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15/01/2013

Ruy Blas

Ruy Blas

On aime beaucoup Drame

En Espagne, à la fin du XVIIe siècle. Le machiavélique Don Salluste de Bazan, grand d'Espagne, a été disgracié par la reine. Ne pensant qu'à se venger, il fait appel à son cousin, Don César, un homme dévoyé, mais chevaleresque, qui refuse de l'aider. Qu'à cela ne tienne ! Don Salluste le fait enlever et lui substitue son valet, Ruy Blas. Celui-ci présente un talon d'Achille qui le rend aisément manipulable : il est amoureux de la reine. Son maître l'introduit à la Cour et constate, avec plaisir, qu'il ne laisse pas la souveraine indifférente. Le valet devient le Premier ministre du royaume, puis l'amant de la reine. Don Salluste se frotte les mains : cet amour scandaleux sert ses ambitions. Le traître, néanmoins, va devoir changer ses plans car le nouveau Premier ministre jouit d'une popularité impressionnante...

La critique TV de télérama du 12/01/2013

2T

Patron du TNP de Villeurbanne, Christian Schiaretti aime mettre les mots en pleine lumière sur des plateaux nus, pour mieux en faire partager les infinies complexités. Il croit aux pouvoirs du verbe. Tel Victor Hugo, dont il monte Ruy Blas (1838), pièce romantique à la diable, sublime dans son dépassement assumé du grotesque et du ridicule. Ce mélodrame crépusculaire s'achève ici sur la cruelle et lâche fuite de la reine d'Espagne, victime d'un complot dont Ruy Blas fut l'instrument consentant. Don Salluste (magnifique Robin Renucci), le grand d'Espagne que sert cet ex-rebelle reconverti en domestique pour survivre, a en effet juré de se venger de celle qui l'exila pour avoir engrossé sa suivante. Il veut faire de Ruy Blas l'amant de la monarque, pour révéler ensuite qu'elle s'est entichée d'un valet...

Ignorant la machination, Ruy Blas accepte. Il en mourra. Les misérables, si talentueux soient-ils, n'ont guère de chance selon Hugo, dans ce xviie siècle déjà corrompu. Ses héros sont toujours empêchés. Dans un gigantesque espace tapissé de faïences espagnoles, les acteurs incarnent vaillamment cette poésie hugolienne où grandiloquence, burlesque et tristesse se conjuguent avec frénésie. Si le couple vedette n'a pas toujours la puissance nécessaire, Jérôme Kircher fait superbement rejaillir en don César le mauvais goût et la grandeur mêlés de ce théâtre impur et métissé qui à l'époque fit scandale ; mélange de culture illégitime et légitime que nous revendiquons tant aujourd'hui... — Fabienne Pascaud

 

Toute cette semaine, France Télévisions fête le théâtre. Après Ruy Blas ce soir : mardi, Secrets d'histoire consacré à Molière, Le Jeu de l'amour et du hasard (lire page 102), D'un 11 septembre à l'autre (lire page 103), sur France 2. Mercredi, Une Odyssée, d'Irina Brook, La Pelle du large, de Philippe Genty (lire page 114), sur France Ô. Jeudi, La grande librairie, sur France 5. Vendredi, Dix Ans de mariage !!!, d'Alil Vardar, sur France 4 ; Ça ne peut pas continuer comme ça, de Dominique Cabrera et Olivier Gorce, sur France 2 (lire page 134) ; rediffusion de L'ombre d'un doute consacré à Corneille et Molière, sur France 3.

Fabienne Pascaud : Ruy Blas - Ina

25/11/2012

Le roi se meurt

Evénements Théâtre
Le roi se meurt

Le roi se meurt

du 12 septembre au 8 novembre Paris, Théâtre des Nouveautés

Il y avait dans un pays imaginaire un vieux roi qui croyait tenir dans son poing un pouvoir éternel.
Puis un jour, tout bascule dans l’anarchie et dans l’horreur. Le roi doit alors accepter l’inéluctable, le grand rendez-vous avec la mort. Mais va-t-il mourir ?

 

Une pièce d'Eugène Ionesco avec Michel Bouquet, Juliette Carré dans une mise en scène de Georges Werler

L’obsession Ionesco

Michel Bouquet dans le roi se meurt

© Bruno Couderc - 2012

Depuis que nous avons abordé en 1993 notre premier travail sur « Le Roi se meurt » nous n’avons jamais cessé de nous interroger sur l’oeuvre de cet immense dramaturge. Et pourtant nous avons mis un an avant de prendre la décision de monter la pièce. De nombreuses lectures en tête à tête. L’oeuvre attirait Michel et il la craignait tant le personnage de Béranger 1er lui semblait proche et pourtant inatteignable dans son mystère.

Chaque fois que nous l’avons reprise, et c’est aujourd’hui la quatrième, nous avons toujours ressenti la nécessité de repasser par l’innocence et la découverte.

C’est comme si nous avions tous les deux besoin de revenir physiquement à cette réflexion métaphysique de la vie et de la mort et du rituel par lequel le personnage doit passer et comme chacun de nous devra le faire. C’est avec une certaine « souffrance heureuse » que nous constations combien Béranger 1er s’amusait de nous en nous faisant croire que nous avions enfin pénétré dans le royaume de l’impénétrable. Facétie de Ionesco dont nous ne pourrons jamais effacer de nos mémoires le sourire si généreux avec lequel il nous accueillait à chacune de nos visites.

Il est parti en nous laissant aussi démunis mais pleins d’une éternelle reconnaissance. Et nous nous remettons aujourd’hui sur le métier à nouveau remplis d’un fol espoir.
Georges Werler

Mon chéri, mon Roi, il n'y a pas de passé, il n'y a pas de futur. Dis-le-toi, il y a un présent jusqu'au bout, tout est présent; sois présent. Sois présent.
Eugène Ionesco, Le Roi se meurt

MICHEL BOUQUET - LE ROI SE MEURT - IONESCO : Le Roi se meurt d'Eugène Ionesco au théâtre Darius Milhaud - photos : Le roi se meurt part 1 - YouTube :

Google :

http://www.franceinter.fr/player/reecouter

16/11/2012

« Les Souvenirs d’un pauvre diable »

« Les Souvenirs d’un pauvre diable »

d’Octave Mirbeau

 

Suite au succès des représentations du printemps dernier, « les Souvenirs d’un pauvre diable », d’Octave Mirbeau, sont de nouveau à l’affiche au Théâtre du Marais à Paris.

Théâtre du Marais : du 25 octobre au 22 décembre 2012

Jeudi, vendredi et samedi à 20 h 45

Durée : 1 h 10 sans entracte

Relâche le 22 novembre 2012

Offre spéciale pour les lecteurs des « Trois Coups » : une place achetée = une place offerte

Réservation au 01 45 44 88 42

theatredumarais@hotmail.fr

Tarif : 20 euros

 

souvenirs-dun-pauvre-diable-affiche

« les Souvenirs d’un pauvre diable »

 

Présentation

Extraite des Contes cruels, cette nouvelle, écrite en 1895 et diffusée en un premier temps sous forme de feuilleton dans le Journal, est une comédie satirique ayant pour thème la famille et qui raconte comment un enfant incompris peut devenir Mirbeau. Le narrateur, prénommé Georges, raconte les épisodes de son enfance et de son adolescence, solitaire. C’est « un pauvre diable » qui a le malheur d’être « né avec le don fatal de sentir vivement, de sentir jusqu’à la douleur, jusqu’au ridicule ».

Anne Revel‑Bertrand propose ici une adaptation pour le théâtre, à la fois drôle, profonde et grinçante, sous forme d’un monologue à deux voix (Patrick Coulais, Yves Rocamora) et musique (Patrick Durand).

 

« Mis en scène avec ingéniosité par Anne Revel‑Bertrand, interprétés par deux comédiens qui incarnent tous les personnages et alternent brillamment dans le rôle du “pauvre diable”, ces souvenirs se révèlent terriblement comiques. Et, à la réflexion, “alors qu’on vient d’en rire, on devrait en pleurer”. Mirbeau aurait à coup sûr vivement apprécié d’être aussi bien compris et aussi efficacement servi. »

Pierre Michel, président de la Société Octave‑Mirbeau

 

La presse

« Le théâtre d'après Octave Mirbeau : un régal ! »

« Un vrai spectacle théâtral, vivant, drôle, grinçant. »

« Les deux acteurs sont radieux, pertinents, élégants, drôles, complices, passionnés et provocateurs. »

« Les spectateurs, conquis, se délectent de ces moments d'intimité qui prêtent à rire “de peur de n’en pleurer”. »

Extraits d’articles parus en octobre 2012 dans Ouest France et le Perche

 

Recueilli par

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Théâtre du Marais • 37, rue Volta • 75003 Paris

Métro : Arts-et-Métiers

Tarif  20 euros

Plus d’informations : compagnie Anne-Revel-Bertrand

Site : www.compagnie-arb.fr

Courriel: compagnie-arb@orange.fr

 

PLUS d'INFORMATION : CLIQUER SUR "PLUS"
La Compagnie Anne Revel-Bertrand présente

« Les souvenirs d'un pauvre diable » d' Octave Mirbeau
Monologue adapté pour deux voix et musique

Adaptation et mise en scène : Anne Revel-Bertrand, assistée de Florence Mercier-Handisyde
Avec Mathieu Barbier et Yves Rocamora. Musique de Patrick Durand

Max Coiffait, auteur du livre Le Perche vu par Octave Mirbeau, et réciproquement :
« Le voyage des textes dans le temps ne va pas sans danger. Si on ajoute leur dépaysement de la fiction romanesque à la scène, ces Souvenirs d'un pauvre diable couraient encore plus de risques d'être trahis que s'ils nous arrivaient d'une lointaine langue étrangère.
Miracle ! J'ai eu l'impression en regardant Mathieu Barbier et Yves Rocamora de voir et d'entendre Octave Mirbeau ressuscité.
Pas de doute, il aurait applaudi s'il avait pu être là. »

Le narrateur, prénommé Georges, raconte dans cette comédie satirique les épisodes de son enfance et de son adolescence, solitaire. C'est « un pauvre diable » qui a le malheur d'être « né avec le don fatal de sentir vivement, de sentir jusqu'à la douleur, jusqu'au ridicule ».

La Compagnie Anne Revel-Bertrand nous fait découvrir l'actualité de cet auteur, dans une mise en scène basée sur le comique et le burlesque des situations et des sentiments, malgré la cruauté du récit.
Tous les dimanches à 15h, du 6 mai au 17 juin 2012
Plein tarif 20 euros Tarif réduit 14 euros

Réservation :
Théâtre du Marais, 01.45.44.88.42 theatredumarais@hotmail.fr
37, rue Volta 75003 Paris - Métro Arts et Métiers

 
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