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14/02/2014

Liberté de la presse : quand la crise joue les prédateurs

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p.

« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .. »

 Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher

 

RAPPEL PLAN

 

1648-1939

 

Le système européen. Les Traités de Westphalie (1648), l'avènement de Pierre Le Grand (1682), la Glorieuse Révolution (1688) et la création du Royaume de Prusse (1701) sont à la base d'un système européen complexe qui va fonctionner de manière instable durant plus de deux siècles avant de se briser sur les deux guerres mondiales.

Ce système repose sur la superposition de trois catégories d'enjeux et l'interaction permanente des Etats concernés par ces enjeux :

a) un enjeu inter-allemand : le contrôle du territoire allemand disputé entre la Prusse et l'Autriche. Cette lutte, qui connaîtra une alternance de crises et de répits se solde à Sadowa en 1866 par le triomphe militaire de la Prusse sur l'Autriche et l'alignement de Vienne sur Berlin, l'Autriche figurant désormais une sorte d'avant-poste danubien et balkanique d'une puissance allemande dominée par les Prussiens.

 

b) un enjeu continental : la lutte pour la suprématie sur le continent européen. Cette lutte qui opposera en permanence Français, Allemands  et Russes, prendra un tour paroxystique lors des guerres napoléoniennes et deviendra très difficilement gérable après l'unification allemande. Comme tout jeu à trois (Bismarck disait : « dans une alliance à trois, il faut être l'un des deux »), celui-ci se révélera particulièrement instable. Il donne lieu à trois types de combinaison possibles :

- L'alliance franco-russe destinée à prendre en tenaille la Prusse puis l'Allemagne. De Choiseul, premier ministre de Louis XV, à de Gaulle célébrant en 1944 « la belle et bonne alliance » entre la France et la Russie, en passant par Delcassé, ministre français des Affaires étrangères qui organisa, avant 1914, l'alliance militaire franco-russe dans la perspective d'un conflit avec l'Allemagne, il y a là une tentation récurrente de la diplomatie française.

- L'alliance germano-russe : souvent recherchée par les Allemands en vue de faire échec à la France sans avoir à se battre sur deux fronts, cette configuration est à la base de nombreux « moments difficiles » pour la France. C'est le retrait russe de la coalition anti-prussienne qui sauve Frédéric II à la fin de la guerre de Sept ans. C'est l'alliance d'Alexandre Ier et de Frédéric Guillaume III qui scelle le destin militaire de la grande armée entre 1813 et 1815. C'est la neutralité russe, contrepartie de la solidarité de la Prusse avec la Russie dans la répression de l'insurrection polonaise de 1863, qui permet à Bismarck de gagner la guerre contre la France en 1870. En 1939, enfin, c'est la signature du pacte germano-soviétique qui permettra à Hitler d'envahir la Pologne en narguant les Franco-britanniques.

- L'alliance franco-allemande. Dans le dessein de contenir l'Autriche (début du XVIIIème siècle) puis la Russie, la France cherche plus ou moins épisodiquement à restaurer une sorte d'entente carolingienne. C'est ce dernier cas de figure qui, malgré les tentations pro-soviétiques de la France au milieu des années soixante, domine la réalité européenne depuis 1950.

 

c) un enjeu mondial. Après la disqualification de l'Espagne comme acteur du théâtre européen, au milieu du XVIIème siècle, et avant que les Etats-Unis ne prennent à la faveur de la Seconde Guerre mondiale la relève des Britanniques, le combat pour la suprématie se joue entre trois puissances :

-

 

La Guerre de Sept ans » met aux prises d’un côté la France, l’Autriche et la Russie et de l’autre la Prusse et l’Angleterre. C’est le conflit le plus important du XVIIIème siècle[1][1]. Il présente trois caractéristiques :

- il est la conséquence du « renversement des alliances » de la France au bénéfice de l’Autriche et au détriment de la Prusse..

- c’est une guerre continentale, qui, marquée par les déboires militaires français et la défection finale des Russes, va consacrer la Prusse du Grand Frédéric comme un acteur majeur du jeu européen.

- c’est une guerre mondiale, la première sans doute à mériter ce qualificatif puisque Français et Anglais se battent sur toutes les mers et sur plusieurs continents. Elle prendra fin avec le Traité de Paris qui en consacrant la perte du Canada et le renoncement aux Indes, marque la fin de la prépondérance française au profit du Royaume-Uni.

 

 

I-Les déchirures de l’Europe (1914-1945) :

 

II- Premières tentatives d’union :

III-1945-1954 : l’Europe, pupille des Etats-Unis :

 

A-Les débuts de la coopération

 

 

B-La Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA

 

L’union européenne est née d’une réponse d’une « élite européenne » aux conflits incessants qui en jalonnais l’Europe, de la sortie de la première, seconde guerre mondiale et de la guerre froide. La menace du nazisme et du communisme  de l’URSS on façonnait  et influençait la construction européenne

Déclaration de Robert Schuman, ministre des affaires étrangères mai 1950 (extraits) (appelant la création d’un pool européen du charbon et de l’acier.)

La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objectif essentiel de servir la paix.

L’Europe n’a pas été faite : nous avons eu la guerre.

L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée.

L’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne.

Dans ce but le gouvernement français propose immédiatement l’action sur un point limité, mais décisif :Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays de l’Europe.

La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la fédération européenne, et changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible.

L’établissement de cette unité puissante de production, ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu’elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique.

Cette production sera offerte à l’ensemble du monde sans distinction ni exclusion, pour continuer au relèvement du niveau de vie et au progrès des oeuvres de paix.

L’Europe pourra avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation de l’une des ses tâches essentielles : le développement du continent africain.

Ainsi, sera réalisée simplement et rapidement la fusion d’intérêts indispensable à l’établissement d’une communauté économique et introduit le ferment d’une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisons sanglantes.

Par la mise en commun de la production de base, l’institution d’une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l’Allemagne, et les pays qui y adhéreront, cette proposition réalise les premières assises concrètes d’une fédération européenne indispensable à la préservation de la paix … »

 La reprise en édition de poche du livre de Jean-Christophe Rufin invite à lire ou à relire cet ouvrage plutôt ambitieux, à mi-chemin entre fiction futuriste et analyse sans concession des sociétés démocratiques modernes.

 En effet l’artifice romanesque qui situe l’action dans un futur pas si lointain, où la planète serait organisée en une vaste fédération mondiale entrecoupée par des zones de non-droit, ne parvient pas à dissimuler la méditation sur notre monde contemporain, le propos véritable de l’auteur (prix Goncourt 2001 pour Rouge Brésil). Ce n’est pas par hasard que JCR cite Tocqueville dans sa postface, la filiation avec l’auteur de la Démocratie en Amérique ne faisant aucun doute.

 On peut s’arrêter sur le tableau de la civilisation du futur tel qu’il est brossé par JCR. Son procédé consiste à extrapoler les tendances ou les potentialités actuelles. Ce qui, en retour, a pour effet de mettre en relief les travers de notre temps, tantôt par l’exagération des conséquences de nos préjugés, tantôt au contraire par leur inversion dans cet avenir de fiction.

La description de l’économie de Globalia n’est guère précise. On apprend simplement qu’elle est dominée par les monopoles et de ce fait étroitement contrôlée par une poignée de chefs d’entreprises mondiales. L’influence qu’ils exercent collectivement est pratiquement sans limites, au point de déposséder les institutions démocratiques de la réalité du pouvoir. L’abstention lors des consultations électorales est généralisée. Comme l’avoue un député : « Les gens ne se dérangent que pour les élections qui ont un sens » ! Bien que la pauvreté stricto sensu ait été éradiquée, d’importantes inégalités subsistent. La politique démographique de « mortalité zéro, fécondité zéro » n’a pas mis fin à la surpopulation et les Globaliens sont le plus souvent fort étroitement logés. Par ailleurs les progrès continus de la technique, l’automatisation industrielle ont raréfié les emplois productifs et, au nom toujours de l’épanouissement personnel, les Globaliens sont vivement encouragés à « se consacrer à des activités de leur choix » plutôt qu’à chercher un travail. Ils sont alors rémunérés au même titre que s’ils remplissaient un « emploi courant », mais ce revenu garanti, s’il permet de vivre et de bénéficier de nombre des raffinements de la modernité, n’apporte pas une véritable abondance à ses titulaires. 

 

L’insatisfaction du consommateur, les efforts sans cesse voués à l’échec « to keep up with the Jones », comme disent les Américains, créent des comportements stéréotypés et confortent l’ordre social en même temps que l’ordre marchand. Néanmoins les inégalités demeurent importantes entre la masse du peuple et ceux qui sont pourvus des emplois les plus rémunérateurs. La frustration qui en résulte risque d’avoir des effets destructeurs. C’est pourquoi la société a besoin d’une autre base que la consommation pour subsister : Ce sera la peur ! Aussi la propagande insiste-t-elle sans relâche sur trois dangers qui menacent les Globaliens : les risques écologiques, la paupérisation et le terrorisme. Les premiers sont illustrés par les gigantesques bulles de verre qui protègent toutes les régions civilisées de la planète ; la seconde par l’état des pauvres hères qui peuplent les zones de non-droit ; quant au troisième il est le ressort du roman : Si les attentats qui surgissent spontanément ne constituent pas une menace suffisamment crédible, rien n’empêche en effet d’inventer une conspiration plus convaincante !

 Le terrorisme, spontané ou provoqué, justifie que les autorités chargées de la « Protection sociale » disposent d’un pouvoir absolu. Cette exception remarquable aux principes affichés de la société globalienne est théorisée ainsi dans le livre :

 « Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C’EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C’EST LA LIBERTÉ. »

 

Traité de Lisbonne, le droit de tuer. ( Treaty of Lisbon, the right to kill.) cf post FB, Seulement un mauvais rêve ?:, citoyen volontaire, une milice au service de la police ( source blog CAC 69), Pourquoi l’insurrection des consciences ?, Les raisons de la colère, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit ! ,  La vidéosurveillance multiplie les clients... et les profits , Forces et limites de la manifestation , Globalia de J.C Ruffin

 

People are voluntarily surrendering their privacy.

 

Dans l Les médias et la politique  - citoyen actif « Les médias ont un sens étrange de la hiérarchie de l’information ( Les "Nouveaux chiens de garde" / Les 10 premières minutes, Serge Halimi - Les Nouveaux Chiens de Garde [HD] - YouTube ( 53 min), les nouveaux chiens de garde de gilles : citoyen actif. C’est exactement ce que je me suis dit vendredi en en regardant les Journaux télévisés (sauf ARTE et France 5) des grandes  chaînes  publiques. Le premier robinet ( les médias) ne servent plus qu'a alimenter les second ( les politiques et le patronat). Ce système est bien décrit dans le livre de Globalia de Jean Christophe...

Loi du 29 juillet 1881 modifiée sur la liberté de la presse

Quand la liberté se meut en perte de repères - L'Express

TV5MONDE : Liberté de la presse : quand la crise joue les prédateurs

 

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Liberté de la presse : quand la crise joue les prédateurs

L'œil de la rédaction

liberte presse europe juillet 2010

Sans journalisme, pas de démocratie. C'est le mot d'ordre des journalistes espagnols ce jeudi à l'occasion de la journée mondiale pour la liberté de la presse. Comme les autres secteurs, la presse espagnole est lourdement frappée par la crise.

 

El Pais est le journal le plus diffusé en Espagne. Il pourrait annoncer prochainement un vaste plan social.

03.05.2012Par Matthieu Vendrely

 

Asuncion Serena en a bien conscience : elle est une privilégiée. Correspondante à Paris depuis quinze ans pour la 2è radio espagnole, Cadena Cope, elle n'a dû consentir qu'une petite perte de salaire, 8% tout de même. Ses collègues en Espagne n'ont pas tous eu cette chance. Pour éviter un plan social, leur direction leur a demandé des sacrifices beaucoup plus importants : certains travaillent moins et gagnent moins (jusqu'à 10%), d'autres gagnent moins (15%) en travaillant toujours autant mais ont obtenu la promesse d'un remboursement du manque à gagner... "quand la crise sera terminée".

 

A l'image de l'ensemble de l'économie espagnole, le secteur de l'information s'effondre littéralement. Depuis 2008, plus de 6000 journalistes espagnols ont perdu leur emploi. 57 médias ont mis la clé sous la porte. 23 plans sociaux ont été mis en place. 

Les journaux les plus prestigieux n'ont pas été épargnés. El Mundo a dores et déjà annoncé 195 suppressions de postes de journalistes. Un tiers de la rédaction va disparaitre. El Pais n'a pas encore révélé l'ampleur de son plan social, mais il devrait être du même ordre.

 

La presse espagnole est réputée pour son grand nombre de titres

 

Informer plus, informer moins bien

 

La presse espagnole - réputée pour son nombre très important de titres - n'a pas attendu la crise pour entrer dans sa zone de turbulence. En 2010, la direction de Cadena Cope demande à Asuncion de faire un geste : du jour au lendemain, elle devient gratuitement, et en plus de son travail habituel, la correspondante d'une autre radio, spécialisée dans l'économie. Puis l'accord entre les deux radios prend fin

 

. Place à l'austérité. 

 

Une fois encore, Asuncion souligne son statut privilégié : "le bureau de Paris est important et stratégique. A priori on n'y touchera pas". Dans d'autres régions du monde, les correspondants permanents sont devenus pigistes, c'est à dire payés à la tache. Asuncion, elle, ne compte pas les heures. Chaque mois, elle envoie à Madrid environ 80 papiers, autour de trois pas jour. Cette quantité de travail, dont Asuncion ne se plaint pas, soulève toutefois, selon elle, un grave problème. Informer plus signifie bien souvent informer moins bien. De plus en plus, on demande aux journalistes d'enquêter à domicile ; en clair d'aller chercher les informations sur internet. Quant à recouper les sources d'informations pour s'assurer que l'on ne raconte pas n'importe quoi, c'est presque devenu un luxe.

 

La publicité en berne

 

Asuncion Serena le reconnaît, "la rigueur journalistique, ça a un prix". Mais les revenus publicitaires sont en chute libre. 22% de baisse pour la presse écrite depuis le début de l'année. 17% de chute pour la télévision. La radio est le média qui s'en sort le moins mal avec une baisse de 11%. 

 

En Espagne, à l'appel de la principale fédération de journalistes (la FAPE), cette journée pour la défense de la liberté de la presse aura donc pour thème "sans journalisme, pas de démocratie". Dans une quarantaine de villes du pays, les journalistes sont appelés à manifester. 

La population espagnole, très durement frappée par la crise économique, sera-t-elle sensible à ce message ?

 

Mise à jour : Ce lundi 7 mai, corrections sur recommandation d'Asuncion Serena. Elles concernent l'importance de la baisse de salaire demandée aux journalistes, la date de l'accord conclu par Cadena COPE avec la radio économique et le passage de journalistes permanents au statut de pigistes.

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Vos réactions

A visiter

 

La carte RSF des prédateurs de la liberté de la presse

 

Nos archives sur la liberté de la presse

L'Espagne en crise : notre dossier

 

 Les choses pourraient aller très vite...

Et ce n'est pas tout,. Il y a plus inquiétant encore :

"
Les tenants du keynésianisme et du néolibéralisme rétorquent 'sans, c'eût été pire'. Mais pas du tout. C'est grave, car on a pris notre argent du futur pour l'investir en pure perte. Les autorités ont encore appauvri notre futur ! 'Le capitalisme sans la faillite, c'est comme le christianisme sans l'enfer', ".

En lire plus dessus : la privatisation de la guerre, privatisation, surveillance, l'idéologie sécuritaire, alain bauer, les marchands de la peur, obama, mercenaires, sociétés militaires privées, globalia, jc ruffin, La Guerre de l'ombre , Quand Valls nous fait danser !, GO ON, WATCH ME ! , : finance, économie, société, la financiarisation de l'économie mondiale, «noire finance», déréglementation, hedge funds, les produits dérivés, vladimir poutine, rex tillerson, le patron d'exxonmobille gazier russe, gazprom, lobby pétroliers, la finance imaginaire, serge halimi, le grand bond en arrièrenéolibéralisme, nuit au bien être, histoire, l'industrie pétrolière

 

 



 

24/12/2012

Reporters, le prix de la guerre

 

humour 23.jpgReporters, le prix de la guerre, un film de Jean-Paul Ney et des étudiants du master  :

Sous l'impulsion de Jean-Paul Ney, grand reporter et professeur à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Paris, les élèves du Master JRI ont réalisé un documentaire exceptionnel. Quelque dix-huit grands reporters, hommes et femmes, photographes, cameramen, écrivains, se sont succédé dans le studio de télévision de la plus ancienne école de journalisme de France.

Entre deux reportages, Jean-Paul Ney a tendu le filet pour rapporter à ses élèves une prise unique : une heure de face à face, une heure d'interview pour chacun d'entre eux, une heure inoubliable avec les plus grands noms du reportage et du journalisme.

De ces rencontres, a émergé un formidable témoignage. A travers ce documentaire de vingt-six minutes, nous apprenons à mieux connaître celles et ceux qui vivent leur passion.

Pourtant, certains d'entre eux ont payé le prix de la guerre : des blessures physiques aux blessures psychiques. De la guerre du Vietnam, en passant par la première guerre du Golfe, la Yougoslavie, l'Afghanistan, la Tchétchénie, l'Afrique, les territoires occupés mais encore l'Irak, ils ont été les témoins humains de la barbarie de la guerre et des hommes. Le prix à payer pour l'information est aussi celui des disparus, ceux qui ont donné leur vie pour leur métier et pour la liberté de la presse. Ce film leur est dédié.

Participants :
Patrick Chauvel, Michel Scott, Karen Lajon, Anne Guion, Jean-Paul Mari, Paul Comiti, Peter Humi, Sophie Claudet, Isabelle Lasserre, Patrick Robert, Vincent N'Guyen, Laurent Van der Stockt, Patrick Forestier, Didier François, Thomas Dandois, Ariane Quentier, Géraud Burin des Roziers, Noël Quidu, Georges Malbrunot.

Une production ESJ et PRESSE 2.0 sous la direction de Guillaume Jobin et Jean-Paul Ney

Equipe caméra : Martial Roche, James de Caupenne, Charlotte Prudhomme, Valentina Aerts, Bastien Sabouret, Baptiste Laigle, Guillaume Palacios, Sophie Hébrard-Ficaja, Eric Kouatchou.

Réalisation : Jean-Paul Ney

Montage : Sophie Hébrard-Ficaja, Jean-Paul Ney et James de Caupenne

Images et archives : Jean-Paul Mari, Noël Quidu, Patrick Chauvel, Paul Comiti, Lignes de Front & M6

Reporters de guerre : y a-t-il une génération Printemps arabes ? - télérama, Reporters de guerre : y a-t-il une génération Printemps arabes ? - l'indigné révolté : " Enquête | Ces jeunes journalistes ont fait leurs classes dans les rues de Tripoli ou d'Alep. Mais aux Rencontres de Bayeux-Calvados, les prix ont encore récompensé l'expérience".



Bonjour à tous,

 

Ca y est, l'atelier des médias déménage et quitte la maison de la radio pour aller s'installer à Issy-les-Moulineaux dans les nouveaux locaux flambant neuf de RFI, juste à côté de ceux de France24. Donc au revoir "La maison de la radio", mais bonjour "La maison des Journalistes" puisque c'est le sujet de notre émission de la semaine.

 

Voici donc le menu :

2012 : le journalisme en danger dans le monde

Comment financer les nouvelles technologies de l'information ?

Mes conseils pour recruter un génie informatique par @M_C_B

 

Pour ceux qui auraient loupé notre émission sur le journalisme au Tchad, c'est ici :

Tchad : La liberté de la presse en question

 

On vous souhaite bonne écoute à tous, n'oubliez pas de commenter les billets, cela nous permet de rectifier le tir, d'améliorer nos contenus ou tout simplement de discuter tous ensemble ;-)

Bonne fin de semaine !

----ZiaD & SiMoN----

Visitez Atelier des médias à l'adresse suivante : http://atelier.rfi.fr/?xg_source=msg_mes_network

Merry Christmas - altermonde, Reporters, le prix de la guerre - citoyenactif,  Reporters, le prix de la guerre - l'indigne, Merry christmass ( pour ceux qui peuvent) - Antalya, Reporters, le prix de la guerre - l'indigné révolté, Reporters, le prix de la guerre - Citizen Khane,

INTERVIEW • Carlo Puca, journaliste infiltré : "la Camorra affiche ses crimes" - l'indigné

 

06/07/2012

La concentration dans les médias en France

 

 

Malédiction ! - Saltabank : Malédiction ! Antoine de Ravignan
Alternatives Internationales Hors-série n° 011 - juillet 2012

 

Photo 096.jpgSocialisation des pertes et privatisation des profits - Alternatives ... : Avec les interventions publiques en vue de stopper la crise financière reviennent les critiques sur le thème de l’opposition entre socialisation des pertes et privatisation des profits : la puissance publique paierait les pertes liées à la crise, alors que les profits accumulés en période d’expansion iraient uniquement dans les poches des acteurs privés, ce qui serait injuste. Cette idée est profondément fausse et témoigne généralement d’une absence de réflexion au profit de condamnations morales faciles. privatisation des bénéfices et socialisation des pertes : citoyen actif

La privatisation du capital de grandes entreprises auparavant publiques constitue peut-être la traduction la plus immédiate et la plus tangible de la globalisation au niveau des organisations productives. A telle enseigne que les procédures de privatisation sont parfois appréhendées, de par leur ampleur, à la fois comme un instrument et une conséquence de la globalisation. En France, et plus largement en Europe, les mutations de la propriété du capital des grands groupes qui ont eu lieu depuis le milieu des années 1980 ont touché de multiples domaines d’activité, allant du secteur de l’énergie à celui des biens d’équipement, en passant par le commerce, les transports, les télécommunications, les assurances ou encore les organismes bancaires (Dion, 1995). Dans ces secteurs, les grandes entreprises qui étaient devenues publiques lors des grandes phases de nationalisation entre 1935 et 1983 deviennent des groupes privés soumis aux contraintes de la concurrence mondiale….

Deux exemples :

-          Les médias avec les «  Nouveaux chiens de Gardes »

-          Les OPA favorisants les grands trusts, ou comment même ou grâce a la crise, le grand capital (groupes) profitent pour se former.

La concentration dans les médias en France (OFM)

14 avril 2004 - Analyse de l’OFM - Janine Brémond

 


Les nouveaux chiens de garde.jpgLe grand nombre de titres de presse écrite, de chaînes de télévision, d’éditeurs de livres masque l’ampleur de la concentration dans les médias et ses effets dévastateurs. La concentration au sein de chaque média (concentration dans la télévision, la presse...) n’est qu’un aspect de la concentration car les groupes les plus puissants sont multimedia. Ils ont des positions fortes à la fois dans la télévision, la presse, l’édition, ... et sont intégrés à des groupes industriels (Lagardère, Bouygues, Dassault, ...).

La concentration est aussi amplifiée par les alliances entre les groupes de médias : des convergences d’intérêts naissent à travers des entreprises dont le capital est détenu conjointement par les groupes alliés (alliance Vivendi-Lagardère, alliance TF1-M6, ...).

L’ampleur de cette concentration met en cause l’indépendance des hommes politiques vis-à-vis des médias, le pluralisme et la qualité de l’information et rend donc nécessaire, et urgente, l’adoption d’une loi limitant réellement la concentration dans les médias.cf Les médias et la politique

 

Photo 342.jpg1. La télévision, un média très concentré : TF1 en position dominante

Les chaînes de télé qui appartiennent à TF1

TF1, ce n’est pas seulement la télévision

TF1 au sein du groupe Bouygues

Les groupes Pinault et Arnault, actionnaires de Bouygues


Dans la télévision payante, l'alliance Vivendi-Lagardère

Le groupe Canal Plus, propriété de Vivendi

L’alliance Vivendi-Lagardère dans la télévision

Les chaînes de télévision contrôlées par Lagardère


Quelles relations entre le pôle TF1-M6 et le pôle Vivendi-Lagardère ?
Une concentration inacceptable
2. La concentration dans la presse
Le paysage de la presse : Trois leaders français multi-secteurs, deux groupes étrangers

Les groupes spécialisés


Quelques tendances lourdes : Multiplication des alliances

Au-delà de la concentration, comme dans la télévision, on voit apparaître des coopérations, voire des alliances entre groupes dans des domaines précis 

Vers des journaux 100% publicitaires ?


3. La concentration dans l'édition
Les multinationales dans l'édition

« La concentration dans l’édition s’accélère au profit des groupes multinationaux. Après le contrôle de Flammarion par le groupe italien Rizzoli, la reprise par le groupe Lagardère de 40% d’Editis (ex Vivendi-Universal Publishing), les éditions du Seuil viennent d’être absorbées par le groupe La Martinière (devenu La Martinière-Le Seuil). D’autres concentrations sont attendues, à travers en particulier la vente de la partie d’Editis non reprise par Lagardère (Cette opération a été finalisée depuis la mise en ligne de ce document, pour plus d’informations sur ce nouveau mouvement de concentration, cliquer ici ). Les multinationales contrôlent au moins 60% de l’édition française (Lagardère, Bertelsmann, Atlas, Rizzoli, Reed-Elsevier, Média Participations, Wolters-Kluwer, ...). Dans les mains des multinationales, le livre est une marchandise, l’édition n’est qu’un contenu intégré dans la communication. Les conditions de création d’une œuvre intellectuelle et les possibilités de la faire connaître s’en trouvent altérées ».


humour 76.jpgLa domination du groupe Lagardère
Marketing et pression médiatique contre le pluralisme
Il n'existe aucune législation antitrust spécifique


  L’OFM ouvre un large débat pour aboutir à une législation qui limite véritablement la concentration dans les médias

Chapitre 1 : Les grandes entreprises et la globalisation

humour 98.jpgLa notion de globalisation[1][1] est très fréquemment reprise, aussi bien par les politiques, journalistes et dirigeants d’entreprise que par les chercheurs en économie ou en sciences sociales. La plupart du temps employée de façon assez abstraite et connotée – soit comme un fléau, soit comme une opportunité – elle se caractérise d’abord par un manque de définition précise. Souvent, elle est assimilée à une force quasi naturelle et extrapolitique. De tel sorte que l’on éprouve les plus grandes difficultés à distinguer ce à quoi elle renvoie précisément dans la réalité et à évaluer ses conséquences sur le monde du travail. Pourtant, la globalisation paraît générer un certain nombre de manifestations directes sur les entreprises qui sont loin d’être réductibles à sa dimension purement financière – même si celle-ci demeure l’une de ses caractéristiques principales aujourd’hui. Ainsi, la globalisation recouvre des politiques économiques spécifiques, des réformes financières, des institutions économiques internationales, un accroissement de l’internationalisation des échanges de biens et de services, des modifications de la structure du capital des entreprises, des stratégies et organisations productives typiques ou encore une progression de l’incertitude de l’activité. cf Et si Karl Marx avait raison ? : Crise financière et capital fictif - Temps critiques, Les contradictions de la mondialisation: et si Marx avait raison (1) la globalisation financière, Qui est Georges Soros ? , Loi 1973 et gardes fous

 

Un témoignage

 

humour 97.jpg. . cf Tant qu'il y aura de l'argent ..., En quoi c'est une crise., De l’argent il y en a

riches,pauvres: deux poids,deux mesures,privatisation des bénéfices,socialisation des pertes,défiscalisation,exil fiscal,paradis fiscaux,néolibéralisme,capitalisme,isf,finance,economie,société,la spéculation,socialisation des pertes et privatisation des profits,opa,délocalisation,chomage de masse,destruction créatrice’ et inondation de liquidités,bulles et crises,la finance a-t-elle un visage,paradis fiscaux Les IPO, OPA, OPRA se poursuivent

 

 

En conclusion :

 

C’est OPA ne sont pas le signe d’un capitalisme néolibéral en expansion, mais au contraire d’un capitalisme en déclin, sur la défensive qui essaye de sauvegarder ses profits et son pouvoir ( de nuisance) sur les travailleurs et le pouvoir.

 

 

Au delà de ces scores, plusieurs constatations s'imposent, qui sont plutot révélateurs Destruction créatrice’ et inondation de liquidités, bulles et crises , privatisation des bénéfices et socialisation... : Blog de Nico Citoyenactif sur Netlog,

Sur Indigné Révolté : Sauve qui peut II ! : Autre article sur le thème: Mots-clés economie - Créez votre blog sur nouvelobs.com : Interview par Jean-Loup Izambert sur le fonctionnment des Oligarchies, Le capitalisme synonyme de problèmes économique , écologique et sociaux - Altermonde , Un autre monde est possible…. ! - citizen Khane



[1][1]Tout au long de ce premier chapitre, on utilisera les termes de globalisation ou de capitalisme financier pour décrire les diverses mutations dont a fait l’objet le capitalisme contemporain au cours de la deuxième moitié du XXe siècle.

 
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