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16/08/2012

Nus et culottés

Nus et culottés

Aventures réalisé en 2011 par Nans Thomassey, Guillaume Mouton, Charlotte Gravel...  
Jeudi 16 août 2012 de 20:35 à 21:30 sur France 5

Nus et culottés - Nans et Mouts - au Grand Bivouac, festival du voyage - Albetrtville Nus & Culottés (Officiel) | Facebook :

Objectif Corse Au pied des falaises du Vercors, dans une forêt drômoise, Nans et Mouts démarrent leur voyage dans l'idée de faire du parapente en Corse. Ils sympathisent rapidement avec un couple de fermiers, qui leur propose un lit et un repas bien garni contre un petit coup de main. Après plusieurs jours de route et de fous rires, ils sont invités à passer une soirée chez Odile, une mère de famille atypique qui rêve depuis longtemps de partir à l'aventure. Les trois compères se mettent en route pour un périple émouvant. Aux portes de la Méditerranée, ils sont accueillis par une météo peu clémente, empêchant tout départ de voiliers et d'avions légers.

 


 

Informations détaillées

Genre : Aventures
Durée : 52 mn
Origine : français
Auteur : Guillaume Mouton, Nans Thomassey
Réalisateur : Guillaume Mouton, Nans Thomassey, Charlène Gravel

Nus et culottés : liste des épisodes

Objectif Angleterre - mardi 28 août 2012
Objectif Corse - dimanche 26 août 2012
Objectif Auvergne - jeudi 23 août 2012
Objectif Alpes - mardi 21 août 2012
Objectif Hollande - mardi 14 août 2012
 
Nus et culottés : Objectif Hollande (épisode 1) - YouTube : 53 min : Deux jeunes qui partent sur les routes sans rien, nus comme des vers, pour atteindre un objectif uniquement grâce à la solidarité des gens rencontrés: c'est "Nus et culottés", diffusé tous les jeudis soir à 20h30, à partir du 26 juillet sur France 5.

Le principe est simple et radical: Nans Thomassey et Guillaume Mouton, alias Nans et Mouts, partent en voyage sans rien. Du tout.

Pour s'habiller, dormir, manger et se déplacer, ils ne comptent que sur la générosité des personnes rencontrées sur la route.

Nus et culottés : Objectif Angleterre (épisode 3) - YouTube

08/07/2012

Louis XVI, l'homme qui ne voulait pas être roi ...

 

 

 

Après leurs portraits de Louis XIV et Louis XV, Jacques Dubuisson et Thierry Binisti reprennent la forme du documentaire-fiction pour étudier cette fois la vie de Louis XVI. Loin des clichés associés à la figure du monarque, les deux documentaristes tracent un portrait plus humain du roi et le décrivent comme un homme qui avait le souci du peuple, contrairement à ses illustres prédécesseurs. Ils retracent également l'opposition du roi à son entourage, une noblesse puissante et crispée sur ses privilèges. Comme les deux précédents documentaires, ce film est centré sur la vie à Versailles et s'arrête en 1789, quand, sous la pression populaire, le roi quitte le château pour les Tuileries.

Louis XVI,l'homme qui ne voulait pas etre roi.1ere partie :Après avoir évoqué en 2007 le règne éclatant de Louis XIV (Versailles, le rêve d'un roi (1) ) et en 2009, celui, velléitaire, de son arrière-petit-fils (Louis XV, le soleil noir), le scénariste Jacques Dubuisson et le réalisateur Thierry Binisti ont choisi de boucler leur « trilogie versaillaise » en retraçant sur le même mode narratif l'agonie de la monarchie française.

Allégé de ces interventions d'historiens qui privent de fluidité tant de documentaires-fictions, L'Homme qui ne voulait pas être roi laisse à une voix off le soin de distiller tout au long du récit certaines indications utiles à la compréhension de son sujet. Les dialogues, trop chargés en informations, laissent peu de place au romanesque. Le choix d'écarter l'anecdote et le trait pittoresque, au profit d'une claire exposition des enjeux économiques et politiques, caractérise l'ambition didactique de cette production historique, qui malmène certaines idées reçues et rend scrupuleusement compte de la complexité de la période prérévolutionnaire.

Les chaines hertziennes française savent proposer parfois de bon programme que ce soit la serie "Versaille" sur Canal +, La série " Nicolas Le Floch " sur france 5 ou encore " Versaille : le rêve d'un roi" ce docu- fiction prometteur et ambitieux. Un mélange pour les trois entre études historique, triller haletant, dialogue ciselé.... On ne s'ennuit pas.
VERSAILLES- Bande-annonce

François Ekchajzer


Louis XVI, l'homme qui ne voulait pas être roi

 

 

Secrets d'Histoire - Louis XIV, les passions du Roi Soleil (intégrale)

 

 

Louis XIV, les passions du Roi-Soleil : Aux yeux du monde entier, Louis XIV incarne la figure du roi dans toute sa majesté. A ce grand séducteur on doit la création de l'Etat, des frontières de l'Hexagone, mais aussi des Invalides ou de la Comédie-Française. Son héritage inspire encore le monde entier tandis que ses amours passionnés avec ses multiples maîtresses font partie de l'imaginaire. Mais que sait-on vraiment de ses perruques, de sa santé, ou de son mariage à Saint-Jean-de-Luz, et de son goût pour les diamants ou les petits pois ? Son règne, qui dura plus de 72 ans, se confond avec un âge d'or mythique de la culture française, «le Grand Siècle». Sans sa passion pour les arts, pas de Molière, de Lully, de Le Nôtre ou de Mansart. Surtout, Louis XIV a transformé le pavillon de chasse à partir de 1660 pour créer le château de Versailles, son chef-d'oeuvre.

 

 

 

C'est pas sorcier -SOUS LE SOLEIL DE VERSAILLES : https://www.youtube.com/watch?v=XFmG6ku-C8g

 

Louis XVI,l'homme qui ne voulait pas etre roi.wmv2eme partie :

 

 
VERSAILLES - INSIDE- séries CANAL+

 

 
Versailles est une série télévisée historique franco-canadienne diffusée depuis le 16 novembre 2015 sur Canal+. Au Québec la série est diffusée depuis le 21 décembre 2015 à Super Écran. Wikipédia . Versailles - Teaser officiel #1 CANAL+ [HD]
Nicolas Le Floch : https://www.youtube.com/watch?v=Qtoy3CwdQII&list=PLml...
 

 

videos populaires Tous Azimuts: Spéciale Nicolas Le Floch (Part 2)
 
 



Jérôme Robart interview par Thomas Hugues le 15/12/2014


Versaille : le rêve d'un roi : premier épisode de la tragédie versaillaise de Thierry Binisti, ce documentaire fiction est un modèle du genre, aussi interresant sur la forme que sur le fond. l'histoire du chateau de Versaille et celle royal et complexe personnage qui l'ont construit.
Versailles : le rêve d'un roi - Vidéo Ina.fr : http://www.ina.fr/video/3528964001
 
Le Rêve d'un Roi - Versailles-   :  :
 
Partie 2/9 : Tout regarder


 
PDF]Le canal Louis XIV - Le Pays Chartrain

 

The Tree of Life, l'arbre de vie

Drame réalisé en 2011 par Terrence Malick

The Tree of Life - Bande annonce HD vostFR - Terrence Malick - L'arbre de vie - Cannes 2011

Palme d'Or 2011 pour "The Tree of Life" de Terrence Malick La critique de Philippe Dupuy  : http://www.youtube.com/watch?v=bBBeJHQEWTE Annoncé comme une plausible Palme d'or, "The Tree of Life" (L'Arbre de vie) de Terrence Malick a été très diversement accueilli par la critique qui le découvrait. Philippe Dupuy décrypte pour nous, avec "L'Apollonide" de Bertrand Bonello, l'un des films les plus attendus de cette quinzaine cannoise

L'étrangèreUmay, une jeune femme turque d'origine allemande, est victime des attaques violentes de son mari. Aussi cette mère de famille décide-t-elle de fuir cet homme abject pour protéger son fils. Elle quitte Istanbul pour rejoindre sa famille à Berlin. Elle espère enfin trouver du réconfort et du soutien auprès de ses proches. C'est la déception en arrivant en Allemagne. Les membres de sa famille ne se montrent pas accueillants comme elle l'avait imaginé. Ils sont restés ancrés dans la tradition. Face à ce comportement froid et sévère, Umay décide à nouveau de s'échapper pour éviter que le déshonneur soit jeté sur sa famille. Un nouveau combat commence pour cette mère de famille...

Une série sur quatre année qui a bercée mon adolescence.
Hartley, cœurs à vif (Heartbreak High) est une série télévisée australienne en 210 épisodes de 45 minutes, créée par Ben Gannon et Michael Jenkins en 1994 et diffusée du 27 février 1994 au 15 décembre 1996 sur Network Ten et du 16 février 1997au 29 novembre 1999 sur ABC Australie.
 
La série est adaptée du film The Heartbreak Kid, lui-même adapté de la pièce de théâtre Heartbreak Kid, qui mettait en scène une histoire d'amour entre un élève, Nick Poulos (Alex Dimitriades), et une professeur, Christina Papadopoulos (Claudia Karvan), dans ce même lycée de Hartley High..
 
La série met en scène les joies et les peines des élèves de Hartley High, puis plus tard de Hartley Heights, deux lycées moyens situés dans un quartier multi-ethnique de Sydney.

 

 


Generique toutes les saisons .

Hartley coeur à vif : à quoi ressemblent-ils 20 ans après ?
Hartley Cœur à Vif - saison 4 / épisode 67.



Hartley cœurs à vif - Saison 7 / épisode 186 - Dailymotion
Les épisodes - Hartley Coeurs à Vif
 
 
Les deux acteurs qui ont  marquée  la série 
 

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Callan Mulvey and Lara Cox

 
Hartley Coeurs A Vif - L'intégrale - S1E02 . L'intégrale - S2 .
Heartbreak High Season 1 Episode 6 - YouTube
Hartley Coeurs A Vif - L'intégrale - S3E53 - Un retour provisoire? .
Hartley Coeurs A Vif - L'intégrale - S3E54 - La tornade Katerina .
Hartley Coeurs A Vif (HeartBreak High) - Les moments cultes - Episode 115 - Anita est dans le coma .
Hartley Coeurs A Vif (HeartBreak High) - Les moments cultes - Episode 148 - Anita rompt avec Drazic .
 
 

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Callan Mulvey & Lara Cox interview on Live ... - YouTube

 
La vie de famille - Saison 6 / épisode 22 - vidéo Dailymotion
Hartley coeur à vif // Saison 6 - Episode - 163 - vidéo ...
Hartley Cœur à Vif - saison 6 / épisode 168.

Hartley cœurs à vif - Saison 7 / épisode 186)
Hartley [Coeurs A Vif] - Le Film (6/7) - YouTube
 
Drazic and Anita - Heartbreak High 6
Leeanna Walsman as Jet in Heartbreak High 1/4 .

 

 

| Genre : seule contre tous.

« L'Etrangère », de Feo Aladag : autopsie d'un crime d'honneur

 

A l'est d'Eden

Drame réalisé en 1955 par Elia Kazan

TRAILER A L'EST D'EDEN FILM JAMES DEAN ELIA KAZAN VOSTF

 

 

James Dean - Un Rebel -

Représentant le mal-être des adolescents du monde entier, James Dean que l'on appelle Jimmy Dean, va incarner le jeune révolté dans « La Fureur de Vivre », dans « A l'Est d'Eden », et dans son troisième grand film sera « Géant »...

 

 

James Dean : Un Rebel - ( documentaires sur James Dean)

 

Voir sur cet thématique : Ce soir / Louis XIV, les passions du Roi-Soleil , Spider-Man 2 , Ce soir : A nos amours (1983) - Drame , Le mystère de la tête d'Henri IV , Projection de “Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon , James Dean : Un Rebel -

Documentaire KURDISTAN Voyage Dans Une Guerre Sans Images Kavga Saldiri

Documentaire CANAL PLUS AU KURDISTAN TURQUIE Voyage Dans Une Guerre Sans Images.... Les Kurdes, c'est le plus GRAND peuple SANS ETAT de la planète...

 

Documentaire Kurdistan Quel avenir pour le Moyen-Orient Arte

Kurdistan Documentary Video (55 min)

 

Kurdistan Documentary

La Turquie (arte)

Arte Découvertes - 8 février 2011 - "La Turquie : de la mer Noire au mont Ararat"
Un film de Jan Haft

Retrouvez sur ma chaîne ma sélection des meilleures émissions des télés francophones.

 

A voir ce soir

- Louis XVI, l'homme qui ne voulait pas être roi Histoire par Thierry Binisti, Jacques Dubuisson sur France 5 a 20H35

- A l'est d'Eden Drame réalisé en 1955 par Elia Kazan Dimanche 8 juillet de 20:40 à 22:35 sur Arte

- Sur canal + Cinéma : L'étrangère Drame réalisé en 2010 par Feo Aladag et The Tree of Life, l'arbre de vie Drame réalisé en 2011 par Terrence Malick

 

 Louis XVI, l'homme qui ne voulait pas être roi

Histoire par Thierry Binisti, Jacques Dubuisson

Louis XIV, les passions du Roi-Soleil : Mardi 3 juillet 2012 de 20:35 à 22:35 sur France 2 FILM : Détective Dee : le mystère de la flamme fantôme : On aime beaucoup Thriller réalisé en 2010 par Tsui Hark sur canal + cinémaTomboy : Spider-Man 2 : Film d'action réalisé en 2004 par Sam Raimi Mardi 3 juillet de 20:50 à 23:05 sur TF1

10/05/2012

‘Les Vivants et les Morts’

 

Accueil >Télévision >Xavier Mathieu : “Dans ‘Les Vivants et les Morts’, tout sonne vrai, jusque dans les détails” cf Forum Planete Attitude;, ARTE + 7 ( revoir la série extrait et la série 48 min )

Xavier Mathieu : “Dans ‘Les Vivants et les Morts’, tout sonne vrai, jusque dans les détails”

Témoignage | Si le côté romanesque de la série de Gérard Mordillat l’a d’abord troublé, Xavier Mathieu, délégué CGT des “Contis” (Continental), a rapidement changé d’avis. Et rend un vibrant hommage au réalisateur pour,finalement…, avoir su montrer un conflit social depuis le cœur des hommes et des femmes qui le vivent dans leur intimité. Mais aussi, bien sûr, pour son extrême réalisme, qui fait écho à sa propre histoire. Une histoire qui rebondit ces jours-ci.

Le 14/10/2010 à 00h00
Propos recueillis par Olivier Milot

MAXPPP

dans ‘les vivants et les morts’,chronqiue social,téléfilm,sérieXavier Mathieu était délégué CGT à l’usine Continental de Clairoix. Quand la direction allemande a décidé la fermeture de l’usine en mars 2009, il a pris en main la révolte des « Contis » et, après des mois d’une lutte collective acharnée, a contraint direction et pouvoirs publics à un accord beaucoup plus favorable aux 1 120 salariés que celui prévu à l’origine. Comme Maurad Rabhi, Laurence Dumont, Jean-Claude Boudet ou les ouvrières de Lejaby, il a accepté de regarder “Les Vivants et les Morts” (derniers episodes mercredi soir sur France 2) et de nous livrer son regard sur une des rares fictions à avoir investi le champ de la réalité sociale.

Entre le moment où nous avons réalisé cette interview et sa diffusion sur le site, Xavier Mathieu s’est à nouveau retrouvé sous les feux de l’actualité en raison d’une décision pour le moins scandaleuse du ministre du Travail, Eric Woerth. Son ministère avait été saisi par plusieurs salariés protégés (représentants du personnel ou représentants syndicaux) de Continental d’une demande d’annulation de la décision par laquelle l’inspectrice du travail autorisait leur licenciement pour motif économique. Dans une lettre datée du 5 octobre, Eric Woerth leur donne raison et annonce refuser leur licenciement au motif que « l’employeur ne démontrait pas avoir recherché le reclassement aux meilleures conditions possibles des intéressés au sein du groupe ». Seul un licenciement est accepté par le ministre : celui de Xavier Mathieu. Motif invoqué : il n’aurait pas donné suite à une proposition de reclassement sur le site de Sarreguemines qui lui a été faite le 9 septembre 2010. « Il ne faut pas y voir une quelconque discrimination à son égard », affirme sans rire le directeur général du Travail, Jean-Denis Combrexelle dans Le Parisien du 13 octobre. Difficile à avaler. Le 22 septembre, soit quinze jours avant que la décision ne soit rendue public, Xavier Mathieu a rencontré le même Jean-Denis Combrexelle, qu’il a informé devant témoins de son intention d’accepter la proposition de reclassement qui lui était faite. Trois jours plus tard, il a envoyé une lettre en ce sens en recommandé avec accusé de réception à la direction de Continental et a reçu hier un courier le convoquant à un entretien pour ce poste.

dans ‘les vivants et les morts’,chronqiue social,téléfilm,sérieDans ces conditions, comment ne pas croire à une forme d’acharnement des pouvoirs publics. En autorisant le licenciement de Xavier Mathieu, l’Etat veut se payer un symbole de la lutte ouvrière en plein conflit sur les retraites. Son avocat va déposer jeudi prochain un référé liberté pour demander au juge « qu’il fasse en urgence injonction au ministre du Travail de réexaminer le recours hiérarchique présenté par Xavier Mathieu en tenant compte du fait qu’il avait accepté les propositions d’aller à Sarreguemines ». Pour le leader des Contis, le combat continue.


Votre première impression après avoir vu le film ?
J'ai été bouleversé. Je pense que ce film va énormément toucher tous ceux qui ont vécu ce genre de situation et faire comprendre aux autres la détresse et le désarroi que peuvent ressentir des salariés brutalement privés de travail. La fermeture d'une boîte est quelque chose de très violent. Vous avez l'impression de tout perdre. C'est un deuil, un trou noir. Le film montre une histoire différente de celle des Contis, mais j'ai été troublé par son réalisme – tout sonne vrai, jusque dans les détails – et son humanisme. Je dis merci à Mordillat de l’avoir réalisé. C’est un grand hommage à la classe ouvrière et ils sont tellement rares à la télévision.

Le côté romanesque du film ne vous a pas gêné ?
Au début si. Je me suis dit : « OK, ils veulent encore faire pleurer dans les chaumières. » J'ai changé d'avis au fil des épisodes pour finir par trouver cet aspect-là vachement important. Un conflit social, c'est en même temps une lutte collective et une lutte individuelle. Il y a la vie dans la lutte et, à côté, la vie dans le couple et la vie avec les proches. On ne peut pas tenir le coup dans un conflit social dur sans être entouré par des gens qui vous aiment et vous aident à porter votre combat. On ne sort jamais indemne d'un conflit. Sans l'amour des siens, on ne s'en sort tout simplement pas. C’est impossible. Sans Dallas, Rudy ne va pas jusqu’au bout. D’une certaine manière, les hommes et les femmes qui entourent ceux qui luttent ont autant, sinon plus de mérite, que ceux qui sont en première ligne. C’est ce que je veux avant tout retenir du film.

Y-a-t-il des choses que le film n'aborde pas ?

La seule chose qui me semble un peu minoré, c'est le carnage de l'alcool. Bien sûr, il y a le personnage de Mickie, la déléguée FO, mais dans la réalité, le nombre de gens qui se mettent à boire pour oublier leur souffrance pendant un conflit est énorme. J’ai pu le constater partout où je suis allé. A Continental, ma hantise pendant le conflit était aussi d’arriver un jour à l’usine et d’apprendre que l’un d'entre nous s’était flingué. Il y avait une telle détresse. C’est pour ça qu’il est important de lutter. La lutte maintient la tête hors de l’eau. Elle redonne des forces. Même le médecin du travail conseillait aux salariés déprimés de ne pas s'isoler, de participer aux assemblées générales, d’aller aux manifestations.

J'espère que les gens vont comprendre que dans le film Lorquin ne se suicide pas à cause d'une histoire d'amour sans lendemain mais d'une accumulation de souffrances. Encore une fois, un conflit social, c'est très dur. Pour moi, ça a même été la chose la plus dure que j'aie jamais vécue. Je donne l’impression d’être une grande gueule, mais, dans le fond, je suis un mec tendre et bileux. Pendant le conflit, j'ai vraiment dérouillé, je ne dormais plus, je tournais souvent au Lexomyl.

Vous qui avez joué un petit rôle dans un film de Cédric Klapish (Ma part du gâteau), comment trouvez-vous les acteurs ?
Ils sont supers. Stévenin et sa compagne sont incroyables. La manière dont ils retranscrivent leurs émotions, c’est énorme. J'ai été bluffé. On a l'impression que tous les acteurs croyaient à leur rôle, qu’ils se sont pris au jeu de leur propre rôle. J'aurais aimé jouer dans ce film.

Vous reconnaissez-vous dans le personnage de Rudi ?
Oui pour ce qui concerne son implication dans le conflit et son côté jusqu'au-boutiste et prêt à mourir pour la cause. Pas du tout dans ce qui est sa vie de couple.

Dans le film, Rudy fait de la prison, vous même avez été jugé et condamné pour le saccage de la sous-préfecture...
Les ouvriers de la KOS n'auraient dû accepter de signer leur accord de sortie de conflit qu'en échange de la libération de Rudy. A Continental, nous avions stipulé au départ qu'aucun accord ne serait signé tant que l'épée de Damoclès d'un jugement pèserait sur la tête des six Contis accusés d’avoir saccagé la sous-préfecture. En définitive, l'accord a tout de même été signé, y compris par moi, sans que nous ayons obtenu de garanties formelles sur ce point. On a fait passer notre cas personnel au second plan, car 1 120 salariés attendaient la signature de cet accord. Si c'était à refaire, je ne sais pas si je le referais, car ça m'a coûté une année de souffrance supplémentaire. Nous aurions du accentuer encore la pression avant la signature, ils auraient fini par céder. Eux aussi avaient envie que l'accord soit signé.

Sur l’histoire de la sous-préfecture, nous avions rencontré le préfet et un mec du ministère de la Justice qui nous avait rassurés en nous promettant que l'Etat ne se porterait pas partie civile. Au bout du compte, il l’a fait. C’était sa vengeance. En me condamnant, on a voulu montrer que même devenu un symbole, je n’étais pas protégé. Ils ont oublié une chose : notre détermination était plus forte que la leur. Dans le film, Stévenin subit le même type de vengeance qui m'a été infligée.

Y-a-t-il d’autres personnages du film qui vous ont touché ?
Format, le patron, a un rôle important. Il illustre bien ce moment du capitalisme financier où le patron disparaît derrière l’actionnaire. Face aux ouvriers, il n'y a plus rien. Format est un homme de paille qui subit comme les autres. Si les conflits sociaux se radicalisent aujourd’hui, c’est en partie parce que les ouvriers se retrouvent face au vide de patrons salariés qui n’ont plus aucun pouvoir mais disposent d’un parachute qui les protège en cas de licenciement. Dans notre conflit, nous avons exigé d'être mis en face des vrais patrons allemands de Continental International. On savait très bien que les dirigeants français ne pouvaient décider de rien.

La plupart du temps, les salariés se retrouvent désormais complètement seuls face à des directions invisibles et un Etat qui ne pense qu’à se défausser. Avant, même quand le était patron dur, on savait au moins qui affronter. Maintenant, on n’a même plus un mur, rien. Personne. C’est catastrophique, la relation humaine n’existe plus. C'est pour ça que les salariés se radicalisent. Je ne sais pas s'il reste beaucoup de patrons comme Format. Aujourd’hui, ils ne font plus de sentiment, on leur apprend à ne pas en avoir. A Continental, les dirigeants français ont défendu jusqu’au bout la stratégie du siège. Il faut avoir des couilles quand on est patron pour critiquer la position des actionnaires. Dans la réalité, Format ne retrouverait sans doute jamais plus de boulot pour s'être opposé aux actionnaires d’une multinationale. Pour moi, comme pour tous les délégués qui sont impliqués dans les conflits, c’est pareil. C'est très dur de retrouver du boulot.


Le film rend-il bien compte de la réalité sociale d'un conflit ?
Je le redis : ce film est avant tout un magnifique hommage à la classe ouvrière et une belle leçon d'économie. A Continental, on nous a beaucoup reproché de ne pas avoir essayé de sauver davantage notre boîte et de n’avoir pensé qu’aux indemnités. C'est faux. Si on a pété la sous-préfecture, c'est justement parce qu'on a été débouté en justice alors que nous demandions l’interdiction de la fermeture de l’usine.

De toute façon, il ne faut pas comparer les luttes, chaque lutte a sa vérité. La seule vérité, c'est qu'il faut toujours lutter, jamais se résigner. Après, à chacun ses armes et sa stratégie. Si on ne lutte pas, on passe sa vie à avoir des remords. Et, il vaut mieux avoir des regrets que des remords.

Le film n'est pas tendre avec la CFDT...
(....)

Pensez-vous qu'on puisse en arriver à de telles extrémités dans un conflit social ?
Dans mon conflit, je ne cessais de rendre hommage à la classe ouvrière. Je ne sais pas si c’est de la dignité ou de la résignation, mais jusqu’à présent jamais un mec n'a attrapé un patron pour l'égorger ou lui mettre un coup de fusil. On parle de radicalité quand on pète une sous-préfecture ou qu'on séquestre un dirigeant, mais, quand on voit ce que font subir certains patrons à leurs salariés, c'est cent fois pire. On s’apitoie sur le sort d’un dirigeant qui sort d'une nuit de séquestration avec les cheveux en désordre, mais la gueule que fait ce mec à ce moment là, c’est celle qu’on a à six heures du matin à la sortie de l’usine après avoir tapé huit heures d’affilée comme des sourds sur une machine. Et nous, ça dure trente ans... Et encore le mec, on lui a servi à boire et à manger et on l’a laissé appeler sa famille.

La classe ouvrière est très digne face à ce qui lui arrive. Jusqu'à présent, ça n'a été que du baby-sitting mais ça pourrait bien exploser un jour. La fermeture de Continental à Clairoix était une situation de ce type… Elle était soi-disant dictée par les capacités de surproduction du groupe. Ce qu’il faut savoir, c’est que le prix coûtant d’un pneu en France est de 10 € et de 5 en Roumanie. Le prix de vente moyen d’un pneu sur le marché est lui d’environ 75 €. Ce qui veut dire qu’en France l’entreprise fait sept fois la culbute, et que les dirigeants de Continental ont fermé cette boîte et liquidé des vies pour faire quinze fois la culbute. C’est ça qui est terrible. Ils n’ont pas fermé Continental parce que le site n’était pas rentable, mais parce qu’il était moins rentable que les sites roumains.

Aujourd’hui, une partie de la production de Continental Clairoix a été décentralisée là-bas, une autre à Sarreguemines. A Clairoix, nous avions une production de 6,5 millions à 7 millions de pneus, Sarreguemines en produit désormais un million de plus, Timisoara, deux. et il y existe des usines en Ukraine dont nous ignorons la capacité de production. Nous avons appris dernièrement que Continental avait un déficit de production de cinq millions de pneus. Pas loin d’une année de production à Clairoix…

En réalité, beaucoup de boîtes ont profité de la crise pour fermer. Toutes les fermetures dont j’ai pu parler avec des potes se sont passées de la même manière. Dans les six mois qui ont précédé l’annonce de la fermeture de l’usine, la production s’est écroulée et les machines tombaient en panne. Quand les ouvriers s’en inquiétaient, on leur répondait que ce n’était pas grave alors qu’avant, par exemple à Continental, la moindre baisse de production entraînait une réaction immédiate de la direction et souvent l’obligation de faire des heures supplémentaires. En fait, dans toutes les boîtes dont on avait programmé la fermeture, on a volontairement fait chuter la production et la rentabilité dans les six mois ou l’année précédent l’annonce de la fermeture. Les patrons ont appliqué la même méthode partout.

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