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06/11/2012

Interview : Fabrice Luchini

 

Fabrice Luchini : “Je ne vois pas comment les acteurs peuvent vivre sans théâtre”

 

Cinéma | D'Astérix au dernier François Ozon, il n'a jamais eu autant de succès au cinéma. Pourtant, ce fils d'immigré italien garde la scène comme moteur. Rencontre.

Le 22/09/2012 à 00h00
Propos recueillis par Louis Guichard - Télérama n° 3271

Fabrice Luchini. © Jean-François Robert pour Télérama

Il a « l'âge de la retraite selon François Hollande », dit-il. 61 ans. Il a même « réuni les papiers » pour savoir ce qu'on lui donnerait. Seulement voilà, Fabrice Luchini est au sommet de sa popularité, de son art, de son charisme et de sa bizarrerie. Lui qui a ramé pendant vingt ans, de 1970 à 1990, pour devenir une vedette, enchaîne les films millionnaires en entrées (Potiche, Les Femmes du sixième étage), remplit toujours les théâtres rien qu'en disant des textes seul en scène. Et il ne se sent pas encore « apte à la canne à pêche ».

Ivre de citations (Céline et Jouvet d'abord), porté par ses propres fulgurances, prompt à imiter debout confrères, consœurs ou metteurs en scène célèbres, il fait son grand show dans la cuisine de son appartement, commente à sa manière l'actualité : « "Le drame, c'est qu'aujourd'hui la bêtise pense", Jean Cocteau. » Cet automne, il sera un Jules César dépressif et en 3D dans Astérix et Obélix, Au service de Sa Majesté et, sur les planches, (à nouveau) la voix du pamphlétaire Philippe Muray. Mais on le verra surtout, au cinéma, se surpasser dans son emploi d'intello perdant peu à peu le contrôle - Dans la maison, de François Ozon. La conversation a lieu un jour où la demande de nationalité belge de Bernard Arnault est dans tous les esprits...

Deux millions de spectateurs pour vos deux derniers films sortis en salles : vous êtes un roi du box-office. Prêt pour les 75 % d'imposition ?
Une chose est sûre, je ne vais pas m'exiler fiscalement. Je citerai Céline : « Loin du français, je meurs. » Mais ça serait mieux si, parallèlement aux 75 %, on sentait un grand souffle mobilisateur venu d'en haut, un souffle à la Chateaubriand ! Ça donnerait plus envie de participer. Je trouve logique que les artistes et les footballeurs soient logés à la même enseigne que les chefs d'entreprise. Cela dit, comparé à monsieur Arnault, je suis un clandestin afghan ou un Albanais en fin de piste. Par rapport à la majorité des comédiens, oui, je suis riche.

« Je suis un fils d'immigré qui a réussi
dans son boulot. Je veux être fraternel
avec les prolos, mais je ne suis pas ouvriériste. »

Et pauvre, vous l'avez été ?
Mon père, oui. Immigré italien, il a d'abord été, comme mon grand-père, ouvrier, à Villerupt. Moi, je n'ai pas connu sa pauvreté. Quand je suis né, il avait déjà un commerce de fruits et légumes à Château-Rouge, dans le 18e arrondissement. Il travaillait tout le temps. Les Halles de Paris, c'était une vie nocturne, à l'époque. Il était très conservateur, dur, comme tous ceux qui servent les gens aisés. Il répétait des proverbes italiens du genre : « Il y a ceux qui mangent la soupe et ceux qui la regardent »... Ma mère, qui venait de l'Assistance publique, a travaillé, elle aussi, chez les bourgeois dès l'âge de 11-12 ans. Dans ce milieu, on n'a pas la haine des riches. L'argent est la référence absolue, on ne rigole pas avec ça. Quand j'étais enfant, tous les soirs papa comptait. Non pas les billets, mais les pièces.

Quand on a changé de classe sociale aussi radicalement, à laquelle appartient-on ? Aux deux ? A aucune ?
D'un côté, je ne trouve pas ça normal d'avoir changé de classe : je ne me sens pas légitime dans tant de confort. En tout cas, beaucoup moins que mon père ne l'aurait été. De l'autre, je ne vais pas jouer les prolétaires : si je n'ai aucune affinité avec les bourgeois accros au Figaro Magazine, j'appartiens désormais à la catégorie qui a une maison sur l'île de Ré, comme Lionel Jospin ! J'assume, justement parce que mon père en aurait été ravi. Je suis un fils d'immigré qui a réussi dans son boulot. Je veux être fraternel avec les prolos, mais je ne suis pas ouvriériste. J'ai même de l'animosité pour le cinéma ouvriériste. Dans l'immondice haineuse de Céline, le prolo est mieux défendu que par la compassion de certains cinéastes engagés. Mais je ne nommerai pas.

Et le changement de classe culturelle ?
Il a été total... Mon père, quand il lisait, c'était plutôt Henri Troyat. J'étais nul à l'école. Je suis devenu apprenti coiffeur à 14 ans, mais sans avoir le talent des gens qui me formaient. C'est le monde de la nuit qui m'a permis d'approcher les gens de cinéma et de décrocher de petits rôles. Et c'est après ma première participation à un film d'Eric Rohmer, Le Genou de Claire, que mon agent m'a envoyé dans un cours de théâtre, celui de Jean-Laurent Cochet. Cet enseignement a été la révélation absolue, complète, éblouissante. Rien de ce que disait Cochet sur Feydeau ou Racine ne m'était étranger. Enfin, je n'étais plus exclu.

« Je suis redevenu coiffeur à 25 ans,
faute de rôles. Ça fait bizarre de refaire des brushings
quand on a été acteur principal d'un film. »

Luchini coiffeur pendant de longues années, c'est un mythe ?
Non ! Je suis redevenu coiffeur à 25 ans, faute de rôles. Ça fait bizarre de refaire des brushings quand on a été acteur principal d'un film avec Michel Bouquet, Vincent mit l'âne dans un pré. Puis il y a eu Perceval le Gallois, de Rohmer, en 1978. Mon père est allé le voir sur les Champs-Elysées et, pour la première fois, il m'a encouragé : ne lâche plus l'affaire ! Je suis pourtant resté au moins deux ans au chômage ; je songeais à arrêter, personne ne voulait ne serait-ce que me recevoir. « L'acteur de Perceval ? Non, non, merci, on connaît... » Watch Videos Online | Perceval Le Gallois | Veoh.com

Comment êtes-vous devenu ce personnage de beau parleur un peu fat qu'on retrouve d'un film à l'autre depuis plus de vingt ans ?
C'est vraiment Eric Rohmer qui l'a inventé dans Les Nuits de la pleine lune, en 1984. Il m'a voulu comme un être de discours, le confident intellectuel de l'héroïne, Pascale Ogier, avec laquelle il s'abstient de coucher : une place dont je ne saurais me contenter dans la vie ! Bref, ce n'est pas moi, c'est une création de Rohmer. Or, ce rôle m'a façonné une image, presque une fois pour toutes, alors même qu'il ne m'a pas renforcé sur le marché des acteurs à l'époque : Rohmer était prestigieux, mais trop confidentiel, trop déconnecté de la médiocrité naturaliste dominante. Le vrai succès est venu en 1990, avec La Discrète, de Christian Vincent, qui n'était qu'une conséquence commerciale du style élaboré pour moi par Rohmer, mon deuxième père.

 

deuxième père.

Mais le goût du texte, vous l'aviez avant Rohmer ?
Oui, il a tout de même utilisé quelques composantes de moi ! Et je suis bien tombé avec lui, si pointilleux sur les dialogues. Car ma seule obsession d'acteur depuis toujours, l'obsession de ma vie, depuis ma sortie de la coiffure, est le problème de l'écrit. Comment faire s'envoler une langue écrite sans la dénaturer ? Comment retrouver l'impulsion originelle de l'auteur – ce que Nietzsche appelle « l'impulsion de l'imprimé » ? Comment éviter que l'oralité ne détruise « les harmonies premières » d'un texte – ça, c'est une formule de Paul Valéry ? L'acteur ne doit pas lire l'imprimé, il doit retrouver la force de celui qui l'a écrit.

« Au cinéma, si vous êtes somnolent,
la caméra fait de vous ce qu'elle veut.
Si vous la ramenez trop, vous encombrez. »

Au cinéma, le texte n'est pas toujours central, loin de là. Comment vous en débrouillez-vous ?
D'abord, c'est le théâtre qui est mon moteur, c'est là où je me sens le mieux, le plus proche de mon père : l'argent est justifié, ne serait-ce que par le travail colossal de mémorisation. Je ne vois pas comment les acteurs peuvent vivre sans théâtre. J'ai besoin de ses règles, de sa discipline. Au théâtre, on n'a pas honte. Au cinéma, si, même si ça peut être délicieux... Quand on est une tête d'affiche, c'est déréalisant, le cinéma. Et déresponsabilisant. Cela paraît surpayé : parfois une fortune pour dire un mot. Depuis quelques années, j'ai découvert que la somnolence y est essentielle. Si vous êtes somnolent, la caméra fait de vous ce qu'elle veut. Si vous la ramenez trop, vous encombrez. Il faut atteindre cet état que Louis Jouvet qualifiait de vacant.

Mais les réalisateurs vous considèrent plutôt comme un acteur technique, comparé à un Depardieu ou une Deneuve, vus comme d'éternels débutants. Ça vous gêne ?
Dans le film où je joue avec ces deux-là, Potiche, de François Ozon, je fais l'affreux mari : pour ce genre de rôle, il faut être hypertechnique, sinon ça ne marche pas. Il faut payer comptant, connaître son Feydeau par cœur. C'est d'abord un rythme. En règle générale, je ne travaille pas mes rôles psychologiquement. Les acteurs ont tendance à penser qu'il faut mettre de la vie dans un texte. Erreur ! La vie, c'est le texte. Celle de l'acteur ne doit pas lui faire obstacle. Je suis anti-Actors Studio. Nourrir d'états d'âme chaque geste ne résout pas l'essentiel, qui est la diction. Le but n'est pas de bien dire, comme les gens de la Comédie-­Française d'il y a cinquante ans. Le but est de trouver le bon état. C'est par la pratique sonore de la phrase qu'on l'atteint. Par la fréquentation du texte, la connaissance de toutes ses variations possibles. Comme le professe Jouvet, un acteur, c'est une voix.

Ce Jouvet que vous vénérez, vous avez refusé de le jouer dans un biopic, un projet récent d'André Téchiné. Pourquoi ?
C'est un crève-cœur de dire non à l'un des meilleurs cinéastes français. Mais je ne me suis pas senti capable de jouer Jouvet. J'aime l'homme de lettres, le prodigieux guide théorique sur l'art de l'acteur, l'auteur du Comédien désincarné et de Témoignages sur le théâtre. Mais, dans un biopic, il serait présent au mauvais sens du terme, c'est-à-dire physiquement. Je ne suis pas Jouvet, je ne sais comment l'incarner. Faut-il l'imiter ou non ? Je ne veux pas composer, me maquiller, me déguiser. Je peux me déplacer d'un univers à un autre, mais je ne sais pas tout jouer. Il faut choisir ses rôles, accepter d'être seulement le comédien de l'homme qu'on est. Trop d'acteurs pensent qu'ils peuvent tout faire.

« Les réalisateurs me mettent toujours
dans des situations où je finis par
ne plus parler et ne plus bander. »

Vous avez peur des mauvaises critiques ?
Comme tout le monde, y compris ceux qui prétendent le contraire ! Je pense que Claude Berri, avec qui j'ai fait Uranus, aurait adoré avoir les critiques pour lui. Il était riche, infiniment puissant, il avait tout, mais pas les critiques... Je pense que Cédric Klapisch, avec qui j'ai tourné deux fois, aimerait lui aussi les avoir. Il faut les deux, le public et la critique. Les critiques sont méchants, il y a des règlements de comptes subjectifs, des animosités, des détestations organiques, mais ça nous renseigne...

Dans le nouveau film d'Ozon, vous êtes un prof assuré et péremptoire qui, soudain, perd toute maîtrise... Vous êtes abonné à ce genre de chute ?
C'est le pur souhait des réalisateurs ! Ils me mettent toujours dans des situations où je finis par ne plus parler et ne plus bander. Ils jouissent de ­détraquer cette marionnette trop bien structurée ! Si je n'avais pas le théâtre, ce serait peut-être l'hôpital psychiatrique. Mais comme je reprends la parole sur scène, j'y renonce volontiers pendant les tournages, et je me laisse malmener pour le plus grand plaisir des cinéastes.

Ce film oppose ceux qui créent (un lycéen romancier) à ceux qui commentent (le prof). Vous, le passeur de textes, où vous situez-vous ?
Ni dans un camp, ni dans l'autre. Jouer, ce n'est pas créer, mais ce n'est pas comme donner un cours. La pensée la plus élaborée ne peut venir en aide à l'acteur. Pour jouer, il faut abdiquer l'intelligence intellectuelle, encore un conseil de Jouvet.

« Je cite toujours la question géniale d'Oscar Wilde :
‘Etre un couple, c'est ne faire qu'un. Oui, mais lequel ?’ »

Ozon joue avec une ambiguïté sexuelle qui vous a accompagné discrètement pendant longtemps...
A mes débuts, j'ai été reçu par un agent très connu, qui m'a dit : « Je ne te prends pas, et, à mon avis, tu ne réussiras pas, parce que tu n'es pas sexué. Quand tu joues, on ne sait pas si tu es homo ou hétéro. » Je suis reparti extrêmement accablé. En fait, pendant vingt ans, tout le monde a cru que j'étais homo : un acteur si maniéré ! Mais j'étais obsédé par les femmes, client des prostituées dès l'âge de 15 ans. J'étais ce que Céline aurait appelé un « tracassé du périnée », un « chercheur ». J'ai beaucoup cherché de ce côté-là... Parallèlement, mes amitiés étaient masculines, et souvent homosexuelles. Déjà, à 14 ans, dans la coiffure, j'étais entouré d'homos. Je suis comme un poisson dans l'eau avec l'homosexualité. Le nouveau roman de Claude Arnaud, Brèves Saisons au paradis, évoque un trio - l'auteur plus les scénaristes Bernard Minoret et Jacques Fieschi - avec lequel j'ai partagé dix ans d'amitié fusionnelle quand j'étais vingtenaire.

Pour ou contre le mariage homo ?
Je trouve le mariage en général très zarbi. Ne suis moi-même pas marié... Je cite toujours la question géniale d'Oscar Wilde : « Etre un couple, c'est ne faire qu'un. Oui, mais lequel ? »

Vous allez reprendre sur scène votre spectacle autour des textes du pamphlétaire Philippe Muray. Que diriez-vous à ceux qui n'accrochent pas ?
Muray a la dimension d'un Guy Debord comique. Prenez son texte sur le débat, un chef-d'œuvre, selon moi. Il dit que plus la pensée s'effondre, et plus il y a de débats : « Un magma d'entre-gloses qui permet de se consoler sans cesse de ne jamais atteindre seul à rien de magistral. » Il dit que le réel s'efface au rythme même où il est débattu : « On convoque de grands problèmes, et on les dissout au fur et à mesure qu'on les mouline dans le débat. » Plus il y a de débats, moins il y a de réel. C'est à la fois du Desproges et du Devos.

Dans Les Nuits de la pleine lune, en 1984, vous déclarez : « On est vieux quand on n'éprouve plus le besoin de séduire. » Qu'en pensez-vous aujourd'hui ?
A l'époque, j'avais un côté hystérique qui résonnait bien avec cette réplique. Mais aujourd'hui... Après trente-cinq ans d'analyse, si on ne vit que pour séduire, donc manipuler et mentir sur la marchandise, c'est qu'on est un peu pitoyable... C'est presque le contraire qui m'intrigue, désormais : qu'est-ce qui passe quand ça ne séduit plus, quand les gens n'applaudissent pas ? Est-ce qu'on s'effondre ou est-ce qu'on tient le coup ?

Fabrice Luchini en six dates
1965 Apprenti coiffeur à 14 ans.
1969
Première apparition au cinéma : Tout peut arriver, de Philippe Labro.
1970
Premier film avec Eric Rohmer : Le Genou de Claire.
1984
Avec Les Nuits de la pleine lune, Eric Rohmer impose le style Luchini.
1986
Commence à lire sur scène Voyage au bout de la nuit, de Louis-Ferdinand Céline. Enorme succès : reprises et suites jusqu'en 2005.
1990
Premier triomphe personnel au cinéma : La Discrète,de Christian Vincent.

 

.

À voir

Dans la maison, de François Ozon, en salles le 10 octobre.

Fabrice Luchini lit Philippe Muray, au Théâtre Antoine, Paris 10e, à partir du 14 octobre.

21/10/2012

Britannicus (Racine)

Britannicus (Racine)

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Édition princeps

Britannicus

 

Édition princeps


 

Auteur

Jean Racine

Genre

Tragédie

Pays d'origine

 France

Lieu de parution

Paris

Éditeur

Claude Barbin

Date de parution

1670

Date de la 1re représentation

13 décembre 1669

Lieu de la 1re représentation

Hôtel de Bourgogne

Pour les articles homonymes, voir Britannicus (homonymie).

 

 

Britannicus est une tragédie en cinq actes (comportant respectivement 4, 8, 9, 4 et 8 scènes) et en vers (1 768 alexandrins) de Jean Racine, représentée pour la première fois le 13 décembre 1669 à l’Hôtel de Bourgogne. L'épître dédicatoire est adressé au duc de Chevreuse.

Britannicus est la deuxième grande tragédie de Racine. Pour la première fois, l’auteur prend son sujet dans l’histoire romaine. L’empereur Claude a eu un fils, Britannicus, avant d’épouser Agrippine et d’adopter Néron, fils qu’Agrippine a eu d’un précédent mariage. Néron a succédé à Claude. Il gouverne l’Empire avec sagesse au moment où débute la tragédie. Racine raconte l’instant précis où la vraie nature de Néron se révèle : sa passion subite pour Junie, fiancée de Britannicus, le pousse à se libérer de la domination d’Agrippine et à assassiner son frère adoptif.

Comme c’est le cas généralement chez Racine, Néron est poussé moins par la crainte d’être renversé par Britannicus que par une rivalité amoureuse. Son désir pour Junie est empreint de sadisme envers la jeune femme et envers tout ce qu’elle aime. Agrippine est une mère possessive qui ne supporte pas de perdre le contrôle de son fils et de l’Empire. Quant à Britannicus, il donne son nom à la pièce mais son personnage paraît un peu en retrait par rapport à ces deux figures.

Le succès n’est arrivé que peu à peu. Britannicus est aujourd’hui la deuxième pièce de Racine la plus souvent représentée à la Comédie-Française après Andromaque, et c’est l’une des pièces les plus souvent étudiées au lycée.

Liste des personnages de Britannicus :

  • Néron, empereur, fils d'Agrippine.
  • Britannicus, fils de l'empereur Claudius (Claude).
  • Agrippine, Veuve de Domitius Ænobarbus, mère de Néron, et, en secondes noces, veuve de l'empereur Claudius (Claude).
  • Junie, amante de Britannicus.
  • Burrhus, gouvernant de Néron.
  • Narcisse, gouvernant de Britannicus.
  • Albine, confidente d'Agrippine.
  • Gardes.

 

Voici le texte intégral de britannicus : Le texte ici ( Racine, Britannicus, acte I, scène 1)

Britannicus de Racine (extraits) - YouTube  ( acte I, scène 2 P 34), (acte 2, scène 2 p 46 : Neron/ Narcisse), ( Acte 3, scène 8 P 68), acte IV, scène 3 P 80), Acte V, scène 6 P 95)

 

étude observation professeur de conservatoire
Britannicus acte II scène 1
travail réalisé à Minsk pendant la masterclass stage de théâtre intensif en Biélorussie
avec Aurélien AMBACH ALBERTINI
et Alexandre DUCOULOMBIER

 Interview de Jean-Louis Martinelli à propos de Racine...

 

Britannicus | Facebook

 

Britannicus

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Atelier 210

 Britannicus
de Jean Racine
mise en scène : Georges Lini
12 - 30 Oct. 2010 - 20:30


...

L’empereur Néron veut régner seul, s’émanciper de l’influence de sa mère Agrippine qui l’a placé sur le trône, au détriment de Britannicus, prétendant légitime.

Racine nous montre de façon magistrale que ce n’est que de l’humain que peut sortir l’inhumain.
Ivres de jalousie et de colère, assoiffés de pouvoir, ses personnages s’embourbent dans une violence irréparable. Le monstrueux grandit tout au long de la pièce dans une escalade insupportable. Les morts s’amoncellent, les trahisons se succèdent.

Georges Lini s’empare des vers de Racine et leur donne une odeur de sang. Il place les comédiens dans l’inconfort d’un dispositif scénique très physique, une véritable machine à jeu qui ancre la parole à même les muscles et les os.

Assistante : Miriam Youssef
Avec : Didier Colfs, Itsik Elbaz, Benoit Van Dorslaer, Anne-Pascale Clairembourg, Valerie Lemaître, Marie Simonet, Luc Van Grunderbeeck
Scénographie et costumes : Renata Gorka
Création lumières : Alain Collet
Dramaturgie : Florence Klein
Assistante musicale : Daphné D’Heur
Décors : Olivier Waterkeyn

Un spectacle de la compagnie Belle de nuit, en coproduction avec l’Atelier 210, avec le soutien de PBA+Eden / Centre culturel régional de Charleroi et le Centre culturel d'Ath. Réalisé avec l´aide du Ministère de la Communauté française - Service du Théâtre, avec la participation du Centre des arts scéniques.

Toutes les infos sur www.atelier210.be

 

Racine 1/4: Britannicus  8

01.10.2012 - 10:00

Par Adèle Van Reeth

Réalisation: Assia Khalid

 Britannicus, Andromaque, Bérénice et Phèdre, cette semaine les Nouveaux chemins vous proposent de penser à vous en écoutant Racine nous conter les amours impossibles de Phèdre pour son beau-fils Hyppolite, d’Oreste qui aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime Hector- qui est mort, de Titus qui renonce à Bérénice par devoir envers Rome, et de Britannicus sacrifié sur l’autel de la rébellion de Néron contre sa mère, bref, de réfléchir sur les affres de situations sans issues et de sentiments aliénants qui font du personnage racinien le miroir sublime de notre condition tragique.

Toute la tension dramatique de Britannicus nait de la rencontre entre trois conflits qui structurent la pièce et en s’additionnant, créent tout le tragique de la situation : , le premier, concerne l’histoire politique, l’avènement de Néron au sommet de Rome et sa transformation en progressive en tyran ; le second, c’est la nature des sentiments des personnages qui vont avoir un impact politique réel : c’est en tombant amoureux de Junie qu’il va faire le premier pas vers la tyrannie, et enfin, celui qui nous est donné à entendre dès le début de la pièce, à savoir les relations entre Agripine et Néron.

Ecouter a 2, 40 min ( scène 1, acte I) , 11 min ( Acte 2, scène 2),  20 min ( acte II, scène 6), 33 min ( Acte IV, scène 3 Berrus et 4 : Neron et Narcisse), 43 min 30 ( Acte V, scène 3 ( Aggrippine) et 5)

 Michèle Rosellini MC © Radio France

Références:

-Archives INA, captation de Britannicus, enregistrée à la Comédie française

distribution:

Agrippine: Martine Chevallier

Britannicus: Benjamin Jungers

Néron: Christian Gonon

Burrhus: Christian Cloarec

Albine: Marie-Sophie Ferdane

Junie: Suliane Brahim

 

-Cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré

Invité(s) :
Michèle Rosellini, maître de Conférences en littérature française du XVIIème siècle à l'ENS-LSH de Lyon.

Thème(s) : Idées| Philosophie| Théâtre| Jean Racine

ALI SABRI BELAID_BRITANNICUS ANNONCE ... - 19 min

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 Britannicus de Racine Mise en scène Laurence Andreini par Le Théâtre Amazone ( acte II, scène 2) BRITANNICUS DE RACINE ACTE II SCENE 2 ETUDES SUR NERON - Cours de ... : Scène 3 : Courtois, Néron dévoile son amour à Junie. Mais celle-ci lui explique qu'elle aime Britannicus, et qu'elle reste sa dernière consolation. Changeant de méthode, Néron la menace de tuer Britannicus si elle ne l'éloigne pas de lui.

 Atelier théâtre 2010/2011 - Britannicus II,3 (répétition : : répétition du mercredi 15 juin 2011, de "Britannicus" de Jean Racine à la Maison d'acteurs - Le Grand Roque Compagnie théâtre. Filage. . © Mi-chaos, 2011. Britannicus15/06/2008Art, animation, dessin animés et le meilleur du cinéma indépendant sur le web et du film court.

Néron et Junie (Jean Racine, Britannicus) - YouTube :

 : NERON :
Si tant de soins ne sont adoucis par vos charmes,
Si, tandis que je donne aux veilles, aux alarmes,
Des jours toujours à plaindre et toujours enviés,
Je ne vais quelquefois respirer à vos pieds.
Qu'Octavie à vos yeux ne fasse point d'ombrage.
Rome, aussi bien que moi, vous donne son suffrage,
Répudie Octavie, et me fait dénouer
Un hymen que le ciel ne veut point avouer.
Songez-y donc, madame, et pesez en vous-même
Ce choix digne des soins d'un prince qui vous aime,
Digne de vos beaux yeux trop longtemps captivés,
Digne de l'univers à qui vous vous devez.

JUNIE :
Seigneur, avec raison je demeure étonnée.

Jean Racine, Britannicus - Acte II, scène 3

 

Atelier théâtre 2010/2011 - Britannicus II,6 (répétition : répétition du mercredi 15 juin 2011, de "Britannicus", acte II, scène 6, de Jean Racine à la Maison d'acteurs - Le Grand Roque Compagnie théâtre. Filage. .

 

Atelier théâtre 2010/2011 - Britannicus III,7 (répétition) : répétition du mercredi 15 juin 2011, de "Britannicus", acte III, scène 7, de Jean Racine à la Maison d'acteurs - Le Grand Roque Compagnie théâtre. Filage. . © Mi-chaos, 2011.

 

 

Britannicus (acte III, scènes 7-8)

 

 

Britannicus (acte V, scène 6-7) HD :
Britannicus - Le Journal de la création - Episode1 : 

Britannicus - Le Journal de la création - Episode 4 : La Naissance : 

Bérénice de Racine acte V Scènes 1-2-3-4-5-6 (Paulin, Antiochus, Titus, Bérénice et Phénice : 

professeur du conservatoire :

 

Britannicus :

Britannicus :

 

Présentation de saison 2012-2013 - 21 Mai 2012 - Théâtre Nanterre

 

 

Henry Purcell - Dido and Aeneas : jI : Maria Ewing sings Dido's death (Hampton Court Palace, London). Conductor: Richard Hickox

 

Resultants pourpurcelle + dido et aeneas

 

Henry Purcell - Dido and Aeneas - Thy Hand, Belinda :

Henry Purcell - Dido and Aeneas - Thy Hand, Belinda :

 

 

Les Arts florissants est un ensemble musical français de musique baroque.

 

Sommaire

 [masquer

Fondation et direction

 

 

Instruments de musique baroque : une vielle à roue, une viole de gambe, un luth, un violon baroque et une guitare baroque.

L’ensemble a été fondé en 1979 et est dirigé par le claveciniste et chef d'orchestrefrançais de naissance américaineWilliam Christie. Il tire son nom d’un opéra du compositeur français Marc-Antoine Charpentier (1643-1704).

Composition

Il se compose d’une formation instrumentale (jouant sur instruments d’époque) ainsi que d’un petit ensemble vocal. Tous les musiciens assument régulièrement les rôles de solistes.

C'est une pépinière de talents : plusieurs anciens membres des Arts florissants sont devenus des chefs d'orchestre reconnus dans le monde de la musique baroque, au nombre desquels : Marc Minkowski (fondateur des Musiciens du Louvre), Christophe Rousset (fondateur des Talens Lyriques), Hugo Reyne (fondateur de La Simphonie du Marais), Hervé Niquet (fondateur du Concert Spirituel), tous participants à Atys (respectivement : basson, clavecin, flûte, choriste).

  • Christophe Deshoulières, William Christie et les théâtres des Arts Florissants : 1979-1999, Paris, Colin, 1999 (ISBN 2200250959)
  • Olivier Rouvière, Les Arts florissants de William Christie, Paris, Gallimard, 2004 (ISBN 2070732746)
  • Catherine Massip et Gérard D. Khoury, William Christie et Les Arts florissants, 30 années en images, Marseille, Images en manœuvres Éditions, 2011 (ISBN 9782849951927)

Liens externes

Alexandrin

Le vers médiéval est organisé en deux hémistiches mais, contrairement à l'alexandrin classique, tolère une syllabe féminine surnuméraire à la césure (césure « épique »).

L'alexandrin classique en deux hémistiches de six syllabes a été vanté par Boileau dans L'Art poétique. Il en formule ainsi le principe :

Que toujours, dans vos vers, // le sens coupant les mots
Suspende l'hémistiche, // en marque le repos.

21/03/2012

Ariane Mnouchkine Théâtre par Catherine Vilpoux


Ariane Mnouchkine ( source télérama )
 
Théâtre par Catherine Vilpoux
 
Mercredi 21 mars de 22:35 à 23:50 sur Arte

 
Ariane_Mnouchkine.jpg En commentant des archives filmées du Théâtre du Soleil, sa fondatrice Ariane Mnouchkine se dévoile, évoquant son enfance, sa conception du théâtre, sa rencontre avec le public ainsi que son engagement politique. Des débuts de la compagnie aux représentations de l'une de ses dernière pièces, «Les Ephémères», à l'affiche en 2008, en passant par la lutte de la directrice aux côtés des sans-papiers en 1996, ce documentaire met en exergue la présence active et enthousiaste d'Ariane Mnouchkine à toutes les étapes importantes de la troupe. Forte de sa passion pour le théâtre et la fraternité humaine, elle révèle la part d'enfance qui l'anime.
 
La critique TV de télérama du 17/03/2012
 
Elle rit, son oeil pétille, elle continue d'inventer avec ses comédiens, sur le plateau, des images pour réenchanter le monde. Telle nous apparaît Ariane Mnouchkine dans ce documentaire qui retrace, à partir d'images d'archives, d'interviews, de séquences de spectacles, de témoignages de proches, une aventure qui marque l'histoire du théâtre. La metteuse en scène y évoque l'engagement qu'elle a pris, encore étudiante à Oxford : « Le théâtre, c'est ta vie. »
 
On la découvre au début des années 1960, lors de ses premières créations et avec la fondation du Théâtre du Soleil. Puis, c'est l'aventure de la Cartoucherie des années 1970, le choc produit en 1971 par 1789, ce spectacle inouï. On la voit en Afghanistan, au Cambodge, à Taïwan pour dire l'importance de l'Asie dans son travail. Ou encore avec un collectif de sans-papiers abrités dans son théâtre dans les années 1990. Elle parle aussi, avec pudeur, de son père, de la déportation de ses grands-parents...
 
Ce qui frappe, c'est une fidélité et un enthousiasme inaltérables pour créer, pour partager avec tous, comédiens et public. Pour défendre un théâtre qui entend donner de l'espoir en montrant tous les possibles de l'humain. Ce documentaire, « en sympathie », offre une occasion stimulante et plaisante d'entrer dans une biographie artistique, intime et collective : une utopie vivante toujours à l'oeuvre.
 
Sylviane Bernard-Gresch

Ariane Mnouchkine, une parole libre au milieu de la fureur

 
Entretien avec Ariane Mnouchkine | Chine | fr - ARTE

Théâtre, Catherine Vilpoux, Ariane Mnouchkine





 
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