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22/11/2015

le tourbillon jihadiste :

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 On ne peut pas combattre le djihad par des bombardements, la logique sécuritaire ou l'emballement médiatique car c'est une idéologie ayant les moyens d'agir ( contexte financier et géopolitique favorable). C'est par la lutte intellectuelle  que cela doit se faire.

 

Les 12 preuves de l’inexistence de Dieu

si je peux stopper une personne en train de commettre un viol sur un enfant , je le fait. c'est la différence entre moi et votre dieu."
Tracie Harris

l'EIIL à la conquête de l'Irak

Pays : Irak , Syrie, Moyen Orient

Tags : djihadistes, EIIL

Leur drapeau est noir et ils veulent un État ultra-islamique au Proche Orient comprenant des régions d'Irak, de Syrie et du Liban, dénué de toute influence occidentale : le groupe terroriste EIIL (État islamique en Irak et au Levant) sème la terreur en Irak. Ces derniers jours, l'EIIL s’est emparé de plusieurs de régions irakiennes. Les Djihadistes ont conquis la ville pétrolière de Mossoul, ainsi que Tikrit, la capitale de la province de Salah ad-Din. L'EIIL se dirige désormais vers de Bagdad. L’armée irakienne n’était pas préparée à cette offensive. Déjà instable, l’Irak plonge chaque jour un peu plus le chaos. 

Islamic State claims Shia mosque destruction

 

Images posted on social-media sites appear to show religious centres in Iraq's Nineveh province being demolished. The images show Shia religious centres being attacked using bulldozers and explosives in the cities of Mosul and Tal Afar, in the northern province of Nineveh.

 

Les combattants de l'EIIL, qui prônent une interprétation extrémiste des préceptes de l'islam, considèrent les chiites, la confession de la majorité des Irakiens, comme des hérétiques : Ces deux husseiniyyas (lieu de culte chiite) de la ville de Sharikhan, au nord de Mossoul, ville tombée aux mains des insurgés, ont été bombardés tôt ce matin. .Par Lefigaro.fr avec AFP

 

 

 

 

Middle East Téhéran a récemment renforcé la sécurité dans les zones frontalières de l'Irak, où des des insurgés sunnites menés par les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont lancé le 9 juin une offensive fulgurante, et l'armée de Terre a été placée en "état d'alerte" à la frontière, selon le général Ali Arasteh, cité par l'agence Isna. L’Iran reconnaît la mort de trois militaires en Irak Post de blog : Alors que les djihadistes sunnites de l'Etat islamique continuent d'attiser les inquiétudes des chiites en Irak, l'époque où Téhéran niait sans relâche l'envoi de militaires chez son voisin semble aujourd'hui révolue.

 

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"Le martyr Kamal Shirkhani", peut-on lire sur l'affiche publiée sur le site Rooykard.

Selon le siteRooykard, Kamal Shirkhani faisait partie "des groupes  volontaires chiites" et il a été tué par les djihadistes de Da'ech. Dirigés par le gouverneur de Bagdad, Ali al-Tamimi, leur nombre est estimé à "environ mille" et ils sont entrés dans la ville de Samarra le 1er juillet pour "protéger les lieux saints".

Le 15 juin, des sites iraniens avaient couvert abondamment l'enterrement du premier "martyr" iranien tué en Irak, un gardien de la révolution nommé Alireza Mochadjari. 

 Le chef de l'Etat islamique ordonne aux musulmans de lui « obéir » lemonde.fr Abou Bakr Al-Baghdadi, désigné par son groupe « calife », est apparu samedi pour la première fois dans une vidéo postée sur des sites jihadistes. 

 

 le rétablissement dimanche 29 juin du califat, le régime politique islamique disparu il y a près d'un siècle, dans certaines régions qu'il a conquises en Irak et en Syrie.

 

Tout vêtu de noir, turban sur la tête, il prêche pendant une vingtaine de minutes, appelant tous les musulmans à lui "obéir Et d'ajouter : "Je suis le Wali [leader] désigné pour vous diriger, mais je ne suis pas meilleur que vous ; si vous pensez que j'ai raison, aidez-moi, et si vous pensez que j'ai tort, conseillez-moi et mettez-moi sur le droit chemin." 

Des paroles que les utilisateurs du réseau social Twitter ont pris au pied de la lettre. Avec humour, ironie ou colère, les commentaires ont immédiatement fusé sur la montre arborée par le calife, supposée de luxe. Selon le site du quotidien britannique The Telegraph, le modèle ressemble fortement à une Rolex, à une Omega ou à une Sekonda et pourrait valoir environ 3 500 livres (4 400 euros). 

Les internautes s'étonnent de ce signe de richesse, alors que le calife est censé être "humble et pieux", ce qui décrédibilise selon eux son statut. Certains n'hésitent pas à parler de "faux pas", voire de "vol". cf Le « calife » de l’Etat islamique critiqué pour sa montre 2723

Tout le Moyen-Orient aspiré par le tourbillon jihadiste :

Marc SEMO 24 juin 2014 à 20:06 (Mis à jour : 25 juin 2014 à 15:20)

La carte du peuplement sunnite, kurde et chiite au Moyen-Orient. (Ide)

DÉCRYPTAGE

 La carte du peuplement sunnite, kurde et chiite au Moyen-Orient.

 

La carte du peuplement sunnite, kurde et chiite au Moyen-Orient. (Ide)C’est toute la zone de l’Iran à la Méditerranée que peut faire sombrer l’offensive de l’Etat islamiste en Irak et au Levant. Et l’Occident assume son impuissance.

L’émergence de l’Etat islamique en Irak et au levant (EIIL), composante la plus radicale et violente de la coalition sunnite à l’offensive contre le pouvoir chiite de Bagdad représente un tournant pour le Moyen-Orient notamment par ses implications régionales.

Sur le même sujet

En quoi l’EIIL change-t-il la donne ?

 

Agissant aussi bien en Syrie qu’en Irak, ce groupe jihadiste annonce haut et fort sa volonté de balayer les frontières tracées en 1916 par le Britannique Mark Sykes et le Français François-Georges Picot qui ont dessiné les contours des actuels Etats arabes sur les décombres de l’Empire ottoman. «L’EIIL n’inscrit pas son combat dans une perspective nationale contre un pouvoir jugé illégitime. Il combat dans une optique confessionnelle et panislamiste avec comme priorité l’élimination des chiites en Irak comme en Syrie et, au-delà, au Moyen-Orient», souligne Myriam Benraad, chercheuse au Ceri et au European Council for foreign relations. Le groupe dirigé par Al-Bagdadi - qui se pose ouvertement en rival d’Al-Zawari, le successeur d’Oussama Ben Laden à la tête d’Al-Qaeda - est aujourd’hui considéré par les Occidentaux comme la principale menace. Mordant sur l’est de la Syrie et le nord-ouest de l’Irak ce «Sunnistan» destiné à devenir une base du jihad dans toute la région a aussi pour effet immédiat d’accélérer la désagrégation de l’Irak avec un sud chiite - y compris Bagdad (60% de la population) et un Kurdistan (18%) déjà de fait indépendant depuis 1991. Les Kurdes ont en outre maintenant le contrôle de la riche ville pétrolière et multiethnique de Kirkouk qu’ils revendiquent comme capitale. «L’Irak est en train de se désintégrer de toute manière et le gouvernement central ou fédéral a perdu le contrôle de tout», clame Massoud Barzani, président d’un gouvernement régional kurde toujours plus lié à la Turquie

La prison vivier de terrorisme : 

Le juge Trévidic. « La religion n'est pas le moteur du jihad »
© Le Télégramme Pire qu'avant ». Loi sur le renseignement ? « Un raté ». Alors qu'il quitte le pôle antiterroriste après 15 années (*), le juge MarcTrévidic dresse un inquiétant bilan sur les menaces, et les réponses qui leur sont apportées.
© Le Télégrammehttp

 Vous affirmez que le jihadisme est devenu « un phénomène de mode » ?
Oui. Ceux qui partent faire le jihad agissent ainsi à 90 % pour des motifs personnels : pour en découdre, pour l'aventure, pour se venger, parce qu'ils ne trouvent pas leur place dans la société... Et à 10 % seulement pour des convictions religieuses : l'islam radical. La religion n'est pas le moteur de ce mouvement et c'est ce qui en fait sa force. C'est pour cette même raison que placer la déradicalisation sous ce seul filtre ne pourra pas fonctionner.

[HD] Génération Djihad

Quelles sont les implications régionales ?

L’onde de choc commence à toucher le Liban et le président américain Barack Obama évoquait ouvertement dimanche «le débordement sur des pays alliés comme la Jordanie». Il y a aujourd’hui un risque bien réel d’un effondrement de tous les Etats arabes entre l’Iran et la Méditerranée. Dans ce chaos, seuls demeurent stables les puissances régionales comme l’Iran, l’Arabie Saoudite et la Turquie, ainsi qu’Israël même si l’Etat hébreu reste en dehors de la mêlée. La guerre chiites-sunnites qui ravage la Syrie et l’Irak implique toujours plus directement Téhéran et Riyad, respectivement première puissance chiite et référence d’un islam sunnite ultraconservateur. Pour Téhéran il est vital de conserver un Irak «ami» dominé par les chiites - mais pas nécessairement par l’actuel Premier ministre Nouri al-Maliki - car c’est le pivot central d’un «arc chiite»via Damas avec le régime de Bachar al-Assad et le Liban avec le Hezbollah. Riyad se retrouve dans une équation plus complexe. «L’EIIL et des groupes similaires ont bénéficié de puissants protecteurs financiers comme l’Arabie Saoudite ou d’autres monarchies du Golfe mécontentes du minimalisme de la doctrine Obama qui laisse le champ libre à l’Iran dans l’ensemble du Moyen-Orient», note Kendal Nezan, président de l’Institut kurde. Cette monarchie gérontocratique alliée des Etats-Unis est consciente du danger qui, à terme, la menace aussi.

Located 220km south of Amman, Maan was the epicentre of Jordan's "April Awakening" in 1989, when protests erupted over a raise in the price of commodities, and spread to the cities of Karak and Salt, among others. The protests then evolved to a demand for more basic freedoms in Jordan, and as a result, martial law was lifted in the Kingdom and parliament was re-instated after being suspended for eight years.

 

But since then, the city's residents - numbering about 100,000 people - say they have been marginalised from the government's developmental projects. The city has an unemployment rate of 19 percent, as opposed to the average of 12.1 percent nationwide. Maan also has the highest poverty rate, at 24.1 percent, compared to a national average of 13.1 percent, recorded in 2010.

 

To stem these tensions, critics say it is time for the Jordanian authorities to make serious improvements to the country's economic and social problems. "Jordan should address problems in Maan before it is too late," said Jordanian writer and political analyst Mohammad Swedan. ( After the latest round of violence, The National Center for Human Rights issued a statement.Further, after passing its amended controversial anti-terror law,)

 

"They often talk about developmental programmes over there, but it is either such programmes are not real, or they need to rethink how they are doing things."

Que peuvent les Occidentaux ?

Les Etats-Unis sont sur le départ et personne ne peut les remplacer. Et pour quoi faire ? L’invasion américaine de 2003 a eu pour principal effet d’offrir l’Irak à l’expansionnisme iranien. Une intervention strictement aérienne comme celle menée par l’Otan en 2011 contre Kadhafi a aussi laissé le chaos. La non-intervention en Syrie et le refus d’aider une rébellion d’abord démocrate a fait le lit des islamistes radicaux. Et le fait que Barack Obama se soit défaussé par rapport à la «ligne rouge» qu’il s’était lui-même fixé sur l’emploi des armes chimiques par le régime a encore un peu plus écorné sa crédibilité. Malgré les quelque 10 milliards d’euros investis par les Américains, l’armée irakienne reste inopérante comme l’a montré son effondrement à Mossoul. Ni les frappes de drones, ni même le déploiement d’une centaine d’hommes des forces spéciales ou de conseillers ne peuvent changer la donne. D’où l’insistance de Washington sur une solution politique et un partage du pouvoir avec les sunnites et les Kurdes. Une position qui est aussi celle de la France telle qu’elle a été rappelée jeudi après un conseil de défense à l’Elysée.

 

 

Djihad, Un Voyage Sans Retour [Doc Choc] - YouTubeBerurier Noir- Porcherie (Original) : 

 

 

A propos de la ennieme bourde de Le Pen consciente  : " à sa place je demanderai "égorgé à l'opinel" comme ça il resterait dans ses habitudes de tortionnaire!!et puis peine de mort pour des gars prets à mourir en kamikases ... trés dissuasive comme peine, quel con!!!"

 

C'est comme la déchéance de la nationalité alors que les djihadistes la rejettent en bloc, et son même fière de déchirer leur passeport pour rejoindre le Califat."

 Tel père, telle fille :
 
 

Quand je pense aux 40 % de crétins qui disent vouloir voter pour elle, je leur dis qu'c'est eux qui sont à mettre dans la fosse septique !Pour Marion Maréchal-Le Pen, les musulmans "ne peuvent avoir exactement le même rang" que les...Marion Maréchal-Le Pen estime, dans un entretien à Présent, revue d'extrème-droite catholique.LEJDD.FR|PAR VIVIEN VERGNAUD (AVEC AFP)

 

 Couvre-feu  : Couvre-feu film complet en francais 

 

Comme un être de déjà vu, cf Couvre-feu : Les lois d'urgences - L'indigné RévoltéPour préparer ses attaques, l'État islamique se réfère aux idées de l'auteur de l'«Appel à la résistance islamique mondiale». Il y incite des cellules clandestines indépendantes à agir en Europe pour susciter un climat de guerre civile.

 

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«L'ennemi est fort et puissant, nous sommes faibles et pauvres. La guerre sera longue.»

Abou Moussab al-Souri 

MEN !!!!

 

 
Les attaques de Paris ont concrétisé une crainte relayées depuis plusieurs mois par de nombreux responsables politiques européens, essentiellement populistes: celle d'infiltrations terroristes parmi les migrants qui affluent depuis cet été par la route des Balkans. Deux des trois kamikazes du Stade de France ont en effet été contrôlés à la frontière grecque début octobre


« Aujourd'hui, les gouvernements d'Europe sont sous la pression des partis populistes et de l'opinion publique. Cela conduit d'ailleurs a un changement de perception de ces migrants: Au début de l'été, ils étaient considérés comme des personnes en détresse à aider; Puis les dirigeants européens ont modifie peu à peu ce discours. Ils ont estimé qu'on ne pouvait pas tous les accueillir, et qu'ils devaient accepter la répartition qu'on leur proposait au lieu de vouloir systématiquement rejoindre l'Allemagne et la Suède. Enfin, depuis les attaques de Paris, le lien entre immigration est terrorisme est présent dans les esprits.
 
Non, revenir sur l'accord Schengen n'est pas la solution. Le rétablissement provisoire des contrôles aux frontières est prévu par le traité, c'est d'ailleurs ce qui s'est passé entre la Belgique et la France au lendemain des attentats de Paris. Au demeurant il semble que Salah Abdeslam ait été contrôlé de retour vers la Belgique et soit quand même passé. Par ailleurs, les terroristes en puissance ne reviennent pas tous de Syrie. Certains se sont radicalisés à l'intérieur même de nos frontières. Le problème est donc plus large que la question de l'accord Schengen. »
 
Qui sont les jihadistes français ?
Qui se radicalise, pourquoi et par quels processus ? En France apparaissent deux groupes aux ressorts distincts, l'un issu des banlieues et passé par la délinquance, l'autre venant des classes moyennes, le regard tourné vers la Syrie.


Extrait : " L'EI déclare en même temps la guerre aux démocraties occidentales avec une surenchère dans la politique du pire, qui vise à provoquer l'Occident en revendiquant ouvertement tout ce qui est susceptible de provoquer l'effroi des opinions publiques occidentales. Il s'agit de transcender les limites de son avancée territoriale en apparaissant comme l'avant-garde des musulmans face aux « croisés », ce qui facilite la fédération des groupes jihadistes-salafistes sous son drapeau. Atteintes aux droits des femmes, des minorités, des homosexuels, exécutions de masse, décapitations et crucifixions, retour à l'esclavage, c'est comme si les dirigeants de l'EI avaient consciencieusement listé tout ce qui était susceptible d'entraîner dans l'urgence l'Occident dans une guerre avant même qu'une solution politique n'ait pu être pensée pour accompagner la campagne militaire, limitée à des bombardements aériens" .




cf A lire 
Abou Moussab al-Souri, l'inspirateur des attentats de Paris


On peut donc penser que l'opération de l'Etat Islamiste ou Daesch a été un franc succès : 


Le «ventre mou» de l'Occident
Abou Moussab al-Souri, lui, se fait l'apôtre d'un djihad décentralisé, qu'il appelle «nizam la tanzim» (un système et non une organisation). Pour mieux se jouer desservices de renseignement, l'initiative revient à des «loups solitaires» ou descellules clandestines sans lien avec un centre de commandement.. Selon lui, les attentats répétés engendreront une réaction islamophobe qui poussera les musulmans résidant dans ses pays à rejoindre leurs rangs.
 
L'État islamique a, depuis, repris les idées d'al-Souri à son compte. «Les musulmans des pays occidentaux vont maintenant rapidement se retrouver face à un choix, soit ils s'apostasient et adoptent la religion mécréante propagée par Bush, Obama, Blair, Cameron, Sarkozy et Hollande pour vivre au milieu des mécréants, soit ils font leur hijra (exil, NDLR) jusqu'à l'État islamique et ainsi échappent à la persécution des gouvernements et citoyens croisés», pouvait-on lire en février dernier dans la revue de propagande DabiqSi les idées ont perduré, le sort d'Abou Moussab al-Souri est, lui, plus incertain. Après avoir passé de longues années dans les geôles de la CIA, l'homme a été transféré en Syrie deux ans après sa capture. Il a sciemment été remis en liberté par le régime en 2011 alors que débutait la guerre civile.

 

Emni, la branche secrète de l'organisation État islamique - YouTube

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Selon Courrier international A la demande du gouvernement libyen d’union nationale, l’armée américaine a bombardé Syrte, fief de l’Etat islamique dans le pays. Elle ouvre ainsi un troisième front contre l’organisation terroriste, après l’Irak et la Syrie.

Une enquête du New York Times révèle en partie les rouages de cette «filiale», chargée de recruter des combattants et de planifier des attentats à l'étranger.

n savait encore peu de chose sur la cellule secrète «Emni». Une longue enquête du New York Times publiée ce mercredi permet d'en apprendre davantage sur cette branche de l'État islamique chargée d'exporter le terrorisme à travers le monde. Selon le quotidien américain qui a pu consulter des documents des services de renseignements européens, interroger des officiels américains et rencontrer un ancien combattant de Daech, Emni serait un rouage essentiel de l'organisation terroriste.

Objectif de cette «filiale» créée en 2014: planifier des attaques en dehors des territoires contrôlés par Daech. Pour cela, les responsables d'Emni recrutent, forment et envoient des combattants à l'étranger. Il peut s'agir de candidats fraîchement arrivés sur les terres du djihad comme de «soldats» aguerris et rompus aux techniques militaires. Ces derniers sont sélectionnés par nationalité et regroupés par langue en petites unités discrètes, dont les membres se rencontrent parfois à la veille de leur départ à l'étranger, écrit le quotidien américain. À l'image des commandos qui ont frappé Paris et Bruxelles en novembre 2015 et en mars 2016. C'est aussi l'Emni qui aurait missionné le terroriste responsable de la tuerie dans le musée du Bardo et le tireur de la plage de Sousse, à chaque fois en Tunisie.

Le risques des retours ou des radicalisés sur place 

Les trois femmes radicalisées et interpellées hier soir par les services de police avaient comme projet d'attaquer la Gare de Lyon, celle de Boussy Saint-Antoine, ainsi que des policiers, selon BFMTV


 Le distributeur Studio Canal a demandé aux 237 cinémas qui projettent Bastille Day, sorti en salles le 13 juillet, de déprogrammer le film. Ce thriller avec Idriss Elba imagine les préparatifs d'une attaque terroriste en France la veille du 14 juillet. 
 
Bastille Day  - YouTube 
 

 

L'affiche montrant les deux héros une arme à la main est accompagnée d'un slogan qui fait polémique depuis les événements de Nice : «Le 14 juillet, ce sont eux le feu d'artifice».
 
New Action Movies 2016 # Bastille Day # Full Movie English Adventure

 

Berlin craint la présence sur son sol de plus de 500 islamistes

Plus de 500 activistes islamistes sont présents sur le sol allemand et sont susceptible de commettre des attentats, a prévenu samedi le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière.

Lors d'un entretien accordé au journal Bild, Thomas de Maizière a estimé à au moins 520 le nombre "d'assaillants potentiels" présents dans un pays où les forces de sécurité sont en état d'alerte depuis les deux attaques commises en juillet par des individus se réclamant de l'Etat islamique. Selon lui, 360 autres personnes sont connues des autorités en raison de leur liens avec des assaillants potentiels. De nombreux Allemands redoutent que des combattants appartenant à l'EI se soient glissés dans les rangs des réfugiés et migrants arrivés l'année dernière en provenance de Syrie, d'Afrique du Nord et d'Asie.
 
Un Tunisien "radicalisé" a été expulsé par la France vers son pays, en raison de "la menace" qu'il "faisait peser sur l'ordre public", a annoncé aujourd'hui le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, une mesure portant à 18 le nombre d'expulsions de ce type depuis début 2016. "Depuis 2012, plus de 80 arrêtés d'expulsion d'individus radicalisés ont été pris", rappelait Beauvau début septembre. 
 

Interrogé par le New York Times, un ancien combattant de Daech dit avoir rencontré plusieurs membres de l'Emni l'année dernière, lorsqu'il était en Syrie. Avant les attentats de Paris, «ils m'avaient dit qu'ils avaient plusieurs personnes positionnées en Europe, prêtes à passer à l'action», raconte ce détenu aujourd'hui incarcéré en Allemagne. «Ils voulaient avoir une action simultanée. Ils souhaitaient que plusieurs attaques aient lieu en même temps en Angleterre, en Allemagne et en France». Arrêté le 20 juillet 2015 à son retour de Syrie, Harry Sarfo purge depuis une peine de trois ans de prison.

Des intermédiaires «propres» pour ne pas se faire repérer

À l'origine, Emni était seulement un organe de sécurité intérieure, dont les membres étaient chargés de détecter des espions en Irak et en Syrie. Mais au fil du temps, cette branche a vu son domaine d'action s'élargir et s'est vue confier l'organisation des opérations extérieures. Il s'agit «d'envoyer des gens partout dans le monde pour mener des actions violentes, tuer ou bien recruter des jeunes ou ramener des produits chimiques pour les armes», avait expliqué un djihadiste français devant les enquêteurs de la DGSI l'année dernière. Chaque espion touchait 50.000 euros de l'Emni pour mener une attaque en Europe, selon cet homme dont les propos ont été rapportés dans les colonnes du Parisien.

L'enquête du New York Times révèle aussi les méthodes d'Emni pour éviter que ses assaillants ne se fassent repérer avant leur passage à l'acte. En effet, l'organisation terroriste aurait recours à des intermédiaires pour mettre en relation les candidats désireux de commettre un attentat dans leur pays et des instructeurs infiltrés en Europe. Ces entremetteurs seraient de nouveaux convertis à l'Islam, des hommes «propres», sans connexion avec des islamistes radicaux, précise le détenu Harry Sarfo. Leur mission consiste essentiellement à faire passer des consignes aux futurs assaillants ou encore de transmettre des vidéos de djihadistes ayant prêté allégeance à l'EI avant leur attaque. Ainsi, certains terroristes en apparence isolés pourraient avoir bénéficié de plus larges complicités pour accomplir leur projet mortifère.

Al-Adnani, chef de l'Emni

À la tête de cette organisation secrète, on retrouve le porte-parole de l'État islamique Mohammed al-Adnani, également responsable de la propagande. Né dans le nord de la Syrie, cet homme âgé de 39 ans est un personnage discret, dont on sait peu de chose. Même les combattants les plus entraînés n'ont jamais vu son visage. Le djihadiste allemand Harry Sarfo dit l'avoir rencontré une fois au moment de prêter allégeance à l'État islamique. Mais il n'a jamais pu le voir: l'entourage d'al-Adnani ayant pris soin de lui bander les yeux lors de l'entretien.

(....) 




Les actes islamophobes et racistes reprennent du poile de la bête - même si on peut penser qu'ils n'ont jamais disparu - profitant des accès de fièvre pour revenir sur le devant de la scène. 


« On doit lutter contre le terrorisme sans porter atteinte à nos libertés - Ligue des droits de...
LDH-FRANCE.ORG »
 
On a pas l'air d'aller vers l'apaisement : AMBIANCES d'avant guerre...
 
« un lienA Sens, le premier couvre-feu appliqué à l'ensemble de la population d'un quartier
LEMONDE.FR »
 
 

 
Ce qui se passe actuellement me rappel ce film qui a le mérite d'avoir été produit avant les attentats du 11 septembre 2001 et malgré quelques racourcis pose des bonnes questions comme :
- Comment une "société démocratique  ( ici les Etats Unis, en référence 1er attentat du Wall street Center") gère une menace diffuse, sans être capable de la nommer ou de savoir ou elle va frapper. C'est une guerre asymétrique d'un nouveau genre. Il y a un effet d'émotion, de panique et de colère qui m'amène a la deuxième question :
- Est ce qu'un peuple est prèt a accepter de voir rogner ces libertés, sous le coups de l'émotions, de la peur, de la colère et de laisser les pleins pouvoir à l'armée ( ici jouer par Bruce Willis) mais qui nous rappel les récents évènements
- Enfin : que veulent les trerroristes en frappant en plein coeur de la Ville. On apprendra par la suite, que sous prétexte de vouloir se venger des américains qui après les avoir soutenu aurait lacher leurs chefs dans ce qui ressemblerais à l'Afghanistan. Mais il apprait qu'ils cherchent surtout à diviser les communautés entre elle. La réaction serait que leurs attentats déclenchent des actes de vengeance, un controle accrue et répression accrue sur la communauté musulmanne qui amenerait a une radicalisation de celle ci tout en semant la peur et le désordre, voir mettre en place un régime autoritaire qui détruirait les fondement de nos démocratie 
 
« un lien. Après les attentats, des musulmans agressés partout en France
..SLATE.FR»
 
Dérives sécuritaires : ce n'est que le début...
L'ensemble de la population d'un quartier (quartier des Champs-Plaisants) soumise à un couvre-feu à Sens : interdiction de « la circulation piétonne et routière, sauf les véhicules d'urgence », « à compter de vendredi 20 novembre, 22 heures, jusqu'au lundi 23 novembre, 6 heures ».

==> "Ce couvre-feu fait suite à des perquisitions administratives menées dans la nuit de jeudi à vendredi par les forces de police, de gendarmerie et des unités du GIGN, qui « ont donné lieu à la découverte d'armes non autorisées et de faux papiers ». La préfecture a ajouté que des personnes avaient été placées en garde à vue, sans en préciser le nombre."

 

Cette tragédie s'inscrit dans une série d'acte de représailles de Daech ou EI, selon le nom que l'on lui donne.

 
La tuerie a Kobané, - Les deux attentats en turquie ( 34 morts et 102 morts),- L'attentat de l'avion russe, en représailles à l'intervention russe en Syrie a Bachar Al Assad, - L'attentat de Beyrouth, visant un fief du Hezbollah - chaud partisan de Bachar Al Assad et de l'Iran,  
 
Bon de rappeler face a l'effet moutonnier ou de mode qui mélange simple peur psychologique et récupération a la chaine de slogan hastagran du type " je suis...." afin de se donner bonne conscience dans le meilleur des cas pour mieux se rendormir ensuite. Cf : A lire La loi d'urgence - Citoyenactif


 à les évolutions néfastes de facebook et d'internet en général
 
« Une vague de mimétisme inonde les réseaux sociaux comme FB. Une multitude d'avatar avec le drapeau français, des soutiens a la politique de soutiens a la surveillance, des pleures et photo du chiens de la BAC tué dans l'attaque contre le commandos inonde la toile . Nous assistons a donc les médias commençant à ne plus savoir quoi nous dire font leur beurre avec une chienne des flics morte... 
Hâte de voir les photos de profil:
JE SUIS UNE CHIENNE
 »



'l'escroc, sans doute le plus célèbre de Facebook (on se demande comment il fait pour encore se faire accepter) des centaines d'identités avec la même photo https://www.facebook.com/profile.php?id=100010732894425' : Patrick Perrin

 

Marc SEMO

Recommandé parWelcome to the new Islamic State The declaration comes as no surprise as ISIL's ambition has always been bold, but its significance is yet to unfold. ( 30-Jun-2014 ) The fierce ambition of ISIL's Baghdadi,ISIL: Rising power in Iraq and Syria, The 'Sykes-Picot' borders ISIL wants gone,Map: Rebels' path through Iraq Anger boils over in the 'Fallujah of Jordan'   Al-Qaeda flags have been raised in Maan, where residents say they are tired of police brutality and a lack of services. Areej Abuqudairi Last updated: 05 Jul 2014 10:

Al-Qaeda toujours en état de nuire - citizen Khane : AccueilMondeSyrie, la guerre sans fin Les Cowboys - Bande-annonce officielle HD 

 

A lire aussi : Iran, élection présidentielle, esfandiar rahim mashaie, ahmadinejad, l'ayatollah ali khamenei,, racisme, géopolitique, documentaire, gardiens de la révolution, documentaire, reportage, les frères musulmans, religion ,

 

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26/07/2015

Socialisme : l'utopie, c'est concret

n

 

LA VERITE ET LA POLITIQUE, au bac de philo


" Le Monde sera Détruit non pas tant à Cause de Ceux qui font le Mal, mais à cause de Ceux qui regardent et laissent Faire.." Albert EINSTEIN..

 

Difficultés et dangers du métier de journaliste

Difficultés et dangers du métier de journaliste

 
 
Visuel des assises du journalisme de Metz

 

 

Retrouvons la chronique des médias en partenariat avec l’hebdomadaire Stratégies. Et pour cette édition, revenons sur les difficultés du métier de journaliste à l’occasion des Assises du journalisme, qui se sont tenues cette semaine à Metz. La rencontre s'est ouverte par un hommage aux envoyés spéciaux de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés à Kidal.

 

Plus de 263 000 signatures en quelques jours et une conférence de presse annoncée pour lundi. Elise Lucet s’élève contre la directive européenne sur le secret des affaires qui menace la liberté de la presse. La présentatrice du JT de 13H et de l’émission Cash Investigation sur France a lancé le 4 juin sur Change.org une pétition, soutenue par le collectif « Informer n’est pas un délit ». Des signatures venant de plusieurs pays de l’Union européenne.

 

Cahiers de doléances : le blasphème en danger ?

 

« Bientôt, les journalistes et leurs sources pourraient être attaqués en justice par les entreprises s’ils révèlent ce que ces mêmes entreprises veulent garder secret (…) Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur européen prépare une nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme, le » secret des affaires «, dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en Europe », peut-on lire sur Change.org.

 

« Avec la directive « Secret des Affaires », vous n’auriez jamais entendu parler du scandale financier de Luxleaks, des pesticides de Monsanto, du scandale du vaccin Gardasil… Et j’en passe », poursuit la pétition. « Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il nous sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique de nos pays », plaide encore Elise Lucet.

 

Lundi, une présentation de la pétition aura lieu à la presse, à la veille de l'examen de la directive en commission du parlement européen.

Edwy Plenel et Fabrice Arfi de Médiapart, ou encore Patrick Cohen de France Inter… Plusieurs journalistes soutiennent la pétition de la présentatrice de France 2. Tout comme la députée européenne Eva Joly et Hervé Falciani, le lanceur d’alerte HSBC.



La politique et la vérité, le pouvoir et l'argent, la liberté de la presse...
Si à la guerre "on croit mourir pour la patrie on meurt pour des industriels" (Anatole France)
Pour la presse, on croit combattre pour la liberté on libère le mensonge des puissants.
L'ancien représentant de la Grèce au FMI, Panagiotis Roumeliotis, a révélé lors de son audition au comité de la dette, que des journalistes grecs ont assisté à des séminaires financés par le FMI et étaient invités à présenter le FMI sous un jour favorable.
 
Roumeliotis a également révélé que "Christine Lagarde et d'autres hauts fonctionnaires du FMI l'ont contacté avant mon témoignage devant le comité pour me rappeler que les membres du FMI bénéficient de l'immunité pour leurs actes".

Socialisme : l'utopie, c'est concret


Je ne vais pas disserter simplement clamer un grand OUI cela VA de pair. Parce que "politique" signifie commun, faire ensemble dans l'intérêt commun. Politique c'est citoyenneté et il ne peut y avoir de citoyens égaux sans vérité.
 
Ce qui foire tout c'est que politique est trahit en politicien, en intérêt individuel. Pour agir pour soi, mieux vaut mentir et manipuler. Et ce "pour soi" devient de classe, de la classe des puissants.
Vive la politique et le vérité, elle seule peut être République.
Serge Grossvak


Saint-Simon, Fourier, Raspail... Le philosophe Vincent Bourdeau ravive la ferveur créative des premiers socialistes. Qui fait cruellement défaut à la réflexion politique actuelle.


On les appelle socialistes « utopiques », « romantiques » ou « prémarxistes ». De doux rêveurs, en quelque sorte, imaginant une société idéale et diffusant d'innovantes théories sociales dans une multitude de journaux et revues comme L'Atelier, Le Globe, Le Tocsin des travailleurs ou La Démocratie pacifique. Dans les premières décennies du XIXe siècle, ils ont convoqué toutes les disciplines — économie, sciences, ­philosophie, sociologie encore balbutiante — pour dessiner une société harmonieuse d'où la violence serait bannie et où le progrès ne se développerait pas aux dépens des travailleurs.


Doux rêveurs sans doute, mais qui notaient ­déjà, lucides, que les institutions politiques, bien souvent, ne comprennent rien à la société réelle. Ce qui ne les empêchait pas de prendre le réel à bras-le-corps et d'ouvrir cent pistes fécondes sans jamais perdre de vue, au loin, l'horizon. Vincent Bourdeau, codirecteur du passionnant ouvrage collectif Quand les socialistes inventaient l'avenir, revient sur ce demi-siècle foisonnant... et cruel, quand on le compare aux débats d'aujourd'hui.
 
Saint-Simon (1760-1825), le fondateur du saint-simonisme, a agrégé autour de lui ou inspiré les « premiers socialistes », comme Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), Pierre Leroux (1797-1871) et bien d'autres. Sur quelles idées ?
Saint-Simon est un aristocrate du XVIIIe siècle qui a participé aux guerres d'indépendance aux Etats-Unis et s'est enrichi sous la Révolution. Il mène ensuite une vie d'étude, assiste en auditeur libre à des cours de physiologie, de médecine ou de physique. Cette fréquentation des savants le conduit à penser qu'il faut réorganiser la société sur un modèle scientifique. Il la voit comme un organisme vivant dont certains organes — des groupes sociaux — sont moribonds, comme l'aristocratie ou le clergé, quand d'autres, les forces vives, vont se développer. Ainsi oppose-t-il les « industriels » aux « oisifs ».
 
Illustration Antoine Corbineau pour Télérama
 
Les « industriels », qui englobent à la fois capitalistes et ouvriers ?
Saint-Simon avait bien vu que, parmi les « industriels », il fallait prêter une attention particulière au sort de la classe la plus nombreuse — artisans et ouvriers —, mais il pensait encore que cette amélioration pouvait découler d'une dynamique productive dont les capitaines d'industrie seraient les animateurs, et auxquels devaient se subordonner les ouvriers. Après la mort du maître, en 1825, certains saint-simoniens affirment qu'il existe des intérêts antagonistes au sein même du « monde industriel ». En avril 1832, Jean Reynaud (1806-1863), polytechnicien et ingénieur des mines, saint-simonien dissident, publie dans la Revue encyclopédique un article intitulé « De la nécessité d'une représentation spéciale pour les prolétaires ». Constatant l'accroissement des inégalités entre ceux qui s'enrichissent et ceux qui s'appauvrissent, il distingue la bourgeoisie du prolétariat, les bourgeois étant décrits comme ceux qui tiennent « l'industrie à leurs gages », ceux qui vivent de l'exploitation non du globe, mais du prolétariat.


Un prolétariat encore hétérogène, comprenant aussi bien ouvriers que petits artisans...
Le modèle dominant reste celui de l'atelier, dans lequel existe une hiérarchie entre maîtres, compagnons, etc. Ce fut d'ailleurs le reproche fait par Karl Marx à ces socialistes — à Proudhon surtout— qu'il accuse d'être nostalgiques d'un monde en voie de disparition. Ces premiers socialistes, chacun à sa manière, retiennent effectivement l'idée d'une maîtrise de l'artisan sur la tâche qu'il effectue, et d'un contrôle des outils de travail, avec lesquels ils entretiennent un rapport intime, personnel. L'ouvrier artisan qui passe d'un emploi à un autre garde ses propres outils. On rencontre ici ce que le sociologue américain Richard Sennett appelle « l'éthique du travail bien fait » : une communauté professionnelle qui possède un savoir-faire, revendique de ­gérer elle-même les processus de production, et même les rapports d'autorité à l'intérieur de ces processus, sans être dépossédée par des injonctions extérieures capitalistiques, financières ou managériales. L'enjeu est autant la défense d'une certaine culture du ­travail, menacée, que la répartition de la richesse. Commence à se dessiner dans les écrits socialistes la source de cette menace : l'exploitation capitaliste.


La grande référence pour ces penseurs reste la Révolution française, mais délestée de sa violence ?
La Révolution française est surtout une référence... parce qu'elle est inachevée à leurs yeux. Et son inachèvement, pour eux, tient à un problème de méthode : elle a manqué d'attention au réel. Les socialistes utopiques traversent une époque de transition, qui exige selon eux une attention soutenue. Ils rejettent la politique pure, qui aborde les questions sociales de façon abstraite. Et les critiques sur les institutions issues de la Révolution française sont assez virulentes. Pierre Leroux a cette formule dans le premier numéro de laRevue sociale, en octobre 1845 : « La politique libérale est morte. » Elle désigne à la fois la Chambre des pairs, établie en 1814 et constituée de membres de la noblesse, et la Chambre des députés. Deux institutions qui poursuivent « la chimère d'une rénovation politique sans rénovation morale, sans idées nouvelles, sans science sociale ». Pour Saint-Simon ou Fourier, la science politique est d'abord une science de la société, une physiologie pour le premier, une physique des passions humaines pour le second.Charles Fourier (1772-1837), à cet égard, est sans doute plus radical encore que Saint-Simon, puisqu'il pense l'organisation de la société, sous la forme de phalanstères, à partir d'un jeu complexe d'harmo­nisation des passions, et redonne toute sa place à une philosophie de la liberté et de l'individu. Même ceux qui prônent un changement de régime politique, les Raspail, Pecqueur, Louis Blanc, etc., veillent toujours à ce que les institutions qu'ils imaginent ne soient pas en complet décalage avec l'épaisseur de la société.
 
Illustration Antoine Corbineau pour Télérama
 
Réflexion toujours d'actualité...
En effet, d'autant que leurs réflexions se prolongent dans deux directions qui agitent encore aujourd'hui le débat politique : comment distribuer le pouvoir à tous les échelons de la société – comment « décentraliser » – en redonnant un poids politique à la commune ou au canton. Mais aussi comment imprimer un mouvement politique d'ensemble à la société. Après la révolution de 1830 débute un grand débat : ne devrait-on pas remplacer la Chambre des pairs par une représentation des professions plus en contact avec la réalité sociale ? Mais comment s'assurer qu'une telle chambre ne dominera pas la discussion politique, dont les orientations ne doivent pas être seulement matérielles, productives, mais aussi spirituelles ?


Le « Progrès », thème central des premiers socialistes, croise philosophie, politique, économie, hygiène, agronomie ou science... Quel foisonnement !
Au-delà des divergences théoriques ou doctrinales, c'est le progrès qui réunit en effet les premiers socialistes. La Révolution, constatent-ils, a engendré une absence de repères – Leroux dit que la société est« en poussière » –, tout doit être reconstruit, certains piliers, comme la religion, n'étant plus en mesure de maintenir l'unité morale. Le projet devient encyclopédique – et, du coup, « utopique » –, liant les différentes disciplines pour embrasser la science du social. Textes anciens, chimie du vivant, histoire des différentes religions sont convoqués dans une formidable effervescence intellectuelle, le progrès technique – chemin de fer, télégraphe ou presse – permettant d'unifier matériellement la société.


Un progrès technique dont les socialistes, dès cette époque puis par la suite, dénonceront le rôle parfois néfaste...
Certains penseurs estiment qu'il n'est pas, par lui-même, porteur d'une dimension morale et spirituelle. Tout au long du XIXe siècle, cette méfiance taraudera les socialistes ou des économistes comme Simonde de Sismondi (1773-1842), qui dénonce les effets délétères du machinisme augmentant la richesse des uns au détriment des autres. Question centrale au moment où la France entre dans la révolution industrielle. Certaines révoltes, comme celle des Canuts à Lyon (en 1831), ont leur importance dans l'émergence des écoles socialistes s'inquiétant du rôle de la machine dans le projet d'émancipation des travailleurs. Mais, là encore, l'écart est grand entre un Fourier, qui propose un modèle phalanstérien ­quasi agrarien – d'où la machine est absente –, et un Pecqueur, qui remporte en 1837 un prix de l'Académie des sciences morales et politiques sur le thème de l'« influence des forces motrices et des moyens de transports » sur « l'économie matérielle, sur la vie civile, sur l'état social et la puissance des nations ». Mais la fascination pour la machine et les prouesses de la production n'est pas tout. Jacques Rancière, dans La Nuit des prolétaires, archives du rêve ouvrier (1981), l'a bien montré : quand on lit les articles d'un journal comme L'Atelier, « organe des intérêts moraux et matériels des ouvriers », rédigé par des ouvriers instruits, les revendications ne portent pas seulement sur le travail, mais aussi sur le temps libre, la possibilité de pouvoir rêver, voire d'être poète.


Les socialistes aujourd'hui manquent-ils d'utopie ?
On répète que la réalité est dure et que les faits sont têtus... La politique devient la gestion de ce qui nous arrive plutôt que la production de phénomènes nouveaux. (  Les premiers socialistes, eux, comprenaient que l'expérimen­tation doit s'appuyer sur une connaissance de l'homme et de la société, et n'ignoraient pas les obstacles. Si l'utopie a un sens, ce n'est pas simplement pour prophétiser que, dans un horizon lointain, se dessine la possibilité d'un monde radieux, mais pour inviter à regarder, dans le monde actuel, ce qui est en cours de réalisation. La multipli­cation des passerelles entre les champs journalistique, universitaire ou politique et celui des mouvements sociaux ou associatifs pourrait nous y aider.


La parole des premiers socialistes, riche et inventive, paraît beaucoup moins verrouillée que celle que nous entendons aujourd'hui...
La forme du parti n'existe pas encore dans le premier XIXe siècle, et ce sont des individualités qui se manifestent : les voix d'un Leroux, d'un Proudhon, d'un Louis Blanc, d'un Ledru-Rollin, d'un Raspail sont immédiatement identifiables. Aujourd'hui, le calcul électoral vise moins à anticiper l'avenir de la société qu'à sonder l'opinion de l'électorat visé. Cela n'implique pas de lui proposer une orientation et de l'élever, mais de lui donner raison. La dimension pédagogique de la politique s'est perdue en route, aujourd'hui démocratie rime plutôt avec flatterie. Et il n'est pas sûr que le peuple aime tant que cela à être flatté..
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Vincent Bourdeau
1995 Ecole normale supérieure de Fontenay - Saint-Cloud
1998 Agrégation de philosophie
2005 Doctorat de philosophie
2006 Les Luddites. Bris de machine, économie politique et histoire (avec F. Jarrige et J. Vincent), éd. Ere.
2015 Codirecteur de Quand les socialistes inventaient l'avenir, 1825-1860, éd. La Découverte.
Les Sentiers de l'Utopie -- le film https://www.youtube.com/watch?v=PW_MakhAnJE
 
 Il existe des structures alternatives, quelques lieux différents peuplés de personnes qui cherchent à vivre autrement


Autrementl  .https://www.youtube.com/watch?v=2uRTRFP7ImI
 

Vivre l'utopie - ils ont réalisé l'anarchisme 

Histoire du syndicalisme français, pdv CGT

 

 
 Entretien
Socialisme : l'utopie, c'est concret
Propos recueillis par Gilles HeuréPublié le 15/06/2015.
Illustration Antoine Corbineau pour Télérama

Difficultés et dangers du métier de journaliste

Par Amaury de Rochegonde

 

Diffusion : samedi 9 novembre 2013

 Visuel des assises du journalisme de Metz

17/07/2015

' Les travailleurs sous surveillance"

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Avec les nouveaux outils technologiques, les patrons peuvent-ils se prendre pour Big Brother? Si certains droits sont reconnus à l'employeur pour contrôler l'activité de ses salariés sur leur temps et lieu de travail, il doit respecter un cadre strict.

Ce reportage se rend sur le terrain pour étudier quelques exemples d'utilisation de technologies de surveillance. Nous rions - jaune - en découvrant les préoccupations d'un client de sex shop qui a réglé son achat avec sa carte de crédit. Nous découvrons la banalisation des caméras de surveillance dont le nombre est en forte croissance. L'exemple de l'introduction d'une borne biométrique dans une cantine scolaire de Morges en Suisse laisse songeur: peut-on y déceler les premières manifestations d'une stratégie visant à habituer les citoyens dès l'enfance à la mise en place du monde orwellien qui se profile à l'horizon ? Cet enregistrement prend un sens particulier si on l'associe à d'autres contributions disponibles sur le site (voir les liens ci-dessous

 

« La sécurité est la première des libertés. »

La Bas.org titrait déjà une émission prophétique : Là-bas si j'y suis - Big Brother is watching you

 

Un reportage de Sylvain Savolainen
Une journée ordinaire dans la vie d’un homme ordinaire : un homme qui tapote sur sur son ordinateur, qui retire des sous avec sa carte bancaire, qui prend le métro avec son passe Navigo, et qui ignore, ou presque, qu’il est surveillé...
Nous sommes tous surveillés...
Orwell avait raison : Big Brother is watching you...

Sur la toile :

- Le site du Sous-Réalisme

Programmation musicale :

- Non-Stop : Toujours vivant sous les ponts 
- Alter and Co. : Big Brother is watching you

Les italiens sous surveillance.

 

Selon ARTE , En Italie, Big Brother est arrivé sans crier gare dans les rapports entre salariés et entreprises. Dans la nouvelle législation du travail, le Jobs Act, les entreprises peuvent dorénavant prévoir la surveillance à distance des salariés à travers ordinateurs, téléphones portables, vidéos et autres gadgets électroniques sans que les intéressés et les syndicats aient leur mot à dire. Un signe avant-coureur a été la tentative d'installer une puce dans les chaussures des salariés d'un chantier naval à La Spezia.

 

Derrière les quartiers de Rome en Italie Pour le propriétaire, ancien policier l'installation de gadget n'a plus de secret. : " Cette chaussure se trouve ici a cet instant. Mais si on l'a déplace de quelques centaines de mettre, vous verrez le point rouge qui se déplace lui aussi. Plus que de savoir l'endroit de la personne visée, cela permet a l'entreprise de savoir a tout moment si son salarié se trouve bien a l'intérieur de l'établissement, a son poste de travail et a son bureau. C'est justement se traçage en continu qui a mis en alerte les salariés des chantiers navales de l'Asperge. L'installation d'une puce dans le vêtement des employer est prévu par le nouveau contrat de travail actuellement en négociation.

 

Roberto Vignali, délégué syndicale Fincanteri : " Ils veulent aussi placer se système de GPS dans les chaussures, dans les casques ou quelques part dans les vêtements. Officiellement pour des questions de sécurités. Ils disent que c'est pour savoir a tout moment ou l'on se trouve pour mieux intervenir en cas de dangers. Mais de cette façon, le travailleur est constamment sous surveillance. Il est clair qu'il s'agit là d'une violation de nos droits.

 

La société Fincantieri a préféré ne pas s'exprimé, surtout que la question est en débat au niveau national. Le parlement est en effet entrain d'examiner les décret de mise en œuvre de la nouvelle législation du travail. la surveillance à distance des salariés par leurs entreprise n'est plus un tabou selon les nouveaux textes, toutes les technologies de surveillance peuvent être utilisées sans besoins de test préalable. Sans aller trop loin, c'est la polyvalence même des salariés qui est remise en cause. chacun devra a tout moment justifier de ses mouvements : "Pourquoi il n'était pas à la machine, pourquoi il ne se trouvait pas dans tel atelier. C'est la perception même du monde du travail qui devient pesante. Tu ne peux pas surveiller un travailleur 8 heures par jours pour voir s'il fait son travail ou non. Car si tu le surveille ainsi, c'est parce que tu pense qu'il ne fait pas son devoir"

 

La sécurité en matière de vidéo surveillance risque d'ouvrir la voie a Big Brothers. Avec 1000 gadgets a dispositions comme les micros ou les caméras espions installées dans des appareils d'usages quotidiens. Mais le vrai dangers, vient des ordinateurs avec téléphone portable que l'entreprise met a la disposition des salariés. Rien n'empêche pour des entreprises sans scrupule d'installer des ordinateurs et des téléphones avec des programmes qui permettent la prise de contrôle a distance de l'appareil. Il y a des logiciels qui permettent d'entrée dans Facebook, de vérifier les coups de fil entrant et sortant, les textos grâce aux micros du téléphone, on peut savoir tous ce qui se passe autour on peut aussi entrer dans les contacts, dans la mémoire du Smartphone y compris dans les caméras de l'horloge qui ont filmé a leur insu les journalistes d'ARTE.

 

 

Avec l'essor des nouveaux outils et technologies de contrôle, les affaires de surveillance à outrance des salariés se multiplient. a Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), organisme chargé de veiller au respect de la vie privée des internautes, révèle que 15% des 5638 plaintes reçues en 2013 ont eu pour cadre le milieu professionnel, soit un total de 845 plaintes, un chiffre en constante hausse. La loi et la Cnil encadrent strictement ce que l'employeur est en droit de faire en matière de vidéosurveillance, de navigation sur Internet et de géo localisation. "Concernant la surveillance des salariés, il y a deux principes à respecter: l'obligation de loyauté (le patron ne peut pas piéger un collaborateur) et de proportionnalité", résume Gwénaëlle Artur, avocate associée du cabinet Staub & Associés.veillance des salariés dans l'entreprise - Droit

·                                 Surveillance des salariés: jusqu'où pouvez-vous aller?

Publié le 01/06/2012 par par Aglaé de Chalus, actualisé par Stéphane Guillard en 2015

Les salariés italiens sous surveillance | ARTE Info

Comment le numérique est en train de révolutionner l'organisation du travail -  Par Pierre zanière  |  01/06/2015,

 
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