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12/02/2016

Un ennieme sommet syrien

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L’opposition syrienne dans une impasse

Après cinq ans de massacres et de destruction qui ont poussé la population syrienne à l’exil, voilà que Moscou et Téhéran promettent une nouvelle vie au régime de Bachar El-Assad”,s’indigne Al-Hayat dans son éditorial daté du 11 février, alors qu’une réunion internationale doit se tenir à Munich pour tenter de trouver une solution au conflit syrien. Cette rencontre se déroule moins de deux semaines après la suspension de négociations intersyriennes entre le régime et l’opposition parrainées par les Nations unies

 

- Syrie : pour les acteurs locaux et régionaux, la paix est encore loin, par Myriam Benraad. La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU va se heurter à une série d’obstacles qui compromet gravement son application et risque de déboucher sur encore plus de chaos en Syrie.

Les années Obama (3/4) - ARTE
 

 Alep « est devenu le summum de tout ce que compte le catalogue d’horreurs en Syrie », s’est ému Stephen O’Brien, qui a fustigé « des règles de la guerre systématiquement bafouées en Syrie ». « Il n’y a plus de limites, plus de lignes rouges », a t-il déploré

3. La guerre à reculons
Acte III : comment, en dépit des espoirs que son discours, au Caire, a soulevés dans le monde arabe, Obama va échouer à sortir les États-Unis du bourbier créé au Moyen-Orient par la guerre de George W. Bush en Irak et Syrie.Alep, tache indélébile de l'héritage Obama - La politique syrienne du président américain a été faite d'hésitations et d'erreurs de calcul.

Ce sera la tache noire de son bilan de politique étrangère. Un déshonneur qui restera dans l'histoire. Bill Clinton avait quitté la Maison-Blanche courbé par le fardeau que faisait peser sur lui sa décision de ne pas intervenir pour faire cesser le génocide du Rwanda, en 1994. Barack Obama portera sans doute comme une pierre l'agonie d'Alep et la destruction de la Syrie.

Depuis le début de la crise au printemps 2011, la politique syrienne du président américain a été faite d'hésitations et d'erreurs de calcul. Obama a refusé de soutenir franchement la rébellion au début de la guerre, politiquement et militairement, alors même qu'il avait demandé le départ de Bachar el-Assad dès 2012. Il a renoncé au dernier moment à faire respecter sa ...

A lire : Les années Obama A lire : Quoi encore, la Syrie ?

 

Russia and Turkey, which backs the armed opposition to Assad, brokered the ceasefire agreement in the hope of preparing the way for peace talks in Kazakhstan in the new year.

Cet ennemie sommet , ne va pas arrêter une guerre a tué plus de 400.000 Syriens selon le figaro, Le quotidien britannique The Guardian a publié jeudi le rapport accablant d'une ONG syrienne, le Syrian Centre for Policy Research(SCPR) qui brosse un tableau catastrophique de l'état du pays après cinq années de guerre civile et le Monde  ressemble aux autres avec le même " incertitude"", "le manque de chance de réussite", le blocage des belligérant, la focalisation Accès humanitaire plutôt qu’arrêt immédiat des bombardements Alors que l'ONU a stoppé ses propres statistiques, une ONG syrienne estime que 11,5% de la population du pays a perdu la vie ou été blessée dans un conflit qui dure depuis près de cinq ans.

69,3% des Syriens en état d'extrême pauvreté

Quelques 100.000 civils se trouvent actuellement dans les camps aménagés en Syrie près de la frontière turque, y compris les 35.000 qui ont fui les combats en cours autour de la ville d'Alep, a indiqué aujourd'hui le vice-Premier ministre turc Yalçin Akdogan. "Il y a maintenant neuf camps de l'autre côté de la frontière où sont hébergées 100.000 personnes", a déclaré Yalçin Akdogan à la presse devant le poste-frontière turc d'Oncupinar, précisant qu'un dixième camp était en cours de construction à 3 kms de la Turquie.

 

A lire : L'hypocrisie diplomatique

 

Pas d’accord sur un cessez-le-feu permanent, un piège selon les rebelles

Le cessez-le-feu, c’est un piège. Le régime va continuer à nous attaquer, sous couvert de lutte contre le “terrorisme”. Mais nous, nous n’aurons plus le droit de riposter. Dans cette situation, nos hommes risquent de rejoindre très vite les rangs du Front Al-Nosra et de l’Etat islamique », justifie Abdel Moneim Naassan, commandant de l’ASL à Marea, sur le front avec l’EI.

 

Instrumentaliser Daech

 

“Des dizaines de milliers de Syriens ont dû abandonner leurs maisons pour fuir les bombardements, mais les avions de Vladimir Poutine les poursuivent d’un refuge à l’autre. Le président russe veut tout simplement les chasser de leur pays, et peu importe si ce sont les milices des ayatollahs iraniens qui les délogent de leurs foyers”, poursuit l’éditorialiste d’Al-Hayat.

 

La Russie, l’Iran et le régime syrien “s’emploient à instrumentaliser Daech pour diaboliser l’opposition syrienne et justifier son écrasement, comme l’a souligné le secrétaire d’Etat américain John Kerry. Des déclarations qui ne sont d’ailleurs pas très convaincantes. Car finalement il n’y a plus guère de différences entre John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov, sauf que ce dernier applique ce qu’il annonce alors que les Américains nous inondent d’annonces qui se révèlent être de gros mensonges

 

  Moyen-Orient : quelles sont les véritables intentions des Russes ?

 

Peu d’illusions sur un apaisement durable selon le Monde

 

 «Bachar el-Assad nourrit Daech», a relevé le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en prônant une stratégie globale contre les terroristes. Les islamistes se présentent comme la seule opposition au dictateur et profitent de l'affaiblissement de l'opposition modérée

 

  1. . « Nous n’avons aucune assurance qu’ils vont arrêter de bombarder Alep. Mais ils ont pris le risque de s’engager sur une cessation des hostilités : si dans une semaine ou deux, il n’y a pas d’évolution, ils en porteront la responsabilité », averti un diplomate français. Le retour en force du Front Al-Nosra à Alep, à la faveur des combats des derniers jours, n’augure pas une accalmie.

 

« La dynamique de ce conflit va dans le sens d’une intensification, car il y a une absence de leadership dans le camp anti-Assad avec la mise en retrait des Américains », conclut cette source.

Le monde titrait :" COMPTE RENDU Peu d’illusions sur l’accord pour une trêve humanitaire en Syrie 10  : Après d’intenses négociations à Munich, John Kerry et Sergueï Lavrov ont annoncé un plan comprenant l’accès humanitaire à certaines villes assiégées et une cessation temporaire des hostilités".


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/#1JIDLJQ3qyh1Qj7m.99

 Surtout si l'on écoute les dernières déclarations de Bachar Al Assad et la trêve honteuse qui offre les moyens légitime à la Russie de continuer a bombarder la rébellion modérée.

 

Moscou soupçonné de jouer double jeu

 

. Alors que la nuit dernière, les États-Unis et la Russie se sont mis d'accord, sur une cessation des hostilités en Syrie dans un délai d'une semaine. «Depuis le début de la crise, nous croyons totalement aux négociations et à l'action politique. Cependant, négocier ne signifie pas qu'on arrête de combattre le terrorisme» affirme Assad.Les russes, le régime syrien et l'Iran  désignent par «terroriste» ses opposants armés, qu'ils appartiennent à une tendance modérée ou djihadiste. "En Syrie, les Russes pourraient tester par endroits un arrêt des combats sur mesure" dit le figaro Les premières zones où la violence est susceptible de baisser sont la région de Daraa au sud, frontalière de la Jordanie, et la banlieue de Damas". Cela ressemble a des concession en trompe l'oeil comme celle d'il y a un mois qui avait permis aux russes et aux régimes au contraire de bombarder plus largement la population et penant par surprise une coalition bien naive et couarde..

C'est la première interview accordée par le dictateur syrien, à un média occidental, depuis l'échec le mois dernier des pourparlers de Genève et le lancement, au début du mois, par son armée, d'une offensive militaire dans la région d'Alep, appuyée par l'aviation russe.

Bachar al-Assad ne veut rien lâcher. Bien au contraire. Son pays est à feu et à sang depuis cinq ans, mais il se dit déterminé à reprendre le contrôle de toute la Syrie, aujourd'hui divisée entre des portions contrôlées par le régime, des rebelles et des djihadistes. «Il n'est pas logique de dire qu'il y a une partie de notre territoire à laquelle nous renoncerons», déclare-t-il à l'AFP. Mais en est-il capable? «Que nous soyons capables de le faire ou non, c'est un but que nous chercherons à atteindre sans hésitation», assure-t-il, tout en le concédant: les combats contre les rebelles qui cherchent depuis près de cinq ans à le renverser pourraient être «longs».

 

Cacophonie au sein de l'Elysée  entre François Hollande et Laurent Fabius. interrogé sur le départ de Laurent Fabius du poste de chef de la diplomatie française, Bachar al-Assad juge que «le changement de personnalités n'est pas vraiment d'une grande importance» et que c'est «plutôt le changement de politique» qui compte. A ses yeux, c'est à Paris de faire «un geste envers» son régime. Et non l'inverse. Jeudi,François Hollande a répété qu'il souhaitait voir le chef d'État syrien quitter le pouvoir". Il est vrai que depuis le 13 octobre, la priorité de la France n'est plus le départ du dictateur syrien, mais la lutte contre Desch, faisant au passage oublié les exactions, les crimes de guerres, le drame des réfugiés en méditerranée dont il est en grande partie responsable. Réagissant aux accusations de crimes de guerre, le président syrien affirme que la plupart des rapports des institutions des Nations unies sont «politisés» et infondés. «Je ne crains ni ces menaces ni ces allégations» assure-t-il. Dans leur dernier rapport, des experts mandatés par le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu, ont accusé le régime Assad d'«exterminer» des détenus, «battus à mort ou décédés des suites de leurs blessures ou d'actes de torture». «Il est évident que les autorités gouvernementales administrant les prisons et centres de détention étaient au courant que les morts se produisaient sur une échelle massive», soutiennent les enquêteurs de l'Onu. Selon eux, des dizaines de milliers de personnes, dont des femmes et enfants, croupissent aujourd'hui dans les prisons gouvernementales syriennes

 

«Les Américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir : veulent-ils une guerre permanente ?»

Dmitri Medvedev, premier ministre russe

Intervention turque et saoudienne, pour officiellement contrer Daesch ( bien épargné par les bombardement Russe), mais surtout pour ne pas se laisser distancer sur la scène syrienne par les Russe et l'Iran, a déclenché la colère de Poutine qui promet dans la foulée, qu'en cas d'intervention, c'est une troisième guerre mondiale qui se profile.

Et de conclure : “L’objectif de Moscou est d’aboutir à une solution militairement imposée et non pas négociée. Une position qui semble, malgré les apparences, convenir à Washington, qui a abandonné la résistance syrienne à son triste sort depuis belle lurette. Si la Russie mène le régime syrien vers une victoire dont l’avenir reste incertain, les Etats-Unis se sont pour leur part spécialisés dans la gestion des défaites de ceux qui pensent être leurs alliés ou leurs amis.”

Pour Myriam Benraad.Outre offrir des garanties tangibles sur le terrain, cette option est la moins coûteuse et incertaine à leurs yeux. Dans ces conditions, la lutte à mort engagée de longue date entre Damas et ses adversaires désignés – mais aussi, et plus silencieusement, au sein de chaque camp – risque fort de durer.

Depuis près de cinq ans, la guerre en Syrie aurait fait plus de 400.000 morts et poussé des millions de personnes à l'exil. et la listes des litanies n'est pas prêt de s'arreter.

A lire : Le prochain grand conflit

08/07/2014

Kafranbel renvoient dos-à-dos tous les « menhabbakjis »

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Nous ne devons plus nous tenir a des "idoles", des hommes " politiques providentielles" qui nous promettent mond et merveille, pour mieux nous décevoir par la suite

 

 
 

 

 

« Etoiles de jour » d’Ossama Mohammed au Ciné-Club syrien

 

Kafranbel renvoient dos-à-dos tous les « menhabbakjis »

Pour agrémenter le rassemblement populaire du vendredi 4 juillet, les activistes de Kafranbel, dans le nord de la Syrie, ont réalisé une nouvelle caricature qui tourne en dérision tous les menhabbakjis, les adorateurs de Bachar al-Assad et de son système de répression symbolisé par un godillot de militaire, comme les sympathisants de Da'ech et de sa vision étriquée de l'islam évoquée par un cadenas.

 Sur les tuniques des deux comparses : "Menhabbak (nous t'aimons)".

 

Sur l'habit des deux comparses : "Menhabbak (nous t'aimons)"

 

Il va sans dire que toute éventuelle ressemblance avec des personnages connus, quelle que soit leur nationalité, ne pourrait être de la part des artistes ayant réalisé ce dessin que le fruit du hasard. Il convient plutôt d'y voir un hommage aux caricatures de l'artiste Ali Farzat. Ils lui ont en effet emprunté aussi bien le thème du cadenas par lequel celui-ci illustre depuis longtemps la fermeture d'esprit des radicaux...

Terrorisme (02)

... que celui de la chaussure militaire, le bastar, qui symbolise le système répressif instauré en Syrie par la coalition militaro-affairo-baassiste dirigée par le clan des al-Assad.

''Répression'' (Ali Farzat)

 

L'Etat de Barbarie

''Répression 2'' (Ali Farzat)

  

 

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Les dernières créations des activistes de Kafranbel sont accessibles ici.

Un échantillon des caricatures d'Ali Farzat est regroupé  et . 

 

Il n'y a pas quand Syrie que l'on bafoue les droits de l'Homme. En Israël aussi : avec la multiplication de la colonisation. au Soudan, en Russie....

Israël a peur des rétorsion comme nous l'explique le ministre israéliens. Lorsqu'Israël est insulté, il doit réagir. Cet homme politique membre du foyer juifs, un collectif d'extrême droite est à la conclusion du nouveau gouvernement Israélien qui n'est pas du tout du gout d'Israël car le Hamas en fait partie et par la décision de la poursuite de la construisons des colonies est pointée par l'opposition israélienne comme une provocation, une erreur diplomatique. L'état hébreu risque en effet de perdre le soutien de la communauté internationale s'il poursuit de tels agissements

Les raisons de la colère

 Gaza : qui en profite ?

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EN DIRECT: Proche-Orient: Au moins 17 Palestiniens tués par les raids israéliens... Explosions entendues à Jérusalem...

 La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans Documentaire/Reportage: Les Frères Musulmans, cette secte au pouvoir dans de nombreux pays ,

 

Irak : l'Iran s'en mèle - altermonde

Source de Conflit - Citizen Khane

le tourbillon jihadiste : Citoyenactif

 

 

citoyen actif

syrie : citoyen actif

politique : citoyen actif

PDF]  Flores Magon.qxd

PDF]  Ricardo Flores Magon - Futur noir - Free

RESiSTANCE - Brigada Flores Magon est officiellement mort

Altermonde-sans-frontières] Le chef de guerre

 

iran, élection présidentielle, esfandiar rahim mashaie, ahmadinejad, l'ayatollah ali khamenei,, racisme, géopolitique, documentaire, gardiens de la révolution, documentairereportage, les frères musulmans,

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04/03/2014

Homs, chronique d'une révolte

Bonsoir à toutes et à tous!

  

Homs, chronique d'une révolte

Film réalisé en 2013 par Talal Derki   

 

 
 
 
L’image contient peut-être : arbre, plein air et nature
 
 
En six ans de guerre, qui ont causé des centaines de milliers de morts, entraîné le départ de quelques 12 millions de déplacés et réfugiés, l'ONU n'a rien su faire pour mettre un terme aux combats. Avec pourtant une quinzaine d'agences, des milliers d'employés et plusieurs milliards d'euros de budger, la présente onusienne au chevet de la Syrie n'a pas réussi à apporter la paix, ni à soulager les populations, ni même à éviter la plus grande crise des réfugiés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Comment expliquer cette impuissance ? 
 

Pendant l'été 2011, Abdel Basset Sarout, footballeur de 19 ans, devient à Homs l'un des leaders des manifestations pacifiques qui, tous les vendredis, dans les rues, bravent le régime de Bachar al-Assad. Ses chansons improvisées contre la dictature enflamment la jeunesse de la ville. Il est le leader d'une fougueuse bande de shabab (jeunes) décidés à en découdre avec le régime, dont un vidéaste de 24 ans, Oussama, qui préfère le rôle de témoin à celui de combattant. Peu à peu, sous ses yeux et ceux du réalisateur Talal Derki, alors que le régime cible la population civile, les jeunes dissidents se transforment en guerriers. A partir de l'automne, la capitale de la révolution est la cible de bombardements massifs. Près de deux années durant, jusqu'en avril 2013, Talal Derki filme au plus près la résistance...

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 01/03/2014

 

Lors des manifestations non violentes qui ont marqué le début de la révolte en Syrie, le cinéaste Talal Derki se trouvait à Homs où, deux années durant, il a filmé au péril de sa vie l'engagement d'opposants au régime de Bachar el-Assad. Le documentaire qu'il en a rapporté, distingué au dernier festival de Sundance par un Prix du jury, s'attache plus particulièrement à deux jeunes rebelles : le footballeur Abdelbasset al-Sarout, gardien de but et chanteur, et Oussama al-Homsi, étudiant et vidéaste, dont la différence des tempéraments se révèle au fil des épreuves. Une « chronique » dont la forme elliptique et heurtée accuse l'évidente rudesse des conditions de réalisation. Pour colmater les brèches, raconter ce qu'il ne peut montrer et établir une temporalité, Talal Derki recourt au commentaire.

 

Ces réserves posées, Homs, chronique d'une révolte frappe par ce qu'il donne à lire d'une réalité humaine où l'on passe de l'engagement pacifiste à l'affrontement armé, d'un espoir de changement à une lassitude teintée de désespoir, qui pousse les insurgés d'hier à se rêver martyrs. « J'ai perdu tous mes amis proches », confie Abdelbasset pour expliquer son envie d'en finir. Le plan qui nous le montre assis dans un couloir, un lance-roquettes entre les jambes, ses paupières tombant, tandis qu'à l'extérieur d'autres armes crépitent, compte parmi les images qui nous restent d'un film certes pas accompli, mais d'une force indubitable. — François Ekchajzer http://www.dailymotion.com/video/x1de5qo_homs-chronique-d...  

 

 

 

A 23h40, Arte diffuse Syrie : instantanés d'une histoire en cours, réalisé par le collectif Abou Naddara, dont la chaîne avait présenté, voilà tout juste un an, quelques excellents courts métrages.



François Ekchajzer

 

 En images

27/02/2014

Syrie : l’insoutenable image des affamés de Yarmouk

Les réfugiés font la queue pour recevoir de l’aide alimentaire (Unrwa/AP/SIPA).

Pierre Haski | Cofondateur

 

Cette photo a été prise lors d’une distribution de nourriture dans un camp de réfugiés palestiniens situé aux portes de Damas. Ils sont des milliers à attendre, à quelques mètres des snipers de l’armée de Bachar el-Assad.

C’est une photo insoutenable. Elle a été prise le 31 janvier dans le camp palestinien de Yarmouk, aux portes de Damas, mais vient seulement d’être rendue publique par le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), une agence des Nations Unies.

On y voit une interminable file d’attente de milliers de personnes attendant de recevoir de l’aide alimentaire après des mois de blocus de leur camp par l’armée syrienne, les privant de tout, et en particulier de nourriture. Une longue cohorte de pauvres hères qui s’étire entre deux rangées d’immeubles en ruines, signe des terribles bombardements auxquels ces bâtiments ont été soumis.

« Un lourd tribut aux rigueurs de l’hiver »

Le 28 décembre, Jean-Pierre Filiu nous racontait sur son blog, dans l’indifférence de la période des fêtes de fin d’année, le calvaire des 18 à 20 000 habitants piégés à Yarmouk sur les quelque 100 000 que comptait ce camp de réfugiés avant les combats.

 Une politique d’extermination » En Syrie, le crime de guerre est devenu la norme  Editorial. 

 Document: Syrie, "La Guerre sale" de Bachar-El-Assad


 

«  

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 60.000 personnes sont mortes en six ans sous la torture ou à cause des terribles conditions de détention dans les prisons du régime. Des enquêteurs de l'ONU ont accusé en février 2016 le régime de Damas d'"extermination" de détenus, affirmant que les morts massives de prisonniers étaient le résultat d'une "politique d'Etat".


 
Disparus, la guerre invisible en Syrie Arte 2017 03 07 22 51 - YouTube

 nSyrie: «chambre de torture» selon l'ONU  estimant que le conflit qui entre dans sa septième année est "la pire catastrophe provoquée par l'homme depuis la Seconde Guerre mondiale".

Il expliquait :

« Le camp [situé à moins de 10 kilomètres du centre de Damas, ndlr] est encerclé depuis février 2013, mais un point de passage vers le reste de la capitale syrienne, contrôlé par les forces gouvernementales, continuait d’être ouvert. Ce barrage a été scellé en juillet dernier, malgré les appels répétés des Nations unies à la levée du siège.

Le 27 décembre 2013, la nouvelle est tombée que cinq personnes étaient mortes de faim à Yarmouk. Parmi les victimes, une femme, un handicapé et un vieillard. Le camp de réfugiés étant coupé du monde, il est possible que le bilan soit plus élevé. En tout état de cause, la population épuisée va payer un très lourd tribut aux rigueurs de l’hiver, car il a neigé à Damas ces derniers jours, une catastrophe pour les réfugiés assiégés. »

Mercredi, le quotidien britannique The Guardian rapportait que le HCR avait finalement pu commencer à apporter de l’aide humanitaire aux réfugiés assiégés ces dernières semaines : 7 000 colis alimentaires, « une goutte d’eau dans l’océan », selon un porte parole de l’agence onusienne.

Le point de distribution se situe dans un no man’s land dans le champs de tir de snipers de l’armée de Bachar el-Assad, ajoute le porte parole, qui souligne que certains réfugiés trop faibles pour se déplacer n’ont sans doute pas reçu d’aide, faute de pouvoir aller jusqu’à eux.

La semaine dernière, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté une résolution incitant toutes les parties au conflit en Syrie à faciliter l’aide humanitaire. Une résolution qui a du mal à être mise en œuvre, ce qui explique sans doute la diffusion des photos par le HCR.

« Plus jamais ça ? »

Ce n’est que l’un des aspects d’un conflit qui dure depuis trois ans avec son interminable cortège de souffrances, de morts, de destructions, sans que rien n’y personne ne veuille réellement, ou ne se donne les moyens, d’y mettre fin.

Mais cette image m’a hanté depuis que je l’ai découverte sur le site du Guardian mercredi 26 février.

Elle en évoque d’autres, d’autres camps, d’autres époques y compris récentes après lesquelles le monde a crié « plus jamais ça ». Eh bien non, les habitants de Yarmouk paient pour savoir que ce n’était qu’un slogan, que la « communauté internationale » n’a toujours pas les moyens et la volonté d’empêcher que telles scènes se reproduisent.

Des témoignages bouleversants qui accablent la passivité de l'Occident face à un nouveau crime contre l'humanité qui dure maintenant depuis 3 ans. Honte aux Parlementaires anglais qui se sont opposés à une intervention, honte à Obama qui s'est lâchement débiné. Mais honte d'abord aux opinions occidentales qu'il leur aurait fallu affronter. Les rebelles ne demandaient rien d'autre que la liberté, et ils la demandaient pacifiquement. Comme les Ukrainiens. La liberté dont nous jouissons en Occident, nous n'en sommes pas dignes.

 
 
 

A l'image de Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l’EI : Le charismatique gardien de but de football d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News : « Nous allons nous organiser, changer nos armes, réunir les gens prêts à agir(…). Nous y retournerons. » Ecœuré d’avoir été « abandonné » par l’opposition – « lâche » et minée par les divisions – et « trahi » par la communauté internationale, l’ancien gardien de but de football propulsé icône de la révolte d’Homs ne s’avouait pas vaincu. Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif : Un an plus tard, foulard noué autour du front, petite barbe et kalachnikov à l’épaule, le chantre pacifique s’est fait guérillero. Face à la multiplication des massacres de civils, Sarout ne croit plus une victoire possible sans le recours aux armes. Il prend la tête d’un groupe de jeunes prêts à en coudre pour défendre leurs idéaux de liberté et de dignité. « Je veux mourir en martyr », confie-t-il à la caméra de Talal Derki, les yeux dans le vague et un lance-roquettes coincé négligemment entre les cuisses. Lui qui a réchappé plusieurs fois de la mort se sent bien seul face à la disparition de ses proches.Talal Derki a observé le basculement progressif du rebelle modéré d’Homs vers l’idéologie djihadiste. Quelques jours avant de capituler face aux troupes du ­régime en mai, Sarout s’en remet au Front Al-Nosra, la branche ­syrienne d’Al-Qaida, et à l’EI pour sauver les rebelles assiégés. Se sentant « trahi » par l’« abandon » d’Homs, puis « marginalisé » au sein de l’opposition, il avait confié à un ancien compagnon de dissidence, Thaer Al-Khalidiya, son désir de passer à l’EI. Dans une photo récente diffusée sur le site de Twitter, le jeune homme apparaît vêtu du qamis, le vêtement long et noir des djihadistes.

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-Zor.

le visionnage d'une sorte d'OVNI cinématographique baptisé The Grand Budapest Hotel. The Grand Budapest Hotel : Bande-annonce [Officielle] VOST HD ... , The Grand Budapest Hotel Official Trailer (HD) Wes ... - YouTube : . Wikipédia


J'aurais dû lire le synopsis plus attentivement : l'intrique débute quelques semaines avant le déclenchement d'une "grande guerre" -- comme de juste en plein hiver -- au centre de l'Europe. Le tout sur fond de décors enneigés aussi joyeux que des photos en noir et blanc du front franco-allemand dans la région de Verdun un matin de brouillard verglaçant.


Le le Grand Hôtel constitue une métaphore de la Civilisation avec un grand "C".
 
Grandeur et décadence


Vous l'aurez sûrement compris, j'ai bien aimé cette petite fantaisie cinématographique, cette parenthèse en marge des productions cinématographiques bourrées d'effets spéciaux numériques qui visent à faire "plus vrai que le vrai".



Une analogie intéressante...
Je ne suis pas critique de cinéma mais seulement scrutateur du monde géopolitique et interprète du comportement des dirigeants « élites » politiques... De sorte qu'il ne m'a pas fallu plus de quelque minutes pour établir l'analogie entre le parti-pris de la perfection symétrique constituant la structure narrative de Grand Budapest Hôtel et le rapport de force évoqué par des livres comme le Meilleur des Monde d’Howles,  Fahrenheit  484, 1984 d’Orwels, Globalia de JC Ruffin. …

Même en forçant l'artifice comme pour The Grand Budapest Hotel, les financiers drogués aux liquidités sont convaincus -- et jureraient sous la torture -- que Wes Anderson a juste filmé le monde réel.

Sauf que notre monde, ce n'est pas du cinéma
Dès que nous allumons nos écrans, nous constatons que la planète regorge de milices vêtues de gris et de kaki qui tuent "de vrais gens pour de vrai"... et que les guerres commencent en hiver, comme dans The Grand Budapest Hotel.

Je subodore que si le pouvoir ukrainien a été renversé en même temps que la flamme olympique s'éteignait à Sotchi, cela fait partie d'un scénario parfaitement planifié. En effet, Moscou ne pouvait pas, en pleine trêve olympique, envoyer ses troupes sauver les régimes à l'agonie de dictateurs alliés de la Russie.

 

Aller plus loin

Homs, chronique d'une révolte - Télévision - Télérama

 Regarder Homs, chronique d'une révolte en replay sur internet ...

 Arte - Homs, chronique d'une révolte - 04-03-2014 - TVRip - T411

 « Homs, chronique d'une révolte »

 

 
Editorial du « Monde ». 

Lire aussi :   Près de 13 000 détenus ont été tués dans une prison syrienne en cinq ans, selon AmnestyRithy Panh : « Je ne sais pas s’il y a un abattoir humain à Damas. Mais je veux savoir, connaître »Dans un rapport soigneusement documenté, publié au début de la semaine, Amnesty International décrit, par le détail, cette machine de mort qu’est le régime de Bachar Al-Assad – celui qu’aiment tant visiter quelques députés français.

 

Poutine pour toujours ? réalisé en 2014 par Jean-Michel Carré  Date de sortie : 26 février 2014  

 
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