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24/04/2015

« La sécurité est la première des libertés. "

 

 

« La sécurité est la première des libertés. »

 

Celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes.
 

sa photo.
 

"Pensez ! Mais vous ne pouvez pas penser, parce que vous avez des administrateurs à élire, parce que vous avez des ministres à introniser, parce que vous avez besoin de parlements, parce que vous ne pouvez pas vivre sans gouvernement, parce que vous ne pouvez pas vivre sans chefs.
...
Pensez ! Vous n'avez besoin de rien d'autre.
Laissez d'un cœur apaisé et insouciant s'effondrer la vie économique; elle ne m'a pas apporté le bonheur et elle ne vous l'apportera pas non plus."

B. TRAVEN

 

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499  
 
 « Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d'abuser de leur liberté, c'est-à-dire d'empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C'EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c'est la liberté. La sécurité c'est la protection. La protection c'est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C'EST LA LIBERTÉ
 

Terrorisme d'État - Wikipédia : Le terrorisme d'État consiste en l'exercice illégitime par l'État de son monopole de la violence à partir du moment où cette violence est d'une part en contradiction avec le contrat décrit par Thomas Hobbes selon lequel l'individu accepte d'abdiquer une partie de sa liberté en échange de la protection de l'État et qu'elle ne vise pas au maintien, menacé, de l'État mais à un accroissement de ses prérogatives. Le terrorisme d'État est donc un enjeu taxinomique puisqu'il met en cause non seulement l'image protectrice de l'État mais aussi la nature des rapports que l'État entretient avec la violence

 Invasion Los Angeles part 1 - vidéo Dailymotion Invasion Los Angeles (They Live) est un film américain de science-fiction réalisé par John Carpenter, sorti en 1988. Il s'inspire de la nouvelle Les Fascinateurs(Eight O'Clock in the Morning1) de Ray Faraday NelsonThey Live 1988 | Full Movie - YouTube 

Errant dans Los Angeles à la recherche d'un travail, John Nada, ouvrier au chômage, découvre un étonnant trafic de lunettes. Une fois posées sur le nez, elles permettent de détecter d'épouvantables extraterrestres décidés à prendre le contrôle de la planète.  LAND OF THE DEAD - Bande annonce - VF - YouTube, THE LIVING DEAD Full Movie LIKE WALKING DEAD & ZOMBIELAND .Il faut surtout voir cela comme une métaphore de notre société. C'est le même genre que They Live) avec une critique a travers les lignes de la société capitaliste et consumériste


 
  

 , Land of the Dead (2005) FRENCH Film Complet en Francais

 
 Il faut surtout voir cela comme une métaphore de notre société.
 
 

« La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ?Actualités > Rue89 > Politique > « La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ?

« La sécurité est la première des libertés », a répété Manuel Valls ce jeudi 19 novembre à l’Assemblée nationale. Et de compléter : « C’est pourquoi d’autres libertés pourront être limitées. »

 

...stupid society...Vals.... de gauche ?... Démocrate ?...... pour la liberté d'expression ? ....

Avec les 1er, 8 mai et Noël tombant un week-end et un jour ouvré supplémentaire, cette nouvelle année est propice à l'activité.
Ainsi, l'Insee anticipe un impact positif sur le PIB de l'ordre de 0,11%.
Pour lire l'article, cliquez ici.
 
pas besoin de complot ,quand les intérêts convergent .Ces gens ont été dans les memes universités ,vont dans les mêmes conseils d administration, dans les meme clubs, ils ont des intérêts communs ils n ont pas besoin de se réunir pour savoir ce qui est bon pour eux.
Georges Carlin
 
 
 
    NOTE: (1) Inspiré du livre de J.M.Piotte : " Les Grands Penseurs du monde occidental " . Chez FIDES 2005.
 
une photo à l’album Photos du journal.
 
 
Aucun texte alternatif disponible.
 

Décryptage“La sécurité est la première des libertés” : de Le Pen à Valls, la formule s'est imposée dans le débat politique : L'actu Médias / NetAttentats du 13 novembrelibertés publiquesManuel Vallspolitiqueterrorisme

En 1981, quand Alain Peyrefitte faisait de la sécurité la première des libertés, Pierre Mauroy inversait la proposition. Depuis, la gauche, à commencer par Manuel Valls, a adopté cette posture hier affichée par le FN.

De la bouche d’un gaulliste à celle d’un Premier ministre socialiste. En passant par une affiche de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen dans les bras, pour les régionales en Paca, en 1992. « La sécurité, première des libertés » est une formule qui a fait du chemin, avant d’être reprise par Manuel Valls le 13 avril, dans l’hémicycle, pour défendre le controversé projet de loi sur le renseignement.

 

L’affiche du Front national en 1992 (FranceTVinfo.fr)

Associée à la droite et l’extrême droite jusqu’aux années 90, l’expression n’est aujourd’hui plus du tout discriminante et constitue, comme le notait Libération en 2013 après une sortie d’Estrosi sur le sujet, « un poncif du débat public » depuis vingt ans. Il n’y a qu’à voir sa fréquence dans les débats parlementaires et les questions écrites (dédicace à toi, Eric Ciotti). Il faut dire que le sujet se prête particulièrement bien aux finasseries dialectiques. C’est d’ailleurs un classique du bac philo.

Du temps de Pierre Mauroy

L’image (caricaturée) d’une gauche, défenseur des libertés publiques et rétive à l’autorité, qui fait face à une droite partisane de l’ordre, de la propriété et de la sécurité, n’est aujourd’hui plus aussi claire. Elle l’a pourtant été : ainsi, au gaulliste Alain Peyrefitte, qui répète que « la sécurité est la première des libertés » lors de l’examen de sa loi « Sécurité et Liberté », le socialiste Pierre Mauroy rétorque, en mars 1981 :

« Pour la droite, la première liberté, c’est la sécurité. Nous inversons la proposition : pour nous, la première sécurité est la liberté. »

La loi portée par Peyrefitte, alors garde des Sceaux, comprenait, selon ses détracteurs, 95 fois le mot « sécurité » et 5 fois le mot « liberté ». Ce débat – passionné – est généralement utilisé pour dater le début du débat « sécuritaire ». Ce mot entre d’ailleurs dans le vocabulaire au début des années 80. A l’époque, la gauche, vent debout contre la droite « liberticide », demande son abrogation lorsqu’elle arrive au pouvoir. C’était un engagement de campagne de Mitterrand (n° 52).

A l’époque, Peyrefitte réussit (page 15 du PDF) déjà l’exploit de la synthèse. Non, liberté et sécurité ne sont pas antagonistes :

« Certains feignent de penser que tout renforcement de la sécurité se fait aux dépens de la liberté ; et qu’en revanche, il faut se résoudre à payer toute extension des libertés par une croissance de l’insécurité. Dieu merci, il n’en est rien ! Le gouvernement ne vous propose pas de résoudre la quadrature du cercle. Liberté et sécurité sont solidaires : voilà le vrai. La sécurité est la première des libertés. »

 

Jospinade

Là, comme dans tant d’autres domaines, la frontière entre la droite et les socialistes va tendre à s’estomper.

C’est en 1997 qu’au Parti socialiste, le tournant sécuritaire a pris forme. A l’époque, l’insécurité est un thème à la mode. Lors d’un colloque organisé par le gouvernement de Lionel Jospin, à Villepinte, le ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, s’efforce de démonter l’équation supposée entre « gauche » et « laxisme » avec des formules chocs tels que « dur avec le crime, dur avec les causes du crime » (page 5 du PDF).

Le « Che » est connu pour son amour de l’ordre républicain, mais il s’appuie en l’occurrence sur la déclaration de politique générale de Jospin, qui le 19 juin de la même année, affirmait (page 2 du PDF) :

« La sécurité, garante de la liberté, est un droit fondamental de la personne humaine. »

C’est même une priorité de son gouvernement (derrière le chômage, quand même). La formule ne quittera plus le PS, comme en 2009, dans la bouche du maire de Lyon, Gérard Collomb – proche de la ligne Valls.

Retour en 1789

Pour justifier cette pirouette sémantique, la gauche fait appel à la fameuse Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, texte révolutionnaire s’il en est, qui fait figurer la « sûreté » parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme dans son article 2 :

« Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »

Mais sécurité n’est pas sûreté. L’ancien ministre de la Justice socialiste Robert Badinter le rappelle dans un entretien au Monde, en janvier 2004 :

« Ce qui est consacré dans la Déclaration des droits de l’homme, c’est la sûreté, c’est-à-dire l’assurance, pour le citoyen, que le pouvoir de l’Etat ne s’exercera pas sur lui de façon arbitraire et excessive. Le droit à la sûreté, c’est la garantie des libertés individuelles du citoyen. »

Le célèbre avocat-blogueur Maitre Eolas ne dit pas autre chose lorsqu’il invite à « relire la notice » – la DDHC.

« La première des libertés » sert de figure rhétorique pour demander toujours plus :

  • LOPSI  : « La sécurité, première des libertés » est le slogan de ce projet de loi, dès sa sortie du Conseil des ministres, en juillet 2002 (présidence Chirac).
  • LOPPSI : « La sécurité représente la première des libertés. Ce projet de loi a pour ambition de permettre l’application pleine et entière de ce droit légitimement revendiqué par les Français. » (Eric Ciotti, rapporteur, en décembre 2010, présidence Sarkozy).
  • Responsabilité pénale des parents de mineurs délinquants : « Parce que le droit à la sûreté proclamé par la Déclaration de 1789 est la première des libertés, il nous appartient d’adapter notre législation pénale sur la responsabilité parentale, conscients que la répression est une composante essentielle de la prévention. » (proposition de loi de députés UMP, en avril 2000)

Qui a dit ?

Bref, pas très malin pour les socialistes. D’ailleurs, les meilleures critiques de la formule, ce sont eux-mêmes, les socialistes. Ainsi, Jean-Jacques Urvoas, président PS de la commission des Lois, a un jour (lointain) écrit sur son blog :

« C’est l’occasion pour moi de dire que je ne comprends pas le slogan répété à satiété selon lequel “la sécurité serait la première des libertés”. [...] Si je suis de gauche, c’est d’abord parce que je veux vivre dans un pays libre ! [...] Et s’il faut conjuguer la sécurité avec notre devise républicaine, alors affirmons que “ la sécurité est la garantie de l’égalité ”. Voilà le combat historique de la gauche ! »

Et Moscovici, qui n’est pas à une contradiction près (il a été le « dépensier » ministre des Finances français avant de devenir l’« austère » commissaire européen), s’enflamme dans son livre « Défaite interdite » (Flammarion, mai 2011) :

« [...] La gauche [doit] assumer son approche particulière de la sécurité, faite d’un balancement équilibré entre prévention et sanction. Il nous faudra pour cela mettre le doigt sur les errements sécuritaires de la droite, dénoncer l’idée que “la sécurité est la première des libertés”, comme le répète sans cesse Nicolas Sarkozy. Non, la première des libertés , en vérité, c’est bien la liberté elle-même : un Etat démocratique ne saurait accepter que les moyens mis en œuvre pour assurer la sécurité soient attentatoires aux libertés. »

Manuel Valls lui-même, dans son livre « Sécurité : la gauche peut tout changer » (éditions du Moment), sorti en avril 2011, écrivait que « l’opposition affichée systématiquement entre sécurité et liberté [lui paraissait] toujours un peu creuse. » Tout en moquant :

« Ceux qui tentent d’échapper à ce piège idéologique en affirmant, rapidement, que la sécurité est la première des libertés. »

Il n’en conclut pas moins :

« L’institution policière [...] a favorisé l’émancipation de l’individu. »

Enfin, les fameuses boîtes noires du gouvernement nécessitent une modélisation mathématique des comportements. Elles induisent une vision du monde basée sur des corrélations statistiques. Cette grille mécaniste permet carrément à Christian Estrosi, dans un amendement (9 avril), de proposer la création d’une « infraction reposant sur des faisceaux d’indices concordants » afin de mettre « hors d’état de nuire, les individus soupçonnés d’être de potentiels terroristes avant qu’ils ne passent à l’action. »

l n'en conclut pas moins :


« L'institution policière [...] a favorisé l'émancipation de l'individu. »


Enfin, les fameuses boîtes noires du gouvernement nécessitent une modélisation mathématique des comportements. Elles induisent une vision du monde basée sur des corrélations statistiques. Cette grille mécaniste permet carrément à Christian Estrosi, dans un amendement (9 avril), de proposer la création d'une « infraction reposant sur des faisceaux d'indices concordants » afin de mettre « hors d'état de nuire, les individus soupçonnés d'être de potentiels terroristes avant qu'ils ne passent à l'action. »




Minority Report 2002 1080p BluRay x264 YIFY

 cf  : La loi de Santé : un passage en force dès le 19 novembre - Actusoins 


On n'est plus très loin du « Minority Report » de Spielberg. Dans ce film de 2002, le système policier mis en place repose sur un déterminisme absolu. Le libre arbitre est COMPLÈTEMENT nié. Bye, bye la liberté.
“La sécurité est la première des libertés” : de Le Pen à Valls, la ...

Transmise de génération en génération comme une chanson de geste politique, ballotée dans tous les coins de l'échiquier politique, la-sécurité-première-des-libertés est en réalité une grossière erreur d’appréciation. Présentée comme un héritage direct de la Révolution française, elle ressemble surtout à un contre-sens historique. En 1789, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme le droit inaliénable à la sûreté, qui protège le citoyen de l’arbitraire de l’Etat, et l’immunise contre les arrestations ou les emprisonnement arbitraires. En 2015, la sécurité, son glissement sémantique, c’est précisément l’inverse. Et c'est inquiétant.

24/04/2015 « La sécurité est la première des libertés. "

"C'est une décision très difficile mais, à mon grand regret, nous n'avons pas le choix", faute d'aide de la part du ministère, a déclaré Nir Barkat, cité par le communiqué de ses services.
Il a précisé que 170 employés dans le nettoyage avaient déjà reçu leurs lettres de licenciement. Les secteurs de la culture, de la protection sociale, de l'éducation et de la sécurité seront aussi touchés.
 
Cette annonce vient contredire une autre Israël: aide conséquente pour les Arabes israéliens
 
 

Interpellation,
Je pensais que la sagesse devait me conduire à m’exprimer sur la déchéance de la nationalité au lendemain de l’expression du Président de la République du 31 décembre. Mais la publication, ce jour, d’un sondage tendant à prouver que près de 9 Français sur 10 seraient favorables à inscrire la déchéance de la nationalité dans la révision constitutionnelle me conduit maintenant, à dire, combien un tel choix, non seulement m’apparait à ... Lire la suite

 

Terrorisme d’Etat : Europol, la gauche et les anarchistes - source non- Fides  le lundi 29 avril 2013

Dans le cadre de l’accord global entre l’Union Européenne et le Mexique en cours de négociation, on apprend dans un journal mexicain (Alarma por los anarquistas mexicanos, la CH, 24 avril 2013) qu’Europol, dans un document interne du 4 avril 2013, insiste non seulement sur une coopération contre le narcotrafic, mais aussi contre ETA (dont certains membres seraient réfugiés au Mexique) et contre les anarchistes :

- Pour la France, les bureaucrates ont décidé de mentionner à cette rubrique "un nombre d’incidents motivés par l’expulsion de demandeurs d’asile", et concluent plus généralement leur analyse des menaces (p29) par "en 2011, des anarchistes ont rejoint les rangs des protestations en France et en Italie lors de manifestations contre la construction du futur aéroport de Notre Dame des Landes à Nantes et la ligne de train à grande vitesse en Italie en Val de Susa". En réalité, c’est presque mot pour mot la déclaration du ministre de l’intérieur Manuel Valls lors d’une conférence de presse le 5 novembre 2012 après une réunion ministérielle sur l’organisation internationale de la police Interpol : "[ce dernier] a aussi préconisé davantage de coopération face "aux formes de violence provenant de l’ultra-gauche, de mouvements d’anarchistes ou d’autonomes", en citant "des groupes violents" gravitant autour de projets comme la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin ou l’aéroport de Notre Dame des Landes en France" (AFP, 06/11/2012). Le copié/collé en kit des sous-Bauer de ministère, en quelque sorte. 

Repris de Brèves du Désordre 

 
 Par Rue89
Franco-Péruvien, -Gabonais, -Tunisien, -Algérien, -Portugais, -Américain.... tous racontent un bout de leur histoire et expriment une déception, une colère ou une inquiétude quant à l’avenir. Le débat sur la déchéance de nationalité s’est déplacé sur les réseaux sociaux. Sur Twitter notamment, où des binationaux déçus ont utilisé le hashtag ...

On n’est plus très loin du « Minority Report » de Spielberg. Dans ce film de 2002, le système policier mis en place repose sur un déterminisme absolu. Le libre arbitre est complètement nié. Bye, bye la liberté.

Suite aux attentats et aux derniers rassemblements dispersés par les forces de l'ordre , je me suis rappelé de ces musiques et les paroles d'un très bon livres : Globalia de Jean Christophe Ruffin ( vous trouvez un extrait de son interview plus bas) 
 
 

Le business de la peur : un documentaire salutaire
 
Cash Investigation consacré au « Business de la peur », que l'on peut revoir sur le Pluzz ou bien sur Youtube. Cette enquête a été réalisée notamment par deux journalistes indépendants, Jean-Marc Manach et Jean-Pierre Canet. L'émission se présente ainsi : « La menace terroriste est devenue une réalité qui inquiète de nombreux Français. Ce climat de peur fait les affaires du secteur de la sécurité, qui pèse aujourd'hui dix milliards d'euros. Cash investigation révèle les dessous de ce business qui a le vent en poupe. Certains industriels sont par exemple prêts à manipuler les statistiques pour faire gonfler leur bénéfices. L'enquête présentée par Elise Lucet montre également les failles de la biométrie, présentée comme la solution miracle. Gros plan également sur les caméras de surveillance, qui ont envahi le paysage urbain. Plus de 40 000 objectifs surveillent les villes de France et, depuis peu, les petites communes rurales. Mais ces caméras sont-elles vraiment efficace ? ».

Penseurs du monde occidental " . Chez FIDES 2005.



Renaud société tu m'auras pas

  

ACAB !

Victime de violences policières, il n'aurait eu que le suicide comme ultime recours pour porter sur la place publique la question des violences policières aux USA.

 
Liberation : " Le fondateur de Debian, un système d'exploitation libre pour ordinateur, avait 42 ans". 
 
 

L'AG des opposants à l'aéroport vient de décider de riposter à l'annonce de l'audience en expulsion le 13 janvier des habitants et paysans historiques :

LA GRANDE JOURNÉE DE MOBILISATION SUR LA ZAD DE NOTRE-DAME DES LANDES, INITIALEMENT PRÉVUE LE 16 JANVIER, EST AVANCÉE AU SAMEDI 9 JANVIER !

Venez nombreux/ses !

 
Bonne année les amis : Je souhaite plein de solidarité, fraternité et liberté ainsi que plein de bisous . Ne cédons pas à la peur et mieux vaut perdre sa sécurité que sa liberté. Un pied de nez au discours officiel 
 
 
 
 
 
 

 Globalia. JC Ruffin Par Enkolo dans Accueil le Jean Christophe Rufin pour son livre Globalia, 19/01/2013 Afrique : 50 ans d’indépendance : http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/tag/francafrique, 04/01/2015 La Torture made in USA :  Les marchands de peur. La bande à Bauer et l'idéologie sécuritaire ... > "A propos de la Syrie" - Alain Gresh 23 février 2012 - Nouvelles d'Orient  - Les blogs du Diplo, Globalia. JC Ruffin Par Enkolo dans Accueil le

 

20/07/2014

Vol spécial Arte

 

 

 

la publication de Flores Magon
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Vol spécial Arte 2014 HD 

 

Une saison en enfer

 

Après « La forteresse » (Léopard d’or au Festival de Locarno), tourné en immersion dans un centre suisse d’accueil de demandeurs d'asile, Fernand Melgar a obtenu l'autorisation exceptionnelle d'entrer dans un centre de détention. Pendant neuf mois, il a partagé le quotidien des détenus, entourés par une équipe d'accueil soudée qui tente tant bien que mal d'adoucir des situations dramatiques. En filmant directement les confrontations, où les détenus renvoient sans cesse leurs gardiens à l'absurdité et à l'inhumanité de la politique qu'ils appliquent – jusqu'à l'apogée du "vol spécial" qui tourne mal –, Fernand Melgar parvient sans manichéisme à alerter violemment son spectateur sur un système administratif aveugle, hypocrite et indigne. Un film rendu encore plus nécessaire depuis que la limitation de l'immigration proposée par le leader populiste Christoph Blocher, a été votée en février dernier

 

 

 

 n La Domination policière - Mathieu Rigouste : Être GOUVERNÉ, c'est .... : Xenophobie Bussiness : a quoi servent les controle migratoire?« La sécurité est la première des libertés. »n

 

Des milliers de Roms expulsés chaque année Des milliers de familles Roms continuent d'être expulsées chaque année de campements ou bidonvilles en France sans solution de relogement pérenne. Ils restent ainsi condamnées à l'errance et à la précarité, dénoncent aujourd'hui plusieurs ONG.

La moitié des expulsions ont lieu en Ile-de-France

Au premier semestre 2017, 4382 Roms ont été expulsés de 50 lieux de vie (squats, bidonvilles, campements) en France, selon un recensement établi par la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et le Centre européen pour les droits des Roms (CEDR), avec le soutien du Collectif national droits de l'Homme Romeurope.

 

Relogement temporaire

"Les familles Roms installées sur des terrains, souvent dans des cabanes, sont expulsées à la suite d'une décision de justice ou d'un arrêté du maire. Dans plus de 50% des cas on leur propose une solution de relogement, mais elle n'est que temporaire, hôtel ou autre, pour quelques nuits ou au mieux quelques semaines",explique à l'AFP Radost Zaharieva, chargée de mission aux droits de l'Homme pour le CEDR.

Selon les ONG, 15.000 à 20.000 femmes et enfants originaires d'Europe de l'Est, Roms pour la plupart, vivent en France dans des bidonvilles, squats ou campements.

LIRE AUSSI :

» Propos sur les Roms: Jean-Marie Le Pen condamné en appel

» Le maire de Saint-Ouen refuse de scolariser des enfants roms

 

Etats-Unis : les arrestations de clandestins s’accélèrent

L’administration Trump a donné toute latitude à la police de l’immigration pour multiplier les reconduites à la frontière. Les arrestations visent de plus en plus les clandestins sans passé criminel.LE MONDE |

 

« Les familles sont séparées en silence »

Cinq mois après le changement d’administration, le scénario est devenu banal. Pendant que le pays a les yeux rivés sur le « show Trump », la police de l’immigration (Immigration and Customs Enforcement, ICE) s’active, sous le radar. Sans effet d’annonce, sans coordination, en « raids » qui seraient largement couverts par les médias, mais au cas par cas. Un clandestin à la fois, et peu importe qu’il ait un emploi, une maison, une voiture, un emprunt, des assurances et qu’il paie des taxes pour une couverture santé dont il n’a pas le droit de bénéficier.

Selon le Washington Post, 22 000 immigrants ont été arrêtés entre janvier et mars, soit une augmentation de 33 % par rapport à 2016. « Les gens sont ramassés en silence. Les familles sont séparées en silence, se désole Crissy Gallardo, qui tremble elle-même pour ses parents

Des enfants se retrouvant livrés à eux-mêmes

Par un décret du 25 janvier, le président Donald Trump a donné toute latitude à l’ICE pour accélérer les expulsions. Les policiers savent qu’ils sont soutenus. Ils multiplient les arrestations, dans l’ensemble du pays

Donald Trump, la victoire de l'anti-establishment

 

 

http://ventlibertaire29.over-blog.com/article-31444668.html
L’emprisonnement est l’exclusion de la société, l’isolement est l’exclusion de l’espèce humaine, c’est une vengeance sournoise qui fait préférer le suicide à de nombreux jeunes que l’on retrouve pendus dans les cellules de cachot et d’isolement, immolés par le feu vidés de leur sang, empoisonnés ou asphyxiés par les fumées d’incendie. Les meurtres des matons suite aux agressions qu’ils exercent sur les personnes à leur charge sont maquillés fréquemment en suicide. Nombreux sont les pendus pleins de contusions sur le corps, comme il y a peu, au Mitard de la Centrale de Clairvaux. Pour la dignité humaine il faut abolir cette violence barbare, institutionnalisée, préméditée et orchestrée scientifiquement pour écraser l’individu.

Dans les prisons françaises on traite les humains comme des bêtes sauvages qu’annihile cette arène ignominieuse, grâce à l’opacité de ses murs. Pour dissimuler ce massacre de milliers et de milliers de jeunes on invoque la sécurité des établissements pour empêcher les médias de filmer librement afin de révéler aux français et au monde ce scandale. 

La personnification d’une justice élégante dissimule en fait une justice qui ensanglante. Les milliers de jeunes et de pères et mères acculés au suicide chaque année démontre que ce modèle archaïque a atteint ses limites.

 

Il y a de ça 10 ans. Photographie de la maison d'arrêt de BOIS D'ARCY dans les Yvelines où j'ai été incarcéré en avril 2004 pour 18 mois de taule (J'en rassure certains ; je n'ai commis aucun crime, aucun viol, aucun meurtre).

Peine confirmée par la Cour d'appel de Versailles en septembre 2004. Il faut dire que, manque de moyens, mon Avocat ne mettait pas trop de coeur à l'ouvrage dans ma défense.
J'ai connu la privation de liberté, la promiscuité forcée avec d’autres détenus avec qui tu dois t’entendre.
Dans un environnement plein de frustrations, une embrouille part vite. A deux dans une cellule de moins de 10 m², pas moyen de s’esquiver : ça finit donc parfois violemment (en 2004, nous étions un peu plus de 800 à être incarcérés à Bois d'Arcy alors que la capacité d'accueil est de 501 détenus).

J'ai demandé à bénéficier d'une cellule seule. En vain. De toute façon, cela peut vite te conduire au mitard.

J'ai vu des gamins, des malades mentaux qui n'avaient aucunement leur place dans ce lieu d'infamie. J'ai vu des matons frapper, violenter des compagnons de cellule qui se rebellaient. Ils viennent à 3 où à 4 dans une cellue. 2 maintiennent le détenu. Un maton attrape le bras du détenu et passe une lame de rasoir sur les veines saillantes du poignet et disant "on va t'apprendre à fermer ta gueule".

Tu n’es rien de plus qu’un numéro aux mains d’une administration toute puissante et ses matons-soldats dociles. Ils sont là pour t’écraser. Quand on te traite en chien, tu peux finir par le devenir... chien soumis ou chien enragé.

Quand éclate la folie, la rage, le désespoir, la rancune, c’est dommage que ce ne soit pas toujours à la gueule de nos véritables ennemis.

Je m'en suis sorti. Ils ont voulu me faire rentrer dans leur moule, dans leur monde d'exploitation, de soumission, d'oppression.

En vain, j'ai et je garderai cette rage contre l'Etat, sa justice au service de la propriété privée et de la bourgeoisie. Je n'oublierai jamais cette expérience où le bras droit de l'Etat s'est abbatu sur moi. Ils ont voulu me briser ma soif de liberté et mon combat contre toute forme d'oppression. C'était peine perdue.

Ne renoncé jamais. Accrochez-vous coûte que coûte à vos rêves. Faites les vivre.

QUE CREVE LA TAULE. FEU AUX PRISONS, LES MATONS AU MILIEU.

 C'était peine perdue.
 


 
Prisons israéliennes dans l'enfer de l'arbitraire : http://www.youtube.com/watch?v=z3aF3lkB6Fs

 

C'est en solidarité avec notre compagnon Damien Camélio, que nous avons décidé de rendre publique les mauvais traitements qu'il subit au Centre Pénitenciaire de Mont de Marsan. 
Voici un extrait de sa dernière lettre :

« Les ailes probatoires sont réputés pour être les pires. Tout le monde veut se barrer de ces ailes, les gars préfèrent même l'isolement. Tous les morts ou presque, sont mort dans nos ailes. Un gamin de 19ans est mort ici il y a peu, c'est le 5ème en 2 mois. J'ai vu un mec s'arracher les veines parce-qu'il n'a pas supporté le traitement qu'il a subit (la même chose que j'ai subit moi). Il y a un autre mec qui s'est coupé le doigt avec un couteau, il a fini de se l'arracher avec les dents pour l'envoyer au procureur pour qu'il bouge d'ici (…) La torture j'y ai eu droit il y a peu et de la torture en recherche d'informations (6 jours de torture blanche avec privatisation de sommeil, flash de lumière et alarme en cellule). »
Afin d'être isolé, Damien est seul prisonnier politique au milieu de droits communs. Toutes demandes de travail, de sport, d'étude, de régime ouvert lui sont refusées. Des pressions sont faites à ceux qui se rapprochent de lui. Un de ses compagnons s'est ainsi vu refuser au dernier moment une permission. Le père de celui-ci ayant fait 700km pour voir son fils, a eu pour seule réponse : « Permission annulée, votre fils choisira mieux ses amis la prochaine fois ».

Pour soutenir Damien vous pouvez faire connaître son cas et lui écrire: 
Damien Camélio, numéro 5057, 
Centre de détention de Mont de Marsan
Chemin de Pémégnan 
BP 90629, 40000 MONT DE MARSAN CEDEX. 

 



En solidarité avec tous les prisonniers politiques que le "Pays des Droits de l'homme" tente de faire taire !

 —Christophe Bxn

 

 

 

Vol spécial | ARTE :

A voir aussi :
L'enfer des prisons RMC Découverte :

 
Six mois au coeur d'une prison française Les caméras d'«Enquête d'action» ont pénétré plusieurs semaines dans cet univers à part où règne un climat particulièrement tendu du fait de la surpopulation carcérale. Des détenus mais aussi des surveillants de la prison d'Amiens ont accepté de se laisser ...
Six Mois Au Coeur D'une Prison Francaise : http://www.youtube.com/watch?v=C669bE-tuaE 

Carceral Dans l'enfer de la taule bande annonce VO  

Expulsions la honte , L'empilement des lois antiterroristes , Violences policières : Pour que leurs mémoires vivent dans nos luttes... - l'indignéVol spécial Arte - citoyen actif - 20minutes-blogs

EAST PUNK MEMORIES

04/07/2014

Bussiness des drones

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God - John Lennon - YouTube : Imagine all the people living life in peace. You may say I'm a dreamer, but I'm not the only one. I hope someday you'll join us, and the world will be as one”

 Petite leçon d'Europe par Jean Gabin dans "Le président"

 

14-18
« On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels »

 

 

sur le site investig'action - Michel Collon

 

Et pendant que l'Europe se penche sur les sanctions possibles contre Moscou, la France prévoit de livrer des nouveaux appareils à Moscou, en l'occurrence des Mistrals pour une valeur d' 1,2 milliards d'euros. Hasard du calendrier, 400 marin russes sont arrivés hier à St Nazaire pour se familiariser avec leurs nouveaux matériels

 

 Petite leçon d'Europe par Jean Gabin dans "Le président"

 

 La pauvreté est la pire forme de violence. j'aime

 

·                     Vaincre la pauvreté ce n'est pas un geste de charité, c'est un acte de justice. j'aime

 

·                     La pauvreté est le parent de la révolution et du crime. j'aime

 

·                     Si la pauvreté était une banque, il n'y aurait pas de pauvreté. j'aime

 

·                     La pauvreté s'encombre rarement de principes et surtout de contingences. j'aime

 

 

 

Des armes pour le monde Arte 2014 02 04 20 50 

 

Les autorités ont-elles encore une chance dans la lutte contre le trafic d'armes international ?
Diffusé sur Arte le mardi 4 février 2014 à 20:50 - Durée : 1 h 29 :
En dépit des contrôles, les zones de conflit sont inondées d'armes importées illégalement, notamment de l'Allemagne. Cette passionnante enquête nous mène du Mexique au Darfour en passant par la Bosnie-Herzégovine. Ventes record

 

  

 L'UE « Nobel de la guerre »: record de vente d'armes pour les pays de l'Union européenne en 2011  

la guerre mondiale fut essentiellement l'œuvre des hommes d'argent; que ce sont les hauts industriels des différents États de l'Europe qui, tout d'abord la voulurent, la rendirent nécessaire, la firent, la prolongèrent. Ils en firent leur état, mirent en elle leur fortune, en tirèrent d'immenses bénéfices et s'y livrèrent avec tant d'ardeur, qu'ils ruinèrent l'Europe, se ruinèrent eux-mêmes et disloquèrent le monde."

Mais aujourd'hui, j'aimerai vous emmener dans un monde qui n'est plus de la science-fiction que cela. Celui des drones.  


Une question qui est au coeur de l'actualité puisque plusieurs pays européens -- le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Italie -- ont décidé d'intégrer les revenus de la prostitution, la vente d'arme (  Des armes pour le monde Arte  , Ventes record ) et de la drogue dans le calcul du PIB. cf 
Quand le vice les rend plus riches , L'Allemagne et les Drones d'attaques : L'Indigné L'ère des robots traders est arrivée ,

 

 

Alors que David Cameron

 

Il vient d'abandonner sa proposition d'armer les rebelles syriens, le Royaume-Uni a-t-il livré des composants permettant de fabriquer des armes chimiques au régime de Bachar el-Assad Un rapport parlementaire révèle l'exportation par le pays de 12,3 milliards de livres (14 milliards d'euros) d'armement à 25 nations figurant sur sa propre liste de régimes sensibles.

Selon le comité de contrôle des exportations d'armesd e la Chambre des communes, du fluorure de sodium, qui peut servir à la fabrication d'armes chimiques, a été exporté vers la Syrie ces deux dernières années. source : le Figaro du 18/07/2013 

 

A Damas, Assad rejette les propositions de négociations.
- "Négocier, mais pourquoi ?! Tout est sous contrôle".
Sur les panneaux : Bureaux du président ; examens oculaires ; on demande de l'aide.  Ophtalmo et aveugle  

 
Lord of War Bande Annonce VF - YouTube :


Des drones américains armés de missiles s

La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama”

 « Les révolutions sortent, non d'un accident, mais de la nécessité. » Victor Hugo

  « Un homme ça s’empêche : il se définit pas simplement par ses prouesses ou ses droits, il se définit aussi par ce que la honte ou le scrupule le retienne de faire. L’homme qui se révolte est aussi un homme qui se résiste » - Albert Camus

 Survolent Bagdad, mais uniquement pour «protéger» le cas échéant les militaires et diplomates américains présents, a indiqué à l’AFP un diplomate américain

 Rapport sur la sécurité intérieur : La menace djihadistes pèse aussi sur l'Europe. Dans un rapport, l'agence de sécurité allemande est particulièrement inquiète face à la montée des islamistes qui gagnent du terrain Le point en Allemagne :

 L'Allemagne et les Drones d'attaques L'Indigné

Ifweweresyrians

 

 

Et si la guerre en Syrie avait lieu en France ? Post de blog Si la France était la Syrie, les habitants d'Avignon et de Cannes seraient tous morts, selon les calculs du projet « If we were Syrian ».

 
Voilà ce qu'a annoncé Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon, dimanche dernier : le projet Amazon Prime Air.

Ce qui se cache derrière, ce sont des mini-drones qui remplaceraient les livreurs traditionnels. Principal atout de ces drones : la livraison de votre colis une demi-heure après votre commande. De quoi donner à Amazon un avantage de poids dans la compétition que mènent les sites de commerce électronique pour livrer leurs clients au plus vite. Amazon avait déjà lancé un service Premium (payant) assurant une livraison sous les 24h.

Jeff Bezos en a dévoilé un peu plus sur ce fameux drone, l'Octocopters : équipé de 8 hélices, il sera capable de porter des colis pesant jusqu'à 2,3 kg, ce qui représente 86% des commandes passées sur Amazon. L'Octocopters devrait en outre pouvoir se passer de l'intervention humaine, du moins dans sa phase de vol. Les coordonnées GPS du client permettront au drone de se diriger automatiquement à bon port.

Avouons-le, l'annonce de Bezos tombe à point nommé car lundi dernier était le Cyber Monday, jour pendant lesquels les sites d'ecommerce américains offrent d'attractives réductions à leurs clients. Difficile d'imaginer que le fondateur d'Amazon a choisi le jour précédent cette grande frénésie e-consommatrice par hasard. Les drones d'Amazon ont fait grand bruit et le géant du commerce en ligne s'est offert une publicité gratuite.

Faut-il y voir un lien de cause à effet, en tout cas, les ventes en ligne ont augmenté de 19% par rapport au même jour l'année dernière, et ce sont Amazon et eBay qui en ont le plus profité.

Enorme coup de pub ou pas, l'annonce de Bezos a au moins eu l'avantage de mettre en avant une tendance Ingrid Labuzan .

La robotique en France, et tout particulièrement à la volonté affichée du gouvernement de favoriser la robotique de service. Vous pouvez retrouver ces articles ici et .

Aujourd'hui, je vous propose donc de nous intéresser à cette branche particulière que sont les drones.


Des armées de drones
Le marché des robots de service est depuis des années dominé par le domaine de la défense et de l'exploration. En 2012, les robots de défense représentaient 40% des ventes de robots de services à usage professionnel.

Le point commun à ces deux secteurs : des environnements hostiles. Car c'est un des points forts des robots : leur capacité à intervenir dans des domaines qui sont inaccessibles ou dangereux pour l'homme. Un robot n'a pas besoin d'atmosphère viable ; il peut, s'il est conçu pour cela, résister à des températures extrêmes, à la pression, à la radioactivité ou à toutes autres sortes de pollution. Il ne se ressent pas la peur, obéit au doigt et à l'oeil et, quel que soit son coût, il a moins de valeur qu'une vie humaine.

Les robots se sont donc très rapidement fait une place dans le domaine de la défense. Apparus au cours de la Seconde Guerre mondiale, le premier robot à usage militaire, le Goliath, était utilisé pour transporter des explosifs et les diriger vers les troupes ennemies. Il faut bien reconnaître que l'efficacité de ces premiers robots était vraiment réduite : utilisés sur les plages du débarquement par les Allemands, ils n'ont fait que peu de victimes parmi les alliés.

Robot Goliath
 

Depuis, l'amélioration des capacités d'analyse, de réactivité, d'adaptabilité et de communication, de leur capacité à travailler avec des humains ou d'autres robots leur ont permis de se faire une place de choix dans les armées modernes. Surveillance, repérage, déminage, sécurisation, communication mais aussi attaque, les robots de défense moderne tendent à de plus en plus remplacer et suppléer les forces armées humaines.

Aujourd'hui, voici donc à quoi le Goliath pourrait ressembler : le SnakeBot, un robot serpent développé par l'armée israélienne dont chaque élément peut soit travailler en collaboration avec les autres soit se détacher et agir de manière indépendante. Le SnakeBot est utilisé pour des missions de reconnaissance et d'espionnage ainsi que pour transporter des explosifs.

Robot SnakeBot
 

Les robots sont aujourd'hui présents sur les principaux terrains d'opération. Leur utilisation s'est accélérée ces dernières années, initiée par les armées israélienne et américaine. Les Américains en ont fait un usage très important en Irak et en Afghanistan. Selon le sénateur américain Lindsey Graham, entre 2008 et 2013, les drones de combat américains auraient abattu 4 700 personnes. En une dizaine d'années, la fréquence des frappes menées par des drones américains est passée d'une tous les 40 jours à une tous les 3 jours.

Ce qui laisse entrevoir une refonte en profondeur de la composition des principales armées de la planète... vers la robotisation. Les chiffres précis sont évidemment secret défense mais on estime par exemple que l'armée américaine dispose déjà de 8 000 drones et de 12 000 robots terrestres. Et les robots devraient être de plus en plus présents dans ses rangs : ils représenteront un tiers de ses effectifs d'ici 2020. Ainsi le nombre de drones devrait atteindre les 20 000 unités d'ici là.

En Europe, un des projets de drones militaires le plus avancé est le projet Neuron, mené par la France, l'Italie, la Suède, l'Espagne, la Grèce et la Suisse en collaboration avec Dassault Aviation. Son objectif : doter l'Europe d'un drone de combat furtif -- un avion piloté à partir du sol -- capable de mener des attaques au sol et même des combats aériens.

Evidemment, l'utilisation de plus en plus généralisée des drones pose toute une série de questions, en particulier éthiques, qui devront être résolues dans les années à venir mais aussi techniques puisque comme l'explique à Challenges Patrick Ky, directeur exécutif de l'Agence de sécurité aérienne européenne (AESA) : " Nous avons analysé une soixantaine d'accidents de drones dont les données ont été transmises par l'OTAN et l'US Air Force : 85% ont eu lieu à cause de la perte de contrôle du drone". Tout le comme le mythe de des attaques "chirurgicales", l'utilisation de drone ne signifie en aucun cas la disparition de ce que l'on appelle les pudiquement les "dommages collatéraux".

L'exploration et la surveillance : nouveau terrain de jeu des drones ?
Il y a un autre domaine dans lequel l'utilisation des robots est lui aussi en pleine explosion -- et beaucoup moins controversé : celui de l'exploration.

Pensez au robot Curiosity qui explore la planète Mars depuis 2012. Plus proche de nous, des robots sont ainsi utilisés au coeur de la centrale de Fukushima aux travaux de d'exploration, de sécurisation et de décontamination, à des niveaux de radioactivité mortels pour l'homme.

L'exploration des domaines inconnus -- que ce soit les profondeurs extrêmes des océans ou encore les planètes du système solaire -- passe maintenant par les robots.

En matière de civil, l'exploration, la surveillance et la cartographie sont des domaines dans lesquels les drones ont le plus de chance de rapidement devenir indispensables. Un exemple : la SNCF teste depuis novembre dernier la surveillance de son réseau entre le Gard et le Vaucluse grâce à des drones. Le dispositif pourrait être étendu au reste du territoire dans les années qui viennent.

Ces nouveaux domaines d'application pour les drones civils, et aux sociétés qui vont en profiter.

 

Amazon l'a tout récemment remis sous le feu des projecteurs par la voix de son fondateur Jeff Bezos qui a annoncé travailler sur un projet de livraison de vos colis, par drone, 30 minutes après votre commande. Comme je vous le disais hier, cette annonce constitue un joli coup de pub pour le géant du commerce électronique mais aussi pour les drones civils.

Ces robots avaient déjà conquis le domaine de la défense et qu'ils s'apprêtaient à s'emparer de celui de la surveillance.

Les exemples se multiplient depuis quelques mois. La SNCF a lancé un test grandeur nature de surveillance de son réseau par des drones. Une mission qui était jusque-là accomplie de nuit, par des agents. Le drone a ainsi repéré des microfissures sur le viaduc ferroviaire de Roquemaure emprunté par le TGV Paris-Marseille. Outre la surveillance technique de son réseau, la SNCF compte aussi utiliser ces drones pour lutter contre les vols croissants de câbles.

Si la SNCF s'est lancée dans un tel projet, c'est que, contrairement aux Etats-Unis, la France a autorisé dès 2012 l'accès de son espace aérien aux drones civils. Ne nous emballons pas : leur utilisation est cependant très contrôlée, pas de risque que vous en surpreniez un en train de vous espionnez pendant que vous prenez votre bain -- du moins dans les années qui viennent.

Des drones multifonctions
De l'autre côté de l'Atlantique, les drones civils doivent, pour le moment, rester au sol. Ce qui limite d'autant le projet d'Amazon puisque son projet de drone livreur est tout simplement interdit. Cependant, fin 2015, l'agence de sécurité aérienne américaine pourrait autoriser ces vols aux entreprises souhaitant livrer leurs clients.

Les missions de surveillance et de repérage pourraient rapidement devenir le quotidien des drones dans nombre de pays de la planète. Il suffit d'aller faire un rapide tour sur les sites spécialisées pour découvrir une liste longue comme le bras de missions et de services que pourraient rapidement nous rendre ces petits engins automatiques : surveillances des foules, des forêts, de la météo (non seulement au quotidien mais aussi pour repérer les phénomènes climatiques comme orages, tempêtes et ouragans), surveillance et lutte contre les incendies, des réseaux routiers, de la circulation.

Quelques exemples -- plus ou moins effrayants ou utiles d'ailleurs -- de ces utilisations possibles. Au Brésil, les forces de l'ordre devrait recourir de manière massive aux drones Hermes pour surveiller la foule et les stades pendant la prochaine coupe du monde de football. Evidemment, certains imaginent déjà des drones policiers capables de tirer des balles en caoutchouc ou d'immobiliser des personnes.

C'est dans un autre tout autre domaine que l'ONG allemande Definetz s'est illustrée. Elle a mis au point un drone qui parachute un défibrillateur près des victimes accidents cardiaques. Des chercheurs espagnols utilisent quant à eux des drones pour photographier et cartographier des champs. Objectif : repérer les rangs qui ont besoin d'herbicides pour réduire jusqu'à 70% le volume de produits utilisés.

Et puis il y a les projets de robots livreurs de tacos, burritos, sushis, livres, etc. etc.

Un marché global qui est estimé à 2 milliards d'euros d'ici 2015.

France, nouvelle patrie des drones ?
Et la France dans tout cela ?, vous demandez-vous peut-être. Bonne question, cher lecteur. Eh bien, figurez-vous que nous ne sommes pas si mal situés que cela. Ou du moins que nous avons de grandes ambitions (ce qui est souvent le cas). Il faut dire que l'orgueil national a été titillé par un raté (semi)complet : celui des robots et drones de défense. Heureusement qu'il y a le projet Neuron dont je vous parlais hier pour nous permettre de sauver la face. Même raté avec les robots industriels (qui ont fait l'objet d'une précédente Quotidienne).

Le drone intéresse les entreprises
Qu'à ne cela tienne : la France a décidé de se rattraper avec les robots de service ainsi qu'avec les drones civils. Un pari qui pourrait réussir, du moins pour les drones civils. Premièrement, les entreprises et les équipes de recherche s'intéressent au sujet. L'Hexagone compte ainsi 20 constructeurs homologués de drones et 277 opérateurs autorisés. Parmi elles, des micro-sociétés mais aussi de grands noms comme Parrot ou Thalès. Parmi elles, 80% environ se consacrent à l'audiovisuel. Les prises de vues aériennes du Tour de France ou les survols des sites historiques des émissions culturelles sont déjà filmées grâce à des drones.

Le secteur est d'ailleurs en pleine mutation et réorganisation. Outre la création en 2011 de la Fédération professionnelle des drones civils (FPDC), le secteur se structure progressivement, comme l'expliquait en début de mois Emmanuel de Maistre co-fondateur de l'opérateur Redbird et président de la FPDC au Parisien : "Les constructeurs se structurent et rachètent d'autres PME. Parmi les opérateurs, il y a beaucoup de petites entreprises nées grâce à des indemnités chômage mais bientôt il faudra faire du chiffre d'affaires et tout le monde ne passera pas ce cap. Il y aura aussi des alliances entre opérateurs et des gens qui voudront vendre à des plus gros".

Un coup de pouce réglementaire
Autre atout des drones en France : une législation qui, comme nous l'avons vu, est une des premières à avoir autorisé le vol des drones civils. "L'absence de réglementation freinait le décollage des drones civils et son adoption en avril 2012 a ouvert de nouveaux horizons", confirme Jean-Marc Masenelli, directeur de Survey Copter, une filiale du groupe EADS, à Challenges.

Certes, les drones sont très encadrés. Quatre scénarios d'utilisation de drones ont été définis, dont des vols à moins de 50 m au-dessus du sol et dans un rayon de 1 kilomètre au maximum, hors d'une zone peuplée. De manière générale, aucun drone n'est autorisé à voler au-dessus de 150 m. Et seuls les appareils de petite taille ont été autorisés (25 kg maximum pour les drones pilotés et uniquement 2 kg pour ceux volant de manière complètement autonome). Enfin, les autorisations de vols sont délivrées par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Au niveau européen, une législation est attendue pour 2015-2016, et devrait normalement réglementer le vol des drones supérieurs à 25 kg et le vol en plus haute altitude.

Tout le monde veut son drone
Dernière carte à jouer pour le secteur français : un marché en demande, aussi bien dans l'Hexagone qu'à l'international. Parmi les200 nouvelles autorisations délivrées à des opérateurs par la DGAC, 37% concernent des projets d'observation terrestre et de cartographie, 12% de surveillance d'incendies et 13% de surveillance des frontières.

 

Les exemples d'utilisation des drones dans ces domaines se multiplient en effet. En 2012, les pompiers des Landes ont été aidés dans leur lutte contre les incendies par les drones de la société Fly-n-Sense qui leur fournissait des cartes en temps réel de l'avancée des flammes. La société française Delta Drone a été chargée par la station de l'Alpe d'Huez d'effectuer des missions d'inspection du relief. Le partenariat entre plusieurs grandes entreprises et des sociétés spécialisées dans les drones leur a fourni une couverture médiatique supplémentaire. Nous avons vu que la SNCF faisait appel à des drones pour surveiller son réseau. Un exemple que devrait rapidement suivre ERDF avec un projet pilote de surveillance de ses lignes électriques en Rhône-Alpes, grâce aux drones de Delta Drone et en Midi-Pyrénées avec Delair Tech.

Dans les années à venir, plusieurs secteurs devraient tirer la demande. Selon une étude de l'Association internationale pour les systèmes de véhicule sans pilote (Auvsi) sur le marché des drones civils aux Etats-Unis, les deux marchés prometteurs sont l'agriculture et la sécurité publique. Emmanuel de Maistre citait quant à lui, à l'international, la topographie de l'Afrique ou de la surveillance des réseaux d'énergie en Amérique du Sud dans son interview au Parisien.

Ajoutons à cela le marché pas si négligeable des loisirs. La société Parrot a ainsi lance en 2010 son AR Drone, un drone environ 30 cm, piloté par iPhone.

Drone de Parrot
 

Le potentiel est donc là, le marché en pleine mutation et la demande prête à décoller... Reste à savoir comment en profiter.

Plusieurs sociétés françaises se sont déjà fait un nom dans le domaine des drones. EADS bien sûr, ou encore Thalès. Du côté des pure players, Delair Tech (qui devrait afficher un chiffre d'affaires de 700 000 euros cette année et vise plusieurs millions l'année prochaine), Fly-n-Sense, PARROT et DELTA DRONE -- ces deux dernières étant cotées.

Outre ses drones jouets, PARROT vient aussi de se lancer dans les drones à destination des professionnels et a obtenu l'autorisation de la DGAC. Du point de vue des résultats, la société, en pleine transition et diversification, devrait afficher un chiffre d'affaires et une rentabilité en baisse cette année, résultats qui ont déjà bien été intégrés en Bourse, l'action perdant 30% depuis le début de l'année. Pourtant le potentiel est là... et la reprise pourrait se faire d'ici 2015. Un pari sur le long terme donc.

Delta Drone, un fabricant grenoblois de drones, a fait son entrée en Bourse en juin dernier. La société a remporté d'importants contrats ces derniers mois. Le chiffre d'affaires devrait atteindre 400 000 euros et les perspectives sont encourageantes. D'un point de vue boursier, Delta Drone est une micro-capitalisation, avec les dangers que cela comporte. Le titre fait le Yo-Yo depuis son introduction en Bourse. Pour investisseurs ayant le coeur vraiment très bien accroché.

Les leaders du secteur de la robotique, qui peut s'appuyer sur des produits diversifiées : robots de défense, robots domestiques mais aussi, et c'est une nouveauté, des robots médicaux.

 

Des armées de drones Mercredi 04 décembre 2013 Cécile Chevré

La machine à broyer le monde : patronnat,... - ZEC plus Ultra, Zebre en cavale, business du drone youtube

 
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