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28/06/2017

Radicalisation policière

Radicalisation policière : le poids de l’extrême droite
partagé un lien dans le groupeANARCHISTESINDIVIDUALISTES.
Des riverains et des associations ont manifesté mercredi soir à Bordeaux contre l’occupation du local « Le Menhir » par des groupuscules d’extrême droite
 
 
 

Violences policières
VIDEO. « Cassé à tête » : Le nouveau jeu de la police pour humilier les jeunes des quartiers
C’est un "un contre un" avec accord de chaque partie. Mais si finalement le policier perd ses collègues chargent et embarquent les participants...

Alors que jour après jour les vidéos de violences policières ne cessent de circuler sur internet, l’observatoire des violences policières a publié une vidéo montrant le nouveau jeu viriliste de la police pour humilier les jeunes des quartiers.

VIDEO. « Cassé à tête » : Le nouveau jeu de la police pour humilier les jeunes des quartiers REVOLUTIONPERMANENTE.FR

 

Il existe évidemment un contexte, celui du monopole de la violence délivré à l’État, associé à celui des orientations sécuritaires et racistes des gouvernements qui tout deux permettent et couvrent les violences policières que nous connaissons aujourd’hui, mais cela ne peut pas être la seule explication aux comportements policiers d’aujourd’hui. 

Violence légitime de l’État et poids des politiques gouvernementales, masquent les multiples dynamiques politiques qui travaillent chaque policiers et  qui s’articulent autour du nationalisme, du républicanisme, des valeurs d’ordre et du sécuritaire. Thématiques qui forment aujourd’hui l’ossature de nombreux mouvements d’extrême droite en France. 

Cette influence idéologique de l’extrême droite dont on voit les manifestations concrètes dans les votes des forces de l’ordre  et que traduit la surreprésentation du Front National dans des bureaux de vote à proximité de casernes de gendarmes par exemple mais aussi et surtout dans les oppositions de plus en plus affichées et franches à l’encontre des autres institutions (syndicats, justice, gouvernement, partis institutionnels).

 

De plus en plus de policiers revendiquent un rôle politique au sein même de l’exercice de leur métier.

Bien sûr de par sa fonction au sein de la société : garantes de l’ordre et de l’application des lois et détentrices du monopole de la violence d’état, les forces de l’ordre sont plus sujettes à attirer des gens qui ont ce type de convictions. Il ne faut donc pas s’étonner de la surreprésentation d’un vote de droite et d’extrême droite en son sein et de l’intérêt que lui ont porté les mouvements et les militants d’extrême droite. Les faits divers policiers regorgent d’exemple de ces histoire d’amour entre fafs et policiers comme en témoigne l’affaire des trafiquants d’armes d’extrême droite qui ont fournis les armes au terroriste du 13 novembre grâce a la protection que leur offrait leur amis des forces de l’ordre. Si les liens d’amitiés entre militants d’extrême droite et policiers sont monnaie courante, la police est aussi travaillée plus en profondeur par les organisations de l’extrême droite radicale.

On a assisté lors de ce rassemblement de policier au coming out de l’extrême droite policière : Marion Maréchal Le Pen et Gilbert Collard, les deux députés Front National ont participé à ce rassemblement sans la moindre opposition des policiers dits républicains et au contraire ont reçu un accueil chaleureux et ont multiplier les selfies avec les policiers présents. De nombreux policiers à visage découvert dans le cadre d‘un rassemblement officiel ont affiché leurs sympathies frontistes.

 

Gilbert Collard et Marion Maréchal Le Pen à la manifestation du syndicat policier Alliance.

Les manifestations policières illégales d’octobre 2016 dans lesquelles se mêlaient de multiples revendications matérielles et politiques sont la séquence politique la plus importante. Lors de ces nuits d’octobre 2016, des policiers, cagoulés et armés dans des manifestations sauvages ont organisé un coup de pression politique. Ces manifestations ont débordé les syndicats et ont été un moyen d’expression et surtout de critiques à l’encontre de leur hiérarchie, de la justice et du gouvernement. Des slogans type « les francs-mac en prison » qui appartiennent au registre de l’extrême droite classique comme la présence avérée de militants d’extrême droite ont témoigné, si besoin en était, de la radicalisation politique de la Police nationale. Alliance, syndicat classé pourtant bien à droite, par la voix de son secrétaire générale a parlé d’infiltration et de manipulation de l’extrême droite, reconnaissant par là une radicalisation de la base policière.

 

À gauche, le même slogan du FN à 20 ans d’intervalle : Jean-Marie Le Pen (avec Marion Maréchal bébé) en 1992, et Wallerand de Sain-Just en 2015. À droite, un visuel du FN pour les réseaux sociaux.

 Des policiers n’hésitent plus à menacer publiquement de mort des militants politiques ou de simple journaliste comme en témoigne les menaces et violences qu’ont subi entre autre les journalistes Nnoman Cadoret et Gaspard Glanz (Taranis News). 

Ces dernières séquences traduisent une accélération de l’autonomisation et de la radicalisation politique de fractions importante des forces de l’ordre. Face au fantasme d‘une faiblesse et d’un laxisme des institutions républicaines, l’idée d’une rupture politique avec le « cadre républicain démocratique » existant fait tranquillement son chemin dans la police.

Les différentes législations d’exception (Etat d’urgence, loi sur la légitime défense…) et le large consensus de soutien inconditionnel qui émane de la classe politique conforte cette dynamique d’une autonomisation et radicalisation politique des forces de l’ordre, en particulier dans la Police Nationale.

C’est cette autonomisation et radicalisation politique qui permet l’augmentation de la répression violente du mouvement social comme celle des quartiers populaires.

Ce n’est donc plus seulement à l’aune de la couleur politique des pouvoirs en place que le comportement des forces de l’ordre doit se comprendre mais aussi à celui des dynamiques politiques internes de l’institution et de l’hégémonie de plus en assumée de la radicalité politique d’extrême droite au sein de la police. Ce simple constat doit permettre à chacun et chacune de se prémunir des dangers qui en découlent et des risques que nous courrons face à la radicalisation policière.

« La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ?

On n’est plus très loin du « Minority Report » de Spielberg. Dans ce film de 2002, le système policier mis en place repose sur un déterminisme absolu. Le libre arbitre est complètement nié. Bye, bye la liberté.

Actualités > Rue89 > Politique > « La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ? C'est encore l'opposition entre le centre ville riche et les banlieues pauvres et déshérités que nos chère politiciens aiment surfer. Non, cher Manuel Valls, les quartiers populaires ne sont pas antisémites Monsieur le Premier Ministre,Vous avez déclaré… HUFFINGTONPOST.FR

A lire Globalia. JC Ruffin

11/02/2017

Violences policières

  

Une citation que je viens de voir ce matin, avec laquelle je suis totalement en accord :
« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d'hommes (et de femmes) dans ses rouages silencieux et bien huilés.
La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d'abolir la première.
La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d'étouffer la seconde en se faisant l'auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
Il n'y a pas de pire hypocrisie de n'appeler violence que la seconde, en feignant d'oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

 
LA HAINE Bande Annonce
 
C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu'ici tout va bien... Jusqu'ici tout va bien... Jusqu'ici tout va bien. » Mais l'important, c'est pas la chute. C'est l'atterrissage.
La Haine, Hubert

 

Ma 6-T va cracker (1996) bande annonce - YouTube

Ma 6-T va crack-er

Jean-Pierre Havrin, directeur départemental de la sécurité de Haute-Garonne, et initiateur de cette police, a répondu à nos questions.

Pour la troisième nuit consécutive, des incidents ont éclaté lundi soir à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), après l’interpellation jeudi d’un jeune homme
 
Certains médias se gargarisent que la nuit fut calme à Aulnay sous bois cette nuit. Le huffingthon post, 20 minutes, Sud ouest, tous titrent sur une nuit
 
Banlieues : À quoi joue la police ?
Mardi 7 février, des policiers (ou gendarmes) anti-émeutes sont intervenus avec une violence inouïe dans le quartier des Bosquets à Montfermeil. Notre blogueur, Jean-Riad Kechaou, a reçu le témoignage direct d'une des victimes.
 
Après une semaine de violences policières, les condamnations pleuvent, le 93 gronde.: 5 jeunes ayant participé au affrontement consécutifs à l'aggression sur Théo viennent d'être condamnés à 6 mois de prisons (fermes pour 2 d'entre eux, avec sursis pour les 3 autres) (soit sans doute plus que ce que vont prendre les keufs pour leur acte de barbarie). La réponse est immédiate : affrontements autour du tribunal de grande instance de Bobigny et un peu partout dans le 93.
23h : Des affrontements sont en cours à Clichy sous bois, Bobigny, Neuilly sur Marne.
 

L'Assemblée va assouplir la légitime défense pour les policiers

Dans un contexte tendu après l'affaire d'Aulnay-sous-Bois, l'Assemblée doit voter aujourd'hui le projet de loi de sécurité publique en réponse aux manifestations policières de l'automne, mais une partie de la gauche, des avocats et magistrats le jugent inutile, voire dangereux.

» Lire aussi - Aulnay-sous-Bois: Théo témoigne sur son interpellation

Faisant suite aux graves incidents de Viry-Châtillon (Essonne) en octobre 2016, où des policiers avaient été attaqués au cocktail molotov, le projet de loi, déjà voté au Sénat en janvier, assouplit les règles de légitime défense pour les policiers, en les alignant sur celles des gendarmes.

» Lire aussi - L'enquête sur l'agression des policiers à Viry progresse

Le texte liste cinq situations où les forces de l'ordre (ainsi que les douaniers et les militaires de l'opération Sentinelle) pourront utiliser leurs armes:

  • Face à la menace de personnes armées;
  • Lorsqu'ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu'ils occupent;
  • Lorsqu'une personne cherche à échapper à leur garde, qu'ils ne peuvent l'arrêter autrement et qu'elle présente une menace;
  • Lorsqu'ils ne peuvent arrêter autrement un véhicule présentant une menace;
  • Dans le but d'empêcher un "périple meurtrier".

Les députés doivent achever l'examen du texte par des dispositions pénales. Députés et sénateurs devront ensuite rédiger une version commune pour que le projet de loi soit adopté d'ici la fin des travaux parlementaires dans deux semaines.

LIRE AUSSI:

» La légitime défense des policiers réformée

» Lire aussi - Les suicides en prison, ce fléau que la France n'arrive pas à juguler

Passi - Les flammes du mal (97)

 «Bamboula, c'est à peu près convenable», le dérapage d'un policier en direct

Malaise sur le plateau de C Dans L'air. Jeudi soir, Luc Poignant, chargé de communication du syndicat Unité SGP Police, a dérapé en plein direct alors en déclarant que le terme "bamboula" était "à peu près convenable" dans la bouche d'un officier de police alors qu'il était interrogé sur les accusations par certains habitants des banlieues parisiennes d'être stigmatisés au quotidien.


« Bamboula c'est encore à peu près convenable... par leparisien

Selon Luc Poignant, les policiers peuvent aussi être victimes d'insultes sur le terrain. "Mais la version, j'ai la même. Parce que les mots, 'bamboula' d'accord, ça ne doit pas se dire, et cetera, ça reste encore à peu près convenable", dit-il.

La journaliste l'interrompt alors par un "Non" ferme. "Bah, enculé de flic, c'est pas convenable non plus", réplique le syndicaliste. Ce soir, les réseaux sociaux se sont indignés de cette sortie.

 

ui fantasme ??? PAS NOUS !!! À plusieurs reprises, des fonctionnaires de police ont signalé à leur hiérarchie que des collègues arboraient des signes de ralliement au nazisme. En vain.

Dans le 9.3, y'a une brigade de la BAC, un journaliste leur a demandé s'ils se considéraient comme fascistes après qu'ils aient tenus de nombreux propos très droitiers et racistes, les mecs ont répondus avec fierté "ah non, nous on est pas fascistes, on est nazis".

Des nazis dans la police LEPOINT.FR|PAR AZIZ ZEMOURI

Une exhortation à "ne pas faire la guerre" contre la police et "à rester unis". Depuis son lit d'hôpital, mardi 7 février, Théo, 22 ans, a appelé au calme les habitants d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), alors que la ville connaissait depuis trois nuits consécutives de nombreux affrontements entre la population et la police. Ces événements sont survenus après que le jeune homme a été violemment interpellé  et gravement blessé lors d'un contrôle d'identité, par quatre policiers désormais mis en examen, l'un pour viol et ses trois collègues pour violences volontaires en réunion.

[REPORTAGE] BOBIGNY : LE RASSEMBLEMENT #JUSTICEPOURTHEO TERMINE EN ÉMEUTE

Ce fait-divers s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre la police et les Français. Comment comprendre l'existence de telles violences ? Les Français sont-ils "en guerre" contre la police ? Franceinfo a interrogé Fabien Jobard, chercheur au CNRS et au Centre de recherches en sciences humaines Marc-Bloch, à Berlin. Sociologue de la police, il a publié Sociologie de la police. Politiques, organisations réformes (éd.Armand Colin), l'article La Police en banlieue après les émeutes de 2005 (éd. La Découverte) et a suivi de nombreuses patrouilles en banlieue parisienne.

"Qui sont les casseurs ?" : rassemblement à Bobigny

« Qui sont les casseurs ? » C’est autour de cette question, en référence à l’affaire Théo, que des enseignants et parents d’élèves de Bobigny appellent ce 3 mars à 18h à un rassemblement devant le tribunal de grande instance de la ville. Voilà déjà trois ans qu’ils interpellent les pouvoirs publics sur la « casse » dans l’éducation. Parents et profs des collèges Pierre-Sémard, République ou encore Jean-Pierre Timbaud, à Bobigny dénonceront à nouveau ce vendredi la « destruction méthodique du service public et en particulier de celui de l’Education nationale ». 

« Au collège République, une classe de 3e n’a eu de prof de maths et de français de façon régulière depuis le retour des vacances de Noël. Les élèves de cet établissement classé Rep+ (éducation prioritaire, NDLR), n’ont même pas le nombre d’heures qui leur est dû. Et l’on parle ensuite d’échec scolaire lié au milieu social ? » interroge Laurence Blin, représentante (FCPE) des parents dans ce collège qui a saisi en juin le Défenseur des droits.

Les autorités académiques nous expliquent toujours qu’il y a pire ailleurs. Mais on sait aussi qu’il y a mieux », poursuit cette mère d’élève, signataire de la tribune « Bobigny et l’école : qui sont les casseurs ? »  publiée le 28 février par  Libération. « Ici, les élèves circulent dans des locaux délabrés, chargés d’amiante, dans des sanitaires insalubres et dépourvus de papier toilette, dans des salles jonchées de détritus faute de personnel pour entretenir les locaux. Ici, un collège accueillant 600 élèves fonctionne pendant des mois avec seulement deux agents d’entretien et parfois un seul surveillant pour les encadrer en récréation », explique cette tribune signée par une vingtaine de parents et professionnels de l’éducation expliquant que « la véritable casse, ce sont les responsables politiques et administratifs qui la mettent en œuvre ».

"Qui sont les casseurs ?" : rassemblement à Bobigny

Une enquête ouverte en Essonne après la mort d’un homme en garde à vue

Le motard âgé de 34 ans, arrêté pour excès de vitesse, se serait suicidé, selon les policiers, en se pendant avec ses chaussettes. La famille met en cause cette version. 

« Version incohérente »

De leur côté, la femme, le fils et la fille adoptive de Lucas M. ont déposé plainte contre X le 25 juillet, notamment pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par une personne dépositaire de l’autorité publique. Cette plainte, que Le Monde a consultée, met en doute la « version incohérente et peu crédible défendue par les policiers ».

« Interpellation musclée »

Sollicité, le procureur d’Evry, Eric Lallement, souhaite que « tout se fasse dans la plus grande transparence ». . « Les deux hypothèses sont possibles, reconnait-il. J’ai ouvert une information pour approfondir un certain nombre d’expertises. »

« Nous avons besoin de réponses techniques et scientifiques », insiste Me Tamalet. Qui s’étonne que deux policiers aient déposé plainte le 4 juillet pour violences, alors que Lucas M. était « mourant ». « Les policiers assurent que l’interpellation s’est déroulée de façon musclée, qu’ils ont dû menacer d’employer leurs Taser pour pouvoir finir de menotter Lucas M. Ils lui reprochent un grand excès de vitesse, une mise en danger de la vie d’autrui, une rébellion, un refus d’obtempérer. »

Une description troublante, d’après l’avocat, compte tenu du fait que, juste après son interpellation, Lucas M. a joint sa femme par téléphone à deux reprises,. Troublante, aussi, compte tenu de la personnalité du défunt. « C’est un père de famille très calme, qui ne consomme pas de stupéfiants ni de médicaments, dit MTamalet. Il n’avait pas de double vie, n’avait commis aucune tentative de suicide ni vécu aucun épisode dépressif. »

Franceinfo : Manifestants violentés durant les rassemblements contre la loi Travail, Adama Traoré puis Théo... Les violences policières sont-elles plus nombreuses aujourd'hui qu'elles ne l'étaient hier ?

Fabien Jobard : Il est très difficile de quantifier le nombre de violences policières en France car aucun outil ne permet de les lister. Les violences que nous connaissons sont celles recensées via des institutions, des médias, des vidéos... Mais il y a des violences policières tous les jours, qui ne sont pas connues par le public, c'est ce qu'on appelle "le chiffre noir de la délinquance cachée". Dans le cas de Théo, tous les éléments étaient réunis pour que son interpellation soit médiatisée : les faits sont spectaculaires et semblent indiscutables, au vu des images qui ont circulé.

En revanche, notre rapport à ces violences a changé. Lors des mobilisations contre la loi Travail, nous avons eu des images quotidiennes des confrontations entre la police et les manifestants, d'où cette impression de hausse. Notre intérêt pour ce que fait la police dans les banlieues est aussi récent.

 

 
 

 

a situation exploser. 

 

Avant les années 1970, la police s'occupait principalement de mettre fin aux organisations gauchistes du Quartier latin à Paris, héritières des événements de Mai-68. C'est à cette période que sont apparues les premières escalades de violence de la police, leur mise en scène et leur médiatisation à travers ce qu'on appelait le "système Marcellin", du nom du ministre de l'Intérieur de l'époque. Cela passait par de la répression, la dissolution de groupes politiques, des interdictions de manifester... La police parisienne n'a été déployée qu'à la fin de cette période en banlieue, mais personne ne s'intéressait à ce qu'elle y faisait.

Ce n'est qu'à partir des années 1980, à la suite d'une série d'événements – "la marche des Beurs", l'affaire Malik Oussekine, les émeutes de Vaulx-en-Velin – qu'on s'est intéressé aux violences policières.

Les années 1990, puis 2000, sont devenues encore plus difficiles avec la désindustrialisation et le chômage des jeunes, qui ont favorisé l’oisiveté et la criminalité dans les cités où, par ailleurs, on avait regroupé les populations immigrées... Des facteurs explosifs pour une police historiquement surtout affectée à la protection des centres-villes, et Paris en particulier. Les émeutes de 2005 ont vu la situation exploser. 

 
 
Documentaire Banlieue - Emeute de 2005 et Crise du CPE - Quand la France s'embrase

 

Justement, qu'ont changé les émeutes de 2005 ?

Des investissements ont été engagés, des équipements supplémentaires, alloués, mais la gestion politique n’a pas changé en profondeur. Certains hauts fonctionnaires de la police se sont même félicités d'avoir géré trois semaines de crise sans faire de morts ni de blessés. 

Les émeutes de 2005 n'ont rien changé dans la conception que la police française a du maintien de l'ordre.

Fabien Jobard

à franceinfo

C'est-à-dire ?

 

 
France Inter
Les violences policières sont de plus en plus dénoncées dans les quartiers populaires, y compris devant la justice. Mais les contre-plaintes de la police sont quasi systématiques.
 
Une initiative citoyenne, appuyée par plusieurs familles de victimes de violences policières, pour dénoncer une éventuelle requalification des faits par la justice dans cette affaire, mais aussi un système judiciaire trop souvent "deux poids deux mesures". Quant à la confiance en l'institution judiciaire, elle est de plus en plus abîmée.
 
Car devant le tribunal de Bobigny, expliquent les associations, près de 100% des plaintes pour violences policières s'accompagnent de contre-plainte venant de la police pour outrage et rébellion. Résultat : des classements sans suite le plus souvent, voire des contre-condamnations.
 

"Les victimes finissent coupables", explique Baki Youssouffou, qui milite contre les contrôles d'identité abusifs. "La justice développe le sentiment d'impunité de la police. Ce n'est plus acceptable. C'est l'image qu'un certain nombre de jeunes ont de la République !"

► ALLER PLUS LOIN | Vingt fois plus de chances d'être contrôlés par la police

Une difficulté de l'institution à poser un regard extérieur

Un malaise flagrant dont l'institution judiciaire doit se saisir d'urgence, acquiesce Laurence Blisson, du Syndicat de la Magistrature. Elle confirme le dépôt quasi-systématique de plaintes de la part de la police, et leur traitement souvent plus rapide.

Juridiquement, la parole d'un policier ne vaut pas plus que la parole d'une personne qui dénonce des faits de violences. Mais de fait, parce que le travail policier est le socle du travail judiciaire, il y a une véritable difficulté de l'institution à poser un regard extérieur.

MA CITÉ VA CRACKER FILM COMPLET VF - YouTube

La Haine - full movie

Jeudi 2 février ,Théo, un habitant d'Aulnay-sous-Bois de 21 ans, investi dans le milieu associatif, a été interpellé pour s'être interposé au « contrôle » à coup de gifles d'un jeune qu'il connaissait. Théo a été victime d'un viol à la matraque.…
ALTERNATIVELIBERTAIRE.ORG

 

 
 

[REPORTAGE] PARIS : MANIFESTATION ANTIRACISTE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE #JUSTICEPOURTHEO

Paris, FRANCE

 

pour tes 35 ans je me suis dit que ce texte de Riccardo Flores Magon continue de prendre tout son sens dans les années que tu traverses avec cet élan révolutionnaire qui t'anime. bon anniv Flores

 

"Le révolutionnaire est un illégaliste par excellence. L'homme dont les actes sont toujours conformes à la loi ne sera au mieux qu'un animal bien domestiqué, mais jamais un révolutionnaire.

La loi conserve, la révolution régénère. Si l'on veut donc changer, il faut commencer par briser la loi.

Prétendre que la révolution peut se faire en respectant la loi est une aberration, un contresens. La loi est un joug et qui veut s'en libérer doit le briser.

Quiconque fait miroiter aux travailleurs l'émancipation du prolétariat par la voie légale est un escroc, car la loi interdit d'arracher des mains des nantis la richesse qu'ils nous ont volée. Leur expropriation au bénéfice de tous est la condition essentielle à l'émancipation de l'humanité.

La loi est un frein et ce n'est pas avec des freins qu'on se libère. La loi castre et les châtrés ne peuvent prétendre être des hommes.

Toutes les libertés conquises par l'humanité sont l'oeuvre d'illégalistes qui se sont emparés des lois pour les réduire en miettes.

Les tyrans meurent poignardés et nul article du code ne saurait nous en débarrasser.

L'expropriation ne peut se faire qu'en écrasant la loi et non en la subissant.

C'est la véritable raison pour laquelle, si nous voulons être révolutionnaires, nous devons être illégalistes. Il nous faut sortir des sentiers battus et ouvrir de nouveaux chemins aux transgressions.

Rébellion et légalité sont inconciliables. Qu'on laisse la loi et l'ordre aux conservateurs et aux bonimenteurs."

LE CRIMINEL, C'EST L'ÉLECTEUR !Créé le dimanche 04 décembre 2016

BOBIGNY : LE RASSEMBLEMENT #JUSTICEPOURTHEO TERMINE EN ÉMEUTE

" An injustice committed somewhere is a threat to justice around the world "

- Martin Luther King

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"une injustice commise quelque part est une menace pour la justice autour du monde" - Martin Luther King a la vôtre :https://www.baca1312.com/products/a-c-a-b-t-shirt-1
 
 
la photo de BACA 1312.
 

15/12/2016

La cyber-sécurité-guerre

n

 "En tant qu'adversaire de l'Etat nous voyons en lui à chaque fois le bastion qui s'oppose à toute évolution libertaire. Que l'on ne me parle pas d'"Etat révolutionnaire". 
L'Etat est toujours réactionnaire et celui qui n'a pas saisi cela ne connaît pas toute l'étendue du principe révolutionnaire."
Rudolf Rocker

Les élections en Europe dans la cyberguerre

 
 nIl y a urgence à agir face à une cybermenace devenu un véritable enjeu de sécurité nationale. Tel est, en substance, le message adressé par une commission d’experts américains au prochain président, Donald Trump, dans un rapport de 100 pages dévoilé vendredi 2 décembre.

« Il est temps pour la prochaine administration de prendre ce problème à bras-le-corps pour s’assurer que le cyberespace puisse rester un catalyseur pour la prospérité, l’innovation et le changement, aussi bien aux Etats-Unis que dans le reste du monde », a déclaré dans la foulée le président Barack Obama, qui quittera la Maison Blanche en janvier.

Donald Trump n’a pas encore réagi à ce rapport qui lui est adressé. Il avait déjà promis de mettre sur pied une « équipe de cybercontrôle » composée de personnalités de l’armée, de la justice et du secteur privé. Celle-ci serait notamment chargée de sensibiliser l’ensemble des fonctionnaires américaines aux problématiques de sécurité. Le président élu a aussi proposé de renforcer les capacités offensives et défensives de l’armée sur le terrain numérique.

Lire aussi :   Berlin et Paris redoutent des cyberattaques de l’étranger, à l’approche de scrutins majeursL'oeil de Moscou -Armées Privées - guerres...Ecolos : ennemis d'Etat Les ressorts de la nouvelle cyber-guerre froide

L'Europe et les États-Unis sont les premières victimes des hackers russes

Tandis que sur la Toile les hackers russes visent des cibles occidentales, « la défense est gérée par les services de sécurité et l'attaque, par des groupes informels, souples et liés au Kremlin sans pouvoir établir néanmoins leur lien de subordination », nous explique Andreï Soldatov, un spécialiste du renseignement russe et auteur du « Web rouge ».InternationalLes derniers articles+ de International

Guccifer 2.0, Fancy Bear, ATP 28, Cozy Bear Strontium… tels sont les nouveaux visages de la menace russe pesant sur l'Occident, selon les services de renseignement. Derrière ces noms de code, se cachent des hackers russes menant des attaques contre des chaînes de télévision, contre des opérateurs téléphoniques, des fournisseurs de système de sécurité informatique et des partis politiques occidentaux. Selon le New York Times, ces spécialistes auraient attaqué les serveurs du Parti démocrate américain, avant de faire fuiter des ...

A la télé ce soir : les rêves de grandeur de Vladimir Poutine

Notre choix du soir. Deux documentaires dessinent le profil, la politique et les ambitions d’expansion du président russe (sur France 2 à 20 h 55).LE MONDE TELEVISION | Par Daniel Psenny DOCUMENTAIRES SU RFRANCE 2 À 20 

 
Avec
Avec l’intervention de son armée en Syrie et son veto diplomatique à l’ONU pour trouver une solution à ce conflit, la Russie est revenue au centre de la scène internationale. Après avoir été marginalisée et souvent méprisée par les dirigeants occidentaux, la Fédération russe veut maintenant redéfinir – à sa manière – les grands équilibres géo-stratégiques issus de la fin de la guerre froide.

 Réflexe nationaliste
Ils racontent comment cet ex-lieutenant-colonel assez terne du KGB (le service de renseignement de l'URSS) est devenu un des maîtres du monde qui avance ses pions en s'alliant avec les pays émergents. D'un point de vue intérieur, il s'appuie surtout sur son peuple qui, dans un réflexe nationaliste après le démantèlement de son empire, rêve toujours de grandeur.
 
La bataille pour un nouvel ordre mondial ne fait que commencer et la Russie a de grandes chances de distribuer les cartes dans les toutes prochaines années. 

 

A lire La cyber-sécurité-guerre , Le gouvernement Trump, Le 15 décembre 2016 à 19h57
les rêves de grandeur de Vladimir Poutine 9/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d'« indignation » de façade, des figures djihadistes n'ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu.

Russie, des relents de guerre froide dans le cyberespace

L’administration Obama vient d’incriminer officiellement la Russie dans la cyberattaque qui avait ciblé, en juin, le Parti démocrate. Une accusation qui a encore envenimé les relations russo-américaines.

L’Arabie saoudite avait déjà été la cible d’attaques du même type en 2012.L’Arabie saoudite avait déjà été la cible d’attaques du même type en 2012. PHILIPPE

Russie: Berlin craint des cyberattaques

L'Allemagne redoute une multiplication de piratages informatiques notamment en provenance de Russie pour perturber le jeu politique, à moins d'un an des législatives et au lendemain de la plus importante cyberattaque jamais enregistrée dans le pays.

Ce type d'offensives, que "la doctrine de la Russie" appelle "conflits hybrides", "appartient désormais au quotidien et nous devons apprendre à y répondre", a déclaré aujorud'hui la chancelière Angela Merkel. La vulnérabilité de la première puissance européenne a été une nouvelle fois démontrée hier par le piratage des routeurs du principal opérateur de télécommunications du pays, Deutsche Telekom, qui a perturbé les connexions de près d'un million de foyers.

Mme Merkel a indiqué que l'enquête suivait son cours pour "déterminer d'où ces attaques provenaient, ce qui n'est pas facile", interrogée sur une éventuelle responsabilité russe dans l'offensive contre Deutsche Telekom. Mais dans le journal berlinois Tagesspiegel, des sources du secteur de la sécurité attribuent l'attaque au logiciel Mirai, développé par le groupe de hackers russes Sofacy - également connu sous les noms APT28 ou Pawn Storm.

Mirai, qui infecte d'abord un réseau d'objets domestiques connectés, allant du babyphone aux caméras de surveillance, avant de lancer des attaques à plus grande échelle, avait déjà été utilisé pour pirater en 2015 le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand. Cette offensive avait été attribuée à la Russie par les services de renseignement.

Deux groupes pirates déjà soupçonnés

« Les pirates de Fancy Bear ont comme cible numéro un l’Ukraine, puis les forces armées de l’Est et les pays de l’OTAN »

« Instiller la confusion »

« Les cyberattaques font partie d’une campagne pour instiller le doute et la confusion aux populations occidentales envers leurs institutions, embarrasser leurs gouvernements, affaiblir l’OTAN, les Etats-Unis et tout ce qui peut être un obstacle à la Russie », estime de son côté Matthijs Veenendaal, également chercheur au CCDCOE. « Il ne s’agit pas tant de déterminer l’issue des élections américaines que d’entretenir le relativisme des Américains sur leur propre pays, de propager l’image d’élites corrompues, de nourrir la remise en cause des institutions », précise Julien Nocetti, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI). Donald Trump, poursuit-il, « est le candidat idéal pour alimenter cette dialectique et attiser le sentiment que la démocratie n’est pas idéale ».

 L’accusation portée contre la Russie est cependant d’une tout autre nature : les attaques chinoises et nord-coréennes visaient l’économie américaine, tandis qu’en ciblant le DNC à la veille des élections les pirates ont touché au fonctionnement même de la démocratie américaine, dans un contextede tensions entre Moscou et Washington. « Influencer le débat politique d’un pays, les Etats-Unis le font tout le temps – par la diplomatie, par exemple –, observe Adam Segal, du think tank américain Council of Foreign Relations. Mais attribuer l’attaque du DNC à la Russie est une manière de dire que ce pays a franchi une limite. »

« C’est une nouvelle forme de conflit du XXIe siècle : des attaques bon marché et difficiles à retracer », avance Pasha Sharikov, chercheur à l’Académie des sciences de Moscou. Est-il encore possible de pacifier le cyber­espace ? Oui, estime Matthijs Veenendaal, à condition de « travailler sur des normes internationales – l’approche la plus logique et la plus réaliste ». Même si la normalisation progressive des relations sino-américaines ne s’explique pas seulement par le traité signé en 2015, ce dernier a fait des émules. Le Royaume-Uni et la Chine sont parvenus à un accord similaire. L’Allemagne s’est, en juin, à son tour entendue avec le plus grand partenaire commercial asiatique de l’Europe.

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» Face à Moscou, l'Allemagne parle deux langues, Lire aussi :   Entre les Etats-Unis et la Russie, des relents de guerre froide dans le cyberespace

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Un message vidéo revendiqué par le collectif de hackeurs Anonymous, le 16 novembre 2015.
 
Un message vidéo revendiqué par le collectif de hackeurs Anonymous, le 16 novembre 2015. REUTERS TV / REUTERS

 

Les cybermenaces ne font que croître, et cette tendance ne s'inversera pas. Les acteurs gouvernementaux, les "hacktivistes", les voleurs et les escrocs privilégient de plus en plus les offensives virtuelles.

A lire DARKNET, L'AUTRE RÉSEAU

Et tout un monde de nouvelles opportunités s'offre à eux. En effet, le nombre de connexions au réseau explose avec la croissance de l'IoT. Ces appareils connectés intelligents représentent une menace unique en son genre, car ils sont une porte ouverte sur nos vies, via nos maisons et nos entreprises.

Les dépenses en matière de cybersécurité devraient donc exploser dans les années qui viennent. Elles ont atteint plus de 75 milliards de dollars en 2015, devraient grimper à 101 milliards de dollars en 2017 et plus que doubler d'ici 2020, à 170 milliards. C'est une excellente nouvelle pour le secteur de la cyberdéfense 

 Nombre de cyberattaques sont préparées de l'intérieur, et utilisent des comptes internes qui permettent d'accéder et de contrôler les ressources du réseau. t.

Malheureusement, vous pouvez avoir sécurisé vos infrastructures de réseau, avoir fermé toutes les portes et calfeutré les fenêtres à l'aide de technologies comme celles de nos entreprises, et malgré tout courir un risque.

Ina Global a ajouté une photo.28 novembre, 17:35 ·

Les risquent e cyber-sécurité
Si vos "voisins" sur Internet sont piratés, leurs ressources peuvent être utilisées pour vous attaquer, même si votre propre réseau n'a pas été directement compromis. C'est une tactique que l'on appelle DoS (pour déni de service).

Ces attaques mettent hors ligne les services d'un réseau en utilisant des requêtes, constamment répétées, qui peuvent alors surpasser les ressources de la cible en termes de puissance informatique ou de bande passante.

Pour vous donner un exemple, admettons qu'un site de vente ait les ressources disponibles pour gérer un millier de connexions simultanées de la part de ses utilisateurs. Si une attaque DoS inonde le site avec 1 000 tentatives de connexion illégitimes à la fois, il n'est plus possible de fournir de service aux autres utilisateurs.

Il existe aussi une version légèrement modifiée de l'attaque DoS appelée DDoS (déni de service distribué).

Pour ce genre d'attaques, les agresseurs construisent patiemment une armée constituée de milliers d'adresses uniques sur le réseau. Ces adresses sont contrôlées à distance en infectant ou en piratant un ordinateur ou un autre appareil sur le réseau.

Si l'agresseur en donne l'ordre, l'armée d'appareils compromis (appelés "bots" ou aussi "zombies") peut s'attaquer à la forteresse la mieux protégée d'Internet, et ce uniquement grâce au nombre d'attaques portées en même temps.

Plus il y a d'appareils connectés à Internet, plus les occasions sont nombreuses de créer une grande armée de zombies pour une attaque de type DDoS.

Or, le nombre d'appareils connectés devrait augmenter rapidement. On estime à 10 milliards le nombre d'appareils connectés à Internet l'an dernier. Ce chiffre devrait plus que tripler d'ici 2020 avec l'apparition d'objets connectés dans nos maisons, nos bureaux, nos usines, nos exploitations agricoles, nos hôpitaux... partout, en somme.


Big Data - Les nouveaux devins - Documentaire

 

Attaque contre Dyn, avant-goût de ce que nous réserve l'avenir
Les premières attaques de cette vague de nouvelles menaces ont déjà été lancées. En octobre dernier, une immense cyberattaque a l'accès à une énorme partie du réseau Internet sur la côte est des Etats-Unis.

L'attaque visait Dyn, une entreprise d'infrastructures Internet qui fournit des services à certains des sites les plus populaires du Web, comme Netflix et Twitter.

Cette attaque trouve sans doute son origine dans des objets connectés, et plus particulièrement des caméras de surveillance. Ces appareils ont été piratés par un logiciel malveillant appelé Mirai. Ces logiciels malveillants scannent Internet pour y trouver des objets connectés à infecter, faire croître l'armée de zombies, tout en attendant l'ordre de lancer une attaque.

Dans le cas de l'attaque visant Dyn, les cyberactivistes auraient lancé cette attaque suite à une rumeur selon laquelle le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, avait été tué ou capturé.

Les conséquences de cette attaque ont été spectaculaires : de nombreux sites Internet étaient inaccessibles car le système de noms de domaine (DNS) de Dyn a été inondé par une immense attaque de type DDoS. Des services comme Netflix et Spotify ont cessé de fonctionner dans une large part des Etats-Unis.

Où les médias sont-ils encore influents ? Nos analyses pour y voir plus clair.
Ina Global
Site web d’actualités / Média
 

 

Les DNS, un des talons d'Achille d'Internet
Les DNS fournissent un service très important que nous utilisons tous : ils constituent d'immenses bases de données contenant des noms de domaine sur Internet, et conçus pour faciliter notre navigation sur le Web.

Quand vous tapez "publications-agora.fr" dans votre explorateur Internet, votre ordinateur envoie une requête à un serveur DNS qui contient une copie de la base de données. Le serveur DNS, quant à lui, fournit une adresse IP à votre ordinateur, pour qu'il puisse se connecter au site. Cette adresse permet à Internet de faire circuler les données dans les deux sens et d'établir une connexion.

Si nous n'avions pas de DNS, nous devrions mémoriser des centaines d'adresses IP (ou les conserver dans un dossier) afin de nous connecter aux sites Internet que nous utilisons au quotidien. Avec les DNS, il suffit de se souvenir de noms tout simples, comme "publications-agora.fr".

Le problème, cependant, est que si l'on met les services DNS hors service, les noms ne peuvent plus être convertis en adresses, et Internet est "cassé". C'est un point de défaillance crucial qui peut être exploité pour une attaque DDoS.

Les attaques de type déni de service sur les DNS et d'autres points cruciaux du réseau sont très sérieuses -- elles empêchent les internautes de se connecter aux sites qu'ils souhaitent consulter. Il est difficile de décrire à quel point nous sommes aujourd'hui dépendants d'une connexion à Internet stable et de services fiables, notamment maintenant que tant de particuliers et d'entreprises stockent leurs données ou hébergent leurs services sur le "cloud".

Pendant une attaque, si Internet ne fonctionne plus, une entreprise est au point mort. Si l'attaque est suffisamment importante pour toucher toute une région, c'est l'économie d'un pays dans son ensemble qui est paralysée.

C'est un énorme problème, mais aussi une belle occasion pour les entreprises de cybersécurité qui fournissent la technologie nécessaire au fonctionnement des services en cas de DDoS... et pour nous ! Dans le nouveau numéro de NewTech Insider, je vous propose de renforcer notre portefeuille cybersécurité en investissant sur une valeur qui s'est spécialisée sur la protection des DNS contre les attaques DoS ou DDos.

COMPTE RENDUDes experts américains tirent le signal d’alarme sur la cybersécurité Un rapport exhorte Donald Trump à prendre rapidement des mesures pour faire face à une cybermenace de plus en plus tangible.

Une armée de zombies menace votre (cyber)sécurité
Ray Blanco, rédacteur en chef de <a href="http://click2.agora-france.com/t/Aw/Hc8/LmY/g78/3SM/MjM5MDQ2fGh0dHA6Ly9wcm8xLnB1YmxpY2F0aW9ucy1h

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