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10/06/2014

Comment s'attaquer au FN

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Valérie Igounet, historienne : “Il faut attaquer politiquement le FN en déconstruisant calmement son discours”

Idées | Municipales, européennes... élection après élection, le Front national se rapproche du pouvoir. Valérie Igounet, spécialiste de l'extrême-droite, décortique pour nous la façon dont la “marque” Le Pen a su soigner son image et prospérer sur la crise des partis de gouvernement et la peur de l'immigration.

Télérama : Le 03/06/2014 à 18h00- Propos recueillis par Michel Abescat

Marine Le Pen, le 1er Mai 2014 à Paris. 

Marine Le Pen, le 1er Mai 2014 à Paris. - LCHAM/SIPA

Avec 25 % des voix aux élections européennes, le Front national est, pour la première fois, arrivé en tête d'un scrutin national, après des élections municipales qui lui ont été très favorables. Ce parti est aujourd'hui un acteur majeur de la vie politique française, susceptible un jour d'arriver au pouvoir. Pourquoi un nombre croissant de Français lui font-ils confiance ? A-t-il changé depuis que Marine Le Pen a succédé à son père ou reste-t-il fondamentalement le même ? Et comment lutter contre lui et ses idées ? L'historienne Valérie Igounet, spécialiste de l'extrême-droite et du négationnisme, publie ces jours-ci, aux éditions du Seuil, une passionnante histoire du FN depuis sa création en 1972. Nous lui avons posé toutes ces questions.

Comment réagissez-vous aux résultats des élections européennes qui ont vu le FN arriver en tête ?
Pour tous ceux qui travaillent sur l'extrême-droite en France, ce résultat était prévisible, mais, en tant que citoyenne, je suis étonnée qu'autant d'électeurs votent pour ce parti, sans savoir précisément à qui ils donnent leurs voix. Ils votent pour un nom, devenu une marque, Le Pen, ils votent pour quelques thématiques phares, « l'immigration source de tous nos maux », ils choisissent le Front national par lassitude ou par rejet des partis de gouvernement qui ont une très grande responsabilité dans ce qui vient de se passer. Mais la plupart des électeurs du Front national mesurent-ils vraiment ce qu'il représente ?

Beaucoup pensent qu'il a changé, que le parti de Marine n'est plus celui de Jean-Marie. C'est toute la question évidemment. Commençons par les hommes, ce ne sont plus les mêmes...

Jean-Marie Le Pen pendant un meeting du Front National, le 7  

Jean-Marie Le Pen pendant un meeting du Front National, le 7 Novembre 1972 a la Maison de la Mutualite, Paris. - COTTE/SIPA


Il y a eu, depuis 1972, date de création du Front national, un profond renouvellement générationnel. Les plus anciens sont morts. François Brigneau par exemple, un des fondateurs du parti, ancien collaborateur et milicien, qui signait dans National Hebdo des chroniques remarquées pour leur antisémitisme et leur négationnisme, est décédé en 2012. D'autres ont quitté le Front national à la faveur de scissions, comme Bruno Mégret. Carl Lang a créé un nouveau parti en 2009. D'une manière générale, la stratégie de Marine Le Pen de « normaliser » le Front national, d'en faire un parti « respectable », a poussé dehors de nombreux « historiques » du parti qui ne s'y reconnaissaient plus. Et c'est vrai que le Front national a changé pour s'adapter au nouveau contexte politique et social. Mais ses thématiques fondamentales sont restées les mêmes.

Quel changement Marine Le Pen incarne-t-elle ?
Une mue affichée, un discours édulcoré. Je pense par exemple à cette phrase que m'a dite Louis Aliot, vice-président du parti et compagnon de Marine Le Pen, à propos de l'antisémitisme, jusque-là consubstantiel au Front national : « C'est l'antisémitisme qui empêche les gens de voter pour nous. Il n'y a que cela. A partir du moment où vous faites sauter le verrou de l'antisémitisme, vous libérez le reste. » Quelques jours après le congrès de Tours, au cours duquel elle fut élue présidente du Front national, en janvier 2011, Marine Le Pen s'est ainsi officiellement affranchie de l'antisémitisme et du négationnisme, dans une interview au magazine Le Point : « Tout le monde sait ce qui s'est passé dans les camps et dans quelles conditions. Ce qui s'y est passé est le summum de la barbarie. » Ce qui ne l'empêchera pas, un an plus tard, à l'invitation de Martin Graf, député du FPÖ, le parti d'extrême-droite autrichien, de participer à un bal viennois où, chaque année, sont ovationnés des négationnistes.

“L'ennemi affiché n'est plus le juif,
mais le Français musulman.”

L'ennemi aujourd'hui, c'est l'islam...
L'islamophobie supplante l'antisémitisme. La haine est recontextualisée. L'ennemi affiché n'est plus le juif, mais le Français musulman. Le message est simple : le danger islamiste s'oppose aux valeurs laïques véhiculées par la démocratie, fondements de la République française. C'est le nouveau combat qui permet de contourner la législation antiraciste : parler de l'islam est une manière de parler de l'immigration sans contrevenir à la loi.

En ce qui concerne le programme politique, vous montrez dans votre livre qu'il n'a guère changé, sauf dans le domaine économique...
Le tournant se situe en 1995. A la présidentielle, Jean-Marie Le Pen arrive pour la première fois en tête chez les ouvriers et les chômeurs. Jusque là, le discours du Front national était très libéral, mais fort de ce constat, le parti va lui en substituer un autre, anticapitaliste et social, qu'il va amplifier au fur et à mesure de l'aggravation de la crise et de la montée du chômage, fustigeant la mondialisation et les inégalités qu'elle engendre. Et ça marche : les élections européennes ont confirmé le succès du Front national dans l'électorat ouvrier. Il ne faut pourtant pas être dupe, il s'agit à l'évidence d'un opportunisme politique. Il suffit d'observer les thèmes des campagnes électorales. A chaque région son discours ! Dans le Nord-Pas-de-Calais, on insiste sur le social et les injustices économiques, on est très critique vis-à-vis du néo-libéralisme, pendant que dans le Sud-Est on se focalise sur l'immigration et l'insécurité. C'est pourquoi on peut avoir des doutes sur leur sincérité. Le Front national surfe sur le contexte de crise et la faiblesse des partis de gouvernement. Marine Le Pen et son équipe savent ce qu'ils font et ne craignent pas la démagogie. Une partie des électeurs pensent que les outrances du père sont derrière nous, que ce parti a changé. Ils y mettent leurs espoirs.

Le logo du M.S.I. (Movimento sociale italiano - Destra nazio  

Le logo du M.S.I. (Movimento sociale italiano - Destra nazionale) et l'ancien logo du Front National.


Marine Le Pen refuse l'étiquette d'extrême-droite pour le Front national. Qu'en pensez-vous ?

D'où vient la flamme du Front national ? Le logo du FN est directement inspiré de celui du MSI, le mouvement fasciste italien. Même s'il a évolué graphiquement au fil des années, ce logo a pour origine celui d'un parti fasciste. Le MSI a d'ailleurs soutenu financièrement les débuts du Front national, en particulier la campagne pour les élections législatives de 1973. Donc, à l'origine, il n'y a pas de doute, le Front national est un parti d'extrême-droite. Et il continue de l'être, quoi qu'en dise Marine Le Pen qui cherche à dédiaboliser son parti et sait bien ce que le terme d'extrême-droite peut avoir d'infamant. Mais il n'empêche que le FN est bien un parti d'extrême-droite qui continue d'en prôner les valeurs nationales identitaires, poursuit son discours xénophobe et sécuritaire, et place toujours au centre de ses propositions la « préférence nationale » rebaptisée « priorité nationale ». Le Front national de 2014 n'est pas un nouveau parti, il est le prolongement de son prédécesseur.

“D'ici 2017,
il ne sera pas si facile
d'éviter les dérapages.”

Marine Le Pen veut dédiaboliser son parti. L'objectif aujourd'hui est clair : il s'agit de prendre le pouvoir...
Jean-Marie Le Pen a entretenu un rapport fluctuant avec le pouvoir. Le voulait-il vraiment ? Le tournant, c'est évidemment ses propos du 13 septembre 1987, quand il a déclaré à l'émission Le Grand Jury, sur RTL, que les chambres à gaz étaient un « point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale ». Il sait très bien qu'avec de tels mots, il devient l'homme politique infréquentable, le « diable de la République » et qu'il ne parviendra jamais au pouvoir. Jean-Marie Le Pen était une sorte de dilettante de la politique. Mais pas ceux qui l'entouraient. Bruno Mégret, par exemple, visait clairement le pouvoir.

Marine Le Pen a la même stratégie, son ambition de faire du Front national un parti de gouvernement et de devenir présidente de la République ne fait aucun doute. C'est tout l'objet des changements qu'elle a opérés : le choix des personnes dont elle s'entoure et qu'elle met en avant, Florian Philippot par exemple, diplômé d'HEC et de l'ENA, l'effort pour présenter un programme crédible, en phase avec les préoccupations des Français ou encore, nous l'avons dit, la mise sous le boisseau de l'antisémitisme. Elle veut donner du FN une image respectable. Toute la difficulté est d'éviter les dérapages. Le FN aujourd'hui n'hésite pas à exclure ses éléments les plus sulfureux, par exemple Alexandre Gabriac, conseiller régional Rhône-Alpes, en 2011, à la suite de la publication dans la presse de photos le montrant effectuant le salut nazi.

Il sera intéressant, à ce propos, de suivre les décisions des nouveaux maires FN. Une des premières mesures de Steeve Briois, à Hénin-Beaumont a été de supprimer la subvention de la Ligue des droits de l'homme. Franck Briffaut, le maire de Villers-Cotterêts, a refusé, le 10 mai, de célébrer l'abolition de l'esclavage. David Rachline, à Fréjus, s'oppose à la construction d'une mosquée. A Béziers, Robert Ménard, soutenu par le FN, recrute des policiers municipaux, interdit d'étendre le linge aux fenêtres et aux balcons dans le centre ville historique où vivent de nombreuses familles gitanes et maghrébines, impose un couvre-feu pour les enfants de moins de treize ans. D'ici les élections présidentielles de 2017, il ne sera pas si facile d'éviter les dérapages et de garder l'image de respectabilité souhaitée. D'autant plus que les nouveaux élus sont pour la plupart très jeunes, inexpérimentés et totalement néophytes en politique.

Qui sont les électeurs du Front national ?
A l'origine, l'électorat du FN était plutôt bourgeois. Depuis 1995, les ouvriers en constituent une composante importante. En 1973, moins de 3 % d'ouvriers ont déposé un bulletin FN dans l'urne. Aujourd'hui, ils sont près d'un tiers à le faire. Aux européennes, ils étaient même 43 %. Le Front national séduit également de plus en plus les jeunes. 30 % des moins de 35 ans qui ont voté aux européennes ont choisi le FN. Le parti soigne d'ailleurs son organisation jeunesse, le Front national de la jeunesse (FNJ), qui a été refondu après l'élection présidentielle de 2012. Son nouveau directeur national, Julien Rochedy, est à l'image de la mue opérée par Marine Le Pen, physique avenant, apparence lisse, propos policés.

Enfin, le vote FN ne suscite plus la même réticence chez les femmes qu'à ses débuts. Depuis 2012, les femmes votent pour le FN autant que les hommes. Le fait qu'une femme soit à la tête du parti a évidemment beaucoup joué. Marine Le Pen a travaillé son image, elle est « moderne », mère de famille au parler franc mais sans outrance, elle a maigri, changé de coiffure et de façon de s'habiller. Elle est allée voter en veste rose. Rien à voir avec son père qui n'attirait guère l'électorat féminin.

“Aujourd'hui, le FN est un parti
d'extrême-droite,
mais il n'est pas fasciste.”

L'électorat du Front national est-il en train de passer du vote protestataire au vote d'adhésion ?
Pas encore, mais la question se pose avec de plus en plus d'acuité. C'est tout l'enjeu des présidentielles de 2017. Il me semble que les motivations des électeurs FN évoluent, que cette adhésion est en train de monter. Elle concerne essentiellement la thématique raciste, anti-immigrés. Les électeurs ont peur. C'est sur cette peur que la « marque » Le Pen n'a cessé de se développer, qu'elle a installé sa crédibilité. C'est facile pour elle aujourd'hui de prospérer sur la peur dans le contexte économique et social que nous connaissons.

Marine Le Pen stigmatise ce qu'elle nomme « l'UMPS ». Le rapprochement des politiques des deux partis de gouvernement, le choix du néolibéralisme par le PS, ne jouent-ils pas également en sa faveur ?
Evidemment, et les deux partis de gouvernement affichent la même impuissance face à la crise. Marine Le Pen les met dans le même sac, ses électeurs aussi. Ils n'ont plus confiance dans la classe politique qui est aujourd'hui dans un rare état de déliquescence. La droite risque l'implosion, la gauche est à terre. Les scandales politico-financiers, les affaires, Cahuzac, aujourd'hui Copé, sont dévastatrices. Un des slogans du FN est ainsi formulé : « Tête haute, mains propres ». Ce n'est pas par hasard. Ils exploitent, comme toujours, la situation, du pain bénit pour eux.

Comment contrer le FN ? Dans votre livre, vous dites qu'en l'assimilant au fascisme, la gauche « se trompe manifestement de terrain et d'époque »...
Oui, c'est trop facile et cela ne sert pas à grand-chose car le qualificatif est outrancier. C'est vrai que le Front national a des origines fascistes, mais le terme renvoie à une définition politique précise, à un moment précis de l'histoire. On n'agira pas efficacement contre le FN en se limitant à des injures. Aujourd'hui, le FN est un parti d'extrême-droite, mais il n'est pas fasciste. Il faut faire l'effort de le connaître, de décortiquer son programme. Et c'est là dessus qu'il faut l'attaquer politiquement, en analysant et en déconstruisant calmement son discours. Aujourd'hui, un grand nombre d'électeurs votent pour lui, en croyant qu'il peut apporter de bonnes solutions à la situation de crise que nous vivons. Il faut discuter, argumenter, leur montrer qu'ils se trompent. Il faut se mettre au travail.

A lire

Le Front national de 1972 à nos jours. Le parti, les hommes, les idées, de Valérie Igounet. Ed. du Seuil, 496 p., 24 €.

Racisme - Le Monde diplomatique : Nouveaux visages des extrêmes droites « Manière de voir » n° 134 — Avril - mai 2014

Trente ans de manifestations antiracistes, de pétitions indignées, de pamphlets assassins, de mobilisations morales n’auront rien empêché. Les droites extrêmes ont toujours pignon sur rue, notamment en Europe. Trente ans d’échec qui mériteraient, à tout le moins, que l’on s’interrogeât sur le diagnostic et, pourquoi pas, sur les éventuels remèdes.

 

Lire le compte rendu de ce numéro, paru dans Le Monde diplomatique d’avril 2014, par Jean-Yves Camus.

A lire aussi :

Bataille idéologique

Pour que leurs mémoires...

« Pauvres actionnaires ! »,

L'extrême droite décomplexée

Marine se fait couler un bain

Six mois déjà ....

La démocratie, c'est nous

Mains brunes sur la ville

De la servitude moderne

Aux enfants de la bombe

Einsatzgruppen : les...

Ils ont voté Front National

raisons et du danger fasciste

Les réseaux de l'extrême

Un fascisme made in France ?

La pensée complotiste 

10/05/2014

« Pauvres actionnaires ! »,

« Pauvres actionnaires ! », Fakir Éditions, 120 pages, 6 euros (+2 € de frais de port).

À retrouver sur notre boutique !

Le dernier livre des Éditions Fakir est sorti : "Pauvres actionnaires !", qui passe au crible quarante ans de discours économique du Front national. "Europe", "mondialisation", "État", "service public", etc., François Ruffin livre une analyse thème par thème. Cet ouvrage est conclu par un entretien mené tambour battant avec Emmanuel Todd, "Le grand détraquage".

 

 

Car Marine Le Pen raconte aujourd'hui le contraire et s'en prend "aux marchés financiers, aux miliardaires qui détricotent notre industrie" et veut, dit-elle, "en finir avec le règne de l'argent-roi." Mais c'est tout nouveau.

 

Aussi vous propose-t-on un petit quizz avec bien des surprises (attention, ne répondez pas "Front national" à chaque fois les yeux fermés, on a glissé des variantes étonnantes...).

 

1. Il est de notre « devoir » et de notre « intérêt, de respecter le droit des actionnaires », ces « pauvres actionnaires malmenés », menacés « encore de textes contraignants sur lesquels ils n'ont aucun contrôle ». Je veux redonner « la confiance aux investisseurs » parce que, c'est bien connu, sans « investissement, il n'y aura pas d'emplois », je suis un représentant...

·                     A. du RPR

·                     B. de l'UDF

·                     C. du PS

·                     D. du Medef

·                     E. du FN

2. Je réclame « la construction d'une Europe politique, économique et militaire » dans une intervention qui « se termina aux accents de L’Ode à la joie de la IXe symphonie de Beethoven », l’hymne européen, je veux lier l'indépendance de notre pays « à celle de l'Europe et de l'Occident », je suis...

·                     A. Jacques Delors (PS)

·                     B. Nicolas Sarkozy (RPR)

·                     C. Jean-Marie Le Pen (FN)

·                     D. Robert Hue (PCF)

·                     E. François Bayrou (UDF

 

3. « Nous approuvons pleinement les principes d’une privatisation de grande envergure comme celle que vous nous proposez. Que l’État se consacre d’abord à ses missions premières et que l’économie redevienne l’apanage de la société civile ! » Qui nous a offert cette formidable tirade sur la politique économique du pays ?

·                     A. Bruno Mégret (FN)

·                     B. Patrick Devedjian (RPR)

·                     C. Raymond Barre (UDF)

·                     D. François Périgot (Medef)

4. « Ils ferment nos usines. Ils fabriquent à l’étranger. Fabriquons français. […] Produire Français : Nous importons 50 % de ce que nous consommons, c’est trop… La France doit se défendre contre la pénétration des firmes étrangères. »

Le « produire français », une idée de...

·                     A. François Bayrou (Modem)

·                     B. Arnaud Montebourg (PS)

·                     C. André Lajoinie (PCF)

D. Marine Le Pen (FN)

 

 

5. Qui soutenait en 2004 que l'« abaissement massif des charges » pèse « sur les ménages et les entreprises… Aux États-Unis, les charges fiscales et sociales sont moins lourdes qu’en France…Une grande réforme fiscale allégeant de 350 milliards de francs le fardeau des impôts, taxes et cotisations étouffant nos entreprises, les familles et les Français » ?

·                     A. Patrick Balkany (UMP)

·                     B. Marine Le Pen (FN)

·                     C. Laurence Parisot (Medef)

D. Jean-Louis Borloo (UDI)

 

Vous pouvez retrouver Emmanuel Todd et François Ruffin chez Daniel Mermet, dans l'émission du 24 mars de Là-bas si j'y suis sur France Inter.

Fakir, c'est avant tout un journal. Pour retrouver notre dernier numéro "Vos hormones sont-elles de gauche ?" ou vous abonner, consultez notre site en ligne !

06/05/2014

L'extrême droite décomplexée

 

 

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Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas. Cavanna, un auteur à découvrir

L’image contient peut-être : 1 personne, texte
 
 

 

Bonjour a tous,

 

 

En écoutant cette personne, j’ai pensé à la chanson : Elle est belle la France, par les Fatals Picards. Cela m’amène au documentaire que j’ai vu dimanche suivi d’un débat

 

 la publication de Quartiers Libres

 

#LeFondDeLAirEstBrun #HégémonieADroite #FullSupportASoniaNour
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On sait que le fond de l’air est brun quand un maire communiste sacrifie une des siennes sous les pressions de l’extrême droite.

#FullSupportASoniaNour #LeFondDeLAirEstBrun

Le Fond de l’air est BRUN QUARTIERSLIBRES.WORDPRESS.COM Source  la publication de Sonia Nour.
 
Sonia Nour
Je vous demande de l'aide. Je n'ai jamais fait d'apologie de terrorisme. Suite aux déferlements de haine des fachos, je viens de me faire suspendre de mon taf et je vais en conseil de discipline pour un statut facebook. 

Pour tous les racistes qui comprendraient pas ce que Sonia veut dire : "Cet habillage religieux se présente comme une forme de sacralisation collective à la hauteur de l’enjeu inconscient. Il invite à situer dans l’autre monde l’équivalence réelle aux idéaux premiers lorsqu’il n’est plus possible de les vivre dans le monde actuel, de payer le prix qu’il faut pour se faire pardonner l’échec d’ici-bas et reconstituer l’univers du narcissisme primaire sous-jacent à ses exigences."Le martyr, témoin de l'idéal CAIRN.INFO

 

 

Depuis un certains temps maintenant, je sens une dédiabolisation des idées de l’extrême droite. Les élections avec la poussée de l'extrême droite au municipale en ai l'une des conséquences. Dans les centres villes, en tout cas Paris ou j’habite, cela est surtout le cas des personnes de troisième âgés qui se cachent de moins en moins. Cela se traduit par des petites phrases ou ils n’hésitent plus a sans prendre à des personnes de «  couleurs » ou des jeunes ressemblant un peu trop pour eux a des «  racailles ». Ils provoquent sachant très bien que s’ y l’autre répond ils pourront jouer la victimisation et profitant de l’apathie des parisiens, des français soit par indifférence, soit par peur de rentrer dans un conflit, soit tout simplement par manque de connaissance sur le péril de la montée des idées fascistes. Contrairement a avant, il n'est plus honteux de se revendiquer fasciste, raciste.... Enfin le terme politiquement correct est patriote a remplacé celui de raciste. Ils ne disent plus

 mort aux " immigrés", mais tout simplement qu'ils ne sont pas racistes et qu'ils veulent bien les intégrés s'ils respectent les " lois de la république", mais que la France ne peut pas accueillir la misère du monde, que ce sont souvent des " racailles", trouvant toujours une provocation.

 

Dédiabolisation du FN - Made In Groland

 


 

 


 

 

Claudine Kauffmann a ajouté 2 photos.

La nouvelle sénatrice FN comparait les migrants à l'Occupation nazie ou à la «vermine»

Dédiabolisation.

Claudine Kauffmann, nouvelle sénatrice FN du Var en remplacement de David Rachline, qui a préféré son mandat de maire FN de Fréjus, comparait sur son profil Facebook ces derniers mois les migrants à l'Occupation nazie, à la «vermine» ou à des «envahisseurs».

Sur sa page Facebook, elle a publié le 25 mai, comme l'a repéré Buzzfeed, deux photos, la première faisant figurer des migrants à Paris, la seconde la couverture du livre de Julian Jackson intitulé La France sous l'occupation, 1940-1944, en couverture duquel figure Adolf Hitler sur le parvis du Trocadero, avec la Tour Eiffel en fond. «Si la photo de gauche (ndlr : celle des migrants) ne s'appelle pas l'occupation, dites-moi comment ça s'appelle!!!»insiste-t-elle, avant de déplorer qu'«aujourd'hui, personne ne lutte contre cette invasion. Donc à mes yeux c'est pire!».

Sur sa page, la sénatrice a aussi partagé le 24 octobre 2016, un visuel diffusé par le vice-président du FN Nicolas Bay demandant l'expulsion plutôt que la répartition des migrants de Calais. En ajoutant ce commentaire : «Ça me donne des nausées. Quand je vois tout ce qu'on va dépenser pour cette vermine.»

 

 

J’étais hier dans le bus en rentrant de la bibliothèque Diderot pour prendre le bus 89 au terminus a François Mitterrand et le bus avait un peu de retard, il faisait beau et ensoleillé et il y avait beau. Je monte dans le bus comme beaucoup de passager lorsqu’une personne âgée un « peu énervée » commence a s’en prendre au conducteur « noir » pour ne pas être arrivé a l’heure. Elle commence a l’apostrophée en expliquant qu’il est en retard, qu’ils sont encore en grève, qu’il faudrait arriver changer cela en votant a droite, voir la droite de la droite «  Marine Le Pen pour changer tout cela. S’ensuit un dialogue avec le conducteur qui lui explique que si elle continue ses provocations, il l’a fait descendre. Face a cette personne provocante, intolérance et cherchant visiblement la confrontation, je n’ai pu m’empêcher d’intervenir tout en restant polie face a une personne qui l’était moins.

 

Extrait :

«  Vous êtes en grève, ce sont toujours les mêmes. Vous savez a qu’elle je me suis levée. Je travail dans le privée, ce n’est pas comme la RATP/ SNCF !! » " Il faudrait voter a droite, je vais voter a la droite de la droite, il faut mater tout cela"

 

Le conducteur de bus : «  Vous ne savez pas a qu’elle je me suis levé. Si vous continuez, je vous fais descendre »

 

J'interviens devant la personne du troisième age, car je commençais par bouillait intérioreument. Je lui explique que s’il est là, c’est qu’il n’es surement pas en grève. Qu’il fait son travail et qu’elle devrait s’en prendre plutôt a elle-même qu’au autre si sa situation ne lui plait pas ».

 

Elle me répond : «  J’ai bien le droit de poser des questions », Je lui réponds : «  Vous avez le droit de poser des questions, il a le droit de vous répondre et de faire son travail correctement sans être provoqué »

 

J’ai réussi à la calmé. Elle a du se sentir bête, mais je ne pense pas que l’on puisse changer des personne âgée, qui ont déjà pris les mauvaises habitudes. L’éducation et la flexibilité de se remettre en question est plus facile jeune. Cela montre surtout le degré de banalisation des idées de l’extrême droite depuis 30 ans, puis plus récemment par la droite décomplexée de Nicolas Sarkozy, puis par l’extrême droite décomplexée de Marine Le Pen cf Festival CNT

 

Autre constat, c’est une forme de dictature des vieux sur les jeunes. Les jeunes sont vus comme des voyous, des jeunes qui devraient cédées a tout prix leurs place dans le métro ou le RER au motif que les personnes âgées seraient des personnes faibles, fragiles….  

 

En écoutant cette personne, j’ai pensé à la chanson : Elle est belle la France, par les Fatals Picards. Cela m’amène au documentaire que j’ai vu dimanche suivi d’un débat

 

Nous voyons ainsi comment les idées nationalistes, intolérantes, identitaires font leurs chemin. Elles ont besoins de suivrent un gourous, un chefs .  Elles opposent les pauvres, les " blancs" contre les " les gens de couleurs" au lieu de créer une véritable réflexion sur le mal être social, politique, le manque d'orientation et d'éducation des gens. On peut même parler de manque de culture. Ceux qui parlent de respecter le vote d'extrême droite, je leur réponds : S'ils savaient ce que je pense de leur élection, qu'il faut toujours rappeler que le chef n'est pas aussi chef qu'ils ne le pensent et que les idées de liberté, d'égalité et de fraternité : bref les idées libertaires ne sont pas un vain mot qu'il faut toujours rappeler.

Je vous invite a voir documentaire projeté dimanche  Mains brunes sur la ville : Mains brunes sur la ville, Je vais vous faire peur...

L'extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre : Marine se fait couler un bain, CasaPound, sous la carapace du nouveau fascisme italien, L'antifascisme, c'est l'affaire de toutes et tous ! , La Dieudosphère, bien plus vaste qu'elle n'en a l'air, Einsatzgruppen : les commandos de la mort, Six mois déjà ...., On n’est pas au bout de Le Pen : Le fascisme rouge, les complotistes ( théorie falacieuse), Les théories du complot : conspirationnistes et droites extrêmes, Zeitgeist: un film proche de l'extreme droite! , Manif’ dans un bénitier, Un fascisme made in France ?, Un fascisme made in France ? 0 , l'action des identitaires à Poitiers

La pensée complotiste : pensée complotiste d'A. SoralDédiabolisation du FN ? Créé le mardi 03 octobre 2017

La pompe à phynance - Les blogs du Diplo : - de Frédéric Lordon ( cf  source : Conspirationnisme : la paille et la poutre - Les blogs du Diplo )

Ils ont voté Front National, Clément Méric agressé par l'extrême-droite, Au nom de la race et de la science, Les sectes politiques et leurs gourous : Soral, Asselineau, Chouard, Adieu Frigide Barjot 

La société de SURVEILLANCE
 
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