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14/02/2014

Liberté de la presse : quand la crise joue les prédateurs

 

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Sur les guerres qui s'annoncent

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Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p.

« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .. »

 Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher

 

RAPPEL PLAN

 

1648-1939

 

Le système européen. Les Traités de Westphalie (1648), l'avènement de Pierre Le Grand (1682), la Glorieuse Révolution (1688) et la création du Royaume de Prusse (1701) sont à la base d'un système européen complexe qui va fonctionner de manière instable durant plus de deux siècles avant de se briser sur les deux guerres mondiales.

Ce système repose sur la superposition de trois catégories d'enjeux et l'interaction permanente des Etats concernés par ces enjeux :

a) un enjeu inter-allemand : le contrôle du territoire allemand disputé entre la Prusse et l'Autriche. Cette lutte, qui connaîtra une alternance de crises et de répits se solde à Sadowa en 1866 par le triomphe militaire de la Prusse sur l'Autriche et l'alignement de Vienne sur Berlin, l'Autriche figurant désormais une sorte d'avant-poste danubien et balkanique d'une puissance allemande dominée par les Prussiens.

 

b) un enjeu continental : la lutte pour la suprématie sur le continent européen. Cette lutte qui opposera en permanence Français, Allemands  et Russes, prendra un tour paroxystique lors des guerres napoléoniennes et deviendra très difficilement gérable après l'unification allemande. Comme tout jeu à trois (Bismarck disait : « dans une alliance à trois, il faut être l'un des deux »), celui-ci se révélera particulièrement instable. Il donne lieu à trois types de combinaison possibles :

- L'alliance franco-russe destinée à prendre en tenaille la Prusse puis l'Allemagne. De Choiseul, premier ministre de Louis XV, à de Gaulle célébrant en 1944 « la belle et bonne alliance » entre la France et la Russie, en passant par Delcassé, ministre français des Affaires étrangères qui organisa, avant 1914, l'alliance militaire franco-russe dans la perspective d'un conflit avec l'Allemagne, il y a là une tentation récurrente de la diplomatie française.

- L'alliance germano-russe : souvent recherchée par les Allemands en vue de faire échec à la France sans avoir à se battre sur deux fronts, cette configuration est à la base de nombreux « moments difficiles » pour la France. C'est le retrait russe de la coalition anti-prussienne qui sauve Frédéric II à la fin de la guerre de Sept ans. C'est l'alliance d'Alexandre Ier et de Frédéric Guillaume III qui scelle le destin militaire de la grande armée entre 1813 et 1815. C'est la neutralité russe, contrepartie de la solidarité de la Prusse avec la Russie dans la répression de l'insurrection polonaise de 1863, qui permet à Bismarck de gagner la guerre contre la France en 1870. En 1939, enfin, c'est la signature du pacte germano-soviétique qui permettra à Hitler d'envahir la Pologne en narguant les Franco-britanniques.

- L'alliance franco-allemande. Dans le dessein de contenir l'Autriche (début du XVIIIème siècle) puis la Russie, la France cherche plus ou moins épisodiquement à restaurer une sorte d'entente carolingienne. C'est ce dernier cas de figure qui, malgré les tentations pro-soviétiques de la France au milieu des années soixante, domine la réalité européenne depuis 1950.

 

c) un enjeu mondial. Après la disqualification de l'Espagne comme acteur du théâtre européen, au milieu du XVIIème siècle, et avant que les Etats-Unis ne prennent à la faveur de la Seconde Guerre mondiale la relève des Britanniques, le combat pour la suprématie se joue entre trois puissances :

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La Guerre de Sept ans » met aux prises d’un côté la France, l’Autriche et la Russie et de l’autre la Prusse et l’Angleterre. C’est le conflit le plus important du XVIIIème siècle[1][1]. Il présente trois caractéristiques :

- il est la conséquence du « renversement des alliances » de la France au bénéfice de l’Autriche et au détriment de la Prusse..

- c’est une guerre continentale, qui, marquée par les déboires militaires français et la défection finale des Russes, va consacrer la Prusse du Grand Frédéric comme un acteur majeur du jeu européen.

- c’est une guerre mondiale, la première sans doute à mériter ce qualificatif puisque Français et Anglais se battent sur toutes les mers et sur plusieurs continents. Elle prendra fin avec le Traité de Paris qui en consacrant la perte du Canada et le renoncement aux Indes, marque la fin de la prépondérance française au profit du Royaume-Uni.

 

 

I-Les déchirures de l’Europe (1914-1945) :

 

II- Premières tentatives d’union :

III-1945-1954 : l’Europe, pupille des Etats-Unis :

 

A-Les débuts de la coopération

 

 

B-La Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA

 

L’union européenne est née d’une réponse d’une « élite européenne » aux conflits incessants qui en jalonnais l’Europe, de la sortie de la première, seconde guerre mondiale et de la guerre froide. La menace du nazisme et du communisme  de l’URSS on façonnait  et influençait la construction européenne

Déclaration de Robert Schuman, ministre des affaires étrangères mai 1950 (extraits) (appelant la création d’un pool européen du charbon et de l’acier.)

La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objectif essentiel de servir la paix.

L’Europe n’a pas été faite : nous avons eu la guerre.

L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée.

L’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne.

Dans ce but le gouvernement français propose immédiatement l’action sur un point limité, mais décisif :Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays de l’Europe.

La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la fédération européenne, et changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible.

L’établissement de cette unité puissante de production, ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu’elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique.

Cette production sera offerte à l’ensemble du monde sans distinction ni exclusion, pour continuer au relèvement du niveau de vie et au progrès des oeuvres de paix.

L’Europe pourra avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation de l’une des ses tâches essentielles : le développement du continent africain.

Ainsi, sera réalisée simplement et rapidement la fusion d’intérêts indispensable à l’établissement d’une communauté économique et introduit le ferment d’une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisons sanglantes.

Par la mise en commun de la production de base, l’institution d’une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l’Allemagne, et les pays qui y adhéreront, cette proposition réalise les premières assises concrètes d’une fédération européenne indispensable à la préservation de la paix … »

 La reprise en édition de poche du livre de Jean-Christophe Rufin invite à lire ou à relire cet ouvrage plutôt ambitieux, à mi-chemin entre fiction futuriste et analyse sans concession des sociétés démocratiques modernes.

 En effet l’artifice romanesque qui situe l’action dans un futur pas si lointain, où la planète serait organisée en une vaste fédération mondiale entrecoupée par des zones de non-droit, ne parvient pas à dissimuler la méditation sur notre monde contemporain, le propos véritable de l’auteur (prix Goncourt 2001 pour Rouge Brésil). Ce n’est pas par hasard que JCR cite Tocqueville dans sa postface, la filiation avec l’auteur de la Démocratie en Amérique ne faisant aucun doute.

 On peut s’arrêter sur le tableau de la civilisation du futur tel qu’il est brossé par JCR. Son procédé consiste à extrapoler les tendances ou les potentialités actuelles. Ce qui, en retour, a pour effet de mettre en relief les travers de notre temps, tantôt par l’exagération des conséquences de nos préjugés, tantôt au contraire par leur inversion dans cet avenir de fiction.

La description de l’économie de Globalia n’est guère précise. On apprend simplement qu’elle est dominée par les monopoles et de ce fait étroitement contrôlée par une poignée de chefs d’entreprises mondiales. L’influence qu’ils exercent collectivement est pratiquement sans limites, au point de déposséder les institutions démocratiques de la réalité du pouvoir. L’abstention lors des consultations électorales est généralisée. Comme l’avoue un député : « Les gens ne se dérangent que pour les élections qui ont un sens » ! Bien que la pauvreté stricto sensu ait été éradiquée, d’importantes inégalités subsistent. La politique démographique de « mortalité zéro, fécondité zéro » n’a pas mis fin à la surpopulation et les Globaliens sont le plus souvent fort étroitement logés. Par ailleurs les progrès continus de la technique, l’automatisation industrielle ont raréfié les emplois productifs et, au nom toujours de l’épanouissement personnel, les Globaliens sont vivement encouragés à « se consacrer à des activités de leur choix » plutôt qu’à chercher un travail. Ils sont alors rémunérés au même titre que s’ils remplissaient un « emploi courant », mais ce revenu garanti, s’il permet de vivre et de bénéficier de nombre des raffinements de la modernité, n’apporte pas une véritable abondance à ses titulaires. 

Du sexe: En veux tu, en voilà...L hyper sexualisation de la société. Là où on pose nos yeux, du sexe et rien que du sexe et notre mental qui n est jamais tranquille pour penser à l essentiel.

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Apocalypse Now Redux , Apocalypse Now Redux - FULL MOVIE - YouTube , 

L’insatisfaction du consommateur, les efforts sans cesse voués à l’échec « to keep up with the Jones », comme disent les Américains, créent des comportements stéréotypés et confortent l’ordre social en même temps que l’ordre marchand. Néanmoins les inégalités demeurent importantes entre la masse du peuple et ceux qui sont pourvus des emplois les plus rémunérateurs. La frustration qui en résulte risque d’avoir des effets destructeurs. C’est pourquoi la société a besoin d’une autre base que la consommation pour subsister : Ce sera la peur !

 

Pression sociale et mal être.

Aussi la propagande insiste-t-elle sans relâche sur trois dangers qui menacent les Globaliens : les risques écologiques, la paupérisation et le terrorisme. Les premiers sont illustrés par les gigantesques bulles de verre qui protègent toutes les régions civilisées de la planète ; la seconde par l’état des pauvres hères qui peuplent les zones de non-droit ; quant au troisième il est le ressort du roman : Si les attentats qui surgissent spontanément ne constituent pas une menace suffisamment crédible, rien n’empêche en effet d’inventer une conspiration plus convaincante ! Le terrorisme, spontané ou provoqué, justifie que les autorités chargées de la « Protection sociale » disposent d’un pouvoir absolu.

Cette exception remarquable aux principes affichés de la société globalienne est théorisée ainsi dans le livre :

 « Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C’EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C’EST LA LIBERTÉ. » 

Etats-Unis : le gouvernement réclame à Facebook des données d'opposants - Trumpistan. L'association américaine de défense des libertés ACLU a présenté hier un recours pour empêcher la Maison Blanche d'obtenir des données privées concernant potentiellement des milliers d'utilisateurs de Facebook hostiles au président américain Donald Trump. Conflit autour d'une usine à Montreuil : deux manifestants toujours en garde à vue , L'opposant russe Navalny interpellé à Moscou , Twitter révèle à son tour des contenus promotionnels financés depuis la Russie Les réseaux sociaux sont sous le feu des critiques depuis plusieurs mois, accusés d'avoir malgré eux servis de plateforme de propagande venue de Russie pendant la campagne électorale qui a mené à la victoire du républicain Donald Trump

19:28 Loi antiterroriste : l'Assemblée vote l'extension des contrôles d'identité près des frontières Sécurité.Les députés ont voté ce jeudi soir l'élargissement des possibilités de contrôles d'identité à proximité des frontières, dernier article très controversé du projet de loi antiterroriste débattu depuis lundi. Le texte prévoit de rendre les contrôles d'identité possibles «aux abords des gares» (et non plus à l'intérieur seulement) ainsi que «dans un rayon maximal de vingt kilomètres autour des ports et aéroports» internationaux les plus sensibles. Il prévoit aussi de faire passer de six à douze heures la durée maximale du contrôle.

Amnesty International France a ajouté une vidéo : Non, une nouvelle loi antiterroriste n'est pas la solution ! 25 septembre, 18:30 ·Non, une nouvelle loi antiterroriste n'est pas la solution !

Traité de Lisbonne, le droit de tuer. ( Treaty of Lisbon, the right to kill.) cf post FB, Seulement un mauvais rêve ?:, citoyen volontaire, une milice au service de la police ( source blog CAC 69), Pourquoi l’insurrection des consciences ?, Les raisons de la colère, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit ! ,  La vidéosurveillance multiplie les clients... et les profits , Forces et limites de la manifestation , Globalia de J.C Ruffin

People are voluntarily surrendering their privacy.

Dans l Les médias et la politique  - citoyen actif « Les médias ont un sens étrange de la hiérarchie de l’information ( Les "Nouveaux chiens de garde" / Les 10 premières minutes, Serge Halimi - Les Nouveaux Chiens de Garde [HD] - YouTube ( 53 min), les nouveaux chiens de garde de gilles : citoyen actif. C’est exactement ce que je me suis dit vendredi en en regardant les Journaux télévisés (sauf ARTE et France 5) des grandes  chaînes  publiques. Le premier robinet ( les médias) ne servent plus qu'a alimenter les second ( les politiques et le patronat). Ce système est bien décrit dans le livre de Globalia de Jean Christophe...

Loi du 29 juillet 1881 modifiée sur la liberté de la presse

Quand la liberté se meut en perte de repères - L'Express

TV5MONDE : Liberté de la presse : quand la crise joue les prédateurs

 

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Liberté de la presse : quand la crise joue les prédateurs

L'œil de la rédaction

liberte presse europe juillet 2010

Sans journalisme, pas de démocratie. C'est le mot d'ordre des journalistes espagnols ce jeudi à l'occasion de la journée mondiale pour la liberté de la presse. Comme les autres secteurs, la presse espagnole est lourdement frappée par la crise.

 

El Pais est le journal le plus diffusé en Espagne. Il pourrait annoncer prochainement un vaste plan social.

03.05.2012Par Matthieu Vendrely

 

Asuncion Serena en a bien conscience : elle est une privilégiée. Correspondante à Paris depuis quinze ans pour la 2è radio espagnole, Cadena Cope, elle n'a dû consentir qu'une petite perte de salaire, 8% tout de même. Ses collègues en Espagne n'ont pas tous eu cette chance. Pour éviter un plan social, leur direction leur a demandé des sacrifices beaucoup plus importants : certains travaillent moins et gagnent moins (jusqu'à 10%), d'autres gagnent moins (15%) en travaillant toujours autant mais ont obtenu la promesse d'un remboursement du manque à gagner... "quand la crise sera terminée".

 

A l'image de l'ensemble de l'économie espagnole, le secteur de l'information s'effondre littéralement. Depuis 2008, plus de 6000 journalistes espagnols ont perdu leur emploi. 57 médias ont mis la clé sous la porte. 23 plans sociaux ont été mis en place. 

Les journaux les plus prestigieux n'ont pas été épargnés. El Mundo a dores et déjà annoncé 195 suppressions de postes de journalistes. Un tiers de la rédaction va disparaitre. El Pais n'a pas encore révélé l'ampleur de son plan social, mais il devrait être du même ordre.

 

La presse espagnole est réputée pour son grand nombre de titres

 

Informer plus, informer moins bien

 

La presse espagnole - réputée pour son nombre très important de titres - n'a pas attendu la crise pour entrer dans sa zone de turbulence. En 2010, la direction de Cadena Cope demande à Asuncion de faire un geste : du jour au lendemain, elle devient gratuitement, et en plus de son travail habituel, la correspondante d'une autre radio, spécialisée dans l'économie. Puis l'accord entre les deux radios prend fin

 

. Place à l'austérité. 

 

Une fois encore, Asuncion souligne son statut privilégié : "le bureau de Paris est important et stratégique. A priori on n'y touchera pas". Dans d'autres régions du monde, les correspondants permanents sont devenus pigistes, c'est à dire payés à la tache. Asuncion, elle, ne compte pas les heures. Chaque mois, elle envoie à Madrid environ 80 papiers, autour de trois pas jour. Cette quantité de travail, dont Asuncion ne se plaint pas, soulève toutefois, selon elle, un grave problème. Informer plus signifie bien souvent informer moins bien. De plus en plus, on demande aux journalistes d'enquêter à domicile ; en clair d'aller chercher les informations sur internet. Quant à recouper les sources d'informations pour s'assurer que l'on ne raconte pas n'importe quoi, c'est presque devenu un luxe.

 

La publicité en berne

 

Asuncion Serena le reconnaît, "la rigueur journalistique, ça a un prix". Mais les revenus publicitaires sont en chute libre. 22% de baisse pour la presse écrite depuis le début de l'année. 17% de chute pour la télévision. La radio est le média qui s'en sort le moins mal avec une baisse de 11%. 

 

En Espagne, à l'appel de la principale fédération de journalistes (la FAPE), cette journée pour la défense de la liberté de la presse aura donc pour thème "sans journalisme, pas de démocratie". Dans une quarantaine de villes du pays, les journalistes sont appelés à manifester. 

La population espagnole, très durement frappée par la crise économique, sera-t-elle sensible à ce message ?

 

Mise à jour : Ce lundi 7 mai, corrections sur recommandation d'Asuncion Serena. Elles concernent l'importance de la baisse de salaire demandée aux journalistes, la date de l'accord conclu par Cadena COPE avec la radio économique et le passage de journalistes permanents au statut de pigistes.

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La carte RSF des prédateurs de la liberté de la presse

 

Nos archives sur la liberté de la presse

L'Espagne en crise : notre dossier

 

 Les choses pourraient aller très vite...

Et ce n'est pas tout,. Il y a plus inquiétant encore :

"
Les tenants du keynésianisme et du néolibéralisme rétorquent 'sans, c'eût été pire'. Mais pas du tout. C'est grave, car on a pris notre argent du futur pour l'investir en pure perte. Les autorités ont encore appauvri notre futur ! 'Le capitalisme sans la faillite, c'est comme le christianisme sans l'enfer', ".

En lire plus dessus : la privatisation de la guerre, privatisation, surveillance, l'idéologie sécuritaire, alain bauer, les marchands de la peur, obama, mercenaires, sociétés militaires privées, globalia, jc ruffin, La Guerre de l'ombre , Quand Valls nous fait danser !, GO ON, WATCH ME ! , : finance, économie, société, la financiarisation de l'économie mondiale, «noire finance», déréglementation, hedge funds, les produits dérivés, vladimir poutine, rex tillerson, le patron d'exxonmobille gazier russe, gazprom, lobby pétroliers, la finance imaginaire, serge halimi, le grand bond en arrièrenéolibéralisme, nuit au bien être, histoire, l'industrie pétrolière

 

11/09/2013

Terrorisme d'État

 

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Allende : c'est une idée qu'on assassine

Terrorisme d'État - Wikipédia :

Le terrorisme d'État consiste en l'exercice illégitime par l'État de son monopole de la violence à partir du moment où cette violence est d'une part en contradiction avec le contrat décrit par Thomas Hobbes selon lequel l'individu accepte d'abdiquer une partie de sa liberté en échange de la protection de l'État et qu'elle ne vise pas au maintien, menacé, de l'État mais à un accroissement de ses prérogatives. Le terrorisme d'État est donc un enjeu taxinomique puisqu'il met en cause non seulement l'image protectrice de l'État mais aussi la nature des rapports que l'État entretient avec la violence.

 

L'ancien président chilien Salvador Allende, à Santiago, en 1970.

 

 L'ancien président chilien Salvador Allende, à Santiago, en 1970. | AFP/STF

 Histoire réalisé en 2013 par Thomas HuchonSource Télérama : Le 11 septembre 1973, au Chili, le général Pinochet renverse le gouvernement de Salvador Allende, lors d'un coup d'Etat mené avec le soutien des Etats-Unis. Quarante ans après, il reste cependant, dans le pays, des traces du projet politique du président socialiste, un projet qui visait alors à bousculer l'organisation d'un monde divisé en deux blocs antagonistes. Des traces que recherche Thomas Huchon.

(1) L'ouvrage Allende, c'est une idée qu'on assassine, publié en 2010 avec une préface d'Isabel Allende et une postface d'Angel Parra, est réédité le 2 septembre chez Eyrolles.

 

Patricio Guzman : "L'émotion suscitée par le suicide d'Allende est encore intacte"

 

Des employés de la présidence de Salvador Allende arrêtés par l'armée lors du coup d'Etat du 11 septembre 1973, à Santiago du Chili.

Quarante ans après le renversement du président Allende par Pinochet, le cinéaste chilien Patricio Guzman, qui a filmé cet épisode tragique, évoque le difficile travail de mémoire de son pays.

11 septembre 1973 : Chili, laboratoire néolibéral – Zebre en Cavale

1971 : Les casseroles de la droite

1973 : le coup d'Etat

Un an plus tard, le projet politique de la droite chilienne s'exprimera plus clairement - et dans le détail. 

11 Septembre 1973, l’armée du général Augusto Pinochet, appuyée par la CIA, bombardait le palais présidentiel. Après un combat de quelques heures, Salvador Allende, président du Chili depuis 1970, prononçait à la radio son dernier discours avant de mourir.

Pinochet et ses complices prenaient le pouvoir et installaient la dictature qui s'éternisera durant 17 années.

Du côté américain, Henry Kissinger, secrétaire d'État du gouvernement de Richard Nixon, écrivait :   "Aussi désagréables que soient ses actes, le gouvernement de Pinochet est meilleur pour nous que ne l'était Allende"


"Faire crier de douleur l'économie chilienne."

Les États-Unis ont donc une énorme responsabilité dans ce qui s'est passé au Chili dans les années 60  et dans le coup d’État qui imposa la terreur à tout un peuple jusqu'en 1990...

Pour protéger leurs intérêts, ils ont tenté, sous l'administration Nixon, d'empêcher  que Salvador Allende puisse prendre ses fonctions,  puis ils ont incité l'armée à intervenir pour annuler les élections et ils ont financé et organisé des opérations visant à déstabiliser l'économie du pays.

Les directives à la CIA à l'époque étaient claires : " Dépenses illimitées. Peu importe les risques. Ne pas impliquer l'ambassade. "Faire crier de douleur l'économie chilienne."

Le laboratoire libéral aura su combiné jusqu'à nos jours, et bien après la dictature, "le banditisme financier, l’exploitation irresponsable et criminelle des ressources naturelles et la privatisation des services publics"

Un héritage encombrant

> " En finir (vraiment) avec l’ère Pinochet " par Victor de La Fuente, 24 août 2011

Permanence de la dictature

Une fois la dictature installée, ce fut au tour des " Chicago boys " de venir imposer la doctrine économique,  philosophique et sociale du libéralisme : (…) . " ( Suzan Georges), "( ….) . "(Alvaro Cuadra. 2008-2009)

Le documentaire « La Spirale »"(….) …" >>>Le Monde diplomatique

L'héritage de Pinochet pèse sur le Chili Par Laurie Fachaux Publié le 11/09/2013

Pinohcet, commémorant un 11 Septembre. 

Pinohcet, commémorant un 11 Septembre. Crédits photo : © Reuters Photographer / Reuters/X00076

 

 Cinéma : Patricio Guzmán : Nostalgie de la lumière

Nostalgie de la Lumière est un film documentaire sorti en 2010 qui interroge de manière profonde le rapport au passé, avec en trame de fond l’histoire du Chili et plus particulièrement la sinistre dictature militaire (1974-1990) du général Pinochet. Le réalisateur chilien Patricio Guzman, qui a passé la moitié de son existence en exil, a notamment réalisé la saisissante trilogie documentaire La Bataille du Chili (1975-1979) – à laquelle a collaboré Chris Marker – et deux documentaires sur les figures opposées de Pinochet et d’Allende : Le cas Pinochet (2001) et Salvador Allende (2004).

 

Avec ce documentaire, Guzmán parvient à filmer de manière poétique et paradoxale le désert chilien d’Atacama, avec certains lieux tragiques, et explore de manière philosophique et engagée différentes dimensions temporelles du passé : astronomique, archéologique et historique. la dictature chilienne. ], la dictature ayant tout fait pour détruire les traces des charniers. À travers ce documentaire peu diffusé au Chili mais récompensé internationalement à sa sortie, Patricio Guzman poursuit son combat contre l’oubli. Il l’affirme en effet : « Un pays sans film documentaire est comme une famille sans album photo ».

 

À l’heure où vient de s’ouvrir en Argentine le procès historique de vingt-cinq responsables du plan Condor – opération secrète initiée en 1974 avec le parrainage de la CIA par les services secrets d’Argentine, du Chili, d’Uruguay, du Paraguay et de Bolivie rejoints par ceux du Brésil et du Pérou dans le but d’instaurer une campagne internationale d’assassinats, de lutte anti-guérilla et de terrorisme d’État – ce documentaire résonne salutairement.

 

Marcos Vega (AL Paris Nord-Est)

 

Terrorisme d'Etat dans les Andes - Le Monde diplomatique : 

 

Plusieurs ouvrages récents rendent compte de l’histoire d’une Colombie marquée par la guerre et le terrorisme d’Etat et retracent la vie d’êtres humains en proie à la peur, à la révolte, mais aussi à l’arbitraire, y compris au sein des groupes armés.

 

Roméo Langlois, récent lauréat du prix Albert-Londres pour son reportage Colombie : à balles réelles (France 24), présente le récit de sa détention par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) entre le 28 avril et le 31 mai 2012, après avoir couvert le conflit pendant dix ans (1). Hernando Calvo Ospina (2) et Maurice Lemoine (3) sont deux spécialistes du pays andin. Le premier, réfugié politique en France, y a longtemps vécu, et le second a sans doute perdu le compte des séjours qu’il y a faits depuis le premier, en 1973.

 

Dans les trois récits, un même point de départ : les médias, et leur couverture partisane de la réalité colombienne. Dans Sur les eaux noires du fleuve, Lemoine décrit une Colombie « divisée en trois pays : l’un tue, l’autre meurt et le troisième rentre sa tête dans les épaules en fermant les yeux ». Si la conduite de ce roman évoque celle d’un polar de la « Série noire », la proximité avec la réalité n’échappera pour autant à personne. Notamment lorsqu’un personnage, journaliste, concède : « Deux camps seulement demeurent possibles : celui des “bons” et celui des “salauds”. Si tu ne joues pas le jeu, si ton papier dérange, le rédacteur en chef n’en discute même plus avec toi. Il le réécrit d’autorité ou le met à la poubelle. »

 

Et quand un journaliste se rend dans les zones de combats, tente d’éclairer les conditions de vie de populations abandonnées par l’Etat, ou de faire la lumière sur la violence des groupes paramilitaires et de l’armée, il peut être accusé d’appartenance à la guérilla, et devoir alors vivre sous escorte, ou fuir. Ce fut le cas de Calvo Ospina. Dans son roman Tais-toi et respire !, il raconte avec humour comment, alors qu’il était étudiant en journalisme, il a été enlevé et torturé par des militaires en Equateur. Dans les années 1980, ceux-ci collaboraient avec le pays voisin et n’hésitaient pas à reprendre ses méthodes de répression. Calvo Ospina identifie ainsi la « recette » mise au point par Quito, celle des trois « B » : « Des billets pour les amis. Du bâton pour les indécis. Des balles pour les ennemis. » Il dépeint un univers carcéral où « l’argent est l’huile qui permet de desserrer n’importe quelle vis », et dont les grandes figures, prisonniers de droit public, assassins et travestis, dégagent une humanité qui les rend inoubliables..

 

Chacun à sa façon, ces ouvrages apportent un précieux témoignage pour comprendre les enjeux du dialogue engagé depuis le 18 octobre 2012 entre le gouvernement du président Juan Manuel Santos et la guérilla des FARC. Ne serait-ce que pour saisir cette réalité : le chemin de la paix passera nécessairement par le combat pour la justice sociale.

 

Paola Orozco-Souël

 

Journaliste.

  

Nostalgie de la lumière, Patricio Guzmán, 2010, documentaire, 1h30.

 

Le cinéma indépendant parisien La Clef continue à le projeter chaque semaine. À signaler un autre film sur la dictature chilienne : No, de Pablo Larraín 

[1] En 2002, il restait encore 1198 disparu-e-s, selon le livre d’Antonia Garcià Castro, La Mort lente des disparus au Chili, Ed. Maisonneuve et Larose.

 

Alors que se profilait le crépuscule de l’ère coloniale, les gouvernements français successifs choisirent de répondre aux aspirations des peuples par la force des armes. Ce faisant, ils ont laissé toute latitude aux militaires qui, vaincus en Indochine, ont élaboré une doctrine contre-révolutionnaire mise en œuvre, plus tard, en Algérie, où cette logique a provoqué des atrocités. Ce que l’on sait moins, c’est que ces pratiques contre-insurrectionnelles ont ensuite été exportées...

 

(fr) Crimes et violences de masse des guerres civiles russes, par Nicolas Werth, Online Encyclopedia of Mass Violence, avril 2008

(fr) « Les États-Unis entre hyperpuissance et hégémonie » par Noam Chomsky, Le Monde diplomatique, décembre 2001

(fr) Drogue et terrorisme aux USA, Diplomatie Magazine, no 1, janvier-février 2003

(en) « Who Terrorizes Whom? » et « On the Preeminence of State Terrorism, Past and Present » par Edward Herman, articles publiés dans Z Magazine respectivement en octobre 2001 et février 2006

 

  Avons-nous vraiment besoin d'un Etat (pour s'autogérer)? , Allende : c'est une idée qu'on assassine - L'indigné

SALVADOR ALLENDE (CILE, 11 SETTEMBRE 1973...) 

PDF] Chili, la mémoire obstinée - Dionyversité

 Patricio GUZMAN / France Inter

 Elisabeth Roudinesco | Facebook

 Nostalgie de la lumière - le film | Facebook

 Allende, c'est une idée qu'on assassine - YouTube :

 L'héritage de Pinochet pèse sur le Chili Par Laurie Fachaux Publié le 11/09/2013

Le Chili peine à tourner la page, 40 ans après le putsch de Pinochet

Ce que disait Salvador Allende :

Salvador Allende 1 - Vidéo Dailymotion :

Part 1 : Part 2, Part 3, part 4, Part 5 , Part 6 ,

 

 

> Salvador Allende Wikipedia

> Alvaro Cuadra - 11 septembre 1973, coup d'Etat au Chili.

>
Patricia Parga-Vega -Chili, 35 ans après...

> Eduardo Hurtado - Paradoxes de la dictature et de la démocratie.

>
Ernesto Carmona - Le côté obscur du Chili actuel.

> "Les manifestations de rue à Santiago du Chili (1970-1973)", par Eugenia Palieraki - Institut Pierre Renouvin /Université Paris I.

> "Les expériences révolutionnaires : un modèle pour la voie chilienne vers le socialisme ?" par Eugenia Palieraki - Nuevo Mundo.

> " Mythologies contemporaines - Comment la pensée devint unique " , par Suzan George

Allende : c'est une idée qu'on assassine - Citizen Khane

 Sur mon blog :  Silence au pauvre ! , REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE , Quoi encore, la Syrie ? , Un héros ordinaire , L'eau, source de la discorde ? , De la liberté, de la révolte

Sur le blog skyrock : Gasland , Grand centrale : nucléaire mon amour , Quoi encore, la Syrie ? , Message caché des films " d'horreurs ou d'épouvantes" , À bas les chefs ! , "le changement dans la continuité" , coluche, quand je serais grand , Le dessous des cartes - SYRIE : LES IMPLICATIONS ... , , Batailles pour l'énergie , Le dessous des cartes - Mondialisation , Irak, l'ombre de la guerre , Planète alu , La crise. Quelle crise ? , Créer des problème, puis offrir des solutions , La bataille de nos assiettes affaire Jérome Cahuzac , makhnovistes (Projet et objectifs du mouvement , L'économie mondiale boite ! , Spécial investigation : Sexe, business et politique : l'arme secrète

 UN PENDU EN PLUS, UN CHOMEUR EN MOINS

 Mutations (Slugs) - Une série B réjouissante !

 :CLIQUEZ ICI . Les raisons de la colère - YouTube : Les raisons de la colère, témoignages et analyses des émeutes urbaines de Copenhague, Grèce et Chine dans les années 2000. Un documentaire de Samuel Luret et Alain Bertho, 2010

18/08/2013

Un héros ordinaire

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Un héros ordinaire

 

Les vrais héros n’endossent pas leur armure pour protéger le royaume ; ils prennent la plume pour le critiquer. Ce ne sont pas des défenseurs des libertés individuelles et collectives, pouvant critiquer les Institutions lorsque celles ci dérivaient vers l'autoritarisme. . Comme Sophocle. Et Edward Snowden. Le Financial Times : 

"Durant son second discours d’investiture, le président Barack Obama en a appelé à ‘Nous, le Peuple’ pour protéger les idéaux américains de liberté individuelle et d’égalité. Lorsqu’ Edward Snowden a révélé l’existence des programmes de surveillance secrets de la NSA, il répondait à cet appel. Tout comme les ‘Pères fondateurs’ des Etats-Unis, il défiait également les iniquités d’un gouvernement de plus en plus intrusif. M. Obama devrait donc mettre fin aux démarches visant à l’arrêter et offrir à M. Snowden un pardon complet".

Bradley Manning - lundi, 05 août 2013

"Souvent, la meilleure source d'information sur le gaspillage, les fraudes et les abus d'un gouvernement est un employé en poste dans ce gouvernement, soucieux de l'intérêt public et prêt à témoigner. De tels actes de courage et de patriotisme, qui peuvent parfois sauver des vies et souvent économiser l'argent du contribuable, devraient être encouragés et non pas étouffés."

Barack Obama

"La juge militaire Denise Lind a déclaré  que Bradley Manning, la source de très nombreux documents publiés pas WikiLeaks, n'était pas coupable de "collusion avec l'ennemi", le plus grave des 22 chefs d'accusation portés contre le soldat de 25 ans, pour lequel il encourait la prison à vie. Le jeune homme a toutefois été reconnu coupable de plusieurs violations de la loi sur l'espionnage et de vol de documents.

Le Monde & AFP

 

Incarcéré depuis juillet 2010, Bradley Manning est accusé d'avoir transmis des milliers de documents confidentiels au site WikiLeaks - et tout particulièrement une vidéo secrète montrant une attaque héliportée à Bagdad qui a fait une douzaine de morts civils, dont deux journalistes de Reuters

 "Le calvaire du soldat Manning "- The New York Times - Sur le site du Courrier International.

> Les États-Unis sont accusés de traitements inhumains envers le soldat lié à l'affaire Wikileaks - Amnesty international

> Démission du porte-parole du département d'Etat pour avoir critiqué le traitement infligé à Manning, L'Express

> Texte sur l'importance des informateurs publié sur le site officiel du Président Obama (en anglais):http://change.gov/agenda/ethics_agenda/

> WikiLeaks : Manning inculpé de collusion avec l'ennemi - site du  NouvelObs:

> "
Obama: pas de pitié pour les informateurs" , selon l'AFP - Arret sur imges

"M. Yglesias et M. Walt ont raison : le terrorisme conventionnel ne représente pas une menace majeure pour les Etats-Unis et leurs citoyens [...] mais il y a peu de chances que nous nous calmions au sujet du terrorisme parce que trop de gens font tout pour que nous restions angoissés. Au moins trois parties gagneraient à attiser, plutôt que minimiser, nos réactions aux pics de terrorisme. La première, c’est les médias, qui gagnent de l’audience en faisant grimper l’anxiété sur les attaques terroristes. La deuxième, ce sont les politiciens cherchant des avantages pour leurs partis… Enfin, le troisième partie essayant d’exacerber nos réactions aux attentats est les terroristes eux-mêmes, qui se sont généralement montré très efficaces pour choisir des cibles provoquant une vaste couverture médiatique".

 ▪ Soyons plus précis…
L’auteur a oublié les principaux soutiens du fantasme terroriste : Les intérets privés. Le New York Times nous en dit plus :

 "L’employeur d’Edward J. Snowden [l'auteur des révélations sur le système de surveillance américain, ndlr.], Booz Allen Hamilton, est devenu l’une des corporations les plus grandes et les plus profitables des Etats-Unis quasiment en ne répondant aux besoins que d’un seul client : le gouvernement américain".

"Au cours de la dernière décennie, une bonne partie de la croissance de l’entreprise a été générée par la vente d’expertise, de technologie et de main-d’oeuvre à l’Agence américaine de sécurité (NSA) et autres agences fédérales de renseignement. Booz Allen a gagné 1,3 milliard de dollars, 23% des revenus totaux de l’entreprise, grâce à son activité de renseignement durant son plus récent exercice fiscal".

 

"Preuve des relations étroites existant entre l’entreprise et le gouvernement, James R. Clapper Jr., directeur du renseignement de l’administration Obama, est un ancien cadre de Booz Allen. La personne qui était à ce poste sous l’administration Bush, John M. McConnell, travaille désormais pour Booz Allen".

Assurément, il y a beaucoup d’objections de principe contre l’usage des drones dans une guerre. Mais il y a également au moins une objection logique et pratique : l’avantage américain dans la technologie des drones n’est que temporaire, tandis que le précédent créé en envoyant des drones au-delà des frontières pour faire pleuvoir la mort sur des personnes sélectionnées est permanent.

Un paradoxe :  *" Ce qui signifie que la guerre, d’un point de vue commercial, n’avait d’intérêt pour personne mais le sentiment continuel d'insécurité oui. Un auteur et conférencier populaire a dit à son public que la guerre faisait partie du passé ; qu’il était impossible pour des pays modernes d’entrer en guerre les uns contre les autres puisque qu’ils dépendaient largement de la production des uns et des autres

 

 Et dans l’histoire nationale, une réaction stupide en chasse une autre. Ce que nous avions à craindre avant, c’était une attaque terroriste mondiale qui pouvait porter atteinte à notre liberté. Aujourd’hui, nous abandonnons volontiers notre liberté, parce que l’on nous dit que c’est pour notre bien

 

 

Certaines décisions sont plus faciles que d’autres

Allemagne : risques d'espionnage industriel - videos.arte.tv :


Des héros ordinaires mis aux piloris

Des héros ordinaires mis aux piloris

- l'indigné Révolté

 
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