11.09.2011
Anne Lauvergeon, future présidente du conseil de surveillance de Libération : L'aberration !
Lettre ouverte datée du 13 juillet 2011-
Anne Lauvergeon, future présidente du conseil de surveillance de Libération : L'aberration !
Paris, le 13 juillet 2011 – Apprenant en Une de Libération que l'ancienne présidente d'Areva allait devenir tout prochainement la future présidente du conseil de surveillance de Libération, nous nous interrogeons sur l'intérêt d'une telle cooptation et surtout sur le coup porté à l'image d'indépendance d'un grand journal.
Même si l'objet social d'une association de protection de l'environnement n'est pas d'émettre un avis non autorisé sur les nominations et l'orientation d'un journal, nous sommes néanmoins fondées à nous interroger.
Quatre mois après la catastrophe de Fukushima, n'y avait-il pas d'autres choix à réaliser afin d'envoyer un message d'indépendance et de renouveau aux lecteurs et lectrices de Libération ? Nous sommes atterrés par ce signal envoyé aux 77% de français qui se déclarent favorables à une sortie du nucléaire.
Une fois nommé à la tête du conseil de surveillance de Libération, Anne Lauvergeon aura-t-elle l'indépendance requise ? Saura-t-elle critiquer une option énergétique que toute sa longue carrière elle a promue ? Poser la question est en partie y répondre...
Toute sa vie, Anne Lauvergeon a en effet œuvré à l'édification d'une société nucléarisée dont les conséquences humaines, sociales, écologiques et économiques ne sont malheureusement plus à démontrer. Chaque jour, cette stratégie énergétique vole en éclat et démontre par l'absurde le manque de clairvoyance de l'ancienne présidente d'Areva. L'échec, chaque jour plus évident, de la politique menée par l'ancienne présidente d'Areva en matière énergétique est-elle la raison de sa nomination à la présidence du conseil de surveillance de Libération ?
Ce pantouflage médiatique laisse supposer qu'il existerait des liens de consanguinité entre certains dirigeants de grands journaux et le lobby nucléaire. Avérés ou pas, cette nomination ne pourra qu'entrainer une légitime suspicion. Lorsque la « surveillante générale » de Libération entrera en fonction, les journalistes de Libération auront-ils encore la latitude nécessaire pour travailler en toute indépendance ?
Autant de questions auxquelles nous aimerions bien obtenir, de la part des dirigeants et journalistes de Libération, des explications.
Pour protester, n'hésitez pas à écrire aux courriers des lecteurs : http://www.liberation.fr/contacts,105
Cela montre a quel point le système place ces pions. !!!
NB : 11 septembre : le déclin des médias, FLOP : France télévision, la nouvelle téléréalité après TF1 et M6 , WikiLeaks : enquête sur un contre-pouvoir , A-t-on encore besoin des journalistes?
08.09.2011
11 septembre : le déclin des médias
source : Courrier International. Les dix ans qui nous séparent du 11 septembre 2001 ont marqué un tournant dans l’histoire des médias : Internet a explosé, les moteurs de recherche sont devenus le premier outil de captation d’une audience, les réseaux sociaux sont en plein essor ainsi que les appareils mobiles, les tablettes et maintenant les applications créées pour chaque catégorie d’information et de divertissement.
La rapidité et la richesse de ces innovations médiatiques s’accompagnent toutefois d’un paradoxe avec le déclin des médias en tant qu’institution. Je ne parle pas ici des médias comme source d’information - ils restent en cela indispensables - mais en tant qu’entités douées de la volonté, des moyens matériels et du courage intellectuel nécessaires pour résister à de sérieuses tentatives de manipulation et s’exprimer en toute indépendance au nom de ce qu’elles estiment être l’intérêt du public.
La décennie passée, que l’on s’apprête à commémorer en grande pompe, est encadrée par deux des plus grands échecs de l’industrie des médias depuis la guerre du Vietnam. Ces deux désastres ont eu des répercussions historiques. Le premier a eu lieu peu de temps après l’effondrement des tours jumelles lorsque les médias ont littéralement mené campagne pour l’administration Bush, alors en quête d’un soutien populaire autour de l’invasion et de l’occupation de l’Irak, et plus largement, de la guerre contre le terrorisme.
La complicité des médias dans cette grande panique de l’après-11 septembre a eu plusieurs facettes. Le patronage - à quelques notables exceptions près – des mensonges de l’administration Bush sur les armes de destruction massive en Irak n’en a été que l’aspect le plus visible.
L’émergence et la quasi indifférence que suscitent toujours des propositions aussi douteuses que radicales auront été plus dommageables à long terme ; l’idée notamment que le pays a besoin d’un réseau permanent de bases avancées dans le monde et d’un gigantesque appareil domestique visant à protéger le "territoire" ["homeland"] (concept linguistique flou apparu après le 11 septembre) ; que le gouvernement peut et doit soumettre les citoyens ordinaires à des fouilles et à une surveillance permanentes, qu’il peut emprisonner des hommes sans chef d’inculpation et les maintenir en détention sans procès, qu’il peut torturer en toute impunité et doit finalement toujours être sur le pied de guerre comme s’il s’agissait chaque jour de lutter pour sa survie.
Le simple fait que ces propositions puissent encore paraître défendables – alors que tout indique que le pays n’était véritablement menacé que par un petit groupe de meurtriers fanatiques mais plein de ressources – témoigne de l’influence durable de médias qui ont essentiellement répété ce qu’on leur disait de dire.
L’autre échec des médias, celui qui ferme cette lamentable décennie de co-optation, a été l’hystérie autour du déficit des Etats-Unis. Cette couverture médiatique a complètement empêché le gouvernement de réagir face à l’un des problèmes économiques les plus importants de ces 80 dernières années.
Certes, le déficit public - gonflé par les dépenses inconsidérées et non-financées de l’administration précédente - s’est aggravé et reste un véritable problème à long terme. Il est toutefois stupéfiant de voir l’importance qu’accordent aujourd’hui les médias à cette question. Le déficit a rapidement commencé à faire la une des médias au début de l’année 2010, alors que l’économie américaine était encore sous le coup d’une grave récession provoquée par les excès de Wall Street et qu’elle n’avait été sauvée que de justesse par les mesures d’urgence prises par les présidents Bush et Obama.
Le discours a changé du jour au lendemain. Les journalistes ne suggéraient plus de nouveau stimulus budgétaire pour relancer une économie désespérément atone. En dépit d’une croissance anémiée, de la chute du marché immobilier, du nombre de saisies de logements ou de l’inquiétante montée du chômage, les médias les plus influents ne semblaient capables que d’entonner la même complainte : celle du déficit fédéral.
Existait-il la moindre corrélation entre le déficit et la récession ? Pas vraiment. A en juger par la faiblesse des taux d’intérêt accordés aux Etats-Unis, les marchés financiers n’ont pas la moindre réticence à leur faire crédit.
Le zèle des médias dans leur couverture du drame du déficit a fait croire au public qu’il s’agissait d’une question cruciale, justifiant que l’on ignore pendant des semaines ce qui se passait dans l’économie réelle, du sort des familles expulsées de chez elles, à la détresse des chômeurs en passant par la montée de la pauvreté et l’impunité des grands gourous de la finance à l’origine du désastre actuel.
La diabolisation de la dette n’est toutefois qu’un prétexte. Le véritable objectif est de paralyser le gouvernement à des fins partisanes, au nom d’un retour à des politiques réactionnaires cherchant à discréditer le secteur public et à dénigrer toute personne susceptible de venir à son secours.
Les dix dernières années ont été longues et chargées en évènements. Les médias nous ont offert de nouveaux jouets incroyables et des opportunités inédites. Néanmoins, il fut un temps où les médias étaient également des institutions conscientes qu’elles avaient un rôle à jouer dans la société et pas seulement un marché à satisfaire, et que ce rôle les obligeait parfois à s’opposer au discours officiel au lieu de le renforcer.
Ce rôle est aujourd’hui en plein déclin.
Page 1/2
Edward Wasserman
Il enseigne l'éthique du journalisme à la fondation James L. Knight et à l'université de Lee à Lexington (Virginie). Il aborde régulièrement sur son blog les problématiques liées aux droits des médias (plagiat), aux transformations technologiques que traverse ce secteur
ainsi qu'aux empires médiatiques (conflits d'intérêt).
à lire également
• Wall Street, le bât qui blesse le président - New York Magazine
• Les islamophobes prêts à dégainer - The Daily Beast
• Les faucons se muent en colombes - The New York Times
• Obama peut dire merci à Bush - The Washington Post
• Obama marque des points, mais… - The Washington Post
• Ben Laden, l’impossible oubli - The Washington Post
• Obama change son fusil d'épaule à propos de Guantanamo - The Washington Post
• La nouvelle chasse aux sorcièresde Peter King - New York Magazine
• L'islamophobie gagne du terrain - Los Angeles Times
• Avalanche d'éditions spéciales dans la presse américaine - Courrier international
12:21 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre, le déclin, médias
07.09.2011
FLOP : France télévision, la nouvelle téléréalité après TF1 et M6
Emission de médiocre qualité, erreurs de casting, diktat de l’audimat… Un an après l’arrivé de de son PDG, Rémy Pflimlin, France télévisions continue de chercher sa voie. Dans ce climat social tendu, la rentrée s’annonce difficile. La dictature de l'immédiateté dans toute son intégralité
Extrait : « Avec Pflimlin, c’est la restructuration permanente, dont on peine a voir la finalité. Les gens sont déboussolés » de Marc Chauvelot, de la CGT ou « Pire audience de l’histoire de France 3, avec « L’étoffe des champions » avec Raymond Domenech.A été déprogrammé. Dans la série des récents fiascos : « qui vient camper ? » sur France 3, animé par Christine Bravo, « Une semaine sans les femmes », émission qui a marqué l’incursion de France 2 dans la télé-réalité.
Jamais on n’aura vu des grilles de télé devenir si brusquement insignifiante, et pourtant c’est bien sur le service public que cela se passe cet été. Entre recyclage des vedettes has been et présentateurs maison, on est gâté. Certes, il y a longtemps que les patron de l’audiovisuel sont davantage préoccupé par l’audimat que par la qualité des programmes qu’ils diffusent, mais a ma connaissance, aucune nouvelle émissions estivales n’a rencontré le succès escompté.
Qu’a-t-il bien pu se passer ? C’est vrai que la réforme sur la suppression de la publicité sur France Télévisions, le PDG de l’entreprise, Rémy Pfimfgin, a été nommé par Nicolas Sarkozy…. Mais cela n’a sans doute aucun lien avec la révolution des programmes, car le même Sarkozy promettait une révolution culturelle » et assurait que l’exigence du service public n’était pas de qualité. Alors le mystère reste entier….
Toujours est il qu’a force de révolutions culturelles plus grand-chose, hormis le logo en haut à droite de l’écran, ne distingue les chaines de France télévisions de TF1.
Pour en savoir plus : Raphaël Garrigos & Isabelle Roberts intitulé: "de La poudre de Perlin Pflimlin, :"Rémy Pflimlin pourrit l'ambiance avec l'audience...."
« Avec
Sur le télérama.fr : Rémy Pflimlin répondra a vos questions le 20 septembre a 17h30 lors d’un Tchat
10:02 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, france télévision, la nouvelle téléréalité, tf1 et m6










