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03/06/2013

Le "printemps turc"

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 Sur les perspectives révolutionnaires en France
 
 Vous accordez bien au peuple "l'égalité des droits" mais vous gardez bien de lui concéder "l'égalité des moyens de les exercer"; car tous mes droits, si je n'ai pas moyen de les exercer, sont pure fiction, pur mensonge.

BAKOUNINE


Il y a .une différence immense entre la "liberté sociale", large, humaine, bienfaisante et réelle pour tout le monde que réclame le prolétariat, et la "liberté politique", nécessairement privilégiée, exclusive et restreinte que réclame aujourd'hui vainement le radicalisme bourgeois.

"Comment, restreinte et privilégiée !" s'écrient les vertueux républicains radicaux indignés. "Ne demandons-nous pas l'égalité des droits civils, juridiques et politiques pour tout le monde et une constitution populaire fondée sur le suffrage universel, avec un Assemblé nationale composée de représentants du peuple et dont 1es décisions seront même soumises au besoin à la votation directe du peuple ?".

Taisez-vous tartufes; car vous savez fort bien qu'avec tout cela vous resterez les maîtres et le peuple, l'esclave !

bakounine

 

Le printemps turc

En Turquie, les contestataire sont toujours déterminé à demander la démission du premier ministre . cf

 

Turquie, contestation de fond

Le mouvement de contestation de recep Tayyip Erdogan gagne de l'ampleur. 235 manifestations en moins d'une semaine, selon des sources officielles. La nuit dernière a encore été agité à Istanbul et Ankara. Turquie : La dérivea autoritaire de l'AKP : Un petit air de place Tahrir et de printemps arabe. Nous ne sommes pas au Caire, mais à Istanbul, des dizaines de milliers de personnes ont convergés vers la place Taxin cette après midi dans le calme après deux jours d'émeutes et de répressions violentes. Une victoire pour ceux qui réclament le départ du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan accusé de dérives autoritaires.

 

Sirri Sureya Onder, député turc ( pro-kurde) :

" Oublier le peuple, ne pas l'inclure dans les décisions et tenter de dire ; " c'est fait, c'est comme cela" , la période est révolue. "

 

Ce lundi, Istanbul ressemble à un champs de bataille, la nuit dernière a été agité. C'est à coup de lance à eaux et de grenades lacrymogènes que les manifestants ont été délogés de la place Taxin. Ils se sont remobilisés ensuite, jusque tard dans la nuit près des bureaux du premier ministre Receip Tayyip Erdogan dont ils réclament la démission pour son islamisation à marche forcée de la société turc. A Ismir, les manifestants ont mis le feu au siège de l'AKP , affrontement également à Ankara ou de nombreuses personnes ont été arrêtées. 1700 dans tout le pays selon le ministère de l'intérieur, qui affirme que la plupart ont été relâchées, ce que confirment les organisations des droits de l'Homme. Selon Amnesty International, 2000 personnes ont été blessées et deux autres ont été tuées ces 5 derniers jours.

 

Sous la pression international, Receip Tayyip Erdogan a finit par concéder du bout des lèvres des actions parfois extreme de la police, mais il reste droit dans ses bottes.

 

Recep Tayyip Erdogan, premier ministre turc :

" Les manifestants disent que Tayyip Recep erdogan est un dictateur, je n'ai rien a dire s'il nomme une personne qui s'est mis aux services de la nation de dictateur".

 

Recep Tayyip Erdogan a confirmé qu'une mosquée serait bâti sur la place taxin, principale lieu de manifestation d'Istanbul. C'est ce projet de réaménagement urbain qui a mis le feu au poudre, signe de l'irruption de la religion dans l'espace public, de l'autocensure des médias et de la corruption des sphères du pouvoir qui a mis le feu au poudre. Alors que le mouvement gagne de l'ampleur en Turquie, la diaspora dénonce les violences policières et réclament à son tour le départ du gouvernement.

 

En savoir plus :

La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans

La colère contre le " Nouveau Sultan"  - L'indigné révolté

27/03/2012

« Tahrir, place de la libération »

 
« Tahrir, place de la libération »
projection-débat du film de Stefano Savona
mardi 27 mars, au cinéma Chaplin Denfert (Paris 14e)
Tahrir, place de la libération Bande-annonce
 

Il y a un peu plus d'un an, les révolutions arabes constituaient une opportunité historique pour la démocratie dans les pays d'Afrique du Nord. Mais qu'en est-il aujourd'hui ? Leur aura-t-il suffi de se défaire de régimes corrompus et liberticides pour voir satisfaites leurs revendications ?
Tahrir, place de la libération Bande-annonce
 
Pour en discuter, nous avons le plaisir de vous inviter à une projection du film « Tahrir, place de la libération », mardi 27 mars à 20h45 au cinéma Chaplin Denfert.
Cette projection sera suivie d'un débat animé par Yann Mens, rédacteur en chef d'Alternatives Internationales, en présence de Penelope Bortoluzzi, productrice du film et de Delphine Pagès-El Karoui, spécialiste de l'Egypte et maître de conférence au département d'études arabes de l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (Inalco). 
 
« Tahrir, place de la libération »
mardi 27 mars à 20h45
cinéma Chaplin Denfert
24 place Denfert-Rochereau, 75014 Paris
(métro Denfert-Rochereau)
Tarif unique : 7 €
 
En partenariat avec le cinéma Chaplin Denfert
 
N'hésitez pas à transférer ce message !
 
 
"Tahrir, place de la Libération" : un film emporté par la révolution ...


 
« Tahrir, place de la libération »

25/07/2011

La Tunisie redoute un été explosif avant les élections

19 juillet 2011

La Casbah, 15 juillet. Hassene Dridi / AP

Tunisie.jpg

Après la dispersion brutale d'un nouveau sit-in, peu suivi, à la Casbah de Tunis, vendredi 15 juillet, la contestation contre le gouvernement de transition a pris un tour violent, faisant craindre un été explosif en Tunisie. "La Casbah était complètement assiégée et des bus jaunes longeaient les rues et étaient remplis à craquer par les policiers des Brigades de l'ordre public", témoigne Khaoula Zoghlami, sur le site collaboratif Nawaat. "Coups de matraque, insultes et bombes lacrymogènes" ont fusé, s'indigne Zohra Abid, dans le journal électronique Kapitalis. Des dizaines de personnes -dont Ghassen Zouari publie la liste- ont été arrêtées et agressées, parmi lesquels des journalistes couvrant le sit-in.


Ces événements ont conduit à une nouvelle flambée de violence en Tunisie. Samedi, six policiers ont été blessés à Menzel Bourguiba, une ville au nord de Tunis, dans l'attaque d'un poste de police. A Sidi Bouzid, ville emblématique de la révolution tunisienne, des jeunes sont descendus, dimanche, dans les rues pour protester contre la répression à la Casbah, rapporte Smari Farouk sur le blog Sidi Bouzid 17. Dans la nuit de dimanche à lundi, ils se sont opposés à l'armée, qui a tenté de les disperser par des tirs à balles réelles. Thabet Belkacem, un garçon de 14 ans, a été tué, deux autres ont été blessés et neuf personnes ont été arrêtées. Selon le ministère de l'intérieur, l'adolescent aurait été atteint par une balle, qui aurait ricoché lors de tirs de sommations des forces de l'ordre.


Une vidéo des événements de Menzel Bourguiba, le 17 juillet 2011.
Malgré un retour au calme, la situation dans le pays reste tendue. A Sidi Bouzid, Smari Farouk parle d'un "état de panique au sein de la population". "La ville est sous le choc. On n'avait pas vu une telle violence depuis la révolution", a déclaré un responsable associatif de la ville. Un couvre-feu a été décrété dans le gouvernorat, entre 22h et 5h du matin, rapporte la page Facebook du groupe Tunisie.
Un reportage de BFMTV diffusé le 19 juillet sur les violences à Sidi Bouzid.


UNE TENTATIVE DE DÉSTABILISATION

L'adresse à la nation, lundi 18  juillet, du premier ministre tunisien, Béji Caïd Essebsi, n'a pas apaisé la rue qui appelait à nouveau, depuis vendredi, à sa démission. M. Caïd Essebsi a implicitement évoqué une tentative de déstabilisation dans le pays, relevant "une concomitance étrange" entre le sit-in de la Casbah et les troubles dans plusieurs villes du pays. "Ceux qui ont volé des armes veulent renverser le régime", a-t-il ajouté, en référence aux armes et munitions dérobées lors de l'attaque du poste de police à Menzel Bourguiba.


Une concomitance logique, estime au contraire Foued Frini sur le site collaboratif Nawaat. A l'appel de la Casbah 3, "la réponse du pouvoir a été la bastonnade, le gazage et la répression tous azimuts [...]. Or, cette répression s’est déclenchée automatiquement, dès les premières heures du sit-in, sans qu’il n’y ait eu à aucun moment recours à des négociations sérieuses [...]. Toute action appelant une réaction, et la violence engendrant la violence, ce qui s’en suivit le soir même est du déjà vu, et certains n’attendent que ce genre d’occasions pour faire bouger leurs pions de l’ombre". Il dénonce ainsi "l’autisme politique, l’irresponsabilité et le cynisme du discours de Beji Caïd Essebsi, qui ne font que mettre encore plus les feux aux poudres, et nous promettent à tous des 'vacances explosives'".


Le discours du premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi, le 18 juillet 2011 (en arabe).
Pour le premier ministre tunisien, les responsables sont tout désignés. "Il y a des troubles pour empêcher la tenue des élections. Ces élections, elles auront lieu bon gré mal gré le 23 octobre comme prévu", a-t-il déclaré. "Il y a des partis politiques et des mouvements marginaux qui ne sont pas prêts pour les élections, car ils sont sûrs de ne pas les remporter", a accusé M. Caïd Essebsi sans les citer, évoquant "certains mouvements extrémistes religieux". Des accusations dans le sens desquelles ont abondé, mardi 19 juillet, deux des principaux partis tunisiens, le Parti démocratique progressiste et le parti Ettajdid, parlant respectivement de "tentatives de déstabilisation" et de "plan méthodique pour ébranler la stabilité" de la Tunisie.

 

 Tunisie 1.jpgRached Ghannouchi. Zoubeir Souissi /Reuters

"L'allusion au parti islamiste Ennahdha est lourde, commente le journal Kapitalis, sauf qu’à l’analyse, ce parti, auquel les sondages d’opinion donnent de bons scores à l’élection du 23 octobre, n’a aucun intérêt à retarder cette élection". Et de fait, Ennahda a démenti toute implication dans ces violences, lors d'une conférence de presse, mardi 19 juillet (en vidéo en arabe). "Nous n'essayons pas de déstabiliser ou de faire tomber le gouvernement provisoire", a martelé son président, Rached Ghannouchi, assurant soutenir le processus électoral.


Pour Foued Frini, ces accusations sont infondées. "Il continue à accuser et à cibler les mêmes partis, tout en tirant un trait sur la mutinerie simultanée des prisons, le financement des casseurs par les ex-RCDistes et les acolytes de la mafia des familles et financière, les snipers etc… Sans se soucier le moins du monde de ceux qui orchestrent toute cette déstabilisation, tapis dans l’ombre et à l’affut de la moindre occasion", critique-t-il. Et de conclure : "L’irresponsabilité, à trois mois des élections, c’est de ne pas désigner ni poursuivre les vrais responsables de ces actes graves, qui sont derrière l’insécurité dans laquelle vivent pratiquement la majorité des Tunisiens, et qui continuent à sévir et à tirer les ficelles".


Ce regain de violences ne fait qu'accroître des inquiétudes déjà vives quant au bon déroulement de la transition démocratique. "La Tunisie se divise. Les lignes de démarcations, politiques, sociales et économiques se creusent. Le consensus implicite qui réunissait tous les Tunisiens contre le régime de Ben Ali, ses turpitudes et sa pourriture, se dilue et le doute s’installe", s'inquiète Ferid Belhaj, dans une tribune sur Kapitalis. Y voyant les "signes menaçants de la détérioration de la situation dans le pays", il appelle les Tunisiens à la responsabilité. Or, le retour à la stabilité ne se fera qu'avec "un gouvernement solide, légitime et stable". Ce qui justifie, selon M. belhadj, que le peuple puisse s'exprimer, le 23 octobre, par voie référendaire sur le maintien du gouvernement de transition actuel jusqu'à la tenue des élections législatives et présidentielle.

 

 
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