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13/07/2014

Grèce, année zéro

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 « Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n'ont jamais avancé d'un seul pas. »
Mikhaïl Bakounine

 

Le cauchemar climatisé...  Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p.  Des utopies négatives

 

arte Thema 20/10: Grèce, le jour d'après

n

 « Les débiteurs grecs endettés en euro, à l'instar des Argentins ayant emprunté en dollar, ont au-dessus de leur tête la même épée de Damoclès qui s'est abattue sur les Argentins. Les 72 milliards d'euros (officiellement) qui ont fui la Grèce ces deux dernières années (900 millions pour la seule journée du 14 mai dernier) et les 97 milliards d'euros qui ont fui l'Espagne depuis janvier 2012 – après une "fuite" de 50 milliards d'euros en 2011 – montrent que les acteurs économiques anticipent d'ores et déjà un scenario à l'Argentine ».

 

En effet eux ils ont compris.  ‎1 milliard 400 000 000 d'indiens et ils arrivent à s'organiser contre les clans du pouvoir !Un aperçu des interdépendances entre les états membre de la zone euro, de plus en plus important a comprendre alors que « la crise » financière, puis économique, puis de la dette, pour finir par une crise de la zone euro et demain  peut être du monde.

 Le terme de MES : Mécanisme Européen de Stabilité) est très symbolique de notre système. Stabilité pour qui ? Le peuple ? Certainement pas, il serait même plutôt synonyme de désordre, de soumission. Alors pour le système en place ? Oui, car c’est ce que j’appellerais les gardes fous du néolibéralisme avec une situation de solvabilité à moyen terme suite à la mise en place des dispositifs non conventionnels publics (UE-FESF-FMI), privés  et à la mise en place des tours de prestidigitation de la Banque centrale européenne.

La panoplie du coup d'État: LOLF, RGPP, Chorus, Mécanisme Européen de Stabilité

L’Europe s’apprête à « « Aider la Grèce » ? (Le Monde diplomatique)) » en date du 3 mai 2010  comme le Fonds monétaire international (FMI) a autrefois « aidé » l’Argentine, la Russie…. Toutefois, charité bien ordonnée commence par soi-même : la France et l’Allemagne, pour ne citer que ces deux pays, vont emprunter plusieurs milliards d’euros sur les marchés financiers, à un taux très modéré, afin de prêter aussitôt cette somme aux Grecs, à un taux plus élevé. Est-ce cela qu’on appelle la « solidarité européenne ?  » .

 

  1. Eric Woerth, ministre français des affaires sociales (et ancien ministre du budget), a expliqué les choses le 29 avril dernier sur France Inter: « En aidant la Grèce, on s’aide nous-mêmes. Les 6 milliards [d’euros prêtés à la Grèce par la France] on ne les a pas trouvés dans les caisses de l’Etat. On les emprunte à un taux d’environ 1,4 ou 1,5 % et on les prête aux Grecs à environ 5 %. Donc nous ferons un gain là-dessus. C’est bon pour le pays, c’est bon pour la Grèce, c’est surtout bon pour la zone euro. Il faut rassurer les marchés. C’est toujours comme ça, il faut rassurer les marchés. [...] Il faut rassurer, il faut tendre un filet de sécurité public. »

 

 Car, sous couvert d’aider ce pays, en lui infligeant une de ces « thérapies de choc » dont le FMI, pas si nouveau que ça en vérité, a le secret, il s’agit aussi de permettre à Athènes de payer ses créanciers. Au nombre desquels des institutions financières françaises et allemandes…

 

On peut s’inspirer de l’Argentine (politique économique mis en place)

En 2001, après des années d'ultralibéralisme, l'Argentine est au bord de la banqueroute. « Aujourd'hui, elle affiche une croissance de 8 % par an et une situation de quasi plein emploi. Comment le pays a t-il réussi à se relever en une décennie à peine ? Pour ce dernier numéro, Le monde en marche dissèque les rouages de ce « miracle économique » orchestré par le président Nestor Kirchner, puis son épouse Cristina. Ignorant les préconisations d'austérité du FMI, le gouvernement a, dès 2003, dévalué la monnaie, tout en menant parallèlement une politique sociale axée sur la solidarité nationale et la redistribution des richesses...».

Revenir sur la notion de crise et ces conséquences ( inéhrente au système néolibérale), la construction de la zone euro monétaire Circonstances aggravantes – Wikipedia :

L’AUSTERITE PRECIPITERA LA CRISE

 Les états avaient le choix entre Se serrer la ceinture ou creuser les déficits , ils ont choisi de se serrer la ceinture, ils auront à la fois à se serrer la ceinture et un creusement des déficits. Pour repprendre le parallèle avec la citation de churchill : «  ils avaient le choix entre la honte et la guerre. Ils ont choisi la honte, ils auront la honte et la guerre ».

 :  » Le commencement de la fin « Les politiques font du business, il est normal que les agences de notation fassent de la politique. Elles ont  aussi ce talent particulier de transformer des situations gérables en crises inextricables :  Irlande, Grèce, et Portugal en ont fait les frais. C’est au tour des États-Unis  de connaître la joies du cercle vicieux créé par les pronostics de l’opinion financière

1) dégradation → tension brutale sur les taux → renchérissement du coût de la dette → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → tension supplémentaire sur les taux, etc. ;

et

2) dégradation → austérité forcée → récession → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → austérité renforcée, etc. – ( Frédéric Lordon ) > Le commencement de la fin – Frédéric lordon – La pompe à phynance

 Le cercle vicieux : Hausse du chômage, baisse du PIB, baisse des revenus et de la consommation, hausse du nombre de faillite (cas actuelle de beaucoup de pays de la zone euro et industrialisés dont l’Allemagne)

 

Aux cours actuels, plus aucune mine d'or, d'argent ou de platinoïdes n'est rentable sur la planète. Toute l'industrie minière subit le ralentissement de la demande de la Chine et -- on l'oublie trop facilement -- de la Corée du Sud, de Taïwan ou SingapourLe Brésil, l'Australie, l'Afrique du Sud et l'Indonésie sont les premières affectées. Le Brésil et l'Indonésie subissent d'ailleurs la double peine d'un effondrement parallèle du cours des céréales de première nécessité (blé, riz, soja, maïs) et des soft commodities en général. Un phénomène contre-intuitif... puisque l'expansion démographique planétaire se poursuit tandis que les surfaces cultivées ont tendance à stagner.

 

▪ Quand l'Occident est victime aussi
La chute ne s'arrête pas aux métaux ni aux "commos", cependant, et ne menace pas que les BRIC et autres pays en voie de développement exportateurs de produits de base.

 

Nous assistons à un processus de déflation mondial qui n'épargne aucun produit de la terre, qu'il soit rare ou abondant, qu'il soit recyclable à l'infini ou périssable sous 48 heures.

Tout ce qui peut être considéré comme tangible suscite une fuite ou une abstention systématique de la part des investisseurs. Les prix chutent partout  -- y compris dans des secteurs bénéficiant d'une hyper-mécanisation et où la rentabilité est optimale.

 

Ce constat n'est pas nouveau. Ce qui change l'équation, c'est que beaucoup d'insolvables se recrutent désormais dans les pays développés et plus seulement en Afrique subsaharienne ou en Argentine.

L'exemple de la Grèce est de ce point de vue particulièrement éclairant. Il ne se limite pas à la nourriture ou au cuivre et à l'acier (du fait de l'arrêt complet du secteur immobilier et de la construction d'infrastructures) mais s'étend jusqu'aux médicaments.

Même syndrome aux Etats-Unis avec des dizaines de millions d'Américains sortis du système, au propre comme au figuré : sans emploi et sans espoir d'en retrouver un, sans domicile fixe, sans existence statistique, sans accès à des soins de qualité.

▪ Vive les bulles !  Le triomphe du virtuel!
En ce qui concerne ceux qui possèdent beaucoup d'argent -- et surtout ceux qui captent l'essentiel des liquidités imprimées par les banques centrales --, ils manifestent un appétit insatiable pour ce qui est virtuel, déconnecté de l'économie réelle.

Aucun actif financier ne progresse plus vite qu'une biotech récemment introduite en bourse qui ne détient encore aucun brevet exploitable, ne bénéficie d'aucune autorisation de vente de la FDA... et ne réalise aucun chiffre d'affaires.

En France, la performance des biotech du cru 2015 est de +50% ; certaines introduites en 2014 affichent déjà des +150% à +200%.

Symétriquement, la plupart des mines d'or ont perdu entre 50% et 60% au cours des 12 derniers mois. Les grands trusts miniers (Anglo-American, BHP, Rio Tinto, Amplats, etc.) se retrouvent acculés à enclencher des plans de licenciements massifs semaine après semaine.

L'esprit des dot.com flotte de nouveau sur les marchés. Le triomphe du virtuel,de la fausse valeur découlant de la fausse monnaie semble désormais total. Si les financiers shootés au QE

Ceci explique cela...

 

.Grèce, année zéro sur Arte 01/07/2014 - YouTube :Ce documentaire, qui raconte pourquoi la Grèce a fait faillite et comment elle essaye de construire un Etat fonctionnel, a été tourné entre septembre 2013 et avril 2014. Avec mon réalisateur Pierre Bourgeois, nous sommes allés trois fois en Grèce pendant une semaine. Vous verrez que ce film met à mal un certain nombre de légendes sur ce pays et sur les raisons de sa faillite. 
1.       Grèce, année zéro
2.       Alex the Greek - Episode 1
3.       Alex the Greek - Episode 2
4.       New Diaspora - Les Grecs à l'étranger
5.       New Diaspora : Yannis Arvanitis en Tunisie
6.       New Diaspora : George Mitrakas aux Pays-Bas
7.       Une chronologie de la crise
8.       Webdoc : Les ruines du monde grec
9.       Participez au débat ! 

 . Un taux de chômage endémique important. Le taux de chômage hellénique atteint 28%, un des plus hauts d’Europe avec l’Espagne. Ce qui explique d’ailleurs le gain de compétitivité enregistré par le pays, la pression sur les salaires étant à son maximum. Comme dans le reste de l’Europe, ce sont les jeunes qui sont le plus touchés, avec un chômage à près de 65%. 2 jeunes Grecs sur 3 ne trouvent pas à s’employer…


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Chômage : a-t-on vraiment tout essayé ? 

 

L'l'évolution capitaliste améliore progressivement le niveau d'existence des masses, non pas en vertu d'une coïncidence, mais de par le fonctionnement même de son mécanisme. L'évolution capitaliste accomplit ce résultat à travers une série de vicissitudes dont la sévérité est proportionnelle à la rapidité du progrès réalisé."

 

La situation actuelle de la Grèce :Le secteur tertiaire grec représente à lui seul 71% du PNB, le tourisme en représentant 15%. Ce n'est pas l'huile d'olive (agriculture : 7% du PNB) ou l'industrie (22% du PNB – aujourd'hui plus que 7%) qui sortiront la Grèce de cette situation catastrophique même en recouvrant une certaine compétitivité par rapport aux autres pays européens.

Il n'existe aucun exemple d'un pays endetté au-delà de la racine des cheveux qui s'en soit sorti sans dévaluer sa monnaie. Le problème grec est simple : le pays a perdu "sa souveraineté et ne peut plus agir sur le levier monétaire. J'entends souvent argumenter qu'une dévaluation serait catastrophique pour les débiteurs qui se sont endettés en euro et qui rembourseraient dès lors en monnaie nationale. La crise argentine apporte beaucoup de réponse à ces arguments.*Il semblerait ainsi qu’un grand nombre d'experts se prononcent à la place des Grecs en projetant leur propre grille de lecture qui fait la part belle aux opinions des quartiers d'affaires huppés de Londres et de Francfort.Ils feignent d'ignorer – ou alors c'est une preuve d'aveuglement manifeste – que les Grecs ayant un peu de patrimoine n'ont plus grand chose à perdre de la répudiation de l'euro : des millions de Grecs ont des comptes en devises à l'étranger et d'après des estimations concordantes, la délocalisation de leur épargne avec l'équivalent de 1,5 fois le PIB grec ventilé entre la Suisse, Londres, l'Italie... et une myriade de paradis fiscaux..( le figaro  3 juin 2011, courrier International - 26 10 2011 , le Monde en date du extrait : « La décision de fermer les banques et d'instaurer un contrôle des capitaux n’est pas une surprise. Depuis 2010, plus de 80 milliards d’euros ont quitté le pays, et le mouvement s’est encore accéléré après l’annonce d’un référendum vendredi par Alexis Tspiras, appelant les Grecs à se prononcer pour ou contre la poursuite du plan d’aide européen et des réformes" , Pour RTL , ce serait : 400 millions d'euros ont quitté le pays durant la seule journée du lundi 15 juin

 

 

 

La Grèce, nouvelle Argentine ?On peut s’inspirer de l’Argentine 

En 2001, après des années d'ultralibéralisme, l'Argentine est au bord de la banqueroute. « Aujourd'hui, elle affiche une croissance de 8 % par an et une situation de quasi plein emploi. Comment le pays a t-il réussi à se relever en une décennie à peine ? Pour ce dernier numéro, Le monde en marche dissèque les rouages de ce « miracle économique » orchestré par le président Nestor Kirchner, puis son épouse Cristina. Ignorant les préconisations d'austérité du FMI, le gouvernement a, dès 2003, dévalué la monnaie, tout en menant parallèlement une politique sociale axée sur la solidarité nationale et la redistribution des richesses...».

Revenir sur la notion de crise et ces conséquences ( inéhrente au système néolibérale), la construction de la zone euro monétaire Circonstances aggravantes – Wikipedia :


La Grèce est dans une situation assez semblable à celle de l'Argentine. Les débiteurs grecs endettés en euro, à l'instar des argentins ayant emprunté en dollar, ont au-dessus de leur tête la même épée de Damoclès qui s'est abattue sur les Argentins. Les 72 milliards d'euros (officiellement) qui ont fui la Grèce ces deux dernières années (900 millions pour la seule journée du 14 mai 2012) montrent que les acteurs économiques anticipent d'ores et déjà un scénario identique à celui de l'Argentine.

Quand l'Argentine faisait faillite

L'Argentine de la fin des années 90 était dans une situation très semblable à celle de la Grèce :
- une monnaie, le peso (1), dont elle n'avait plus la maîtrise depuis son arrimage au dollar américain (2) ;
- un endettement massif de l'Etat central, résultat d'années de l'effondrement des recettes fiscales ;
- un endettement important des ménages et des entreprises en dollar américain à des taux faibles et sans rapport avec la réalité économique du pays ;
- une corruption généralisée et une évasion fiscale institutionnalisée complètent le tableau à merveille ;
- enfin si Clearstream a été suspecté d'avoir jouer un rôle dans l'évaporation suspecte des financements du Fonds monétaire international octroyés à l'Argentine, Goldman Sachs a clairement aidé les gouvernements grecs successifs à développer une "comptabilité créative" aux seules fins de masquer la réalité de la situation financière hellénique.

Il ne s'agit pas de retracer ici dans le détail le déroulement de la crise argentine mais de montrer le parallèle et les différences qui existent entre cette situation et celle que vit la Grèce aujourd'hui.
Après 10 années d'arrimage du peso au dollar américain l'économie argentine est mise à genou par les conséquences concomitantes de l'appréciation du dollar et de la dépréciation du real brésilien.

Les mesures de rigueur demandées par le FMI plonge le pays dans une récession encore plus profonde. Après l'échec de la recherche d'une solution politique le Fonds suspend son financement initiant un mouvement de panique des épargnants qui se précipitent pour récupérer leurs économies en dollars, le peso étant toujours convertible au taux de 1 pour 1.

Cette panique pousse le gouvernement à prendre des mesures de limitation des retraits et de gel des dépôts transformant la panique des épargnants.

Fin 2001 l'Argentine fait défaut sur 75% de sa dette souveraine. Elle sera renégociée à 30% de sa valeur nominale initiale et rééchelonnée en 2005.

Début 2002, après un peu plus de 10 années d'arrimage au dollar, le peso est dévalué de 40% puis s'effondre dès qu'il devient flottant entraînant une flambée inflationniste. Le coup de grâce est donné par la décision imposant la convertibilité en pesos de tous les avoirs détenus en dollar. Le manque de liquidités et le dérapage des prix font la part belle au troc et aux monnaies de substitution.

Après ce traitement de choc, l'économie argentine connaît un retour progressif à la stabilité grâce notamment à une compétitivité retrouvée du fait de la dévaluation de sa monnaie et de la dégradation importante du pouvoir d'achat des consommateurs qui pèse favorablement sur la balance commerciale en freinant les importations.

L'Argentine de la fin des années 1990 était dans une situation très semblable à celle de la Grèce /: La voie argentine pour la Grèce ?, La «drachmatisation» de la situation grecque | Slate ....
Après dix années d'arrimage du peso au dollar américain, l'économie argentine est mise à genoux par les conséquences concomitantes de l'appréciation du dollar et de la dépréciation du real brésilien.
Les mesures de rigueur demandées par le FMI plongent le pays dans une récession encore plus profonde. Après l'échec de la recherche d'une solution politique, le FMI suspend son financement initiant un mouvement de panique des épargnants qui se précipitent pour récupérer leurs économies en dollar, le peso étant toujours convertible au taux de 1 pour 1. Cette panique pousse le gouvernement à prendre des mesures de limitation des retraits et de gel des dépôts, transformant la panique des épargnants en colère voire en quasi-guerre civile.

 

Il semblerait ainsi qu’un grand nombre d'experts se prononcent à la place des Grecs en projetant leur propre grille de lecture qui fait la part belle aux opinions des quartiers d'affaires huppés de Londres et de Francfort

Fin 2001, l'Argentine fait défaut sur 75% de sa dette souveraine. Elle sera renégociée à 30% de sa valeur nominale initiale et rééchelonnée en 2005.Début 2002, après un peu plus de dix années d'arrimage au dollar, le peso est dévalué de 40% puis s'effondre dès qu'il devient flottant, entraînant une flambée inflationniste. Le coup de grâce est donné par la décision imposant la convertibilité en peso de tous les avoirs détenus en dollar. Le manque de liquidités et le dérapage des prix font la part belle au troc et aux monnaies de substitution.

Argentine : dix ans de currency board

En 1991, l’Argentine a adopté un currency board (ou caisse d’émission) comme régime de changes. Ce régime donne de la crédibilité pour défendre un taux de change fixe mais implique de renoncer à toute autonomie pour la politique monétaire. 

Le bilan du currency-board argentin apparaît a posteriori controversé. Le choix de l’Argentine était dicté en 1991par deux priorités absolues : la lutte contre l’hyper-inflation et la restauration de la confiance des marchés internationaux. 

Sur ces deux fronts, le currency board semble avoir, dans les premières années qui ont suivi son instauration, 

fait preuve d’une indéniable efficacité. Cependant, le maintien prolongé de ce système de change a renforcé la vulnérabilité de l’Argentine aux chocs extérieurs, vulnérabilité révélée notamment au moment de la crise mexicain eet de la crise brésilienne. 

Les réformes récentes visent à restaurer la compétitivité et à réduire drastiquement le déficit budgétaire pour stabiliser une dette publique en forte croissance. Elles sont jugées peu crédibles par les créanciers internationaux. Confronté à un risque de défaut, le gouvernement a engagé une restructuration de la dette qui s’avère très difficile. Parmi les solutions débattues pour sortir de la crise actuelle, la dévaluation et la dollarisation apparaissent comme des solutions radicales qui présentent toutes les deux des risques importants.Après ce traitement de choc, l'économie argentine connaît un retour progressif à la stabilité grâce notamment à une compétitivité retrouvée – du fait de la dévaluation de sa monnaie et de la dégradation importante du pouvoir d'achat des consommateurs –, ce qui pèse favorablement sur la balance commerciale en freinant les importations.

 A lire PDF]Le Currency Board à travers l'expérience de l'Argentine - CepiiSurprise argentine - Alternatives Economiques

 

 

Il semblerait ainsi qu’un grand nombre d'experts se prononcent à la place des Grecs en projetant leur propre grille de lecture qui fait la part belle aux opinions des quartiers d'affaires huppés de Londres et de Francfort

Les Grecs ayant un peu de patrimoine n'ont plus grand chose à perdre de la répudiation de l'euro : des millions de Grecs ont des comptes en devises à l'étranger et d'après des estimations concordantes, la délocalisation de leur épargne avec l'équivalent de 1,5 fois le PIB grec ventilé entre la Suisse, Londres, l'Italie... et une myriade de paradis fiscaux.( le figaro  3 juin 2011, courrier International - 26 10 2011 , le Monde en date du extrait : « La décision de fermer les banques et d'instaurer un contrôle des capitaux n’est pas une surprise. Depuis 2010, plus de 80 milliards d’euros ont quitté le pays, et le mouvement s’est encore accéléré après l’annonce d’un référendum vendredi par Alexis Tspiras, appelant les Grecs à se prononcer pour ou contre la poursuite du plan d’aide européen et des réformes" , Pour RTL , ce serait : 400 millions d'euros ont quitté le pays durant la seule journée du lundi 15 juin

La Grèce, nouvelle Argentine ?
La Grèce est dans une situation assez semblable à celle de l'Argentine. Les débiteurs grecs endettés en euro, à l'instar des argentins ayant emprunté en dollar, ont au-dessus de leur tête la même épée de Damoclès qui s'est abattue sur les Argentins. Les 72 milliards d'euros (officiellement) qui ont fui la Grèce ces deux dernières années (900 millions pour la seule journée du 14 mai 2012) montrent que les acteurs économiques anticipent d'ores et déjà un scénario identique à celui de l'Argentine.

Cependant il existent des avis  contradictoires : Pour le figaro : « Grexit : le faux bon exemple argentin : « La crise traversée par l'Argentine en décembre 2001 présente des similitudes avec le cas grec mais le défaut de paiement du pays sud-américain a pu être surmonté dans un environnement économique et politique très différent ».

 

Après avoir épuisé toutes les garanties de qualité acceptable qu'elles pouvaient apportées à la BCE pour obtenir de la liquidité, les banques grecques se sont tournées vers la banque centrale de Grèce pour être financées en échange de garantie de qualité douteuse (3). Après avoir épuisé aussi cette source nos dirigeants européens -- choisis sur le seul critère d'une imagination fertile -- ont fait émettre, au profit des banques grecques, 18 milliards d'euros d'obligations par le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Personne n'ignore aujourd'hui que le FESF est lui-même financé et garanti par les membres endettés de la Zone euro. Avec ces 18 milliards d'obligations, les banques grecques peuvent maintenant se représenter pour obtenir des liquidités au guichet de la BCE comme si de rien n'était... jusqu'à la prochaine fois.

Quels sont les points d'achoppement ? Le fond du problème est le suivant : la Grèce est en récession depuis maintenant plus de 5 ans. Sa dette atteint 190% du PIB.

La Troïka a imposé à la Grèce comme deux principaux objectifs :
- d'atteindre un excédent budgétaire primaire, c'est-à-dire avant paiement des intérêts de la dette, de 4,5% d'ici à 2014

- réduire sa dette à 120% du PIB d'ici à 2020.

  Ce que l'on sait, par contre, c'est que le scénario détaillé d'un Grexit a été préparé par la Commission européenne. Ce qui ne veut pas dire qu'une sortie de la Grèce de la Zone euro est actée -- cela serait trop simple. la crise grecque sera citée en exemple de l'échec du projet européen... Un projet qui s'inscrit sur plus d'un demi-siècle et que j'espère que nous parviendrons à préserver et changer radicalement contre les logiques néolibérales. La Crise Grecque - Une Faillite Européenne

 Les objectifs fixés à la Grèce sont intenables. D'après des chiffres par Reuters, de manière officieuse, la Troïka reconnaît que le pays pourra, au mieux, réduire sa dette à 144% du PIB en 2020, et à 134% en 2022. Très loin de la limite fixée.Mais officiellement, la Troïka continue de prétendre que les objectifs pourront être atteints grâce aux coupes budgétaires.

Dernière variable à examiner : faut-il ou pas laisser la Grèce sortir de la zone euro. Officiellement, ce n'est pas une solution envisagée. Officieusement, comme d'habitude, un tel scénario a été vu et revu par tous les Etats, créanciers et banques concernés de près ou de loin par les affres helléniques.Si la Troïka décide de maintenir la Grèce dans la zone euro et maintient ses objectifs budgétaires (même en les assouplissants), il faudra rayer une bonne partie des dettes grecques.

Le problème est que les différentes parties impliquées ne sont pas parvenues à se mettre d'accord. Elles ont décidé de repousser leur décision au 20 novembre, soit 4 jours après l'échéance à laquelle la Grèce doit rembourser 5 milliards d'intérêts.

Une remarque au passage : où la Grèce va-t-elle trouver les 5 milliards nécessaires ? Jean-Claude Junker, président de l'Eurogroup, a eu une phrase mémorable : "Je ne vous dirai pas comment, mais il n'y aura pas de problème le 16 novembre". Vous apprécierez la transparence de cette déclaration. La solution a été effectivement trouvée : la Grèce vient de lever près de 5 milliards sur les marchés obligataires. Comme si encore plus de dettes était la solution, mais passons...

 

Charge à elle de tout mettre en oeuvre pour satisfaire cette exigence. Seulement voilà, alors que le recul de l'économie grecque est attendu à 6,5% cette année et 3,5% l'année prochaine, rares sont ceux qui pensent que ces objectifs sont réalistes. D'autant plus que les derniers chiffres laissent entrevoir une baisse du PIB encore plus importante. En effet, après un recul de 6,3% au second trimestre, le PIB grec a de nouveau baissé de 7,3% sur un an au troisième trimestre.

Si bien que certains, menés par Jean-Claude Junker, plaident pour un rallongement de deux ans du délai fixé à la Grèce. Le pays aurait donc jusqu'en 2016 pour atteindre les 4,5% d'excédent budgétaire primaire – ce qui a été accepté par tous. Et jusqu'en 2022 pour atteindre un ratio dette/PIB de 120%

Que se passe-t-il en Grèce ? La Grèce, a été mise sous tutelle financière du conseil de famille, la zone euro, qui s'est associé sur ce coup-là – au FMI et à la BCE.

La Grèce, ne peut survivre dans la zone euro néolibéral, est de faire sortir ce pays de l'Union monétaire. En retrouvant une monnaie dont elle aura la maîtrise, et après une inévitable dévaluation, Ce ne sera pas la panacée ; Blog / "Le Grand Bond en arrière 

L’un des problèmes grecs: le pays a perdu sa souveraineté et ne peut plus agir sur le levier monétaire. . La crise argentine apporte beaucoup de réponses à ces arguments
- une monnaie, le peso, dont elle n'avait plus la maîtrise depuis son arrimage au dollar américain ;
- un endettement massif de l'Etat central, résultat d'années de laxisme / corruption politique et de l'effondrement des recettes fiscales lié a la corruption au plus haut de l'Etat ;
- un endettement important des ménages et des entreprises en dollar américain à des taux faibles et sans rapport avec la réalité économique du pays. Une corruption généralisée et une évasion fiscale institutionnalisée complètent le tableau à merveille. Il ne s'agit pas de retracer ici dans le détail le déroulement de la crise argentine mais de montrer le parallèle saisissant qui existe entre cette situation et celle que vit la Grèce aujourd'hui.

  Documentaire - Grèce - le temps des sacrifices

n

 

Dans un rticle placé le 26 juil 2010, par Julien Teil (Toulouse) http://www.mecanopolis.org/?p=18923 La cure d’austérité drastique à laquelle la Grèce est sommée de se soumettre trouve son modèle dans les politiques d’ajustement structurels qui ont été imposées par le FMI aux pays du sud après la crise de la dette déclenchée par la remontée des taux de la Fed en 1982, note l’économiste Bernard Conte. A l’époque, comme aujourd’hui, la véritable difficulté consistait à faire accepter aux peuples de supporter le coût de la crise Mais depuis lors, les politiques permettant de faire passer ces purges amères ont été peaufinées, prévient-il, rappelant que l’OCDE a rédigé à toutes fins utiles un guide décrivant les stratégies à employer en de telles circonstances. On peut par exemple y lire que « si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. » Cela ne vous évoque rien ? 

 

A lire La Grèce préfigure la Tiers-Mondialisation de l’Europe

 

Dans l'expression "crise de l'euro" que l'on retrouve dans tous les médias, le mot "euro" ne désigne pas la devise. La monnaie commune n'est pas en crise si l'on en juge par sa remarquable stabilité depuis plusieurs semaines.

 

Les états avaient le choix entre Se serrer la ceinture ou creuser les déficits , ils ont choisi de se serrer la ceinture, ils auront à la fois à se serrer la ceinture et un creusement des déficits. Pour repprendre le parallèle avec la citation de churchill : " ils avaient le choix entre la honte et la guerre. Ils ont choisi la honte, ils auront la honte et la guerre".

 

La grêce connait la même situation que l'argentine et du Krach énorme qui a suivi suite aux retraits massifs des capitaux étrangers (fond de pension voir Attac 45 (De la financiarisation de l’économie mondiale à la crise économique, par Nicolas Cléquin (janv. 2009) ) et les conséquences :

 

Tout d’abord une volatilité extrême des capitaux … Ensuite, un chantage important à la fuite des capitaux… L’instabilité se manifeste également par des délocalisations qui touchent aussi le Mexique (vers la Chine) ou l’Afrique du nord vers l’Asie du sud… L’abandon de régions entières de la planète : les pays regroupant les 3 milliards d’habitants les plus pauvres bénéficient d’à peine 1% des flux financiers… Et enfin une instabilité économique énorme…)

 

. voir Du déficit au défaut de paiement, comment la Grèce peut faire sombrer la zone euro

 

Sans croissance, point de salut ! répètent à l'envi les gouvernements européens. Mais à long terme, faut-il réellement faire de l'augmentation du PIB l'alpha et l'oméga du progrès humain ? Aujourd'hui, le PIB comme instrument de mesure de la richesse est de plus en plus contesté, nous obligeant à imaginer de nouveaux indicateurs et à nous interroger plus profondément sur le contenu même de la richesse

 

 

La plus grande source de danger pour les marchés financiers réside dans l'expansion de l'agitation sociale. Le plus souvent, les populations des pays en crise tiennent pour responsable de leurs malheurs leur propre gouvernement. "De ce fait, les politiciens qui veulent se faire réélire sont plus enclins à creuser encore les déficits plutôt que de maintenir une politique d'austérité ferme et repousse ainsi le règlement du problème du surendettement sur les futures générations".

 

 

Parler continuellement de crises comporte un grand danger : s'y habituer. Cela veut dire que les gens vont penser que, finalement, la situation n'est pas si grave puisqu'elle dure sans vraiment de conséquences. Cet état d'esprit ne pourra que freiner la mise en place des réformes et conduira inévitablement à la prochaine crise sur les marchés obligataires.

 

C'est là tout le paradoxe : si vous diminuez les dépenses de l'Etat, l'économie souffre. Le budget des ménages est réduit. L'économie souffre encore davantage. L'Etat a moins de revenus. Il réduit davantage ses dépenses les dépenses sociales et privatisent... et la faillite arrive encore plus vite ! Le point de non retour est atteint

 

Le " Modèle capitaliste" a vécu. On nous sort que les BRIC peuvent prendre le relais d'une croissance des pays occidentaux malades. et que le système capitaliste vivant par cycle (court ou l'ong), la croissance devrait revenir en Europe après de nombreuses "casses sociales inévitables" car les pays ont été trop dépensés, trop mauvaise gestion ou que le manque de compétitivité nuit à la croissance du pays. C'est oublié que depuis 30 ans, " l'état providence" hérité du fordisme, qui au passage n'a jamais été généreux pour les salariés a été détricoté par les réformes ou mesures des gouvernements de droites et de gauches en Europe ( A partir de 1980 : Reagan au Etats Unis, Tchatcher en Angleterre et Mitterrand en France)

 

Ce qu'il faut comprendre absolument, c'est que la Grèce n'a pas voté non à l'euro/l'Union européenne. Elle a dit non à l'austérité.

Dans les faits, elle demande aux autorités de réexaminer la situation, de revenir à la table des négociations, de réfléchir encore, de trouver, en deux mots, une meilleure solution. Ce qui ne signifie pas qu'un Grexit sera évité... mais que s'il a lieu, il ne trouvera pas son origine en Grèce.

Vous connaissez notre point de vue sur la question, cher lecteur : les autorités politiques et bancaires ainsi que l'orthodoxie néolibéral depuis trente ans par nos chèr - e-s politiciens , Serge Halimi - «L'ère des Restaurations» [HD], Serge Halimi - La Collusion Politique/Média [HD]

 Les marchés obligataires seront d'une importance cruciale dans la suite des événements -- nous restons à l'affût sur ce front-là, et nous vous tiendrons bien entendu au courant. Mais Tsiparas devrait les rassurer. Certes, il a tenu un référendum donnant la voie au peuple, cependant il a continuer a donner des gages de sa bonne fois en demandant la démission de son ministre de la finance, juger trop turbulent par les membres de l'Eurogroupe. Cela montre qu'il va essayer de négocier en diminuant les impacts demander par les créanciers ( Etats et Banques).

 

n

« Ainsi donc, le groupe anarchiste grec Kathodon (https://www.facebook.com/yyoulount…/posts/101533753857127...) avait raison ?

 

  
 La peste brune relève la tète dans cette Grèce en crise terminale. Y a–t-il quelqu’un pour l’arrêter ?...

 

De Yannis Youlountas : Le néo-nazi Yorgos Roupakias vient d'être libéré, sans même avoir été jugé.

LE POUVOIR TOUCHE LE FOND EN GRÈCE : TSIPRAS LAISSE SORTIR DE PRISON L'ASSASSIN DE PAVLOS FYSSAS, N'AYANT PAS ANTICIPÉ LA DURÉE MAXIMALE LÉGALE DE DÉTENTION PRÉVENTIVE (30 MOIS) n JE LUTTE DONC JE SUIS (version longue)

 

 

 

Le parti grec d’extrême droite Chryssi Avgi a prononcé des menaces non dissimulées à l'encontre d'une éminente journaliste grecque. Tenue au courant de la situation hier, la Commission européenne a réaffirmé son engagement envers le respect de la liberté de la presse, mais a renvoyé la balle dans le camp des autorités grecques."

Le parti Chryssi Avgi (Aube dorée) a remporté 6,97 % des votes et 21 sièges au parlement grec lors des élections législatives de ce dimanche (voir « Contexte »). Cette formation politique a proféré des menaces de mort à l'encontre de Xenia Kounalaki, rédactrice du département d'actualité étrangère de l'éminent journal grec Kathimerini. Ces menaces ont déclenché une série de réactions quant à la résurgence de l'extrémisme néonazi

L'UE tarde à réagir

L'influence du discours virulent de Chryssi Avgi contre les immigrés et le FMI, souvent accompagné de défilés de milices du parti dans les quartiers les plus dangereux d'Athènes, s'est accrue plus rapidement que ses partisans ne l'avaient prévu

 

Grèce : Quelles suites à la victoire du « non » ?

Lors du référendum organisé par le gouvernement Tsipras le 5 juillet 2015, le peuple grec a massivement dit « non » au plan d’accord soumis par la Troïka (la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international) lors de la réunion de l’Eurogroupe du 25 juin 2015.Le « oui » était soutenu par la quasi totalité des dirigeants européens ainsi que par les médias bourgeoisYannis Youlountas

Vous vous en doutez, l'actualité de ce week-end me laisse un amer goût de cendre dans la bouche. Athènes rejoint les demandes des créanciers sur presque tous les points. Décryptage >> 

Alors que l’économie du pays est au bord du précipice ( " Grèce, année zéro :  : Grèce, année zéro sur Arte 01/07/2014 - YouTube :) , les Grecs est allé voter. Mais en appelant à un référendum le 5 juillet, Alexis Tsipras a pris le risque de diviser le peuple grec et de précipiter la rupture avec les pays de la zone euro. Entre Athènes, Berlin et Bruxelles, les points de vue semblent irréconciliables, comme en témoigne la presse européenne.

 

La guerre des images et des médias a jouer encore son role dans ces élections en vue de faire pencher l’opinion d’un coté ou de l’autre. Il faut dire que les enjeux étaient « importants ». Cette guerre d’image a permis a l’Eurogroupe de limiter la « défaite » dans l’opinion en alarmant une partie de la droite et du patronat grec comme en témoigne cet article publié dans le Monde : « Sur l’île grecque d’Hydra, les hôteliers déplorent un référendum « perdant-perdant »  Les professionnels du tourisme espèrent une victoire du oui et se plaignent d’une crise qui nuit au tourisme. Ou encore le Télérama titrant : Grèce : quand les médias privés font la propagande du oui au référendum ou encore le compte rendu d'ARTE : " L’avenir de la Grèce selon les journaux européens"

 Ce lundi, l’observatoire des médias Acrimed a publié une savoureuse compilation du "meilleur du pire de l’information sur le référendum", qui montre le mépris affiché par une grande partie des quotidiens et chaînes de télévision hexagonaux à l’égard de l’initiative du premier ministre grec. L'émission ARTE Journal a d’ailleurs elle aussi été épinglée par le site internet de l’hebdomadaire Télérama pour ses saillies contre "l’indiscipline des Grecs". -

 

Aucun doute : les « sources » de Jean Quatremer sont fiables

Ou encore : 

Le directeur adjoint du "Le Monde" est plus qu'un génie. Il est aussi un très grand visionnaire qui s'appui sur une solide aptitude à l'investigation, à l'analyse et sur une capacité de travail et de synthèse monumentale... Si si...

 « Il faudra penser à prendre en photo le bulletin Non en sortant de l'isoloir, pour bien montrer à noschefs qu'on a laissé le “Oui" dans l'urne », ironisait en direct un animateur de la chaîne privée Skaï, il y a quelques jours. Que sous-entendait-il ? Que sa direction lui imposait son vote au référendum? Evidemment non, mais qu’en tout cas, sur sa chaîne, comme sur toutes les autres télés privées du pays, il n’existe ces jours-ci qu’une ligne éditoriale possible : le oui au référendum et à l’application des mesures d’austérité de la Troïka.

Depuis le 26 juin et l’annonce, par le premier ministre Alexis Tsipras, de la tenue d’un référendum sur un nouveau plan d’austérité, c'est peu dire que, sur Skaï comme chez ses concurrentes Antenna, Mega et les autres, le non et ses défenseurs n'ont pas droit de cité. « A grands coups d'émissions spéciales et de débats totalement orientés, c'est une propagande pro-oui que les six chaînes privées du pays déploient à longueur de journée », explique Marianna Karakoulaki, journaliste indépendante. Elle, comme nombre de journalistes et de citoyens, n'ont de cesse de dénoncer depuis plusieurs jours, sur les réseaux sociaux (surtout Twitter), cette désinformation assumée.

 

En face, les méthodes employées sont dignes des médias de républiques bananières. Pour illustrer un reportage sur la prétendue panique des citoyens dans les banques, la chaîne Mega n’hésite pas à utiliser des images vieilles de trois ans, tournées à l'étranger. Mis face à l'énormité de la chose par des internautes, Michael Laganis, l'un des auteurs du reportage, s'est excusé avec désinvolture : « Comme vous voudrez madame. Nous faisons tous des erreurs. Merci pour votre remarque. »

 

Alors qu'elles devraient offrir une campagne équitable, comme elles y sont légalement obligées, les chaînes privés ont complètement banni le non de leurs programmes. On n'aura pu y voir quasiment aucune image des nombreuses manifestations qui, à Athènes ou à Thessalonique, ont conspué le texte de la Troïka.

 

Un internaute a comptabilisé les temps d'antenne, sur les journées des 29 et 30 juin, sur cinq chaînes privées (Mega, Skaï, Antenna, Star et Alpha TV). Le résultat est tellement déséquilibré qu'il prête à rire. Au total, huit minutes sur l'ensemble des cinq canaux pour le non (cercle de gauche), contre quarante-sept minutes pour le oui (cercle de droite).

 

A gauche, le temps d'antenne des manifestations pour le non, à droite, celui des manifestations pour le non.

 

Mention spéciale à la chaîne Skaï qui a réussi l’exploit ne pas dédier une seule seconde au non, et appelle ouvertement à voter pour le oui sur son compte Twitter, à grands renfort de spots vidéos catastrophistes. A l’appui de cette cécité, toute la journée, le mot « terreur » revient dans la bouche des animateurs et des intervenants, qui agitent le spectre d'une sortie de la zone euro et des conséquences désastreuses qu'elle aurait, selon eux, sur le pays.

 

 

Un spot de propagande pour le oui, diffusé via le compte Twitter de la chaîne Skaï.

 

 

Alors même qu'Alexis Tsipras a rappelé que « le référendum de dimanche ne porte pas sur la place du pays dans la zone euro » mais sur la volonté des Grecs d'adopter ou non le nouveau plan d'austérité de la Troïka, les chaînes privées s'entêtent à réduire la consultation à cette interprétation grossière du problème.

Pourquoi ? « Tous les propriétaires des chaînes privées en Grèce sont des hommes d'affaires qui possèdent des entreprises dans tous les secteurs, du bâtiment aux mines d'or, en passant par des compagnies maritimes, explique Nikos Smyrnaios, universitaire et spécialiste des médias grecs. Tous ont des intérêts à sauvegarder et ont beaucoup à perdre en cas de sortie de la zone euro. » 

 Permalien de l'image intégrée

Even if all Greek to you: obvious how greek media are owned by 7 oligarch families and why such #greekmediapropaganda

Une manière de faire chuter le gouvernement Tsipras

Depuis des semaines, le « Grexit » – une sortie de la Grèce de la zone euro et le retour à la drachme –, est agité comme une menace par la Troïka dans ses négociations avec Athènes pour imposer à la Grèce son plan d'austérité. Mais les magnats à la tête des chaînes privées voient aussi là une manière de faire chuter le gouvernement Tsipras – qui a promis de remettre sa démission en cas de victoire du oui. Tsipras est très hostile à leur égard, contrairement aux gouvernements précédents avec qui ils avaient l'habitude d'avancer main dans la main.

Dans ce marasme, la presse papier grecque ne sort pas du lot, bien au contraire. L'Espresso Star, un tabloïd appartenant au même propriétaire que la chaîne privée Star, s’est fait largement brocarder pour avoir publié la semaine dernière, à la une, une image archirebattue du séisme de 1999 en Turquie.

  

Hormis les titres pro-Syriza, il ne faut pas compter sur les autres journaux de la presse papier comme To Vima, Ta Nea (de droite) ou Protothema (populiste) pour pointer ces aberrations. Au final, seule la chaîne publique Ert, récemment rouverte par Syriza, respecte un réel pluralisme : 4 minutes 50 pour le oui, contre 4 minutes 37 pour le non.

Pour échapper à cette propagande, il faut se tourner vers le Net. Sur Twitter, des citoyens réunis depuis plusieurs jours autour du hashtag #greekmediapropaganda répertorient et dénoncent quotidiennement la désinformation en marche. Un Tumblr sur le même thème a été créé. Mais ces citoyens, pas dupes, sont pour la plupart des jeunes. « Or, cette propagande vise essentiellement les personnes âgées ou isolées, qui ne s'informent qu'à travers la télévision », explique Marianna Karakoulaki.

Avec les anarcho-syndicalistes grecs, Alternative libertaire appelle à « transformer la défaite du capital en une victoire réelle de la classe ouvrière ». Il faut socialiser les banques, confisquer les entreprises qui ont fait du chantage au salaire et procédé à des lock-out déguisés, et les placer sous le contrôle des travailleuses et des travailleurs. Rompre avec le capitalisme est la seule façon de sortir de la crise.

En Grèce, ce référendum a marqué un profond clivage de classe. Pendant une semaine, le pays a vécu au rythme des manifestations pro-oui et pro-non. Le oui était ardemment défendu par les classes possédantes, par la jeunesse dorée, par le Medef grec allié à la bureaucratie syndicale de la GSEE, par le Pasok (social-démocratie) et par la droite, était martelé sans discontinuer par les télévisions privées, était réclamé par les banques et les entreprises, dont certaines ont même fait du chantage au versement des salaires...

 

Le non a été porté par les classes populaires et défendu par les forces politiques et syndicales qui défendent ses intérêts, dont les anarcho-syndicalistes. Les souverainistes et les néonazis d’Aube dorée ont également appelé à voter non, mais la mobilisation de rue a principalement fait exister le non « social » et marginalisé le non nationaliste.

Une victoire du oui aurait été catastrophique

Après avoir beaucoup cédé lors de négociations interminables, sans avoir quasiment rien obtenu, et après avoir constamment revu à la baisse les ambitions déjà timorées du programme de Thessalonique, Alexis Tsipras, menacé d’être lâché par une partie de son électorat et par la base de Syriza, n’avait d’autre choix que de faire prendre à son gouvernement un bain de souveraineté populaire.

Le changement ne viendra pas d’un gouvernement de gauche plus ou moins radical

Si on peut se réjouir du camouflet infligé aux défenseurs de l’austérité en Europe, nous gardons en tête que ce référendum n’est absolument pas une fin en soi et que ce n’est pas cela qui empêchera les capitalistes européens de poursuivre leur offensive... ni les capitalistes russes ou chinois de vouloir arracher leur part du gâteau !

Le gouvernement Tsipras aura beau se démener pour parvenir à un accord moins désastreux, aucune amélioration durable des conditions de vie du prolétariat grec ne pourra être obtenue tant que le système capitaliste, fondé sur la loi du profit, restera en place.

Le changement ne viendra pas d’un gouvernement de gauche plus ou moins radical, il viendra de la capacité des travailleurs et des travailleuses à s’unir et à s’organiser de manière autonome pour abattre le pouvoir capitaliste et remettre les richesses dans les mains de celles et ceux qui les produisent.

Les anarcho-syndicalistes grecs appellent à une scission dans la GSEE, pour refonder un syndicalisme de lutte

 

Au nom d'Athènes

fiction réalisé en 2012 par Fabrice Hourlier  Samedi 24 novembre 2012 de 20:45 à 21:40 sur Arte
Au nom d'Athènes : liste des épisodes

Divine Salamine - mercredi 28 novembre 2012
Vaincre à Marathon - mercredi 28 novembre 2012
avec David AtrakchiSamedi 24 novembre 2012 de 20:45 à 21:40 sur Arte
Voir dans la grille
 

On aime beaucoup Divine Salamine

Samedi 24 novembre 2012 de 20:45 à 21:40 sur Arte avec Duret Marc.

6 juillet 2015 par Secrétariat international / 997 vues

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Alternative libertaire, le 5 juillet 2015

 DIRECT. Crise grecque: Les partisans du «non» manifestent place Syntagma

En savoir plus
« La Grèce, année zéro », le tournage

Jean Quatremer revient pour ARTE Info sur les enjeux et le tournage de « Grèce, année zéro ».

Plus d' interviews sur ARTE Info

Coûteux, inutile et irresponsable

 coluche, quand je serais grand



Je suis un révolutionnaire et le resterai jusqu'à mon dernier soupir.
Je veux être toujours aux côtés de mes frères, les pauvres et non du côté des riches ni des politiciens, qui sont les exploitants des pauvres.
Si le peuple avait un jour la très mauvaise idée de me demander d'être son gouverneur, je lui dirai: «Je ne suis pas né pour être bourreau. Cherchez-en un autre !»

ricardo flores magon

 

Editorial  


Un défi ardu, mais un défi à relever  (article en accès libre)
Marc Chevallier
"Contre le chômage, tout a été essayé", affirmait sans ambages le président de la République François Mitterrand en 1993, alors que le chômage dépassait pour la première fois les 10 % de la population active. Lire la suite 

  La société malade du chômage  
Le chômage existe depuis l'Antiquité
Entretien avec Yves Zoberman, historien
Le chômage tel que nous le connaissons est apparu avec le salariat au XIXe siècle. Mais Périclès s'inquiétait déjà des hommes sans ouvrage. Genèse d'un fléau social.

Les trois âges de l'emploi
Denis Clerc
Après le plein-emploi du début des Trente Glorieuses, la situation s'est peu à peu dégradée sur le marché du travail, avant de s'enfoncer dans un chômage de masse. Histoire d'un retournement de situation.

Comment l'Europe (mal)traite ses chômeurs
Le sort réservé aux demandeurs d'emploi est plus ou moins enviable d'un pays à l'autre. Mais, presque partout, leurs droits ont tendance à diminuer.

Les frontières floues d'un fléau
Didier Demazière, directeur de recherche au CNRS et sociologue au Centre de sociologie des organisations (CNRS/Sciences-Po)
La définition officielle du chômage ne prend en compte que les personnes privées d'emploi et en recherche active. La réalité est plus complexe.

Trois ou cinq millions de chômeurs ?  (article en accès libre)
La manière de l'Insee comme celle de Pôle emploi de mesurer le chômage sous-estiment sa réalité et celle du sous-emploi. Lire la suite   

Sauve qui peut !, Ce soir Enfants forçats, Le chomage a une histoire, Andre Gorz, Laboratoire et cobayes, Le poison grec, Hollande, vrai changement?, Les "marchands de doute" ? L'Europe au bord du suicide !, ‘Les Vivants et les Morts’ 

Sur mon blog :  Silence au pauvre ! , REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE , Quoi encore, la Syrie ? , Un héros ordinaire , L'eau, source de la discorde ? , De la liberté, de la révolte,

Le fascisme rouge , Etat 2 Guerre , Terrorisme d'État, Grèce, année zéro

Message caché des films " d'horreurs ou d'épouvantes" , À bas les chefs ! , "le changement dans la continuité" , coluche, quand je serais grand ,10 mai 1981 - 15 mai 2011 , triste anniversaire : citoyen actifLe chomage a une histoire : citoyen actif

 Tant qu'il y aura des profits

 l'économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c'est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.: l'économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c'est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation. Actionaria Le Salon de la BourseActionaria : L'investissement en bourse

 n[Paradis fiscaux et judiciaires] : Archives

Actionaria 2011 - Agora des Présidents : NATIXIS

 

SOURCE  : Faut-il débrancher la Grèce ? | La Quotidienne d'Agora

 une photo de Delphine Blanchart. 

La dangereuse accoutumance aux crises
 Eberhardt Unger Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d'expérience des marchés et de l'économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site www.fairesearch.de.

L'AUSTERITE PRECIPITERA LA CRISE - l'indigné

L'AUSTERITE PRECIPITERA LA CRISE - source blog citoyenactif

La Grèce, (sombre) Pythie de l'Europe
 Cécile Chevré

Faut-il débrancher la Grèce ?
Cécile Chevré 

Mardi 4 juin 2013

grece - citizen khane

SOURCE  : Faut-il débrancher la Grèce ? | La Quotidienne d'AgoraLa Grèce, (sombre) Pythie de l'Europe | La Quotidienne de la ...

.geants.du.net.ennemis.d.etat.

21/06/2014

Les groupes au parlement européen

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"La liberté est un des dons les plus précieux ... Rien ne l'égale, ni les trésors que la terre enferme en son sein, ni ceux que la mer recèle en ses abîmes. "

"... parce que la vérité, si fine qu'elle soit, ne casse jamais, et qu'elle nage sur le mensonge comme l'huile au-dessus de l'eau."

Cervantès dans "Don Quichotte"

Les groupes au parlement européen :

Trois semaines après les élections européenne, les tractations continuent pour constituer des groupes parlementaires. Un jeu d'alliance qui a réussi à Ukip, le parti eurosceptique cf

Un européen en campagne ,

Bruxelles Business 

Argent, sang et démocratie

De la servitude moderne 

“Jeu d’influences”, 

La petite annonce de mise en se moment. Former un groupe, c'est avoir plus de pouvoir et plus d'argent aussi et pour ce faire, il faut au moins réunir 25 députés issu de 7 pays différents. Les alliances vont bon train, mais il faut se presser. date butoir : le 23 juin. UKIP, le parti eurosceptique britannique a réussi a tirer son épingle du jeux. Les précisions :

 

 

Nigel Fargel est content de lui. A la tête du UKIP, le parti pour l'indépendance du Royaume Unis, le britannique a réussi a rallié les opposants à Bruxelles Il est venu former un groupe au parlement, plus précisément composé de 48 membres de sept nationalités différentes. Un groupe plutôt hétéroclite mais unis par une même europhobie. Nigel Fargel clame haut et fort que son groupe va bien s'amuser et donner du fil à retord aux eurocrate européen. Il a su rallier le mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo. L'humoriste italien à lui aussi réussi à faire savoir qu'il ne prend pas tout cela très au sérieux et qu'il espère se payer une bonne tranche de rire au parlement. Malgré ses déclarations fracassante, le groupe percevra comme les autres entre 20 à 30 millions d'euros de subventions au cour des cinq prochaines années. Approché par Marine le Pen, Nigel Fargel a refusé toute alliance avec le Front National jugeant le parti trop antisémite. Un coup dure pour Marine le pen qui devrait comme même monté son propre groupe. Elle a déjà passé une alliance avec le parti pour la liberté du néerlandais Pieter Vilders et trois autres partis eurosceptiques. L'autre grande question qui agite Bruxelles, c'est le résultat du président de la futur commission. Le parti de martin Schulz, le candidat malheureux des socialistes souhaite que son concurrent Juncker soit enfin désigné. Mais le Luxembourgeois ne fait pas l'unanimité. les britannique notamment ne veulent pas de lui. Et même la chancelière allemande n'a pas su convaincre Cameron la semaine dernière. Si Martin Schulz soutien son rival, c'est parce qu'il espère devenir son suppléant et ainsi devenir le porte parole de Berlin à Bruxelles. Cette nomination ne convainc pas tout le monde. Le ministre des finances Gofg chantz a déjà fait savoir qu'il est contre.

cf Bataille idéologique

 

 

 

FN jean marie le pen bruel.jpg

 

 

Et pour parler de ces formations et stratégies de groupes, l'expert d'arte.Talents du vélo : notre reporter Vladimir Vasak récompensé ... - Arte

 

Que s'est il passé pour que Nigel fargel arrive a constitué un groupe?

 

Vladimir Vasak : Et bien, s'il a réussi a constitué ce groupe s'est parce qu'une député du Front National s'est vengée. En effet, elle avait été élu le 5 mai dernier en Bretagne. Même si elle avait été élue, le Front National lui aurait demandé de se retirer pour laisser la place à un homme, peut être parce qu'elle avait, il parait qu'elle était favorable aux vote des étrangers. Et bien, elle a fait le contraire, elle se maintien. Pire elle a rejoins la formation de UKIP de Nagel fargel qui peut donc ce soir constituer ce groupe.

 

Vladimir, expliquez nous pourquoi tant de haine entre Nagel Fargel de UKIP et marine Le Pen du Front National. Ce sont pourtant deux partis europhobes.

 

" Oui en apparence, s'ils se ressemblent. En fait, il y a un point qui fait qu'ils ne peuvent pas s'assembler : c'est la question de l'antisémitisme. Le UKIP ayant toujours déclaré qu'il était hors de question de s'allier avec un parti qu'il considère comme étant antisémite. Et bien, la récente déclaration de Jean Marie le Pen sur " la tournée" concernant le chanteur juif Patrick Bruel. Et bien, cette déclaration a été entendue à travers toute l'Europe. Marine Le Pen a déclaré que c'était une faute politique. Que son père, s'il voulait s'exprimer, et bien il le ferait lors du prochain congrès du parti et que c'était bien elle la patronne. Et bien, cela ne suffit pas. A travers toute l'Europe, on considère que le FN : c'est le père et la fille même combat. Et bien cela pose quelques problèmes, difficultés à Marine Le Pen cette question de l'antisémitisme. pour constituer son groupe d'ici le 23 juin.

 

Vladimir, autre info du jour : 4 des 8 futurs groupes dans le futur parlement européen. Et bien, c'est quatre sont présidés par des allemand. Est ce a dire que l'Europe devient allemande ?

 

Ce n'est pas tant que l'Europe devient allemande, qu'en face les autres partis, les autres pays sont plutôt faible et en particulier la France. La semaine dernière à la tête du PPE, c'est un allemand qui a été élu Alfred Bert. Et bien à la place du français Joseph Dole. Et bien, le problème c'est plutôt que l'UMP, le parti de Joseph dole n'a pas voulu ou n'a pas pu sortir le candidat qui avait la légitimité pour prendre la place. A gauche vous avez par exemple Cathererine trotman qui aurait pu prendre la tête du parti Socialiste  Et bien, elle n'a même pas été élu l'été dernier. Et cela par la faute de son parti ( le parti socialiste) qui ne l'avait pas placé en tête de liste. Et bien, pour l'instant vous avez au parlement européen des députés qui travaillent, qui s'investissent comme Martin Schulz qui a été élu. Pour les socialistes, ces gens là sont incontournables et ils ont donc la légitimité pour prendre les reines de l'Union Européenne.

 

Le prochain grand rendez vous est dans une semaine avec le conseil à Bruxelles et là  encore on verra peut être qui pourra devenir président de la commission européenne. Mécontentement des Brésiliens (Coupe du monde, corruption au Brésil)

 

piotr kropotkine,citation,anarchisme

 

 

Les groupes politiques

Élections européennes 2014 Les partis politiques européens

 

Comment s'attaquer au FN

Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer !

Les sarkofiottes….le triomphe de l’anarchie

Le Peuple de l'Herbe - Parler le fracas - Official Video

Foire aux questions abstentionnistes

Nombre record de réfugiés - Antalya, Altermonde, Hensozu  Un nombre record : plus de 51 millions de personnes ont été déplacé selon un rapport du HCR

 

La prise de Bagdad par l'EIIL est possible »Le Monde | L'Indigné , <:12.06.2014 , EIIL veut prendre Bagdad - Altermonde , La grande menace - L'Indigné , Italie : le Pape et le diable : Alterfinance

Les nouveaux pauvres : La crise provoque-t-elle de nouvelles pauvretés ? Les effets économiques, un temps amorti par le système social français, affectent désormais les personnes en situation fragile. Les conséquences sont d'une ampleur sans précédent, rapporte l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Quelles sont les initiatives sur le terrain ? La rédaction de KTO vous propose état des lieux et réflexion : 90 minutes en direct, pour stimuler les actions de proximité.
Emission du 18/03/2010

Noise & Resistance

fabrique des pauvres

L'Afrique, nouvel eldorado des Blancs pauvres :

Documentaire sur la guerre à Alep en Syrie réalisé par ... - YouTube:

Syrie, dans l'enfer d'Alep (Ligne de Front) - YouTube :

Alep Syrie , vivre avec la guerre documentaire - YouTube :

Documentaire - Le crépuscule des Assad (Syrie - Arte)

Syrie - Dans l'enfer de la répression :

Génération Ferré

10/06/2014

Comment s'attaquer au FN

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Valérie Igounet, historienne : “Il faut attaquer politiquement le FN en déconstruisant calmement son discours”

Idées | Municipales, européennes... élection après élection, le Front national se rapproche du pouvoir. Valérie Igounet, spécialiste de l'extrême-droite, décortique pour nous la façon dont la “marque” Le Pen a su soigner son image et prospérer sur la crise des partis de gouvernement et la peur de l'immigration.

Télérama : Le 03/06/2014 à 18h00- Propos recueillis par Michel Abescat

Marine Le Pen, le 1er Mai 2014 à Paris. 

Marine Le Pen, le 1er Mai 2014 à Paris. - LCHAM/SIPA

Avec 25 % des voix aux élections européennes, le Front national est, pour la première fois, arrivé en tête d'un scrutin national, après des élections municipales qui lui ont été très favorables. Ce parti est aujourd'hui un acteur majeur de la vie politique française, susceptible un jour d'arriver au pouvoir. Pourquoi un nombre croissant de Français lui font-ils confiance ? A-t-il changé depuis que Marine Le Pen a succédé à son père ou reste-t-il fondamentalement le même ? Et comment lutter contre lui et ses idées ? L'historienne Valérie Igounet, spécialiste de l'extrême-droite et du négationnisme, publie ces jours-ci, aux éditions du Seuil, une passionnante histoire du FN depuis sa création en 1972. Nous lui avons posé toutes ces questions.

Comment réagissez-vous aux résultats des élections européennes qui ont vu le FN arriver en tête ?
Pour tous ceux qui travaillent sur l'extrême-droite en France, ce résultat était prévisible, mais, en tant que citoyenne, je suis étonnée qu'autant d'électeurs votent pour ce parti, sans savoir précisément à qui ils donnent leurs voix. Ils votent pour un nom, devenu une marque, Le Pen, ils votent pour quelques thématiques phares, « l'immigration source de tous nos maux », ils choisissent le Front national par lassitude ou par rejet des partis de gouvernement qui ont une très grande responsabilité dans ce qui vient de se passer. Mais la plupart des électeurs du Front national mesurent-ils vraiment ce qu'il représente ?

Beaucoup pensent qu'il a changé, que le parti de Marine n'est plus celui de Jean-Marie. C'est toute la question évidemment. Commençons par les hommes, ce ne sont plus les mêmes...

Jean-Marie Le Pen pendant un meeting du Front National, le 7  

Jean-Marie Le Pen pendant un meeting du Front National, le 7 Novembre 1972 a la Maison de la Mutualite, Paris. - COTTE/SIPA


Il y a eu, depuis 1972, date de création du Front national, un profond renouvellement générationnel. Les plus anciens sont morts. François Brigneau par exemple, un des fondateurs du parti, ancien collaborateur et milicien, qui signait dans National Hebdo des chroniques remarquées pour leur antisémitisme et leur négationnisme, est décédé en 2012. D'autres ont quitté le Front national à la faveur de scissions, comme Bruno Mégret. Carl Lang a créé un nouveau parti en 2009. D'une manière générale, la stratégie de Marine Le Pen de « normaliser » le Front national, d'en faire un parti « respectable », a poussé dehors de nombreux « historiques » du parti qui ne s'y reconnaissaient plus. Et c'est vrai que le Front national a changé pour s'adapter au nouveau contexte politique et social. Mais ses thématiques fondamentales sont restées les mêmes.

Quel changement Marine Le Pen incarne-t-elle ?
Une mue affichée, un discours édulcoré. Je pense par exemple à cette phrase que m'a dite Louis Aliot, vice-président du parti et compagnon de Marine Le Pen, à propos de l'antisémitisme, jusque-là consubstantiel au Front national : « C'est l'antisémitisme qui empêche les gens de voter pour nous. Il n'y a que cela. A partir du moment où vous faites sauter le verrou de l'antisémitisme, vous libérez le reste. » Quelques jours après le congrès de Tours, au cours duquel elle fut élue présidente du Front national, en janvier 2011, Marine Le Pen s'est ainsi officiellement affranchie de l'antisémitisme et du négationnisme, dans une interview au magazine Le Point : « Tout le monde sait ce qui s'est passé dans les camps et dans quelles conditions. Ce qui s'y est passé est le summum de la barbarie. » Ce qui ne l'empêchera pas, un an plus tard, à l'invitation de Martin Graf, député du FPÖ, le parti d'extrême-droite autrichien, de participer à un bal viennois où, chaque année, sont ovationnés des négationnistes.

“L'ennemi affiché n'est plus le juif,
mais le Français musulman.”

L'ennemi aujourd'hui, c'est l'islam...
L'islamophobie supplante l'antisémitisme. La haine est recontextualisée. L'ennemi affiché n'est plus le juif, mais le Français musulman. Le message est simple : le danger islamiste s'oppose aux valeurs laïques véhiculées par la démocratie, fondements de la République française. C'est le nouveau combat qui permet de contourner la législation antiraciste : parler de l'islam est une manière de parler de l'immigration sans contrevenir à la loi.

En ce qui concerne le programme politique, vous montrez dans votre livre qu'il n'a guère changé, sauf dans le domaine économique...
Le tournant se situe en 1995. A la présidentielle, Jean-Marie Le Pen arrive pour la première fois en tête chez les ouvriers et les chômeurs. Jusque là, le discours du Front national était très libéral, mais fort de ce constat, le parti va lui en substituer un autre, anticapitaliste et social, qu'il va amplifier au fur et à mesure de l'aggravation de la crise et de la montée du chômage, fustigeant la mondialisation et les inégalités qu'elle engendre. Et ça marche : les élections européennes ont confirmé le succès du Front national dans l'électorat ouvrier. Il ne faut pourtant pas être dupe, il s'agit à l'évidence d'un opportunisme politique. Il suffit d'observer les thèmes des campagnes électorales. A chaque région son discours ! Dans le Nord-Pas-de-Calais, on insiste sur le social et les injustices économiques, on est très critique vis-à-vis du néo-libéralisme, pendant que dans le Sud-Est on se focalise sur l'immigration et l'insécurité. C'est pourquoi on peut avoir des doutes sur leur sincérité. Le Front national surfe sur le contexte de crise et la faiblesse des partis de gouvernement. Marine Le Pen et son équipe savent ce qu'ils font et ne craignent pas la démagogie. Une partie des électeurs pensent que les outrances du père sont derrière nous, que ce parti a changé. Ils y mettent leurs espoirs.

Le logo du M.S.I. (Movimento sociale italiano - Destra nazio  

Le logo du M.S.I. (Movimento sociale italiano - Destra nazionale) et l'ancien logo du Front National.


Marine Le Pen refuse l'étiquette d'extrême-droite pour le Front national. Qu'en pensez-vous ?

D'où vient la flamme du Front national ? Le logo du FN est directement inspiré de celui du MSI, le mouvement fasciste italien. Même s'il a évolué graphiquement au fil des années, ce logo a pour origine celui d'un parti fasciste. Le MSI a d'ailleurs soutenu financièrement les débuts du Front national, en particulier la campagne pour les élections législatives de 1973. Donc, à l'origine, il n'y a pas de doute, le Front national est un parti d'extrême-droite. Et il continue de l'être, quoi qu'en dise Marine Le Pen qui cherche à dédiaboliser son parti et sait bien ce que le terme d'extrême-droite peut avoir d'infamant. Mais il n'empêche que le FN est bien un parti d'extrême-droite qui continue d'en prôner les valeurs nationales identitaires, poursuit son discours xénophobe et sécuritaire, et place toujours au centre de ses propositions la « préférence nationale » rebaptisée « priorité nationale ». Le Front national de 2014 n'est pas un nouveau parti, il est le prolongement de son prédécesseur.

“D'ici 2017,
il ne sera pas si facile
d'éviter les dérapages.”

Marine Le Pen veut dédiaboliser son parti. L'objectif aujourd'hui est clair : il s'agit de prendre le pouvoir...
Jean-Marie Le Pen a entretenu un rapport fluctuant avec le pouvoir. Le voulait-il vraiment ? Le tournant, c'est évidemment ses propos du 13 septembre 1987, quand il a déclaré à l'émission Le Grand Jury, sur RTL, que les chambres à gaz étaient un « point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale ». Il sait très bien qu'avec de tels mots, il devient l'homme politique infréquentable, le « diable de la République » et qu'il ne parviendra jamais au pouvoir. Jean-Marie Le Pen était une sorte de dilettante de la politique. Mais pas ceux qui l'entouraient. Bruno Mégret, par exemple, visait clairement le pouvoir.

Marine Le Pen a la même stratégie, son ambition de faire du Front national un parti de gouvernement et de devenir présidente de la République ne fait aucun doute. C'est tout l'objet des changements qu'elle a opérés : le choix des personnes dont elle s'entoure et qu'elle met en avant, Florian Philippot par exemple, diplômé d'HEC et de l'ENA, l'effort pour présenter un programme crédible, en phase avec les préoccupations des Français ou encore, nous l'avons dit, la mise sous le boisseau de l'antisémitisme. Elle veut donner du FN une image respectable. Toute la difficulté est d'éviter les dérapages. Le FN aujourd'hui n'hésite pas à exclure ses éléments les plus sulfureux, par exemple Alexandre Gabriac, conseiller régional Rhône-Alpes, en 2011, à la suite de la publication dans la presse de photos le montrant effectuant le salut nazi.

Il sera intéressant, à ce propos, de suivre les décisions des nouveaux maires FN. Une des premières mesures de Steeve Briois, à Hénin-Beaumont a été de supprimer la subvention de la Ligue des droits de l'homme. Franck Briffaut, le maire de Villers-Cotterêts, a refusé, le 10 mai, de célébrer l'abolition de l'esclavage. David Rachline, à Fréjus, s'oppose à la construction d'une mosquée. A Béziers, Robert Ménard, soutenu par le FN, recrute des policiers municipaux, interdit d'étendre le linge aux fenêtres et aux balcons dans le centre ville historique où vivent de nombreuses familles gitanes et maghrébines, impose un couvre-feu pour les enfants de moins de treize ans. D'ici les élections présidentielles de 2017, il ne sera pas si facile d'éviter les dérapages et de garder l'image de respectabilité souhaitée. D'autant plus que les nouveaux élus sont pour la plupart très jeunes, inexpérimentés et totalement néophytes en politique.

Qui sont les électeurs du Front national ?
A l'origine, l'électorat du FN était plutôt bourgeois. Depuis 1995, les ouvriers en constituent une composante importante. En 1973, moins de 3 % d'ouvriers ont déposé un bulletin FN dans l'urne. Aujourd'hui, ils sont près d'un tiers à le faire. Aux européennes, ils étaient même 43 %. Le Front national séduit également de plus en plus les jeunes. 30 % des moins de 35 ans qui ont voté aux européennes ont choisi le FN. Le parti soigne d'ailleurs son organisation jeunesse, le Front national de la jeunesse (FNJ), qui a été refondu après l'élection présidentielle de 2012. Son nouveau directeur national, Julien Rochedy, est à l'image de la mue opérée par Marine Le Pen, physique avenant, apparence lisse, propos policés.

Enfin, le vote FN ne suscite plus la même réticence chez les femmes qu'à ses débuts. Depuis 2012, les femmes votent pour le FN autant que les hommes. Le fait qu'une femme soit à la tête du parti a évidemment beaucoup joué. Marine Le Pen a travaillé son image, elle est « moderne », mère de famille au parler franc mais sans outrance, elle a maigri, changé de coiffure et de façon de s'habiller. Elle est allée voter en veste rose. Rien à voir avec son père qui n'attirait guère l'électorat féminin.

“Aujourd'hui, le FN est un parti
d'extrême-droite,
mais il n'est pas fasciste.”

L'électorat du Front national est-il en train de passer du vote protestataire au vote d'adhésion ?
Pas encore, mais la question se pose avec de plus en plus d'acuité. C'est tout l'enjeu des présidentielles de 2017. Il me semble que les motivations des électeurs FN évoluent, que cette adhésion est en train de monter. Elle concerne essentiellement la thématique raciste, anti-immigrés. Les électeurs ont peur. C'est sur cette peur que la « marque » Le Pen n'a cessé de se développer, qu'elle a installé sa crédibilité. C'est facile pour elle aujourd'hui de prospérer sur la peur dans le contexte économique et social que nous connaissons.

Marine Le Pen stigmatise ce qu'elle nomme « l'UMPS ». Le rapprochement des politiques des deux partis de gouvernement, le choix du néolibéralisme par le PS, ne jouent-ils pas également en sa faveur ?
Evidemment, et les deux partis de gouvernement affichent la même impuissance face à la crise. Marine Le Pen les met dans le même sac, ses électeurs aussi. Ils n'ont plus confiance dans la classe politique qui est aujourd'hui dans un rare état de déliquescence. La droite risque l'implosion, la gauche est à terre. Les scandales politico-financiers, les affaires, Cahuzac, aujourd'hui Copé, sont dévastatrices. Un des slogans du FN est ainsi formulé : « Tête haute, mains propres ». Ce n'est pas par hasard. Ils exploitent, comme toujours, la situation, du pain bénit pour eux.

Comment contrer le FN ? Dans votre livre, vous dites qu'en l'assimilant au fascisme, la gauche « se trompe manifestement de terrain et d'époque »...
Oui, c'est trop facile et cela ne sert pas à grand-chose car le qualificatif est outrancier. C'est vrai que le Front national a des origines fascistes, mais le terme renvoie à une définition politique précise, à un moment précis de l'histoire. On n'agira pas efficacement contre le FN en se limitant à des injures. Aujourd'hui, le FN est un parti d'extrême-droite, mais il n'est pas fasciste. Il faut faire l'effort de le connaître, de décortiquer son programme. Et c'est là dessus qu'il faut l'attaquer politiquement, en analysant et en déconstruisant calmement son discours. Aujourd'hui, un grand nombre d'électeurs votent pour lui, en croyant qu'il peut apporter de bonnes solutions à la situation de crise que nous vivons. Il faut discuter, argumenter, leur montrer qu'ils se trompent. Il faut se mettre au travail.

A lire

Le Front national de 1972 à nos jours. Le parti, les hommes, les idées, de Valérie Igounet. Ed. du Seuil, 496 p., 24 €.

Racisme - Le Monde diplomatique : Nouveaux visages des extrêmes droites « Manière de voir » n° 134 — Avril - mai 2014

Trente ans de manifestations antiracistes, de pétitions indignées, de pamphlets assassins, de mobilisations morales n’auront rien empêché. Les droites extrêmes ont toujours pignon sur rue, notamment en Europe. Trente ans d’échec qui mériteraient, à tout le moins, que l’on s’interrogeât sur le diagnostic et, pourquoi pas, sur les éventuels remèdes.

 

Lire le compte rendu de ce numéro, paru dans Le Monde diplomatique d’avril 2014, par Jean-Yves Camus.

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