Avertir le modérateur

10/09/2013

Centrales Nucléaires : Démantèlement Impossible ?

n

 

géopolitiques,batailles pour l'énergie,lobbing,gaz de schiste,nucléaire,japon,les etats unis,finance,economie,société

Les élus locaux dans le piège nucléaire


Troisième volet de notre enquête sur les décideurs de l'énergie. Ce sont des élus de la République au niveau local, qui représentent un territoire, des citoyens.
Mais pas seulement. Ils sont aussi pris au piège de la rente nucléaire.
Lire l'article

 

  Il y a tout juste vingt ans, l'Europe décidait de libéraliser totalement le marché de l'énergie. A la clé, une promesse : celle d'une électricité moins chère grâce au jeu de la libre concurrence entre tous les opérateurs. Au final, une chimère que les Européens paient au prix fort. Le prix moyen de l'énergie a augmenté de 42 % en huit ans,...EXCLUSIF - «La situation du nucléaire est très préoccupante», selon le président de l'Autorité de sûreté
Après la découverte, au printemps 2015, d'un défaut dans la cuve du futur réacteur EPR de Flamanville, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a déclenché une campagne de contrôle sans précédent. Elle est loin d'être terminée. Son président, Pierre-Franck Chevet, souligne que la situation est « très préoccupante ». 
A lire : Pierre-Franck Chevet: «Il faut repenser le contrôle du nucléaire»
EDF: Greenpeace alerte sur l'avenir du groupe , Electricité le montant de la facture - YouTube

 

 

 

Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? 

 

 Année: 2011 _ Durée: 58' 01''Cet enregistrement disponible en libre accès ici Centrales nucléaires, le boulet du démantèlementplusconcient.netmet en lumière la problématique du démantèlement des centrales nucléaires à la fin de leur durée d’exploitation. Jean-Louis Basdevant, physicien nucléaire, détaille les 3 phases de l’opération, laquelle s’étale sur plusieurs décennies.

Source: France Culture, Science publique - Quels problèmes pose le démantèlement des centrales nucléaires ? 24 juin 2011

Ecouter également Fukushima, Printemps de l'énergie, Nucléaire, l'heure de la réflexion, Tchernobyl, la censure de l'OMS, La malédiction de l'uranium

 De la France aux États-Unis en passant par l'Allemagne, les pays qui ont misé sur l'énergie nucléaire se trouvent aujourd'hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l'arrêt. Voici quarante ans, leurs concepteurs n'avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité est toute autre.

Les crises économiques et budgétaires font la une de tous les journaux européens depuis des semaines. A travers l’Europe, les citoyens s’opposent aux mesures d’austérité qui mettent en péril les services les plus essentiels comme l’accès à la santé, aux énergies renouvelables, à l’éducation, à l’aide sociale ou aux emplois. Pourtant, nos décideurs oublient une chose inutile, coûteuse et dangereuse dont on pourrait se passer : les armes nucléaires ! Par exemple, en France, le coût d’entretien annuel d’une seule arme nucléaire – et nous en avons des centaines - permettrait de financer 130 000 consultations de médecine générale.

 

Nous sommes à un moment crucial ! C’est en ce moment même que nos gouvernements font leurs choix en matière budgétaire. Il est donc urgent pour nous, citoyens européens, de faire pression sur nos décideurs politiques pour leur faire part de ce qui compte vraiment pour nous. 18 000 personnes ont déjà signé notre pétition. Mais pour faire entendre notre voix et pour demander aux gouvernements de réduire les budgets pour les armes nucléaires, et pas pour les services essentiels, nous avons besoin de doubler au plus vite le nombre de signataires. Signez cette pétition maintenant !

 

http://cutnukes.globalzero.org

 

Les faits divers nombreux l'année dernière en France (Tricastin), Déchets radioactifs/Inde: 7 hospitalisés  (voir La sûreté nucléaire en France : reportage sur Terre Tv : ) Les bombes a uranium appauvri, le nucléaire civile et militaire. Le triste symbole est Tchernobyl…Rue 89  ( et déchets cauchemars du nucléaire).

 

23 ans après Tchernobyl, certains s’interrogent : sommes-nous à l’abri d’une catastrophe nucléaire … (Dans le reportage précédent sur Terre TV). ? Dans celui-ci la question est de savoir si l’OMS et l’AIEA sont bien indépendantes, transparentes sur le site Plusconcience ?

 OMS AIEA.gifTchernobyl, la censure de l'OMS (Année: 2009, Durée: 53' 47'') Dans cet enregistrement disponible en libre écoute, nous apprenons qu'il existe un accord secret signé en 1959 entre l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) et l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui subordonne toute étude sanitaire de l'OMS en rapport avec l'énergie nucléaire à l'approbation de l'AIEA. L'AIEA est l'unique agence onusienne qui dépend directement du Conseil de sécurité, alors que les autres agences, dont l'OMS, dépendent du Conseil du développement économique et social. Ainsi, toute tentative de faire la lumière sur les conséquences réelles de la catastrophe de Tchernobyl dans le cadre institutionnel et scientifique de l'OMS est bloquée ...S'expriment dans cet enregistrement Paul Roullaud, du collectif "Independent WHO", Wladimir Tchertkoff, journaliste et documentariste, Alison Katz, ancienne fonctionnaire de l'OMS. Source: Terre à terre, les archives non-officielles

 

 Plus d’informations sur le site : La catastrophe de Tchernobyl et la santé, sortir du nucléaire : pétition à télécharger) : Reportage de lachaine.ch, L'atome pour la paix (L'Atoms for Peace Award) un bien beau programme (été créé en 1955 par Ford par une donation d'un million de dollars, pour récompenser des contributions importantes pour l'utilisation à des fins pacifiques de l'énergie nucléaire. Une association à but non lucratif a été créée pour administrer le prix) , mais un flop monumental ! D'abord les faits : l'énergie nucléaire produit, au plus, 5 ā 6 pour cent ( voir PDF] ATOME POUR LA PAIX : UNE FAILLITE... PHARAONIQUE !. Le site pour l'indépendance de l'OMS . Voir déchets cauchemars du nucléaire. Académie des Sciences et Académie de Médecine,  Institut National de Veille Sanitaire, Les plus grands spécialistes français

 Le gouvernement français est face à un choix : il peut rester campé sur une politique sécuritaire dépassée et de moins en moins partagée, ou faire un pas cette année vers un désarmement nucléaire mondial lors du G20 qu’il préside en novembre prochain. Rejoignez les citoyens du monde entier qui demandent aujourd’hui aux décideurs politiques de choisir la sauvegarde des services essentiels plutôt que les armes nucléaires. Devenez un acteur de cette mobilisation ! Déterminez vos priorités : La santé ? Oui. L’éducation ? Oui. Des armes nucléaires ? Non !

 (France, 2013, 68mn)
ARTE F

 ARTE Le Nucléaire et la gestion impossible des déchets - YouTube

n
 
 

 

Des spécialistes de l'énergie ? 

Les élus de collectivités abritant des sites nucléaires sont souvent spécialisés sur les questions énergétiques au niveau de la représentation nationale. Ainsi, ils sont ainsi : président de l’OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques), membres de la Commission des affaires économiques qui sera en première ligne sur le projet de loi sur la transition énergétique, ou du groupe d’étude sur l’énergie.

 

En clair, ils sont ceux qui prendront les rênes des débats parlementaires sur la politique énergétique au moment où le projet de loi sur l’énergie arrivera à l’Assemblée nationale puis au Sénat d'ici fin 2013. Leur influence est donc forte sur un texte pour lequel l’exécutif cherchera à obtenir une majorité solide. Si François Hollande décide d'écouter ces députés, de les suivre, cela risque fort de compromettre toute ambition sur la réduction de la part du nucléaire dans la future loi sur l'énergie.

 

Des ambassadeurs ?

Ils sont des ambassadeurs, à double titre : de la majorité au pouvoir au niveau local, et de l'industrie nucléaire implantée sur leur territoire au niveau national. Ils en assurent régulièrement la défense dans les médias, locaux autant que nationaux, avec des arguments qui rappellent ceux des industriels : industrie de pointe, tarifs, emplois ... (voir notre décryptage complet des arguments des industriels du nucléaire)

 

Quelques citations, pour illustration :

Patrice Prat, député-maire de Laudun-l’Ardoise (installations nucléaires de Marcoule et Tricastin) :  "Oui, le nucléaire est une filière d’avenir ! Arnaud Montebourg a exprimé fidèlement la position du président de la République. [...] notre pays ne va pas tourner le dos à cette énergie, sur laquelle il devra pouvoir compter pour fournir aux entreprises et aux ménages, l’énergie la plus sûre et la moins coûteuse possible." le 30 août 2012, en soutien à Arnaud Montebourg

 Christian Bataille, député du Nord (centrale nucléaire de Gravelines), vice-président de l’OPECST :   "L'accord entre le PS et les Verts est désastreux sur le plan industriel et électoral; il ne durera pas" le 29 novembre 2011 dans une interview aux Echos. ou encore : "De nombreux parlementaires, élus de zones industrielles, considèrent qu'il faut privilégier l'industrie et qu'on ne peut pas faire repartir l'économie à coup d'emplois d'avenir." le 2 août 2013 dans une interview au Figaro.

 1 2Leur influence

3 4 Majorité gouvernementale, Parlement, territoires : un réseau d'influence.

Certains élus de collectivités abritant des sites nucléaires ont trois sphères d’influence : la première au sein de la majorité gouvernementale, la seconde au sein du Parlement et enfin la dernière au niveau des territoires. Dans chacune de ces sphères, des élus jouent sur l’équilibre politique pour garantir les intérêts de l’industrie du nucléaire et ainsi maintenir les revenus des collectivités (communes, communautés, départements, régions) auxquels ils doivent leurs sièges (vous découvrirez ces éléments dans la partie concernant leurs intérêts).

À l'échelon national, dès les débuts du programme électronucléaire français, il y a toujours eu des élus du nucléaire devenus ministres défendant l'atome.

Plus proche de nous, Eric Besson, maire de Donzère (centrale du Tricastin), était ministre de l’énergie et de l’industrie pendant le mandat de Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui, quatre ministres ancrés dans des territoires vivant du nucléaire œuvrent au gouvernement.

Bernard Cazeneuve est ministre du Budget et ex-maire de Cherbourg (centrale nucléaire de Flamanville, usine nucléaire de la Hague) ; Arnaud Montebourg est ministre de l’Industrie, particulièrement actif sur les questions d’énergie, et ex-président du conseil général de Saône et Loire (usine Areva du Creusot) ; Sylvia Pinel est ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, ex-députée de Valence d’Agen (centrale de Golfech) ; enfin Geneviève Fioraso est ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 1ère vice-présidente de "La Métro" (la Communauté d'Agglomération de Grenoble), et ancienne collaboratrice auprès du CEA de 1989 à 1995.

Le corps des Mines est resté généralement dans l’ombre des gouvernements (voir notre enquête sur les X-Mines), mais certains corpsards préférent la lumière.

 

Alors que le projet de François Hollande est de réduire la part du nucléaire, qui entraînera la fermeture de réacteurs, le nucléaire a de nombreux protecteurs au gouvernement. Le président de la République décidera-t-il de les écouter au détriment des intérêts de la France et de sa transition énergétique ?

On peux regarder aussi sur le site de sortir du nucléaire des documents:

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=pourquoi&...

30 années de recherches mises au placard par le gouvernement. Personne ne sait ce que la Belgique va faire de ces substances hautement dangereuses pendant… 240.000 ans Comme vous le savez, la production d'électricité d'origine nucléaire écrase tout en France. Que l'on parle d'argent, de puissance électrique ou de disponibilité de la ressource, l'atome a toujours le dernier mot.

Le premier réacteur nucléaire de la centrale de Chinon a été mis en service en 1963 il y a plus de 50 ans. Nous avons tous vécu la majorité de notre vie en utilisant de l'électricité nucléaire, et l'abandon total et immédiat de cette source d'énergie n'est plus envisagé par personne

 

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer...

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer...

"Ce dossier vous propose d'examiner une histoire plus objective, celle du nucléaire réel. Les faits laissent perplexe sur la rationalité des acteurs politiques et économiques qui président à nos destinées. Pourquoi faut-il, par exemple, générer encore plus de déchets et de pollutions pour séparer du plutoniumet de l’uranium que finalement l'on entasse ? En attendant leur utilisation dans d’hypothétiques réacteurs ou dans des bombes bien réelles ? On se prend à penser à l’imperturbable logique des shadoks : “s’il n’y a pas de solutions,il n’y a pas de problèmes.” z

édito 3. Peut-on recycler les déchets radioactifs ?

De l'uranium au plutonium 2.

Retraiter n'est pas recycler 4.

Transports à hauts risques 6.

L’alibi nucléaire français 8.

Monde : le retraitement ne fait pas recette 10.

Le mythe de la surgénération 11.

Le recyclage en question 12.

Peut-on recycler les matières nucléaires ? Supplément

à la revue Sortir du nucléaire n°41, janvier 2009.

La politique énergétique se discute dans de multiples groupes ou commissions à l’Assemblée nationale et au Sénat.

On y retrouve de nombreux élus issus des territoires dépendant économiquement de l’activité nucléaire

 

 

Situation alarmante dans les centrales nucléaires russes

Posté sur Situation alarmante dans les centrales nucléaires russes - ecologie.blog.lemonde.frPremier défaut majeur : les risques sismiques n'ont pas été pris en compte lors du choix des sites des centrales, souvent construites à l'époque soviétique. Et la plupart des réacteurs - sur les 32 opérationnels - ne sont pas prévus pour s'arrêter automatiquement en cas de séisme. Mais en réalité, les centrales russes pourraient ne pas avoir besoin de l'aide de Mère nature pour s'effondrer : du fait de leur âge avancé, les bâtiments abritant des réacteurs montrent "des signes d'affaissement et d'inclinaison progressifs", selon le rapport.

Les centrales les plus préoccupantes sont celles de Leningrad et Kola,   le rapport qualifie la conception de "gravement défaillante"  avec les grappes de commande, nécessaires pour maintenir la réaction nucléaire sous contrôle. 

"Le rapport révèle des carences qui n'ont jamais été mentionnées publiquement, ni signalées internationalement", a estimé Ole Reistad, ingénieur à  l'Institut norvégien de technologie et de l'énergie. Pour les scientifiques norvégiens, ce rapport pourrait ainsi signifier une amorce de changement dans l'attitude de la Russie, jusqu'alors plus encline à se livrer à la propagande en ce qui concerne la soi-disant "sécurité" de son parc nucléaire.

Le coût d’une catastrophe nucléaire évalué à 430 milliards d’euros : Pas cher le nucléaire 

L’institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) vient d’évaluer le coût d’une catastrophe nucléaire à 430 milliards d’euros. Ces chiffres sont cohérents avec ceux que l’Organisation des Nations Unies a publiés à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, dont le coût est estimé à 500 milliards d’euros (hors coût sanitaire… !).De Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement.

--

Aussi étonnant que cela puisse paraître, en cas d’accident nucléaire, l’opérateur historique bénéfice d’une responsabilité limitée (comprendre « une irresponsabilité illimitée » ?!) et n’est couvert par une assurance qu’à hauteur de 91,5 millions d’euros par sinistre. Force est de constater que le nucléaire n’est même pas assuré au tiers !

 

Le reste des coûts inhérents à une telle catastrophe serait supporté par les citoyens français. Comme de mauvaises coutumes, le nucléaire est un système énergétique qui socialise les pertes et privatise les bénéfices.

 

La déliquescence du parc nucléaire français alliée à son vieillissement, la privatisation larvée du secteur énergétique, la dangerosité intrinsèque du nucléaire nous amènent à ne plus pouvoir exclure une telle catastrophe.

 

En adoptant le point de vue étriqué d’un économiste libéral, il est peu de dire que le nucléaire bénéfice d’un régime d’exception qui mériterait un peu plus d’équité. Face à ce qui apparaît comme un soutien évident à cette industrie, le droit de la concurrence est-il respecté ? Le développement des énergies renouvelables bénéficie-t-il du même soutien déguisé de la part de l’État français ? La réponse est clairement négative. Ce faisant, il est grand temps que les acteurs du nucléaire soient clairement mis devant leur responsabilité et soient désormais dans l’obligation de souscrire une assurance couvrant l’intégralité des dommages potentiels.

 

L’Europe doit se pencher rapidement sur cette responsabilité limitée des producteurs d’électricité nucléaire. La convention de Paris qui régit ce système assurantielle spécifique doit être profondément revue.

 

Il n’est pas acceptable qu’en plus de ne pas provisionner assez d’argent en vue de financer le démantèlement des réacteurs à l’arrêt ou « gérer » les déchets nucléaires durant des millénaires, EDF puisse être considéré comme irresponsable en cas de catastrophe nucléaire.

Il est enfin à noter que cette estimation de l’INRS fait abstraction de l’impact d’une catastrophe sur la vie humaine et sur les écosystèmes. Puisque la vie humaine n’a pas de prix, puisqu’une catastrophe nucléaire ne peut être exclue, l’arrêt du nucléaire doit être envisagé le plus rapidement possible.

Soutenez Agir pour l'Environnement en adhérant à l'association

--

Pour ne rien manquer d'Agir pour l'Environnement et ses actions, comme plusieurs dizaines de milliers d'autres citoyens :

--

 

Le pétrole made in America
Les Américains consomment de moins en moins de pétrole arabe. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les importations de pétrole devraient tomber à 35% de la consommation globale en 2018, contre 51% aujourd'hui. Sur cette période, le Moyen-Orient et l'Amérique latine réduiront ainsi leurs exportations vers les Etats-Unis de 2,1 millions de baril par jour (Mb/j), alors qu'elles augmenteront de 3 Mb/j vers l'Asie.

Le boom des shale oil pourrait permettre aux Etats-Unis d'augmenter leur production locale. D'ici 2018, Washington produira 12 millions de barils par jour, soit l'équivalent de la capacité actuelle de l'Arabie Saoudite.

 les Etats-Unis font actuellement le choix du gaz naturel.

 



Photo 122.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dans une étude récente de Natixis, Patrick Artus montre que le modèle énergétique de l'économie américaine est basé sur une dépendance de moins en moins forte vis-à-vis du pétrole et repose de plus en plus sur le la production de gaz de schiste. Les conséquences sont importantes : le prix du gaz naturel étant décorrélé du prix du pétrole, les Etats-Unis redeviennent très compétitifs par rapport au Japon et à l'Europe puisque le relatif faible prix du gaz équivaut à une baisse du coût du travail dans l'industrie de 6% et de 12% vis-à-vis de la zone euro.

 

 

Le virage gazier de Barack Obama
Vous vous souvenez de la première élection de Barack Obama en 2008 ? Au-delà du symbole pour les minorités américaines qu'avait représenté son élection, il avait également porté un élan autour d'un nouveau mix énergétique. Elu en pleine tempête financière, il avait porté les énergies renouvelables au pinacle. Elles étaient les nouveau relais de croissance, et la clef pour lutter contre le changement climatique.

Quatre ans après, Barack Obama ne jure que par le gaz de schiste. Lors de sa deuxième élection, le président américain s'était transformé en VRP de ces gaz. Et on comprend les raisons de ce renversement en faveur d'une énergie fossile. Ils espèrent avec Le gaz des schiste la création de "de 400 000 à 650 000 emplois selon les estimations", et le président à parle de 600 000 nouveaux emplois créés d'ici 2020 grâce au gaz de schiste. Les retombées pour propriétaire ( et dans une moindre mesure pour les ménages ) en termes de pouvoir d'achat sont également très importantes.

Le gaz va-t-il entrer en concurrence avec le pétrole ?
Pour l'instant, c'est le charbon qui est laminé par le gaz de schiste. La concurrence faite au charbon est soutenue par l'Etat, puisque l'EPA, l'agence de l'environnement américaine, a imposé des limites d'émissions de CO2 aux centrales thermiques. Les nouvelles centrales au charbon sont fortement pénalisées face aux centrales au gaz.

Toutefois, il n'est pas impossible de voir le gaz concurrencer le pétrole, du moins dans des marchés de niche comme les flottes de véhicules. Si la révolution du pétrole de schiste va augmenter les réserves américaines en pétrole, la baisse des prix de l'essence va être moindre que celle sur le marché du gaz, car le gaz s'échange sur un marché régional. .

Comme l'a expliqué récemment le
Wall Street Journal, la politique énergétique d'Obama pourrait encore évoluer dans les prochains mois. Si la conversion augaz de schiste d'Obama a été "le fruit en partie d'un calcul politique, il est possible de voir le président américain soutenir à nouveau les énergies renouvelables une fois éloignées les prochaines échéances électorales.."

 

"Slugs:The Movie" (1988) 
 

Mutations (Slugs) - Une série B réjouissante ! 

 

Déchet nucléaire
Les vidéos de l'Arte :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2770704.html
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2766888.html

 

Et celui-ci est le documentaire sur l'ils d'OLKILUOTO en suède, pour faire dormir durant 100,000 ans les déchets nucléaire,

sous-titré en japonais mais on entends en anglais. :

http://untouchable911.seesaa.net/article/202278359.html

 

Sur mon blog

REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE, une conférence de Bakounine, Quoi encore, la Syrie ?, Une reprise en trompe l'oeil , L'eau, source de la discorde ?, Emballement climatique, le changement dans la..., coluche, quand je serais grand,

Sur L'Indigné Révolté

Gasland , Grand centrale : nucléaire mon amour , Quoi encore, la Syrie ? , Message caché des films " d'horreurs ou d'épouvantes" , À bas les chefs ! , "le changement dans la continuité" , coluche, quand je serais grand , Le dessous des cartes - SYRIE : LES IMPLICATIONS ... , Le sable - Enquête sur une disparition , La guerre de Syrie fait tache d'huile , LA MALÉDICTION DU GAZ DE SCHISTE , Le mystère de la disparition des abeilles , Batailles pour l'énergie , Le dessous des cartes - Mondialisation , Irak, l'ombre de la guerre , Planète alu , La crise. Quelle crise ? , Créer des problème, puis offrir des solutions , La bataille de nos assiettes , Histoire de la géopolitique au Moyen Orient

Sur L'indigné

 

Diffuser cet article

A lire « Fukushima : dormez brave gens, Tepco veille – Greenpeace - Energie / Climat | le 20 juillet 2011 ), L'Histoire des Choses, ( a story of stuff :  Texte) , Interview : Ryuichi Hirokawa a tout vu à Fukushima - source télérama,   (   LE MONDE BOUGE : À lire) et Testimony of Roger Burks: Senior Writer Japanese nuclear disaster

21/01/2013

La face cachée de Hiroshima -

 

La face cachée de Hiroshima - Télévision - Télérama

Lundi 21 janvier 22:50 au mardi 22 janvier 00:20 sur France 3
Voir dans la grille

 

 C'est à Hiroshima, le 6 août 1945, qu'a commencé l'âge atomique. A 2h45, le pilote Paul Tibbets fait décoller un bombardier B-29 baptisé «Enola Gay», en hommage à sa mère. A 8h15, une bombe atomique d'une puissance de 15 kilotonnes, surnommée «Little Boy», est larguée. La ville d'Hiroshima est instantanément rasée et 75 000 personnes meurent sur le coup. Retour sur les faits qui ont entouré les premières explosions nucléaires de l'histoire de l'humanité à travers le parcours des scientifiques qui ont conçu, dans le plus grand secret, la bombe A, un pacte avec les militaires et les industriels qui va mener le monde au feu atomique.

n La face cachée d'Hiroshima Documentaire français 2017
 

 n De Paris à Fukushima : Les secrets d'une catastrophe (Intégrale)

L'héroïne de Marguerite Duras n'avait rien vu à Hiroshima. D'autres, très nombreux, continuent d'associer à la cité martyre la doctrine du « mal nécessaire » : les bombes atomiques lancées sur Hiroshima puis Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, auraient été le seul moyen de contraindre les Japonais à la capitulation et d'épargner des centaines de milliers de vies. Sauf que les explosions de ces armes de destruction massive, voulues et conçues comme telles, ont servi des intérêts politiques, industriels, militaires et médicaux qui n'avaient rien d'humaniste, et qui ont abouti non seulement à un carnage épouvantable et prolongé (ceux qui n'étaient pas morts sur le coup décédant plus tard de leurs blessures ou de mystérieuses maladies), mais à une très cynique politique de censure et de propagande autour des effets des radiations.

Kenichi Watanabe, auteur du remarquable Le Japon, l'empereur et l'armée (2009), décrypte la collusion de ces enjeux avec une précision glaçante et des archives édifiantes. Parce qu'il n'est pas suffisamment développé, le parallèle qu'il effectue en début et en fin de film entre la destruction de Hiroshima et la catastrophe de Fukushima n'est pas sa meilleure idée. Mais le minutieux décryptage du projet Manhattan, qui fit violemment entrer l'humanité dans l'ère nucléaire, justifie à lui seul que vous lui consacriez une partie de votre soirée. — Sophie Bourdais

 

 

Mardi 13 mars 2012 Japon : déni atomique

 

Nous reproduisons ici l'excellent article de Christine Ferret publié dans le numéro de décembre 2011 de la revue Article 11. Elle y décrit avec quelle désinvolture la contamination radioactive est niée par la plupart des médias, y compris de centre-gauche, mais aussi par une large partie de la population. Un an après le séisme du 11 mars et même si les rangs des manifestants antinucléaires se sont étoffés, évoquer le risque sanitaire au Japon fait de vous un marginal qu'on ignore ou qu'on moque. A l'instar de la photographie ci-dessous, prise en novembre 2011, la peur et la révolte existe mais ne s'exprime pas par crainte de la réaction des autres. Un déni atomique inédit de la plus grand catastrophe nucléaire qu'est connu l'humanité.

 

 http://japon-gekokujo.over-blog.com/article-japon-deni-atomique-101461120.html

 

"死の灰 東電" (shi no hai tôden), "les cendres de la mort de Tepco". Inscription discrète trouvée sur un banc de la gare de Tanashi à Tôkyô, novembre 2011.

 

Les Inconnus - Centrale nucléaire - YouTube
 

 n Le bout de la logique 2

 Japon : déni atomique

 

Comme s’il ne s’était rien passé. En France, la catastrophe de Fukushima est déjà oubliée ; chut, on n’en parle plus, c’est si loin. Mais sur place aussi, le drame nucléaire est mis sous cloche, relégué dans les limbes par les médias et le gouvernement. La population - délaissée et sous-informée - trinque, expliquait Christine Ferret en novembre dernier, au retour d’un séjour au Japon.

 

 

L’accident nucléaire de Fukushima a-t-il vraiment eu lieu le 11 mars dernier ? Qui séjourne quelques semaines au Japon, huit mois après la catastrophe, peut franchement en douter. Partout, les mêmes gestes quotidiens, les mêmes sons tintinnabulants dans les transports en commun, la même surface d’indifférence à l’autre et au monde, les mêmes regards qui se dérobent. Comme avant. Les amis laissent juste transparaître de temps à autre une nervosité ne leur ressemblant guère et paraissent soulagés quand les prévisions météo n’annoncent pas de pluie pour le lendemain : pas d’intempéries, donc moins de radioactivité se déposant dans les sols de Tokyo. Ils évitent aussi de laisser leurs enfants jouer dehors trop longtemps. Et prient poliment leurs invités de ne pas boire l’eau du robinet et de ne pas consommer de bœuf s’il n’est d’origine coréenne.

 

« Pas trop contaminé » ?

 

Les chaînes de télévision n’évoquent que rarement Fukushima et ses conséquences dramatiques, leur préférant – comme d’habitude – ces émissions de préparations culinaires en tous genres, qui convergent inlassablement vers la proclamation tapageuse du « oishiiiiii », autrement dit « délicieux  ». Les plus grands journaux, y compris l’Asahi Shinbun, de centre gauche, font (quasiment) comme si de rien n’était, de peur de perdre les financements publicitaires émanant des compagnies d’électricité et autres lobbies industriels. Seules exceptions : l’hebdomadaire Shukan Kinyobi, qui se fait volontiers le relais des mouvements anti-nucléaires à travers l’archipel, et le quotidien Tokyo Shinbun, dans lequel on découvre très régulièrement une carte du nord et du centre de l’île de Honshu, avec le nombre des millisieverts qui s’y déversent inexorablement depuis des mois. Dix préfectures situées autour de Fukushima sont particulièrement touchées, y compris celles de Tokyo, Chiba et Kanagawa, aux portes de la capitale. Malgré leur relatif éloignement de la centrale, certaines zones présentent des degrés de concentration de césium très élevés en raison du mouvement des vents et du dépôt des eaux de pluie. Ainsi, à Okutama-machi, un arrondissement du nord-ouest de Tokyo, des pointes allant de 60 000 à 100 000 becquerels (Bq) par m2 ont été relevées – courant octobre – dans certains quartiers. À titre de comparaison, la moyenne des dépôts de césium 137 reçus par les différentes régions françaises après l’accident de Tchernobyl s’élevait à 1 800 Bq par m2 selon la Criirad2.

 

Pour autant, aucun contrôle centralisé de la chaîne alimentaire n’a été mis en place par le gouvernement japonais. Et chaque commune est censée mesurer le degré de contamination de ses sols et de ses productions agricoles, la limite autorisée étant fixée à 500 Bq par kilo pour les aliments solides, sans aucune distinction quant à la nourriture destinée aux enfants. Les supermarchés de Tokyo regorgent donc de produits en provenance de Fukushima et des préfectures environnantes, vendus à des prix qui défient toute concurrence et que certains achètent par solidarité avec les exploitants agricoles restés sur place. Anguilles, champignons, pousses de bambou, fougères, citrons, abricots, épinards, salades et bœuf sont proscrits pour tout consommateur informé (très souvent via les réseaux sociaux). Pour qui veut tenter d’échapper à « l’ennemi invisible », faire ses courses relève désormais d’un véritable parcours du combattant et de nombreuses mères de familles se sont constituées en associations pour s’entraider dans l’identification des aliments les moins radioactifs et pour sauvegarder autant que possible la santé de leur entourage. Dans une société où le conformisme domine, les cas de discrimination à leur égard ne sont pas rares, quand elles s’entêtent à demander des vérifications sur les plats servis dans les cantines scolaires ou exigent que leurs enfants puissent consommer un repas confectionné à la maison. Une activité fort répandue consiste à chercher sur Internet du riz japonais (réputé supérieur à celui des autres pays asiatiques) récolté avant l’accident nucléaire, et désormais très cher. Et la commercialisation du riz issu de la ville d’Onami, à 57 kilomètres au nord de la centrale de Fukushima, a été interdite par le gouvernement japonais le 18 novembre, après des tests révélant un taux de césium de 630 Bq. Cet embargo est le premier touchant le riz, élément de base de l’alimentation, même si d’autres interdictions ont précédemment frappé certains légumes, le lait, la viande bovine, le thé, ou encore des poissons et crustacés. La préfecture de Fukushima avait pourtant affirmé en octobre que le sol de ses rizières n’était pas « trop » contaminé - ce qui devrait contribuer à augmenter la méfiance de la population quant à la capacité des pouvoirs publics à limiter de manière fiable les risques sanitaires.

 

Comme si de rien n’était...

 

Si la consommation des produits issus de la région de Fukushima a chuté de 20 à 40 %, une grande partie de la population japonaise, dans les supermarchés comme ailleurs, continue toutefois à faire comme si de rien n’était ; fatalisme oblige, dans un pays habitué aux catastrophes naturelles depuis des siècles. Renoncer à boire l’eau du robinet au profit de bouteilles de Volvic ou d’Évian suppose en outre des moyens financiers dont tout le monde ne dispose pas. Sans parler de la difficulté objective à trouver des produits frais de substitution, provenant du sud du Japon ou de Hokkaido. En particulier pour les treize millions de Tokyoïtes, jusqu’ici largement pourvus en nourriture et en électricité par un Tohoku3 aujourd’hui dévasté, après avoir été réduit pendant des décennies à un état de dépendance quasi-coloniale à l’égard de la capitale. Le saumon d’Alaska est désormais un plat de luxe fort prisé, réservé aux soirées d’exception.

 

La centrale de Fukushima est loin d’être sous contrôle malgré les annonces invariablement rassurantes du gouvernement et de l’opérateur Tepco, qui a laissé des journalistes pénétrer dans le site nucléaire le 12 novembre pour montrer à quel point tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, passant notamment sous silence le décès de trois « liquidateurs » depuis mars4. Les experts « sérieux » estiment pourtant qu’il faudra plus de trente ans pour retirer complètement le combustible nucléaire baignant au fond des quatre réacteurs. Les mêmes notent que la présence de gaz xénon, décelée dans le réacteur n° 2 début novembre, implique qu’une fission nucléaire a (de nouveau) eu lieu, ce à quoi Tepco a réagi par des injections d’acide borique et d’eau, censées limiter la radioactivité. L’Agence japonaise de sûreté nucléaire, qui dépend du ministère de l’Économie et de l’Industrie, peut toujours prétendre que la situation ne présente « aucun risque d’incident de criticité de grande ampleur », la stabilité de la situation n’est pas avérée. Et ce alors même que le gouvernement a autorisé fin septembre le retour temporaire des populations habitant dans la zone dite « interdite d’accès » (soit dans un rayon de vingt kilomètres autour de la centrale), pour une durée maximale de deux heures et à condition de porter une combinaison et un dosimètre.

 

Ces populations sont méprisées, laissées dans l’ignorance de ce qui leur advient et les menace. Il est pourtant désormais évident que les enfants et jeunes femmes sont condamnés à plus ou moins brève échéance à des cancers de la thyroïdee5 et à des leucémies, sans parler du symptôme de léthargie « burabura  », lié à la perte des défenses immunitaires et parfaitement connu des médecins depuis les bombardements sur Hiroshima et Nagasaki. Le gouvernement japonais n’en a cure – il n’a d’ailleurs pas hésité, peu après la catastrophe, à relever les normes d’exposition aux radiations dans les écoles de la région de Fukushima : les enfants peuvent y subir une exposition de 20 millisieverts par an, soit la limite autorisée pour les personnels des centrales nucléaires françaises… Et s’ils portent des dosimètres permettant de connaître la radioactivité qu’ils reçoivent quotidiennement, ceux-ci ne sont pas en mesure d’estimer la contamination interne de l’organisme. Au passage, les normes de radioactivité pour l’eau potable ont également été relevées : le taux limite était précédemment de 10 Bq/litre pour le césium et l’iode ; il est à présent de 200 Bq/litre pour le césium et de 300 Bq/litre pour l’iode.

 

Secteur nucléaire japonais : une crise passagère

 

Quant aux 80 000 habitants évacués, déjà fragilisés par leur condition de réfugiés du nucléaire et/ou du tsunami, ils ont été soumis à une discrimination précédemment connue par les irradiés d’Hiroshima et de Nagasaki, comme par leurs descendants. Soupçonnés d’être « contagieux », risquant de donner naissance à des enfants malformés ou malades, ils sont mis au ban d’une société qui n’a pas hésité à utiliser ses parias, sans abris et burakumin6 pour nettoyer les centrales. L’indemnisation des victimes a par ailleurs tardé à se mettre en place ; elle est aujourd’hui conditionnée à des procédures paraissant très complexes à une population rurale privée de tout, guère en mesure de venir à bout d’un questionnaire de soixante pages sur ses frais médicaux, de subsistance et de déplacement, ni de se défendre face à un interlocuteur protégé par l’État, qui vient de lui consentir une avance de trésorerie équivalente à huit milliards d’euros. Selon Tepco, le nombre de personnes à indemniser s’élève à 160 000, mais la compagnie annonçait n’avoir reçu que 18 900 dossiers à la mi-novembre.

 

Les autorités continuent à prévoir un arrêt à froid (stabilisation de la température au-dessous de 100 degrés) des réacteurs de la centrale de Fukushima d’ici à la fin de l’année, mais les Japonais n’y croient guère, inondés d’annonces trompeuses depuis le début de la crise nucléaire. Ils se montrent désormais plus que méfiants à l’égard d’une puissance publique dont l’action, loin de se placer au service d’un peuple et de son avenir, semble se consacrer exclusivement à la défense des intérêts industriels et au maintien à tout prix du nucléaire civil, introduit après la Seconde Guerre mondiale par les Américains.

 

Alors que l’ancien Premier ministre Kan Naoto avait imposé au mois de mai l’arrêt de la centrale de Hamaoka, située dans la préfecture de Shizuoka et censée être la plus dangereuse, et qu’il avait annoncé une sortie progressive du nucléaire, son successeur Noda Yoshihiko prône la relance rapide des 54 réacteurs dont dispose le pays. Se souciant comme d’une guigne que 70 % des citoyens japonais se déclarent opposés à une telle mesure. Et feignant d’ignorer que le Japon n’était pas plongé dans le noir cet automne, quand seuls onze réacteurs étaient encore exploités - il faut reconnaître que les écrans géants et néons de Shinjuku avaient un peu pâli et qu’un été passé sans climatisation électrique fut, de l’aveu général, difficile mais vivable. Qu’importe, donc... Le réacteur n°4 de la centrale de Genkai, sur l’île de Kyûshû, a récemment été remis en marche, après avoir subi un arrêt automatique. Sans aucun scrupule, un accord a aussi été signé fin octobre avec le Vietnam, où la société Japan Atomic Power doit étudier la construction d’une centrale. Et des négociations sont même en cours pour vendre des réacteurs japonais à la Turquie et à la Lituanie... Dans le même temps, dans certains milieux politiques, on commence à évoquer la possibilité de délocaliser la capitale à Osaka, tant Tokyo est menacée par une contamination qui ne manquera pas de faire fuir les étrangers. Bref, le Japon marche sur la tête.

 

Une contestation marginale

Qu’en sera-t-il demain du projet qui, avant la catastrophe et d’ici à 2030, ambitionnait de faire passer de 30 à 53 % la part de l’énergie nucléaire dans les approvisionnements électriques du pays, grâce à la construction de 14 nouveaux réacteurs ? Nul ne le sait. Les militants anti-nucléaires japonais sont perplexes. Beaucoup d’entre eux rêvent surtout de quitter l’archipel ou, tout au moins, de s’installer au sud du pays, loin de Fukushima.

 

C’est que la contestation est loin d’être massive. Depuis la manifestation historique du 19 septembre, qui a rassemblé 60 000 personnes à Tokyo et à laquelle se sont associées des personnalités faisant figure de consciences nationales (OE Kenzaburo, Kamata Satoshi), aucun mouvement d’ampleur n’a pris forme. Les initiatives ne manquent pourtant pas, orchestrées le plus souvent par des militants dont la jeunesse est frappante – de quoi ne pas tout à fait perdre espoir, dans cet univers de compteurs Geiger. Une centaine de femmes de Fukushima, redoutant un redémarrage des réacteurs, ont organisé, du 27 au 29 octobre, un sit-in devant le ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce, pour exiger une réorientation radicale de la politique énergétique et la préservation de la santé des enfants. Des tentes contenant du matériel d’information à destination de la population de la capitale ont aussi été dressées, déclenchant l’ire de l’extrême-droite. Les jours suivants, des femmes de Tokyo et d’ailleurs ont continué, dans l’indifférence générale, à réclamer la protection de leurs enfants, tout en chantant et en récitant des poèmes devant le bâtiment du ministère. Enfin, une chaîne humaine de 1 200 personnes munies de chandelles a encerclé ce même ministère le 11 novembre, sous la surveillance hargneuse d’une police qui n’hésite pas à arrêter violemment les manifestants pacifistes. Il est décidément périlleux de s’opposer à l’ordre établi au Japon, pays où la libre circulation des passants affairés et les lois du marché constituent un impératif catégorique, supérieur aux intérêts de santé publique.

 

Par sa passivité mêlée de peur face à l’ennemi radioactif, mais aussi face à une crise économique dont l’invocation permanente sert de rempart au changement, la population japonaise entretient un ordre nucléaire qui menace sa survie même, sur un archipel fragile et dont la sismicité a notoirement augmenté depuis le tremblement de terre de Kobe en 1995. Elle entrevoit désormais, de manière encore confuse, que l’accident de Fukushima a accéléré le processus de perte de puissance du Japon, désormais voué à une dépendance grandissante à l’égard de la Chine - notamment du point de vue alimentaire. Les dirigeants japonais seront-ils en mesure de le reconnaître et d’accepter que le Japon, truffé de réacteurs au sacrifice de ses rares enfants, est désormais un « petit » pays ? Rien n’est moins sûr.

En attendant, le gouvernement consacre, dans la zone « interdite d’accès », ses efforts à la poursuite de ces animaux domestiques réduits à l’état sauvage faute de compagnie humaine, de nourriture et de soins. Si les bêtes d’élevage, principalement des bovins, ont été abattus dès le mois d’avril, chiens et chats errants parfois irradiés, abandonnés par leurs propriétaires sinistrés, continuent à hanter les environs de la centrale de Fukushima. Certains ont été sauvés par des ONG ayant établi des refuges où sont aujourd’hui gardés quelque 600 animaux. L’opinion publique se montre très sensible sur le sujet.

 

Hiroshima, Première Catastrophe Nucléaire De L'Histoire [ Documentaire Choc ]
 

 

Merci Yuko pour ces informations.
Laurent Mabesoone

Quel joie d'apprendre que mon amie de Kyushu, Mlle Utano, elle, au moins, s'est habillée tout de jaune aujourd'hui pour protester contre la remise en marche du réacteur 4 de la centrale de Genkai ! Car il faut se mettre a l'évidence, le peuple japonais a été manipule et magistralement trompe par le fascisme nucléaire, aujourd'hui.

La première insulte, c'est la remise en marche d'un réacteur défaillant a Genkai. IL avait ete arrete pour un problème de refroidissement, et on le remet en marche, alors qu'il est a un mois de son arret pour controle technique ! Apres le réacteur de Tomari (a Hokkaido en septembre), c'est la deuxième remise en service depuis l'accident de Fukushima. La preuve est faite que le régime de Noda est un régime a la botte du lobby nucleaire, contrairement a son predecesseur Kan, pourtant si decrie a l'epoque.

Le lobby reprend de la force. Aujourd'hui, en fait, la tepco et la kepco se sont donnee la main pour annoncer le meme jour, pratiquement a la même heure, une "grande nouvelle tres embarassante" (qui couvait depuis longtemps). Puis, en fin de journée, le siege du fascisme nucléaire, le Comite de Surete Nucleaire (ho an in), c'est-a-dire le sommet de l'Etat, fait marche arriere pour proteger ses deux vassaux : "La fission dans le reacteur 2 n'est pas un problème de grande importance".
http://sankei.jp.msn.com/life/news/111102/trd11110212120015-n1.htm

Décryptons :

La tepco a vole au secours de la kepco en annonçant la soi-disant découverte d'un redémarrage de réaction en chaine au réacteur 2 de Fukushima, afin de faire oublier la remise en marche du réacteur 4 de Genkai. De toute façon, la tepco savaient certainement que la fission continuait depuis longtemps (depuis septembre, on découvrait a Miyagi, entre autres, des traces d'Iode 131 dans l'eau potable. le Xénon 133, soit-disant découvert hier au réacteur 2, c'est probablement en partie une décomposition-beta d'Iode 131... ceci veut dire que les enfants de Fukushima doivent absorber depuis septembre une deuxième vague d'iode radioactif, sans le savoir...)

Bref, la tepco s'est débarrassée de sa casserole, la kepco aussi, et les medias ne savent plus de quoi parler, puisque le Comite de Sureté Nucléaire annonce maintenant que "tout va bien".

Alors, n'oublions surtout pas que la tepco a quand meme lache un tres gros morceau: le corium du reacteur 2 de Fukushima est actuellement en fission de facon accidentelle. Ceci veut dire : une explosion atmospherique peut se produire a tout moment dans les 100 tonnnes de carburants qui tombent ci et la. Voici les faits. Maintenant, les habitants du Japon sont-ils des citoyens responsables envers les generations futures, si ils se taisent et laissent faire la reconstruction du parc nucleaire, dans de telles conditions ? Alors qu'une fission nucleaire accidentelle se poursuit a deux pas ? Disons "NON" !


九州にいる、うちのメンバー歌野さんの素晴らしい意思表示(黄ファッション)は特に今日、大変必要だったと思います。私達、日本の住民は原子力ファシズムに操作され、見事に騙された1日ですから。
玄海4号機の再運転は、たとえ12月中旬の定期検査までの運転だったとしても、(泊の再運転に続く)新たな国民侮辱です。やはり野田政権は菅政権と比べにならないほどの原子力ファシズムになってきています。「ムラ」はまた強くなったような気がします。というのは、今度は紛れも無く、東電と九電は手を結んで情報を操作したからです。以下の記事の通り、東電は九電と全く同じ日の同じ時間帯に重大な発表をして、その後は原子力ファシズム本陣の保安院は「2号機の再臨界は大規模な問題ではない」と、逃げている一方です。
http://sankei.jp.msn.com/life/news/111102/trd11110212120015-n1....htm
つまり、東電は九電を意図的に助けたのです。僕はそう思います。どうせ、2号機がポツポツと燃えているのを前から知っていたのでしょう。(9月から宮城県などの水道にヨウ素が再び検出されたりしました。今回のXenon133だって、Iodine131の崩しという可能性は十分あるでしょう。つまり9月から福島の子供たちは再び放射性ヨウ素を吸わされているという可能性が高い)。
とにかくこれで2社がお互いの”面倒な発表”を同時に、さり気なく済ませた、、、いやらしいメディアの使い方、そしていやらしい保安院です。
これで、原発専門の記者も一般人も十分反発する余裕もありません。
しかし、覚えておきましょう。
福島第一原発はやはり、いつでも水蒸気爆発にが起こりえます。
再臨界=東電がそれを認めたような事実です。
そんななか、日本の住民は少なくとも意思表示する義務があると思います。

A lire : Hiroshima, de John Hersey (éd. Tallandier).

1 Réalisée par les amis de Formes Vives.

2 Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité.

3 La région de Tohoku couvre le nord-est de Honshu, île principale du Japon.

4 Contrairement à la réglementation en vigueur en France, les centrales nucléaires japonaises et leurs sous-traitants ne sont pas dans l’obligation de vérifier l’identité des personnes qu’elles recrutent, d’où la difficulté des contrôles sanitaires : un travailleur dans le besoin peut se faire embaucher sous un faux nom. Pas de suivi, donc, du niveau d’irradiation lié aux précédents contrats.

5 Rappelons au passage que la population japonaise n’a eu droit à aucune forme de prévention ; le gouvernement n’a pas distribué de pilule d’iode, ni dans la région de Fukushima ni ailleurs, alors que de nombreux ressortissants étrangers en bénéficiaient par le biais de leurs ambassades.

6 Terme désignant un groupe social minoritaire japonais, discriminé socialement et économiquement.

 

http://japon-gekokujo.over-blog.com/article-bienvenue-au-japon-101428332.html

 

Enquête sur une super catastrophe nucléaire

La catastrophe de Fukushima a ébranlé les croyances de citoyens japonais qui, jusqu'ici, se fiaient à leurs installations nucléaires. Le début de l'ère du soupçon ?

Documentaire de Peter F. Müller, Michael Müller et Philipp Abresch

Vers le dossier "Les leçons de Fukushima"

(Allemagne, 2012, 52mn)
NDR

 

Date de première diffusion: Mar., 6. mars 2012, 20h45

En savoir plus

Thèmes:

Société, Environnement & Sciences

Sophie Bourdais

La face cachée de Hiroshima - Émissions - France 3

La face cachée de Hiroshima (1/2) - Vidéo Dailymotion, La face cachée de Hiroshima (1 2) - YouTube, La face cachée de Hiroshima 2 - Vidéo Dailymotion 

La face cachée de Hiroshima  - l'indigné révolté, La face cachée de Hiroshima - citoyenactif, l'indigné, forum planete attitudeLe complexe militaro-industriel

★02 L'ouverture d'esprit et ses limites (zététique)

31/10/2012

Comme l’abeille qui fait tourner la Terre

Bonsoir chèr-e-s camarades

nucléaire,film,interview,comme l’abeille qui fait tourner la terreJe vous invite d'écouter cette conférence en anglais d'un ancien
ambassade japonais d'Iran qui a écris des livres qui annoncent la vérité
cachés de la politique derrière l'histoire qui est la litérature.
Je viens de lire en japonais et ce livre m'a profondément changer de vue.


http://iwj.co.jp/wj/open/archives/35843

Nous avons le grand plaisir de vous annoncer deux projections du film

 

nucléaire,film,interview,comme l’abeille qui fait tourner la terreComme l’abeille qui fait tourner la Terre

ミツバチの羽音と地球の回転

-documentaire, Japon, 2011, 116mn, V.O. sous-titrée en français -

 

Deux projections et tables rondes

 

en présence de la réalisatrice

KAMANAKA Hitomi

監督鎌仲ひとみ来仏参加

 

1124日 (土)14時 ナ ンテール  « Agora »

Le samedi 24 novembre à 14h

A l’ « Agora » de Nanterre

20,rue de Stalingrad 92000 Nanterre

RER-A : Nanterre-Ville. bus 157, 159, 160 : arrêt Anciennes Mairies

Entrée Libre

予約 / Réservation Association Franco-Japonaise ASUKA

asuka.11032011@gmail.com  http://asuka.herokuapp.com/

 

*********************************

 

1125日 (日)17時 パ リ国際大学都市 日本館

Le dimanche 25 novembre à 17h

A la Maison du Japon, Cité Internationale Universitaire de Paris

7, Boulevard Jourdan 75014 Paris

RER B / Tramway 3 : Cité Universitaire

 

Tarif unique 5 euros

要予約  / Réservation : Association Tradescantia 

tradescantia17@yahoo.com  http://pe311.unblog.fr/

 

瀬戸内海に浮かぶ山口県祝島。その真正面に原発建設計画が持ち上 がって30年、島民は一貫して建設に反対してきた。島では海藻や鯛をとり、無 農薬のビワを栽培しながらの暮らしを昔から続けている。その一方で、地域自立型のエネルギーを創り出すスウェーデンの取り組 みを、エネルギーの未来を切り開くヒントにしようと。 震災後、日本で話題を呼び、キネマ旬報ベスト10文化映画部門5受賞など、これまでに6つの賞を受賞。またドイツ、イギリス、台湾、アメリカ、韓国の映画 祭などに招待作品として上映されている。

 

Ce film indépendant a été projeté plus de 550 fois dans l’ensemble du Japon, par des groupes de citoyens de plus en plus nombreux à rejoindre le débat sur la politique énergétique, à s’insurger contre le gaspillage et la privatisation des ressources naturelles, le saccage de l'agriculture et de la pêche par la recherche de profits immédiats.

Nous y voyons comment les habitants d'Iwaishima, petite île située dans la Mer intérieure de Seto à quelque 80 km de Hiroshima, mettent en échec depuis bientôt 30 ans la construction du complexe nucléaire de Kaminoseki par la compagnie électrique privée Energia. Ils savent que « tout est lié » : le nucléaire, qu’on leur présente cyniquement comme le seul avenir possible pour une commune dont la moyenne d’âge est maintenant de 75 ans, transformerait les eaux fécondes de la baie de Ta-no-ura en plateforme de remblais et zone de rejets qui détruiraient à jamais une biodiversité exceptionnelle. Ils refusent les dédommagements : « la mer n’est pas à vendre ! » – pas plus que le droit de pêche, le travail de la terre, la récolte des algues dont ils ont vécu et qu’ils  veulent transmettre, propres, comme ils les ont reçus.

Ils résistent sans violence, solidaires et joyeux, soudés autour du jeune Yamato Takashi qui réorganise avec eux la production locale pour la vendre hors des réseaux de la grande distribution. Leur prochain objectif : l’autonomie énergétique.  Kamanaka Hitomi nous entraîne alors en Suède, dans la première commune auto-suffisante, ou dans un champ d’éoliennes du nord du Japon. Ce ne sont pas des modèles, mais des pièces apportées au débat. L’allégresse communicative de ce documentaire est d’abord un hommage à l’ingéniosité des humains qui, partout dans le monde, s’occupent d’inventer un futur autre que celui qu’on veut leur imposer.

On en parle ici :

 http://www.monde-libertaire.fr/ecologie/15460-lexemplaire-lutte-antinucleaire-diwai-shima  

http://ileslointaines.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/09/04/l-ile-ou-les-vieux-disent-non-au-nucleaire.html   

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2178&var_recherche=nucleaire

Comme l'abeille qui fait tourner la terre – ミツバチの羽音と地球の回転 ...

En savoir plus : Sandy soumet le nucléaire américain à rude épreuve | Jeremy TORDJMAN | La tempête Sandy , Singapour se prépare à l’arrivée du nucléaire… chez ses voisins , FUKUSHIMA INFORMATIONS Toute l' information sur la catastrophe de Fuk : They didn't think of exploding barbeque tanks floating past the nuke plants? Aha Ha Ha Ha Ha Ha Ha. Gotta love the NRC.

 

 une photo de ODIO AL SISTEMA CAPITALISTA E IMPERIALISTA.

Photo
 
 
 

 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu