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24/08/2013

Johnny Rotten : “En tant que roi du punk, je décrète cette loi : le punk n’a pas besoin de roi”

 

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Salut tout le monde,
voici le programme pour juillet-août 2013 (avec des extraits des films
projetés cet été):
http://infokiosques.net/spip.php?article1039


 

SAMEDI 31 AOÛT À 18h
>> Projection du film "High Hopes", de Mike Leigh, 1988, 1h52, VOSTFR
À l’occasion de la mort de Thatcher, cette comédie nous remettra dans le
bain des années 1980. Elle peint une succession de vies qui stigmatise
l’Angleterre d’alors. Téléchargez l'affiche du programme pour cet été:
https://infokiosques.net/IMG/jpg/2013-07_Bagnolet_Remoule...
https://infokiosques.net/le_remouleur

 

LE RÉMOULEUR – Local auto-organisé de lutte et de critique sociale
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Horaires d’ouverture du local (avec bibliothèque & infokiosque) pour les
mois de juillet et août 2013 :
le samedi de 14h à 18h.
Entré libre et gratuite

Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)

https://infokiosques.net/le_remouleur
Mail : leremouleur@riseup.net
S’inscrire à la lettre d’info du local :
https://lists.riseup.net/www/subscribe/leremouleur/

 

 

Johnny Rotten : “En tant que roi du punk, je décrète cette loi : le punk n’a pas besoin de roi”

L’invité de l'été 1/4 | Hier, l'ex-leader des Sex Pistols faisait trembler la Couronne et Thatcher. Aujourd'hui, toujours aussi punk, il s'en prend à Sting, Robin Williams ou Tony Blair. Entretien.

Le 13/07/2013 Propos recueillis par Hugo Cassavetti - Télérama n° 3313 ,

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 Sandro Bäbler pour Télérama  

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Sandro Bäbler pour Télérama

Cet été, quatre artistes européens, témoins privilégiés de leur époque, racontent comment leur parcours se mêle à l'histoire de leur pays. La semaine prochaine : l'Islande secouée par la crise économique, vue par l'écrivain Arnaldur Indridason.

 

Il paraît loin, le garçon malingre au teint blafard et aux dents si abîmées qu'on le surnomma Johnny Rotten (pourri, en anglais). Il fit trembler le Royaume-Uni. Chanteur des Sex Pistols, le groupe punk suprême, il était le symbole de l'implosion d'une Angleterre rongée par la crise, les grèves et le chômage. John Lydon il reprit son vrai nom dès 1978, à la fin des Pistols – était le porte-voix de l'individualisme positif, avec son chant effrayant et ses textes impitoyables, autant de cris d'insoumission d'un laissé-pour-compte face à l'ordre étouffant – la famille royale, les conservateurs, mais aussi les travaillistes.

 

On le retrouve aujourd'hui, joyeux et bondissant. Il ne cherche plus à vous intimider avec ses remarques cinglantes, sa carrure désormais imposante ou son regard terrifiant. Aimable, il savoure le bonheur de jouer avec son groupe PIL, sa world punk sans frontières so british, en travailleur enfin indépendant. Mais, derrière le quinquagénaire intarissable, l'observateur enragé de la société britannique est toujours là. L'antéchrist du « no future » n'oublie pas ses ennemis. « La colère est une énergie », clamait-il.

 

L'an dernier, vous avez publié avec PIL (Public Image Ltd) votre premier album depuis vingt ans.
Pendant tout ce temps, je n'étais pas libre de le faire. Depuis la fin des Pistols, j'ai été prisonnier de contrats, avec toujours plus de dettes à rembourser. Je ne pouvais m'en extraire, seulement gagner du temps, jongler avec les clauses. L'artistique était évacué, je n'avais plus affaire qu'à des comptables. Des gens froids, qui ne pensent qu'en chiffres. Pendant presque vingt ans, je n'ai plus pu enregistrer. C'est dur de se voir interdire de créer. Mais j'ai toujours refusé de sombrer dans l'aigreur. Au contraire. Je puise mon énergie dans l'adversité.

 

Vous avez pu racheter votre liberté grâce à une campagne de publicité pour le beurre outre-Manche...
Exactement. J'ai pu rembourser mes dettes et financer le dernier album. Quel bonheur d'être enfin indépendant ! On m'a reproché, comme tout ce que je fais, ces pubs pour le beurre, mais j'assume. Toujours la même accusation de trahir la cause, d'être vendu. Moi, je trouve ça plutôt punk et cohérent. L'argent a financé ma liberté artistique, et puis c'est vrai que je mange beaucoup de beurre. Ça se voit, non ? Ce n'est pas un mensonge. Pas comme Iggy Pop, qui pose pour une compagnie d'assurances qui refuse d'assurer les rock stars !

 

Avec cette nouvelle incarnation de PIL, vous vous entourez pour la première fois de musiciens avec lesquels vous vous entendez ?
Je n'avais jamais connu une telle complicité auparavant. En fait, comme j'ai démarré avec les Sex Pistols, j'ai longtemps cru que tous les groupes étaient un nœud de tensions et de conflits. S'apprécier était en option. Chacun avait des goûts et des buts différents, mais une curieuse solidarité nous unissait contre ceux qui voulaient nous abattre. En fait, j'aimais Paul Cook, le batteur, et même Steve Jones, le guitariste, au début.

 

Mais le management ne cessait de nous monter les uns contre les autres. On s'est confronté très tôt à la perversité et à la malhonnêteté du monde adulte. Il y avait de la haine entre nous, mais on a réussi à en faire une force, qu'on a retournée contre les autres. On a appris que l'industrie de la musique était un univers cruel. Il a fallu une résistance inouïe pour s'en sortir. Certains ne l'ont pas eue. Et ont sombré dans la drogue dure…

 

Vous songez à Sid Vicious, qui, lui, était votre ami…
Oui, on s'était connus dans un établissement scolaire pour enfants difficiles. Le problème majeur de Sid était que sa mère était héroïnomane. Il y avait cet atavisme, qu'il cherchait vainement à repousser. Il déménageait tout le temps et, du coup, n'a jamais pu créer de liens forts avec d'autres gamins. Moi, je passais ma vie dans la rue, avec une bande de gosses. Ça structure, on y apprend à se débrouiller, à survivre, à s'entraider et une forme de bon sens.

 

Vous aviez aussi une relation forte avec votre mère ?
A 7 ans, j'ai contracté une méningite. On vivait dans un taudis, sans eau courante, avec des rats… J'ai passé un an à l'hôpital. Et j'ai mis quatre ans à m'en remettre. Déjà, ma mère m'avait appris à lire et à écrire à l'âge de 4 ans. J'adorais ça. Mais, en sortant de la maladie, j'avais totalement perdu la mémoire. Il a fallu tout reprendre à zéro. Et c'est elle qui m'a tout réappris, car l'école n'avait pas de temps pour les enfants comme moi. Je ne savais plus rien, même pas si mes parents étaient vraiment les miens. Il fallait faire confiance aux autres.

 

Du coup, la vérité est devenue une valeur essentielle chez moi. Faire le tri entre les gens de confiance et ceux qui vous mentent et vous manipulent. Ma mère m'a toujours soutenu, elle a été ma bouée de secours. Comment ne pas rester proche après ça ? Elle m'a protégé, tout comme j'ai protégé mes trois petits frères. Et je conçois un groupe de la même manière. Malheureusement, la plupart des autres ne pensent qu'à l'argent.

 

Black Market Radio "The Clash - London Calling" Yalla Yalla Augsburg Trambahn 2013

 

La musique n'était pas votre vocation ?
C'est arrivé par hasard. Malcolm McLaren et Bernie Rhodes, le futur manager de The Clash, étaient en train de monter ce groupe, les Sex Pistols. Rhodes avait repéré ce drôle de gamin aux cheveux verts qui arpentait King's Road avec un tee-shirt sur lequel était inscrit : « Je hais Pink Floyd ». C'était moi. Ils m'ont demandé si je voulais chanter. Je n'y avais jamais pensé.

 

En fait, j'avais même développé un certain art de mal chanter. Parce que j'avais fréquenté un collège catholique où, dès qu'on repérait un garçon à jolie voix, il était enrôlé dans le chœur. Et on savait ce qui arrivait aux gosses qui tombaient entre les mains du prêtre… Voilà d'où vient ma voix si particulière. Une protection. Du coup, elle est assez unique. Et puis j'ai toujours été plus sensible à la force des mots, à leur prononciation qu'à une simple mélodie.

 

D'où votre admiration, très tôt, pour Captain Beefheart ?
J'appréciais sa manière de triturer les musiques qui l'inspiraient, le blues de Memphis ou du Delta, pour en faire cette décoction d'une divine non-musicalité. Il ouvrait le champ à toutes les possibilités. Ses paroles, tordues, hilarantes, souvent incompréhensibles, me bouleversaient. Il y avait une telle puissance dans son interprétation.

 

Ce type n'a jamais fait que ce qu'il voulait, que ce qu'il ressentait. Le succès et l'argent n'étaient pas son moteur. Tout l'opposé d'un bonnet de nuit nanti comme Sting, le bouddhiste à la gomme… Un de mes plus beaux souvenirs est une expo de peinture de Beefheart que j'ai vue à Hambourg… Il peignait comme il chantait. Quelle énergie, quelle intensité !

 

La douzaine de chansons, devenues autant de classiques rageurs et furieux, que vous avez écrites pour les Sex Pistols sont venues comment ?
Assez spontanément. J'avais toujours griffonné des choses, je lisais beaucoup de poésie, de Keats notamment. Je m'étais même imaginé devenir écrivain. Mais je sentais qu'il manquait toujours quelque chose. C'était la musique. Et ces textes pour les Sex Pistols sont sortis par jets. Ils devaient mûrir au fond de ma cervelle. Vous connaissez Robin Wil­liams, l'acteur comique qui ne se tait jamais ? C'est comme ça dans ma tête. Je suis en ébullition permanente. Une fois guéri de ma méningite, je me suis juré de ne plus jamais laisser mon cerveau au repos. J'ai écrit le texte de God save the queen presque d'un trait, le temps d'avaler une boîte de baked beans [haricots blancs, ndlr] ! Une vérité qui ne demandait qu'à jaillir.

 

SEX PISTOLS live - Pretty Vacant  :

British Anthem, God Save the Queen (with lyrics) - YouTube 

 

« God save the queen, the fascist regime »La chanson, sortie au moment où la reine célébrait son jubilé, en 1977, a fait de vous l'ennemi public n° 1… Trente-cinq ans après, les Sex Pistols fêtés lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Londres, c'est une victoire ?
Une victoire, non. Mais ça fait plaisir. Au départ, je ne voulais surtout pas à être associé à tout ce cirque horripilant. Mais Danny Boyle, le metteur en scène de la cérémonie, m'a fait changer d'idée. Il a voulu rendre hommage à l'Angleterre dans ce qu'elle a de mieux et de plus précieux, un peu à la manière de Dickens autrefois. Montrer le peuple, celui que l'on n'a cessé de mépriser et d'écraser, et qui est l'âme de l'Angleterre, en célébrant le système de santé gratuite qui a longtemps été l'honneur du pays. Quelle joie de voir la famille royale au grand complet obligée d'écouter sans sourciller notre chanson Pretty Vacant en entier ! God save the queen aurait été encore plus jouissif, mais il ne fallait pas pousser.

 

Londres a bien changé…
Je ne suis pas opposé au changement, loin de là, mais, dans le cas de Londres, comment s'en réjouir ? J'ai le souvenir du Londres de mon enfance, sombre et mal éclairé certes, mais qui ressemblait à ces décors de vieux films avec Alec Guinness. Il y avait peu de voitures et la rue était livrée à des hordes de gamins. C'était leur territoire. Il y avait encore beaucoup de terrains vagues, à cause de la guerre, et l'on vivait en marge de la société des adultes. On jouait et on se battait, mais ça n'avait rien à voir avec la délinquance d'aujourd'hui. Nous étions tous pauvres, mais on se sentait en sécurité. Il n'y avait pas de jalousie ou d'envie puisque personne n'avait rien.

 

Tout a changé quand la télé en couleurs est arrivée. Et, avec elle, ces publicités pour voitures et appareils d'électroménager auxquels on n'avait pas accès. A partir de là, nous avons pris conscience d'être des citoyens de seconde zone. La pub a développé la frustration, l'envie, la tentation, et avec, le vol et la violence.

 

Avec les Pistols, le punk divisait le pays, et vous avez été confronté à une autre forme de violence…


J'ai grandi à l'ombre d'Arsenal, le club dont je suis supporter, et une certaine violence ne m'était pas étrangère. Ça pouvait être brutal, mais ça restait presque bon enfant. Avec le punk, une autre violence a été mise au jour. Celle d'une société britannique bâtie sur l'humiliation constante d'une classe ouvrière traitée comme une bande de demeurés.

 

Quand j'étais jeune, à Finsbury Park, il y avait une mixité incroyable : des Blancs, des Noirs, des Indiens, des Irlandais, des Anglais, des Grecs, des Turcs, qui s'entendaient très bien. On ne jugeait que les personnalités, pas la couleur ou la nationalité. Tous les gouvernements qui se sont succédé se sont acharnés à détruire cette solidarité. Le pire étant probablement Tony Blair, avec sa promesse d'un pseudo-New Labour. Ce type n'est qu'un imposteur, un avocat véreux qui ne vaut pas mieux que ceux qui tiennent des officines de paris. En un peu plus éduqué, bien sûr.

 

Il était pire que Margaret Thatcher, à vos yeux ?
Avec Thatcher, on savait à qui on avait affaire. Le punk a explosé sous Callaghan, le travailliste. Le Royaume-Uni était dans un état désastreux. Thatcher et nous, les Pistols et le punk, étions les deux réactions opposées au même problème. Il n'y a pas un mot avec lequel je pourrais être en accord avec elle sur le plan politique, mais elle était mon adversaire préférée. Cette femme a fait plus de mal au peuple anglais qu'aucun autre leader. Mais elle disait ce qu'elle pensait, et faisait ce qu'elle disait. Je la respecte pour cela. Elle m'a aidé à affûter ma pensée, mes convictions. D'être toujours du côté du peuple et de l'individu face aux institutions.

 

Avant, l'Angleterre était entre les mains de conservateurs sérieux, qui posaient problème dans tous les domaines, mais au moins on savait quelles étaient leurs valeurs. Quand on venait d'un milieu prolétaire, on savait comment manœuvrer pour passer entre les lignes. C'était instinctif. A présent, tout n'est que bureaucratie, une suite de règles et d'interdictions qui régissent notre vie comme si on était gouverné par la Sécurité sociale. L'ironie étant que ce sont ces mêmes gens au pouvoir qui rêveraient de se débarrasser de la Sécu et du service public. Parce que les supposées élites qui nous gouvernent aujourd'hui n'ont aucune culture.

 

Le grand projet de Thatcher était de bâtir une nation de classe moyenne, mais le résultat, dramatique, est que plus personne ne sait d'où il vient. Et, du coup, plus personne ne ressent un sentiment d'appartenance à une communauté. Il faudrait renier ses origines mais être fidèle à son entreprise ? Mais tout le monde s'en fiche ! Aujourd'hui, personne n'aime son entreprise, le produit qu'il fabrique et encore moins ceux qui l'emploient. Voilà ce qu'a fait Margaret Thatcher. La reine des conservateurs a tué toute notion de loyauté et de dévouement. Car on ne produit plus que pour une société égoïste et inculte.

The Clash | Facebook

Sandro Bäbler pour Télérama

Sandro Bäbler pour Télérama

 

Vous sentez-vous relié, aujourd'hui, aux insurgés punk de 1977 ?
La fameuse « classe de 77 » ? Je déteste cette formule. Tout ça, ça vient de Mick Jones, de The Clash. Un type adorable, trop gentil même… Il pense que tous les anciens punks devraient se serrer les coudes. Mais pourquoi ? Je réfute l'idée qu'on était tous dans le même sac. Le punk était justement pour moi la révolte contre la ghettoïsation, et il faudrait en créer une nouvelle ?

Le punk est vite devenu un horrible cliché, juste des pauvres mecs qui s'habillaient tous pareil. Etre punk, c'est trouver sa voie, son style, surtout ne pas suivre bêtement les autres. La même chose s'est produite avec le rap, qui n'est vite devenu qu'un produit commercial à base de clichés, à des années-lumière de l'esprit, marginal et joyeux, du hip-hop des origines.

Les expos consacrées au punk, comme celle du MoMA, à New York, actuellement, ne sont pas votre tasse de thé ?
J'ai parlé à ceux qui l'ont conçue, mais ils n'ont visiblement rien compris. Ou ne peuvent pas comprendre. Une expo sur le punk doit être plus qu'une série de mannequins habillés de vêtements « dingues ». Il y a tout un contexte historique, politique qu'il aurait fallu expliquer, présenter. Et ça se finit en expo chic où Madonna peut aller traîner avec sa suite… Punk, tu parles ! De toute façon, le punk, l'authentique, c'est moi. Personne ne peut m'enlever ça. Je l'ai défini, j'en suis le roi. Et, en tant que roi, je décrète cette loi : le punk n'a pas besoin de roi.

 

Johnny Rotten en quelques dates

1956 Naissance à Londres de John Lydon.
1975 Devient chanteur des Sex Pistols sous le nom de Johnny Rotten.
1977 God save the queen, single interdit d'antenne, est n°1 au hit-parade.
1978 En janvier, ultime concert des Sex Pistols. Rotten redevient Lydon et fonde PIL.
1994 Autobiographie : Rotten. No Irish, no Blacks, no dogs.
2012 Neuvième album de PIL : This is PIL.

 

 

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A écouter

This is PIL, 1 CD PIL Official/Differ-ant.

A voir

Dans le cadre de l'expo « Europunk », PIL en concert, le 23 octobre 2013, à la Cité de la musique, Paris 19e.

Et retrouvez son concert au festival BBK de Bilbao sur Arte Live Web

The Clash - London Calling 1979 (Full Album) - YouTube 

London Calling is the third studio album by the English punk rock band The Clash. It was released in the United Kingdom on 14 December 1979 through CBS Records, and in the United States in January 1980 through Epic Records. The album represented a change in The Clash's musical style, featuring elements of ska, funk, pop, soul, jazz, rockabilly, and reggae more prominently than in their previous two albums.

Tracklist:

1 - London Calling
00:00
2 - Brand New Cadillac
03:20
3 - Jimmy Jazz
05:28
4 - Hateful
09:23
5 - Rudie Can't Fail
12:07
6 - Spanish Bombs
15:36
7 - The Right Profile
18:55
8 - Lost In The Supermarket
22:50
9 - Clampdown
26:37
10 - The Guns Of Brixton
30:26
11 - Wrong 'Em Boyo
33:36
12 - Death Or Glory
36:47
13 - Koka Kola
40:42
14 - The Card Cheat
42:30
15 - Lover's Rock
46:19
16 - Four Horsemen
50:22
17 - I'm Not Down
53:18
18 - Revolution Rock
56:24
19 - Train In Vain
01:01:58

The Clash - The Essential Clash 2003 (Full Album) - YouTube 

The Essential Clash is a career-spanning greatest hits album by The Clash first released in 2003. It is part of the on-going 'The Essential' Sony BMG compilation series. The album is dedicated to Joe Strummer, who died during compilation of this album.

Track list:

Disc One:

1 - White Riot
00:00
2 - London's Burning
02:00
3 - Complete Control
04:10
4 - Clash City Rockers
07:24
5 - I'm So Bored With The USA
11:21
6 - Career Opportunities
13:46
7 - Hate And War
15:38
8 - Cheat
17:44
9 - Police & Thieves
19:50
10 - Janie Jones
25:51
11 - Garageland
27:57
12 - Capital Radio
31:10
13 - (White Man) In Hammersmith Palais
33:20
14 - English Civil War
37:21
15 - Tommy Gun
39:58
16 - Safe European Home 43:15
17 - Julie's Been Working For The Drug Squad 47:06
18 - Stay Free 50:11
19 - Groovy Times 53:52
20 - I Fought The Law 57:22

Disc Two:

1 - London Calling
01:00:03
2 - The Guns Of Brixton 01:03:22
3 - Clampdown 01:06:33
4 - Rudie Can't Fail 01:10:23
5 - Lost In The Supermarket
01:13:52
6 - Jimmy Jazz 01:17:40
7 - Train In Vain 01:21:35
8 - Bankrobber 01:24:47
9 - The Magnificent Seven 01:29:22
10 - Ivan Meets G.I. Joe
01:34:56
11 - Police On My Back 01:38:03
12 - Stop The World 01:41:21
12 - Somebody Got Murdered 01:43:55
13 - Street Parade
01:47:29
14 - This is Radio Clash 01:50:58
15 - Ghetto Defendant 01:55:09
16 - Rock The Casbah 01:59:54
17 - Straight To Hell 02:03:36
18 - Should I Stay Or Should I Go 02:09:07
19 - This Is England 02:12:15

 

02/06/2013

Exposition : "Beat Generation / Allen Ginsberg

source L'indigné Révolté

 

Exposition : "Beat Generation / Allen Ginsberg"

 

source : Exposition : "Beat Generation / Allen Ginsberg" - videos.arte.tv - Arte+7

L'exposition digitale "Beat Generation / Allen Ginsberg" (du 31 mai au 9 septembre) est présentée dans quatre lieux en simultané : le Centre Pompidou Metz, Le Fresnoy à Tourcoing, le ZKM à Karlsruhe, et les Champs Libres à Rennes. Elle consacre à cette génération des dizaines d'heures de films inédits, une véritable anthologie des beatniks par eux-mêmes. Et d'ailleurs, rien ne vaut la première phrase de "Howl", poème en prose d'Allen Ginsberg (1955), pour définir la beat generation : "I saw the best minds of my generation destroyed by madness, starving hysterical naked, dragging themselves through the Negro streets at dawn looking for an angry fix" (En français : "J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruite par la folie, affamés hystériques nus, se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre"). David Bornstein a rencontré Jean-Jacques Lebel, écrivain, performer, traducteur et ami d'Allen Ginsberg, commissaire de l'exposition.

Date de première diffusion : Ven., 31 mai 2013, 15h59

 

. " cf Websérie : « Tout est vrai » avec William Burroughs | Merci le Web | Rue89

 

 

MOLOCH poem Allen Ginsberg 1955 (BBC4 clip) - Vidéo youtube  

Au centre de l'exposition : Alan Guiseberg, héros de toutes les révoltes : - généreux, - lyrique et sacrément délirant

 

" J'invoque tous les pouvoirs de l'imagination à mes cotés dans cet auto pour faire des prophéties. Kaki Baba ventrus enragés comme des chiens... "

 

The Source Beat Generation - YouTube :   The documentary film read about the beatnik and beat generation which were in fashion from the 50s to the 70s in the United States

 

Mai 68 - Partie 1 - Vidéo Dailymotion ,

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

 

Toujours Elle, en 1968, irrécupérable !   Actuel

Par Florence Gauthier

Elle, qui est-ce ? Mais c'est Elle ! Elle était là, avec nous, en 68. Je me souviens très bien de son passage. J'étais étudiante à la Sorbonne et j'appartenais à un de ces "groupuscules", qui semblent encore craints aujourd'hui, tant on les tient en exécration. Cependant, et les craintifs seront rassurés, dès le mois de mai 68, ce "groupuscule" avait déclaré que le mouvement était "petit-bourgeois" et qu'il fallait s'y opposer. Nous rîmes alors -je me souviens de cet éclat de rire à plusieurs- et continuâmes sans lui. Dans les semaines qui suivirent, nous apprîmes que ce "groupuscule" s'était auto dissout, estimant qu'il n'avait pas été à la hauteur des évènements. C'était vrai, c'était intelligent et courageux. Pour ma part, mon expérience des partis qui s'autoproclamaient « scientifiquement » -c’était le mot à l’époque- indispensables pour prendre le pouvoir et imposer leur dictature, sur le modèle de l'URSS ou d'ailleurs, m'avait suffisamment éclairée.

Comme sans doute un grand nombre, je me trouvais là, en 68, portant mon indignation d'enfant d'abord, par rapport à ce que j'avais pu saisir de la Guerre d'Algérie, puis d'adolescente, à l'époque de la Guerre du Vietnam. J'étais soulevée de colère devant les pluies de bombes US sur le Vietnam. Le monde était intolérable. Je voulais comprendre pourquoi et comment il en était venu là, ce monde, parce qu'il fallait arrêter l'horreur qui surgissait partout, et la bêtise et la passivité. Je comprenais bien que cette situation ne venait pas seulement des causes extérieures, mais aussi de nous-mêmes. Non, je ne serai pas un(e) "salaud", c'était clair !

La critique contre l'URSS était alors très forte. Avant même 68, le service d'ordre de la CGT nous avait déjà agressés et la direction du PC insultés quand nous manifestions contre les « bonzes syndicaux », les « révisos » et les « sociaux traîtres », nous démontrant que nous ne nous trompions pas. Le vent de la Révolution culturelle prolétarienne de Chine soufflait alors. De ce côté, quelque chose viendrait-il ? Je lisais avec ravissement la Démocratie Nouvelle de Mao. C'était enthousiasmant. Plus tard, j'ai appris que de démocratie, il n'y en avait pas eu, mais pour l'heure, je partais avec elle : la Chine, c'était la démocratie nouvelle.

Dans les semaines qui suivirent mai juin 68, des comités de quartier se sont formés : de petites « conventions » qui s'assemblaient librement, sans demander l'autorisation à quiconque en dehors de leurs membres. Pour quoi faire ? Pour se rencontrer, discuter, échanger. Pour s'occuper des crèches du quartier qui n'en avait guère. Pour défendre la Fontaine des Innocents, une beauté du XVI e siècle, qu'un pouvoir imbécile voulait faire disparaître. Pour se rapprocher des travailleurs immigrés qui vivaient dans des immeubles du quartier condamnés à la destruction ou à la rénovation. Nous découvrions la ville, immense, inconnue jusque-là, le travail du sous-prolétariat féminin et immigré, les grèves en cours, ici et plus loin. On avait même réussi une "coopérative" de distribution de produits agricoles biologiques avec des paysans, jusque dans le Cotentin. Des copains du quartier avaient ouvert les uns un petit restaurant, les autres un bistrot librairie. Le quartier s'était soudain peuplé d'amis. J'aimais me promener dans les rues et chercher les fenêtres qui, éclairées la nuit, faisaient chaud au cœur : A est là, on se verra demain chez B, etc...

Mais les cœurs se sont aussi enflammés. Quelle lumière ! Durant les mois de mai et juin 68 et dans les années qui suivirent, Eros a bondi et brisé les liens du conformisme et des charentaises. Un phénomène social ! Des mal accouplés pour des tas de bonnes raisons (nous appelions cela en sympathisant, car nous parlions de nous-mêmes : la misère sentimentale), des schémas indésirables et aliénants ont sauté. Et voilà Eros débridé, donnant libre jeu à ses passions, à ses distances, son bandeau sur les yeux, indécollable, Eros tout entier fixant de petites ailes aux pieds de chacun ! Il n'y a pas que "les femmes" qui se soient alors libérées, contrairement à ce qu'il est convenu de dater, erreur profonde ! Les hommes aussi avaient besoin de se libérer de leurs préjugés, timidités et autres violences et douleurs masquées.

Après 68, de nombreux étrangers sont venus. Paris était encore plus cosmopolite qu'il ne l'était. Je découvrais le monde. J'apprenais les répressions qu'il y avait eu au Mexique, aux USA, ailleurs, partout. Les publications fusaient et nous les dévorions. Les dogmes éclataient au feu des discussions et à si grande vitesse que c'en était merveille. Tout était ouvert. Après l'indignation et la peur, je commençais à aimer ma famille humaine, si diverse que je n'avais pas besoin d'autre identité que celle de l'humanité. Au début des années 70, la Commune de Shanghai avait remis en question le parti unique au pouvoir et sa dictature, en Chine. C'était un tournant dans l'histoire politique du XXe siècle.

Tiens, c'est curieux, je cherche aujourd'hui dans les encyclopédies et les livres d'histoire quelques traces de la Commune de Shanghai et je ne trouve… rien. La mémoire est coupée. Méfiez-vous ! si vous en parlez, vous allez vous faire traiter de "gauchiste", si ce n'est d'"extrêmiste". Essayez-donc ! "Extrême-gauche" ! De Gaulle, dès mai 68, nous avait, maternellement -vu le souci de l'expression- traités de "chienlit". D'autres nous qualifiaient de "groupuscules gauchistes" ou "d'extrême-gauche". Avec humour, une des plus grandes manifestations de 68 avait déjà répondu à cette insultante réduction, d'une seule voix, modulée par des centaines de milliers de gorges déployées : "Nous sommes un groupuscule" ! La signification des insultes fabriquées contre les mouvements populaires commençait à m'intéresser. Cromwell avait, peut-être, commencé en traitant les défenseurs de l'égalité des droits, dans l'Angleterre du XVII e siècle, de "Niveleurs" : c'était alors une insulte. Les "Gueux" de Hollande retournèrent l'insulte en en faisant le drapeau de leur liberté. Je viens d'en lire une qui ne manque pas de « chien », jugez plutôt : le député Mounier, cherchant un mot assassin pour justifier la confiscation des droits du citoyen au peuple, en 1789, produisit l'expression : écarter "l'extrême population". Mounier faisait partie de ceux que l’on appelait les « monarchiens » ! Pendant les grèves de novembre décembre 1995, le terme "privilégiés" est apparu pour insulter les cheminots qui défendaient les droits sociaux. L'objectif des patrons serait-il de niveler sur un statut de sans-droits ? Quel aveu ! L'idée d'un petit traité sur l'usage du mot "extrême", comme insulte contre la démocratie et l'égalité des droits, m'apparaît irrésistible, urgente même : on s'y met ?

68 : un mouvement à l'échelle mondiale, une révolution en cours en Chine, un cycle de révoltes et de révolutions, par exemple 11 millions de grévistes en France. La redécouverte des mouvements populaires et la recherche de l'union entre les exploités, les exclus, les opprimés. La volonté de comprendre les systèmes capitaliste, impérialiste, pseudo communiste dominant le monde, étouffant nos vies, méprisant l'intelligence, corrompant la sensibilité, épuisant l'humanité. Le mouvement lui-même faisait voler en éclats les dogmatismes. Et nous avons retrouvé, quelques années durant, « le goût infini de la liberté » : Elle, toujours Elle, irrécupérable. On a voulu la chasser, la brouiller, la droguer même. Elle nous a alors quittés. Elle a dû se cacher pour se protéger, c’est vrai, on la traitait tellement mal ! Elle reviendra. On parie ?

Février 1998.

Texte paru dans la revue Cultures en mouvement en 1998.

 

LE RETOUR DE LA BEAT GENERATION - YouTube : Le Resume

Dans l'Amérique conservatrice des années 50, entre guerre froide, Maccarthysme et ségrégation raciale, un petit groupe de poètes, dont la figure emblématique s'appelle Jack Kerouac, donne naissance à un formidable mouvement qui va profondément bouleverser la culture et la société américaines.


La route et ses grands espaces, la musique et le cinéma accompagnent ce voyage initiatique ponctué d'extraits de films et d'archives.

 

18/04/2013

Stephen Frears et la Dame de fer

ARTE Journal - 17/04/13

Stephen Frears et la Dame de fer

Avant elle, aucun chef d'Etat n'était parvenu à diviser la société britannique comme elle l'a fait. Sans Margaret Thatcher, Stephen Frears ne serait peut-être pas devenu l'un des papes de la contre-culture anglaise dans les années 80. Quelques heures avant les funérailles de la dame de fer, ARTE est allée à Notting Hill à la rencontre du réalisateur pour parler de celle qu'il a tant combattu dans ses premiers films.


Stephen Frears sur les mauvaises décisions de Thatcher et ses répercussions sur la société britannique :


Le romancier Hanif Kureishi a écrit le scénario du film "My beautiful Laundrette" de Stephen Frears. Il est lui aussi très critique vis-à-vis de Margaret Thatcher et de sa politique ultra-libérale.

 

Voir videos : films, documentaires

 

My beautiful laundrette -1 - Video Dailymotion , Raining Stone - Ken Loach - Vidéo Dailymotion,

 

L'Histoire de la Rave, d'Ibiza à Manchester" | documentaire de 52' | VIVA PROD

Note d'intention : « RAVE MUSIC »
52' / Viva Cyber / Direct Star
Jérome Thomas

 

 Punk: The Early Years   Late 70's punk documentary including tracks by the Sex Pistols, Generation X and Billy Idol.
This fascinating film, shot in 1977-78, documents the early days of the Punk Rock phenomenon. From its beginnings on London's pub rock circuit to UK chart domination, Punk The Early Years has it all! Includes performances from Sex Pistols, X Ray Spex, Generation X, The Slits, Siouxsie Sioux, Marc Bolan,The Adverts, Eddie and the Hot Rods, Billy Idol, Poly Styrene and many more! Also includes extensive interviews, including the last-ever with Marc Bolan 

 

Rage: 20 Years Of Punk Rock This 60 minute DVD documentary examines Punk, its beginnings and some of the top musicians who started it. Included are rare video clips, narrated by the people involved, also lots of great music. Featured performers include Jack Grisham, Jello Biafra, Duane Peters, Keith Morris, Gitane Demone, Don Bolles, TSOL, Dead Kennedys, US Bombs, Circle Jerks, Christian Death and Germs

Sex Pistols - Live at Longhorn 1978 , The Sex Pistols - Live in Manchester 1976 ,

Anarchy In The Uk Lyrics - Sex Pistols, Sex pistols "Anarchy in the UK" HQ ( Live 2007

PUNK DOCUMENTARY PART 1 , PUNK ATTITUDE DOCUMENTARY (FULL SHOW ) , The Clash - London Calling 1979 (Full Album

 

 

Les coups dans les années 80 du néolibéralisme

citation : " Après le départ de Thatcher du gouvernement ce fut encore le thatchérisme relayé par son dauphin : du capitalisme pur et dur, proche de ce que faisait Reagan aux Etats-Unis. En 1995 c'est au tour de la social-démocratie, avec les travaillistes, d'accélèrer sa décomposition idéologique, sous couvert de « modernisation » à l’américaine, et de promettre de ne pas remettre en cause les principales contre-réformes engagées par Thatcher"

A voir : Serge Halimi - «L'ère des Restaurations» [HD

Retour sur la naissance d'une illusion, celle du « marché auto-régulé ».

« En somme, quand un théâtre est en feu, on se précipite vers la direction que nous annonce celui qui crie « par ici la sortie ». On n'a pas le temps de réfléchir. A la fin des années 70, la crise économique semble être ce feu qui se déclenche. Les personnes qui hurlent leur conseil de sortie sont les libéraux. On les a suivis, mais pour la plupart de ceux qui l'ont fait, ce n'est pas la sortie qu'ils ont trouvée, mais au contraire, un incendie encore plus grand que celui auquel ils voulaient échapper. Comme vous le savez, nous ne sommes pas sortis de cet incendie, mais cette fois, il nous appartient de montrer la voie car les ultras libéraux ont provisoirement épuisé leurs crédits. Ils reviendront... si nous les laissons faire, ou plus précisément, ils ne reviendront pas puisqu'ils sont toujours là. Écrit par : Citizen Khane | jeudi, 11 avril 2013

Ballade pour une reine  - l’indigné révolté

 
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