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06/07/2012

La concentration dans les médias en France

 

 

Malédiction ! - Saltabank : Malédiction ! Antoine de Ravignan
Alternatives Internationales Hors-série n° 011 - juillet 2012

 

Photo 096.jpgSocialisation des pertes et privatisation des profits - Alternatives ... : Avec les interventions publiques en vue de stopper la crise financière reviennent les critiques sur le thème de l’opposition entre socialisation des pertes et privatisation des profits : la puissance publique paierait les pertes liées à la crise, alors que les profits accumulés en période d’expansion iraient uniquement dans les poches des acteurs privés, ce qui serait injuste. Cette idée est profondément fausse et témoigne généralement d’une absence de réflexion au profit de condamnations morales faciles. privatisation des bénéfices et socialisation des pertes : citoyen actif

La privatisation du capital de grandes entreprises auparavant publiques constitue peut-être la traduction la plus immédiate et la plus tangible de la globalisation au niveau des organisations productives. A telle enseigne que les procédures de privatisation sont parfois appréhendées, de par leur ampleur, à la fois comme un instrument et une conséquence de la globalisation. En France, et plus largement en Europe, les mutations de la propriété du capital des grands groupes qui ont eu lieu depuis le milieu des années 1980 ont touché de multiples domaines d’activité, allant du secteur de l’énergie à celui des biens d’équipement, en passant par le commerce, les transports, les télécommunications, les assurances ou encore les organismes bancaires (Dion, 1995). Dans ces secteurs, les grandes entreprises qui étaient devenues publiques lors des grandes phases de nationalisation entre 1935 et 1983 deviennent des groupes privés soumis aux contraintes de la concurrence mondiale….

Deux exemples :

-          Les médias avec les «  Nouveaux chiens de Gardes »

-          Les OPA favorisants les grands trusts, ou comment même ou grâce a la crise, le grand capital (groupes) profitent pour se former.

La concentration dans les médias en France (OFM)

14 avril 2004 - Analyse de l’OFM - Janine Brémond

 


Les nouveaux chiens de garde.jpgLe grand nombre de titres de presse écrite, de chaînes de télévision, d’éditeurs de livres masque l’ampleur de la concentration dans les médias et ses effets dévastateurs. La concentration au sein de chaque média (concentration dans la télévision, la presse...) n’est qu’un aspect de la concentration car les groupes les plus puissants sont multimedia. Ils ont des positions fortes à la fois dans la télévision, la presse, l’édition, ... et sont intégrés à des groupes industriels (Lagardère, Bouygues, Dassault, ...).

La concentration est aussi amplifiée par les alliances entre les groupes de médias : des convergences d’intérêts naissent à travers des entreprises dont le capital est détenu conjointement par les groupes alliés (alliance Vivendi-Lagardère, alliance TF1-M6, ...).

L’ampleur de cette concentration met en cause l’indépendance des hommes politiques vis-à-vis des médias, le pluralisme et la qualité de l’information et rend donc nécessaire, et urgente, l’adoption d’une loi limitant réellement la concentration dans les médias.cf Les médias et la politique

 

Photo 342.jpg1. La télévision, un média très concentré : TF1 en position dominante

Les chaînes de télé qui appartiennent à TF1

TF1, ce n’est pas seulement la télévision

TF1 au sein du groupe Bouygues

Les groupes Pinault et Arnault, actionnaires de Bouygues


Dans la télévision payante, l'alliance Vivendi-Lagardère

Le groupe Canal Plus, propriété de Vivendi

L’alliance Vivendi-Lagardère dans la télévision

Les chaînes de télévision contrôlées par Lagardère


Quelles relations entre le pôle TF1-M6 et le pôle Vivendi-Lagardère ?
Une concentration inacceptable
2. La concentration dans la presse
Le paysage de la presse : Trois leaders français multi-secteurs, deux groupes étrangers

Les groupes spécialisés


Quelques tendances lourdes : Multiplication des alliances

Au-delà de la concentration, comme dans la télévision, on voit apparaître des coopérations, voire des alliances entre groupes dans des domaines précis 

Vers des journaux 100% publicitaires ?


3. La concentration dans l'édition
Les multinationales dans l'édition

« La concentration dans l’édition s’accélère au profit des groupes multinationaux. Après le contrôle de Flammarion par le groupe italien Rizzoli, la reprise par le groupe Lagardère de 40% d’Editis (ex Vivendi-Universal Publishing), les éditions du Seuil viennent d’être absorbées par le groupe La Martinière (devenu La Martinière-Le Seuil). D’autres concentrations sont attendues, à travers en particulier la vente de la partie d’Editis non reprise par Lagardère (Cette opération a été finalisée depuis la mise en ligne de ce document, pour plus d’informations sur ce nouveau mouvement de concentration, cliquer ici ). Les multinationales contrôlent au moins 60% de l’édition française (Lagardère, Bertelsmann, Atlas, Rizzoli, Reed-Elsevier, Média Participations, Wolters-Kluwer, ...). Dans les mains des multinationales, le livre est une marchandise, l’édition n’est qu’un contenu intégré dans la communication. Les conditions de création d’une œuvre intellectuelle et les possibilités de la faire connaître s’en trouvent altérées ».


humour 76.jpgLa domination du groupe Lagardère
Marketing et pression médiatique contre le pluralisme
Il n'existe aucune législation antitrust spécifique


  L’OFM ouvre un large débat pour aboutir à une législation qui limite véritablement la concentration dans les médias

Chapitre 1 : Les grandes entreprises et la globalisation

humour 98.jpgLa notion de globalisation[1][1] est très fréquemment reprise, aussi bien par les politiques, journalistes et dirigeants d’entreprise que par les chercheurs en économie ou en sciences sociales. La plupart du temps employée de façon assez abstraite et connotée – soit comme un fléau, soit comme une opportunité – elle se caractérise d’abord par un manque de définition précise. Souvent, elle est assimilée à une force quasi naturelle et extrapolitique. De tel sorte que l’on éprouve les plus grandes difficultés à distinguer ce à quoi elle renvoie précisément dans la réalité et à évaluer ses conséquences sur le monde du travail. Pourtant, la globalisation paraît générer un certain nombre de manifestations directes sur les entreprises qui sont loin d’être réductibles à sa dimension purement financière – même si celle-ci demeure l’une de ses caractéristiques principales aujourd’hui. Ainsi, la globalisation recouvre des politiques économiques spécifiques, des réformes financières, des institutions économiques internationales, un accroissement de l’internationalisation des échanges de biens et de services, des modifications de la structure du capital des entreprises, des stratégies et organisations productives typiques ou encore une progression de l’incertitude de l’activité. cf Et si Karl Marx avait raison ? : Crise financière et capital fictif - Temps critiques, Les contradictions de la mondialisation: et si Marx avait raison (1) la globalisation financière, Qui est Georges Soros ? , Loi 1973 et gardes fous

 

Un témoignage

 

humour 97.jpg. . cf Tant qu'il y aura de l'argent ..., En quoi c'est une crise., De l’argent il y en a

riches,pauvres: deux poids,deux mesures,privatisation des bénéfices,socialisation des pertes,défiscalisation,exil fiscal,paradis fiscaux,néolibéralisme,capitalisme,isf,finance,economie,société,la spéculation,socialisation des pertes et privatisation des profits,opa,délocalisation,chomage de masse,destruction créatrice’ et inondation de liquidités,bulles et crises,la finance a-t-elle un visage,paradis fiscaux Les IPO, OPA, OPRA se poursuivent

 

 

En conclusion :

 

C’est OPA ne sont pas le signe d’un capitalisme néolibéral en expansion, mais au contraire d’un capitalisme en déclin, sur la défensive qui essaye de sauvegarder ses profits et son pouvoir ( de nuisance) sur les travailleurs et le pouvoir.

 

 

Au delà de ces scores, plusieurs constatations s'imposent, qui sont plutot révélateurs Destruction créatrice’ et inondation de liquidités, bulles et crises , privatisation des bénéfices et socialisation... : Blog de Nico Citoyenactif sur Netlog,

Sur Indigné Révolté : Sauve qui peut II ! : Autre article sur le thème: Mots-clés economie - Créez votre blog sur nouvelobs.com : Interview par Jean-Loup Izambert sur le fonctionnment des Oligarchies, Le capitalisme synonyme de problèmes économique , écologique et sociaux - Altermonde , Un autre monde est possible…. ! - citizen Khane



[1][1]Tout au long de ce premier chapitre, on utilisera les termes de globalisation ou de capitalisme financier pour décrire les diverses mutations dont a fait l’objet le capitalisme contemporain au cours de la deuxième moitié du XXe siècle.

20/05/2012

Atelier média

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

 

dossiers du web,atelier des médias,web documentaire,interviews"L'atelier des médias est la web-émission participative sur les nouveaux médias et le réseau social [beta] de Radio France Internationale. L'Atelier Des Medias" fête ses 4ans - Vidéo Dailymotion

 

Merci de votre fidélité et de vos nombreux messages d'encouragement adressés à 
atelier@rfi.fr chaque semaine. Ce samedi, vous pourrez nous écouter sur les ondes de rfi à 8h10 TU dans le monde et à 14h10 TU en Afrique. Il y a plusieurs rediffusions à découvrir via
 cet outil

 

Pour celles et ceux qui n'ont pas le temps ou d'accès FM, vous pouvez aussi nous retrouver en 
podcast sur iTunes et bientôt sur Soundcloud.







atelier des médias.jpgAu menu cette semaine :

Motribe : une solution africaine pour créer des communautés sur mobile 

Motribe est une jeune entreprise sud africaine. Elle propose à ses utilisateurs de créer des communautés et des réseaux sociaux à partir de leur téléphone mobile.

Lancée en 2010, elle a été
 classée récemment parmi les 20 start ups les plus prometteuses du continent par Forbes Africa. Rencontre avec son co-fondateur Vincent Maher.


"Le monde est peut-être plat mais il n'est pas lisse" Rencontre avec Francis Pisani

Cela fait huit mois que Francis Pisani a entamé son tour du monde Winch5 des nouvelles technologies, de l'innovation et des réseaux sociaux. L'Atelier a profité d'une des étapes parisiennes (Winch5 est en fait une série de voyages au départ de Paris) pour inviter Francis à partager longuement ses impressions et ses enseignements.


Twitter lance Twitter Stories, une lettre d'information hebdomadaire

Twitter l'a annoncé, Twitter l'a fait. Ce 15 mai 2012 au matin, la première
newsletter d'information personnalisée par Twitter est arrivée dans ma boîte aux lettres. A peine quelques heures après 

l'annonce de ce nouveau service par le site de microblogging.


Grèce : Quand voisins et policiers tabassent un immigré


Une vidéo de brutalité policière fait, en ce moment, le tour des réseaux sociaux grecs. On y voit des policiers casqués, assistés de badauds en survêtement, qui passent à tabac un immigré d’origine asiatique. Une scène qui rappelle davantage une agression de voyous qu’une intervention policière.


 

Grace Bailhache, membre en vedette

Cette semaine, l'entrepreneuse 
Grace Bailhache est notre membre vedette. Elle nous parle brièvement de son travail et de ses productions sur le site de l'atelier des médias. Nous revenons particulièrement sur
 son dernier billet,
 Viva Riva ou la notion de fiction.
 Pour mieux connaître Grace, vous pouvez visiter
 
son profil sur l'Atelier et écouter l'entretien dans le lecteur ci-dessous.

Bonne écoute et bonne fin de semaine

 

source Atelier des médiasAtelier des médias, Photos - Atelier des médias, StrasTV, la web-télé locale de Strasbourg - Atelier des ..., Philippe Couve-l'atelier des médias part1 - Vidéo ..., Philippe Couve-l'atelier des médias part 2 - Vidéo ...

 

-----------l'Atelier--------------

08/09/2011

11 septembre : le déclin des médias

source : Courrier International. Les dix ans qui nous séparent du 11 septembre 2001 ont marqué un tournant dans l’histoire des médias : Internet a explosé, les moteurs de recherche sont devenus le premier outil de captation d’une audience, les réseaux sociaux sont en plein essor ainsi que les appareils mobiles, les tablettes et maintenant les applications créées pour chaque catégorie d’information et de divertissement.

La rapidité et la richesse de ces innovations médiatiques s’accompagnent toutefois d’un paradoxe avec le déclin des médias en tant qu’institution. Je ne parle pas ici des médias comme source d’information - ils restent en cela indispensables - mais en tant qu’entités douées de la volonté, des moyens matériels et du courage intellectuel nécessaires pour résister à de sérieuses tentatives de manipulation et s’exprimer en toute indépendance au nom de ce qu’elles estiment être l’intérêt du public.

La décennie passée, que l’on s’apprête à commémorer en grande pompe, est encadrée par deux des plus grands échecs de l’industrie des médias depuis la guerre du Vietnam. Ces deux désastres ont eu des répercussions historiques. Le premier a eu lieu peu de temps après l’effondrement des tours jumelles lorsque les médias ont littéralement mené campagne pour l’administration Bush, alors en quête d’un soutien populaire autour de l’invasion et de l’occupation de l’Irak, et plus largement, de la guerre contre le terrorisme.

La complicité des médias dans cette grande panique de l’après-11 septembre a eu plusieurs facettes. Le patronage -  à quelques notables exceptions près – des mensonges de l’administration Bush sur les armes de destruction massive en Irak n’en a été que l’aspect le plus visible.

L’émergence et la quasi indifférence que suscitent toujours des propositions aussi douteuses que radicales auront été plus dommageables à long terme ; l’idée notamment que le pays a besoin d’un réseau permanent de bases avancées dans le monde et d’un gigantesque appareil domestique visant à protéger le "territoire" ["homeland"] (concept linguistique flou apparu après le 11 septembre) ; que le gouvernement peut et doit soumettre les citoyens ordinaires à des fouilles et à une surveillance permanentes, qu’il peut emprisonner des hommes sans chef d’inculpation et les maintenir en détention sans procès, qu’il peut torturer en toute impunité et doit finalement toujours être sur le pied de guerre comme s’il s’agissait chaque jour de lutter pour sa survie.

Le simple fait que ces propositions puissent encore paraître défendables – alors que tout indique que le pays n’était véritablement menacé que par un petit groupe de meurtriers fanatiques mais plein de ressources – témoigne de l’influence durable de médias qui ont essentiellement répété ce qu’on leur disait de dire.

L’autre échec des médias, celui qui ferme cette lamentable décennie de co-optation, a été l’hystérie autour du déficit des Etats-Unis.  Cette couverture médiatique a complètement empêché le gouvernement de réagir face à l’un des problèmes économiques les plus importants de ces 80 dernières années.

Certes, le déficit public - gonflé par les dépenses inconsidérées et non-financées de l’administration précédente - s’est aggravé et reste un véritable problème à long terme. Il est toutefois stupéfiant de voir l’importance qu’accordent aujourd’hui les médias à cette question. Le déficit a rapidement commencé à faire la une des médias au début de l’année 2010, alors que l’économie américaine était encore sous le coup d’une grave récession provoquée par les excès de Wall Street et qu’elle n’avait été sauvée que de justesse par les mesures d’urgence prises par les présidents Bush et Obama.

Le discours a changé du jour au lendemain. Les journalistes ne suggéraient plus de nouveau stimulus budgétaire pour relancer une économie désespérément atone. En dépit d’une croissance anémiée, de la chute du marché immobilier, du nombre de saisies de logements ou de l’inquiétante montée du chômage, les médias les plus influents ne semblaient capables que d’entonner la même complainte : celle du déficit fédéral.

Existait-il la moindre corrélation entre le déficit et la récession ? Pas vraiment. A en juger par la faiblesse des taux d’intérêt accordés aux Etats-Unis, les marchés financiers n’ont pas la moindre réticence à leur faire crédit.

Le zèle des médias dans leur couverture du drame du déficit a fait croire au public qu’il s’agissait d’une question cruciale, justifiant que l’on ignore pendant des semaines ce qui se passait dans l’économie réelle, du sort des familles expulsées de chez elles, à la détresse des chômeurs en passant par la montée de la pauvreté et l’impunité des grands gourous de la finance à l’origine du désastre actuel.

La diabolisation de la dette n’est toutefois qu’un prétexte. Le véritable objectif est de paralyser le gouvernement à des fins partisanes, au nom d’un retour à des politiques réactionnaires cherchant à discréditer le secteur public et à dénigrer toute personne susceptible de venir à son secours.

Les dix dernières années ont été longues et chargées en évènements. Les médias nous ont offert de nouveaux jouets incroyables et des opportunités inédites. Néanmoins, il fut un temps où les médias étaient également des institutions conscientes qu’elles avaient un rôle à jouer dans la société et pas seulement un marché à satisfaire, et que ce rôle les obligeait parfois à s’opposer au discours officiel au lieu de le renforcer.

Ce rôle est aujourd’hui en plein déclin.

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1 commentaire(s)   

Edward Wasserman

Il enseigne l'éthique du journalisme à la fondation James L. Knight et à l'université de Lee à Lexington (Virginie). Il aborde régulièrement sur son blog ​​les problématiques liées aux droits des médias (plagiat), aux transformations technologiques que traverse ce secteur
ainsi qu'aux empires médiatiques (conflits d'intérêt).

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