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16/01/2010

Nanotechnologies : tous cobayes de la nano-bouffe ?

Après les OGM, les nanotechnologies s'invitent dans notre assiette : les nano-aliments, traités avec des nano-pesticides et contenus dans des nano-emballages, se multiplient. A la clé : de faramineux profits financiers pour les industriels et des risques environnementaux et sanitaires aujourd'hui impossibles à évaluer. Le tout dans une totale et incroyable - absence de règles et de contrôles.Source : Nanotechnologies : tous cobayes de la nano-bouffe ? Par Agnès Rousseaux (14 janvier 2010) du site basta

Des aliments intelligents qui s'adaptent aux goûts du consommateur, des vêtements qui repoussent l'eau, des matériaux qui s'auto-réparent, de la « poussière intelligente » qui enregistre discrètement les conversations... Bienvenue dans le nano-monde ! Un univers où la science bricole des particules invisibles au microscope et empile des atomes à l'échelle du nanomètre, c'est-à-dire un milliardième de mètre [1]. Les nanotechnologies seront à la base d'une troisième révolution industrielle au cours du 21e siècle, nous promet-on.

Une révolution qui passe aussi par nos assiettes sans controle  ni étiquetage ( 106 nano-aliments déjà commercialisés selon Selon l'ONG les Amis de la Terre, c'est toute la chaîne alimentaire qui est aujourd'hui « contaminée ». voir Son rapport intitulé « Du Laboratoire à nos assiettes : les nanotechnologies dans l'alimentation et l'agriculture. et  2 000 nanoparticules manufacturées déjà commercialisées, et plus de 600 produits de consommation concernés selon L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset)..... Alors, prêts pour une nourriture « atomiquement modifiée », aux effets encore inconnus ?

 « Une technologie de confort pour les pays riches » ( selon le site : a lire)  Et vous qu'en pensez vous?

Certains voient les nano-aliments comme une « aubaine » pour les paysans du Sud.  ou Vers un nouveau scandale sanitaire ?

« Dans le cas des OGM, nous avons obligé Monsanto à rendre publiques des études partielles de toxicité dissimulées au public. Des études semblables n'existent pas sur la nocivité des nanoparticules, souligne la Fondation Sciences citoyennes. Et les lanceurs d'alerte sont actuellement dissuadés par tous les moyens (poursuites en justice...) de briser la propagande officielle ». Pour Rose Frayssinet, nous sommes face à un risque encore plus grand que les OGM. «
Les OGM, c'est un secteur, alors que les nanotechnologies concernent tous les
secteurs. Les risques sont d'autant plus difficiles à analyser. On ne peut pas avoir une vision globale des implications ».


Selon l'auteur il est difficile en effet de contrôler le comportement de nano-particules.


« Les données disponibles indiquent que certaines nanoparticules insolubles peuvent franchir les différentes barrières de protection, se distribuer dans le corps et s'accumuler dans plusieurs organes, essentiellement à partir d'une exposition respiratoire ou digestive », prévient une étude de l'Afsset, en 2006. ....». Quant à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), après avoir rappelé que des études extérieures montrent de possibles altérations de l'ADN par les nano-particules [2], elle confesse « l'impossibilité d'évaluer l'exposition du consommateur et les risques sanitaires liés à l'ingestion de nanoparticules. » Très rassurant...

Nano-particules : l'amiante du 21ème siècle ?

Selon une étude britannique et Marie- Claude Jaurand, (directeur de recherche à l'INSERM )démontrent l'existence d'un risque (lesion ADN et formation d'aberration chroosomique). Face à ces risques, que font les instances compétentes ? Pas grand chose. Les instruments règlementaires sont inadaptés. Ministères et agences sanitaires sont complètement dépassés (les documents les plus récents publiés sur le site du ministère de la Santé datent de 2007). L'évaluation des risques doit être totalement repensée.

Les systèmes d'autorisation de mise sur le marché reposent sur la composition chimique des produits. Pour les nanoparticules, cela ne suffit pas, car les effets dépendent aussi de l'organisation spatiale des éléments atomiques et de leur taille. Un élément non toxique peut le devenir à l'échelon nanométrique. « Le dioxyde de titane et les dioxydes d'argent n'ont pas les mêmes propriétés au niveau nanométrique et au niveau macroscopique, explique Rose Frayssinet. ..... Et juste derrière, on met les produits sur le marché.C'est aberrant ! ».

Concernant la production et la mise sur le marché, les industriels se réfèrent à la directive européenne REACH. Celle-ci est pourtant insuffisante. Seules les substances chimiques produites en quantité supérieure à une tonne par an y sont soumises. Vu la taille des nano-particules, cette quantité de production n'est pas toujours atteinte.
Et pour le moment, aucune obligation d'étiquetage n'existe, même si le Parlement européen commence à se saisir de cette question.

L'État finance sans s'inquiéter des conséquences

« No data no market » (pas de données, pas de marché). Telle est la position défendue par de nombreuses associations écologistes, qui espèrent être rejointes par les syndicats de salariés. Elles demandent> un moratoire sur les nano-produits. Et des procédures d'évaluation des risques adaptées. Les ONG souhaitent aussi débattre de l'utilité sociale des nanotechnologies, en particulier dans le secteur alimentaire.

Le gouvernement français a lancé en 2009 le plan Nano-Innov, qui vise à placer la France parmi les pays les plus en pointe sur les nanosciences, en encourageant la recherche fondamentale à travailler « avec les entreprises pour mettre au point des technologies, déposer des brevets, créer des produits ». 70 millions d'euros ont été consacrés l'an dernier à ce projet. En parallèle, aucun fonds n'est dédié aux études toxicologiques et aux impacts sanitaires et environnementaux.

Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, a souligné à l'occasion du lancement de ce plan l'excellence de la recherche nationale sur les nanotechnologies (5ème rang mondial [4]) mais se désole que seulement 290 brevets aient été déposés en 2005, ce qui représente moins de 2% des brevets mondiaux.
Car le secteur peut rapporter gros. La National Science Foundation (NSF) américaine évalue le marché des nanotechnologies à mille milliards de dollars en 2015. Selon la Fondation Sciences citoyennes, les investissements en recherche et développement ont été quasiment multipliés par dix entre 1997 et 2003 (3,5 milliards d'euros), avec une prévision de croissance de 40 % par an. « Les chercheurs nous disent souvent : il suffit qu'on parle de 'nanotechnologies' dans nos projets pour avoir de l'argent pour mener des recherches », commente Rose Frayssinet.

Les multinationales de la pharmacie et de l'agrochimie sont sur les > rangs pour fabriquer davantage de nano-aliments. A l'opposé de > systèmes alimentaires organisés localement et écologiquement > soutenables, se prépare une nouvelle révolution alimentaire, basée sur l'accaparement par quelques firmes privées des éléments constitutifs de la matière et de notre alimentation. Après la malbouffe, nous voici > transformés en cobayes de la nano-bouffe, avec le silence complice de l'État. Débat public : Cahier d'acteur : 15 oct. 2009 ... Les Amis de la Terre - France ont produit un cahier d'acteur dans le cadre de leur participation au débat public sur les nanotechnologies



Agnès Rousseaux

Notes
[1] Taille de l'atome : 1 dixième de nanomètre, ADN : 10 nanomètres, protéines : 20 nanomètres.

[2] « Certaines nanoparticules peuvent traverser et/ou altérer les membranes plasmiques, nucléaires et mitochondriales, induire une peroxydation lipidique et la génération d'espèces réactives de l'oxygène elle-même à l'origine d'un stress oxydatif pouvant altérer des protéines et l'ADN ( Hong 200657 ; Xia 200658 ; Beck-Speier 200559 ; Lewinski et al. 200860 ; Stone 200761 ; Hussain et al., 200562) ». Source : Nanotechnologies et nanoparticules dans l'alimentation humaine et animale - AFSSA

[3] « Nanoparticles can cause DNA damage across a cellular barrier » Gevdeep Bhabra et al., Nature Nanotechnology (en ligne le 5 novembre 2009)

[4] avec 3 526 publications en 2006, soit 5,6% des publications mondiales

 

Reach: 14 nouvelles substances sur la liste candidate à l'autorisation : Quatorze nouvelles substances très préoccupantes ont été ajoutées à la liste candidate à l'autorisation de Reach, informe l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) dans un communiqué du 13/01/2010

09/01/2010

La radiation dans nos assiettes : mythe ou réalité?

Nos assiettes contiennent elle des aliments. D’après le site Action conso et intitulé Action Consommation un dossier très complet sur l'irradiation des aliments : Oui. Cela est il dangereux ? En principe, l’irradiation des aliments ne les rend pas radioactifs [1] mais elle en bouleverse la structure et induit un certain nombre d’effets non négligeables pour la santé

 

Face a ces données sur le risque dans nos assiettes, la CRIIAD a décidé de lancer une mobilisation et de mettre en ligne des doc PDF a envoyer ( Roselyne Bachelot et

 

En 2002, deux garanties essentielles pour notre protection ont été inscrites dans le code de la Santé Publique :

1. L’interdiction d’ajouter délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction (cf. article R.1333-2) ;

2. L’interdiction d’utiliser des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire – et qui sont contaminés ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction (cf. article R.1333-3).

Le 5 mai 2009, un arrêté interministériel a mis fin à ces garanties en instaurant une procédure de dérogation particulièrement laxiste. Cinq catégories de produits seulement sont exclus des dérogations et protégés des contaminations radioactives : 1/ les aliments ; 2/ les produits cosmétiques ; 3/ les parures ; 4/ les jouets ; 5/ les matériaux en contact avec les aliments et les eaux.

Afin d’obtenir l’abrogation de ce texte, la CRIIRAD a engagé une action en justice et interpellé les 3 ministres en charge du dossier. Dans ce contexte, il est important que de montrer aux autorités que les consommateurs sont attachés à la préservation des produits qu’ils trouvent sur les rayonnages des magasins et des matériaux qui servent à la construction de leur habitation.

Vous trouverez sur le site Internet de la CRIIRAD :

- un dossier d’information :
http://www.criirad.org/mobilisation/5mai2009.html et
c'est ici ( écrire une lettre aux ministres du gouvernements:
- des modèles de lettres à envoyer aux 3 ministres compétents

 

20/10/2009

Climat : Quand les maladies s’emmêlent : ce qui va changer

terre tv.jpg

 

 

Dans un souci de pédagogie et pour lancer un cri d’alarme, Terre Tv, la 1ère web tv sur l’environnement et le développement durable, vous propose un reportage sur Climat : Quand les maladies s’emmêlent : ce qui va changer. Pour cela, l’équipe de Terre Tv a rencontré pour décrire ce phénomène, dire ce qui se passe et les solutions que l’on peut mettre en œuvre  Déjà, j’avais que j’avais jugé très bon : « Réfugier Climatique : ce qui va changer  ICI »

 

 

 

 

Marie-Claude Bomsel ( docteur vétérinaire française)

 patrice Drevet (et un homme politique français, membre de Génération Écologie et du nouveau centre)

 Françoise Gaunet-Esacarras

 Brigitte Godard (  infirmier St Maixent)

 Gérard Marie papierok (ancien responsable de laboratoire,  à l’Institut Pasteur, crée dans le Var la société Bio Veto Test, dédiée au développement de tests de diagnostic en biologie vétérinaire )

Michel Dranco (

 

M. Leers sert de relais entre les différents invités

 

La thématique est le lien entre les bouleversements climatiques et l’évolution des maladies. C’est un reportage ou conférence qui dure 1h57. Débat avec interviews des intervenants

 

 

Voir la vidéo ( cliquez ICI)

 

 

Vont parlés en autre du lien entre médecine animalière et humaine, recherche sur les maladies dites « émergentes » (nom exotique et associé à des épidémies, la télémédecine. réapprendre ( pendre conscience) de la façon de se protéger face aux accoup du climat lié au bouleversement d climat.

 

1-     Présentation des maladies émergentes : sida, virus nouveaux et des microbes existants, mais dont on avait pas de contact. Les contacts avec les animaux (voir grippe A, SRAS). Les rongeurs sont des vecteurs de maladies.   La géopolitique : La déforestation....

2- Evoque leur métier et la façon par exemple de la canicule de 2003 et 2006.

 
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