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04/03/2014

Homs, chronique d'une révolte

Bonsoir à toutes et à tous!

  

Homs, chronique d'une révolte

Film réalisé en 2013 par Talal Derki   

 

 
 
 
L’image contient peut-être : arbre, plein air et nature
 
 
En six ans de guerre, qui ont causé des centaines de milliers de morts, entraîné le départ de quelques 12 millions de déplacés et réfugiés, l'ONU n'a rien su faire pour mettre un terme aux combats. Avec pourtant une quinzaine d'agences, des milliers d'employés et plusieurs milliards d'euros de budger, la présente onusienne au chevet de la Syrie n'a pas réussi à apporter la paix, ni à soulager les populations, ni même à éviter la plus grande crise des réfugiés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Comment expliquer cette impuissance ? 
 

Pendant l'été 2011, Abdel Basset Sarout, footballeur de 19 ans, devient à Homs l'un des leaders des manifestations pacifiques qui, tous les vendredis, dans les rues, bravent le régime de Bachar al-Assad. Ses chansons improvisées contre la dictature enflamment la jeunesse de la ville. Il est le leader d'une fougueuse bande de shabab (jeunes) décidés à en découdre avec le régime, dont un vidéaste de 24 ans, Oussama, qui préfère le rôle de témoin à celui de combattant. Peu à peu, sous ses yeux et ceux du réalisateur Talal Derki, alors que le régime cible la population civile, les jeunes dissidents se transforment en guerriers. A partir de l'automne, la capitale de la révolution est la cible de bombardements massifs. Près de deux années durant, jusqu'en avril 2013, Talal Derki filme au plus près la résistance...

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 01/03/2014

 

Lors des manifestations non violentes qui ont marqué le début de la révolte en Syrie, le cinéaste Talal Derki se trouvait à Homs où, deux années durant, il a filmé au péril de sa vie l'engagement d'opposants au régime de Bachar el-Assad. Le documentaire qu'il en a rapporté, distingué au dernier festival de Sundance par un Prix du jury, s'attache plus particulièrement à deux jeunes rebelles : le footballeur Abdelbasset al-Sarout, gardien de but et chanteur, et Oussama al-Homsi, étudiant et vidéaste, dont la différence des tempéraments se révèle au fil des épreuves. Une « chronique » dont la forme elliptique et heurtée accuse l'évidente rudesse des conditions de réalisation. Pour colmater les brèches, raconter ce qu'il ne peut montrer et établir une temporalité, Talal Derki recourt au commentaire.

 

Ces réserves posées, Homs, chronique d'une révolte frappe par ce qu'il donne à lire d'une réalité humaine où l'on passe de l'engagement pacifiste à l'affrontement armé, d'un espoir de changement à une lassitude teintée de désespoir, qui pousse les insurgés d'hier à se rêver martyrs. « J'ai perdu tous mes amis proches », confie Abdelbasset pour expliquer son envie d'en finir. Le plan qui nous le montre assis dans un couloir, un lance-roquettes entre les jambes, ses paupières tombant, tandis qu'à l'extérieur d'autres armes crépitent, compte parmi les images qui nous restent d'un film certes pas accompli, mais d'une force indubitable. — François Ekchajzer http://www.dailymotion.com/video/x1de5qo_homs-chronique-d...  

 

 

 

A 23h40, Arte diffuse Syrie : instantanés d'une histoire en cours, réalisé par le collectif Abou Naddara, dont la chaîne avait présenté, voilà tout juste un an, quelques excellents courts métrages.



François Ekchajzer

 

 En images

27/02/2014

Syrie : l’insoutenable image des affamés de Yarmouk

Les réfugiés font la queue pour recevoir de l’aide alimentaire (Unrwa/AP/SIPA).

Pierre Haski | Cofondateur

 

Cette photo a été prise lors d’une distribution de nourriture dans un camp de réfugiés palestiniens situé aux portes de Damas. Ils sont des milliers à attendre, à quelques mètres des snipers de l’armée de Bachar el-Assad.

C’est une photo insoutenable. Elle a été prise le 31 janvier dans le camp palestinien de Yarmouk, aux portes de Damas, mais vient seulement d’être rendue publique par le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), une agence des Nations Unies.

On y voit une interminable file d’attente de milliers de personnes attendant de recevoir de l’aide alimentaire après des mois de blocus de leur camp par l’armée syrienne, les privant de tout, et en particulier de nourriture. Une longue cohorte de pauvres hères qui s’étire entre deux rangées d’immeubles en ruines, signe des terribles bombardements auxquels ces bâtiments ont été soumis.

« Un lourd tribut aux rigueurs de l’hiver »

Le 28 décembre, Jean-Pierre Filiu nous racontait sur son blog, dans l’indifférence de la période des fêtes de fin d’année, le calvaire des 18 à 20 000 habitants piégés à Yarmouk sur les quelque 100 000 que comptait ce camp de réfugiés avant les combats.

 Une politique d’extermination » En Syrie, le crime de guerre est devenu la norme  Editorial. 

 Document: Syrie, "La Guerre sale" de Bachar-El-Assad


 

«  

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 60.000 personnes sont mortes en six ans sous la torture ou à cause des terribles conditions de détention dans les prisons du régime. Des enquêteurs de l'ONU ont accusé en février 2016 le régime de Damas d'"extermination" de détenus, affirmant que les morts massives de prisonniers étaient le résultat d'une "politique d'Etat".


 
Disparus, la guerre invisible en Syrie Arte 2017 03 07 22 51 - YouTube

 nSyrie: «chambre de torture» selon l'ONU  estimant que le conflit qui entre dans sa septième année est "la pire catastrophe provoquée par l'homme depuis la Seconde Guerre mondiale".

Il expliquait :

« Le camp [situé à moins de 10 kilomètres du centre de Damas, ndlr] est encerclé depuis février 2013, mais un point de passage vers le reste de la capitale syrienne, contrôlé par les forces gouvernementales, continuait d’être ouvert. Ce barrage a été scellé en juillet dernier, malgré les appels répétés des Nations unies à la levée du siège.

Le 27 décembre 2013, la nouvelle est tombée que cinq personnes étaient mortes de faim à Yarmouk. Parmi les victimes, une femme, un handicapé et un vieillard. Le camp de réfugiés étant coupé du monde, il est possible que le bilan soit plus élevé. En tout état de cause, la population épuisée va payer un très lourd tribut aux rigueurs de l’hiver, car il a neigé à Damas ces derniers jours, une catastrophe pour les réfugiés assiégés. »

Mercredi, le quotidien britannique The Guardian rapportait que le HCR avait finalement pu commencer à apporter de l’aide humanitaire aux réfugiés assiégés ces dernières semaines : 7 000 colis alimentaires, « une goutte d’eau dans l’océan », selon un porte parole de l’agence onusienne.

Le point de distribution se situe dans un no man’s land dans le champs de tir de snipers de l’armée de Bachar el-Assad, ajoute le porte parole, qui souligne que certains réfugiés trop faibles pour se déplacer n’ont sans doute pas reçu d’aide, faute de pouvoir aller jusqu’à eux.

La semaine dernière, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté une résolution incitant toutes les parties au conflit en Syrie à faciliter l’aide humanitaire. Une résolution qui a du mal à être mise en œuvre, ce qui explique sans doute la diffusion des photos par le HCR.

« Plus jamais ça ? »

Ce n’est que l’un des aspects d’un conflit qui dure depuis trois ans avec son interminable cortège de souffrances, de morts, de destructions, sans que rien n’y personne ne veuille réellement, ou ne se donne les moyens, d’y mettre fin.

Mais cette image m’a hanté depuis que je l’ai découverte sur le site du Guardian mercredi 26 février.

Elle en évoque d’autres, d’autres camps, d’autres époques y compris récentes après lesquelles le monde a crié « plus jamais ça ». Eh bien non, les habitants de Yarmouk paient pour savoir que ce n’était qu’un slogan, que la « communauté internationale » n’a toujours pas les moyens et la volonté d’empêcher que telles scènes se reproduisent.

Des témoignages bouleversants qui accablent la passivité de l'Occident face à un nouveau crime contre l'humanité qui dure maintenant depuis 3 ans. Honte aux Parlementaires anglais qui se sont opposés à une intervention, honte à Obama qui s'est lâchement débiné. Mais honte d'abord aux opinions occidentales qu'il leur aurait fallu affronter. Les rebelles ne demandaient rien d'autre que la liberté, et ils la demandaient pacifiquement. Comme les Ukrainiens. La liberté dont nous jouissons en Occident, nous n'en sommes pas dignes.

 
 
 

A l'image de Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l’EI : Le charismatique gardien de but de football d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News : « Nous allons nous organiser, changer nos armes, réunir les gens prêts à agir(…). Nous y retournerons. » Ecœuré d’avoir été « abandonné » par l’opposition – « lâche » et minée par les divisions – et « trahi » par la communauté internationale, l’ancien gardien de but de football propulsé icône de la révolte d’Homs ne s’avouait pas vaincu. Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif : Un an plus tard, foulard noué autour du front, petite barbe et kalachnikov à l’épaule, le chantre pacifique s’est fait guérillero. Face à la multiplication des massacres de civils, Sarout ne croit plus une victoire possible sans le recours aux armes. Il prend la tête d’un groupe de jeunes prêts à en coudre pour défendre leurs idéaux de liberté et de dignité. « Je veux mourir en martyr », confie-t-il à la caméra de Talal Derki, les yeux dans le vague et un lance-roquettes coincé négligemment entre les cuisses. Lui qui a réchappé plusieurs fois de la mort se sent bien seul face à la disparition de ses proches.Talal Derki a observé le basculement progressif du rebelle modéré d’Homs vers l’idéologie djihadiste. Quelques jours avant de capituler face aux troupes du ­régime en mai, Sarout s’en remet au Front Al-Nosra, la branche ­syrienne d’Al-Qaida, et à l’EI pour sauver les rebelles assiégés. Se sentant « trahi » par l’« abandon » d’Homs, puis « marginalisé » au sein de l’opposition, il avait confié à un ancien compagnon de dissidence, Thaer Al-Khalidiya, son désir de passer à l’EI. Dans une photo récente diffusée sur le site de Twitter, le jeune homme apparaît vêtu du qamis, le vêtement long et noir des djihadistes.

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-Zor.

le visionnage d'une sorte d'OVNI cinématographique baptisé The Grand Budapest Hotel. The Grand Budapest Hotel : Bande-annonce [Officielle] VOST HD ... , The Grand Budapest Hotel Official Trailer (HD) Wes ... - YouTube : . Wikipédia


J'aurais dû lire le synopsis plus attentivement : l'intrique débute quelques semaines avant le déclenchement d'une "grande guerre" -- comme de juste en plein hiver -- au centre de l'Europe. Le tout sur fond de décors enneigés aussi joyeux que des photos en noir et blanc du front franco-allemand dans la région de Verdun un matin de brouillard verglaçant.


Le le Grand Hôtel constitue une métaphore de la Civilisation avec un grand "C".
 
Grandeur et décadence


Vous l'aurez sûrement compris, j'ai bien aimé cette petite fantaisie cinématographique, cette parenthèse en marge des productions cinématographiques bourrées d'effets spéciaux numériques qui visent à faire "plus vrai que le vrai".



Une analogie intéressante...
Je ne suis pas critique de cinéma mais seulement scrutateur du monde géopolitique et interprète du comportement des dirigeants « élites » politiques... De sorte qu'il ne m'a pas fallu plus de quelque minutes pour établir l'analogie entre le parti-pris de la perfection symétrique constituant la structure narrative de Grand Budapest Hôtel et le rapport de force évoqué par des livres comme le Meilleur des Monde d’Howles,  Fahrenheit  484, 1984 d’Orwels, Globalia de JC Ruffin. …

Même en forçant l'artifice comme pour The Grand Budapest Hotel, les financiers drogués aux liquidités sont convaincus -- et jureraient sous la torture -- que Wes Anderson a juste filmé le monde réel.

Sauf que notre monde, ce n'est pas du cinéma
Dès que nous allumons nos écrans, nous constatons que la planète regorge de milices vêtues de gris et de kaki qui tuent "de vrais gens pour de vrai"... et que les guerres commencent en hiver, comme dans The Grand Budapest Hotel.

Je subodore que si le pouvoir ukrainien a été renversé en même temps que la flamme olympique s'éteignait à Sotchi, cela fait partie d'un scénario parfaitement planifié. En effet, Moscou ne pouvait pas, en pleine trêve olympique, envoyer ses troupes sauver les régimes à l'agonie de dictateurs alliés de la Russie.

 

Aller plus loin

Homs, chronique d'une révolte - Télévision - Télérama

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 Arte - Homs, chronique d'une révolte - 04-03-2014 - TVRip - T411

 « Homs, chronique d'une révolte »

 

 
Editorial du « Monde ». 

Lire aussi :   Près de 13 000 détenus ont été tués dans une prison syrienne en cinq ans, selon AmnestyRithy Panh : « Je ne sais pas s’il y a un abattoir humain à Damas. Mais je veux savoir, connaître »Dans un rapport soigneusement documenté, publié au début de la semaine, Amnesty International décrit, par le détail, cette machine de mort qu’est le régime de Bachar Al-Assad – celui qu’aiment tant visiter quelques députés français.

 

Poutine pour toujours ? réalisé en 2014 par Jean-Michel Carré  Date de sortie : 26 février 2014  

21/08/2013

Quoi encore, la Syrie ?

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Quoi encore, la Syrie ?

 

Conseil de sécurité de l'ONU

 

En juin, plusieurs pays occidentaux, dont la France, avaient pu confirmer que du gaz sarin avait bien été utilisé en Syrie depuis le début de l'année, sur la base d'échantillons rapportés du terrain par plusieurs sources. Une équipe d'une dizaine d'experts de  l’Onu se trouve en Syrie depuis plusieurs jours précisément pour enquêter sur l’utilisation présumée d’armes chimiques sur trois sites : à Khan al-Assal (près d’Alep), Ataybé, près de Damas, et à Homs, dans le centre du pays

 

Le Nouvel Obs: "SYRIE. Attaque meurtrière aux gaz neurotoxiques dans la région de Damas"

Le Nouvel Obs: SYRIE. A Damas, "un massacre commis par le régime à l’aide de gaz toxiques"

Le Nouvel Obs "Syrie: au moins 100 morts dans des bombardements près de Damas"

Le Nouvel Obs: "SYRIE. Plus de 1.300 morts dans une attaque à l’arme chimique, affirme l’opposition"

Le Parisien: "L’armée aurait utilisé des gaz toxiques ce matin près de Damas".

L’Express: "Syrie: de nouveaux bombardements meurtriers à l’arme chimique" …

BFMTV: "Syrie: une attaque au gaz neurotoxique fait au moins 213 victimes"

Le Monde: "Syrie : des opposants dénoncent une attaque chimique sur Damas"

Le Monde: "Syrie : l’armée accusée de bombardements massifs et d’attaques chimiques"

 

Le Figaro " L'opposition syrienne dénonce un massacre à l'arme chimique Par Isabelle Lasserre , le 21/08/2013 

 

  
Syrie, dans l'enfer d'Alep Ligne de Front

 

 

Documentaire sur la guerre à Alep en Syrie réalisé par ... - YouTube :  

 

De ce qui était autrefois le cœur économique du pays, il ne reste presque plus rien. De la vieille ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, ne subsistent que des ruines. Méthodiquement, les chars, les mortiers et les hélicoptères de Bachar Al-Assad ont détruit des quartiers entiers.

La plupart des habitants ont fui. A Alep, ne restent plus que les combattants et leurs familles ; ceux qui n'ont pas les moyens de partir également. Nous sommes allés à la rencontre de ces hommes et ces femmes pour comprendre leurs motivations, leurs espoirs, pour découvrir aussi comment on survit dans Alep assiégée.

Nous avons rencontré Abdul Malik. A 29 ans, cet ancien employé de l'industrie pharmaceutique se bat aujourd'hui avec la kalachnikov de son frère, tombé au combat il y a quelques semaines. Nous avons découvert ses hommes aussi, ces combattants sunnites qui deux fois par semaine risquent leur vie pour ravitailler les retraités chrétiens de leur quartier.

Nous avons suivi ces combattantes kurdes qui, à moins de 30 ans, dirigent les opérations sur le front, des dizaines d'hommes sous leurs ordres. Chez ces citoyens de deuxième zone, on combat pour reprendre son quartier, pour reconquérir son identité aussi.

Dans la banlieue d'Alep, nous avons rencontré Yasser, l'ancien forgeron devenu artificier pour la cause. Ses roquettes de fortunes et ses grenades artisanales lui ont déjà coûté une main mais chaque jour, il perfectionne ses inventions...

Nous avons vu les hommes en noir aussi, les djihadistes. Mieux armés, mieux entrainés que la plupart des rebelles, ils gagnent du terrain. Contre Bachar bien sûr mais pour Dieu surtout.

Alep, un an après, c'est le portrait d'une ville dévastée qui tente de renaitre dès que les bombardements cessent, c'est le portrait surtout de ses habitants. De ceux qui vivent et qui font la guerre en Syrie.

 

Le Conseil de sécurité est paralysé par le veto russe. Certes Moscou est isolée et même Pékin ne suit plus. Mais elle reste maîtresse du jeu avec son soutien à un régime en passe de reconquérir une bonne partie de la Syrie dite utile. Ce sera une victoire de courte durée qui ne fera qu’alimenter encore un peu plus le djihadisme mais le Kremlin aura réussi à démontrer qu’il est à nouveau incontournable comme à l’époque de la guerre froide.

 

Alep Syrie , vivre avec la guerre documentaire - YouTube : 


Alep Syrie , vivre avec la guerre documentaire - YouTube

 

 

 

Syrie: guerre pas souhaitable (Dempsey) - Par le figaro.fr avec AFP  le 21/08/2013 à 22:47

 

 

Une intervention militaire américaine en Syrie ne déboucherait pas sur une situation favorable aux Etats-Unis, les rebelles syriens ne soutenant pas les intérêts de Washington, estime le plus haut gradé américain, Martin Dempsey.

Dans ce courrier adressé lundi au démocrate Eliot Engel, élu à la chambre des Représentants, le général Dempsey, chef d'état-major interarmées, met en avant l'atomisation de l'opposition syrienne et le poids des groupes armés extrémistes au sein de la rébellion pour justifier son opposition à une intervention, même limitée. "Je considère que le camp que nous choisissons (de soutenir, ndlr) doit être prêt à promouvoir ses intérêts et les nôtres quand l'équilibre penchera en sa faveur. Aujourd'hui ce n'est pas le cas", assène le général.



"Nous pouvons détruire l'aviation syrienne", responsable de nombreux bombardements de civils, "ce ne serait pas décisif sur un plan militaire mais cela nous engagerait résolument dans le conflit", explique-t-il, ajoutant que si la puissance américaine "peut changer l'équilibre militaire" en Syrie, "elle ne peut résoudre les problèmes historiques ethniques, religieux et tribaux sous-jacents qui alimentent le conflit". Les troubles en Syrie ont des "racines profondes", ajoute-t-il. C'est un "conflit de long terme entre des factions multiples et la lutte violente pour le pouvoir continuera après la fin du règne d'Assad", pronostique le principal conseiller militaire du président américain, qui appelle à évaluer l'intérêt d'un engagement militaire limité "dans ce contexte". Syrie : Kurdes et djihadistes ouvrent un nouveau front



Pour le général Dempsey, qui était la semaine dernière en visite en Israël et en Jordanie, pays frontaliers de la Syrie, une intervention militaire américaine aurait également des "retombées qui rendraient nos alliés et partenaires moins en sécurité". Depuis le début du conflit en mars 2011, Washington se contente d'apporter un soutien non létal aux rebelles syriens et de fournir de l'aide humanitaire. Dans son courrier, le général Dempsey se dit favorable à une aide humanitaire sur une "échelle bien plus importante" qu'actuellement.

L'administration Obama a promis en juin un "soutien militaire" aux rebelles, restant floue sur sa nature. Mercredi, Washington a demandé une enquête "en urgence" de l'ONU après les accusations de l'opposition syrienne sur une attaque chimique à grande échelle qui aurait fait 1.300 morts selon les rebelles

 

- Selon nos informations, des opposants au régime syrien, encadrés par des commandos jordaniens, israéliens et américains, progressent vers Damas depuis la mi-août.
Cette offensive pourrait expliquer le possible recours du président syrien Bachar el-Assad à des armes chimiques. Lire l'intégralité de notre article en cliquant ici. La CIA encadreraient quelques centaines d'hommes de l'armée syrienne libre dans le Sud. «On parle à demi-mot de ces opérations secrètes depuis déjà un moment», note le chercheur, qui s'est d'ailleurs rendu en Jordanie récemment  Par lefigaro.fr, le 22/08/2013

 

 
 

Alors que David Cameron

vient d'abandonner sa proposition d'armer les rebelles syriens, le Royaume-Uni a-t-il livré des composants permettant de fabriquer des armes chimiques au régime de Bachar el-Assad Un rapport parlementaire révèle l'exportation par le pays de 12,3 milliards de livres (14 milliards d'euros) d'armement à 25 nations figurant sur sa propre liste de régimes sensibles.

Selon le comité de contrôle des exportations d'armesde la Chambre des communes, du fluorure de sodium, qui peut servir à la fabrication d'armes chimiques, a été exporté vers la Syrie ces deux dernières années. source : le Figaro du 18/07/2013

L'ami russe

 

Dessin de Danziger

 

We are seeing children who have lost vision in one eye because of the shrapnel."

Civilians are also presenting symptoms of psychological trauma.

 

10/07/2013

Transition a marche forcée

 

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La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans

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 Sur les perspectives révolutionnaires en France
 
«  Les idées de la classes dominantes sont aussi à toutes les époques les idées dominantes ; autrement dit la classes qui a la puissance matérielle dominante de la société est aussi la puissance dominante spirituelle.  La classe qui dispose des moyens moyens matérielle dispose du même coup des moyens de productions intellectuelle, si bien que , l'un dans l'autre, les pensées de ceux à qui sont refusés qui refusés les moyens de production intellectuelle sont soumises du même coup  à cette classe dominante. Les idées dminantes ne sont pas autre chose que l'expression idéale des rapports matériels dominants, elles sont les rapports matériels dominants saisis sous la forme d'idées, donc d'expression des rapports qui font d'une classe la classe dominante ; autrement dit, ce sont les idées de la révolution ».

 

Lorsqu'une élection arrive, Internet s'en va. Le pouvoir en place cherche surement à éviter une contestation comme ce fut le cas en 2009 , en tout cas ne pas venir des candidats. Deux d'entre eux, ont tout siplement été disqualifié. Iran, la présidentielle déjà verrouillé : . La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans - citoyenactif, La confrérie, enquête sur les frères musulmans – YouTube :

 

L'armée & le peuple - mercredi, 03 juillet 2013

En Egypte,  après le second tour de la présidentiellele qui a vu la victoire de Morsi, le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) a longuement hésité à accepter le résultat des élections. Si aujourd'hui elle se présente comme étant côté du peuple, et se déclare prête à mourir et à verser son sang pour le pays, il est utile de rappeler que durant un an et demi sa gestion de l'Egypte s'est révélée catastrophique.

Alain Gresh, dans son article "Egypte, l’armée et le peuple unis ?" précise ainsi que :

  • le CSFA porte une responsabilité majeure dans la transition chaotique qui a suivi le départ de Hosni Moubarak ;
  • durant la révolution et la période où elle a exercé le pouvoir, l’armée a réprimé, arrêté, fait disparaitre, torturé des centaines de personnes, comme l’a confirmé un rapport publié par le quotidien britannique The Guardian (lire « Vers une intervention de l’armée en Egypte ? ») ;
  • l’armée a tiré sur les manifestants qui protestaient contre les attaques visant les coptes. Ce massacre s’est produit devant le siège de la télévision (Maspéro) en octobre 2011 (lire « Egypte : sanglante répression contre les coptes »).

  

Transition a marche forcée : le président par intérim presse le pas. après l'annonce de nouvelle législative, il a nommé azenaom premier ministre et Mohammed El-Baradei, vice président

 

Egypte : tentative d'appaisement : Au lendemain des violences qui ont fait plus de 50 morts, au Caire essentiellement parmi les pro Morsi , le président par Intérim Assim Monsour a été contraint d'accéléré le pas. Dés cette nuit, il a avancé l'organisation de nouvelle législative et de nouvelle constitution et ce soir , il a nommé l'économiste libéral Essam Bellaoui premier et le prix nobel de la paix Mohammed El-Baradai un temps envisagé a ce poste, mais contesté a ce poste est finalement vice premier ministre. Reste a savoir si ces nominations calmerons les esprits.

 

Egypte : La transition ou le chaos : C'est finalement cet homme qui a été choisi pour sortir l'Egypte de la crise. L'économiste Assaid Elouad Lahoui, anciennement ministre des finances en 2011 a été nommé à la tète du gouvernement de transition égyptien. Figure de proue de l'opposition, Mohammed El-Baradei  occupera quand à lui le poste de vice président en chef.en charge des relations internationales.  Pour les Frères musulmans, pas questions de reconnaitre ce gouvernements de transitions. Toute la journée, ils ont aussi protesté contre le décret émi la nuit dernière par le président par intérim Alim Asour . Le texte prévoit l'organisation d'élection législative d'ici 2014 et une réforme de la constitution

 

Abdulruhman Albir, grand mufti des frères musulmans : " Nous ne reconnaissons ni le push militaire, ni ce qui en a découlé. Donc inutile de parler de décret qui ont été émis par des gens qui n'ont aucun pouvoir légitime.

 

La nuit dernière, les frères musulmans ont enterrés leurs morts. 51 personnes ont été enterrés lundi. L'armée a ouvert le feux sur des partisans pro Morsi. Le pays est plus que jamais divisé entre forces laiques et religieuses. mais selon les experts, l'armée négocierait en coulisse avec les frères musulmans quand a leur avenir dans le pays.

 

Michael Luders, politologue, expert du proche orient : " tant que les frères musulmans seront en prisons, tant que l'armé continuera a faire des morts dans leurs rangs, il sera très difficile de normaliser la situation . Il se peut qu'une partie des frères musulmans entre dans la clandestinité. et qu'ils commencent a s'en prendre à l'armée et aux forces laïques de ce pays avec des attentats à la bombe.

 

Le front entre les frères musulmans et l'armée se durcit. Les généraux ont fait savoir qu'ils ne toléreraient aucune manifestation contre le gouvernement de transitions

 

Michael Luders : " Il n'ya guère de raisons d'être optimiste pour l'Egypte. Il est possible que l'armée se dise que pour rétablir le calme dans le pays, mieux vaut que nous prenions nous même le pouvoir au moins pour un temps et même si elle ne veut pas occuper elle même le pouvoir, elle a sous la main des marionnettes qu'elle pourra elle même rendre responsable d'un éventuel échec politique.

 

Avant d'en arriver là, le nouveau gouvernement de transition va s'efforcer de sortir le pays de l'impasse, il a sept mois pour réussir la phase de transition et mettre remettre l'Egypte sur pied.

 

Egypte : ramadan bien sombre : Vous le savez, ce jour est particulier pour la majorité des musulmans du monde. Demain des l'aube commencera le jeune du ramadan. Un mois de purification, mais aussi un  mois de réjouissance et de retrouvaille. Mais dans une Egypte cette vieille de ramadan est donc particulièrement douloureuse. cf Egypte : un ramadan bien sombre - videos.arte.tv, Egypte : un ramadan bien sombre - Arte

 

Des envoyés spéciaux d'ARTE journal ont suivi une famille dans ces derniers préparatifs. Au menu donc de la joie, mais aussi beaucoup d'inquiétude.

 

La famille Ibrahim vit dans un quartier pauvre du Caire. En 2012, ils ont voté pour le parti des Frères Musulmans avec beaucoup d'espoir. Depuis 10 jours, Wael est accroché a son poste de télévision. Il veut savoir ce qui se passe ici dans son pays. Il assure que pour les prochaines élections il ne votera pas. Une chose est sur, il est désormais très pessimiste.

 

Wael Ibrahim, barbier : " Tout cela m'inquiète énormément. Le bain de sang d'hier, c'est très triste. Je ne sais pas du tout de quoi sera fait notre avenir. Demain s'est le début du ramadan, c'est un jour très spécial pour nous

 

Salma sa fille est étudiante. Les derniers évènement en Egypte lui font craindre le pire.Salma Ibrahim " Ce qui m'inquiète le plus est la situation économique, mais avec les évènements d'hier, je me dis que le terrorisme va peut etre 'installer dans notre pays. Nous nous haissons tellement entre nous, il y a des violences quotidienne dans la rue. J'ai peur que ces violences gagnent les maisons.

 

Direction le bazar pour les achats avant ce mois sacré Wael amène toute sa famille. Cette année entre les incertitudes politique et la crise économique, on se sert la ceinture. Wael Ibrahim : " C'est bien simple, les prix ont quasimment doublé depuis l'année dernière. On va donc acheter moitié moins de chose cette année. pour le ramadan. Pour le vendeur, la situation est catastrophique. Mohammad Abdallah, commerçant : " On a moins de clients qu'avant. Il n'y a plus d'argent.

 

Imane, une jeune danseuse rencontré sur place résumme en quelques mots la situation du pays. Imam Mohammad, danseuse : " Tout est trop cher actuellement/ Je ne sors plus trop,  J'achète moins. La situation politique est tellement tendue. Je ne sais pas ou tout cela va nous conduire et cela me fait très peur. "

 

Une vieille de ramadan incertaine donc, chacun retient son souffle en espérant que le pays ne sombrera pas dans une logue crise ponctuée de nombreuses violences.

 

Jour de prière, jour de colère : En Egypte, les partisans du président destitué Mohammed Morsi veulent protester dans tout le pays.

 

Egypte : les pro Morsi en marche : En ce premier mois sacré du ramadan (vendredi 12 juillet 2013) l'heure n'est pas au recueillement. En Egypte, les frères musulmans ont appelés leurs frères a manifesté par millions dans tout le pays.

 

Il prépare le repas pour rompre le jeune. Comme tout les Egyptiens, les partisans du président Morsi se sont rassemblés hier dans les rues du Caire pour célébrer ensemble le ramadan et préparer la manifestation d'aujourd'hui. Pour le premier jour du mois du ramadan, ils veulent que leurs partisans convergent en masse vers la capitale. Safwat Hegazi , Imam, frères musulmans : Notre objectifs est de mobiliser aux moins 15 millions d'Egyptiens pour que tout le monde puisse voir que ce ne sont pas seulement les manifestants d'ici qui refusent le push, mais l'Egypte tout entière"

 

Toute l'Egypte, ni plus ni moins, les Frères musulmans veulent se nommer comme les véritables représentants du peuple égyptien. Les opposants à la place Tahrir, ce sont eux qui sont omniprésent dans les rues. Mais cela ne leur suffit pas, derrière la mosquée Rabat , le siège des frères musulmans, les frères musulmans ont installé leur propre centre de presse. Assistant car les médias égyptiens sont jugées trop partiale. Hassan Labani, coordinateur du centre de presse des Frères musulmans : " Le problème, c'est que certains médias, surtout les médias locaux, sont malheureusement sous influence, dirigeaient par des putschistes et des journalistes qui ont repris les reines des journaux nationaux et de certains médias privés.

 

Les frères musulmans veulent se débarrasser d'ennemi de la démocratie qui leur colle à la peau. Les Pro Morsi sont engagés dans une nouvelle guerre : celle des images. Ils comptent bien la gagner.

 

 

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Erdogan face au mur du silence , Méditerranéennes , Ils ont voté Front National, Le "printemps turc" , Les chefs , Une nouvelle dictature...Deux Egypte face a face - Altermonde  : : Egypte, l'ultimatum de l'opposition 

 
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