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14/09/2013

Le fascisme rouge

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Le fascisme rouge

Le fascisme rouge

3 mai 2012, 21:13

Je viens de lire un extrait de lettre de notre vaillant camarade A. Petrini, qui se trouve en U.R.S.S., dans une situation de proscrit. J'y trouve les lignes suivantes :

«... Un par un on nous emprisonne tous. Les vrais révolutionnaires ne peuvent pas jouir de la liberté en Russie. La liberté de la presse et celle de la parole sont supprimées, aucune différence donc entre Staline et Mussolini».

J'ai souligné exprès la dernière phrase, car elle est parfaitement juste.

Cependant, pour bien comprendre toute la justesse de cette brève formule, pour bien saisir tout son terrible réalisme, il est indispensable d'avoir du fascisme une notion profonde et nette : plus profonde et plus nette que celle qui est généralement admise dans les milieux de gauche.

Ayant cette notion, le lecteur comprendra la phrase de Petrini non pas comme une sorte de boutade, mais comme l'expression exacte d'une très triste réalité.

*

* * Lorsque il y a douze ans, le mouvement de Mussolini — le fascisme italien remporta sa victoire, on croyait généralement que celle-ci n'était qu'un épisode local, passager, sans lendemain.

Depuis, non seulement le «fascisme» s'est consolidé en Italie, mais des mouvements analogues se déclenchèrent et l'emportèrent dans plusieurs pays. Dans d'autres, le «fascisme», sous tel ou tel aspect, forme un courant d'idées menaçant. Le terme lui-même, d'abord purement national, est devenu général, international.

Cet état de choses nous impose la conclusion que voici : le mouvement dit «fasciste» doit avoir des bases historiques concrètes, profondes et vastes. Dans le cas contraire, il ne serait pas ce qu'il est.

Quelles seraient donc ses bases? Quelles seraient les raisons principales de la naissance et, surtout, des succès du fascisme?

Pour ma part, j'en conçois trois, que je considère, dans leur ensemble, comme raisons fondamentales de son triomphe.

1° Raison économique. Elle est assez nette et généralement bien comprise. En quelques mots la voici : Le capitalisme privé (dont la base économique est la libre concurrence des appétits pour le maximum de profits, et dont l'expression politique est la démocratie bourgeoise) est en pleine décomposition, en pleine faillite. Violemment attaqué par tous ses ennemis, de plus en plus nombreux, il s'écroule dans la boue, dans le crime, dans l'impuissance. Les guerres, la crise, les armées de chômeurs, la misère des masses, face à l'abondance des richesses matérielles et à la possibilité illimitée de les augmenter encore, démontrent cette impuissance du capitalisme privé à résoudre les problèmes économiques de l'époque. D'une façon de plus en plus générale, on est, aujourd'hui, conscient de son agonie, de sa mort imminente. Alors instinctivement ou sciemment, on pense à lui substituer un capitalisme nouveau modèle, dans l'espoir que ce dernier pourra «sauver le monde». On pense — une fois de plus dans l'histoire humaine — à la haute mission d'un État fort, tout-puissant, à base dictatoriale. On pense à un capitalisme d'État, dirigé par une dictature «au-dessus des intérêts privés». Telle est la nouvelle orientation du capitalisme qui alimente le mouvement fasciste économiquement.

2° Raison sociale. Elle est aussi très nette et, généralement, bien comprise. La faillite du capitalisme privé, avec toutes ses conséquences effroyables, crée une situation nettement révolutionnaire. Les masses, de plus en plus malheureuses, s'agitent. Les courants révolutionnaires gagnent du terrain. Les travailleurs organisés se préparent, de plus en plus activement, à combattre le système qui les écrase au profit de bandes de malfaiteurs. La classe ouvrière, librement et combativement organisée (politiquement, syndicalement, idéologiquement) devient de plus en plus gênante, de plus en plus menaçante pour les classes possédantes.

Ces dernières se rendent compte de leur situation précaire. Elles ont peur. Alors, instinctivement ou sciemment, elles cherchent le salut. Elles s'efforcent de maintenir, à tout prix, leur situation privilégiée, basée sur l'exploitation des masses laborieuses. Il importe surtout que ces dernières restent un troupeau exploité, salarié, tendu par les maîtres.

S'il est impossible de maintenir le mode d'exploitation actuel, il faudra changer le mode (ce qui n'est pas grave), pourvu que le fond reste. Les maîtres d'aujourd'hui pourront rester tels s'ils acceptent de devenir membres d'un vaste appareil dirigeant, économique, social et politique, essentiellement étatiste. Or, pour réaliser cette nouvelle structure sociale, il faut disposer, avant tout, d'un État omnipotent, mené par un homme fort, un homme à poigne, un dictateur, un Mussolini, un Hitler ! Telle est la nouvelle orientation du capitalisme qui alimente le fascisme socialement.

*

Le fascisme rouge

* *

Si le fascisme n'avait que ces deux bases : base économique et base sociale, il n'aurait jamais acquis la puissance que nous lui connaissons. Sans aucun doute, les masses travailleuses organisées lui auraient, rapidement et définitivement barré la route. En effet, les moyens avec lesquels la classe laborieuse lutte généralement contre le capitalisme resteraient valables sauf quelques remaniements de détails, pour lutter efficacement contre la réaction et le fascisme. Ce ne serait que la continuation de la grande lutte historique des travailleurs contre leurs exploiteurs. Combien de fois, déjà, au cours de l'histoire, l'ennemi changea de méthode, de façade ou d'armes! Ceci n'empêchait nullement les travailleurs de continuer leur lutte, sans perdre l'équilibre ou l'assurance, sans se laisser démonter par les manœuvres de et les volte-face de l'adversaire.

Or, voici ce qui est important. Le fascisme, tout en étant considéré comme une nouvelle manœuvre (défensive et offensive) du capitalisme remporta partout où il s'est mis sérieusement à l'œuvre, un tel succès — éblouissant, extraordinaire, fantastique — que la lutte de la classe laborieuse s'avéra du coup et partout, — en Italie comme en Allemagne, en Allemagne comme en Autriche, en Autriche comme en d'autres pays, — non seulement difficile, mais absolument inefficace et impuissante. Non seulement la démocratie libérale bourgeoise ne sut se défendre, mais aussi le socialisme, le communisme (bolcheviste) ; le mouvement syndical, etc., furent absolument impuissants à combattre le capitalisme aux abois manœuvrant pour se sauver. Et non seulement toutes ces forces ne purent livrer une résistance victorieuse au capitalisme réorganisant ses rangs bouleversés, mais ce fut ce dernier qui, rapidement, se regroupa et écrasa tous ses ennemis.

Impuissance du socialisme, qui était si fort en Allemagne, en Autriche, en Italie. Impuissance du «communisme», très fort, lui aussi, surtout en Allemagne. Impuissance des organismes syndicaux. Comment expliquer cela ?

Le problème, déjà assez compliqué, le devient davantage si l'on songe à la situation actuelle en U.R.S.S. Comme on sait, ce fut le communisme autoritaire et étatiste (le bolchevisme) qui y remporta une victoire complète et assez facile lors des événements de 1917. Or, de nos jours, presque 17 ans après cette victoire, non seulement ce communisme s'avère impuissant à résister au fascisme dans d'autres pays, mais même en ce qui concerne le régime de l'U.R.S.S., on qualifie ce dernier, de plus en plus fréquemment, de plus en plus sciemment, de «fascisme rouge». On compare Staline à Mussolini. On constate dans ce pays l'exploitation féroce des masses travailleuses par l'appareil dirigeant, comprenant un million de privilégiés qui s'appuient, comme partout ailleurs, sur une force militaire et policière. On y constate l'absence de toute liberté. On y constate des persécutions arbitraires et impitoyables. Et ce qui importe, c'est que de pareilles constatations ou appréciations émanent non pas des milieux bourgeois, mais surtout des rangs révolutionnaires : socialistes, syndicalistes, anarchistes, et même des rangs de l'opposition communiste (trotskiste) qui, pour cette raison, «reprend la lutte émancipatrice» et forme la IVe Internationale.

 

Tous ces faits sont extrêmement troublants. Ils nous mènent fatalement à cette conclusion, paraissant paradoxale, que même en U.R.S.S., quoique sous des apparences différentes, c'est le fascisme qui l'emporte ; que c'est un nouveau capitalisme (capitalisme d'État dirigé par un homme à poigne, un dictateur, un Staline !) qui s'installe.

Comment expliquer tout cela ?

Y aurait-il donc encore un élément, encore une base, encore une raison d'être qui donnerait au fascisme une force tout à fait particulière ?

Je réponds : oui. C'est la troisième raison : celle, précisément, qu'il me reste à examiner. Je la considère comme la plus importante, en même temps que la plus compliquée et la moins comprise. C'est elle, cependant, qui nous explique tout.

3° Raison psychologique (ou idéologique). La raison fondamentale des succès fascistes et de l'impuissance des forces émancipatrices est, à mon avis, l'idée néfaste de la dictature. Je dirai même plus. Il existe une idée répandue à un tel point qu'elle est devenue presque un axiome. Des millions et des millions d'hommes s'étonneraient, aujourd'hui encore, si on la mettait en doute. Mieux encore : bon nombre d'anarchistes et de syndicalistes ne la tiendraient pas, eux non plus, pour suspecte. Pour ma part, je la considère comme foncièrement fausse. Or, toute idée fausse acceptée comme juste est un grand danger pour la cause qu'elle touche. L'idée en question est celle-ci : Pour gagner dans la lutte et conquérir leur émancipation, les masses travailleuses doivent être guidées, conduites par une «élite», par une «minorité éclairée», par des hommes «conscients» et supérieurs au niveau de cette masse.

Qu'une pareille théorie, — qui, pour moi, n'est qu'une expression adoucie de l'idée de dictature car, en fait, elle enlève aux masses toute liberté d'action et d'initiative — , qu'une pareille théorie soit préconisée par des exploiteurs, rien d'étonnant. Pour être exploitées, les masses doivent être menées et soumises comme un troupeau. Mais qu'une telle idée soit ancrée dans l'esprit de ceux qui se prétendent émancipateurs et révolutionnaires, c'est un des phénomènes les plus étranges de l'histoire. Car — ceci me paraît évident, — pour ne plus être exploitées, les masses ne doivent plus être menées. Tout au contraire: les masses travailleuses arriveront à se débarrasser de toute exploitation seulement lorsqu'elles auront trouver le moyen de se débarrasser de toute tutelle, d'agir par elles-mêmes, de leur propre initiative, pour leurs propres intérêts, à l'aide et au sein de leurs propres et véritables organismes de classe : syndicats, coopératives, etc., fédérés entre eux.

L'idée de la dictature — brutale ou adoucie — étant universellement répandue et adoptée, la route est toute prête pour la psychologie, l'idéologie et l'action fascistes. Cette psychologie pénètre, empoisonne et décompose tout le mouvement ouvrier et l'engage dans une voie périlleuse.

Si la dictature est jugée nécessaire pour mener la lutte émancipatrice de la classe ouvrière, la lutte des classes devient, en réalité, lutte des dictateurs entre eux. Au fond, il s'agit, dans cette lutte, de savoir qui conservera ou gagnera l'emprise décisive sur les masses. L'issue de la lutte dépend alors de toutes sortes de circonstances, d'un caractère plutôt accessoire. Ici, c'est le dictateur X, là le dictateur Y ou Z qui l'emporte. L'un ou l'autre peuvent afficher des idéals très différents, même opposés. Il n'en reste pas moins qu'au lieu d'une libre et vaste activité des masses elles-mêmes, c'est le vainqueur qui va mener les masses, forcées de le suivre, sous peine de répression terrible. Il est évident qu'une telle perspective ne peut avoir rien de commun avec l'émancipation réelle des masses travailleuses.

L'idée de la dictature, de l'élite dirigeante, mène fatalement à la formation de partis politiques: Organismes qui enfantent et soutiennent le futur dictateur. Enfin, tel ou tel parti l'emporte sur les autres. C'est alors sa dictature installée. Quelle qu'elle soit, elle crée rapidement des situations et, finalement, des couches privilégiées. Elle soumet les masses à sa volonté. Elle les opprime, les exploite, et, au fond, devient fatalement fasciste.

*

* *

Ainsi, je conçois le fascisme d'une façon vaste. Pour moi, tout courant d'idée qui admet la dictature — franche ou estompée, «droite» ou «gauche» — est au fond, objectivement et essentiellement, fasciste. Pour moi, le fascisme est surtout l'idée de mener les masses par une «minorité», par un parti politique, par un dictateur. Le fascisme, au point de vue psychologique et idéologique, est l'idée de la dictature. Tant que cette idée est émise, propagée, appliquée par les classes possédantes, on la comprend. Mais quand la même idée est saisie et mise en pratique par des idéologues de la classe laborieuse comme le moyen de son émancipation, on doit considérer ce fait comme une aberration funeste, comme une singerie aveugle et stupide, comme un égarement périlleux. Car étant essentiellement fasciste, cette idée, appliquée, mène fatalement à une organisation sociale foncièrement fasciste.

Cette vérité a été justement démontrée — sans contestation possible — par «l'expérience russe». L'idée de la dictature comme moyen d'émancipation de la classe ouvrière y a été pratiquement appliquée. Eh bien ! son application produisit fatalement l'effet qui devient aujourd'hui de plus en plus net et que, bientôt, les plus ignorants, les plus aveugles, les plus obstinés, seront obligés de constater : la révolution triomphante, au lieu de mener à l'émancipation de la classe ouvrière, aboutit en fait, et en dépit de toutes les théories des émancipateurs-dictateurs, à l'esclavage et à l'exploitation les plus complets, les plus terribles, de cette classe ouvrière par une classe dirigeante privilégiée.

Telle est la troisième et principale raison de la puissance particulière du fascisme. Il est alimenté surtout par l'idéologie foncièrement fasciste — inconsciemment fasciste — d'une multitudes de gens qui seraient les premiers étonnés et indignés si on les accusait de fascisme. Cette idéologie, répandue partout, voire parmi les «émancipateurs» et les travailleurs eux-mêmes, empoisonne le mouvement ouvrier, le ramollit, le décompose. Elle tue la vrai activité des masses et réduit à néant — ou plutôt au résultat fasciste — leurs luttes et même leurs victoires.

Voilà pourquoi — hélas ! — Petrini a raison. «Aucune différence n'existe entre Staline et Mussolini». Et voilà pourquoi le «fascisme rouge» n'est nullement une boutade, mais l'expression exacte d'une bien triste réalité.

Une consolation existe cependant. Les masses s'instruisent surtout par l'expérience vécue, bien palpable. Cette expérience est là. Elle est là tous les jours, sur une sixième partie du globe. Ses véritables résultats commencent à être connus de plus en plus amplement, avec de plus en plus de précisions. Il faut espérer que les masses travailleuses de tous les pays sauront en dégager, en temps opportun, la leçon indispensable pour le succès de leurs luttes futures.

La réalisation de cet espoir dépend beaucoup de la conduite de tous ceux qui ont déjà compris. Il est de leur devoir de s'employer, avec la plus grande énergie, à faire comprendre aux vastes masses travailleuses le véritable sens négatif de l'expérience russe.

Nous, les anarchistes, nous qui avons compris, nous devons amplifier, intensifier notre propagande, en tenant compte surtout de cette expérience. Si nous remplissons notre devoir, si nous aidons les masses à la comprendre en temps opportun, alors «le fascisme rouge» de l'U.R.S.S. aura rempli, historiquement parlant, un rôle utile : celui d'avoir tué, en l'appliquant, l'idée de la dictature.

VOLINE

 juillet 1934

Communisme & nationalisme (1870-1991) Communisme & Guerre :

Die Welle (2008) ( Nederlandse ondertitels ) ( Dutch subs. ) , HD: "La ola" - "Die Welle - Una dictadura, ¿es posible en nuestros :

2eme Guerre Mondiale - Heinrich Himmler 07/10/1900-23/05/1945 :

Grands discours et interviews :

Discours de V sur la Justice et la Liberté :

Analyse de séquence : Le Dictateur  :

Le fascisme rouge – Le blog de l’Indigné Révolté

07/06/2013

Clément Méric

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Flores Magon
C'est la destruction complète de la société actuelle et sa réorganisation sur de tout autres bases sociales qui amèneront à la disparition définitive de la peste nationaliste
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Appel pour commémorer les 6 mois de la mort de Clément .

26 novembre 2013Hommages, InitiativesComité pour Clément

 

 clement

Le 5 décembre 2013, cela fera 6 mois que notre ami et camarade Clément est décédé des suites de l’agression dont il a été victime de la part des fascistes.

Nous appelons tous les collectifs antifascistes de France et d’ailleurs à commémorer, sous une forme ou sous une autre, le meurtre de Clément.

Si vous organisez vers le 5 décembre une action à la mémoire de Clément dans votre région ou dans votre ville, n’hésitez pas à nous envoyer des photos, des textes, des vidéos pour que nous puissions les rediffuser et montrer ainsi la force de la solidarité antifasciste.

A jamais dans nos coeurs …

Le comité pour Clément

Accueil - 2012-13 - émissions de 260.juin   
Clément, 05 juin 2013
Le vendredi 7 juin 2013

C’est un état de choc jusque dans les profondeurs de la mémoire du pays, partout des manifs , des rassemblements avec , en tête, les militants ANTIFA, dont Clément faisait partie. Un choc qui peut être un réveil face à une extrême droite qui a repris du poil de la bête immonde ces derniers temps, encouragée par la banalisation du Front National et la résignation générale. Si cette prise de conscience va au-delà de l’émotion et entraine une mobilisation organisée contre les groupuscules xénophobes et violents, alors Clément ne sera pas tout à fait mort pour rien. C’est là, en tout cas le véritable hommage qui lui serait rendu. 

Reportage dans les rassemblements à Paris, Anaelle Verzaux. Entretien avec Zev Sternhell , historien, auteur de "Ni droite ni gauche" 

 France Inter 15 heures

 

mps de lecture : 4 minutes
 

LE PLUS. Après le lynchage d’un jeune militant anti-fasciste par des skinheads, Marine Le Pen a rejeté tout lien entre cette agression et les thèses du Front national. Au point de se mettre en colère contre Jean-Michel Aphatie, qui l'interviewait ce jeudi matin. Un acte de déni, que décrypte notre contributeur.

Édité par Antoine Rondel 

Marine Le Pen

Marine Le Pen lors d'une réunion à Hénin-Beaumont, le 23 mai 2013 (C.BAZIZE/SIPA)

 

Marine Le Pen est une très bonne comédienne et elle a bien failli rouler dans la farine les auditeurs de RTL, ce jeudi 6 juin au micro de Jean-Michel Aphatie. Au journaliste qui l’interrogeait sur l’agression fasciste dont a été victime un militant d’extrême-gauche en plein Paris, elle a commencé par dérouler un discours de compassion et de fermeté. Jusqu’à ce qu’Aphatie l’interroge sur ses responsabilités dans ces violences. Alors, elle a libéré ses démons et montré son vrai visage : elle s’est mise à vociférer. Comme Jean-Marie son père.

 

Marine Le Pen "s’associe à la peine"

 L'intervieweur de RTL lui demande d’abord de commenter l’agression de ce jeune homme de 18 ans, militant anti-fasciste, par des activistes d'extrême-droite.

Marine Le Pen joue alors sur du velours. Elle commence par multiplier les adjectifs pour exprimer sa peine et son indignation et bien montrer qu’elle-même et le Front national sont désormais à classer dans le camp des gentils et pas des méchants, notamment depuis qu’elle a pris les rênes du parti et qu’elle l’a dédiabolisé : nous avons droit à "épouvantable" (à deux reprises au moins),  "terrible" et une phrase bien convenue dans laquelle elle "s’associe à la peine de ceux qui ont milité avec lui".

 Avec ruse et aussi beaucoup de culot, elle laisse entendre ensuite que c’aurait pu être l’inverse, et qu’un militant du FN aurait pu être à la place de la victime. On a du mal à la croire.

 Puis, dans son évidente volonté de clore au plus vite ce sujet qui la gêne, notamment vis à vis de la frange la plus dure de ses électeurs, elle dit que l’enquête est quasiment bouclée, que ce "groupement" est connu de la police et que les auteurs de cette agression sont en passe déjà d’être identifié. Question suivante, donc.

 Heureusement, Jean-Michel Aphatie est dans un bon jour et ne se laisse pas impressionner. Il insiste sur le fait que cette violence est signée par l’extrême-droite. Il demande également à Marine Le Pen (qui commence à s’agacer) s’il y a des contacts entre le Front national et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires, groupuscule d'extrême-droite auquel on soupçonne les agresseurs d'appartenir. Farouche démenti de la présidente du FN, qui répète que l’enquête est en passe de se terminer et que c’est à "la justice de faire son travail".

Un t-shirt du Front national

 

Aphatie insiste, lance une bande son de laquelle il ressort un témoignage décisif : d'après un témoin de la scène, un des agresseurs portait au cou un tatouage en forme de croix gammée et un autre homme, très grand, avec… un t-shirt du Front national !

 

Alors, on sent la patronne du FN soudain fébrile, cherchant une issue pour s’en sortir face à cette mise en cause qu’elle n’avait pas prévue. Elle balbutie d’abord des propos mesurés : "J’ai déjà vu ces amalgames… Si certains se servent de cela pour salir le Front national, ils devront en répondre."

 

Marine Le Pen était l'invitée de Jean-Michel Aphatie sur RTL le 6 juin 2013 (par rtl-fr)

 

Puis soudain, elle se fâche en s’en prenant au journaliste, qui ose ainsi la mettre en difficulté : "Je n’entends pas être mis en accusation par vous", lui lance-t-elle avant de mettre en doute la réalité du reportage qu’elle vient d’entendre et qui ne correspond pas à ce qu’elle a lu de l’agression.

 

Si l’un des auteurs du lynchage avait porté un t-shirt du FN, dit-elle en substance, le Front de gauche n’aurait pas manqué d’en faire état dans son communiqué, explique-t-elle avant de chercher à se ressaisir et de retrouver le ton du début, fait d’indignation et de commisération en reprenant son chapelet d’adjectifs sympas : "inadmissible", "insupportable", "terrible" et en concluant une fois de plus que "le FN n’a aucun rapport ni de près ni de loin avec cette agression".

Son hommage hallucinant à Dominique Venner

l’hommage hallucinant qu'elle a rendu à Dominique Venner, cet intellectuel d’extrême-droite qui s’était suicidé d’une balle dans la tête dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle avait exprimé son "respect" pour ce "geste éminemment politique", au risque d’encourager ce genre d’actions extrêmes, dans un contexte particulièrement sensible (les manifestations contre le mariage gay et la montée de l’homophobie). , Jean-Marie Le Pen

 Dans une véritable logorrhée, elle déclare en vrac que Dominique Venner n’a "fait de mal à personne", que oui, elle a du respect pour cet homme, et que Jean-Michel Aphatie n’est pas un journaliste impartial :

 "La manière dont vous mélangez toutes ces affaires est profondément malhonnête. Mais ça n’étonnera pas [les auditeurs qui le connaissent car, s’il l’attaque ainsi, c’est] pour "des raisons politiques".

Le journaliste de RTL reste calme, explique en gros que RTL fait son travail et que lui, il voit un lien entre les thèmes du Front national et ce lynchage par des skinheads d’un jeune militant antifasciste. N’en déplaise à Marine Le Pen, nous aussi.

 Décodage de 24 techniques de désinformation.

 
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 »La désinformation est un ensemble de techniques de communication visant à donner une fausse image de la réalité, dans le but de protéger des intérêts privés et d’influencer l’opinion publique. Elle est parfois employée dans le cadre des relations publiques. Elle est très souvent utilisée en politique lors de débats télévisés, dans les médias, de la part des Etats ou de personnes mal intentionnées qui, par ce biais, peuvent amener à faire croire à des « faits » qui n’ont pas de véritables fondements. Voici un décodage de 24 techniques relativement souvent employées pour vous berner. »

Technique n°1 : Evitement

Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.

Technique n°2 : Superficialité

N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Eviter soigneusement les points clés de l’argumentation.

Technique n°3 : Indignation

Rejeter le sujet de façon indignée (« jamais une chose pareille ne serait possible »). Jouer sur le sentiment d’incrédulité (« il y aurait eu des fuites », « ça se saurait », …)

Technique n°4 : Rumeur

Considérer la controverse comme une rumeur de plus,sans fondements, quels que soient les arguments présentés.

Technique n°5 : Homme de paille

Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant.

Technique n°6 : Messager

Décrédibiliser le porteur du message. Par extension,associer les opposants à des dénominations impopulaires telles que « excentrique », « extrême-droite », « gauchiste », »terroriste », « conspirationniste », « radical », « fanatique », ou même « blonde » etc…

Technique n°7 : Biais

Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que l’opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à toute autre forme de biais.

Technique n°8 : Confusion

Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence, confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une nouvelle étude favorable et rassurante.

Technique n°9 : Autorité

S’associer à l’autorité (organismes internationaux etc.) et présenter ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de sources pour les crédibiliser.

Technique n°10 : Innocence

Faire l’innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de l’opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité, toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout pour un maximum d’efficacité.

Technique n°11 : Amalgame

Associer les charges de l’opposant à des charges farfelues facilement réfutables, qu’elles soient antérieures ou le fait d’autres opposants. En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées.

Technique n°12 : Diviser

Diviser pour mieux régner et par extension mettre l’accent sur les différences entre les différents courants des opposants et l’impression de chaos que cela procure.

Technique n°13 : Pseudo-débat

Présenter la version de l’opposant en premier lieu puis démentir par une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment autorité.

Technique n°14 : Confession

Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été identifiés et que des solutions ont été apportées.Les opposants cependant en ont tiré partie pour gonfler la controverse et tenter de démontrer ce qui n’existe pas.

Technique n°15 : Enigme

Les énigmes n’ont pas de solution. Étant donné la multitude des paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien trop complexe pour pouvoir être jamais résolu. Une technique couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre…

Technique n°16 : Solution complète

Eviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.

Technique n° 17 : Omission

Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires. S’ils n’existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas être couvert.

Technique n°18 : Sang froid

Amener l’opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.

Technique n°19 : Expertise

 

Technique n°20 : Preuve impossible

Technique n° 21 : Déni

Technique n°22 : Fausse preuve

Technique n°23 : Grand Jury

Technique n°24 : Diversion et distraction

 
Chris Tof... si ça peut réveiller tous ceux que le FN fait fantasmer ...de groupuscules il n'y a pas ... c'est juste les ouvriers du FN, le FN n'étant que la vitrine commerciale

RIP Clément ... martyr pour ralentir la connerie humaine généré par tous ces politiciens de gauche et de droite qui ne regardent que leur nombril ... colère ...

13/04/2013

Les sectes politiques et leurs gourous : Soral, Asselineau, Chouard

Bahar Kimyongür cofondateur avec Michel Collon du site "Investig’action" a donné une conférence le 1er mars 2009 avec "Égalité et Réconciliation Suisse" la formation de Alain Soral ex membre du comité central du Front National :

egaliteetreconciliation.ch/conference-sur-la-syrie-a-geneve-ce-vendredi/  

 
By 21 janvier 2013
 

 

vignette-sectes-politiques

 

Ca commence à lasser sérieusement d’avoir, à chaque article qui traite de politique ou d’économie, les commentaires enflammés des soutiens de certains « courants politiques » plus ou moins obscurs. Comme à chaque fois que la situation est bloquée, la corruption à son plus haut niveau, des sauveurs se pointent, avec des analyses et des solutions « géniales » et facilement compréhensibles. Sont-ce des partis politiques ? Des penseurs politiques ? Non, ce n’en est pas. Parce qu’ils contiennent plus de composants définissant une secte qu’un parti politique en tant que tel. Explications.

L’UPR, Egalité et Réconciliation et…Chouard

Pourquoi ces trois là ? Simplement parce qu’ils sont liés, attirent des soutiens très similaires, voire « collectent » les mêmes aficionados. Mais parce qu’aussi, au delà de leurs analyses et constats très parallèles, leur fonctionnement est à chaque fois celui d’une secte. Prenons l’UPR. L’Union Populaire Républicaine, dirigée avec maestria par le formidable Asselineau : ce parti qui ne veut pas se définir véritablement à droite, veut traverser les courants et réunir des gens autant de droite que de gauche, a une certaine audience grâce à son chef, disons plutôt son gourou.

Un gourou ? Oui, un gourou : comme dans les sectes, l’UPR n’existe que par les analyses et conférences de son gourou. Le gourou disparaît, l’UPR disparaît. L’UPR a des croyances, comme toute secte qui se respecte. Et ce n’est que la croyance centrale qui motive l’UPR. Si dans une secte c’est la croyance que nous allons rejoindre un paradis sur une autre planète en priant le soleil et en se suicidant tous en chœur dans une forêt (le Temple solaire, par exemple), l’UPR croit qu’on peut enfin sortir du marasme politique et économique en quittant l’Europe et l’euro. C’est tout. Sans exagérer. Il suffit de suivre les propositions de l’UPR sur leur site, visionner des conférences du gourou, et vous saurez que :

1) Tous nos problèmes viennent de l’Europe, il faut quitter l’Union européenne
2) Pareil pour l’euro, il faut quitter l’euro
3) Tout peut fonctionner de nouveau super bien en suivant les points 1 et 2

Et comme l’UPR n’a pas de programme, puisque c’est une secte, ni véritablement d’engagement précis au delà de son dogme sectaire, et bien chaque question un peu tendue trouve une réponse par un système référendaire. Exemple : le contrôle aux frontières. Que dit l’UPR ? Hummm… Lisez-plutôt, grâce à cette question « L’UPR veut-elle rétablir des contrôles aux frontières ? »

« Il n’y a plus de poste de contrôle de police et de douanes à Tourcoing, Kehl, Menton, Hendaye, etc. C’est ce qui permet à des dizaines de millions de personnes d’entrer et de sortir du territoire national par la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, quelle que soit leur nationalité et sans aucun contrôle.(…)Une fois que les Français auront récupéré leur souveraineté, il leur appartiendra de décider ce qu’ils veulent par des élections en matière de contrôles aux frontières, en matière de circulation des personnes, comme en matière de circulation des biens, des services et des capitaux, et d’y appliquer les lois de la République. Ces lois seront soit sévères, soit modérées, soit laxistes en fonction de ce qu’une majorité de Français aura librement décidé, au vu de la libre confrontation des programmes et des analyses »

Et oui, le bon peuple va décider, l’UPR, lui compte les points, même si en gros il a son idée, mais il ne prendra pas le risque de faire par lui même. Et ça continue comme ça avec l’immigration : « Quelle est la position de l’UPR sur l’immigration ? »

Les constats, dans la logique du dogme de la secte (c’est l’Europe, juste l’Europe) :

« C’est Mme Reding, par exemple, qui a condamné publiquement la France à l’automne 2010 pour les renvois groupés de Roms bulgares et roumains chez eux, en annonçant que la Commission européenne allait déclencher une procédure d’infraction en justice contre la France pour violation du droit européen dans cette affaire. »

Et oui, l’UPR est mécontente que l’UE ait attaqué Sarkozy pour ses trains de Roms…

Mais comme d’habitude avec la secte et son dogme unique, il faut juste demander « quelle politique veulent les Français sur l’immigration » :

« (…)conformément à sa Charte fondatrice, l’UPR appelle en revanche tous les Français à se réunir provisoirement, au-delà du clivage droite-gauche, dans l’objectif fondamental de faire sortir la France de l’Union européenne AFIN DE REDONNER AUX FRANÇAIS LE CHOIX DE LEURS POLITIQUES, en matière d’immigration comme en matière économique, monétaire, sociale, diplomatique, militaire, etc.

une fois que la France aura quitté l’UE et aura récupéré la plénitude de sa démocratie, l’UPR appellera alors les Français, à l’issue de débats vraiment démocratiques, à décider par leurs votes de la politique qu’ils entendent adopter collectivement, en matière migratoire. »

Il suffit donc d’une majorité de 51% (de suffrages exprimés des gens en âge de voter) par exemple, après un débat « vraiment démocratique » (sic) pour se décider sur la politique d’immigration (une fois le retour à une France toute seule et super souverainiste) accompli. Ca donne envie, hein ? Enfin, pas si certain, parce que la réponse risque d’être assez…bizarre. Mais bon, comme la démocratie c’est demander au peuple ce qu’il veut, tout en ne lui donnant pas non plus autre chose que le droit de répondre à des question…

Et les autres, Soral avec E&R par exemple ?

Faisons simple et efficace sur le cas d’E&R : cette association qui n’est pas un parti politique, est la secte d’Alain Soral, son gourou. Sans Soral, plus d’E&R. Tout ne tient que par lui et ses analyses « décoiffantes », la plupart du temps orientées autour de thèmes comme ceux, au choix : du complot sioniste, du lobby juif, de l’impérialisme judéo-américain, de l’empire financier, etc… Bien entendu, comme avec Asselineau, certains constats ou analyses de la situation ne sont pas totalement délirants ou faux, mais en bonne secte bien carrée, E&R, par la voix du gourou Soral demande, lui aussi de retrouver la souveraineté perdue, redonner le pouvoir au peuple : trois ou quatre constats simples, une ou deux solutions, et ça roule.

Soral est un ancien marxiste tendance trotskiste, militant communiste, qui a basculé au Front National au milieu des années 2000. Il semble que ce basculement se soit opéré suite au déchainement médiatique contre Dieudonné et son sketch sur les juifs orthodoxes. Soral a réalisé, dit-il, que les vraix « rebelles au système établi » étaient au FN. Mais il s’en est écarté ensuite, pour monter son collectif E&R. Soral manie la dialectique à la perfection, brosse la géopolitique à grands coups de pinceaux, sans nuances, et soutient toujours ceux qui s’en prennent : à Israël, aux multinationales, au « lobby juif », à la classe dirigeante, à l’Europe, au sionisme. Il soutient aussi sans nuances des dirigeants autoritaires pourvu qu’il réunissent quelques uns de ces critères. Petite présentation issue du site, qui résume bien le parallèle avec le courant UPR du ni-gauche-ni-droite (mais là marqué par le rejet et une conjonction étrange entre les valeurs et le travail…)

Égalité et Réconciliation (E&R) est une association politique « trans-courants » créée en juin 2007.

Son objectif est de rassembler les citoyens qui font de la Nation le cadre déterminant de l’action politique et de la politique sociale un fondement de la Fraternité, composante essentielle de l’unité nationale.

Nous nous réclamons de « la gauche du travail et de la droite des valeurs » contre le système composé de la gauche bobo-libertaire et de la droite libérale.

Et ouais, tout est devenu possible…

Commentaire 2 :Jean-paul Jeannin de la part de Sélim Al Sabbah
Lettre ouverte d’un ancien membre d’E&R, militant Fn à Hénin-Beaumont adressée à Alain Soral.
Avertissement: Le coordinateur d’E&R nous signale ne pas avoir de trace de l’auteur de ce texte dans sa liste de membres.

 

 

 commentaire 1 :

 

Il y a quelques années j'ai découvert Soral grâce à internet,j'ai apprécié ses analyses politique.Egalité et réconciliation était un site que j'estimais beaucoup,mais il y avait quelque chose de nauséabond dans ses analyses de l'islam en France.
Il dit qu'il est prêt à se réconcilier avec les musulmans "patriotes",mais à chaque fois qu'il parle des arabes en général c'est pour dire qu'il sont des merdes manipulées par tout les partis et au final il essaie de démontrer subtilement que "un arabes doit se soumettre ou dégager"
Pleins de jeunes issus de l'immigration se font avoir par cet homme qui semble ouvert mais qui en réalité n'aime pas les arabes .Sa devise? "Je cherche un arabe à qui serrer la main,mais pas toi qui n'est qu'une merde".
En fin de compte sa main il se la serre tout seul,voilà son vrai message"le bon arabe n'existe pas et je le prouve".
Je ne consulte plus son site,il y en a pleins d'autres plus sérieux ,avec les même infos,soral en moins.

 

« J’ai aimé Soral.

Pour le talent conceptualiste du bonhomme, le côté anarcho-droitiste et underground qui manque parfois dans nos milieux, « l’intellectuel dissident », qui quoi qu’il en dise n’est pas le seul, en témoigne une fournée de néo-réacs et de déclinologues largement aussi talentueux que lui, qu’on lui opposera un peu plus bas pour lui montrer qu’il n’est ni le plus intelligent, ni le plus burné, ni le plus honorable.

»  
Et puis j’ai été déçu. Salement déçu.

Autant le dire, c’est grâce à lui, en partie, que je suis entré au Front National, percevant les prémices d’une droite populaire et sociale, qui pourrait attirer une autre jeunesse que celle que le Front avait en son sein, plus ouverte culturellement, moins sectaire, plus formée intellectuellement, selon mes préjugés aujourd’hui révisés.(...)« A propos de Mr SORAL qui va bientôt se prendre pour un prophète et nous pondre une nouvelle religion : LE SORALISME .....Soral est un imposteur réactionnaire fasciste et colonialiste. Tout est dit dans la lettre de mukuna un proche de michel collon «

Le Front ne manque pas d’intellectuels, ni de vrais dissidents au système, et il n’a aucunement besoin d’un faux intello uniquement capable de raccourcis de café du commerce et d’inspection des travaux finis, dont la simple argumentation se réduit à des menaces physiques ( dont la seule victime serait à ce jour Frédéric Beigbeder, pas spécialement un champion de kick-boxing), se targuant de ne pas être une « fiotte » procédurière, mais un amoureux du défi chevaleresque, se battant avec l’élégance d’un mec bourré cherchant querelle après une sortie au Macumba du coin.
On continuera à discuter, mais on agira aussi.
Sans lui. Sans regrets. PS : à l’instar de Dantec s’est exilé au Canada, on suggérera peut-être à AS de prévoir un séjour prolongé en Israël, patrie qu’il aime follement, dans la mesure où on peut s’attendre à un article débile décrivant la prise du pouvoir par un lobby sionisto-gay de la tête du FN.

 

Pour en savoir plus : Alain Soral , André Dechot,  antisémitisme,  centre zahra,  dieudonné,  extrême droite jean-paul gautier, meyssan Michel briganti,  réseau voltaire,  yahia gouasmi

 

A lire aussi : (Le retour du national-socialisme publié dans Alternative Economique, Islamophobes de tous les pays... annulez tout!, Voir Politiquement incorrects : la nouvelle droite radicale en Europe

Chouard ?

Venons-en à Chouard, puisque la secte à Soral n’est pas bien intéressante tellement son discours est proche d’une extrême droite qui aurait bouffé Marx et Chavez, et conforté des alliances qui la rangent clairement comme un produit politique de type « rouge-brun ».

Oui, Chouard… Il est sympathique le petit prof d’éco et de droit d’Aix en Provence, et puis il innove, propose un autre système, plus juste, « véritablement démocratique ». Donc, c’est du tout-bon, n’est-ce pas ? Ah, bien entendu, si on en reste aux conférences sur Youtube, à la surface des propositions et qu’on ne creuse pas plus loin. Parce que si l’on creuse, il y a beaucoup de points très dérangeants chez Chouard. Mais alors, très très dérangeants. Et puis sans Chouard, pas de chouardisme, encore un gourou, même si bien entendu il s’en défend. Il n’a pas monté de secte, la secte s’est montée d’elle même, il n’a rien eu à faire pour ça. Ses sympathisants sont très emballés, limite agressifs si on critique leur gourou. Ou ses idées.

Et ses idées ? Oh, comme avec les autres sectes politiques, il n’y en a pas des masses, restons simple, une seule avant tout : la démocratie par tirage au sort. On ne va développer plus loin, chacun peut aller écouter Chouard à ce propos sur le net, il y a tout ce qu’il faut. L’Europe est aussi chez Chouard le grand méchant loup à abattre. D’ailleurs il participe à des meetings de l’UPR et fait des déclarations emballées sur les conférences de la secte républicaine qui transcende les courants droite-gauche. Mais il peut aussi soutenir Faurisson, le révisionniste.

Oui, parce que Chouard aime la Vérité et pense que la sphère médiatique est asservie, totalement au pouvoir en place, ou tout du moins à la pensée dominante. Donc tout ce qui sort de cette pensée peut être intéressant, même les révisionnistes. Ou les Soral (avec les idées duquel il est « assez d’accord »). Chouard est donc traité de personnalité d’extrême droite, puisque ses accointances avec des courants très proches de cette veine politique est avérée. L’est-il, d’extrême droite ? Est-ce bien intéressant, puisque le fond de l’affaire Chouard n’est pas qu’il appartienne à l’extrême droite ou non, mais : que fait-il, que veut-il, que faire avec ses idées, et pourquoi s’acoquine-t-il avec des sectes très peu recommandables ? Et là, on coince vite, parce que Chouard est un utopiste qui se méconnaît et refuse d’admettre que rien ne peut permettre à son système basé sur la démocratie grecque de voir le jour. Et au delà, savoir si ce système ne comporte pas de grands dangers. Comme celui d’une dictature des plus motivés…

Expliquons-nous brièvement, de façon synthétique : dans le système de Chouard, vous vous présentez et vous pouvez être élu par tirage au sort. Tous ceux motivés par l’action politique vont donc se ruer. Ceux des plus « faibles », les moins au fait de la chose politique n’iront pas. Sans compter ceux qui n’auront pas le courage. Puis, de nombreux problèmes se règleront par des référendums, comme avec l’UPR : le peuple déciderait. Mais à 51%, sur un sujet très sensible, comme l’immigration, ou des décisions touchant au social, la population risque de se retrouver coupée en deux, non ? Et la dictature des forts en gueule et des plus habiles risque de se mettre en place. Mais le gourou s’en moque un peu, et ses soutiens aux leaders de sectes de la droite souverainiste en sont la parfaite représentation : Chouard est dans son monde, ses idées, et si il trouve une aide ou une écoute dans des recoins puants, il les prend quand même. Quand il doit se défendre d’être d’extrême droite, sur son site, il le fait de manière tordue, avec une définition de l’extrême droite scolaire et décalée. Quant à ses réponses sur les problématiques qui motivent l’extrême droite, il met tout en vrac (la parité, la peine de mort, l’immigration) et renvoie à un référendum. Populiste ? Oui, très certainement. Avec une confiance naïve et aveugle dans ce qu’est le peuple (français), qui frise la stupidité.

Il ne veut pas faire de politique, dit-il ? Oui, mais il en fait quand même. Sans parti, mais avec ses conférences, déclarations, soutiens, rencontres etc…

Le soutien à Robert Ménard (cliquez sur le lien, ça vaut le coup) à 2:20…est vrai moment d’anthologie.

Alors, peut-être que les idées de Chouard, d’un point de vue institutionnel, organisation de la société ont un intérêt, mais le personnage et sa façon de penser le monde, ses amitiés n’inspirent guère : les pires systèmes autoritaires l’ont toujours été avec le soutien de la majorité de la population, et pour le bien de cette même population…

Le Parti Pirate n’a pas été mentionné dans cet article : il ne semble pas être une secte, mais un véritable parti. D’ailleurs, sans un leader, le PP marche très bien. Enfin, très bien c’est vite dit. Disons qu’il essaye, mais avec des glissades peu élégantes parfois, glissades qui tirent vers Marine, Soral, Asselineau et Chouard sans beaucoup de vision politique. Mais on ne peut pas leur en vouloir, en tout cas pour leur intérêt envers Chouard : il est très difficile de ne pas adhérer et ne pas suivre le personnage, au départ, si l’on ne creuse pas.

La prochaine fois : les sectes des gauches super à gauche :-)

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