, dont le principal, pour les produits toxiques, est le RCRA (Resource Conservation and Recovery Act) datant de la fin des années 70. C'est l'époque où les mouvements écologistes commencent à faire entendre fortement leur voix et où la préoccupation pour l'environnement se traduit dans les lois pour la première fois. C'est ce qui donnera l'idée à Alan McKim, si ce n'est de fonder sa société, en tout cas de lui donner l'orientation qu'elle a pris. Le RCRA décrit ce que doit être la vie d'une large gamme de produits dangereux ou de futurs déchets solides "du berceau au tombeau".

Il y a donc des lois, des règlements, un peu partout dans le monde. Les pays avancés ont commencé à prendre des dispositions concrètes depuis quelques décennies, tandis que les pays émergents en sont encore à la prise de conscience, ce qui n'est pas si mal après tout, même si cela reste choquant : j'ai le souvenir du train touristique descendant de l'Altiplano vers Cuzco au Pérou et se frayant un chemin parmi les détritus abandonnés. Ou pire, en Inde, avec des malheureux vivants au milieu des immondices.

Est-ce nécessaire ? Quoi qu'il en soit, c'est bien beau d'avoir un arsenal juridique et réglementaire, encore faut-il le faire respecter et avoir des professionnels pour les appliquer et les mettre en oeuvre.

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