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14/09/2013

Le" Foot business "

 

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Le football Bussiness , le Mondial, au final, a quand même été une vitrine positive pour de nombreuses dictatures et sert de tribune pour agent véreux, pari sportifs douteux, mafias en tout genre, " petite retraite au Bahamas...

 

La famille FIFA.

 

 

 

  Foot business : enquête sur une omerta - samedi 21 septembre 2013  – Blog L’Indigné Révolté, L’Indigné

 

Le football, sport le plus populaire au monde, est un marché des plus lucratifs. Dans l'économie française, il engendre cinq milliards d'euros de chiffre d'affaires, et jusqu'à 400 milliards d'euros par an au niveau mondial. Pendant la période des transferts, les échanges de joueurs entre grands clubs se chiffrent en millions. Dans l'ombre, les agents de joueurs, des personnages plus discrets, empochent des commissions, sans réel contrôle. Quel rôle ces nouveaux acteurs du football jouent-ils exactement ? Quels sont leur intérêts et que sont-il prêts à faire pour les satisfaire ? Pendant un an, Martin Boudot et l'équipe de «Cash investigation» ont enquêté dans les coulisses du marché du football.

 

Elise Lucet et ses sbires repartent à la chasse aux magouilles pour quatre numéros de Cash investigation. Cette fois, la jungle du ballon rond est leur terrain de jeu. Au loin résonnent les airs familiers du cor triomphant : « Le football est partout », « l'enjeu a dépassé le jeu », affirme une voix off. Encore une charge convenue et démago, nourrie aux poncifs d'usage ? Erreur ! Ce que donne à voir le magazine est sidérant

 

Genre : Magazine d'information
Présentateur : Elise Lucet

 

 

Réponse à tout

 

 

 

Dessin de Herrmann paru dans Tribune de Genève 

 

Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Sepp Blatter, s'est dit "extrêmement affligé" par l'affaire de corruption pour la désignation du pays hôte du Mondial 2018. La commission d'éthique de la FIFA a suspendu provisoirement deux membres du comité exécutif soupçonnés de corruption. Il s'agit du Nigérian Amos Adamu, membre du comité exécutif de la FIFA, et du Tahitien Reynald Temarii, vice-président de la FIFA et président de la Confédération océanienne de football (OFC) qui, selon le journal britannique The Sunday Times, auraient réclamé de grosses sommes d'argent pour soutenir une candidature.

 

 

 

 

© REA

Pour Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), les émeutes qui ont ­secoué le Brésil un an avant la Coupe du monde montrent les limites des investissements ­pharaoniques engagés pour les événements sportifs. Cet expert, auteur de "JO politiques" (Jean-Claude Gawsewitch Editeur) et "Sport et géopolitique" ­(Editions du Cygne), revient aussi sur la prochaine nomination de la ville hôte des Jeux olympiques, dont le nom sera connu le 7 septembre prochain.

Capital : Neuf mois avant la Coupe du monde, les Brésiliens continuent à descendre dans la rue pour ­réclamer des écoles ou des hôpitaux plutôt que des stades. Est-ce vraiment une ­surprise ?


Pascal Boniface : Pas plus le gouvernement que l’opposition ou les syndicats n’avaient imaginé qu’un mouvement social de cette ampleur puisse avoir lieu pendant la Coupe des Confédérations, la répétition pour le Mondial de 2014. C’est un mouvement spontané contre la hausse du coût des transports et la médiocrité des services publics qui a été attisé par la répression policière. Ce n’est pas tant la Coupe du monde qui est critiquée que la façon dont elle est organisée. La nouvelle classe moyenne, qui constitue le gros des manifestants, ne vit plus dans le pays en plein boom qui avait obtenu l’organisation du Mondial. Aujourd’hui la croissance patine, et une grande partie de la population s’inquiète de son avenir et ne supporte plus les affaires de corruption, comme celles qui pèsent sur les hautes sphères du foot brésilien depuis des années. Cette classe moyenne rejette aussi la posture impérialiste de la Fédération internationale de foot, la Fifa, qui ramasse les bénéfices du Mondial et laisse les dépenses au Brésil. Pour ne rien arranger, les dirigeants de la Fifa paraissent insensibles aux critiques. A les en croire, le foot serait plus fort que tout ! On découvre que l’organisation de grandes manifestations ­sportives peut aussi servir de tribune à des revendications sociales.

Capital : La population se révolte également contre les nombreux gaspillages engendrés par le Mondial et les Jeux olympiques de Rio en 2016…
Pascal Boniface : Beaucoup d’erreurs ont été commises, en effet ( c'est peu dire :) ). Pour chacun des deux événements, les dépenses dépassent les 10 milliards d’euros. On sait déjà que certains stades du Mondial ne seront plus guère utiles après coup. Il y aura des nouveaux aéroports, somptueux, mais on manquera toujours de métros. A Rio, il n’y a pas eu de projets urbains pensés autour des JO. Ce manque de planification était déjà reproché à l’Afrique du Sud, autre pays émergent, organisateur de la Coupe en 2010. . . Le Mondial 2010 a symbolisé l’entrée du continent noir dans la mondialisation et a donné de l’estime de soi aux Sud-Africains. .

Capital : Quel impact pourraient néanmoins avoir les mouvements sociaux sur la Coupe du monde 2014 ?
Pascal Boniface : On ne sait pas pour l’heure jusqu’où montera le mécontentement populaire, ni si l’opposition va en profiter. Une chose est sûre : les conditions de sécurité vont encore être durcies et le budget correspondant va sans doute augmenter. Avec ou sans manifestations, cette tendance semble irréversible. Les ­comités d’organisation des grandes compétitions sportives sont, obnubilés par cette question. La Fifa et le Comité international olympique ne peuvent plus imposer leur loi et protéger leurs sponsors en refusant tout compromis avec les pays hôtes. On doit aussi réfléchir à une façon de réduire les dépenses. C’est ce que Michel Platini envisage quand il propose d’organiser l’Euro 2020 dans une douzaine de villes européennes différentes.

Capital : La Russie organisera les Jeux olympiques d’hiver, l’an prochain, puis la Coupe du monde en 2018. Qu’en attend Vladimir Poutine ?
Pascal Boniface :
 Il développe une stratégie et une diplomatie sportives. A des fins internes d’abord. Il fait le pari que la pratique du sport est une réponse aux graves problèmes de santé publique du pays et, surtout, il y voit un moyen de mobiliser le ­patriotisme de la population. Au niveau international, il veut rendre à la Russie la place prééminente sur la scène sportive qu’elle occupait avant l’explosion de l’URSS. Dans les stades, les Soviétiques tenaient la dragée haute aux Américains. Poutine veut prouver que la Russie moderne est capable d’organiser des événements internationaux et, au passage, de laver l’affront du boycott des Jeux de Moscou en 1980. Qu’importe si les dépenses pour les Jeux de Sotchi – on parle de plus de 30 milliards de dollars – nous semblent extravagantes. Grâce au sport, il va montrer que la Russie peut être au centre du monde.

Capital : Le Comité olympique et la Fifa n’ont-ils pas fait de trop beaux cadeaux à un régime autoritaire ?
Pascal Boniface : Pas forcément. La Russie a annoncé qu’elle n’imposerait pas de visa aux fans qui viendront spécialement pour la Coupe du Monde 2018. C’est une vraie nouveauté pour ce pays qui surveille de près ses frontières. Bien sûr, beaucoup d’observateurs vont encore avoir l’occasion de critiquer Poutine, mais les JO vont donner une images " agréables" cachant un système autoritaire et répressive. . Depuis les Jeux de Berlin en 1936, qui, rappelons-le au passage, avaient été initialement accordés à la République de Weimar, il existe un courant critique selon lequel les grands événements sportifs ne devraient pas être accordés à des régimes répressifs. On peut rétorquer qu’ils sont précisément l’occasion de découvrir la vraie nature des pouvoirs en question et de les obliger à bouger. ( la dictature argentine, : la Coupe du monde 1978 ). On n’a jamais autant parlé du sort de Madame Tymochenko, l’ancienne Premier ministre ukrainienne emprisonnée, qu’à l’occasion du dernier Euro, qui s’est en partie déroulé à Kiev. De même, sans l’existence du Grand Prix de Bahreïn, la presse internationale ne se serait pas autant intéressée au sort de la population chiite dans ce petit royaume. Ce qui n’excuse pas l’indifférence affichée par la Fédération internationale automobile sur cette question.

Capital : Le 7 septembre, le CIO va choisir la ville hôte des Jeux olympiques de 2020 parmi Istanbul, Tokyo et Madrid. Vous avez un pronostic ?
Pascal Boniface : On pouvait penser qu’un calcul géopolitique mettrait la Turquie en position de favori. Ce pays a d’ailleurs failli remporter l’organisation de l’Euro 2016, finalement attribué à la France. Lui donner les Jeux, ce serait une sorte de message anti-choc des civilisations. Mais la façon dont les récentes manifestations ont été matées ternit cette candidature. Tokyo a un bon dossier et le Premier ministre nationaliste, Shinzo Abe, aimerait ainsi redonner du lustre à un Japon frappé par la catastrophe de Fukushima et englué dans la crise économique. Mais le CIO, qui aime la nouveauté, hésitera peut-être à choisir un candidat qui a déjà eu les Jeux en 1964 et la Coupe du monde en 2002. Reste Madrid qui, à la différence de Rome, a maintenu son dossier en dépit de la récession.

Capital : Il ne serait pourtant pas très raisonnable que l’Espagne organise les JO… Surtout si l’on songe au précédent d’Athènes.
Pascal Boniface :
 Les JO n’ont sans doute rien arrangé, mais il n’est pas sérieux de dire qu’ils ont déclenché la crise grecque. La fonction publique pléthorique, la fraude fiscale généralisée ou la corruption existaient bien avant les Jeux d’Athènes.

Capital : Néanmoins, le Qatar, qui a obtenu le Mondial 2022, est un lieu bien peu ­hospitalier pour jouer au foot et pour accueillir les fans…
Pascal Boniface : Pour ce qui est des conditions de jeu, il y a déjà eu deux Coupes du monde au Mexique, où les conditions climatiques, chaleur et altitude, étaient tout aussi difficiles pour les footballeurs. C’est quelque chose que l’on peut résoudre en construisant des stades climatisés ou en faisant jouer le Mondial en hiver. Sinon, cela voudrait dire que seuls les pays tempérés et occidentaux peuvent accueillir le Mondial ou les JO. Avoir choisi le Qatar est certes un peu surprenant, car c’est un petit pays sans histoire footballistique. Mais ce n’est pas si incongru : il était temps que le monde arabe accueille une grande compétition internationale ; ce pays est placé dans un fuseau horaire qui convient aux retransmissions télé vers l’Asie et l’Europe et, enfin, il a une diplomatie sportive cohérente depuis longtemps. L’émirat s’expose aussi dans cette histoire, il va devoir accepter que les fans puissent boire de l’alcool. Pour la Fifa, le Qatar, comme la Russie d’ailleurs, présente l’avantage d’être un interlocuteur stable. Les chantiers ne seront pas terminés à la dernière seconde comme en Afrique du Sud et sans doute au Brésil. Il est temps de réaliser que le monde a changé : en sport, comme en économie, l’Occident n’a plus la main sur tout.

Capital : Bref, géopolitique et sport n’ont pas fini de faire bon ménage.
Pascal Boniface : La géopolitique sportive est présente depuis longtemps. L’Allemagne n’avait pas été invitée aux Jeux olympiques de 1920 et en 1924. Aujourd’hui, le sport est devenu l’un des éléments centraux de la mondialisation et occupe une place clé dans la vie économique internationale. Cela ne semble pas près de changer, sauf si le public se détournait du sport, s’il ne croyait plus en son intégrité ou si son spectacle devenait ennuyeux. Les nations ont envie d’utiliser le sport pour se ressouder et communier. L’Allemagne l’a très bien fait avec la Coupe du monde 2006 : tout d’un coup, ce pays pouvait afficher son patriotisme soft, ça n’était pas si évident. On a retrouvé aussi un esprit festif aux Jeux de Londres et pourtant la ville avait connu des émeutes particulièrement violentes un an plus tôt.

Capital : Si le sport a de telles vertus, pourquoi est-il si régulièrement critiqué en France ?
Pascal Boniface : Les élites politiques et intellectuelles ont toujours dénigré le sport, une passion populaire et un peu crasseuse. Maintenant que le sport est très visible et draine des fortunes, il génère une crispation supplémentaire. Non seulement les sportifs sont costauds, mais en plus ils sont mieux payés et ont les plus belles femmes. C’est un groupe privilégié qui s’est développé en dehors de tout contrôle de l’establishment, alors on le critique. Si une personnalité politique veut dire du mal du foot et des footballeurs, elle est bienvenue à la télé et elle ne risque rien, car il n’y aura pas de riposte. On ne demande pas aux sportifs d’être exemplaires, mais d’être parfaits ! Regardez l’affaire Zahia, on voudrait nous faire croire que les footballeurs sont les seuls à aller voir des prostituées. Les élites sont jalouses des sportifs, voilà tout !

Propos recueillis par Eric Wattez

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© Capital.fr

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 Dessin de Herrmann paru dans Tribune de Genève

"Cash investigation" : le "foot business" et ses dérives - Le Monde

REPORTAGE - Football : L'intelligence collective - YouTube :

L'Histoire complete du Football Bresilien(Documentaire) - YouTube :

Zahia de Z à A :.

FC United of Manchester - Reportage dans l'anti foot business :Capital.fr , Enquêtes Documents Pourquoi la FIFA est devenue impérialiste Source : Capital.fr 06/09/2013 

Sur mon blog :

Silence au pauvre !

REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE

une conférence de Bakounine

 

27/07/2012

L’Angleterre, 
nouveau royaume des inégalités

Suite de mon article sur la politique économique de la grande Bretagne intitulé Londres 2012 : Austérité à ( presque ) tous les étages

L’Angleterre, 
nouveau royaume des inégalités

Source : Capital

27/07/2012

 

humour 115.jpg© REA

Qu’elle paraît douce en comparaison, la France de Hollande ! De l’autre côté du Channel, les Britanniques subissent une vraie rigueur. Et ça fait mal.

Un pays où l’on baisse les impôts des plus fortunés et où l’on augmente les taxes des plus modestes, cela vous tente ? Alors direction le Royaume-Uni. En mars dernier, quand la France débattait fiévreusement de la meilleure façon de faire payer les riches, le gouvernement britannique a ramené la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu de 50 à 45% pour ceux qui gagnent plus de 150.000 livres par an (179.500 euros). Objectif déclaré : favoriser la croissance en boostant l’ardeur au travail et l’initiative individuelle.

On imagine les hurlements qu’une telle mesure aurait suscités en France… D’autant que, pour compenser, George Osborne, le chancelier de l’Echiquier (ministre des Finances), a annoncé dans la foulée l’alourdissement des prélèvements sur les plus de 65 ans, qui bénéficiaient jusqu’à présent d’exonérations fiscales. Avec cette «taxe des grands-mères», les revenus de nombreuses personnes âgées seront rabotés de 400 euros par an. Même le «Sun», le quotidien populaire qui soutient la droite libérale au pouvoir, a dénoncé cette attaque insidieuse contre les «Britanniques ordinaires». cf Evasion fiscale ? Oh, shocking ! - le monde

L’entrain observé lors du jubilé de la reine le ferait presque oublier. Mais nos voisins d’outre-Manche sont en train de passer un sale quart d’heure. Le programme d’austérité que leur fait subir depuis son arrivée en mai 2010 le Premier ministre conservateur David Cameron ferait presque passer celui de l’UMP pour un tract gauchiste : suppression de 490.000 emplois publics, report de la retraite des fonctionnaires de 60 à 66 ans, hausse de la TVA de 17,5 à 20% et économies à coups de hache dans l’Etat providence. Pour le moment, les résultats ne sont pas brillants.

L'efficacité de la politique d'austérité se fait attendre

Même avec une livre sterling sous-évaluée – c’est tout l’intérêt de ne pas être dans la zone euro – et une injection massive de liquidités par la Banque d’Angleterre qui permet de financer à peu de frais le déficit, le pays est en récession depuis plus de six mois, l’inflation flirte avec les 5% et le chômage stagne à un niveau élevé (8,3%).Quant au déficit budgétaire, il s’est encore établi l’an dernier à 8,3%, nettement plus que celui de la France (5,2%). «L’efficacité du remède de cheval concocté par le gouvernement Cameron n’est pas prouvée, observe Charles Levy, économiste à la Work Foundation. Du coup, l’opinion commence à trouver cette politique trop injuste.»

De fait, selon une récente étude de l’OCDE, le Royaume-Uni est le pays développé où les inégalités se sont le plus creusées depuis vingt ans. Les 10% les plus riches y gagnent en moyenne 12 fois plus que les 10% les plus pauvres (le rapport était de 1 à 8 en 1985 et il est actuellement de 1 à 7 en France). La «Rich List» du «Sunday Times», qui recense les 1.000 plus grandes fortunes du royaume, pèse désormais 509 milliards d’euros, un record historique, et le centre de Londres, où les prix atteignent 15.000 euros le mètre carré, est encombré de voitures de luxe. De l’autre côté du miroir, l’Angleterre des petits ingurgite une potion incroyablement amère, comme le montrent ces quelques portraits pris sur le vif. Alors, toujours partants ?

Les conséquences de la récession sur les Anglais

Paul Pesagni, 
ancien agent municipal: ce fonctionnaire employé par une collectivité locale a été licencié
Depuis 2007, Paul Pesagni
supervisait la collecte des amendes de stationnement pour la commune de Barnet, en banlieue nord de Londres. Un bon vieux job de fonctionnaire. Jusqu’à ce que sa mairie décide, en 2011, de confier le service des parkings à une entreprise privée… qui s’est empressée de revoir les effectifs à la baisse. «Elle m’a bien proposé un emploi de substitution, mais à une heure et demie de route de Barnet, soupire Paul. Ça m’aurait coûté 2 000 livres (2 300 euros) de frais de transport par an.» En dépit de son statut de fonctionnaire, il a été licencié le mois dernier.

David Buik, associé 
de BGC Partners : il gagne des centaines de milliers d’euros et ses impôts baissent
L’œil malicieux, tiré à quatre épingles dans son costume de banquier, David Buik, 68 ans, n’a pas l’air de trop souffrir de la crise. Non seulement ses revenus restent très confortables – il gagne plusieurs centaines de milliers d’euros par an – mais il a bénéficié à plein de la baisse des impôts accordée cette année aux plus riches par le gouvernement de David Cameron. Et cela ne lui donne nullement mauvaise conscience. «La réduction de 50 à 45% du taux d’imposition de la tranche supérieure est une mesure de bon sens, clame-t-il. Si Londres veut conserver la crème des professionnels de la finance, il faut les rémunérer à leur juste valeur.» Inutile d’ajouter que cet homme d’argent trouve «normaux» les bonus extravagants distribués dans la City. «Lady Thatcher avait mille fois raison ! Pour s’en sortir, notre pays doit défendre la libre entreprise et se méfier de l’Union 
européenne», conclut-il.

Anne Pridmore, 
invalide : privée d’allocations, cette handicapée 
devra déménager
«Sous prétexte d’économies, on m’a prévenue qu’on allait me couper la moitié de mes allocations d’ici 2015», s’alarme Anne Pridmore. 
En conséquence, cette invalide de 62 ans, devenue une porte-parole des handicapés sur le Net, ne pourra plus payer les aides-soignantes qui l’assistent quotidiennement. Et elle devra quitter sa maison de Market Harborough, sa petite ville des Midlands. «On va me mettre 
à l’hospice et les jeunes femmes 
qui se relaient à mes côtés vont perdre leur job. C’est une honte.»

Steve Wood, 
ex-cadre supérieur : frappé par le chômage, l’ingénieur a perdu 96% de son revenu du jour au lendemain
C’est ce qui s’appelle tomber de haut. Après plus de vingt-cinq ans de carrière dans le privé, cet ingénieur spécialiste des semi-conducteurs a été remercié par son entreprise fin 2010. Du jour au lendemain, ses revenus sont passés de 10.000 euros mensuels à 80 euros par semaine. Au Royaume-Uni, les indemnités chômage sont en effet les mêmes pour tout le monde, et elles ne pèsent pas lourd... Steve Wood n’a donc pas perdu grand-chose lorsque, au bout de six mois, on les lui a supprimées comme le veut la loi, au motif qu’il possède plus de 15.000 euros d’épargne. Pour vivre, notre ingénieur en a été quitte pour la débrouille. Il a créé le forum White Collar Unemployed, où les cadres au chômage échangent des infos. «Comme ça, j’ai appris à gérer un site Internet et je suis devenu consultant Web.» Les bons mois, il gagne dans les 800 euros. «C’est pas terrible, mais 
je ne me plains pas.»

Sabbir Karim, restaurateur et steward chez British Airways : immigré bangladais, il a fait fortune 
dans la restauration
Travailler plus pour gagner plus ? Ce steward chez British Airways, débarqué très jeune du Bangladesh,
sait ce que ça veut dire. Pour arrondir ses émoluments aériens, il a monté deux restaurants indiens à l’enseigne Namaaste (salutation) dans les quartiers londoniens de King’s Cross et de Camden. Cela l’oblige à trimer 70 heures par semaine, mais il s’y retrouve : son chiffre d’affaires, qui a doublé en cinq ans, atteint aujourd’hui 1 million de livres et il emploie plus de 20 personnes. Infatigable, Sabbir Karim profite de ses escales en Asie pour dénicher de nouvelles recettes. «Ici, si tu en veux, les gens se fichent pas mal d’où tu viens», assure ce modèle d’intégration à l’anglaise.

De notre envoyé spécial à Londres, Eric Wattez.

 

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sports,l’angleterre,
négalités,: jo,londres,cio,olympisme,sport,mafia et corruptionComprendre le capitalisme... japonais :

Résumé : En trente années de politiques néolibérales, le Japon est devenu l'un des pays les plus inégalitaires de l'OCDE. La publication du livre de Sébastien Lechevalier, "La grande transformation du capitalisme japonais" , arrive à point nommé pour éclairer une zone d'ombre de l'histoire récente du Japon mais aussi pour donner des clés de compréhension à la crise du capitalisme en cours depuis 2007

 

Description : Le Japon est aujourd'hui très connu en France, à travers sa culture populaire - manga, animé - et sa cuisine. Mais que sait-on au juste de cette "face cachée de la lune", située quelque part entre l'extrême-orient et l'extrême-occident ? Au-delà des clichés, ce blog apporte un éclairage sur quelques aspects méconnus de la société, de la vie politique et de la culture populaire dans l'archipel.

Fric et fracs - ZEC plus ultra

 " Le CIO, qui est une Organisation Internationale Non Gouvernementale (OING) de droit privé suisse, n’est pas une organisation militante. Sa composition laisse songeur. Il fonctionne sur le mode de la cooptation. On y retrouve des aristocrates, des militaires, des diplomates… C’est une réunion de gentlemen sans statut qui ont, comme point commun, l’absence de passé sportif et de compétences de management de haut niveau. Ils s’entourent de cadres performants et diplômés qui orientent le CIO vers une logique de survie bureaucratique. Du coup, on ne retrouve plus les valeurs intrinsèques du sport. Le sens commun disparaît au profit de la professionnalisation du jeu et du dopage.

Patrick Clastre

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Londres

"les coûts sont opaques et le resteront"

Le budget des JO de Londres n'a cessé d'augmenter : passant de 3,4 milliards d'euros à plus de 13 ou 29 milliards -  ou plus encore si l'on prend en compte les coûts indirects pour les services publics...  Avec un effet minimal sur l'économie.

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> "Un ancien DJ en croisade contre les sponsors des JO aux mains salesRenée Greusard - Rue89

Les Jeux olympiques ne ravissent pas tout le monde. Rue89 Sport commence ce lundi un feuilleton de cinq portraits. Cinq portraits d’hommes et de femmes mécontents. Aujourd’hui, Colin Toogood, militant écologiste et son combat contre Dow Chemical, sponsor pas très clean des JO.

> " Londres : très chers Jeux Olympiques." Théo Maneval-  l' Humanité 

Londres 2012, les sales petits jeux des sponsors...  Théo Maneval-  l'Humanité

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Sport, mafia et corruption

"Pour l'année 2012, les grandes épreuves sportives peuvent faire l'objet de paris sportifs sur Internet. Véritable révolution, le chiffre d'affaires de ce secteur du jeu est estimé à près de 500 milliards d'euros. Les fédérations sportives s'inquiètent des dérives engendrées par les sites de paris sportifs. Leurs moyens financiers sont colossaux. Quant à leur légalisation, elle n'est pas toujours adaptée. L'argent semble dominer le sport. De Hongkong à Londres, en passant par Milan et Zurich, cette enquête plonge dans les zones d'ombre et les dérives d'un phénomène de société qui menace les règles et l'esprit du sport."

 

Sport, mafia et corruption (Part 1) par ContActe_alien


Sport, mafia et corruption (part 2) par ContActe_alien


Sport, mafia et corruption (part 3 fin) par ContActe_alien

 

Piqûres de rappel

Londres pourrait rejoindre le cercle envié des villes grassement endettées lors des olympiades précédentes :

Athènes  avait prévu que ses Jeux  de 2004 coûteraient 1,6 milliard de dollars, mais la facture s’approche des 16 milliards de dollars en  comptant les coûts d’équipement et d’infrastructure. En fait l'estimation du coût total varie entre 20 et 30 milliards d’euros.

C'est la BEI , Banque Européenne d’Investissement, qui a financé les J.O d'Athènes qui ont creusé le déficit et augmenté la dette publique du pays. De plus  de nombreux sites utilisés pendant les Jeux d’Athènes sont  vides ou rarement utilisés, et occupent inutilement des terrains dans une centre urbain surchargé.  La BEI, est une institution de l’Union Européenne; dont le  volume de prêts est très supérieur à celui de la Banque mondiale.  Elle  " agit dans l’opacité, sans normes sociales et environnementales satisfaisantes,  se retrouve impliquée dans des projets très controversés ".

Pour les JO de 2000, Sydney a battu un record avec une dette équivalant à 1,5 milliard d’euros.

Pour les Jeux d'Hiver de  Grenoble en 1968, les habitants ont payé la note pendant 27 ans. Et leurs impôts ont été multipliés par 2.4 jusqu’en 1995. Un niveau d'endettement qui a fortement réduit les commandes publiques de la ville.

Alors que les autorités municipales avaient estimé le coût des J.O d'été de Montréal de 1976 à 124 millions de dollars, la ville accumula une dette de 2,8 milliards de dollars, équivalant à 10 milliards de dollars de 2009, qu’elle mit trente ans à rembourser (Burton, 2003).


À l’occasion des Jeux de Barcelone de 1992, le gouvernement espagnol s'endettait à hauteur de 4 milliards de dollars - 2,1 milliards de dollars pour les autorités  municipales et régionales.

 Pour les Jeux d'hiver d'Albertville en 1992, avec comme présidents Michel Barnier et Jean-Claude Killy, la note fut salée :  42,7 millions d’euros de déficit pour les JO financés à 75% par l’état et 25% par le département, 4.7 millions d’euros de déficit pour Albertville, 9.15 millions d’euros pour Brides les Bains + un prêt de 58.8 millions d’euros jamais remboursé. Total 115 M d’euros. (Comité anti-olympique d'Annecy).

L'héritage toxique de Dow Chemical ternit encore Londres 2012

Alors que Londres se prépare à accueillir les Jeux olympiques, Amnesty International examine ses liens avec l'une des plus grandes catastrophes industrielles de l'histoire.

En plein cœur de l'est londonien, au milieu d'un mélange incongru de tours en verre étincelantes et de bâtiments industriels, se dresse le stade olympique. C'est un cercle blanc parfait, si grand qu'il ressort nettement sur Google Earth. Cette arène de 80 000 places, considérée comme le joyau du village olympique de Londres, est entourée d'une bannière en tissu coûtant 7 millions de livres sterling fournie par l'un des premiers fabricants mondiaux de produits chimiques, Dow Chemical.

Il y a près de 30 ans, en décembre 1984, la ville indienne de Bhopal a été le théâtre de l'une des plus grandes catastrophes industrielles de l'histoire, provoquée par une fuite de gaz toxique à l'usine de pesticides Union Carbide. Entre 7 000 et 10 000 hommes, femmes et enfants ont trouvé la mort immédiatement après cette fuite, environ 15 000 autres décès sont survenus dans les années qui ont suivi, et plus de 100 000 personnes continueraient de souffrir de graves problèmes de santé liés à la catastrophe.

Depuis 2001, Dow possède la totalité des parts d'Union Carbide Corporation (UCC), société dont la filiale indienne possédait et exploitait l'usine responsable de la catastrophe de Bhopal en 1984. Union Carbide a quitté Bhopal sans décontaminer le site, sans révéler la nature exacte du gaz échappé de son usine et sans indemniser les victimes de manière satisfaisante. Malgré cela, UCC et sa maison-mère, Dow, nient toute responsabilité dans la tragédie qui se poursuit à Bhopal. [Plus d'information...]

agissez maintenant

 

01/08/2011

La facture délirante de nos futurs stades, lorsque l’on connait le cout de la crise

stades.jpgUne bonne affaire, l’Euro 2016? Pas pour les contribuables. Selon nos calculs, les nouveaux stades vont nous coûter 1,2 milliard d’euros. Alors que la dette étatique ne cesse de s’étendre et que les peuples subissent de plein fouet ces effets, les complaisances des politiques et des industriels - finances

Texte paru sur le site du capital, et une source d’agoravox et la phrase de Coluche sur les poliques.

 

Michel Platini aurait-il mangé trop de chocolat? A Nantes, personne ne s’était jamais plaint des fauteuils du stade de la Beaujoire, jusqu’à ce que l’UEFA, qu’il préside depuis 2007, vienne y pointer son nez. Pour accorder à cette enceinte le privilège d’accueillir trois matchs de l’Euro 2016, l’instance du foot européen a en effet exigé qu’on en élargisse les sièges, pour les faire passer de 47 à 50 centimètres. Ce n’est pas tout. Dans les 271 pages de leur cahier des charges, les technocrates du ballon rond réclament aussi un urinoir pour 85 spectateurs mâles, une infirmerie dédiée aux seuls VIP, une salle d’attente de 80 mètres carrés pour les chauffeurs et les gardes du corps de ces messieurs, et un spacieux local pour installer confortablement la future mascotte de la compétition. Coût de ces caprices : 100 millions d’euros à la charge de la commune. Devant un tel chantage, le premier magistrat de Nantes, Jean-Marc Ayrault, a préféré jeter l’éponge avant même le coup d’envoi.

Heureusement pour Platoche, les édiles des onze autres grandes villes sollicitées n’ont pas eu la même sagesse. Emoustillées à l’idée de recevoir les Cristiano Ronaldo, David Villa, Wayne Rooney, elles ont tout de suite sorti leur chéquier. Et entamé, le cœur vaillant, la construction de quatre nouveaux stades et l’extension-rénovation de sept autres, pour satisfaire aux critères tatillons de l’UEFA. A en croire les élus, la facture de ces cathédrales sportives, sans rapport avec les besoins des clubs, ne devrait pas dépasser 626 millions d’euros. Un pieux mensonge. Selon nos calculs, la douloureuse à la charge des contribuables s’élève en réalité à près du double.

Pour masquer l’ampleur de la note, certains élus locaux ont en effet usé d’une fine astuce comptable : ils ont opté pour des partenariats public-privé, autrement dit des PPP. «Grâce à cette procédure, le privé va financer la moitié de notre nouveau stade», claironne ainsi Michelle Demessine, vice-présidente de la communauté urbaine de Lille. L’ancienne secrétaire d’Etat feint d’ignorer que les 250 millions d’euros apportés par le géant du BTP Eiffage devront être… remboursés par l’agglomération, sous la forme d’une redevance annuelle. Certes, le loyer acquitté par le club de football local (le Losc) et les recettes commerciales (boutiques…) engrangées par la collectivité viendront alléger la note.

Mais les Lillois devront tout de même verser 7,2millions d’euros par an à Eiffage pendant toute la durée du contrat. «Le PPP est une dette, martèle Gaëtan Huet, du cabinet spécialisé Partenaires Finances locales. Les entreprises n’apportent pas de financement sans contrepartie, c’est une vue de l’esprit.» Sur la durée, cet artifice tableau.gifcomptable peut même se révéler une piètre affaire. Ainsi, selon nos estimations, la ville de Marseille va devoir verser 4,5millions d’euros par an pendant trente-cinq ans à Bouygues pour rembourser le prêt que le groupe de BTP a lui-même contracté afin d’assurer la rénovation du Vélodrome. «Ils ont emprunté à 6,5%, alors que nous aurions pu obtenir 3,5%», admet Jean-Louis Tourret, l’adjoint aux finances de la cité phocéenne. Absurde ? Sûrement. Mais le PPP était plus présentable qu’un financement purement public…

14 stades à la loupe :

« La droite vend des promesses et ne les tiens pas, la gauche vend des promesses et les brises » - Coluche Coluche les discours en disent long 

Dans Rigueur budgétaire: Nicolas Sarkozy trahi par un graphique… « ‘’ Ce Que Je pense ‘’… : «dette publique.png  Nicolas Sarkozy a écrit une lettre aux parlementaires pour inscrire dans le marbre de la constitution, la rigueur budgétaire sur les finances publiques. Très bien! La question sur la constitutionnalité de cette démarche se pose, mais passons…. Personne n’a oublié la phrase suivante de Nicolas Sarkozy en 2007: ‘’Je m’engage à gérer les finances publiques de la France comme un bon père de famille‘’. Alors, regardons ce qu’il a fait, notre bon père de famille…Étonnant non?. Donc, sans commentaires. L’excuse de la crise n’est pas recevable car, d’autres pays ont su tirer leur épingle du jeu.e ( tableau dette public qui augmente )

C’est le banquier de la famille qui doit être content. La règle d’or des finances publiques ne peut être unedette.jpg nouvelle promesse électorale. Ces deux graphiques sont tirés d’un billet détaillé de N. Jegoun: ‘’Nicolas Sarkozy : le budget à la lettre ‘’.

En conclusion :‘’Nicolas Sarkozy n’a aucune leçon à donner, il a même plutôt une repentance à avouer: c’est sous son mandat que les comptes publics se sont dégradés avec la plus grande rapidité et, hélas, la plus grande intensité‘’ François Hollande, 26 juillet 2011.

A défaut d’une modification de la constitution, il serait peut être plus simple de changer de chef de famille

Pour finir, je souhaite reprendre encore cet interview d’Eric Toussaint dans « Crise financière - ce que le public devrait savoir. - on Dailymotion » : Les patrons orphelins de DSK  Dans mon post Dans 10 mai 1981 - 15 mai 2011 , triste anniversaire Très bon article de Serge Halimi, surtout après le désarroi de la gauche ( PS) après le scandale de DSK.  10 mai 1981, triste anniversaire(source monde diplomatique

 

 
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